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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 14 avril 2021 5 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSolidarités & famille

Conclusion du Président lors d'un échange dans un service de psychiatrie pour enfants et adolescents

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15PrésidentChiffre
    « 40 % des parents nous disent que leurs enfants ont des troubles, aujourd'hui, légers ou sévères »
  • 0:25PrésidentFait
    « on a une augmentation significative des entrées en urgences pédiatriques »
  • 0:35PrésidentChiffre
    « il y avait un doublement, donc, sur les entrées aux urgences, aux consultations les plus urgentes »
  • 3:00PrésidentFait
    « on aura plusieurs mois de très grandes difficultés sur le plan de la santé mentale des enfants et des adolescents »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pour redire ce que nous venons d'évoquer et partager plus largement, je pense qu'on voit bien qu'avec cette crise, nous vivons, en plus de l'épidémie de Covid 19, une vraie crise qui touche nos enfants, nos adolescents, qui sont confrontés de plus en plus à la souffrance, et la grande souffrance psychique, psychiatrique, et donc avec l'augmentation très forte des suicides, avec l'augmentation importante, on le voit, de syndromes, soit de refus scolaire soit de troubles alimentaires, enfin j'ai pu le voir toute cette après-midi avec vous. On est confrontés à une situation extrêmement préoccupante, avec des chiffres qui parlent d'eux-mêmes. 40 % des parents nous disent que leurs enfants ont des troubles, aujourd'hui, légers ou sévères, et on a une augmentation significative des entrées en urgences pédiatriques, et justement une pression sur les prises de rendez-vous dans vos services.

Vous disiez tout à l'heure qu'ici, à l'hôpital, il y avait un doublement, donc, sur les entrées aux urgences, aux consultations les plus urgentes. Face à cela, les décisions que nous avons prises, c'est de généraliser l'expérimentation et donc de mettre en place ce forfait 100 % psy-enfants, qui va permettre, sur la base d'une prescription du médecin de famille, du psychiatre, de médecins de la PMI ou la médecine scolaire, ou des hospitaliers, eh bien d'avoir accès à dix séances qui seront prises en charge. Et ce qui va permettre aux familles d'avoir accès à ces premiers soins de psychologues et à être accompagnées, à être, donc, accompagnées financièrement, et ce qui permettra également, sur ces six mois en urgence, de répondre, je pense, à une partie des formes les plus légères et de mieux prévenir.

On fera le bilan de ce dispositif pour ensuite pouvoir le prolonger, correspondre aux aspirations que vous évoquiez, c'est-à-dire avoir une vraie complémentarité, une meilleure prise en charge pour, à la fois les familles, les enfants et les professionnels. Plus largement, la discussion a très clairement montré que l'on avait besoin d'aller plus loin sur l'attractivité de la pédopsychiatrie, comme de la psychiatrie, sur le sujet de la formation et de l'autonomisation, sur le décloisonnement, si je puis dire, comme vous l'avez d'ailleurs très bien fait ici, entre différents aspects de la pédiatrie, la prise en charge très précoce et la pédopsychiatrie, comme avec, aussi, les professionnels de ville et les structures du médico-social. Tout cela doit faire l'objet d'un travail.

Cela fait l'objet d'innovations dont je vous félicite. Et ça doit faire l'objet d'un travail, maintenant en profondeur, qui doit s'inscrire dans les assises que nous tiendrons au mois de juin, de la santé mentale, et donc pour ces assises de la psychiatrie et de la santé mentale, il y aura, je dirais, un pilier pédopsychiatrie, qui va être pris en compte tel quel, où moi, je souhaite qu'on puisse avancer sur, non seulement des financements de créations de postes, de formations à venir, mais aussi des innovations en termes de structures, des innovations en termes de coopération et une meilleure prévention, et je pense que ce que vous avez en particulier évoqué, sur un accompagnement des enfants qui sont placés dans le cadre de l'ASE, pour ne citer que cet exemple, est exactement la philosophie que nous souhaitons retenir pour ces assises. Moi, je souhaite maintenant qu'on puisse aussi préparer le rendez-vous du mois de juin.

Voilà les décisions de très court terme et les décisions de l'été, que nous prendrons. Nous allons ensuite, dans la durée, continuer d'accompagner. Je pense qu'on aura plusieurs mois de très grandes difficultés sur le plan de la santé mentale des enfants et des adolescents, on le sait, et donc il nous faut, tous ensemble, tenir.

On va continuer, nous, d'accompagner, d'investir, mais je souhaite qu'on puisse en tirer véritablement toutes les conséquences pour améliorer notre organisation collective. Voilà, donc je vous remercie à nouveau pour ce que j'ai vu aujourd'hui, pour ce que vous faites au quotidien, ce que vous faisiez avant la crise et pour tenir, aussi, cette pression qui est la vôtre depuis maintenant plusieurs mois, on ne l'oublie pas non plus, parce que je pense que c'est un aspect extrêmement important et un peu un continent caché, ou je dirais moins mise en lumière, de cette épidémie, mais qui est une conséquence directe, soit de l'épidémie, soit des conséquences que les mesures de gestion peuvent avoir, et donc je pense que c'est important aussi que tout le monde ait conscience des effets que, sur les enfants et les adolescents, peuvent avoir des mesures de fermetures d'établissements scolaires, des décisions de fermetures d'établissements sportifs, parce que ça traumatise beaucoup nos plus jeunes et c'est vous, ensuite, qui avez à les soutenir. Donc, merci pour cela, mais on va, dans la durée, accompagner votre travail.

Merci beaucoup.

Conclusion du Président lors d'un échange dans un service de psychiatrie pour enfants et adolescents — Emmanuel Macron · Pourquijevote