Ce que Macron pense d'un référendum sur l'immigration
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les rencontres de Saint-Denis c'était l'invention d'Emmanuel Macron en août dernier il a réuni à Saint-Denis à Paris les chefs de partis politiques pour avoir une discussion sur les grand sujet du moment c'était vendredi dernier à Saint-Denis et tous les chefs de parti n'étaient pas là parce qu'à la différence d'août dernier il y en a certains qui ont refusé de jouer le jeu des rencontres de Saint-Denis Emmanuel Macron renonce au référendum sur l'immigration faute de majorité nécessaire entre guillemets le président de la République et les chef de partir réuni vendredi à Saint-Denis ont conclu à l'impossibilité de réformer la Constitution en vue de consulter les Français sur des questions de société je vais vous expliquer faute de consensus et en l'absence du parti les républicains les rencontres de Saint-Denis ont tué dans l'œuf vendredi 17 novembre toute perspective de référendum sur l'immigration une forme d'unité nationale selon la secrétaire nationale d'Europe Écologie les vers Marine Tondelier s'est constitué pour en rejeter l'idée on était nombreux pour dire que c'était compliqué ou dangereux a relaté le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel on va gagner du temps àve sourit François Baayou le président du MoDem calculant que cette proposition avait du coup peu de chance de prospérer le président du Rassemblement national Jordane Bardella se décrivait à la sortie comme le seul porte-parole de ceux qui veulent maîtriser l'immigration dans le huclos de la maison d'éducation de la Légion d'honneur de Saint-Denis en scène Saint-Denis donc le chef de l'État a rappelé que les propositions de référendum formulées ces dernières semaines que ce soit sur la fin de vie ou sur l'immigration passent par une extension du champ de l'article 11 de la Constitution aux questions de société pour cela l'Assemblée nationale et le Sénat doivent adopter un projet de loi constitutionnelle dans les mêmes termes qui doit ensuite être avalisé par une majorité de 3/5e du Congrès un double verrou difficile à faire sauter au vue de l'état de forces en présence à Saint-Denis l'article 11 donc la possibilité de faire des référendums est limité aux lois qui portent sur les réforme sur la politique économique sociale ou environnementale sur les services publics ou sur la ratification d'un traité ce sont les trois seuls domaines dans lesquels on peut faire un référendum pour faire adopter une loi l'idée d'Emmanuel Macron et d'ailleurs qui est demandée par le rassemblement national et par les républicains c'est de d'élargir le champ du référendum en rajoutant une phrase là quelque part qui ouvre la voix référendum vers les sujets de société et c'est cette idée làà qui n'aura pas de majorité puisque comme le rappelle le journal Le Monde il faut que l'Assemblée et le sénal adopte un projet de loi constitutionnel dans les mêmes termes donc l'Assemblée nationale ne peut pas avoir le dernier mot sur le Sénat et ensuite il faut qu'il y ait une majorité des 3/5è du congrès 3/5 du Congrès ça veut dire Assemblée nationale plus Sénat si vous regardez l'équilibre des forces aujourd'hui à l'Assemblée nationale et au Sénat vous constatez qu'il n'y a pas de majorité de 3/5e pour faire adopter cette réforme de la Constitution voilà pourquoi Emmanuel Macron ne veut pas aller jusqu'à jusque- là la présidente renaissance de l'Assemblée nationale il a elbron Pivet le secrétaire général du parti macroniste Stéphane séjourné François Baayou et Jordan Bardella se sont dit favorables à élargir le champ de l'article 11 aux questions de société précise l'Élysée en revanche ni le président LR du Sénat Gérard Larché ni celui du Conseil économique social et environnemental Thierry baudet ni l'ancien Premier ministre édard Philippe ni le patron de l'Union des démocrates et indépendants RV Marseille ni les trois partis de gauche présents n'ont voulu suivre Emmanuel Macron dans son projet de modifier l'article 11 de la Constitution en doossé après la proposition de la droite LR ça veut dire que même Gérard Larché qui est pourtant issu de LR n'est pas d'accord pour élargir le champ du référendum de l'article 11 Fabien Roussel a estimé compliqué d'élargir la possibilité de tenir des référendums sur des sujets sociétaux tels que l'immigration tant ils sont larges et clivants devant les 11 participants sur 14 invités Emmanuel Macron a donc pris acte que la majorité nécessaire pour garantir l'adoption du projet de loi constitutionnel ne peut être assurée a fait savoir l'Élysée à l'issue de la cont le centriste RV Marseille voit dans cet enterrement le coup de pied de l'âne du chef de l'État au président de LR Eric cioti qui n'était même pas là pour défendre ce qu'il réclame en ouvrant la journée Emmanuel Macron avait commencé par remercier ceux qui ceux qui ont accepté de continuer à dépasser les clivages et ont pris leur responsabilité dans un moment qui nécessite l'unité de la nation une façon de pointer du doigt les absents qui avaient choisi de boycotter la Réunion manuel bonpard pour la France insoumise Olivier fort pour le Parti socialiste et Eric soioti pour les républicains donc j'ai pas vocation à être le figurant d'un spot publicitaire du président de la République si ce dernier s'est privé d'une occasion de faire avancer sa cause le premier secrétaire du PS qui est opposé au référendum sur l'immigration c'est pour sa part empêcher d'enregistrer une victoire les absents ont toujours tort philosophe le questeur renaissance de l'Assemblée nationale Eric vert c'est une règle d'or de la vie politique quand vous n'êtes pas là les décisions se prennent sans vous on va pas aller jusqu'au bout de l'article parce que ce qui m'intéressait c'était surtout cette partie sur le référendum donc c'est sûr c'est enterré il n'y aura pas de référendum sur l'immigration contrairement à ce que demandaient les républicains donc les républicains enregistrent une défaite et en même temps affiche une division avec gerérard marché visiblement Emmanuel Macron lui aussi semble-t-il et suit une défaite puisque les partisans d'Emmanuel Macron étaient favorabl à un référendum sur l'immigration mais il n'y aura pas de majorités des 3/5è au Congrès pour modifier la Constitution et son article 11 est-ce que c'est le point final de cette proposition pas sûr ça n'empêchera pas par exemple des candidats à la présidentielle de proposer ça mais c'est vrai que c'est un sujet cvant l'immigration he c'està-dire que quand vous faites une campagne référendaire il y a un temps de parole égal qui est donné au camp du OUI et au camp du NON en plus ça veut dire quoi c'est quoi la question qu'on poserait oui ou non pour ou contre mais pour contre quoi il faudrait obligatoirement avoir plusieurs questions dans le référendum sinon ça n'a aucun sens sur un référendum consultatif oui mais sur un référendum article 11 ça peut pas juste être une question à choix multiple c'est forcément est-ce que vous êtes pour ou contre le projet de loi ceux qui ont peur sont ceux qui savent que l'opinion publique a un avis désastreux sur l'immigration et que si référendum il y a forcément l'opinion majoritaire actuellement serait pour un renforcement des frontières oui c'est vrai d'ailleurs on avait lu la semaine dernière dans la revue d'actu on avait lu un article qui montrait que les Français se déclaraient effectivement plutôt favoraable à endurcissement des conditions d'accès à la nationalité mais surtout que les Français se déclaraient dans une enquête d'opinion mal informée sur la question migratoire qui est capable de dire quelles sont précisément les règles d'accession à la nationalité française il y a un autre article qui est cette fois-ci de lib sur le même sujet constitution désaccord à Saint-Denis entre Macron et et les oppositions présentes le chef de l'État a invité à nouveau les partis de l'opposition à des échanges directs cette fois-ci sans le PS ni les républicains 10h et des brouettes de discussion et un enterrement vendredi à l'issue d'une nouvelle édition de l'exercice macronien d'échange direct avec les oppositions aucune majorité ne s'est dégagée pour s'engager dans la voie d'un référendum de la Constitution c'était pourtant la principale ouverture qu'avait esquissé le chef de l'État après le premier exercice du genre le 30 août dernier au menu de ce 3e round à Saint-Denis l'élargissement de l'article 11 de la Constitution à des sujets de sociétés comme l'immigration où la fin de vie a pourtant été évoqué en longueur avant de buter sur l'absence d'une majorité pour le modifier il n'y aura pas de référendum sur l'immigration s'est réjoui marine Tondelier un consensus s'est dégagé autour de la table sur le fait qu'il paraissait compliqué d'élargir la possibilité de tenir des référendums sur des sujets sociétaux tels que l'immigration tellement les sujets sont larges clivants a complété Fabien Roussel le président de la République a acté le fait qu'il n'y a pas de majorité qui s'est exprimé abonde Guillaume Lacroix patron du Parti radical de gauche le PRG en plein examen de loi immigration au Parlement le sujet est sensible pour l'exécutif le rassemblement national et les républicains nonont de cesse de réclamer cette révision constitutionnelle seul moyen à leurs yeux de reprendre le contrôle du chaos migratoire le patron des républicains Eric cioti qui a séché le rendez-vous en fait même une condition de son soutien au projet de loi de gerérard Darmanin à la sortie des échanges Jordan Bardella le patron du RN s'est consolé lui avec ses piqus décochés à l'endroit de la droite les républicains ne sont plus un parti de gouvernement a-t-il paradé Eric cotti n'était pas là pour représenter ses électeurs drapé des des habits de seul porte-parole de la France qui veut maîtriser l'immigration Bardella a acté l'absence de majorité pour une telle révision de la Constitution et a appelé à faire des européennes en juin prochain un référendum sur le sujet dans un communiqué soioti a pesté de son côté contre le renoncement de Macron à l'idée d'un référendum sur l'immigration tout ça pour ça plutôt le député des Alpes Maritimes avait avait ruminé au détour d'une lettre ouverte contre une nouvelle séquence de narration qui n'aboutira à rien et dont il refuse d'être la caution le chef de la droite renvoie désormais à l'examen une proposition de loi constitutionnelle LR le 7 décembre à l'Assemblée depuis la Suisse mercredi le président avait pointé de son côté la faute politique majeure des chefs de partis absents je pense que c'est une faute politique majeure de la part de ses dirigeants rejetant le carton d'invitation fort avait critiqué une mise en scène on est convoqué à Saint-Denis par le roi de France à la basilique des rois de France c'est ahurissant en terme démocratique s'insurge également Arthur de la porte député PS du Calvados de son côté LFI a tiré à vue sur un exercice monarchique Emmanuel Macron a lui abreuvé toute la matinée son auditoire d'information sur la situation au proche- Orient sur la guerre en Ukraine et sur le conflit au haut carabach opposant l'Arménie et l'Azerbaïjan à huit clos le chef de l'État a abordé la situation de H otages français toujours retenu par le Hamas cela a permis au président de la République de redire sa position concernant la question humanitaire en Palestine c'est vrai qu'il y a un côté monarchique juste au fait que le Président de la République parle d'informations géopolitiques pour lesquelles il a des informations en sa qualité de Président de la République responsable des partis d'opposition marine Tondelier a plaidé pour l'intervention d'enquêteur de la Cour pénale internationale on estime que c'est aujourd'hui la seule solution pour pouvoir enquêter de manière impartiale neutre indépendante légitime sur des crimes qui sont en cours possiblement des crimes contre l'humanité a-t-elle fait valoir avant de pouvoir se restaurer vers 14h30 l'auditoire a dû avaler une bonne tartine de décentralisation à la mi-journée invité pour l' pour l'occasion le député Renaissance Eric WT est venu présenter la feuille de route de sa mission visant à réformer l'enchevêtrement de collectivité locale et de compétences illisiblebles pour les Français j'espère ne pas être trop naïf quand je note pas mal de points point de convergence personne n'est vraiment satisfait et en même temps réformé fait peur s réjouit vert en quittant Saint-Denis selon l'ancien ministre tout le monde est assez d'accord sur le fait qu'il y a beaucoup de complexité et d'illisibilité sur qui fait quoi les problèmes s'accumulent comme la complexité normative le député en a profité pour assurer que la strade des départements ne serait pas supprimé comme le craignaient certains élus locaux il y avait des malentendus à lever selon lui c'est au moins ça donc voilà pour ce deuxième article cette fois-ci de Libération il est bizarre cet exercice de Saint-Denis ça a été inventé assez récemment he pour le coup ça date de juin dernier la première itération de cet exercice je ne comprends pas Eric en ne venant pas il enterre le projet et en portant dans une proposition de loi il pense qu'elle passera et sera porttere par les autres partis oui et en même temps est-ce qu'il a tort compte tenu du fait que Stéphane séjourné il a elbrun Pivet ont dit qu' qu'ils étaient d'accord si les républicains proposent une proposition de de loi référindire qui est adopté par les députés Renaissance et ben techniquement la loi elle peut être adoptée donc à mon avis erriic cotti il fait ça précisément pour mettre la majorité au pied du mur et les forcé à s'exprimer sur sur un sujet sur lequel peut-être qu'ils auraient préféré ne pas avoir à s'exprimer je trouve que c'est plutôt une bonne idée pour le coup les rencontres mais pour l'instant ça n'a pas abouti à beaucoup de décisions est-ce que c'est une bonne idée selon vous pour le président de la République de réunir les chefs de partis politiques du pays est-ce que en soi c'est une mauvaise idée moi je pense pas que ce soit une mauvaise idée en soi je pense que contextuellement c'est une mauvaise idée parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et que ça donne l'impression de faire un travail politique à deux vitesses quoi c'estd que maintenant il y a les rencontres de Saint-Denis il y a le Parlement qui se font concurrence l'un à l'autre du coup les rencontres de Saint-Denis enterrent le projet de loi référindaire c'est pas son R il y a un gouvernement c'est pas le rôle du gouvernement de réunir les chefs de partis politiques non plus he et en même temps c'est c'est pas un travail de substitution à l'Assemblée nationale puisque ils abordent des sujet ils en parlent ça reste entre eux je pense que Macron a identifié un problème de discussion entre les partis et le gouvernement il essaie donc de faire croire que les choses avance pour mieux faire avancer l'Assemblée nationale et le Sénat sauf que bah la preuve que ça marche pas parce que l'une des difficultés pour Emmanuel Macron dans ce genre d'exercice c'est qu'il s'enferme lui-même dans un espèce de dialogue avec les partis d'opposition sauf que du coup la réussite de son initiative dépend de l'acceptation par les opposants de jouer le jeu sauf que quand les opposants refusent de jouer le jeu la preuve du coup ça marche plus il suffit que les invités refusent d'accepter de venir à la soirée pour qu'il y ait pas d'ambiance à la soirée en gros tu as différentes manières de jouer le jeu genre Tondelier qui met la question climatique sur la table en participant oui oui oui en l'occurrence marine Tondelier d'Ur écologie les vert elle a accepté de participer à l'exercice en disant que si les écolos sont pas autour de la table personne ne parle de climat j'ai pas l'impression qu'ils ai parlé de climat en tout cas dans les deux articles qu'on vient de lire non il parle pas de de climat c'est un outil pour décrédibiliser les autres parties bah non parce que les partis la crédibilité des partis dépend de leur acceptation de venir ou pas c'est pas Emmanuel Macron qui les force à pas venir c'est eux qui ont décidé de pas de pas venir c'est un peu une prise d'otage ouais c'est ça c'est si tu viens tu participes au caractère monarchique du pouvoir si tu ne viens pas t'empêche de faire avancer ton [Musique] agenda [Musique] foreign
Emmanuel Macron