Marine Le Pen en déplacement à Fougères
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« Il y avait dans les années 70 4 500. »
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« Alcatel, l'entreprise en est à sa septième année de plans sociaux consécutifs et perd plus de 800 millions d'euros par an depuis 2006. »
- 3:15Invité politiqueChiffre
« annonçant 15 millions d'aides à titre indicatif, GAD perd 3 millions d'euros par mois et sa dette est évaluée à 85,5 millions d'euros. »
- 4:40Invité politiqueFait
« L'élargissement à l'Est s'est fait à partir de 2004. »
- 4:47Invité politiqueFait
« La directive sur le détachement des travailleurs date de 1996 et elle n'est toujours pas réformée »
- 4:53Invité politiqueFait
« La liquidation de la politique agricole commune régulatrice des prix, progressivement orchestrée depuis les accords du GATT de 1994. »
- 5:02Invité politiqueFait
« Elle touche à sa fin avec la PAC 2014-2020. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Un dérivé toxique de la directive euro-vignette adoptée en 2011. »
- 5:23Invité politiqueFait
« Une mesure imposée en France par le gouvernement Sarkozy parce que c'est sous son mandat, comme je l'ai rappelé, qu'ont été installés les premiers portiques et maintenus par le gouvernement socialiste soumis au même dogme européiste. »
- 5:53Invité politiqueFait
« Passoir inaugurée en 1995. »
- 6:03Invité politiqueFait
« et puis demain, de l'Albanie, de la Macédoine, de la Turquie, toujours. »
- 6:29Invité politiqueFait
« Accord de libre-échange UE Canada, signé la semaine dernière. »
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« Grand marché transatlantique avec les États-Unis, annoncé en 2015. »
Temps de parole
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sur le marché de Fougères et ceux qui étaient parmi nous ont pu constater l'excellent accueil que Marine a reçu sur ce marché de la part d'une population qui l'attendait et qui met tous ses espoirs en elle et dans le Front National. Le pays de Fougères est tout à fait pour nous représentatif de la France qui souffre, de la France qui a été oubliée par la classe politique, de cette Bretagne qui aujourd'hui se tourne massivement vers le Front National.
Parce que toi tu dis tout, parce que les autres ils pensent souvent. C'est vrai. En plus, nous, on respecte nos promesses. Exactement. Tu dis la vérité, mais toute la vérité dépend de la France.
C'est vrai, parce que ça fait 30 ans qu'on est dirigé par des l'articles. Ces gens-là, ils n'ont jamais travaillé.
Il y avait dans les années 70 4 500. Oui, c'est ça. Sur Fougères, oui. C'est fou. Mais qu'est-ce que vous voulez ? Depuis qu'on a ouvert les frontières, la concurrence déloyale, la chaussure a disparu, la bijouterie a disparu, les jouets ont disparu, l'habillement a disparu. C'est un territoire qui avait été peu ou prou, tout de même un peu préservé, du chômage, de l'immigration, de l'insécurité. Et en l'espace de quelques mois, de quelques années, elle est à la confluence de toutes ces problématiques qui sont la conséquence directe de l'incurie de nos gouvernants, de leur incapacité, de leur incompétence, de leur lâcheté, de leur laxisme.
Eh bien, c'est sûr que beaucoup de Bretons vont se rendre compte qu'on ne peut pas continuer dans cette voie, qu'il faut donc tourner le dos non seulement à ceux qui nous ont dirigés depuis 30 ans, mais également à leur maître, c'est-à-dire à l'Union européenne de Bruxelles. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, mais je veux encore le répéter, le marteler. Et pour la Bretagne, l'urgence ne date pas d'aujourd'hui. L'urgence, c'était dès 2009 pour l'agriculture avec la crise du lait, puis les difficultés grandissantes des autres filières d'élevage. 2009, toujours pour les PME et les sous-traitants qui, comme partout en France, furent les premières victimes de la crise financière.
L'urgence, c'était 2011 pour l'agroalimentaire, d'où vacillait la filière porcine, dénonçait le dumping allemand. En 2011, le secteur automobile souffrait déjà et ses sous-traitants plus encore. Quant à Alcatel, l'entreprise en est à sa septième année de plans sociaux consécutifs et perd plus de 800 millions d'euros par an depuis 2006. Agroalimentaire, automobile, téléphonie sont les trois piliers du modèle breton, l'un des champions de France de l'emploi. Il y a un an déjà, la fin du modèle breton inquiétait la presse locale. Il y a un an, le sort de l'abattoir GAD de l'ampole était déjà scellé.
Il aura pourtant fallu attendre ce mois d'octobre pour que le gouvernement accepte de parler d'urgence, pour qu'enfin l'œil des médias nationaux se tourne vers une situation chaque jour plus apocalyptique. Urgence à laquelle le gouvernement part avec sa fumisterie habituelle, annonçant 15 millions d'aides à titre indicatif, GAD perd 3 millions d'euros par mois et sa dette est évaluée à 85,5 millions d'euros. Nous sommes prêts à faire la même chose pour la Bretagne que nous faisons pour la Lorraine. Ces mots sont ceux de Jean-Marc Ayrault le 2 octobre dernier devant l'Assemblée nationale.
Je lui suggère de venir ici sur le terrain et de redire cette phrase à un salarié, à un agriculteur, à un artisan, à un marin pêcheur, à un petit patron breton ou à cette salariée de Carl Zeiss que j'ai rencontrée tout à l'heure, droit dans les yeux, pas sûr qu'il puisse regagner intact son bureau de Matignon après un tel exercice de vérité. Rien sur les causes profondes, rien sur les responsabilités des uns et des autres, rien bien entendu sur la meilleure manière de sortir de l'impasse. Arriver sur le champ de bataille après le carnage, un tube de pommade et trois pansements à la main, ça n'est pas l'idée que je me fais de la politique.
Alors puisque personne n'a le courage d'aller au fond des choses, osons briser les idoles et entamons l'inventaire. L'urgence, la première, c'est de liquider l'Europe de Bruxelles et ses directives assassines. Pourtant, là encore, on ne peut pas dire que ces directives soient tombées sur la tête des Français par surprise. Le dumping social entre pays de l'Union Européenne est désormais sur notre sol avec l'arrivée massive de main-d'œuvre détachées des pays d'Europe centrale. L'élargissement à l'Est s'est fait à partir de 2004. La directive sur le détachement des travailleurs date de 1996 et elle n'est toujours pas réformée malgré les centaines de milliers d'emplois détruits ou menacés.
La liquidation de la politique agricole commune régulatrice des prix, progressivement orchestrée depuis les accords du GATT de 1994. Elle touche à sa fin avec la PAC 2014-2020. La liquidation de la pêche artisanale côtière, le résultat logique des politiques communes de la pêche qui se sont succédées au seul bénéfice d'une poignée de multinationales. L'éco-taxe poids lourd, tiens, parlons-en. Un dérivé toxique de la directive euro-vignette adoptée en 2011. Une mesure imposée en France par le gouvernement Sarkozy parce que c'est sous son mandat, comme je l'ai rappelé, qu'ont été installés les premiers portiques et maintenus par le gouvernement socialiste soumis au même dogme européiste.
La libéralisation coûteuse des services publics les plus indispensables au quotidien des Français ? Bruxelles. L'interdiction de privilégier les entreprises françaises dans les appels d'offres de marché public ? Bruxelles, toujours. L'explosion de la délinquance nomade et de l'immigration anarchique Schengen. Passoir inaugurée en 1995. Pour certains, d'ailleurs, elle ne fut pas encore assez. C'est probablement la raison pour laquelle Bruxelles s'apprête à y percer deux trous béants avec l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie, d'abord, et puis demain, de l'Albanie, de la Macédoine, de la Turquie, toujours.
Le dumping social et environnemental des pays extérieurs à l'Union européenne dans tous les domaines. Une union douanière UE Turquie, signée en 1996, est sans cesse améliorée depuis. Accord de libre-échange UE Maroc, signé en 2012, mais le meilleur est devant nous. Accord de libre-échange UE Canada, signé la semaine dernière. Grand marché transatlantique avec les États-Unis, annoncé en 2015. Le traité de libre-échange avec les États-Unis est une menace plus grave que tout ce qui a précédé durant ces 20 dernières années. Pour une majorité de nos agriculteurs et de nos entreprises de l'agroalimentaire, c'est ni plus ni moins le baiser de la mort des multinationales américaines.
Bruxelles, toujours, qui a encouragé et arrosé de subventions trois décennies de décentralisation dont on ne peut plus désormais cacher les effets pervers. Explosion de la fiscalité locale, endettement croissant, creusement des inégalités territoriales, fin des grands programmes nationaux d'investissement. Le voilà le pitoyable résultat d'une politique imposée au nom d'une meilleure répartition des richesses et des emplois sur tout le territoire. L'Europe des négriers, l'Europe du dumping, l'Europe du chômage et de main de la misère, l'Europe passoire à délinquants, l'Europe paradis de l'optimisation fiscale des multinationales.
Est-ce ce grand rêve d'avenir que les politiciens de l'UMP et du PS ont vendu aux Bretons ? Non, trois fois non. Et il est urgent de signifier leur congé de virer ces hypnotiseurs qui contemplent les bras ballants le désastre qu'ils ont provoqué. Le PS, pas plus que l'UMP, n'est apte à sortir notre pays de la crise. Derrière leurs gesticulations, leurs effets de manche grotesques, les fausses polémiques à la Léonarda qu'ils jettent au bon peuple, ils ne font qu'appliquer la feuille de route ultralibérale dictée par l'Europe de Bruxelles.
L'urgence est de sortir donc de la spirale ultralibérale, d'arrêter la marche à mort du dumping généralisé, et de revenir à des règles justes, à des échanges équitables avec nos partenaires, à ce que j'appelle le protectionnisme raisonnable. C'est à cette condition seulement que nous pourrons réindustrialiser la France, relancer notre agriculture et défendre nos industries agroalimentaires. Pour ces dernières, j'appelle de mes voeux une vraie politique agricole nationale à même de réguler les prix et de maintenir l'immense diversité de nos productions, qui est l'une des plus grandes richesses de notre pays.
L'urgence est de redonner les moyens à l'État stratège de financer et de défendre les grands projets qui soient réellement au service de tous les citoyens, de lui permettre de garantir à tous les Français un accès équitable à l'emploi, à l'éducation, aux services publics, aux transports, à la communication, afin de réduire la fracture territoriale béante qui est en train d'emporter la majorité de nos territoires, en Bretagne comme ailleurs, alors que la fiscalité locale, elle, n'a jamais été aussi lourde pour les entreprises et les ménages. Alors, la Bretagne a peut-être un rôle historique à jouer lors des échéances électorales de 2014 par la force du signal qu'elle peut lancer.
Elle peut et elle doit ouvrir les yeux de tous les Français, encore peut-être bercée par les promesses, les utopies, les mensonges de nos dirigeants. Elle peut, par un vote massif contre les politiques menées, ouvrir la voie d'un changement radical de cap pour la France et pour l'Europe. Et c'est la raison pour laquelle, tant aux élections municipales qu'aux élections européennes, je pense que le vote Front National-Rassemblement Bleu Marine sera la grande surprise de mars et de mai prochain. et que le Front National remportera des succès peut-être encore même inespérés par ses propres équipes, mon cher Gilles.
Voilà tout ce que j'espère pour la Bretagne, afin qu'elle retrouve la voie de l'espérance et qu'elle prenne conscience qu'il n'y a pas, en l'occurrence, de fatalité. Oui, la Bretagne a un rôle essentiel à jouer en mars et en mai prochain. Elle va lancer un signal dont la force sera entendue à la hauteur de la vague que représentera le vote Front National. Et ce signal, c'est que le peuple, enfin, est de retour !
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Marine Le Pen