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interviewSud Radio (sur YouTube)· 5 août 2021 30 min

Comment encadrer l’intelligence artificielle ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et à tous elle est en train de bouleverser notre existence de modifier profondément nos conditions de vie en société nous allons nous demander aujourd'hui comment encadrer comment réguler l'intelligence artificielle ses programmes et algorithmes qui permettent de simuler une forme d'intelligence donnant capacité à des machines de réaliser des tâches voire même des raisonnements habituellement réservé aux êtres humains outils technologiques qui peut aussi être détourné ce qui en fait une menace pour l'individu est une arme contre les libertés individuelles nous en parlons donc aujourd'hui avec deux invités marine avec christophe grudler député européen et vice coordinateur de la commission recherche industrie et énergie qui travaille sur la proposition de règlement de la commission européenne sur l'intelligence artificielle bonjour christophe grudler bonjour nous sommes aussi avec ian ferguson chercheur enseignant à l'institut catholique d'arts et métiers de toulouse membre du partenariat mondial pour l'intelligence artificielle de l' ocde spécialiste des mutations du travail il consacre ses travaux à l'éthique de l'intelligence artificielle bonjour ian ferguson merci à tous les deux d'être avec nous aujourd'hui sur sud radio messieurs la chine et les états unis ont incontestablement un temps d'avancé dans le domaine de l'intelligence artificielle l'union européenne compte bien rattraper son retard favoriser l'innovation tout en régulant les pratiques les plus risquées c'est donc l'objectif de la commission européenne qui a publié en avril sa proposition de règlement sur l'intelligence artificielle un texte qui doit désormais être discuté au parlement européen un large débat devrait s'engager autour de ses propositions christophe grudler vous êtes donc en train de travailler sur ce texte est-ce que vous pouvez commencer par nous expliquer sa philosophie est ce que je résume bien si je dis qu'il s'agit à la fois de développer l'intelligence artificielle tout en encadrant les risques qu'elle fait peser et en particulier sur les droits fondamentaux d'un côté c'est un bon résumé il ya à la fois les droits fondamentaux des êtres humains d'à côté et d'innovation technologique industriel qui arrive et qu'on ne doit pas louper nous européens je rappelle quand même qu'on a loupé la précédente révolution industrielle qui était celle de l'internet si aujourd'hui vous avez cinq gars femmes si vous avez les chinois qui s'y met aussi avec l'europe est totalement absente de ce domaine c'est qu'il ya eu une faute à la base qu'on ne s'est pas occupé de ces questions là il ya 20 ans on se préoccuper davantage de laisser un peu le marché global tournée aujourd'hui on a vraiment des préoccupations à la fois éthique et la volonté également de renforcer nos entreprises par l'innovation industrielle sur lequel il faut qu'on puisse lancer nos chercheurs lancer nos entreprises pour que la recherche et l'innovation permettent à l'europe d'être présente avec des outils industriels importants est ce que vous voulez mais cette proposition donc déposé fin avril par la commission européenne alors je rappelle juste oui alors oui je soutiens le principe évidemment il a maintenant le travail législatif va commencer c'est à dire que mon propos peut-être la présenter rapidement la doc la commission a établi à dire quatre niveaux de risque sur lesquels il y aura des propositions de d'intervention différentes donc tout d'abord les applications à risque faible par exemple une anti spam sur les ordinateurs enfin faible ou quasiment inexistant là il y aura pas de réglementation particulière après vous avez ce qu'on appelle les femmes pendant ça c'est elle et les applications sur lequel il ya aucun risque après vous avez d'application à risque faible sur lesquels il faut absolument qui est de la transparence pour l'utilisateur si vous êtes sur un ordinateur et que vous parlez avec avec un personnage virtuel et qui est menée animé que par une intelligence artificielle il faut pour le sachet si vous avez pas garder ce qu'on appelle les dites fake c'est à dire les savait qu'aujourd'hui avec une intelligence artificielle on peut faire dire n'importe quoi n'importe qui bon bah il faut que ce soit identifié clairement comme à la télé on peut parler d'une interview honteusement truqués par exemple il faut que l'utilisateur soit vraiment informé que c'est l'intelligence artificielle qui entraîne d'agir ensuite il y a les applications à risque élevé sur lesquels là il faudra être vraiment des mécanismes de supervision et un encadrement des entreprises avec éventuellement des sanctions financières qui s'imposeront tout ce qui est en fait sélection des individus est donc là vous avez quand même celles où il ya le plus grand risque en fait pour entrer à la fac on va vous faire un profil si ce profil se retrouve peut-être auprès de votre banquier auprès d'autres etc pour d'éventuelles embauches futures vous pouvez vous pouvez pénalisé donc il faut que ça soit vraiment dans le cadre strict de l'inscription en fac par exemple et puis la dernière catégorie ce sont des applications dangereuses et celles là elles sont totalement proscrite dans l'union européenne on ne veut pas donc c'est tout ce qui en fait correspond en fait au contrôle des individus les systèmes de reconnaissance biométrique à distance par exemple qui est très en cours en chine où le contrat social savait c'est un système chinois qui permet par exemple si vous n'êtes pas payé votre amende de stationnement et bien que vous prenez le métro mais la porte ne s'ouvre pas parce que je n'ai pas payé votre amant voilà donc ça c'est des choses qui sont pour nous des atteintes aux libertés individuelles une atteinte aux droits fondamentaux de l'union européenne et donc on l'a totalement l'interdît et avec ce cadre là maintenant on va arriver au parlement et le parlement va pouvoir ou est-ce qu'il faut postuler ou est-ce qu'il faut peut-être en mettre davantage de protection peut-être un peu moins pour permettre justement à l'innovation de d'avancé et donc voilà c'est un travail méticuleux qu'on va faire alors nous la commission industrie recherche puisque c'est nous qui avons cette question-là en compte mais également avec nos collègues de ddd commission juridique et libertés individuelles puisque on va faire ça évidemment ensemble alors ian ferguson vous qui est je le rappelle chercheur enseignant à l'institut catholique des arts et métiers de toulouse spécialiste des questions de mutation du travail de l'éthique de l'intelligence artificielle qu'est ce que vous pensez de ces propositions mises sur la table par la commission européenne vous pensez que c'est une philosophie équilibré de vouloir à la fois permettre l'innovation technologique dans ce domaine de l'intelligence artificielle tout en régulant les pratiques les plus risqués je pense que c'est une selle à celle approche qui est pertinente bien sûr que on a conscience que par rapport à des des grandes puissances de l'intelligence artificielle qui n'ont pas investi dans cet effort de régulation et d'encadrement en tout cas on t'avait si différemment eh bien ça peut pour certains acteurs économiques de leur donner le sentiment que ça va les ralentir dans l'accès à l'innovation mais pas si ça peut ensuite accélérer le passage à des innovations plus responsable développer la confiance envers le système d'intelligence artificielle que je pense que ce temps que l'on prend en amont pour encadrer l'innovation ça peut être du temps gagné pour développer la confiance envers l'intelligence artificielle qui peut être bannis confiance citoyenne évidemment mais aussi la confiance des industriels en verre des systèmes qui sont robustes qui sont fiables qui sont certifiable ça c'est un enjeu extrêmement important parce que c'est on est sur des systèmes intelligence artificielle qui rend difficile la reproductibilité d'un résultat du niveau de performance systématisée donc si on arrive à développer ce cadre de confiance à prendre ce temps en amont eh bien ça peut être d'en gagner une fois que les systèmes de systèmes de cette intelligence artificielle arrivent entre les mains de ses utilisateurs et des acteurs économiques et les citoyens mais cette démarche de régulation c'est quelque chose d'inédits à l'échelle de la planète il ya peu d'états en réalité qui se sont lancés dans une telle démarche entre gibson on n'a jamais de mon point de vue autant parler d'éthique envers une technologie donc ça c'est plutôt généraliser ce que l'on constate par contre ce sont des initiatives des pics de développement de la charte éthique autour de maths et sciences artificielle qui sont parfois pilotées par les mêmes acteurs qui développe l'intelligence artificielle dans leurs produits par exemple il ya eu ce qu'on a mais les 23 principaux zillow marques qui sont souvent avancés comme une belle initiative en matière d'intelligence artificielle mais en fait elle est largement financées par les industriels qui développe l'intelligence artificielle par ailleurs est ce que l'on peut suspecter c'est que c'est une manière finalement de montrer la puissance publique qu'il est inutile de faire ce travail que l'union européenne est en train de faire puisque les industriels eux-mêmes sont en train de développer des propositions en matière d'éthique mais là on a un problème d'indépendance si vous voulez on est à la fois juge et partie et donc on n'est pas véritablement très dans développement d'un cadre éthique est extrêmement rassurant donc ça c'est pas cessé c'est une autre initiative après à un niveau plus mondial parce que je fais partie d'une initiative mondiale qu'est lancée en 2018 par justin trudeau à maya de la cruz qui réunit neuf pays on essaie d'avoir une réflexion éthique au tour d'unia responsables autour d'un certain nombre de sujets on peut pas aboutir à la même au même niveau de régulation que ce qu'on peut avoir sein de l'union européenne qui a particulièrement intégrer on essaie en vain de se mettre d'accord sur ce qu'on appelle des bonnes pratiques en matière dit un responsable aujourd'hui on est dix neuf pays au prochain sommet de l'intelligence artificielle qui sera sous présidence française le 11 et le 12 novembre on va sûrement intégrer des nouveaux pays donc on a cette initiative mondiale à côté qui encore une fois sera moore encadrante mois prescriptive mais qui est une initiative intéressante puisqu'elle réunit des états cette fois-ci de différents continents puisqu'on en a plusieurs continents qui sont représentés christophe grudler est ce que finalement c'est pas déjà trop tard d'entamer cette régulation dans le domaine de l'intelligence artificielle les applications sont déjà extrêmement nombreuses déjà très poussée on sait que le processus va prendre du temps processus législatif au niveau européen est ce que finalement ça va cette régulation va arriver à temps est-ce qu'on n'est pas déjà dépassé par les enjeux or non on n'est pas du tout dépassé je rappelle quand même que le l'union européenne c'est le premier marché économique au monde donc en fait si on fixe des règles les chinois par exemple sont obligés d'en tenir compte et de modifier leurs produits en conséquence qu'ils auront plus de débouchés pour leurs produits qui ne respecteraient pas nos critères sur l'intelligence artificielle et puis je vous rappelle que même également que c'est dans l'union européenne qu'on a la plus grande base de données industrielles au monde et donc ces entreprises qui travaillent sur ces questions d'intelligence artificielle elles ont besoin également de ses bases de données industrielles européennes et donc si on fixe des cadres elles pourront pas non plus en plus en faire n'importe quoi et j'allais dire aussi qu'un élément important c'est que baky moment où on aura une réglementation européenne qui sera prête en 2022 et ça comme ça puisque le parlement on va commencer à travailler dans ma commission partie du mois de septembre à la pour passer en plénière sans doute au mois de décembre est donc tout sera validé les états membres en début dé but 2022 quand vous aurez un standard européen ça sera plus facile encore d'aller comme monsieur clarkson gérer les états unis pour dire écoutez voilà créons des standards pour appeler démocratique pour la paix les jantes artificielle parce qu'on voit bien qu'il ya de temps dans un monde il ya le temps dans la tendance à la surveillance individuelle plutôt dans les états dictature ou à la connotation très très forte voilà on a envie de surveiller des gens tandis que dans les pays libres dans les démocraties on a envie de les protéger de cette surveillance systématique qu'on peut interdire donc en fait peut-être que le standard européen allié avec un standard américains et alliés effectivement avec d'autres pays membres de cette union mondiale permettrait justement d'imposer un respect des gens en même temps qu'une innovation technologique vous évoquiez la question de la protection des données en la matière l'union européenne a déjà pris notamment décision ce fameux rgpp dont on parle beaucoup évidemment les données c'est la base essentielle sur laquelle repose l'intelligence artificielle ian ferguson est ce que le rgp des actuels au niveau européen a montré qu'il pouvait véritablement limiter les dérives il ya plusieurs affaires qui montre que c'est pas forcément le cas non oui c'est une façon c'est un c'est un cadre qui qui doit être mis à l'épreuve d'un certain nombre d'événements d'un certain nombre de situations ce que ce que je peux dire c'est que aujourd'hui quand on développe des dyades apprentissage puisque ce sont ces intelligences artificielles là qui sollicite beaucoup de données et bien l'air gpd est systématiquement dans la fiction avec un passage obligé il ya aujourd'hui c'est un cadre de 1,10 limitation du terrain de jeu j'ai envie de dire qui est extrêmement intégrée par les acteurs et qui véritablement permet de dire ce que l'on peut faire ce que l'on ne peut pas faire que ce soit dans des applications de type plutot citoyenne grand public ou des applications professionnelles donc après il y aura toujours il y aura toujours des mises à l'épreuve qui vont bien rendre difficile application stricto sensu l'air gpd c'est difficile aussi d'aller courir derrière les contrevenants de serre payer des amendes on le sait notamment au géant américain mais c'est aujourd'hui c'est vraiment un cadre qui est rentré dans la culture professionnelle des concepteurs d'intelligence artificielle et des entreprises qui vont intégrer des applications de l'intelligence artificielle ou autre d'ailleurs donc c'est je pense que c'est quelque chose qui a véritablement permis au moment où l'ia était en train d'arriver à un niveau de maturité suffisant pour qu'on développe des applications et notamment professionnels de mettre de l'ordre dans les pratiques vous êtes d'accord christophe grudler finalement cette régulation qui a déjà été entamée sur les au niveau des données de la part de l'union européenne vous pensez que elle constitue une réelle avancée et que c'est un peu la même chose finalement qu'il faut faire sur le plan de l'encadrement plus globale de l'intelligence artificielle complètement en plus je rappelle quand même que le numérique c'est une des deux priorités de la commission européenne pour pour cette mandature enfin des institutions européennes en général pour cette mandature donc en fait il ya plein d'initiatives qui sont reprises sur le numérique dont l'intelligence artificielle à côté du green deal dans le pacte vert qu'est la deuxième priorité de la commission a d'ailleurs les deux peuvent se rejoindre je pense qu'on intelligence artificielle on a aussi des moyens de protéger un peu mieux un peu mieux la planète donc ça va évidemment dans le bon sens je vais juste quand même rebondir 30 secondes pour dire sur les mécanismes de surveillance de supervision qui seront mis en place ils seront totalement indépendant 1 il ya effectivement le risque que les industriels value s'autoréguler mais même pour faire un peu ce qu'ils veulent en fait c'est pas propre intelligence artificielle dans plein de domaines industriels ça marche comme ça ils se font leur auto évaluation puis après ils viennent chez nous c'est crédible non ça va pas se passer comme ça et puis je peux vous assurer que thierry breton qui est un commissaire au marché commun très actif et qu'il n'y a pas vraiment pour habitude de se laisser faire ça se passera pas comme ça avec margaret desta guerre qui est là la commissaire à la concurrence ça se passera pas comme ça non plus donc tu aura quand même une vraie volonté d'imposer un mécanisme de surveillance indépendant sur toutes ces initiatives d'intelligences artificielles en particulier sur les domaines où il eut rapidement des risques élevés alors on va poursuivre cette discussion dans un instant vous nous appelez également 0 826 360 de retour sur sud radio et nous sommes toujours là christophe grudler député européen et vice coordinateur de la commission recherche industrie et énergie et puis nous sommes également avec le chercheur enseignant à l'institut catholique d'arts et métiers de toulouse ian ferguson mais si on évoquait avant la pause les enjeux généraux est liée à cette régulation qui se met en place progressivement de l'intelligence artificielle parmi les questions qui se posent elles sont nombreuses il ya peut-être aussi la question de la censure des contenus sur internet en particulier sur les plates formes sur les réseaux sociaux en d'autres termes qui doit censurer ces contenus est ce que ce sont les réseaux sociaux eux-mêmes est ce que ce sont les puissances publiques qu'est ce que vous en pensez christophe grudler est ce que le projet de règlement que vous êtes en train d'examiner se penche sur cette question en déchets il faut savoir que s'il ya eu tous ces problèmes de fait que news et autres sur le réseau c'est parce qu'on ce n'est pas occupé pendant 20 ans et qu'on a laissé la loi de la jungle avec l'arrivée des gars femmes laisser tout faire n'importe quoi donc clairement ça va faire partie de travail législatif de septembre on va justement voir s'il peut y avoir des réponses apportées mais encore une fois on est sur du en même temps parce que le problème défectueuse c'est que il faut en même temps ne pas orienter les contenus dans un sens unique donc la garantie de l'information libre et en même temps empêcher d de l'information erronée de la désinformation de circuler pour pas que les gens ne soient en soins toxiques et donc il ya à la fois nos recherches de liberté et puis à la fois un besoin par l'autorité publique de l'empêcher de dire n'importe quoi parce que ça peut être extrêmement dangereux pour pour nos démocraties si tout le monde peut raconter n'importe quoi elle partageait un des centaines de millions de fois avec des gens et crédules qui le prennent pour argent comptant c'est là que les médias ont aussi un jour un rôle important et sud radio en particulier à jouer parce que voilà cc c'est à vous de le présenter les bones à la formation est de faire aussi de la désintox ben écoute on essaie de le faire dans la mesure du possible de ferguson sur cette question peut être des contenus sur les réseaux sociaux sur les plates formes qui la difficulté 1,2 de ses contenus sur les réseaux sociaux c'est que c'est ce que c'est ce qui vient d'être dit c'est la désintermédiation de l'information c'est à dire qu' il n'y a plus un pierre responsable entre celui qui a une formation qui la dépose et puis ensuite l'accès à cette information les lorsqu'on est sur des médias conventionnels comme comme sud radio comme la presse écrite est en transit par des professionnels qui ont une déontologie et une responsabilité et tout le monde admet que et c'est de leur responsabilité de filtrer les informations et d'amener aux citoyens à l'information qui hélas très fiable possible là ça ne pose aucun problème à personne par contre la culture je dirais de la dérégulation cognitif vers la dérégulation du marché de l'information qui assure les réseaux sociaux et bien rando suit immédiatement suspect toute personne ou tout groupe comme twitter par exemple qui viendraient censurer une information on se souvient que l'ancien président sani de l'approché proposée à ce réseau social conçu supprimer un certain nombre d'informations il est bien et qu'on mêle la régulation sur ces sur ses pattes fort sur ces réseaux sociaux on commence à trait à la censure comme s'il y avait deux poids deux mesures je crois que effectivement il faut poser de l'intermédiation générer la responsabilisation sûr c'est sur cette plateforme l'intelligence artificielle peut y aider un don c'est que une partie des contenus sur les sur les réseaux sociaux et des filtres et par l'intelligence artificielle malheureusement une autre partie des contenus est filtrée par ce qu'on appelle cette cette industrie du clic c'est-à-dire par des des travailleurs qui sont très mal payés et qui ont qui sentent le percement les qui ont infiltré tous les contenus les plus horribles plus les plus forts mais aussi voilà les plus épouvantables qui assurent le kia sur internet on sait que marc zuckerberg de facebook a tu lâches et plusieurs centaines de millions de dollars d'accompagnement psychologique pour ses micros travailleurs du clic qui rentrait souvent en dépression d'avoir à sucre et tout s'est tu cette poubelle des réseaux sociaux je voulais aussi vous faire réagir à cette première mondiale dans le domaine de la propriété intellectuelle qui vient d'avoir lieu en afrique du sud pour la première fois un brevet a été déposé au nom d'une intelligence artificielle la machine nommée d'abus ce a réussi à concevoir seul un récipients alimentaires conservant mieux la chaleur il a donc pu être breveté en son nom en afrique du sud est-ce que ça christophe grudler ce sera possible le jour en europe ça me paraît extrêmement bizarre d'accorder un brevet officielle qui va à la jaille à un moment aussi où l'être humain il me semble relativement indispensable et ce qui effectivement d'être breveté c'est celui qui a permis cette intelligence artificielle de de surgir je voulais simplement en complément vous dire que montre le texte sur l'intelligence artificielle on a d'autres mécanismes européens d'autres textes qui vont réglementer notamment les produits de plateforme et autres c'est le digital single acte d est sa marque sur lequel on a également en train de travailler et c'est excellent avons être abouti d'ici très peu de moi et y effectivement une réglementation qui va qui va arriver contre c'est contre ces technos avec certains rôles pour l'intelligence artificielle mais pas que il y aura une responsabilité des plateformes qui sera engagée fortement donc ça va vers une renforcement de la responsabilité des plateformes wii bon alors peut-être revenir sur les dangers qu'ils sont nombreux reconnaissance biométrique de masse développement des vidéos d'ipswich notation des citoyens on l'a évoqué par exemple en chine ou encore traitement à grande échelle des données personnelles est ce qu'on a vraiment les moyens christophe grudler de contrôler toutes ces dérives oui on en a les moyens alors évidemment on a les moyens chez nous dans l'union européenne c'est pas à nous d'aller contrôler ce qui se passe en chine puisque c'est un état souverain mais si on arrive à imposer des standards démocratiques ou éthiques si ces standards on arrive à les imposer et bien on pourra juguler cette atteinte aux libertés individuelles limité à quelques pays du monde qui de toute façon n'ayant pas de marché pour se développer ne pourront sans doute pas perdurer dans cette voie là ce qui se passe en chine est extrêmement préoccupant en termes de libertés individuelles le contrat social la reconnaissance par des algorithmes des gens dans la rue etc et voilà on n'est pas loin d'un certain nombre de séries de fiction et malheureusement la réalité rejoint la fiction longtemps aussi certains chercheurs qui s'inquiète par exemple du projet de passeport biométrique à l'échelle européenne et éventuellement des données qui pourraient être exploitées qu'est ce que vous en pensez vous christophe que de l'air ça rejoint ce débat qu'on a en ce moment sur le pass sanitaires oui alors si oui oui ça rejoint un peu mais c'est effectivement là vous êtes dans le hall 3 du projet les applications à risque élevé et il ya un risque il ya une utilité il ya risque en même temps et donc c'est là où nous aurons ces autorités de régulation indépendante qui vont pouvoir s'assurer que les applications sont bien utilisés pour le cadre exclusif pour lequel il aurait été mandatée donc c'est bien là où le texte va permettre d'avoir davantage de de surveillance et bien sûr ses applications à risque élevé c'est à dire si ça va concerner à la fois les acteurs privés comme publics parce que comment on peut contrôler finalement l'utilisation des données par les états par les services de renseignements par les les les aspects militaires qui peuvent aussi avoir besoin de telles données avoir besoin ou en tout cas avoir la tentation de les exploiter alors là vous touchez un point extrêmement sensible en effet les questions militaires les questions de souveraineté d'état pour leur sécurité leur sûreté ne sont pas directement dans le projet de règlement j'ai la même dire qu'ils sont exclus donc donc il faut peut-être en parallèle au niveau des états membres cette fois ci puisque c'est bien une copie de sa pas une compétence européenne le règlement européen il va s'imposer à tous les amants ou le domaine privé oui pour le domaine public aussi mais pas pour le domaine de de sécurité militaire notamment donc voilà il y aura des points à voir mais je peux vous dire que par exemple en commission de la défense je suis également membre on travaille sur les questions de d'armes autonome ou l'intelligence artificielle pourrait mais comme dans les films robocop ou je ne sais quoi on jette des machines dans la rue et les machines décide de tirer tout est sûre les gens ça ça va être rigoureusement interdit également mais c'est pas dans le cadre de ce règlement qui ne concerne pas le militaire pour l'instant il ya de ferguson sur sept ce point sur l'utilisation par les acteurs publics par les états des dos d via l'intelligence artificielle là est ce qu'on n'a pas une zone grise quelque part en ce qui concerne les réglementations moi ce que je remarque en tout cas dans l'est dans les applications que je suis dans le vert les travaux pour le partenariat mondial au contraire tout ce qui relève des idées déjà dans les collectivités déjà les systèmes dia pour des épreuves et gérer des actions publiques tout intervient en réaction plus grand trail et ayane et conscience éthique extrêmement c'est peut-être là qu'on a les discussions et il est plus engagé les standards éthiques les plus élevées je vais vous donner un exemple puisque on est on est sur un tueur un sujet qui peut paraître proche du système chinois ce n'est pas parce qu'on n'est pas en place dix-sept chinois qu'on va pas eu c'est de l'intelligence artificielle pour traiter les images à mener les caméras de vidéosurveillance dans les villes on sait que beaucoup de fils ont parié sur des systèmes de vidéosurveillance où il ya des gars qui analyse les images pour soulager les policiers du visionnage permanent de ces images et pour faire remonter les images sous forme d'alerté celles qui sont laissés à un risque une dangerosité une situation dangereuse la plus probable mais ces systèmes là ne reconnaissent pas des êtres humains c'est à dire que ils vont traiter l'humain comme un objet et ils ne peuvent pas rollier l'image qui a été analysé à une identité ça veut dire que si on a un objet qu'ils considéraient comme un humain par unia qui rentre dans un bus et que les uns considèrent que cette cet humain que qu'elle considère comme un objet contient quelque chose d'anormal c'est à dire et qui pourrait être une arme et bien le policier va recevoir une alerte et il sera plus vigilant puisque ils arrêtent et moins fatiguée par le visionnage quotidien de cette permanente de ces images et il pourrait accueillir sur la lettre de l'averse qui lui a été envoyée donc il ya aujourd'hui dans les dents les dans l'action publique et dans les lieux en tout cas pour la france ce que ce que je connais le mieux il faut d'engagement dans la responsabilité pour l'utilisation des systèmes dia qui est très très avancé après pour tout ce qui est évidemment espionnage état extérieur on est sûr mais sur des niveaux extrêmement confidentielles mais je n'ai pas énormément d'informations mais aujourd'hui je lis à des chercheurs qui se demandent si on devrait pas de tous être inquiet de la quantité de données en de la possession d'acteurs privés un petit peu gaffe ah oui plutôt que des états les ddd acteurs qui ne défendent pas l'intérêt général aujourd'hui ont à leur disposition des données sur leurs utilisateurs bien supérieur à ce qu'on comprend qu'on les états entre les mains et c'est peut-être ça de ce côté là qu'il faut s'interroger davantage que du côté des états enfin je voudrais peut-être conclure cette discussion sur le retard accumulé par l'europe et par la france en matière d'intelligence artificielle on peut vraiment le combler ce retard selon vous christophe grudler est clairement comme je voulais 10 1 est le premier marché au monde on a la plus grande base de données industrielles au monde donc c'est un trésor précieux que peut convoiter les autres portiers moment où on met une bulle sur tout ça une cloche qui empêche le libre accès aux autres en iran la maintenance et à nos conditions et c'est avec ces primes aimantation vous inquiétez pas il n'y a aucun retard pour pour l'europe par rapport à ces questions il ya une personne pour conclure sur ce point voyez d'abord on a une expérience scientifique en la matière il faut pas oublier que plusieurs de nos donne aux chercheurs l'intelligence artificielle dirige aujourd'hui les laboratoires dia des gérants américains on pense évidemment à quelqu'un qui dirige ce que le département via de facebook il n'y a pas si longtemps encore que ça luxueux acquis maintenant les cherono dirigé novation chez samsung et il a créé syrie pour apple on à l'excellence on est en train de créer un écosystème de confiance la difficulté que l'on a c'est de faire passer à l'échelle nos entreprises c'est à dire les amener vers des dimensions qui serait pas comparables mais en tout cas qu'on pourrait présenter avec fierté face à face aux cas face à ces déchets que l'on a mais en travaillant ensemble dans le cadre de l'union européenne on en train de faire un autre une autre façon d'aborder ce sujet c'est à dire de près un coma de l'intelligence artificielle là vous amérique là où les américains crée des gens industriels donc c'est une autre voie est très intéressante à suivre pour être à la fois performant et responsable merci infiniment à tous les deux d'avoir été avec nous pour parler de cette régulation de l'intelligence artificielle on va se retrouver dans un petit instant pour parler cette fois de la pollution de l'air et d'une décision inédite qui vient d'être rendu par le conseil d'état