Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC dans l'air· 4 avril 2026 10 min

Menaces, outrances... : mais que fait Trump ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

cette semaine. "Il ne faut peut-être pas parler tous les jours." - Il est sans doute l'un des présidents les plus imprévisibles, capable de draguer une journaliste en direct à la télévision... - Je ne suis pas autorisé à dire ça car ça mettrait ma carrière politique en danger, mais tu es encore plus belle qu'avant. - De se moquer ouvertement d'un dirigeant étranger... - J'ai appelé la France, Macron, dont la femme le traite très mal.

Il se remet encore de sa gifle. - A 79 ans, Donald Trump a-t-il encore toute sa tête? - Donald Trump va-t-il bien?

Est-il pleinement concentré sur ses fonctions présidentielles? A-t-il l'esprit suffisamment vif pour diriger ce pays? De plus en plus de gens commencent à en douter. 56% estiment qu'il ne peut effectuer efficacement ses fonctions. - Cette semaine, lors d'un forum d'investissement, il a ouvertement humilié son allié, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane. - Il ne pensait pas qu'il devrait me lécher le cul.

Il pensait qu'il avait affaire à un autre président américain raté avec un pays en déclin. Mais maintenant, il doit être gentil avec moi. Dites-lui que ce serait mieux d'être gentil avec moi. - Ce discours n'a pas échappé aux humoristes, qui décortiquent avec plaisir chaque faits et gestes loufoques du président. - Il s'est adressé à une salle remplie d'investisseurs saoudiens qui sont préoccupés par la guerre qui fait rage dans leur région.

Et lui, qu'est-ce qu'il fait? - Vous pouvez me demander ce que vous voulez. On peut parler de sexe, de ce que vous voulez. - Le comportement du locataire de la Maison Blanche interroge sérieusement. - Il est comme l'ivrogne au bout du bar qui a un avis sur tout, et il reste assis là à déblatérer.

Je ne pense pas que ce soit calculé, que ce soit une stratégie. Mais c'est comme ça. Les gens autour se forcent à garder le sourire. - Je pense qu'il y a eu un déclin significatif.

Il a toujours été guidé par un grand narcissisme, mais là, il y a des signes de démence et de déclin cognitif, comme le confirment de nombreux médecins. - Donald Trump, qui se moquait de Joe Biden, se retrouve à son tour sous le feu des critiques des démocrates. Un amendement qui permet de destituer le président.

Donald Trump s'agace. - Nous sommes le parti du bon sens. Les démocrates sont le parti de la folie.

Je suis le seul président à avoir passé un test cognitif. Je l'ai passé trois fois. C'est un test très difficile pour beaucoup de gens.

Mais c'était pas difficile pour moi. - Soucieux de vouloir laisser sa marque dans le paysage américain, Donald Trump a dévoilé cette semaine une vidéo de sa future bibliothèque présidentielle. Un projet pharaonique avec statue en or et avion à 400 millions de dollars.

Si Donald Trump n'est pas fou, il a au moins la folie des grandeurs. -A.Casse: A chaque émission, on reçoit des questions sur la santé mentale de Donald Trump.

Que répondez-vous à ceux qui s'interrogent? -N.Bacharan: Ca fait quand même quelques décennies que je l'observe.

Je vois qu'il vieillit. Je vois qu'il tourne un peu plus en boucle qu'autrefois. Peut-être que son vocabulaire se restreint un petit peu.

Mais je ne le trouve pas vraiment changé. La question de sa santé mentale, vous le dites très justement, on se la pose depuis qu'il est entré en politique. A l'évidence, il est extrêmement narcissique, au-delà du dirigeant moyen, car ils le sont tous.

Il est extrêmement narcissique, avec un ego surdimensionné mais très fragile. Il ne supporte pas la moindre critique. Et il vit vraiment dans un monde à lui, comme un gamin à qui on n'aurait jamais donné la claque qu'il méritait à un certain moment pour dire: on arrête là. -A.Casse: On ne donne plus de claques aux enfants, c'est pas recommandé. -N.Bacharan: Je ne recommande pas les châtiments corporels contre les enfants, vous vous en doutez.

Néanmoins, il est sans limite. Pendant la campagne électorale, la dernière, il était devant des foules d'adorateurs, il mimait des gestes sexuels d'une vulgarité extrême. Il ne fait pas de différence entre les auditoires.

Tout ce qu'il racontait devant les investisseurs, il l'a dit devant différents lobbys, devant des chefs d'Etat étrangers. Il est sans limite. Mais je ne pense pas du tout qu'il soit fou au sens où il va aller au Pentagone appuyer sur le bouton nucléaire. -I.Lasserre: Si on devait choisir une maladie, j'inventerai bien la maladie de la Tourette politique.

Vous savez, c'est quand on arrête pas d'insulter les autres et qu'on ne peut pas s'empêcher d'insulter. Et puis, il est totalement dépourvue de surmoi. A mon avis, ce qui le qualifie le mieux, c'est pas la folie, c'est l'ambiguïté de Hamlet: je ne suis pas fou par nature, mais je suis fou par ruse.

Du coup, on ne peut pas répondre. -A.Casse: Peut-être que c'est un grand stratège. -L.Menget: Une personnalité importante de la Maison Blanche, cheffe de cabinet, très proche de Donald Trump, a demandé à ce que Trump arrête de recevoir des visites en permanence de ses adorateurs, de gens qui viennent le voir en permanence pour lui dire qu'il est brillant.

C'est elle qui a la clé du bureau ovale, en gros. C'est une personnalité très importante. Il y a eu un portrait dans Vanity Fair.

Elle disait que Trump avait un comportement d'alcoolique. Elle filtre l'entrée du bureau oval. Elle a dit à plusieurs journalistes qu'elle ne voulait pas qu'on lui "monte la tête et qu'il fallait qu'il entende de la contradiction". -A.Casse: On a surnommé ce gouvernement "Yes sir".

Tout le monde dit "Oui chef" à Donald Trump mais personne n'ose le contredire. -L.Menget: Pete Hegseth, secrétaire d'Etat à la guerre, comme ils disent maintenant, puisque ça a été débaptisé, est un ancien animateur de Fox News, qui a eu une carrière militaire assez brève.

Il est connu pour ses positions d'extrême droite. Par ailleurs, il vient de pousser à la démission le chef d'état-major de l'armée de terre américaine, en pleine guerre. Il y a un début de purge.

C'est après ça que Susie Wiles a mis le holà. -A.Casse: On va voir comment ce narcissisme est nourri. - Vous avez été trahi, arrêté et accusé à tort.

C'est une histoire qui se répète, que notre Seigneur et Sauveur nous a déjà montrée, mais cela ne s'est pas arrêté là pour lui comme pour vous. -A.Casse: Il est traité comme un dieu. -N.Bacharan: Ce qu'on vient de voir, c'est absolument dégoûtant, vraiment.

Cette femme gagne une popularité et un argent et une influence absolument incroyables. Elle a les larmes aux yeux tellement elle est dans son personnage. Elle gonfle ce qu'une partie des supporters de Trump ressentent, à savoir que s'il a échappé de très près à la mort pendant la campagne à l'été 2024, c'est parce que Dieu l'a protégé.

Je pense qu'entre-temps, lui-même en est quasiment convaincu. Mais il a autour de lui des gens qui sont assez fanatiques religieusement. C'est le cas de Pete Hegseth, secrétaire à la guerre, qui priait sur les chaînes de télévision et qui veut faire de cette guerre une espère de guerre sainte. -L.Menget: De croisade.

Il a des tatouages. -N.Bacharan: C'est le cas de JD Vance, qui vient de sortir un livre pour expliquer sa conversion et son chemin vers le catholicisme.

C'est une manière aussi de hisser Donald Trump...