Nicolas Dupont-Aignan dans le débat Élysée 2022 sur France 2
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je suis gaulliste. Le pouvoir vient du peuple. Or, aujourd'hui, dans notre pays, le peuple est méprisé. C'est ahurissant. On n'est pas des déchets qu'on envoie toujours plus loin. Si vous n'allez pas voter, ça veut dire que vous laissez les autres continuer leur petite cuisine. Mensonge sur la réalité de la crise du Covid. Je vous embrasse, on s'en fout du Covid. Oh oui, pourquoi je suis vaccinée alors ? C'est pas moi, mais bon, on s'en fout. Manipulation de l'opinion. C'est abominable ce qui s'est passé pendant deux ans. Et je vais mettre sur mon affiche, éteignez la télé, allumez vos cerveaux. Ne vous laissez plus faire. La liberté est en danger. C'est pour ça que je suis candidat.
Il est temps de vous réveiller. Il est temps de vous libérer. Vive la France, vive la République.
Il est 23h16, vous êtes en direct. Grande soirée politique sur le service public et sur France 2. On accueille tout de suite Nicolas Dupont-Aignan. Personne ne tombera, mais j'y vais et vous noterez. Merci d'avoir accepté notre invitation, Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'être là ce soir. On a réparti, je le répète à chaque fois, équitablement les temps de parole en fonction de ce qui nous a été demandé par l'ARCOM.
Ce sera bien pour les insomniaques.
Oh, 23h17, il y a encore beaucoup de monde devant la télé, je vous rassure. Dans un instant, vous débattrez de l'avenir de la France et du monde avec le député des Français de l'étranger, Roland Esquer, qui est aussi porte-parole de La République En Marche. Mais d'abord, une question.
Oui, il y a beaucoup de questions. On a simplement demandé à nos téléspectateurs de l'Assemblée qui sont là, qui vous écoutent, qui vous regardent. Vous voyez, ils ne sont pas insomniaques, ils sont passionnés par ce qui se passe. Et il y a beaucoup de questions qui reviennent en fait sur la légitimité, en tout cas la validité de votre candidature. Question de Ludivine, 32 ans, qui habite en Côte d'Or. Pourquoi maintenir votre candidature alors que vous avez le même programme que Marine Le Pen et Éric Zemmour ? Qu'apportez-vous de plus ?
D'abord, elle ne connaît pas mon programme, sans aucun doute, Ludivine, et je vais lui envoyer, je l'ai apporté. Et puis, je suis toujours surpris de ce procès en légitimité. Il y a quand même 1,7 million de Français qui ont voté pour moi la dernière fois. Les sondages qui me sous-estiment toujours mettent au moins plus d'un million. Et donc, cela voudrait dire qu'il y a des grands Français, des petits Français, des petits candidats, des grands candidats. Voilà, la démocratie, c'est, à partir du moment où on a les 500 parrainages, des convictions, le droit de les présenter aux Français. Je suis gaulliste, je crois en la démocratie. Et je voudrais vous faire une remarque quand même.
On est en train de truquer cette présidentielle. Comment ça ? Vous imaginez, je vous remercie de ce que vous faites, vous essayez tant bien que mal, mais il n'y aura pas de débat entre tous les candidats. C'est incroyable ce qui est en train de se produire. On y travaille. Non mais on y travaille, il n'y aura pas de débat, parce qu'il y a un homme, président de la République, qui s'estime au-dessus de tout le monde, qui méprise tout le monde, et qui croit qu'on ne peut pas se passer de lui. Alors, je vous demande, journalistes soucieux d'éthique, de démocratie, je vous demande d'organiser un débat d'échange entre les candidats, entre ceux qui veulent bien.
Si Emmanuel Macron ne veut pas, c'est son droit. Moi, je respecte sa volonté de ne pas débattre avec nous, de ne pas être en concurrence. Mais à ce moment-là, organiser un débat avec ceux qui veulent bien. Et puis, s'il y en a qui ne veulent pas venir...
Beaucoup de ceux qui veulent bien ne veulent pas s'il n'y a pas Emmanuel Macron.
Eh bien, on fera sans eux. Mais imaginez ce que va être cette élection dans trois semaines, dans une démocratie qui se dit démocratie, si à aucun moment, il y a eu un échange entre nous. Là, vous avez essayé, je vous en remercie. On a commencé ce soir. Oui, mais ce n'est pas un échange global. La dernière fois, il y en a eu au moins un. Là, rien. Et je le dis aux Français, ils ne doivent pas se décourager. Parce que la grande tentation, moi j'entends, je vais sur les marchés, je vois beaucoup de monde, c'est « c'est truqué, c'est fini, on n'ira plus voter ». Je leur dis au contraire. Il y a 47 millions de Français inscrits sur les listes, ils ont un pouvoir incroyable.
Vous avez un pouvoir incroyable. Allez voter et balayez tout ça, c'est l'enjeu.
La dernière fois, il n'y avait pas un président sortant. C'était ça la différence. Mais qu'importe... C'est ce que dit Emmanuel Macron. Libre à lui de ne pas vouloir. Je donne votre argument.
Libre à lui de ne pas vouloir. Mais pitié, avant le 10 avril, organisez, vous, service public, un débat avec ceux qui veulent. Et qu'on échange. J'aurais été ravi d'échanger avec M. Zemmour, Mme Hidalgo. Et Ludivine aurait compris nos différences.
Écoutez, matin, midi, soir, jusqu'à la fin de la campagne, on se bat et on travaille à organiser le débat.
Mais c'est un appel que je lance pour notre démocratie. Car je vais vous dire, si ça ne se fait pas dans les urnes, ça se fera dans la rue. Le prochain président ne sera pas légitime. Parce qu'il n'y aura pas eu de vraie démocratie en France. C'est un grave problème. Très grave. Quand on sait d'où on vient depuis 5 ans. Et ce qu'on a vécu depuis 5 ans. C'est très important que les Français, et je vous assure, ils m'en parlent, puissent comparer. Alors on va comparer, on va parler. Il y a M. Lescure qui l'attend.
Il y a M. Lescure qui peut-être qu'il vous répondra sur ça
et qu'il défendra la position d'Emmanuel Macron.
Vous êtes candidat pour la troisième fois à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan. Vous aviez fait 5% la dernière fois en 2017. Oui, un peu moins. Qu'est-ce qui vous fait croire que la troisième sera la bonne ?
Écoutez, je ne me présente pas en regardant les sondages. Heureusement, parce que je considère que c'est les Français qui votent. Et je crois que chacun, sa façon, apporte quelque chose. Et je me suis présenté, j'ai décidé de me présenter quand j'ai vu ce que la France a vécu pendant la crise du Covid. cette manipulation sans précédent par la peur, cette atteinte à nos libertés, cette petite musique terrible. Et je crois que la peur n'écarte pas le danger, qu'on pouvait lutter autrement contre le virus. Et puis maintenant, il y a l'Ukraine. On joue la peur de l'Ukraine. C'est gravissime ce qui se passe.
On joue la peur de l'Ukraine. On joue la peur de l'Ukraine.
C'est matin, midi et soir. C'est terrible ce qui se passe. Et je suis totalement solidaire des souffrances des Ukrainiens. Et je condamne totalement l'agression. Mais le destin de la France se joue là, le 10 avril. Et je demande que là aussi, on puisse voir et comparer. Et je porte un projet d'indépendance nationale. Je suis le seul à maintenir l'idée d'une indépendance. Et de liberté des Français, avec l'abolition de toutes ces mesures liberticides.
Alors justement, vous allez débattre de l'avenir de la France, de l'avenir de l'Europe, avec donc Roland Lescure, qu'on va accueillir, qui est porte-parole En Marche, député des Français d'Amérique du Nord, je crois. On l'accueille tout de suite. On fait le check. On fait le check. Allez, check. Bonsoir Roland Lescure. Merci d'avoir accepté notre invitation. Bonsoir. Vous avez entendu Nicolas Dupont-Aignan sur ce qu'il disait sur le débat, sur le procès en illégitimité, qu'on entend beaucoup Roland Lescure, sur ces derniers jours, même par le président du Sénat, qui parle d'une élection qui pourrait être illégitime. Qu'est-ce que vous répondez quand vous entendez ça ?
Moi, je réponds que, je vous l'avais dit, je suis député des Français d'Amérique du Nord. Et que j'ai vu ce que c'était qu'un président, alors là, on ne parle même plus d'un candidat à l'élection présidentielle, mais d'un président qui exprimait des doutes sur la légitimité de l'élection qu'il venait de perdre. Et on sait comment ça s'est terminé. Pour Capitole, c'est Donald Trump, le 6 janvier l'année dernière, une invasion du Capitole. Alors moi, peut-être, avant de rentrer dans le détail, je voudrais savoir déjà quel Nicolas Dupont-Aignan j'ai en face de moi ce soir ? Ah ! Il y a 15 ans, je vous suivais déjà, sur ma télévision, je voyais un conservateur de droite. Nationaliste.
Nationaliste, non. protectionniste. Patriote, c'est pas la même chose. Patriote, eurosceptique. Ne confondez pas. C'est un courant de pensée qui existe, contre lequel je suis vraiment opposé, et qui se respecte, et avec lequel on peut débattre. Puis là, depuis 3-4 ans, je trouve que ça se dégrade pas mal. On a vu quelques extraits des images tout à l'heure, mais vous avez dans l'ordre. Laisser entendre que l'incendie de Notre-Dame n'était pas accidentel, sous-entendant même que c'était peut-être le résultat d'un attentat, et ça ne s'invente pas. Vous l'avez fait sur la chaîne. Une conspirationniste russe, Russia Today, 2020.
2020, vous avez prédendu que toutes les études sur l'ivermectine concluaient à son efficacité. Faux. 2021, vous avez passé l'année à dénigrer les vaccins qui, finalement, ont été pas loin de sauver le monde, et en tout cas ont sauvé l'économie mondiale, et pas plus tard que ce matin, vous avez dit, sur une grande radio nationale, que pour se faire soigner à l'hôpital, aujourd'hui, en France, la vaccination était obligatoire, ce qui est aussi complètement faux. Je n'ai jamais dit ça. Et donc quoi ? Est-ce que vous avez... Monsieur Lescure, Est-ce que vous avez un problème avec la vérité ? Parce que moi, je ne veux pas voir à l'Élysée... Vous allez répondre.
Je ne veux pas voir arriver à l'Élysée un président qui a un problème avec la réalité. Est-ce que j'ai vu ça ailleurs ?
Voilà. Alors, monsieur Lescure, on peut jouer à ce petit jeu. Je vous connais à l'Assemblée, vous êtes plutôt raisonnable. Vous me connaissez, vous savez que je suis très sérieux. Et vous caricaturez, c'est la vieille méthode de la Macronie. Toute personne qui n'est pas d'accord avec eux ne ment, ne dit pas la vérité. Vous caricaturez, et après vous dites. Je vous ai cité... Oui, non, mais vous avez transformé. Je n'ai même pas envie de polémiquer avec vous parce que vous pouvez tous vérifier. Je n'ai jamais dit ça comme cela. En revanche, c'est vrai, c'est vrai que j'ai dit certaines choses et que je maintiens.
C'est que votre gouvernement a refusé des soins qui auraient pu sauver des milliers de vies et je le maintiens. Et que des très grands professeurs l'ont dit. J'ai dit... Vous parlez d'Ivermectin qui a sauvé des milliers de vies. J'ai dit, et je le maintiens, j'ai dit à plusieurs reprises que, et je le dis, qu'il y a encore le pass sanitaire pour rentrer à l'hôpital qui est une aberration et qui empêche des gens de se soigner. Le pass sanitaire est maintenu.
Si vous êtes malade demain, ce que je ne vous souhaite pas, vous allez aux urgences, vous rentrez aux urgences, vous entrez aux urgences, vous ne serez pas... Arrêtez de mentir devant les Français. Si vous accompagnez un enfant aux urgences,
j'étais à l'hôpital il n'y a pas longtemps avec... Vous êtes obligés de faire un test si vous n'êtes pas vacciné. Voilà.
Qui est remboursé si vous êtes convoqué. Donc c'est gratuit. Vous accompagnez un enfant. Bon, bref. Ça n'a aucun intérêt. C'est pas le sujet. Exactement. Je vais vous dire... Parlons de la France, M. Lescure.
Et surtout, il y a des enjeux très importants pour le pays et donc les petites mesquineries, ce n'est pas de votre niveau. Non, c'est important.
Nous nous sommes mis d'accord sur deux thèmes de débat que nous allons faire. L'un et l'autre et qui sont fondamentaux. On va commencer sur l'Europe. Quelle Europe vous voulez et l'un et l'autre ? Vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez dit qu'il faut remplacer l'Union européenne parce qu'elle est destructrice de notre démocratie et réductrice de notre puissance. Vous n'êtes pas d'accord, Roland Lescure, vous avez la parole. Non, je ne suis pas d'accord. Je pense que l'Europe est la condition de la force de la France et qu'une Europe plus forte fera une France plus forte, et j'allais dire, et réciproquement. Et on l'a montré depuis cinq ans. On parlait de la crise sanitaire.
Si on n'avait pas eu une Europe forte, on n'aurait pas ensemble acheté et produit plus de vaccins que nulle part au monde. Si on n'avait pas une Europe forte et unie, le Brexit, on parle beaucoup des frontières ces temps-ci, n'aurait pas été négocié de manière à préserver un acquis extrêmement important de l'Europe de ces 25 dernières années, la paix en Irlande. Si on n'avait pas eu l'Europe, enfin, depuis quelques jours, on n'aurait pas, ensemble, décidé d'acheter des armes qu'on envoie en Ukraine et qu'on finance ensemble. Aujourd'hui, l'Europe est plus forte et la France en son sein est plus forte. Une question pour vous, M. Dupont-Aignan.
Est-ce que vous êtes Frexit ou pas Frexit, finalement ? Alors, d'abord, plusieurs choses.
Ne confondons pas la belle idée européenne de coopération entre les peuples et l'Union européenne qui, je le maintiens, a détruit nos démocraties, nos démocraties et est réducteur de puissance. Et je vais vous donner deux, trois exemples. On a enlevé les frontières intérieures. C'est comme une copropriété. Imaginez qu'on ait donné le pouvoir à un syndic non élu qui régit votre vie dans votre appartement au lieu de s'occuper des parties communes. Il a enlevé les portes de chaque appartement donc on a supprimé nos frontières avec une catastrophe migratoire.
Et comme, si je peux finir, comme on a le système social le plus favorable et bien évidemment c'est la France qui reçoit, si je puis dire, le plus d'entrants, de demandeurs d'asile, etc. Premier point. Donc, problème migratoire. Pas réglé. Pas de frontières extérieures et pas de frontières nationales. Ça pose un énorme problème. Deuxième point, concurrence déloyale. Nous avons un déficit commercial avec nos voisins de l'Union européenne. Nous étions excédentaires de 6 milliards et vous le savez très bien en an 2000. Nous sommes déficités avec le pire chiffre là en 2021 de 56 milliards hors armement si je veux être précis. 56 milliards. C'est colossal.
Nos emplois sont partis en Pologne, en Slovaquie, en Hongrie parce qu'une concurrence déloyale. Je finis juste si je peux me permettre. Oui, allez-y. Je vous laisse finir mais je répondrai. Les travailleurs détachés. Nos artisans, nos artisans sont face. Ça ne me gêne pas qu'un Polonais vienne travailler s'il paye les mêmes charges sociales que la française. Donc, concurrence déloyale. Je ne parle même pas des produits agricoles. La signature du CETA avec le Canada où Emmanuel Macron avait promis une commission. Il est négocié en douce le Mercosur. Et ce sont des produits qui ne respectent pas nos normes écologiques. Dernier point.
C'est un débat.
Oui, mais tout ça on paye combien ? 9,5 milliards l'année dernière net. C'est-à-dire on va faire la réforme des retraites monstrueuse de la retraite à 65 ans pour économiser moins que ce qu'on donne à une organisation non démocratique qui affaiblit la France. Alors, je propose et je vous donne un bon traité. Il faut que je réponde à ce que vous voulez dire. Je propose ce bon traité qui est un traité alternatif. Vous me posez une question. J'y réponds.
Est-ce que vous êtes frais-exit ou pas frais-exit ? Je vous réponds.
C'est donc oui. Vous êtes frais-exit. Je suis, non. Mais pourquoi vous êtes dans la caricature ? Je suis pour le remplacement. Vous voulez changer les traités ? Vous voulez sortir des traités ? Le Brexit, c'est un sorti complète. Je suis pour le remplacement de l'Union européenne par une Europe qui marche, par une Europe qui marche. Et si je peux finir par une Europe qui marche, c'est-à-dire un traité alternatif. On rend aux nations leur souveraineté, frontières, budgets, supériorité de la loi. Et en revanche, on fait des coopérations à la carte comme Airbus. Et on fait adopter ça par référendum. Référendum sur l'appartenance à l'Union européenne.
Vous nous avez dit que nos emplois ont quitté la France pour le reste de l'Union européenne. Les immigrés arrivent, les emplois s'en vont. On est aujourd'hui sur un taux de chômage qu'on n'avait pas connu depuis 15 ans. Les jeunes sont sur un taux de chômage qu'on n'avait pas connu depuis 40 ans. Le taux d'emploi est le plus élevé depuis toujours. Vous nous avez parlé du CETA, vous avez parlé d'Airbus. Airbus, aujourd'hui, grâce au CETA, a acheté une entreprise au Canada qui la rend encore plus puissante qu'elle ne l'était. Et nos agriculteurs crèvent. Et nos éleveurs crèvent. Vous savez combien on importe de bœuf canadien,
le fameux bœuf canadien. Vous savez combien on en importe ? Actuellement, et vous savez pourquoi ?
Non, attendez, il faut qu'on donne le chiffre. Allez-y. Actuellement ? Le bœuf canadien dont vous aviez tellement peur au moment où on a signé le CETA. Ça fait trois ans qu'il est en place, le CETA. Non, et vous savez pourquoi ? Moins de un gramme par an et par habitant. On exporte plus de bœuf français au Canada, beaucoup plus qu'on en importe. Mais leur dites la vérité aux éleveurs. Le CETA. Mais dites la vérité. Eh bien oui, je leur dis le CETA, c'est bon pour les éleveurs français. Alors calmez-vous. C'est quoi la vérité pour vous ?
La vérité, c'est que les agriculteurs canadiens sont en train de se mettre aux normes demandées par l'Europe et que les meilleurs morceaux et que les quotas prévus sont très importants en milliers de tonnes et vont achever nos éleveurs. Ils vendent à McDonald's, ils se foutent et restent aux français. Ils vont achever nos éleveurs. Et donc, aujourd'hui et parallèlement, qu'Emmanuel Macron a négocié, a donné son feu vert à la commission de Bruxelles pour négocier avec le Mercosur, c'est-à-dire l'Amérique du Sud qui, là, va submerger le marché européen des meilleurs morceaux. Monsieur Dupontagnan, vous savez très bien que ce traité a été refusé.
Ce que j'aimerais qu'on se mette d'accord peut-être sur les règles, c'est que je vous laisse parler et vous me laissez parler. Non, c'est moi les règles. C'est moi les règles. J'aimerais bien pouvoir placer deux. Le Mercosur, ça a été dit, c'est non. L'emploi, il est au plus haut de plus toujours. Le CETA, on a dit non. S'il vous plaît, le Mercosur, pour l'instant, c'est plus le cas. On a intégré. Monsieur Dupontagnan, je vous ai entendu ce midi. Vous avez fait une conférence de presse flanquée à votre droite du conspirationniste en chef Florian Philippot et d'un jeune homme à votre gauche dont le parti s'appelle Génération Frexit.
Vous avez annoncé la tenue d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union Européenne. Le dernier qui a fait un référendum sur l'appartenance d'un pays à l'Union Européenne, il s'appelle David Cameron. Ça s'appelle le Brexit et on en est où on en est aujourd'hui. Le Royaume-Uni est une île qui est en train de couler. C'est complètement faux. La plupart des Britanniques le regrettent. Et l'Europe, aujourd'hui, je pense, personne en Europe ne souhaite jouer avec le feu comme vous seuls. Même Mme Le Pen, dont vous étiez le premier ministre il y a cinq ans, n'ose plus aller là. Ne me dites pas que vous n'êtes pas Frexit. Vous voulez un référendum sur la teneur de la France
dans l'Union Européenne. J'ai écrit en 2017 exactement la même chose qu'aujourd'hui. Depuis 2005, les Français ont voté en 2005. Majoritairement, ils ont dit non. J'ai quitté d'ailleurs l'UMP suite au vote de Nicolas Sarkozy avec les socialistes pour passer outre le vote des Français. Continuer cette mauvaise Union Européenne qui nous coûte une fortune, qui fait partir nos emplois, qui crée un problème migratoire et de cohésion nationale. Et j'ai toujours proposé un traité alternatif qui n'est pas le Frexit sec, qui est de remplacer l'Union Européenne par une Europe qui s'attaque aux vrais enjeux. Le numérique, excusez, je peux finir ? Pour le coup, laissez-moi finir.
Le numérique, le numérique, oui, oui, j'assume, j'assume, avec un traité alternatif, un traité alternatif qui recentre l'Union Européenne, qui ne s'appelle plus Union Européenne, mais Communauté des États Libres. sur les grands enjeux où l'Europe a besoin de peser face à la Chine, aux États-Unis. Le numérique, la transition énergétique, l'Afrique. Mais ça, on le fait. Et pendant ce temps-là, mais non, on ne le fait pas. Pendant que vous votez votre traité, nous, on le fait. Et les Américains achètent des Boeing et des Airbus. Ils achètent plus d'Airbus que de Boeing, vous savez. Donc l'Europe de la défense d'Emmanuel Macron, première décision des Allemands, c'est d'acheter des F-35.
La première décision des Allemands, c'est de doubler leur budget de la défense. Et la deuxième, c'est de financer des achats d'air pour nos amis ukrainiens. Alors justement, justement. Excusez-moi, d'acheter des avions américains.
Et deuxième décision incroyable de la fameuse Europe d'Emmanuel Macron, c'est que les semi-conducteurs, la grande usine de semi-conducteurs, des amis de M. Macron, atlantistes, vont l'installer où ? Pas en France, en Allemagne. Et l'usine de batterie sera où ? Si vous regardez la carte des usines de batterie, justement, j'y viens. Il y a une petite usine de batterie par rapport aux autres qui sont toutes en Europe centrale. Donc il faut quand même dire les choses. Il ne s'agit pas d'être contre l'Europe en soi. Il s'agit de redéfendre nos intérêts nationaux, d'éviter la concurrence déloyale qui fait souffrir des millions de Français.
Car contrairement au feuilleton à l'eau de rose de la Macronie, les chiffres de Pôle emploi, encore aujourd'hui, aujourd'hui, Pôle emploi, c'est 6,3 millions de chômeurs. 6,3 millions de chômeurs, toute catégorie. Et vous savez très bien que vous mettez les gens dans des stages parking appelés contrats de professionnalisation et qui ne sont pas comptés dans les statistiques du chômage. On a créé plus de CDI en France les dernières années que jamais on n'a jamais créé autant de contrats
à durée indéterminée en France.
Donc, il y a une gigantesque propagande pour faire croire que tout va bien. Mais il y a la réalité des souffrances. La réalité, c'est le voire d'achat qui baisse. Ça ne va peut-être pas très bien.
Alors justement, si vous vous permettez, on va passer au deuxième sujet qui est la sécurité. Et sur ça, les Français jugent sévèrement...
Je me permets quand même d'offrir ce traité parce que je pense que si M. Lescure... Je disais que vous n'aurez pas l'occasion de le présenter aux Français. Il verrait que... Acceptez-le quand même. Acceptez-le. Voilà, vous vous titoyez, c'est bien.
Acceptez-le, je dis. Ah non, je ne suis pas...
Ce n'est pas mes habitudes.
Je ne connais pas Roland Lescure. Exactement. J'ai dit acceptez-le enfin. Les Français jugent sévèrement, négativement, le bilan du président de la République, Roland Lescure, en matière de sécurité. Selon un sondage Ipsos-Soprasteria récent, 52% des Français pensent que la situation s'est aggravée sur le front de la sécurité pendant le quinquennat. Et seuls 14% estiment qu'Emmanuel Macron a amélioré les choses. Qu'est-ce que vous avez raté ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Voilà, le débat de la sécurité, j'ai posé les enjeux. Et je ne titoie absolument pas Roland Lescure que je ne connais pas. D'abord, ça veut dire qu'il y a encore du travail. Je voudrais quand même rappeler ce qu'on a fait.
Même si, vous l'avez dit, le résultat n'est pas encore parfait, loin de là. Alors, un, on a recruté 10 000 agents dans la police et la gendarmerie. Deux, la justice, très important aussi, on a recruté plus de 3 000 nouveaux magistrats, greffiers, etc. On a augmenté les deux budgets de manière extrêmement forte, ce qui n'avait pas été fait depuis des années. On a commencé à avoir des résultats. Les cambriolages, les vols d'automobiles, les vols avec violence, avec armes, sans armes, tout ça, ça a diminué de 20 à 25%. On a deux sujets énormes.
Les violences faites aux femmes, je sais que vous y êtes sensible, moi aussi, plus 66% sur 5 ans, et les violences aux personnes, les violences dans la rue. Et les violences sur les forces de l'ordre, notamment. Et les violences sur les forces de l'ordre, dont on sait qu'elles sont en partie liées d'ailleurs à la crise des Gilets jaunes, à des manifestations extrêmement violentes qui ont eu lieu. Voilà, donc il faut qu'on mette le paquet sur les violences faites aux femmes. On a commencé, il faut continuer, parce que là-dessus, il n'y a aucun compromis à faire, et je pense que vous serez d'accord avec ça. Et sur les violences aux personnes, il faut continuer.
Le candidat Emmanuel Macron a présenté son programme. Aujourd'hui, ça tombe bien. Il a dit qu'on allait le faire. On a augmenté le budget de la police, du ministère de l'Intérieur de 10 milliards. On fera 15, s'il est réélu, dans le quinquennat qui vient. On va recruter des gens qui vont être dédiés, plus de 3 000, à la prévention et à la sanction des violences faites aux femmes. Bref, on va continuer le travail. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez la parole.
Écoutez, sur les violences faites aux femmes, c'est un sujet majeur que je travaille quand j'étais maire. Et je continue, vous le savez, je propose la solution espagnole, c'est-à-dire des tribunaux dédiés avec une sanction dans les 72 heures. C'est la seule solution.
Et ça a fait baisser.
Énormément.
Et ça a fait baisser en Espagne.
Et c'est vrai, il faut dire les choses. Et je demande à ce qu'on s'en inspire. Sur les coups et blessures, plus 31 % en 5 ans. Mais je pense qu'en fait, et je reconnais la légère augmentation des budgets, je le reconnais. Mais malheureusement, la chaîne pénale ne fonctionne pas. Je suis élu de banlieue, je le vois tous les jours. La chaîne pénale ne fonctionne pas. Parce qu'il ne suffit pas de mettre de l'argent, il faut revoir tout. Il faut d'abord qu'il y ait un service pénitentiaire qui fonctionne.
Je propose 40 000 places de prison, notamment en utilisant les casernes désaffectées, pour qu'il y ait une réponse immédiate, certaine, proportionnée, bien sûr, avec un travail en prison et de réinsertion. Et l'exemple des Pays-Bas est très intéressant, parce qu'aux Pays-Bas, contrairement à la loi que vous avez votée, du 23 mars 2019, de mémoire, oui, 23 mars, je regarde la date exacte, en France, en dessous d'une condamnation à 6 mois fermes, il n'y a pas de prison. Et un magistrat n'a même pas le droit de porter une condamnation moins d'un mois. Et c'est tout l'inverse qu'il faut faire, c'est-à-dire que dès les premiers délits graves, une sanction.
J'ai été visité en Angleterre, des prisons modèles pour les jeunes, où ils ne sont pas mêlés, bien sûr, avec des délinquants chevronnés, et où dès le premier acte délinquance, il y a une sanction. Et aux Pays-Bas, ça a fait chuter la délinquance, parce qu'on évite la récidive. Moi, ce que je propose, c'est très simple, un système pénitentiaire complètement réformé, restructuré, 40 000 places. Vous aviez promis 15 000, vous en avez sorti 2 000. Et il y en a 7 000, il y en a 5 000 autres en chantier. Plus de 8 000 en chantier. Oui, mais vous êtes à la moitié.
Il y en a 7 000 qui seront livrés en 2022. Oui, pour l'instant, il y en a eu 2 000. Et vous avez raison, les 15 000 n'ont pas été faites.
Or, c'est le problème, parce que comme il y a un brûteillage dans les prisons, avec surpopulation, mélange, les magistrats ne condamnent pas. Et il y a aménagement de peine, aménagement de peine permanente, laxisme. Ce que je propose, c'est qu'à chaque délit, il y ait une condamnation et une peine appliquée. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, je propose des peines planchées pour les récidivistes. Troisièmement, je propose des peines planchées pour les agressions de policiers, de pompiers et de gendarmes. Et quatrièmement, je propose la suppression des remises de peines qui sont effrayantes pour les récidivistes. Que vous n'avez pas voté.
Vous savez, les remises de peines automatiques que nous avons remises en cause à la guérison du pont Morédi, vous ne les avez pas votées, non. Pourquoi je n'ai pas voté ça ?
Je vais vous dire pourquoi. Depuis cette loi ? Non, parce que je suis pour que la récidive soit transformée. Aujourd'hui, la récidive, on est un des seuls pays.
Récidiviste ou pas ? Non, excusez-moi, la récidive,
aujourd'hui, nous sommes un des seuls pays, monsieur le Président, vous savez. Laissez-moi remplacer une ou deux. Nous sommes un des seuls pays, et je vous laisse. Une ou deux, et après c'est terminé. Oui, ben oui. Un des seuls pays où si vous avez agressé quelqu'un et qu'après vous faites un cambriolage, ce n'est pas une récidive. Non, mais les remises de peines automatiques,
nous les avons mises en oeuvre, vous ne les avez pas votées, vous n'avez voté aucun des budgets, aucun des budgets de la sécurité que nous avons augmentés, vous l'avez vous-même reconnu. Par ailleurs, le défi majeur, vous pouvez rajouter autant de places de prison que vous le souhaiterez, c'est l'efficacité du système judiciaire lui-même. C'est ce que je vous dis à l'instant. Qui banquait cruellement de moyens, on les a augmentés de plus de 30%, ça ne s'était jamais vu. On a recruté des juges, des greffiers, on a réintroduit de la justice de proximité, et on va continuer à le faire, j'espère, pour 5 ans de plus.
Vous ne changez pas les lois très laxistes qui font qu'un délinquant ne craint rien. Et quand vous avez 3 millions, près de 4 millions de crimes et délits aboutissant à une plainte, à la fin, vous avez 100 000 peines aujourd'hui en attente d'application. Donc la dissuasion de la peine n'existe pas dans notre pays. Il suffit d'aller en Espagne, en Angleterre et en Allemagne pour comprendre, et sans aller au modèle américain excessif, ça ne marche pas. Reconnaissez-le quand même.
Vous avez complètement failli sur ce secteur. Quand vous commettez un délit, quand vous commettez un délit, le délai entre le délit et la condamnation est bien trop long. Et c'est ça, le nœud du problème. Le nœud du problème, il est là. Quand on a rendu la justice, et on a changé ça comme ça, et vous avez M. Dupont-Moréchi, comme garde des Sceaux, qui est un exemple. Qui a augmenté le budget de la justice comme ça n'a jamais été fait. Mais ça ne veut rien dire si les lois ne sont pas appliquées. Elles le sont, elles le seront. Laurent Guignet, vous avez la parole.
Vous le savez bien.
C'est la fin de ce débat. Laurent Guignet, vous avez la parole.
Oui, Nicolas Dupont-Aignan, l'Union Européenne a encore de beaux jours devant elle quand même, en tout cas aux yeux de nos 200 téléspectateurs, puisqu'on leur a demandé si votre communauté des Nations Libres et des projets à la carte était souhaitable à leurs yeux. Non. En tout cas, vous avez encore du pain sur la planche pour les convaincre.
Mais moi, je vois qu'il y en a quand même 19% qui sont favorables. Tout à fait. Et je suis le seul candidat sur les 12 à avoir un projet clair, écrit, un traité que vous pouvez consulter sur Internet. Donc, vous me demandiez quelle était, Ludivine, ma légitimité. Eh bien, au moins, vous avez vu qu'il y a une proposition sur la table.
Merci.
Non, non, il y a encore deux. Oui, bien sûr, bien sûr. Je vous avoue. Lequel des deux interlocuteurs vous a le plus convaincu car nous posons la question systématiquement. Nicolas Dupont-Aignan, 24. Monsieur Lescure, 34. Ni l'un ni l'autre, 42. Et puis, on a posé une dernière question qui réfère au début de votre prestation, Nicolas Dupont-Aignan. On s'est permis. Souhaitez-vous un débat entre les 12 candidats à l'élection présidentielle ? Il y a 76% de nos 200 téléspectateurs qui aimeraient bien voir ce débat avant la fin de la campagne électorale.
Vous transmettrez à Emmanuel Macron, Roland Lescure.
Merci.
Merci. Merci beaucoup. Merci à tous les deux d'avoir accepté de réagir ce soir. C'est la fin de cette grande soirée politique sur France 2. Deux débats, on les a organisés.
Nicolas Dupont-Aignan