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interviewLe Média· 12 septembre 2025 61 min

"#ONBLOQUETOUT" ; #10SEPTEMBRE : LA MOBILISATION EST DÉJÀ UN SUCCÈS ! LE POINT À LA MI-JOURNÉE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bienvenue dans cette édition spéciale du journal des luttes, le JDL financé par le fond de dotation pour une société et solidaire. Merci donc à eux. Un journal spécial consacré aujourd'hui au 10 septembre.

Une date que beaucoup marquent d'une pierre noire. Noir comme la colère, comme l'épuisement aussi, noir comme la détermination qui monte dans le pays depuis des mois, même des années. Et puis il faut bien commencer par ça.

François Bairou est tombé rattrapé par la réalité d'un système qui l'a servi sans jamais le remettre en question. Emmanuel Macron n'a pas tardé, il a été rapide cette fois-ci. Il a tranché vite et fort pour le remplacer son plus fidèle des fidèles Sébastien Lecnu ancien UMP passé par les Républicains devenu un pilier aujourd'hui de la Macronie.

Un symbole un pied de nez discertains et comme un signe la passation a lieu tout à l'heure donc le 10 septembre à midis nationale. Une provocation tout simplement pour les insoumis. Une étincelle de plus pour le PS dans un climat comme vous le savez déjà saturé par les tensions sociales.

Alors il y a cette question, cette nomination a-t-elle amplifié la colère ? A-t-elle galvanisé l'appel au blocage ? Où sont les points de tension, route, entrepôt, transport, lycée, usine ?

Mais le gouvernement a anticipé hein, vous allez le voir tout au long de cette émission, Bruno Rotayo a ordonné un déploiement policier massif. Alors pourquoi une telle nervosité ? Nord et déjà on a des chiffres des interpellations 200 interpellation à travers toute la France environ 130 rien qu'à Paris et en banlieu. 3000 manifestants et 80 actions.

Ça c'est un bilan de la gendarmerie nationale qui est tombée ce matin. On aura peut-être plus de chiffres au cours de cette émission. En tout cas, nous suivons cette journée de très près. [Musique] Je le disais, c'est un dispositif spécial que le média a mis en place.

Nos équipes sont sur le terrain à Paris et en région. reportage duplexe réaction à puis nos invités en plateau bien sûr Rachelle Kéké ancienne députée LFI. Nous aurons également avec nous Hortens étudiante militante du NPA révolutionnaire et puis Blandine Chavel assistante sociale à l'hôpital de la Pitié Salpé Trière le JDL.

C'est donc parti. On y est. On y est hein au 10 septembre.

L'appel a tout bloqué. Un appel on va le rappeler qui est venu d'en bas. C'est un appel citoyen spontané.

Il est partie de la base et il a été soutenu par une partie de la gauche politique. Mais du côté des syndicats, certaines centrales ont préféré la prudence misant plutôt sur le 18 septembre. Résultat, nous avons eu pour aujourd'hui un mot d'ordre fragmenté, des lignes pas tout à fait unies.

Alors, on craignait un 10 septembre en demi-teinte, un rendez-vous manquait. Une journée qui passerait sans bruit, c'était sans compter. Vous allez voir sur la colère des Français, la l'air aujourd'hui, elle est sourde, elle est profonde et elle couvre depuis longtemps et surtout le gouvernement, les gouvernements successifs ont voulu ignorer cette colère.

Et puis après tout ça, il y a Baou qui est arrivé avec son budget, un budget ainsi injuste, une fiscalité injuste, un budget écrit pour les puissants, pour les premiers de cordé comme si les travailleurs n'existaient pas, comme si le peuple n'avait pas sa voix. au chapitre. Alors aujourd'hui, la rue a répondu à Bairou, même s'il est tombé, le terrain lui a répondu et nous on est là pour vous le montrer.

Justement, on est allé à place de la République, hein. C'est là que les manifestants que les mouvements ont convergé. Nos reporters sont sur place depuis tout à l'heure.

Lydia MZ tout de suite. Oui Amira, je suis actuellement à République où plusieurs milliers de personnes viennent grossir la place. Ici c'est le camp de base antiraciste et antifasciste du mouvement Blocotou.

Alors, le mot d'ordre de cette journée, c'est vraiment la convergence des luttes. Pour vous parler un peu de notre déambulation, on s'est donné rendez-vous ce matin à 7h. On devait aller au dépôt de bus la nuit dans le 20e, mais les forces de l'ordre sont intervenues rapidement et ont délogé les manifestants avec.

Donc, on a filé plutôt devant le lycée Voltaire dans le 11e pour discuter avec les profs qui qui faisaient grèves. Ils ont ensuite décidé de rejoindre les grévistes de l'hôpital Tenon. On les a suivi jusqu'à là-bas et tout le monde s'est enfin dirigé vers la place de la République où je me trouve actuellement.

Je le rappelle. En discutant avec les différents manifestants de tous les secteurs, les profs, les soignants, les employés de ménage, on a vraiment un sentiment de ralbol de ne pas être entendu par ce gouvernement. La plupart des manifestants sont mobilisés depuis la réforme des retraites.

Ça fait déjà 2 ans et demi. Voilà, le sentiment de Ralbol est là. Les gens sont fatigués.

Il y a aussi il y a aussi beaucoup de de questions et d'interrogations autour de des conditions de travail et de la dégradation de ces conditions de travail. C'est pour ça que les gens se mobilisent aujourd'hui. Et pour la suite de la journée, un petit point, les manifestants ont prévu de quitter la place de la République aux alentours de 14h pour ensuite rejoindre Châtelet où la mobilisation se poursuit.

Et c'était donc Lydia Mes accompagné de Sarah Duyuf. Et puis regardez toutes nos images ici et là ça bloque à Paris et en province sur les routes devant les mairies, les collèges, les lycées, les hôpitaux, les usines, les poubelles brûlent, la police charge. Certains magasins ont même dû fermer.

Les Français ont donc répondu présent. Et puis je le disais, le dispositif policier volue par Rotaillot et massif. La préfecture de Paris prévoit 100000 manifestants, 80000 policiers.

Le calcul est vite fait, le ratio aussi, ça fait presque un policier pour un manifestant. Le message est clair que ça ne bouge pas. Pourtant, les manifestants ne sont pas impressionnés.

Les forces de leur ont procédé hein ce matin à près de 200 interpellations. Je le disais tout à l'heure, ça s'appelle des actions de déblocage. C'est comme ça en tout cas que les préfectures les appellent.

Et puis selon des chiffres transmis par la préfecture de police de Paris, cette fois-ci 132 personnes ont été interpellées dans l'agglomération. La Bravem hein, vous la voyez hein sur les images veillin. On le rappelle hein, cet été, trois policiers de cette unité ont été condamnés jusqu'à 1 an de prison avec pour violence et menaces en marge d'une manifestation, c'était à Paris en 2023.

Et le ministre de l'intérieur a de nouveau accusé la mouvance de l'extrême gauche d'avoir confisqué cette mobilisation née sur les réseaux sociaux. On sait he qu'il vise quand il parle de l'extrême gauche LFI ses partenaires. LFI qui n'a au contraire de ce qu'affirme notre ministre pas confisqué cette mobilisation mais là soutenue rien de surprenant l'appel a tout bloqué a fait le même constat que les insoumis.

Le budget de Baerou, on n'en veut pas. Et d'ailleurs, une ancienne députée LFI, vous allez le voir, Daniel Simonet de Laré s'est fait bousculer ce matin, ce petit matin par la police. Elle buvait tranquillement un café porte d'eux Montreuil.

C'était pas du goût des employés de retailleux. Je vous laisse juger par vous-même. Regardez ces images.

République, j'ai droit de prendre un café en prendre un café ici. Je prends un café café. Non non non non sortez tout le monde vous sortez d'accord on va vous contrôler prenant un c ils sont sans limite voilà sans limite mais leur répression ne suffira pas moi c'est pas ça qui va m'empêcher en tant que député j'étais là des 5h30 du matin en solidarité avec le dépôt de bus comme je l'ai fait dans dans toutes les grandes luttes depuis des depuis depuis des années des années.

Je continuerai toujours et vous savez c'est on franchit un câble, c'est sûr hein quand on se met à molester les les élus. Voilà. Mais mais faut voir ce que les ce que les gens prennent hein.

Dans le 20e, vous avez au niveau des lycéens, ils ont pris cher hein les deux dernières années lors des manifestations et c'est sans sans sans commune mesure quoi. Et donc voilà, notre solidarité doit être euh renforcée et poursuivie. Et je le disais, ça bouge un peu partout en France, notamment à Gard du Nord à immobilisation depuis ce matin.

Nos équipes sont sur place, on les rejoint tout de suite. Oui, bonjour. Bonjour Amira.

Oui, bonjour Lisa. Alors, comment ça se passe à Gar du Nord ? Et ben là, je suis dans le cortège donc avec Lisa Lap.

On s'est rendu à l'âge à 11h à Gare du Nord. Il y avait un appel des chemineaux pour se rejoindre. Les chemin ont bien précisé que c'était ouvert à tout le monde.

Le but c'est de vraiment faire une mobilisation groupée globale et avec un maximum de travailleurs et travailleuse. Donc l'objectif c'était de se rassembler à Gare du Nord, ce qui a été fait euh et ensuite de rejoindre les autres manifestants qui étaient à l'extérieur. Mais ça s'est pas exactement passé comme prévu.

Les forces de l'ordre ont empêché les chemineaux et toutes les personnes qui sont venues de rerentrer dans la gare. Donc en fait, on a été sorti par une petite par une escorte pardon de force de l'ordre pendant pendant plusieurs minutes. On nous a accompagné sur le parvis devant la gare.

Personne n' bouger. Donc en fait voilà, on était vraiment encerclé pendant tout le long. Ça a été très calme parce que ça n'était pas vraiment ce qui était prévu.

Mais mais tout le monde reste motivé. Donc là, on est en train de repartir euh à nouveau dans la rue et les personnes sur place pendant l'âgée ont aussi précisé qu'on se regroupait à nouveau le 18. Donc, il y a un appel à nouveau à refaire une AG le 18 euh à la gare du Nord à nouveau.

Merci beaucoup Lisa d'avoir été en direct avec nous. On te reprend peut-être tout à l'heure au cours de cette émission. Et puis donc là, c'était des images hein de gare du Nord et puis là tout de suite on va avoir des images du Sud-Ouest hein.

Regardez celle-ci tout de suite. Elles nous viennent de Tarbe précisément avec plusieurs blocages depuis ce matin. Dès 7h, il y a eu d'abord un rassemblement à la foire.

Après, il y a une occupation du lycée Marie Curry. Plusieurs rond-points de l'agglomération ont été occupés dont l'un par la Confédération paysane. Et puis ensuite tous les mouvements se sont rejoints pour un rassemblement collectif.

Il y a ici une claire cohésion de mouvement rassemblé contre un ennemi commun, le gouvernement. Ils ont ensuite convergé vers la place de Verdin. Il sachit par ailleurs qu'un mouvement de grève des contrôleurs aériens perturbe le trafic.

Plusieurs vols ont été annulés au départ et à l'arrivée de Tarbelourde. Mobilisation également à Nant à 9h45 précisément la préfecture a annoncé la présence de 1200 manifestants. Ils étaient sur place dans la ville un peu essayé partout depuis 6h du matin.

Ils ont bloqué les axes routiers, les tramouets, les lycées également depuis le début de la mobilisation. Ça c'est des chiffres qu'on a eu tout à l'heure donc ça peut-être évoluer mais en tout cas vers 10h du matin il y avait déjà eu 13 interpellation à Nantes. La police est donc bien présente.

Reportage tout de suite de notre correspondant Théo Peron. Elle est à nous. Elle est à nous.

Allez onêche pas. On fait grève à la fois pour plusieurs choses, pour le pouvoir d'achat parce que on a beau travailler, ben on a on ne peut faire rien d'autre que de manger et dormir avec voilà avec moins de salaire. Il y a 5 ans, on vivait 5 10 ans, on vivait largement mieux et on étouffe et je travaille dans une association environnementale et je manifeste aussi parce que je sais que parmi les premières coupes budgétaires, ça va être la santé, l'éducation, l'environnement et et en fait je peux pas laisser passer ça, il y en a marre. plutôt bien.

Beaucoup de force de l'entre quand même donc forcément ça a été difficile les points de blocage direct se sont fait se sont fait des loger mais quand même c'est assez mobile. Les gens s'organisent, se parlent en fait depuis des années qu'on fait des choses, finalement on finit par se connaître et par se faire confiance. Du coup, on a réussi à bouger, aller dans d'autres endroits qui sont jusqu'à arriver à un blocage ici qui est quand même intéressant parce que c'est un endroit de passage avec plein de monde.

Donc, on arrive quand même à faire des choses. Du coup, c'est bien mais il va falloir être patient et tenir dans la durée aujourd'hui mais aussi les jours à venir quoi. parce que en fait moi ça fait des années que j'essaie de faire des choses pour que le système change et qu'il change pas et que ce que j'ai apprécié dans la création de ce mouvement c'est comme si c'était un peu la synthèse de plein de choses qu'on a appris dans les mouvements sociaux ces 10 dernières années.

Que ça soit du côté des gilets jaunes, que ça soit du côté des mouvements climat des mouvements de la rue, des squats, enfin ça a rassemblé beaucoup de gens. Je l'ai trouvé suffisamment populaire et intéressant et partant suffisamment de la base pour donner des choses qui soient mobiles et qui aillent dans tous les sens. Donc je pense que il y a vraiment les graines d'une organisation intéressante et que ça donne quelque chose de de massif quoi.

Bah aujourd'hui, moi comme des centaines de personnes et ça dans toute la France, on dit stop, ça suffit. Donc un gouvernement illégitime, le ministre de la guerre nommé premier ministre là et puis évidemment l'injustice sociale, écologique. Donc à un moment donné ça suffit, faut absolument renverser la table.

Ah, c'était donc un reportage de Théo Peron et puis on va maintenant parler de la jeunesse qui est en colère et elle le fait savoir. Rappelez-vous, toute l'année a été marquée par des mobilisations étudiantes, des blocages des assemblées, des grèves, des mobilisations face à un gouvernement sourd, un gouvernement qui malgré les alertes a choisi de sabrer dans les budgets de l'éducation. Alors en ce 10 septembre, les lycées, les universitaires sont devenus des lieux de résistance.

Vous allez le voir à Paris et en banlieu, plusieurs rassemblements ont eu lieu devant les écoles des LOPE. Tout d'abord, ces images he de Saint-Denis, vous les voyez, elles passent en direct à l'écran. La mobilisation étudiante a tenté de se faire entendre hein ce matin avec plusieurs actions.

Celle porte de Paris. Les étudiants sont partis à pied depuis la bourse du euh travail hein. Une cinquantaine d'étudiants ont tenté un blocage symbolique de l'axier routier.

Une action qui n'a duré qu'une heure avant d'être violemment dispersée par les forces de l'ordre. Gaz lacrymogène. Interpellation.

Ça c'était à Saint-N à Pentin. Regardez, on a d'autres images, elles nous viennent de Serge Victor au collège Jean l'Olive. 8 profs sur 20 sont venus travailler aujourd'hui, ce qui est considéré comme un succès hein pour les grévistes.

Bastien Lachot, le député, les filles étaient devant le collège, il est venu soutenir la mobilisation. Et puis sachez qu'il y avait 69 % de grévistes, hein, selon nos chiffres au lycée d'Hydro. à Auberbiller toujours dans le 93.

Et puis des manifestants ont également commencé des blocages devant plusieurs lycées parisiens. Il y a eu le lycée Claude Monet dans le 13e, Lavoisier dans le 5e, Montagne dans le 6e. Bref, vous l'aurez compris, une forte mobilisation chez nos étudiants et puis devant le lycée Hélène Boucher, c'est certainement là que ça a le plus bougé.

C'était dans le 20e arrondissement. Il y a eu des heures qui ont éclaté hein, c'était assez violent entre des manifestants et les forces de l'ordre. Sur la chaussée, on a pu voir des restes de barricades faites avec des poubelles incendies.

Elles ont été dégagées dans la matinée par les policiers. Et puis on en vient à cette tension également dans le 11e arrondissement devant le lycée Voltaire, un lycée dans lequel étaient nos équipes. Là aussi, il y a eu une mobilisation.

Regardez. reportage tout de suite. On est là, on est là.

On est là aujourd'hui en fait. On est là pour montrer que c'est pas parce qu'on est jeune, c'est pas parce qu'on est forcément concerné là tout de suite par les lois du travail ou par certaines politiques actuelles que on n'est pas présent, qu'on n'est pas là pour revendiquer aussi nos droits parce que ben on en parle pas assez en ce moment et queon nous considère un peu comme des enfants alors que ben on est les adultes de demain. Donc on est vraiment là pour montrer que nous aussi on se révolte, nous aussi on en a marre.

Des raisons très générales et puis des raisons propres à l'éducation et au à la case du service public. Euh nous on a des classes à 36, on a des élèves qui sont sans cesse sous la pression des examens du bac blancaire, euh de la de de du fait de de réussir à trouver une formation dans le supérieur à cause de cette de ce parcours sup. des élèves qui sont de plus en plus stressés euh et qui ont comme seul seul horizon l'évaluation et plus du tout euh l'apprentissage.

Enfin, on essaie hein de maintenir ça mais c'est très difficile. Et par ailleurs, il faut aussi rappeler la situation générale, c'est que l'année dernière, il y a eu des élections, il y a eu une dissolution de l'Assemblée nationale, c'est quand même la gauche qui est arrivé en tête. On a fait une rentrée sans ministre de l'éducation nationale.

Donc je pense que tout ça a mûri et un an après, on en est là. que c'est la conséquence de cette cette ce pouvoir qui est devenu totalement illégitime et là je ne pense pas que choisir le corps nu changera quoi que ce soit à la situation explosive qui existe en France hein. C'estd que nous on est donc mobilisé sur les questions d'école mais aussi enfin sur l'inflation sur les retraites on était là on a défilé pendant des mois au moment des retraites des millions de personnes comme il y a jamais eu.

On n'est pas entendu. Donc je pense que c'est pas pour rien qu'un mouvement un peu type gilet jaune mais avec le soutien des syndicats naisse à ce moment-là. Monsieur le Cornu, premier ministre.

Non mais c'est une blague. C'est un monsieur qui est proche de l'extrême droite. C'est un monsieur homophobe qui a participé au au manifiage pour tous, proche des militaires qui a traîné dans les affaires avec Benala.

C'est pas rien. C'est quand même le ministre des armées, c'est un très proche de Macron. Et là, ce qu'on a dit dans notre motion, c'est que il y a des milliards qui sont débloqués pour la guerre et à côté de ça, dans les hypothés, les services publics, il y a plus rien.

Donc je pense que on est aussi là en soutien de la jeunesse. Nous, on est en piquet de grève mais on soutient le blocus étudiant parce que leur avenir là ce qu'il prépare pour eux c'est c'est la guerre. Il va mener une politique d'austérité ultra violente pour les riches.

Ça change rien. Voilà. Et en fait, c'est par le peuple que ça changera.

C'est par nous que ça changera. C'est c'est par les mobilisations. [Applaudissements] Les étudiants sont donc en colère, ils sont avec nous, avec moi aujourd'hui Hortens étudiante à la Sorbonne.

Merci d'être avec nous aujourd'hui. Ben merci de m'accueillir et c'est l'entretien. Hortens, on vient de le voir les jeunes, ils sont assez en colère, ils sont déterminés.

On a l'impression que dans tous les points de de blocage, ça part en tout cas beaucoup euh des lycées. Hm. Bah oui, en vrai, c'est assez spectaculaire la mobilisation là pour le début de l'année parce que au-delà des très nombreux blocages lycéens qu'il y a eu ce matin partout dans Paris mais aussi à Strasbourg, à Bordeaux Arenn et cetera, il y a aussi enfin même dans les faces étudiantes, les assemblées générales qu'il y a eu lundi, mardi et tout, elles sont hyper nombreuses, hyper massives pour un début d'année où les cours ont même pas encore commencé et il y a déjà 500 personnes à Strasbourg, 500 personnes à Rennes, 200 à Parisien, de sang à Nanterre.

Enfin bon, ça ça part bien bien pour une rentrée quoi. On sent que c'est très politique cette année. Toi, tu étais à une ce matin ?

Ouais. Alors enfin hier j'étais en âé à la Sorbonne, on était 220 personnels et étudiants pour pour préparer un peu le 10 septembre et ce matin bah justement j'étais allé au lycée Voltaire pour voir et après ah on t'a peut-être vu sur les et voilà pour discuter un peu avec les lycéens les lycéennes un peu voir comment on pouvait coordonner nos luttes et surtout comment on pouvait les continuer dans les jours qui tu parles coordonner lycin et étudiant et alors et qu'est-ce qui s'est dit c'est quoi l'état d'esprit des des licens que tu rencontré ce matin ? Ben en vrai, il y avait un peu de tout quand on s'est retrouvé à République à 11h, il y avait des lycées de enfin des lycées d'un peu partout et tout.

À la fois assez choqué de la répression policière en vrai. Enfin, enfin moi aussi enfin juste 80000 policiers qui sont déployés partout dans Paris. Enfin, on sent que on n'est pas les seuls à penser que la jeunesse a un rôle à jouer dans l'immobilisation quoi.

Et il y avait ça, il y avait aussi un peu le truc de comment on continue là après le 10. Est-ce que on y va le 18 ? Est-ce que on rebloque ?

Est-ce que enfin qu'est-ce que vous avez prévu dans les fac ? Est-ce qu'on peut refaire une âgée ? Ah mais je sais pas parce que il y avait moins de monde que prévu ce matin donc est-ce que ça va continuer pour la suite ?

Un peu ça et aussi enfin même sur les discussions politiques, c'était hyper général quoi. On a parlé de l'extrême droite, on a parlé de la Palestine, on a parlé de plein plein de trucs. Vous avez parlé de le cornus j'imagine.

Ça vous a fait quoi vous en tant que que jeune de voir que c'était un copain un fidèle d'Emmanuel Macron qui avait été nommé premier ministre ? Bah en fait franchement, moi je me suis dit euh bon euh unème homophobe de plus euh enfin il les enchaîne un vieux mec euh en plus il a le symbole de c'était le ministère des armées, c'est vraiment on va vous remettre au pas et euh ça va filer droit quoi. Donc euh j'avoue que enfin bon ça ça continue à énerver.

Après, je pense que il y a quand même l'idée que un peu qu'importe le visage qui va être en haut, enfin on a fait tomber Baou, on a fait tomber Barni, enfin on peut faire tomber le cornue quoi. Enfin, c'est c'est un peu ça l'idée aussi. Aujourd'hui, personne se rappelle de Michel Barnier.

Enfin, moi j'ai genre je me rappelle, on en a parlé en âgé et j'ai mis 10 minutes à retrouver son nom et pourtant les mesures austéritaires elles sont quand même passées et ça montre bien que franchement ça peut s'enchaîner en haut. Ce qui compte, c'est aussi ce qu'ils essayent de mettre en place et pourquoi euh enfin pourquoi c'est quoi cette guerre sociale qui qui nous plonge ? Pourquoi ça a lieu partout en même temps sur la planète, ces coupes budgétaires et cette militarisation et tout qu'importe un peu les gouvernements qui sont à la tête, ça se sent que c'est vraiment une politique du patron partout quoi.

Alors on va revenir un peu sur ce que tu disais tout à l'heure que la mobilisation, il y en avait devant les lycées mais que finalement ça a pas énormément pris en tout cas moins que ce que vous espériez. Est-ce que c'est dû à la grosse présence policière ? parce que faut le rappeler à nos téléspectateurs qui n'étaient pas sur place, qu'il y avait beaucoup beaucoup de policiers autour des lycées.

Ah oui mais c'était choquant devant tous les lycées de Paris mais tous même ceux qui avaient pas eu d'appel à bloquer et tout ça, il y avait minimum deux trois cœuvres qui se baladaient partout et il y a eu des enfin à Sophie Germain, ils ont tenté un blocus, ils sont fait gazer aussitôt. Donc les étudiants, ils sont enfin les lycéens, ils sont allés vers Victor Hugo enfin point un peu néfragique Hélène Bouché, la Martine et tout où ils se sont regroupés des lycéens qui avaient pas pu bloquer sur leur lycée juste parce que enfin tu vois des CRS devant, tu peut-être pas envie d'OD en réat c'est pareil, ils sont tous fait fouiller enfin parce queil y a une mobilisation également en ré ce matin. Euh alors, je le disais la dernière fois, il y a l'organisation étudiante pha qui a publié son baromètre de la précarité.

Étudiant, tu connais euh certainement les chiffres hein. 66 % des interrogés des étudiants qui vivent en France sautent des repas toutes les semaines. Qu'est-ce que ça veut dire ce chiffre ?

En fait, ça ça veut dire que c'est une politique générale de guerre contre les classes populaires. Et là, la sélection à l'université, c'est ça. Enfin, tous les gens qui qui se bagarre aussi pour qu'on ait des places à la fac et tout, c'est aussi parce qu'il y a cette enfin cette guerre là euh générale d'appauvrissement général et de d'exclure de plus en plus tôt les gens des études même du lycée, même du collège et cetera.

Et euh le fait de sauter des répas, c'est aussi parce que c'est des gens qui ont des jobs étudiants. En fait, on est tellement mal payé aujourd'hui en France et qu'on soit étudiant ou pas. Par ailleurs, que même quand tu as un job étudiant à côté, si tu es pas à temps plein, tu peux pas te nourrir, tu peux pas te loger.

Et ça veut aussi dire que nos parents, ils peuvent pas financer nos études. Pourquoi ils peuvent plus financer nos études ? Mais juste parce qu'ils ont plus d'économie par eux-mêmes non plus.

Parce que eux aussi ils sont trop mal payés. Enfin, c'est aussi ça et en plus avec l'inflation, c'est de pire en pire enfin je trouve que c'est ce truc de on est obligé de sauter des repas que les conditions même d'accès aux bourses, elles sont de plus en plus difficiles à avoir et tout ça. Devient un parcours du combattant de juste se retrouver à la fac et surtout de réussir à finir ses études parce que quand tu enchaînes plusieurs boulots à côté, c'est hyper dur même d'être pris l'année prochaine.

Enfin voilà et c'est hyper décourageant. Enfin, et est-ce que tu trouves que la colère cette année, elle est amplifiée ? Franchement, ouais.

J'ai l'impression que ma génération, il y a vraiment un truc de phénomène accumulatif de en fait, tu as été dans la rue pour la réforme des retraites, tu as été dans la rue pour le climat avant, tu as été dans la rue pour mit tout, tu en fait tu es tu es énervé de la société et tout, tu as vu que ça continua à s'empirer. Tu là, ça fait 2 ans que il y a des des manifestations que toute une partie de la jeunesse se politise sur la question du génid palestin et tout. Pareil, ça continue.

Il y a une colère qui gronde, qui est bien plus générale quand même juste sur les attaques directement des jours fériers et tout ça, même si c'est ça a cristallisé là à ce moment-là, mais c'est un truc qu'on voit depuis des années que il y a un peu la la vapeur qui monte quoi. Et là, ça a été la goutte d'eau de plus dans le vase de voilà déjà vous bossez 2 ans de plus à la fin de votre vie, bah bosser de jours de plus par an. Enfin, c'est vraiment le dernier crache à la gueule, je trouve.

C'est enfin c'est c'est normal que ça pète autant quoi. Et même si enfin c'est c'est impressionnant aussi que ça pète autant aussitôt dans l'année scolaire parce que d'habitude les gens ils ont un peu d'appréhension à se mobiliser dès dès le début des cours et là que ça parte déjà à des centaines d'étudiants ou déjà à plusieurs blocages lycéens c'est assez impressionnant. Tu disais tout à l'heure sciences poids a été était fermé.

Ouais ouais. Ils ont fermé tous les sciences pot au cas où genre mesure préventives et tout. Tu sais qu'à la fac de Nanterre pareil, ils ont décalé, il y avait des prentrées aujourd'hui.

Ah bah tout est passé le 9. Voilà, surtout ne venez pas sur les campus. Et qu'est-ce que vous êtes dit à l'âé d'hier de ce matin qu'il y aura une continuation ou pas des des blocages ?

Ouais. Bah hier à la Sorbonne, on a reconduit donc il y a une assemblée générale vendredi et lundi pareil avec le personnel, avec les étudiants et tout ça. L'idée c'est quand même de se dire là les attaques elles vont pas s'arrêter.

Donc nous non plus et nous on a des choses à enfin si on veut avoir des revendications en propre à apporter et à gagner des choses en plus et tout ça, il va falloir qu'on continue à se réunir et tout et dans les lycées, c'est un peu plus flou parce que compris les organisations entre lycéens, c'est ça passe plus en informel, on va dire euh genre de messages et tout ça, mais euh il y en a déjà qui ont prévu de rebloquer le 18, il y en a déjà qui ont prévu de refaire euh voir d'essayer de faire des coordinations lycéennes et tout à Renn, ils ont fait une coordination, une AG de coordination interlycée euh lundi soir, je crois et il y avait euh enfin il y avait une cinquantaine la grosse présence policière qui aujourd'hui tu crois que peut-être que le 18 septembre ça va être Pierre H peut-être avant. Enfin franchement, moi je je crois en tout cas que c'est un début de mobilisation et c'est dans ce sens-là qu'on a envie de continuer à aller aussi, je pense. Et euh d'ailleurs, je pense que la pression policière, elle témoigne du fait que eux aussi ils y croient un peu.

Enfin, genre en tout cas, ils ont ils ont un peu peur. Donc ça veut dire que c'est dans ce sensl qu'il faut continuer à pousser, quoi. Bah merci beaucoup Ortenance en tout cas d'avoir été avec nous.

Je rappelle que tu es étudiante à la Sorbonne et que tu lâches sur rien. Merci à toi. Merci à vous.

Et vous l'aurez compris, le budget de Bairou ne passe pas auprès de notre jeunesse et puis les coupes qu'il a prévu sont assez monstrueuses. Ne concerne pas uniquement l'éducation mais aussi l'hôpital la sécurité sociale. Alors les rassemblements ont lieu devant les lycées mais aussi devant les hôpitaux de France et notamment devant ceux de la PHP et dont tenons dans le 20e arrondissement.

Sarah duieu etdia MZ était sur place ce matin. Regardez, il y a une sorte de de ralbol sur nos conditions de travail et je trouve que bon là il y a le 18 aussi. Après, on fera grève aussi.

Là, sur mon service, d'habitude, on est trois grévises, genre là, on est 15. Donc, je pense qu'il y a vraiment un vrai ral bol de se dire "Mais en fait à quoi il à quoi il sert notre argent ? Où est-ce qu'il part ?

Dans les poches de qui ? Et maintenant, faut le rendre et maintenant faut investir sur l'osta parce que nous très honnêtement on est épuisé. Voilà, moi je travaille à maternité, c'est vraiment un beau métier et c'est super mais on est épuisé.

Faut s'imaginer que régulièrement quand j'arrive sur mon service, il y a pas de brancardier, il y a pas d'auxiliaire, il y a pas d'infirmière de bloc donc je suis toute seule et que si jamais il y a un problème, bah ça me fait peur. Et du coup, faut s'imaginer que quand on entend la télé les politiciens nous dirent "Oui, faut serrer la ceinture, faut faire des efforts, faut apprendre à s'organiser dans les services." On est là, "Oui, bon d'accord, tu es sympa mais en fait toi fais des efforts, toi ser la ceinture parce qu'en attendant j'ai pas l'impression que enfin moi j'ai l'impression qu'on fait déjà suffisamment les efforts." Euh le gel du point d'indice.

Mon salaire il progresse jamais. Voilà. Vous êtes à combien là ?

Là honnêtement je plutôt dire mais je tourne autour de 2000 mais sur Paris c'est en fait je sais pas comment dire mais en fait je je loue une chambre chez l'habitante tu vois je peux pas me loger en fait. Euh et donc du coup la difficulté elle est là c'est est-ce que je retourne en province pour avoir tu vois et donc du coup forcément à Paris on n arrive pas à fidéliser. Donc le turnover il est fou.

Moi, mes collègues, il y en a cinq qui vont quitter euh l'hôpital la maternité ce mois-ci, enfin dans le dans les deux ou tr mois qui viennent de passer, quoi. Et donc ensuite, on est là, on vient de t'expliquer. D'accord, tu as des horaires de travail de merde.

D'accord, tu as des conditions de travail pourries, d'accord, et cetera, d'accord, et cetera. Tiens, on va te faire travailler de jours gratos, on va bloquer ton salaire, on va doubler les franchises médicales, on va pas te rembourser euh pas te rembourser quand tu pars en arrêt maladie. Oui, parce que quand je tombe en arrêt maladie, moi vraiment c'est c'est vraiment sympa de pas me rembourser quoi.

Enfin, tu vois. Alors que j'ai vraiment besoin moi de pouvoir avoir des arrêts maladies quand je suis malade. Sinon juste je contamine des bébés.

Après on fait comme on veut hein. Si le plan du gouvernement c'est de contaminer tous les enfants, faut le dire. Mais bon a priori c'est pas ça quoi.

Non mais ils nous disent "Ouais le problème c'est les étrangers. Ouais on va supprimer la ME." Bah tiens, tu as des grande idée ça encore.

Moi j'espère bien qu'ils vont pas supprimer la ME. Mes patientes, elles en ont besoin en fait. Qu'est-ce qu'on fait pour nos patientes quand elles viennent qu'elles sont étrangères, qu'elles ont besoin de soin ? les dire tout de suite qu'elles ont besoin de soin.

En fait, c'est pas on va pas les laisser dans la rue à crever de trouille et de douleur. Enfin, ça c'est pas possible quoi. [Musique] Et vous l'avez vu en colère également devant les hôpitaux.

On va en parler avec notre invité Blandine Chavel. Elle est assistante sociale à la pitié salle pétrière. Elle est déléguée syndicale.

C'est l'entretien. Blandine, bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous aujourd'hui. Alors, je vous voyais, vous arrêtez pas d'accaisser pendant le le reportage devant l'hôpital Tenon. Bah oui, je crois que la collègue, elle a quand même dit beaucoup de choses de ce qu'on nous ce qu'on ressent.

Euh la situation dans les dans les hôpitaux, elle est assez enfin assez ouf. Je suis désolée, j'ai pas d'autres mots en fait hein pour le pour le décrire. Enfin aujourd'hui euh on n pas de matériel, on a enfin voilà c'est la la recherche de thermomètre quand même quand même dans un hôpital, ce qui est quand même un peu un problème.

Euh il y a les plafonds qui s'effondrent parce qu'ils attaquent les services techniques. Enfin, ils suppriment des postes partout. Et vous parlez de la pitié sal pétrière hôpital que Ah non, mais de tous les hôpitaux.

Je peux pas, on peut parler de de la pitié, mais on peut parler en fait surtout de tous. Là aujourd'hui, il y a des mobilisations dans tous les hôpitaux de France euh en tout cas des retours qu'on a eu et euh parce que euh en fait la situation elle est dramatique partout. Ils font des économies de euh de bout de chandelle euh partout.

Euh d'ailleurs Baou il veut économisier 5,5 milliards euh il veut économiser 5 milliards d'euros sur les hôpitaux. Euh franchement, je ne sais même pas comment enfin voilà c'est ça va comment ça va être possible. Enfin c'est vraiment ils vont fermer énormément d'hôpitaux, ils vont fermer des services, ils vont dans mon service par exemple, nous on a fermé Willy parce qu'on avait pas de personnel.

Euh ils réduisent partout. Donc là, le grand sujet, c'est de faire travailler, de nous faire travailler, de nous faire tourner sur des services comme des bouches trous en fait pour faire des économies, voire de pour pas embaucher de pour pas embaucher de personnel, voire de mutualiser les collègues. C'est ce que ce que nous on appelle la mutualisation.

C'est-à-dire qu'en fait en gros, on te fait passer comme un pion comme ça. Tu es plus le la personne d'un service de mal, tu passes de la service neurologie, service pédiatrie géri. OK.

Ex. Voilà. Donc il y a pas personne à titré parce qu'ils veulent s'embaucher de nouveau personnel.

Exactement. Et ça fait combien de temps ça ? Ça fait plusieurs années mais là c'est vrai que ça va s'accélère et ça va s'empirer évidemment avec les annonces les annonces de Bairou quoi.

Euh d'ailleurs il a dit qu'il voulait une plus grande efficacité de de l'hôpital. Quand il dit efficacité on a compris, il pense rentabilité. Mais est-ce que c'est vraiment le rôle d'un hôpital d'être rentable ?

Non mais c'est alors en plus c'est du foutage de gueule parce que au quotidien nous il nous parle de la dette de la dette de la dette mais en fait enfin c'est leur dette quoi. Enfin c'est là par exemple nous ils nous disent il y a une dette il faut faire des économies. Alors merci les bons petits serviteurs du Covid hein quand même.

Voilà mais ils nous disent il faut faire des économies parce qu'il y a une dette le dis j'en profite à votre antenne parce que voilà mais c'est pas notre dette c'est c'est leur dette. Ils ont les milliards qu'ils ont donné pour le patronat. Moi, j'ai un événement qui m'a vachement choqué cet été, c'est qu'il y a un milliardaire, je sais plus lequel, il a pas payé ses impôts.

Donc il a eu 400 milliards 400 millions pardon de d'annulation d'impôts. 400 millions c'est la dette des hôpitaux de Paris. Donc nous on nous dit il faut une aide soignante pour 18 patients.

Il faut réduire le nombre de personnels, des services techniques, des ouvriers, des secrétaires et autres parce que il y a euh une dette des hôpitaux de Paris qui est pharamineuse qui est de 400 millions et il y a un mec, il a pas payé ses impôts euh comme ça euh et lui du coup on lui efface sa dette. Et concrètement, ça veut dire quoi tous les jours quand vous allez au travail ? Qu'est-ce que vous dites ?

C'est qu'est-ce que qu'est-ce que vous dites qu'il faut bouger, qu'il faut se mobiliser quotidien ? Voilà. Et là aujourd'hui euh ben en fait le message moi j'ai l'impression qu'il a été beaucoup reçu par des collègues en fait hein à il y a dans beaucoup d'hôpitaux là il y a eu des assemblées générales avec qui ont réuni qui ont réuni pas mal de collègues.

Il y a des services où il y a quasiment tout le service qui est en grève. Euh il y a des petits rassemblements qui sont dans les hôpitaux. Ce qui est vraiment pas du tout ce qui est vraiment pas du tout habituel.

C'est inédé là ce qui se passe aujourd'hui dans à la PHP ou pas ? Ouais, moi je pense que il y a euh il y a quand même quelque chose d'assez euh d'assez nouveau en tout cas que moi j'ai pas euh j'ai pas connu depuis euh depuis que je travaille euh que je travaille ici. Et c'est vrai qu'on sent de toute façon une colère énorme, mais elle est à la hauteur aussi des euh des attaques en fait.

Enfin, elle est à la hauteur, elle est il faut qu'elle soit encore plus importante malgré vu les attaques qui nous annoncent là le gouvernement. Est-ce que vous craignez une réduction des soins et de la qualité des soins et aussi des gens qui vont recevoir ces soins ? Est-ce que finalement on n'est pas en train de se diriger vers un hôpital qui va soigner que les plus riches ?

Mais en fait, c'est déjà c'est déjà le cas et ça ne va pas s'arranger avec le gouvernement Maillon. Mais oui, c'est ce qu'il faut que tout le monde craigne. Mais là, ils sont ils sont en train de faire des économies.

Il y a 3 mois, ils avaient annoncé là que ils allaient faire des économies sur les compresses sur le la sécurité sociale, hein. Annonce qu'ils vont faire des économies sur le remboursement pour les patients à domicile de compresse. Ça veut dire quoi ?

C'est veut dire qu'ils devront acheter leur compression. Ouais. En fait, voilà, c'est Ouais.

Oui, c'est pas le Gorafi. Non, c'est le Figaro qui l'a annoncé. C'est pas c'est pas une blague.

Non non, c'est vraiment euh ils ont là ils veulent pour les patients augmenter le reste à charge, pour les personnels réduire le nombre de personnels. Donc par exemple dans certains services une aide soignante pour 18 patients, fermer des lits faute de personnel et donc du coup bah qui dit moins de lit dit plus de possibilités pour hospitaliser quoi. Moi je travaille en cancérologie, on a besoin de lit pour les pour accompagner donc de pour accompagner nos malades quand même. la cancérologie, c'est pas comme si c vous êtes assistante sociale, vous voyez une dégradation au niveau des des patients, vous avez plus de de consultation, j'imagine.

En fait, la dégradation, elle se voit à tous les niveaux. Euh, elle se voit à la fois au niveau de la prise en charge des patients, mais même aussi et l'assistante sociale que je suis le voit aussi, c'est beaucoup de gens. Et c'est pour ça que en fait là, il faut que ce mouvement il continue, il faut que ça se développe et ça son ça enfin il faut qu'il y ait vraiment de plus en plus de monde et que ça se développe et que ça se construise parce que en fait c'est à tous les niveaux.

Par exemple au niveau des aides sociales et autres. Aujourd'hui il y a des services sociaux qui n'ont plus d'assistante sociale pour recevoir le public. C'est c'est ce n'est du de l'inédit.

On a jamais euh c'est vraiment la première année qu'on qu'on constate ça où par exemple en fait on envoie des patients euh pour aller voir une assistante sociale pour avoir des aides du département ou des choses comme ça. Ça ne se fait plus. Il y a plus euh il y a plus de possibilité.

Euh il y a plus de possibilité parce que en fait il y a plus en plus de ne pas embaucher de nouveaux personnels. On fait disparaître des postes en fait. Exactement.

Exactement. Par exemple parce que dans les services sociaux ben ça fait moins de ça fait moins d'aide aussi. On voit aussi une réduction une réduction des aides par exemple des indemnités journalières.

Là ils ont réduit les indemnités quand vous êtes en arrêt maladie. En fait avant vous étiez indemnisé à 100 % maintenant vous êtes indemnisé à 90 %. Ça du coup bah ça fait des réductions.

Par exemple moi j'ai une collègue elle a pris 400 balles de moins sur son salaire. C'est quand même énorme parce qu'elle était malade. Elle était malade.

Il y a aussi ce budget qui vise aussi les les ALD. Ça révèle quoi finalement de notre système ? Que les plus fragiles, les plus vulnérables, on s'en fout.

Ça ça révèle que le gouvernement il déclare la guerre à notre camp social parce que en fait tout le monde peut être malade. Euh tout le monde peut être malade et puis en plus bon euh certaines maladies qui touchent pas qui touchent pas tous on n'est pas tous touchés pareil he quand même par la maladie. Ça c'est aussi une réalité.

Et donc oui, le gouvernement là, il nous déclare, c'est une vraie déclaration de c'est une vraie déclaration de guerre et euh en s'attaquant et là il s'attaque à nous, à notre portefeuille, il nous fait la guerre pour augmenter les budgets, les budgets de l'armée en fait, les budgets de les budgets de l'armée, les grands les grands patrons aussi hein, puisque 210 milliards là, 211 milliards d'aide d'aides aux entreprises sans contrepartie, il faut le dire quand même, sans contrepartie. Euh voilà. Et donc bah du coup pour ça, qu'est-ce qu'ils font ?

Ils s'attaquent aux arrêts maladies, aux affections de longue durée, c'est-à-dire aux malades chroniques, au aux patients, aux hôpitaux. Donc déclaration de de guerre, c'est ce sont vos mots. Comment vous allez répondre justement ?

Qu'est-ce qui s'est dit que vous allez continuer au 18 septembre ? Alors, on va construire nous ce qu'on dit c'est que on va construire la mobilisation. On va euh donc là il y a eu des rassemblements qui ont eu lieu.

Nous sur mon hôpital à la pitié là. On s'est dit ce matin qu'on allait faire un un rassemblement devant l'hôpital lundi prochain. On sera là le 18 et oui on va continuer.

Et moi ce que nous ce qu'on dit c'est qu'il faut qu'on construise qu'on qu'on construise et qu'on continue de construire cette mobilisation à la base. Voilà. Euh en étant un peu méchant quand même des directions syndicales dont une bonne part dont quand même l'intersyndical qui a pas appelé au 10 qui est quand même un peu un problème ou Ouais.

D'ailleurs vous en pensez quoi ça ? Des des syndicats qui ont un peu été frileux hein pour appeler à ce les directions des syndicats parce que il y a beaucoup de syndicats notamment y compris le mien qui ont appelé au 10 au 10 et euh et après et heureusement qu'il y a eu qu'il y a eu ça mais c'est vrai que c'est c'est un problème on est d'accord. Donc après là, ils ont appelé au 18.

Moi je pense que le 18 ça peut être une suite aussi et il faut que ce soit avec plus de monde qu'aujourd'hui. Il faut qu'il y ait encore plus de monde bien sûr et il faut que ça continue que ça se construise à la base avec tous les collègues. Mais moi je trouve que cette journée elle est très encourageante.

En tout cas moi ça fait longtemps que j'avais pas vu ça. J'avais pas vu ça à l'hôpital donc c'est plutôt plutôt positif. Ouais.

Bline Chel rappelle que vous êtes assistante sociale déléguée syndical l'hôpital Pitié Salpétrière. Merci d'avoir été avec nous ce midi et je rappelle he journée du 10 septembre appel citoyen tout bloqué et une de nos journalistes hein Lisa Noyal est actuellement de le cortège de gare du Nord qui se dirige vers Châtelet. On va la retrouver tout de suite.

C'est l'heure du duplexe. Lisa, bonjour. Bonjour. rebonjour, tu étais avec nous tout à l'heure.

Alors, comment ça se passe dans le cortège là ? Et ben comme on disait tout à l'heure, à la base, on voulait rejoindre Châtely seulement en marchant. Euh là, on est avec plusieurs milliers de personnes, on commence à avoir un bon groupe quand même qui s'est qui s'est formé et en avançant on a été bloqué donc par les forces de l'ordre en voulant aller vers Châtelet.

Euh le groupe a un peu discuté et finalement on a tourné et on rejoint République où il y a déjà un groupe où où Lilia a était présente tout à l'heure. Vous avez dû le suivre. Ouais, on l'a on l'a eu tout à l'heure en début de de journal.

J'imagine que tu as pu euh parler avec les gens. Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? Et ben la motivation, elle est vraiment générale.

Il y a une envie de de bloquer tout. On a vu qu'il y avait une une forte présence quand même de de forces policières, énormément de de répression, mais malgré ça, les groupe continue de se mobiliser et de se rejoindre dès que c'est possible. Chaque chaque appel fait en sorte qu'il y ait un maximum de personnes et ça fonctionne.

La motivation, elle est présente, elle est bien présente. Il a un ralbol général. motivation et détermination, j'imagine c'est ça le le mot d'ordre, l'état d'esprit aujourd'hui des manifestants.

Oui, c'est ça. Et puis l'envie de de poursuivre aussi, que ce soit par la grève, par les blocages, par les manifestations, il y a une envie de de continuer dans les jours les jours à venir et les différents appels qui seront certainement suivis. Euh donc on suivra forcément ça dans les jours à venir aussi.

Et tu parlais tout à l'heure des des policiers, tu étais sur place depuis ce matin. Qu'est-ce que tu as vu de la répression policière aujourd'hui ? C'est ce qu'on le rappelle he 80000 policiers déployés partout en France selon Rotaillo.

Oui, c'est ça dépendant des des endroits, des actions et des blocages hein. On a vu qu'il y avait énormément de de présence qu'il y a eu beaucoup de de gens évacués par des gaz lacrymogènes. Nous, on a été donc à l'âé de G du Nord où cétaitô très encadré.

On n'a pas été évacué violemment mais c'était un des passages filtrés un par un. On avançait en petit groupe, on est bloqué dès qu'on fait un maître et on on est bien entouré en tout cas là dans les manifestation. Merci Lisa, on avait quelques petits problèmes de de connexion.

Donc je sais je sais pas si vous avez entendu Lisa Noyel mais elle était depuis ce matin à Gere du Nord. la gare qui a été euh fermée. En tout cas, ça a été filtré au les gens, il y avait que les touristes qui pouvaient rentrer dans la gare.

Les manifestants étaient gazés par les forces de l'ordre. Et puis on le rappelle cette journée du 10 septembre, c'est un appel citoyen, un appel qui est parti sur les réseaux sociaux et tous les syndicats bizarrement n'ont pas appelé à se joindre à ce mouvement. Ils ont préféré se concentrer sur la date du 18 septembre.

Mais Sudraille a appelé à se mobiliser aujourd'hui. Julien Trocaz est secrétaire fédéral de Sudra. Justement, il était notre invité hier. il est revenu sur les raisons de cette colère et promet de ne rien lâcher.

Moi je pense qu'il faut remettre vraiment des questions de classe en fait et et tout le monde ça soit dans dans des luttes écologiques. Nous par exemple on travaille beaucoup avec la déroute des routes. C'est avec des collectifs qui se battent pour des projets autoroutiers et qui voient bien que c'est une injustice qui est en train de se passer.

Euh, on parlait aussi des mouvements écologiques, évidemment, de tous les salariés qui par exemple leur salaire n'augmentent pas et on dit toujours c'est toujours les mêmes qui vont trinquer. Enfin, il y a ça qui ressort en fait. Et donc évidemment euh moi je pense qu' il y a un mouvement et c'est les graines qui ont été faites ces derniers mois, dernières années.

Quand je redis qu'on re mouvement des retraites, ce n'est pas rien en fait. Alors, OK, on a perdu en 2023 mais là ça peut être une revanche. On peut se venger sur sur le gouvernement.

Alors, il y en a un qui reste, c'est Macron euh parce que il a été très autoritaire et il a pas écouté. euh bah une des milliers de citoyens et citoyennes qui s'opposaient à cette réforme et le fait que justement vous le disiez à l'instant que François Bairou décide dans la célérer son calendrier, de proposer ce vote et finalement il va devoir quitter Matignon, c'est aussi parce que justement l'élite, les dirigeants, la classe dominante commence à avoir peur du coup. Bien sûr.

Bien sûr qu'elle a peur et elle a peur et là on voit quand elle a peur alors elle parle de quoi ? Elle parle de matraque policière. Demain, on voit bien le matraquage aussi médiatique hormis ici euh qu'on peut qu'on peut avoir évidemment qu' qu'elle a peur.

Donc ça doit nous renforcer aussi que dans cette lutte des classes qu'il y a, on a déjà de l'avance en fait, on a déjà tapé dans un coin et là il faut continuer, il ne faut rien lâcher. Et avec nous pour ce Jidel, notre invité Rachel Kéké, ancienne députée LFI, aujourd'hui présidente de l'association d'invisibles invisibles. C'est encore l'heure de l'entretien dans le fidèle.

Rachel Kéké, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous aujourd'hui.

Alors, on va commencer cet entretien par la passation de pouvoir, hein. C'était à midi entre François Bairou et Sébastien Lecnu. Je vous laisse le regarder.

Cela va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d'y revenir. On vient d'en parler très longuement tous les deux.

Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode des ruptures aussi sur le fond. Rapachel Kéké, bon bah vous rigolez, ça vont dire ça veut dire long hein sur ce que vous pensez de notre nouveau premier ministre. Mais bon, moi je déjà merci de m'avoir invité ce matin sur ce plateau.

Déjà moi je vois que c'est la continuité de de Bairou. Rien ne va changer. C'est du de la poudre au prinin.

Donc euh ça ne sert à rien. C'est mieux que Macron il part parce que le pays ne va pas. Le pays ne va pas.

Ça ça se sent. On voit euh on va pas se mentir. Reprendre encore les mêmes choses, ce n'est pas nécessaire parce que au fur et à mesure il va tomber.

Donc euh c'est mieux que Macron il pas, il organise les élections présidentielles euh urgemment et puis bon on verra que celui qui va gagner, on verra comment se voilà le pays va fonctionner parce que un grand PC mondale dans le monde entier, la France ça va pas. C'est c'est une humiliation ce qui arrive en ce moment. Alors est-ce que c'est pas un peu une provocation ?

D'ailleurs, c'est le terme qui a utilisé LFI, une provocation d'avoir nommé Sébastien Lecnu en tant que premier ministre avec une passation de pouvoir aujourd'hui jour du 10 septembre. Bah voilà. Bah c'est ce que j'ai dit en fait aujourd'hui le 10 septembre on voit comment le pays bouge dans tous les sens.

Donc venir faire encore la prensation de pouvoir, c'est une provocation. Mais qu'est-ce que je vais dire aujourd'hui au peup que Macron, il s'en fout. Il s'en fout.

Il s'en fout des Français. Il fait ce qu'il a envie de faire, ce qu' vient dans sa tête. Et voilà, ce qu'il a envie de faire, c'est ce qu'il fait.

Voilà, de merdez vous, faites ce que vous voulez, mais moi ce que j'ai envie de faire et j'ai envie de dire, c'est ce que je fais. Donc moi, je pense que c'est une provocation. Bah c'est pour ça aussi qu'on manifeste pour lui dire on ne veut plus de lui en fait.

Voilà ça ça suffit de provoquer les Français de se de ce qui arrive à la France ça suffit. Il faut qu'il mette fin à ça. Il n'écoute pas le peuple français fait ce qu'il veut mais nous aussi on va pas le laisser tranquille.

Rachel Kek est-ce que vous estimez que cet appel a tout bloqué hein a fonctionné ? Mais c'est le début déjà ça. Moi pour moi de ma part quand je vois les images c'est c'est déjà un bon début parce que faut pas qu'on va dire c'est c'est déjà un bon début.

Ça commence comme ça petit à petit mais moi je préfère que on continue. Il faut que ça soit une continuité parce que c'est comme ça qu'il comprennent. Ils comprennent pardon et c'est comme ça qu'ils vont prendre la chose au sérieux.

Parce que si on a commencé aujourd'hui et qu'on stoppe demain on fait rien après dém on fait rien. Et qu'est-ce qu'ils vont dire ? Voilà ils ont commencé un mouvement là rapidement maintenant chacun va à ses occupations.

Moi je pense que c'est une première aujourd'hui mais faut que ça ça continue jusqu'à la victoire. Il y avait beaucoup de de policiers je rappelle he 80000 policiers déployés. Est-ce que c'est pas un peu trop finalement ?

Et est-ce que euh ça veut pas dire que le gouvernement ne compte pas laisser faire les manifestants ? Oui, mais ils laissent pas faire mes 80000 possè ce que je veux dire, c'est qu'ils ont peur. Ils ont peur parce que euh ce que je dis aux gens d'habitude, c'est que je je leur dis la le peuple a une force pas possible.

Si le peuple envie d'obtenir quelque chose, le peuple peut l'obtenir. Donc c'est pour ça qu'ils ont déployé 80000 policiers. Mais est-ce que avec les 80000 policiers ça a empêché les gens de descendre dans la rue ?

Non. Les gens sont là, les gens se mobilisent, ils sont là, ils se battent, ils disent que non Macron ne veut pas démission, tu pass. Donc c'est vrai qu'il y a les 80000 policiers, mais ça n'a pas empêché le peuple de descendre quand même dans la rue.

Alors Rachel Kéké, vous êtes ancienne députée à l'FI. Aujourd'hui, vous êtes à la tête d'une association qui s'appelle d'invisible invisible. Le nom est très important.

Pourquoi vous avez choisi celui-là ? Mais d'invisible à visible, aujourd'hui, on a vu euh euh comment on appelle ça là ? Baurou qui veut voler 2 jours de de férier à à ces travailleurs qui travaillent difficilement, qui n'ont pas euh d'augmentation de salaire, qui qui ont des conditions de travail pénible et que l'État ne pense même pas comment il faut faire pour trouver des solutions pour ses travailleurs, ceux qui tiennent la France debout, ceux qui travaillent difficilement, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui prennent le premier métro à 5h30 et qui vont travailler. ces conditions là, si l'association est là, c'est pour visibiliser tous ces métiers de de qui travaillent difficilement que dont l'on ne parle pas parce qu'on se lève matin, on voit les rues sont balayées, quand on va à l'hôtel, on voit la chambre bien nettoyée comme on appelle les petites mèes, les invisibles, mais il y a des conditions de travail qui sont très très difficiles à l'intérieur.

Donc cette association est là pour dénoncer ça et pour faire des actions pour pour les mettre en valeur en fait pour les mettre en valeur pour dire si le pays fonctionne bien il y a des petites mères qui sont là ne les oubliez pas. Oui puisque vous avez commencé avec la colère des femmes de chambre et puis il y a quelques mois c'était cet été avec les les agriculteurs. Ça veut bien dire que tous les travailleurs français ont du mal aujourd'hui à joindre les debouts.

Tous les travailleurs. Même chez les agriculteurs. J'ai été j'ai fait 20 jours.

Mais euh les agriculteurs, c'est difficile. C'est difficile pour pour eux. Parce que aujourd'hui pour pour un test du PCR, s'il y a une bête qui est malade, si tu as 1000 bêtes, ils sont obligés de détruire toutes les bêtes.

Aujourd'hui, les fme ferme et rien ne va chez les agriculteurs. Et moi-même, je leur dit bah, mettez-vous ensemble, mettez-vous ensemble, rejoignez le 10 septembre, sortez vos tracteurs parce que restez pas dans restez pas à la campagne, faites comme si ça ne vous intéresse pas. Non, env je veux comprendre bien, il faut qu'on soit solidaire entre nous, tout le peuple parce que rien ne va.

Donc les agriculteurs vraiment c'est beaucoup difficile pour eux. Moi-même j'ai vu j'ai été sur le terrain et tout ça. Cette association est là pour parler de ça et pour visibiliser les conditions des agriculteurs aussi.

Alors Rachel Keké, on a parlé de votre association mais vous étiez en politique hein. Peut-être que vous allez revenir, on ne sait pas aux prochaines élections législatives. Donc on va parler politique.

Justement, vous le disiez tout à l'heure, vous vouliez que Emmanuel Macron tombe. Si Emmanuel Macron tombe, qui prendrait sa place ? Bah qui pendant il y a beaucoup de de partis politiques.

Donc on verra qui tombe d'abord et puis on verra le reste après. On verra on verra qui va prendre euh le bah pourquoi pas déjà la première type que j'ai pourquoi pas la France insoumise parce qu'on est prêt quand même à gouverner ce pays. Voilà ça se voit.

On voit on voit le comment je pe le programme de la France insoumise et on voit comment la France insoumise est auprès du peuple, est auprès des travailleurs et moi-même je l'ai vu. Donc la France insoumise elle est prête pour gouverner ce pays. Voilà donc que Macron parte pour que nous on vienne prendre les choses en main.

Et vous disiez tout à l'heure, vous êtes sûr que ça va continuer le le 18 ? Moi je veux que ça continue. Bon là, j'ai entendu il y a le 14, il y a le 18, mais moi chez moi en tant qu'une une combattante, je vois que c'est peu c'est c'est trop long parce que nous quand on nous on faisait la grève avec le groupe accord et et sa sous-traitant, on n'a pas mis d'écart de jours.

C'estàd rappelez-nous combien de jours vous avez mis ? 22 mois. On a fait 22 mois.

Voilà. On n'a pas mis d'écart. C'est-à-dire c'est le Covid qui nous a un peu freiné quand il y a eu le le confinement.

Mais tous les jours, c'est-à-dire du lundi à vendredi, on était tout le temps sur le piquet des greffes. Parce que quand tu mets au moins 2 jours, 3 jours, ça casse le mouvement. Voilà.

Donc on était tous les jours du lundi à vendredi tous les jours. Souvent même les samedis, on partait faire des actions dans des hôtels pour pour dénoncer ce qui ce qui n'allait pas envers les formes de chambres de l'hôtel Ibis, les Binigoles. Donc moi, je pense que la lutte, il ne faut pas qu' il y ait des cas de jours parce que ça casse vraiment le mouvement.

Ça casse du tout. Bon, le 10 18, ça fait une semaine, c'est énorme. Bon, moi chez moi, même demain, après-demain, c'est-à-dire 10 11 12 13 14 jusqu'à ce que Macron dise je n'en peux plus ou bien jusqu'à ce que même le peuple ou bien les les le capitalisme parce que ceux qui ont l'argent disent "On perd beaucoup d'argent là." Macron, s'il te plaît, dépose voilà et pas démissionne comme ça on va reprendre les choses.

Et rappelez-nous 22 mois de grève et vous avez gagné quoi à la fin ? On a gagné toute notre revendication et comme j'ai l'habitude de dire la lutte est paye parce que si on avait pas fait 22 mois tout ce qu'on a gagné aujourd'hui dans cet hôtel là on n'allait pas l'avoir parce que c'est grâce à la lutte qu'on l'a eu. Les 22 mois les revendications qu'on a gag on a gagné de 250 € à 500 € d'augmentation de sala.

On a eu la baisse de cadence parce qu'on avait trois chambres et demi de l'heure. Donc on a eu les baisses de cadence. On a eu même le prime de nourriture parce qu'on avait même pas on avait même pas le temps ou bien le droit de manger puisqu'on avait pas assez d'argent.

Parce que sachez que quand tu fais 50 chambes 40 chambres et à la fin du mois tu as 700 800 € ou 900 € mais comment est-ce que tu peux prendre l'argent dedans pour manger à midi ? Donc on avait demandé à la société de nous donner une prime de nourriture. Ils avaient refusé mais c'est grâce à cette grève là qu'on a eu la prime de nourriture de 7,50 €.

Donc, c'est-à-dire la prime de on avait 160 € le mois en plus qui se rajoutait sur le salaire. Aujourd'hui à l'hôtel glissent les bâtimes, les femmes de chamb elles sont payé de 1800 à 2000 € le salaire. La lutte, elle paye et ce que nous allons faire, ce que nous avons commencé le 10, si nous tenons dur, nous allons gagner.

Et moi, je n'en doute même pas. Si nous sommes solidaires que nous continuons, nous allons gagner comme nous les femmes de chamb, nous l'avons fait à l'hôtel Ubis les Bâtimes. Vous pensez qu'on se dirige un peu vers les gilets jaunes ? parce que c'était un mouvement qui avait quand même un peu duré dans le temps.

Bah, il faut qu'on fasse comme les gilets jaunes. Les gilets jaunes, il faut qu'il reviennent. Bon, je sais pas s'ils sont là mais il faut que les gilets jaunes reviennent et tous ensemble parce que à l'époque les gilets jaunes, ils étaient aussi partis un peu tout seul mais là maintenant c'est le peuple qu'on dit le peuple.

On est 60 millions d'habitants en France. Mais il faut que tous ces 60 millions de personnes se mettent ensemble pour faire reculer Macron parce que la situation est très difficile. On peut pas finir les fins du mois.

L'école ça va pas, les hôpitaux ça va pas même tu appelles les tu appelles à la sécurité sociale pour avoir quelqu'un au bout du fil, c'est tout un problème. Rien ne va. Rien ne va.

Et ça ça peut pas continuer comme ça. Ça peut pas continuer comme ça. Rachel Kéké, je rappelle vous êtes ancienne députée euh LFiste, vous êtes à la tête d'une association d'invisibles invisible et vous appelez à la mobilisation.

En tout cas, merci d'avoir été avec nous aujourd'hui. Merci pour l'invitation. Merci.

Merci à tous. Et c'est la fin de ce Jidel spécial journal des lutes spéciales consacré à cette journée du 10 septembre. On va vous donner quelques chiffres he des chiffres qui viennent de tomber.

Donc à la mi-journée, ils vont encore évoluer. Bien évidemment, il y a eu 295 personnes qui ont été interpellées à travers toute la France dont 170 précisément 171. À Paris, il y a eu 106 actions de blocage et 273 rassemblement en tout 29000 participants.

Ce sont des chiffres qui sont donc tombés avant 14h et qui ont été communiqués par le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises. Voici les chiffres pour cette journée du 10 septembre qui sont tombés à la mi-journée. Et vous l'avez vu he tout au long de cette émission, les Français sont en colère, les lycéens, les étudiants, ceux qui travaillent à l'hôpital, les politiques.

La France est en colère, la France grande. Il y a donc eu ce mouvement du 10 septembre, ça va continuer. Rendez-vous le 18 septembre.

Cette fois-ci, ce sont les syndicats qui ont donné cette date comme rassemblement. N'oubliez pas, on parle encore de cette journée du 10 septembre dans notre émission spéciale de ce soir. Rendez-vous donc sur le média.

Excellente journée. [Musique] He. [Musique]