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interviewSUDRADIO· 7 juin 2026 46 min

Bourgoin-Jallieu la ville étape où il fait bon s'arrêter sur la route des vacances !

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Locuteur non identifié

Bourgouin-Jalieu, une ville étape culturelle et gastronomique présente.

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Présentateur

Sud Radio, la France à découvrir, Christophe Gickel.

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Invité

Ah, chers amis IS et IES, bien sûr de Sud Radio, du championnat des villes d'une capacité à se réinventer, à s'affirmer, fière de ses racines et bâtisseuse résolue de son avenir, la ville de Bourgouin-Jalieu, dans l'Isère, serait assurément sur le podium. Idéalement située à 1h30 des Alpes, 2h de Paris, un peu plus de 3h seulement de Marseille, cette petite ville que l'on disait endormie il y a quelques années dans l'ombre de Lyon et de Grenoble, ses voisines jouit aujourd'hui de son statut de ville étape, certes, mais qui mérite cette fois largement que l'on s'y arrête.

Déjà, au XIXe, ce qui était un petit centre rural et commercial du Bas-Dauphiné, s'est trouvé entraîné dans l'aventure humaine, technique et sociale de la production industrielle textique à grande échelle, ce qui forgea à la fois le caractère de ses habitants et sa physionomie urbaine et son patrimoine.

Réunie ensuite dans les années 60 d'une fusion entre Bourgouin, qu'on disait bourgeoise, et Jalieu, davantage ouvrière, la ville, il est vrai, se serait assoupie durant presque 40 ans sur cette double identité, seulement réveillée par les exploits d'une équipe de gaillards en maillot bleu et ciel et Grenat, qui lui donnaient des frissons et des raisons de relever le menton avec cette fameuse devise, un passé glorieux, un avenir ambitieux.

Et bien justement, si aujourd'hui, la ville propose une vie culturelle pétillante, actuelle, audacieuse, un commerce animé, une physionomie nouvelle ponctuée de grands puits de verdure et de jolis projets, une gastronomie de terroir fière de ses identités et un maillage de paysages vallonnés à explorer sur les hauteurs. Alors on peut le dire, un vrai réveil a été opéré. Alors que voir, que faire à Bourgouin-Jayeux, où, quand, quoi, comment, c'est ce que nous allons découvrir dans cette émission. Et nous avons bien évidemment réuni les meilleurs ambassadeurs de la ville de Bourgouin-Jayeux. Vincent Schrecky, maire de Bourgouin-Jayeux. Bonjour Vincent. Bonjour. Aurélie Ferlet est à vos côtés.

Elle est illustratrice d'espace et peintre et cycliste. On va voir pourquoi et comment. Bonjour. Thomas Priand, il est directeur de la scène des musiques actuelles, Les Abattoirs. Bonjour Thomas. Bonjour. C'est comme ça qu'on est la SMAC. Oui, on est une SMAC. Oui, c'est bien la SMAC. Moi j'aime bien. Mais Samuel Suissat est avec nous. Il est restaurateur et président du club de boxe. Comme quoi, c'est possible à la fois de bien aimer la gastronomie et d'être un sportif. Bonjour. Et de taper dans les sacs. Oui, doucement. On va commencer avec vous Vincent Schrecky, maire de Bourgouin-Jayeux. Tout à l'heure, j'ai dit dans mon lancement que la ville était endormie et qu'elle s'est réveillée.

Est-ce que vous êtes d'accord avec cette définition ? Bah, il y a un moment. Oui. Oui, bien sûr. Je pense que depuis, je ne sais pas, 10-15 ans, d'abord la ville a renouvelé son visage. Ça, c'est quelque chose qui est assez évident. On aurait fait tous les équipements, le tribunal, le commissariat, la piscine, le conservatoire, la tribune du stade, les espaces publics, la place Carnot, la rue Piétonne, le boulevard Saint-Michel. Et elle en avait besoin. C'est une ville qui avait un patrimoine, mais un peu vieillissant. Elle a eu un coup de neuf. Et puis, à côté de tout ça, un peu de la pierre, il y a eu la verdure.

On a beaucoup planté, on a créé des nouveaux parcs, le parc Chopin, le parc des Muriers. On a planté le nom des avenues, on a mis des squares un peu partout. Ça a été récompensé par la quatrième fleur qu'on a obtenue l'an dernier. Ville Fleury. Quatre fleurs, c'est exceptionnel. Il y en a que deux en Isère, sur 500 communes. Donc, voilà. Je pense que la ville, c'est vraiment embellie. C'est quelque chose auquel on tenait. Et je pense que c'est quelque chose qui nous est reconnus. Alors, pour nos auditeurs et auditrices, comment expliquer, comment venir à Bourgois ? Par quelle route ? Quelle autoroute ? Par quelle voie de chemin de fer ? Comment on vient à Bourgois ?

Toutes les routes, mais à Bourgois-Jalieu, elle est quand même très bien située, puisque vous êtes sur l'autoroute, vraiment sur le cœur du Y entre Lyon, Grenoble et Chambéry. Pareil, d'ailleurs, d'une certaine manière sur les voies ferrées. C'est sur la route Lyon-Grenoble ou Lyon qui part vers Saint-André-de-Gaz. Et puis, c'est à 20 minutes de l'aéroport. Donc, même si vous habitez l'Australie, vous pouvez venir très facilement à Bourgois-Jalieu. C'est assez facile de découvrir la ville. On est d'accord avec cette définition de ville-étape, d'accord, mais maintenant, on peut s'y arrêter. Alors, c'est un peu tout le défi.

Vous savez, mon fils, qui avait 10 ans à l'époque, il y a longtemps, au début, quand j'ai été élu, il m'a dit, mais tu sais, papa, les gens, ils passent par l'autoroute, tu vois que Bourgois-Jalieu, mais ils ne s'arrêtent pas. Tu mets des grandes pancartes pour que les gens ne s'arrêtent. Qui clignotent. Qui clignotent, voilà. Et alors, on n'a pas mis des grandes pancartes, mais on a finalement, tout ce qu'on a fait, c'est pour essayer de donner aux gens une raison de s'arrêter. Et souvent, maintenant, ils font ça. J'ai des amis qui me disent, nous, on va au ski, maintenant, on s'arrête à Bourgois-Jalieu. Maintenant, il y a les hôtels, il y a les super restos, il y a tout ce qu'il faut.

On va chez Sam. Et donc, c'est vrai que je pense qu'elle a gagné ce statut de ville de passage. Elle a gagné ce statut de ville étape. C'est vrai. Enfin, quand on dit, on va chez Sam, maintenant, il y a six restaurants. Donc, on ne sait plus où il est, on ne sait plus où il est, dans quel restaurant il se trouve. Aurélie Ferlet, vous, vous avez quitté Bourgois-Jalieu. Vous êtes revenue. Ça, c'est un bon signe. C'est un bon indicateur parce que vous n'êtes pas quelqu'un qui va revenir forcément sur ses pas. Et là, vous l'avez fait. Racontez-nous ce parcours. Effectivement, j'ai fait toute ma scolarité jusqu'à mon bac à Bourgois. Et je suis partie faire mes études dans la région, à Grenoble.

Après, j'ai travaillé en Auvergne, à Lyon. Et à un moment, je me suis dit, en fait, j'aimerais bien revenir. Parce que l'environnement, le cadre de vie est plutôt plaisant. On a un bon mix de campagnes et de villes. Donc, en fait, moi, tout ce qui me plaisait, c'est-à-dire les grands espaces et la culture, je pouvais le retrouver à Bourgois, en fait. Est-ce que c'est une ville dont on peut dire qu'elle a une douceur de vivre, une qualité de vie douce, agréable ? Ah oui. Oui, c'est ça, c'est ça l'idée. Parce que c'est une ville à la campagne. C'est ça. Et vous, vous avez la chance de pouvoir, enfin la chance, vous avez la mentale de la sportive. Et donc, vous roulez beaucoup à vélo.

Tout autour de Bourgois, ça monte et ça descend. Ça monte et ça descend. C'est vrai que je reste un peu sur le plateau quand je peux. Mais aussi pour la randonnée, pour la course à pied, c'est vraiment très agréable. L'environnement est favorable, en fait, à la pratique du sport. Déjà, vie sportive Bourgois. Vie de sportive. Le club de rugby, le foot, la boxe et tout le reste. L'athlée ? L'athlée, avec des résultats exceptionnels, la natation. Non, c'est une ville très très sportive.

6:07
Locuteur non identifié

Le handball, on l'a dit ?

6:08
Invité

Le handball, c'est une ville qui s'est toujours connue là-dessus. Notamment les grandes jeunes du CSBJ, tout le monde a ça en tête. Mais c'est vrai que c'est resté. Enfin, je ne sais pas, si on prend un club comme l'athlée, vous regardez les résultats. C'est les résultats d'une ville de 200 000 habitants. C'est exceptionnel. Et on retrouve ça dans beaucoup de clubs. Plus des événements où tout le monde vibre, autour du vélo, autour des grands matchs, etc. Les Coupes de France, avec le parcours extraordinaire en Coupe de France, le FCBJ qui a battu Noël, ça, c'est des moments magiques. C'est l'âme de la ville, le FCBJ. Le CSBJ, le FCBJ, tout ça, c'est l'âme de la ville, bien sûr.

Aurélie, on voulait nous donner des conseils de visite. Dans la ville, c'est facile de se balader à vélo ? Oui. Très facile. Et puis ce cyclable, on va assurer. On peut faire des petits parcours en restant dans la ville. On peut aussi s'en éloigner un petit peu pour retrouver peut-être plus d'espace nature. On va raconter ça. On peut suivre la Bourbe, la rivière de Bourgouin. On peut se rendre jusqu'à une nouvelle piste cyclable qui a été créée, qui s'appelle la Piste des Marais, qui va jusqu'à un village qui s'appelle Saint-Savin, juste à côté de Bourgouin, et qui, à terme, nous permettra de rejoindre la Viaronna, qui est quand même une des plus grandes pistes.

On va en parler de cette fameuse Viaronna. C'est plutôt un environnement facile en famille, en vélo, pour des sportifs aguerris ? Je trouve honnêtement que c'est pour tout type de profil. Pour tout le monde. C'est ça aussi la force. Je trouve que ça s'adresse à la fois des pratiquants, et on le voit sur la piste cyclable long de la Bourbe, on a des ultra-sportifs qui font des séances de fractionnés qui courent super vite. Et à côté, la famille tranquille, à vélo, ça cohabite. Thomas Priand, directeur de la SMAC Les Abattoirs. Les Abattoirs existent depuis 22 ans, on le sait. Et que s'est-il passé exactement le 2 mars 2020 ? Il y a eu un truc. C'est mon arrivée.

Et à partir de là, tout bascule. Et puis en même temps, c'est l'arrivée du Covid. Oui, c'est vrai. C'est pour ça. Les deux sont arrivés en même temps. Oui, c'est ça. On est arrivés en même temps. Mais moi, je suis resté. Contrairement au Covid, bien heureusement. Et vous êtes d'accord, évidemment, avec ce que je disais dans l'introduction ? Une politique audacieuse, tournée vers les musiques actuelles ? Une politique culturelle qui est ambitieuse ? Oui, vers même toute la culture. On va pouvoir parler du street art. Mais il y a un théâtre, Jean Villard, qui est le théâtre municipal, qui connaît une dynamique complètement folle en termes de fréquentation et tout ça, avec lequel on collabore.

Et puis on a la chance d'avoir une salle de musique actuelle, donc salle de concert. Et c'est assez rare, en fait, dans des villes de cette taille-là. Oui, c'est vrai. Alors qu'on a un bassin de population. 30 000 habitants. On a passé les 30 000. D'accord. Voilà, un peu plus de 100 000 sur l'agglomération. Mais c'est une vraie chance d'avoir un équipement dédié à la musique qui permet de représenter des concerts à la fois de chansons françaises, de jazz, de rock. C'est très rassembleur. Et on a l'impression de jouer notre rôle en termes de lien social. Oui, c'est fédérateur pour la ville. Complètement. Vous pouvez nous parler de la physionomie des abattoirs ?

C'est vraiment dans les anciens abattoirs de la ville ? Oui, c'est ça. C'est dans la ville ? En fait, c'est assez classique d'avoir des abattoirs qui étaient en périphérie des centres-villes et qui, il y a 20 ans, 25 ans, 30 ans, avec l'évolution des normes sanitaires, qui se sont retrouvées à fermer et à se concentrer. Et les municipalités se sont retrouvées avec des équipements proches des centres-villes, qui étaient plutôt grands au moment où se démocratisait un peu la pratique des musiques actues. Et donc, on le voit à Lyon avec la Altoni-Garnier. Et puis, d'autres salles en France qui s'appellent les abattoirs et qui sont des anciens abattoirs rénovés. Et donc, c'est assez classique.

Mais la chance qu'on a à Bourgouin, c'est qu'on est le long de la Bourbe. Et donc, des pistes cyclables. La Bourbe, c'est le fleuve. C'est ça, le fleuve. C'est une rivière ou un fleuve ?

9:38
Locuteur non identifié

Une rivière. Plutôt une rivière.

9:40
Invité

C'est plutôt une petite rivière. La Bourbe. Et en proche du centre-ville, avec un joli extérieur, en fait, puisque ces abattoirs, il y avait un bâtiment avec les écuries et le petit bétail. Et un bâtiment où on abattait vraiment les animaux. Et donc, on a un bel extérieur avec pas d'immeubles de riverains juste à côté. Donc, on peut en plus profiter de cet extérieur pour faire des concerts en plein air quand le temps s'y prête. On va découvrir toute cette activité qu'il existe à Bourgouin-Gaüeux, qu'on ne soupçonnait pas. C'est vrai, Bourgouin, on disait, quand j'en ai parlé pour faire l'émission, on m'a dit, c'est où Bourgouin-Gaüeux déjà ? J'ai dû expliquer.

C'est vrai que c'est une ville et difficile de placer sur la carte. Mais on va savoir pourquoi. Samuel, une petite phrase déjà sur la restauration à Bourgouin-Gaüeux. On est à côté de Lyon. Donc, quand on est restaurateur, comment on s'aligne sur l'offre lyonnaise ? On s'aligne assez facilement. Il y a beaucoup de produits sur la région, entre les Noix, les Ravioles et Saint-Marcelin. On a aussi nos produits à nous aussi. Pas à nous, de mon côté chauvin. Mais on a tout ce qu'il faut dans notre coin pour rivaliser. Il n'y a pas vraiment de rivales, mais pour faire ce qu'on a à faire de notre côté aussi. C'est quoi les produits phares de Bourgouin-Gaüeux ?

Il y a le Ravioles, la Noix et toutes ces choses-là qui font que certains produits comme ceux-ci. Est-ce qu'on est bon en boxe à Bourgouin ? Il y a eu un champion olympique comme Brahim Asseline qui sort du ring berjalien. Donc oui, je pense qu'on a un bon club à Bourgouin-Gaüeux. Donc ça vous fait double activité ? Oui. Combien de restaurants ? Six ? Six, oui. On peut les nommer ? Il y a quoi ? Bistro Colette, Bistro Mamiche, Brasse Ridéal, Bouillon Colette et Bistro Bressan. Et un septième bientôt ? Possible. On n'est pas à l'abri. On va marquer une pause, chers amis.

On se retrouve juste après pour continuer à découvrir avec nos ambassadeurs et nos invités la ville de Bourgouin-Gaüeux dans l'Isère, dans le 38. A tout de suite.

11:27
Locuteur non identifié

Bourgouin-Gaüeux, une ville étape culturelle et gastronomique présente.

11:31
Présentateur

Sud Radio, la France à découvrir. Christophe Gickel.

11:34
Invité

Oui, chers amis Bourgouin-Gaüeux, je vous le rappelle, nous sommes entre Grenoble et Lyon. C'est ça, on peut dire. On est à deux heures de la montagne, une heure et demie même. Qui me disait ça ? On peut même faire une heure, on a des belles montagnes. Oui, absolument. Qui me disait qu'il avait un studio à Genève, un appartement à Meugev ? Non, c'est quelqu'un d'autre. Par contre, on est à combien de la mer ? Trois heures ? Trois heures trente ? On n'est pas à côté de la mer, oui. On est à Marseille. Avant d'amener la mer, il y a un peu de travail. C'est plus bas à la mer en TGV, ça va vite. C'est ça, un Paris-Marseille, un Lyon-Marseille. Lyon-Marseille, oui. On arrive à s'en sortir.

Sur la politique de la ville, monsieur le maire, vous disiez que c'était important pour vous de mettre des points de verdure partout. Est-ce que le dernier en date, c'est lequel ? Celui dont vous êtes le plus fier ? Le grand parc qu'on a fait dans ce mandat, c'est le parc des Muriers. Des Muriers, c'est ça. C'est marrant parce que comme on me l'a présenté, c'était une ère un peu bizarroïde dans sa forme. Mais à côté de la départementale, j'ai dit, oh, est-ce que ce sera bien ? Et en fait, on a amené dans une zone qui n'était absolument pas exploitée et qui était au cœur d'un quartier résidentiel de Loiselet. On a créé un parc de 1 hectare. Et les habitants, ils disent, mais c'est incroyable.

C'est comme si vous aviez fabriqué cet espace qui n'existait pas. Et en plus, on a mis en valeur un peu toute la logique de biodiversité. Il y a des hôtels à insectes. On a différentes zones en fonction des différents biomes, comme si on était plus désertique, avec de la pédagogie, etc. Des espaces de circulation. Il y a un peu de restauration autour. Donc, les jeunes, ils prennent leur sandwich et ils viennent pique-niquer dans le parc. Ça, les citoyens adorent. C'est génial. Et vraiment, c'est devenu un lieu de vie, un endroit où personne n'avait imaginé. Ça, c'est la première chose à faire quand on va à Bourgois, c'est d'aller dans ce petit parc, la visiter un peu. Il y en a plein.

Ça peut être aussi le parc des Lilates en centre-ville, ça peut être le jardin de ville. Alors, ça, c'est pour un projet pour sement d'assis. Il y a un espace au-dessus du jardin de ville. Ça s'appelle le parc des Biches parce qu'à une époque, il y a longtemps, il y avait des Biches. Et c'est un lieu incroyable. On voit tout Bourgois-Jalieu avec... On domine toute la ville et qui n'est pas du tout exploité. Donc, on va leur habiter, mettre des tables et tout. Et ce sera aussi un lieu de promenade. Il y a vraiment des endroits assez magiques, assez cachés pour se retrouver. Ça va être le point de vue Instagramable. Carrément. Mais toute la ville est Instagramable.

Oui, c'est vrai qu'il y a toute la ville. Les grands bâtiments, le grand patrimoine à visiter, c'est quoi ? Alors, on a une église, une église de centre-ville sur la place Carnot qui était très, très belle. On a, alors ça, c'est le patrimoine historique. On vient de construire un conservatoire qui était également magnifique. Franchement, il est construit autour d'un espace de verdure qui est une sorte de théâtre d'intérieur qui est vraiment génial. Qui sera ouvert cet été ? Alors, oui, le conservatoire est ouvert là actuellement. Oui, bien sûr. Voilà, mais après, il sera, oui, il est accessible. Donc, voilà. Et puis, j'espère qu'on va avoir un théâtre.

Ça, c'est notre projet pour les prochaines années. Oui, parce qu'il avait brûlé il y a quelques années. Alors, le théâtre brûlé il y a 15 ans. 15 ans. Ça fait 15 ans qu'on dit qu'il faut le construire et qu'on me dit, ben alors, monsieur le maire, le théâtre. Et comme je dis toujours, heureusement qu'on ne l'a pas construit plus tôt parce que si on l'avait construit il y a 5 ou 10 ans, on l'aura fait avec 400 places, qui était la taille des spectacles qu'on faisait à l'époque. Et aujourd'hui, on ne fait que des spectacles à 700 places qui sont complets. D'accord. Donc, on va construire un théâtre de 700 ou 800 places.

Et là, ça répondra au prestige et à la réussite de la saison théâtrale qu'on a en ce moment. D'accord. Et du côté des abattoirs, c'est quoi la jauge des salles ? Il y a une salle de 500 places qui est connue pour avoir une acoustique absolument extraordinaire. Elle a été très, très bien conçue et donc on a un confort de représentation qui est génial. Et puis, en plus de cette salle de 500 places, on a la chance d'avoir créé un club de 150 places. Donc, c'est vraiment pour des formations plus locales, plus petites, mais qui est très chaleureux. Et puis, comme je le disais, on a une scène extérieure qui permet de jouer dehors lors des mois de mai et juin. Ça se passe tous les jeudis.

Et ça, c'est vraiment une vraie originalité de l'équipement. Et qui vient sur la scène le jeudi ? C'est essentiellement des groupes de musique du monde qui peuvent être des groupes régionaux, comme nationaux, comme internationaux aussi, au gré des opportunités de tournée. Les jeudis soirs, il y a plein de groupes qui sont en tournée sur des gros festivals, mais qui n'ont pas de proposition sur les jeudis soirs. Donc, on arrive à capter également des grosses pointures qui viennent jouer en toute convivialité sur cette petite scène extérieure qu'on appelle la guinguette. Et qu'il y a vraiment cet esprit guinguette de dire on vient, on sort, on boit un coup, on peut manger également sur place.

Et en plus, on a ces prestations live. Ah, très bien. Qu'est-ce qu'on attend pour aller à Bourgogne-Jalieu ? Alors, Aurélie, comment on fait le tour de Bourgogne en vélo ? Comment ? Oui. On part d'où, on va où ? On part d'où, on va où ? Moi, je partirais de la rue Piétonne. Pour moi, c'est le centre quand même aussi de la ville. C'est le cœur de la ville, la rue Piétonne. Pour moi, c'est le cœur de la ville, oui. C'est aussi le cœur historique, c'est le cœur commerçant. C'est là où il y a les bars, les restaurants. Il y a quand même quelque chose dans ce quartier qui vit, en fait.

Et du coup, moi, je partirais de là et je m'éloignerais le long de la Bourgogne, du coup, toujours jusqu'à soit jusqu'à l'île d'Abo. Soit jusqu'en Norvège. Alors, pas tout de suite, non. Pas tout de suite, mais c'est possible. En tout cas, on peut partir de Bourgogne et aller en Norvège. Absolument. C'est ce que vous avez fait, 6 000 kilomètres, c'est ça ? 100 jours à pédaler ? Oui, à peu près, 100 jours. Avec votre gravel et votre tente ? C'est ça. Et vous arrêtez chez l'habitant ? Oui, ou à côté d'un lac. Et que des beaux souvenirs ? Que des beaux souvenirs. Est-ce que le plus beau souvenir, c'est quand on revient à Bourgogne ?

Ce n'est pas le plus beau, mais j'étais très contente de rentrer. Oui, très, très contente. C'est vrai. Donc ça, c'est un périple que vous avez fait il y a quand ? Il y a deux ans. Il y a deux ans. Décidé de partir comme ça, 6 000 kilomètres à vélo, seule ? Seule physiquement, mais j'ai beaucoup de soutien derrière moi. D'accord. Et que des choses agréables que vous avez vécues ? Franchement, ça s'est bien passé. Pas que des choses agréables, mais ça fait partie de l'aventure aussi. Enfin, il y avait le vent de face, de la pluie. Enfin, ça va, c'est encore surmontable. Oui, non, ça va, ça va. D'accord. Monsieur le maire, quels sont les grands projets qui vont tomber pour Bourgogne-Jalieu ?

Je peux parler du théâtre. On a un autre très grand projet qui est le nouveau quartier Ramseilleur, au sud de la gare. Ça, c'est un espace de 10 hectares. En fait, Bourgogne n'arrête pas de se renouveler. C'est une ville qui se reconstruite, qui se réinvente, qui vit. Et donc, le quartier Ramseilleur, donc les magasins généraux, c'est vraiment des entrepôts à l'abandon, dont on ne fait pas grand-chose, sauf un festival de street art. Ça, on y reviendra peut-être. Oui, on va en parler. Mais bon, le bâton n'a pas grand-chose. Et on va créer 300 logements, 7000 m2 de bureaux et un nouveau parc. Là, ce sera le nouveau grand parc, le parc du Bion.

Parce qu'on a un autre cours d'eau avec la Bourgogne, le Bion. Sauf que le Bion, il est tout caché derrière des murs, etc. Il a disparu et on va le faire ressortir au cœur de ce nouveau parc. On vient de refaire le parvis de la gare. Donc, avec tout ça, ça fera vraiment un nouveau quartier. Et ça, honnêtement, pour une ville aussi urbanisée, se dire qu'on va créer un nouveau quartier de centre-ville, c'est quelque chose d'assez exceptionnel. Oui, c'est exceptionnel, carrément. Samuel, vous avez travaillé aux Etats-Unis, Angleterre, Belgique. Et puis, vous êtes à Bourgogne. J'ai eu, qu'est-ce qui vous plaît, qui vous retient ? Parce que vous êtes vraiment maintenant imprégné de cette ville.

Oui, j'ai mes enfants, la famille, j'y habite, j'y travaille. Donc, après, il y a un apaisement aussi. C'est une sensation de vie qui fait qu'on s'y sent bien. J'ai vécu dans d'autres villes et c'est ma ville de cœur aujourd'hui. Est-ce qu'on peut dire que vous défendez une cuisine de terroir française, régionale, apaisée ? Apaisée, oui. C'est ma cuisine aujourd'hui, mais elles font partie de mon voyage aussi. En tout cas, sur Bourgogne, il y a beaucoup de restos aujourd'hui qui se sont installés. Du fait du dynamisme aussi de la ville, ça attire beaucoup de monde aussi de venir investir dans notre ville aussi.

Quand ils créent 300 logements, forcément, ça crée de la demande et ça attire du business également. Qu'est-ce qu'on trouve de commun dans tous vos établissements ? De commun ? C'est de la cuisine toute fait maison, cuisine du terroir, cuisine française. On y trouve de toutes sortes. Ça peut être des charrets de cochons, des têtes de veau, mais ça reste vraiment une cuisine authentique, simple et authentique. Il n'y a pas une cuisine norizéroise ? Il n'y a pas une pécis spécifique ? Si, il y a toujours. Dans toutes les cuisines, il y a du gratin dauphinois. Tu es obligé d'avoir le gratin dauphinois ou un raviol ou un Saint-Marcelin. Forcément, tu passes par un peu de charolet, de la viande.

Il faut une cuisine authentique. Alors, nos auditeurs et auditrices aiment bien savoir où il y a le marché quand on parle d'une ville et à quelle heure ? Le marché, le jeudi, le marché sur Bourgouin et le dimanche. Sinon, il y a d'autres marchés dans d'autres villes voisines comme Morestel, qui est un très gros marché de la région. Mais le marché à Paraté, à Bourgouin, il est où ? Le dimanche, il est sur la place... Carnot ? Non, Hector Berlioz. Il y a d'autres marchés aussi dans d'autres quartiers. Mais le marché de centre-ville, qui est place Hector Berlioz, il est le jeudi matin. À la fois, commerce manufacturing facturé et commerce alimentaire.

Et le dimanche matin, uniquement commerce alimentaire. D'accord. Et il est très sympa. Et vraiment, vous trouvez tout. D'accord. Alors, le street art, il faut qu'on en parle quand même. Parce que c'est vraiment une signature de la ville. Absolument. Comment ça a démarré, cette histoire ? En fait, pas mal par la démocratie participative. C'est-à-dire qu'on essaie quand même de consulter les habitants. Parfois, ils réagissent. Parfois, moins. Mais tous les sujets de street art, ça a toujours bien réagi. On dit, vous voulez des fresques ? Ben voilà, on pose trois exemples. Les gens choisissent. Et ça a vraiment pris. Les gens adorent ça. C'est un art qui est très chaleureux, très convivial.

Quand les artistes viennent qui gravent pendant une semaine, ils nous disent, les gens nous arrêtent. Ils veulent parler avec nous. Ils veulent faire des selfies avec nous, etc. Donc, ça a beaucoup pris. On l'a développé. On en a maintenant, il y en a un peu partout dans la ville. On a même un parcours de fresques.

21:29
Locuteur non identifié

Il y en a une vingtaine.

21:30
Invité

Vingtaine de fresques. Il y a vraiment un parcours de street art. Et puis du coup, après, il y a eu l'étape suivante, qui est que le festival Peinture Fraîche, qui était un festival lyonnais. Que vous avez piqué au lyonnais. On l'a piqué au lyonnais. Mais ce n'est pas possible, les bergaliens. Ça nous fait beaucoup de peine. Ben oui. Et donc, il est venu justement au magasin Généraux, dans ces grands espaces voués à la démolition. Notamment, la première fois, une grande halle. Et à l'intérieur de cette grande halle, vous avez des fresques monumentales. Plus les trois jours du festival. Il y a plein d'activités. C'est quand, là, le festival ? Alors là, ça vient de passer.

C'était il y a un mois à peu près. Mais il y aura... Et c'est au moins bien l'année prochaine. Oui, oui. Peinture Fraîche. Ça sera reproduit dans les mêmes conditions. J'y étais, c'était génial. Ah oui ? Qu'est-ce qui était génial là-dedans ? L'activité, l'ambiance, c'était surtout beau. C'est des vrais artistes, quoi. C'est de la bombe, mais c'est des chefs-d'oeuvre qu'ils faisaient à chaque fois. Et à côté de ça, tu pouvais y aller en famille. Et il y avait tout un mur où tu pouvais acheter des bombes avec les enfants. Et tu leur donnais une bombe. Et ils pouvaient se graffer pendant une heure. Et il y avait tout ce qu'il faut pour aller en famille, quoi. C'est top.

On va continuer à parler et à découvrir la ville de Bourgouin-Jalieu dans l'Isère avec nos invités. A tout de suite, chers amis.

22:46
Locuteur non identifié

Bourgouin-Jalieu, une ville-étape culturelle et gastronomique présente.

22:50
Présentateur

Sud Radio, la France à découvrir. Christophe Gickel.

22:54
Invité

Avec nos invités, Vincent Chriqui, maire de Bourgouin-Jalieu. On dit Bourgouin-Jalieu ou Jailleux ? Jamais su. Bourgouin-Jalieu. Jalieu, donc j'avais bon depuis le début. Aurélie Ferlet avec nous, illustratrice d'espace et peintre. Thomas Priand, directeur de la scène des musiques actuelles et abattoirs. Et Samuel Sussac, restaurateur. Et président du club de boxe. Déjà à la tête d'un empire, un si restaurant. Oh putain, on peut dire. À l'échelle de la ville, c'est pas mal quand même. C'est pas mal, mais il y a plus gros encore. Il y a encore plus gros. Un petit mot avec vous, Thomas. Sur les scènes musicales. On a dit qu'il y avait beaucoup de castings sur les groupes régionaux.

Est-ce que c'est un peu ça aussi la vocation d'un lieu comme les abattoirs ? Les scènes de musique actuelles, en fait c'est un label d'État. Le label SMAQ en fait. Il n'y en a pas dans toutes les villes en France. Non, il n'y en a pas dans toutes les villes. Il y en a une centaine en France. À la base, c'était une par département. Maintenant, il y en a une à Grenoble également nouvellement labellisée. Mais pendant très longtemps, on était la seule scène de musique actuelle du département de l'Isère. Et elles ont toutes trois missions. C'est le fait de diffuser des concerts et d'accompagner les artistes à créer et d'aller à la rencontre des publics.

De faire ce qu'on appelle de l'éducation artistique et culturelle. Et ensuite, en fonction des typologies de territoire, des typologies d'équipement, on écrit un projet pour savoir qu'est-ce qu'on va faire en termes de diffusion, qu'est-ce qu'on va faire pour accompagner les artistes et tout ça. Aux abattoirs, l'organisation de concerts, ça concerne à la fois des artistes nationaux et internationaux qu'on a envie de diffuser au public local. Mais également, effectivement, de faire jouer les artistes régionaux, y compris les amateurs, de leur trouver une place. Parce qu'on est quand même le seul lieu dédié à cette pratique qui est quand même extrêmement populaire et partagée en France.

Et donc, on essaye de concerner un maximum de monde. Moi, je défends vraiment l'idée d'une smack de territoire qui est tournée sur Snorizer, à la fois pour les artistes et pour les publics. Donc, on essaye d'embrasser à la fois toutes les typologies de publics, que ce soit des gens extrêmement spécialistes dans le métal nordique. Des néopunks ! Voilà, on a tous les styles. Et puis, des choses qui sont beaucoup plus grand public aussi. Et de la même manière, quand on accompagne des artistes, on essaye d'être à la fois un lieu de travail pour des artistes professionnels qui ont besoin d'un équipement comme le nôtre pour partir en tournée nationale.

Après, mais également d'être un endroit où les amateurs peuvent venir travailler. Il y a toujours une analogie qui est faite par un élu de notre territoire qui dit que ce n'est pas parce qu'on fait du foot amateur qu'on ne veut pas gagner le match. Et en fait, je trouve que c'est assez vrai. On a beaucoup, beaucoup de groupes amateurs, que ce soit des gens qui veulent faire de la reprise ou des tout jeunes pour lesquels c'est vraiment le début de leur parcours artistique. Et on est là pour leur amener des outils de travail, pour les aider à progresser dans leur pratique. Bien sûr, on a des locaux de répétition. Et alors, nous, on n'intervient jamais sur l'artistique.

On ne leur dit jamais ça, c'est mieux que ça. Par contre, on leur dit, on est là pour les aider à travailler, à résoudre des problèmes techniques, des problèmes de choix. Il y a vraiment beaucoup de monde qui veulent passer chez vous. Oui, complètement. Il y a une liste d'attente. Ah ben, moi, c'est ce que je racontais à mes collègues. Moi, je reçois 14 000 mails par an de groupes qui veulent venir jouer, alors que nous, on organise une soixantaine de dates par an. Aïe, aïe, aïe. Mais comment on sélectionne ? On fait des déçus, alors ? Eh ben, on fait au mieux. On essaye de faire au plus qualitatif, au plus partagé pour concerner tout le monde.

Et puis, voilà, ça montre bien qu'il y a une vraie attente. Le taux de remplissage de la salle, il est hyper bon. Le taux de remplissage des locaux de répétition est hyper bon. On répond vraiment à une demande et c'est une chance d'avoir cet équipement sur le territoire. C'est vrai. Comment vous diriez ? Vous êtes allée au SMAC déjà, Aurélie ? Oui. C'est un endroit qui vibre à Bourgogne-Jalieu particulièrement. Oui, tout à fait. Je suis allée à la guinguette le jeudi soir, justement. Ou c'est gratuit, je rappelle. Oui. Parce qu'on voulait se retrouver avec des copines pour boire un coup, discuter. C'est étonnant comme programme. Et le tous avec un bon fond sonore, en fait.

Donc, on s'est dit que c'était l'endroit parfait. Mais... Ça n'a pas la main, c'est le guinguette. Il faudrait qu'ils viennent. C'est ouvert jusqu'à quoi ? C'est jusqu'au 25 juin. On fait tous les jeudis de mai et juin. Et après, non. On a une vraie densité de festival sur le territoire. Et il faut qu'on laisse de la place aux autres. Et puis qu'on fasse nos maintenances et toutes nos opérations de fin d'année. Mais c'est bien que ce soit éphémère, que ce soit dur. C'est tous les jeudis, de mai et juin. Et en fait, il y a un espèce de bouche à oreille qui se crée. Et on a l'impression d'être un lieu un peu éphémère, qui vit un peu comme un festival qui durerait deux mois.

Et on a des gens qui viennent absolument tous les jeudis, pour qui c'est devenu vraiment important. Ils recroisent des gens qu'ils connaissent et des gens qu'ils ne connaissent pas. Ça se passe vraiment comme une guinguette du bord de Marne du début du siècle. Où on va à la rencontre de son prochain. On découvre de la musique. On peut y manger, y passer du bon temps. Puis il y a plein de gens qui viennent sans savoir exactement quel est le groupe qui joue le soir. Et ça, moi, c'est ce qui me plaît. De voir ces jeunes, ces moins jeunes, tous se croiser, être ensemble et vivre ensemble la ville et la culture. C'est ça, monsieur le maire Bourgoin.

C'est un croisement de convivialité, de vivre ensemble, d'espace de vie qu'on arrive à maintenir plutôt harmonieusement. Absolument. Parce qu'à Bourgoin-Gélieu, tout est mieux. Ça, c'est un bon slogan. On va le garder. Si vous avez raté la guinguette, il faut venir aux belles journées. Puisque vous savez que 4 et 5 septembre, c'est notre grand festival. Là, d'ailleurs, on a déjà beaucoup, beaucoup vendu. Est-ce qu'on peut dire qu'encore dans cette émission qu'on diffuse en ce moment, il va y avoir encore un peu de place ? Pour le vendredi, il reste de la place. Pour le samedi, ça commence à être juste juste. Donc, voilà.

Au moment où nous enregistrons, je ne sais pas s'il reste encore quelques places. Mais en tout cas, c'est vraiment le moment de s'intéresser à ce qui s'y passe. On a Fush Hatterton qui est en train de tout exploser. On a des gens qui reviennent. Ça nous fait très plaisir, les artistes qui passent. Alors, ils adorent, ils ont envie de revenir dans cette grande scène au milieu des arbres, au Lilat, qui est tellement extraordinaire. Donc, Ben Mazoué, Gaétan Roussel qui reviennent. Et puis, il y a toujours des jeunes qui montent. Sam Sauvage, Marguerite, Suzanne. Donc, voilà. C'est vrai qu'on n'a jamais...

Même il y a deux ans, je crois, on avait IM et MC Solar qui étaient vraiment une affiche extraordinaire. On vend encore plus de place aujourd'hui avec l'édition qui arrive dans deux mois. Donc là, ça va être encore un gros succès. Un truc énorme. Un truc énorme. On table sur quoi ? 10 000 personnes sur les deux jours ? 10 000 personnes sur les deux jours, oui. D'accord. Il existe depuis combien de temps ce festival ? En fait, il existe depuis 12 ans maintenant. C'est ça, 12 ans. Et quand on a commencé, c'était quelques centaines de personnes. Oui, c'était confidentiel. Voilà. Mais un des premiers qui est venu, c'était Fallenheim Swimming Pulse.

Ils nous ont dit, ah ben non, on était à la première édition des vieilles chériques il y a 30 ans. Ils étaient encore plus petits que vous. Donc, vous n'inquiétez pas, ça va grandir. Et voilà, ils avaient raison. Après, ça a explosé. Et puis, on a eu un nouveau programmateur qui est extraordinaire, Victor Bosch. Ah ben oui, Victor. Voilà. Qui était à Lyon avant. Oui, il est à Lyon. Il s'occupe de... Du Radeon également. Le Radeon, bien sûr. Et en plus, on a un autre problème, c'est qu'il n'a plus plusieurs éditions de suite au début. C'était les premières. C'était les premières. Alors du coup, quand j'ai recruté Victor, je me suis dit, en plus, il n'y a la pluie.

Il m'a dit, ne vous inquiétez pas, monsieur le maire. Si vous me prenez moi, il ne pleuvra jamais. C'est vrai. Et c'était vrai. Il est assez chanceux, Victor. Je le savais parce que je l'ai connu quand j'étais à Lyon. Oui, on avait passé des bons moments ensemble à découvrir beaucoup d'artistes. Ce n'était pas mal. Un petit mot sur le vélo encore. Où est-ce qu'on peut, du coup, se promener autour de Bourgouinde ? Est-ce qu'il y a des petits villages de charme qui valent le déplacement, le détour ? Oui, il y en a plein. Il y en a plein. Il y en a plein. Je pense notamment... Pour nos auditeurs, il faut dire que c'est vallonné. C'est une terre de coteaux. Oui, il y a des coteaux.

Donc, ça monte et ça descend. Il y a un peu de dénivelé. Sur une sortie, on ne fera pas plus de 600, 800 mètres de dénivelé. Je pense que ça ne va pas plus. On n'est pas dans les Alpes. Mais quand même, il faut quand même un peu appuyer. Ce qui permet d'avoir des belles vues. Et quand on descend, d'avoir des beaux petits villages. Je pense notamment à Crémieux. C'est vrai qu'il est très, très beau. Après, on a Saint-Alban.

30:56
Locuteur non identifié

Ah, Maurestelle. Maurestelle, d'autres petits villages.

31:00
Invité

Saint-Chef. Très, très beau. Il y a un parcours que vous pourriez conseiller à nos auditeurs, auditrices ? On part d'où, on va où ? Un dimanche matin ou un samedi matin, plutôt cool. Après avoir été à la SMAC ou avoir été déjeuner au dîner. Alors, peut-être pas après, mais avant. Avant, oui. Avant le déjeuner. Avant le déjeuner, oui. Avant le déjeuner, je conseille un petit tour en vélo jusqu'à l'île d'Abo. C'est très bien. Ah, l'île d'Abo, c'est vrai. Ça nous fait une boucle de 11 kilomètres, je crois, à peu près. Ça va. Une marge digestible. D'accord. Une marge digestible. Les grandes dates pour la SMAC, c'est quoi ? Kerry James qui vient, non ? Oui, qui vient le 30 octobre.

On a une chance, on est hyper heureux d'accueillir quand même ce père fondateur du rap français qui, en plus, a eu un vrai regain de hype avec le documentaire sur DJ Mehdi où il apparaît vraiment comme un des piliers. Bien sûr. Un historique. Oui, c'est ça. qui va faire juste six concerts pour préparer sa date à Bercy qui est en novembre 2026 et donc on aura la chance de l'accueillir le 30 octobre. Ce sera une date un petit peu événement d'un artiste qui est quand même particulièrement couru dont j'ai appris hier qu'en plus, ses concerts de l'été allaient être globalement annulés. Donc, il y avait une petite tournée de festival qu'il ne va pas pouvoir maintenir pour des raisons personnelles.

D'accord. Et donc, cette date va vraiment être une petite exclusivité. Et puis, on a également des artistes comme MPL ou comme FL qui vont à coup sûr remplir... Avant la fin de l'année ? Oui, oui, d'ici la fin de l'année, là, qui vont remplir la salle. Et puis, on a aussi plein de petites propositions un petit peu plus confidentielles d'artistes en émergence ou un petit peu plus pointues sur des esthétiques jazz ou métal. Donc, on essaye de naviguer dans toutes les esthétiques musicales, de représenter un petit peu tout ce qui se fait en musique actuelle en ce moment. Votre définition très courte de la musique actuelle, ce serait quoi ? C'est tout ce qui n'est pas la musique classique.

Ça, on fait vraiment très, très simple. Ça concerne le jazz, tout ça. Certains mettent même les musiques traditionnelles dans les musiques actuelles parce qu'il y a toujours de la réinvention. Ce n'est pas un répertoire qui est figé. Donc, on navigue vraiment dans toutes ces eaux-là avec plaisir. D'accord. Donc, vraiment, il y a une effervescence, on peut le dire. Complètement. Une ébullition. Il y a exactement de ça. Et puis, c'est vraiment un plaisir de voir sur notre taille d'agglomération. On voit des gens qui viennent au concert de jazz, mais qui viennent aussi au concert de rap, qui viennent au concert de métal, mais qui viennent aussi voir de la chanson.

Ça permet de fédérer et puis de concerner beaucoup de monde, beaucoup de tranches d'âge, beaucoup de réalités sociales différentes. Est-ce qu'on voit le maire danser un peu de temps en temps ? Oui, non, pas trop. Moi, je l'ai déjà vu danser. Ah, ça balance du dossier, là. Il est comment, tu as ? Plutôt festif, pas ? Oui, plutôt festif. OK. On va faire une petite pause, chers amis. Un bon pas de danse. Un bon pas de danse. On fait une petite pause, chers amis. On se retrouve juste après pour notre dernier quart d'heure sur la belle ville de Bourgouin-Jalieu, en hiver, en isère, pardon, qu'on découvre tous ensemble.

33:56
Locuteur non identifié

Bourgouin-Jalieu, une ville étape culturelle et gastronomique présente.

34:01
Présentateur

Sud Radio, la France à découvrir. Christophe Gickel.

34:04
Invité

Ils sont tous là autour de ces tables. Vincent Chiriqui, maire de Bourgouin-Jalieu, Aurélie Ferlet, illustratrice d'espace et peintre. Vous peignez beaucoup, Aurélie, en ce moment ? En ce moment, oui. Des fresques aussi, non ? Des fresques, des vitrines, principalement les deux, oui. Elle a fait toutes les vitrines à Noël, parce qu'on a un marché de Noël absolument extraordinaire. Oui, il paraît. Elle a décoré les vitrines et tout le monde a trouvé ça génial. C'est génial, c'est très bien. Vous étiez architecte avant. Avant, j'étais architecte. Et vous avez décidé de rompre avec cette profession ? Tout à fait. Pour vous livrer à la peinture ? Exactement.

Et vous vous exprimez de façon différente ? C'est ça. Vous avez un prochain projet vélo ? Non ? Pour l'instant, non. Des petits week-ends. Bourgouin-Jalieu, l'Australie, Sydney. Le Cap Sud. Non, pas tout de suite. J'aimerais bien que ça revienne, mais il faut laisser le temps au projet à se faire. Il n'y a pas d'urgence. Où est-ce qu'on peut voir vos peintures ? Vous exposez ? Je n'expose pas. Moi, je fais vraiment pour des professionnels. Je fais des projets sur mesure. J'ai fait des fresques chez Decathlon, notamment à Bourgouin. J'en ai fait une dans la rue Piétonne. C'est assez varié. Vous êtes une artiste de la ville ? Une des artistes de la ville ? Une des artistes. Il y en a plein.

Beaucoup d'artistes à Bourgouin. Absolument. Nous sommes aussi avec Samuel Susa, qui est restaurateur et président du club de boxe. Samuel, une petite recette que nos auditeurs vont noter immédiatement, qui serait votre signature. Vous maîtrisez bien. Vous en maîtrisez pas mal. Parce que vous êtes cuisinier, vous, déjà, de formation ? De formation, oui. D'accord. Et un petit gratin de ravioles, rapide en plus, plat à gratin, ravioles dans le plat, crème à niveau, Saint-Marcelin, et assaisonnement, évidemment. Au four, en 20 minutes, un petit plat à gratin avec une petite chiffonade de jambon. Très bien. Une petite salade verte et t'as ton plat. Et après, c'est tout sur les hanches.

Il ne vous donne pas, l'animal. Après, il faut aller faire du vélo. Il faut aller faire du vélo. Après, il faut aller faire du vélo. On est une ville sportive, donc... Ah oui, c'est vrai. On parlait aussi, Thomas, tout à l'heure, d'un artiste qui va venir à Lyon. On va l'écouter deux secondes, que nous auditeons dans un émissaire. Qui ? On ne le connaît pas tous. Ben voilà, on va l'écouter en ce moment.

36:02
Locuteur non identifié

J'ai honte de ne pas s'être celui que vous admirer. Je ne serai jamais uniquement celui que vous espérez. Au moins, il y a de l'amour. Mais au moins, il y a de la haine. Au moins, il y a de la peine. Et il me reste un peu d'humour. Au moins, il y a de la tendresse.

36:16
Invité

Kerry James, le 30 octobre, c'est lui qui va faire vibrer la scène de Bourgouin. Oui, c'est ça. Il est venu, il y a quelques années, d'ailleurs, jouer une pièce de théâtre au Théâtre Jean Villard, programmé par Victor Bosch. Il a commencé le rap, je crois qu'Idéalgie, c'est le début des années 90. Et il a 12 ou 13 ans à l'époque. C'est vraiment un ovni. Et puis maintenant, ça a été pendant longtemps une des voix des banlieues sur un rap très conscient, très intelligent. Et il revient à ses premières amours en musique en ressortant un album et donc en préparant son Bercy pour la fin d'année 2026.

Il a pendant très longtemps joué avec un artiste qui était son beatmaker, son compositeur qui s'appelait DJ Mehdi et qui est mort dans un accident domestique d'une manière assez brutale il y a quelques années et qui a fait l'objet d'une série documentaire sur Arte qui a été diffusée l'an dernier et qui a eu un succès complètement dingue et où on revoit toutes ces images d'archives de Mehdi et Kerry James alors qu'au début, ils ont 12 ou 13 ans et toute cette carrière incroyable qu'ils ont eue à aller jouer avec les Daft Punk sur des tournées américaines et tout ça.

Et c'est une vraie joie de voir ce personnage particulièrement emblématique de ce qui s'est fait dans les musiques urbaines ces 30 dernières années pouvoir faire étape à Bourgouin à la fois quand il a une pièce de théâtre qui parle des thématiques des banlieues et sur ses productions musicales récentes. Très bien. Il existe un documentaire sur la ville de Bourgouin-Jailleux ? Sur la ville ? Oui. Il y a différents petits clips, vous pouvez les voir sur Instagram, il y a plein de choses. Après, on n'a pas vraiment un vrai documentaire mais ça me permet de dire qu'il y a en revanche un documentaire sur le CSBJ Sur le CSBJ, pardon, c'est ça. Qui a été réalisé par le club.

Rappelons le CSBJ pour les auditeurs. Le club de rugby évidemment, le club sorti de Bourgouin-Jailleux qui est vraiment le club historique, mythique de Bourgouin-Jailleux et en plus, comme un peu tous, ce documentaire au début, c'est quelques potes qui parlaient « Ah, il faudrait qu'on fasse un truc, il faudrait qu'on fasse 5 minutes, 10 minutes » et à la fin, c'est du « Ah, bon, on va faire un film ». Ça dure 1h20. Ça dure 1h20. Tous ceux qui le voient sortent enchantés. Et donc, voilà, je crois qu'il y a encore des séances au Kinépolis ou peut-être qu'on en refera. Et vraiment, c'est quelque chose de sympa.

Oui, parce que c'est quand même un des marqueurs de la ville et lié à l'histoire de la ville et à l'esprit de la ville. Et à l'esprit de la ville. Et puis en plus, c'était un grand club formateur. Donc souvent, pendant des années... Il y a toujours un club de formation. Oui, il y a toujours un club de formation. Et donc, pendant des années, tous les matchs de l'équipe de France, « Ah, ben Morgane Parra, ah ben Chabal, ah ben Julien Bonner, c'est l'école de Bourgouin-Jailleux, c'est l'école de Bourgouin ». Et donc, voilà, ça a vraiment marqué les années rugby, y compris au plus haut niveau. Oui, et tout le monde se réunissait au stade Rajon.

Au stade Pierre Rajon, d'ailleurs, c'est toujours le cas. On a toujours le CSBJ, bien sûr, auquel on est très, très attaché. On fait plein de vœux pour la saison prochaine. Il a été rénové un petit peu le stade. Alors, le stade, oui. On a une nouvelle tribune nord qui a été réalisée par la ville avec le soutien du département. Une nouvelle tribune sud qui a été faite entièrement par le club avec un nouveau resto et tout. Donc, vraiment...

39:13
Locuteur non identifié

Et la jauge, c'est quoi ?

39:14
Invité

Alors, le stade, c'est un peu moins de 8000. 8000, c'est ça. Voilà. Mais pour les grands matchs, et qui ne sont pas que des matchs de rugby, d'ailleurs. Aujourd'hui, c'est aussi le grand stade du foot. Et ça, c'est important que le grand club, il soit pour tous les... On peut citer le foot qui table le pion à Lyon. Absolument, que le grand équipement soit pour tous les clubs. Et cet été, début août, il y aura un match de l'OL dans les qualifications pour les Champions League. Donc, voilà. On accueille aussi des très grands matchs. Et ça aussi, c'est des moments où le stade, il est plein. Le sport, ce n'est pas une lubie à Bourgogne. Le sport, c'est l'âme de la ville. C'est l'âme de la ville.

C'est ancré. Oui, c'est ancré. Et dans la natation aussi ? La natation, avec tous les âges qui réalisent des performances. Et puis maintenant, on a une nouvelle piscine qui a été réalisée par la CAPI, notre intercommunalité, qui est vraiment magnifique, avec une linde d'eau, une verrière superbe. Enfin, voilà. Et qui a été aussi un peu le renouveau du quartier de Champaret où se trouve la nouvelle piscine. Donc, ça a été aussi un vrai projet urbain. D'accord. Et quand vous vous promenez dans votre ville, M. le maire, qu'est-ce que vous diriez à nos auditeurs qui ne la connaissent pas ? La première chose à voir, à visiter ou il y aura un effet wahou ? Ce serait où ? Quel lieu ?

Là, on vient de refaire le boulevard Saint-Michel. Alors, évidemment, c'est notamment pour ceux qui reviennent. Je pense que les gens qui sont les plus impressionnés, c'est les gens qui sont partis à 10 ans et qui reviennent et qui disent « Ah ben, on ne reconnaît pas la ville ». Et notamment, le quartier Saint-Michel, c'était tout moche. Il y avait un vieux pont et sous un pont, on ne s'est jamais très beau. Année 70. Oui, c'était vraiment un vieux 110. 20 plus sombres. Et là, on est passé de… Le pont n'est plus là. Le pont n'est plus là, donc c'est tout dégagé. Tout ouvert. On a refait les escaliers, les ascenseurs et le boulevard. Il y avait 5% d'espace végétalisé.

Maintenant, il y en a 25%. Donc, on est passé d'un truc totalement minéral à un truc qui sera quasiment une forêt urbaine. Et ça, c'est assez chouette. Mais après, il y a tout le… Ça, c'est la balade qu'on peut conseiller à nos auditeurs. Oui, on peut commencer par là. Après, vous faites le rue Piétonne. Après, vous allez sur la place Carnot. Voilà. Et là, vous avez vu un peu tout le centre-ville et tout est chouette là maintenant. D'accord. Et votre coin à vous, Aurélie ? Moi, il est un peu sur les hauteurs. Il y a un coin secret. Elle n'a pas envie de le dire exactement. Mais on peut donner une indication. Moi, il est sur les hauteurs de la ville.

Il y a un endroit où on voit le coucher de soleil vraiment de manière très distincte. C'est comme si on était sur la dune du Pila, presque. Ah oui. Ah, mais c'est assez sublime. Direction pleine ouest. On le voit très bien. Et si on tourne la tête, on voit le Mont Blanc de Mont Blanc depuis Bourgogne-Joyeux ? Ah oui. Bien sûr. Il faut qu'il fasse clair. Oui, il faut qu'il fasse clair. Et donc ça, on peut y accéder à vélo, évidemment. Oui. Oui, à pied, à vélo. On ne dira pas tout à fait où c'est. Non, non, non. On le garde pour nous. Sur les hauteurs. D'accord. C'est sur les hauteurs quelque part. Samuel, votre coin à vous, votre moment à Bourgogne-Joyeux que vous préférez ? Moi, c'est...

Le matin, bonne heure. Bonne heure, mais j'aime bien les après-mêmes aussi quand je vais voir mes enfants jouent au rugby. Ah oui. Avec ma femme paisible, au banc de touche. Et voilà. Je les regarde s'éclater. Dans cette douceur de vivre et cette qualité de vie qu'on trouve. Voilà. Oui, d'accord. On fait tout à pied parce que j'habite plein centre. Donc je vais au stade Pierre-Ajon en deux minutes. D'accord. Est-ce qu'on peut bruncher dans un de vos établissements ? Oui, on peut. Oui, évidemment. Ah, à quelle heure ? 11h ? Dès 11h, oui. Oui, d'accord. Bon, très bien. On va y aller. Alors, à votre tour. Moi, j'ai envie d'inviter tout le monde aux abattoirs, bien évidemment.

Il nous l'a bien vendu. Tu m'as donné envie de venir au prochain concert. C'est vrai, mais je crois qu'il l'a bien vendu aux auditeurs. Oui. Non, mais moi, je suis marqué par cette densité de bars et de restos à Bourgouin. En fait, c'est une ville qui vit et où les gens se retrouvent. C'est une ville qui est chaleureuse. Et moi, pour faire aussi également un petit peu de vélo, il y a plein de villes de la même taille où les centres-villes sont tristounes, où il n'y a pas d'endroit pour manger, où il n'y a pas d'endroit pour se retrouver. Bourgouin, c'est tout l'inverse. On a l'impression qu'il y a une quantité de bars et de propositions alimentaires qui est hyper forte.

Et les gens, parce que les gens les fréquentent, sortent, se retrouvent. Puis la taille de la ville fait qu'on a vite fait de retrouver quelqu'un qu'on connaît. Ou en tout cas, si on avait prévu de manger avec quelqu'un, lui, il va forcément connaître qu'on connaît du monde. À l'Albiro, ça s'échange. Et chacun a ses chapelles, mais navigue d'un bistrot à un autre. Et moi, ça fait partie des choses que je trouve identitaires sur cette ville. C'est cette capacité à sortir, à retrouver son prochain. Et c'est ce que vous voulez garder, monsieur le maire, ce sera le mot de la fin pour votre ville.

C'est ce côté facile à vivre, agréable à vivre, à taille humaine, dans un avenir qui est plutôt radieux. Bien sûr, Bourgouin-Gélieu, vous avez tout. Vous avez le confort de la petite ville, de la campagne, l'apaisement, le calme, avec tous les équipements de la grande ville. Vous venez à Bourgouin-Gélieu, vous pouvez avoir les mêmes artistes qu'à Lyon, les mêmes spectacles qu'à Lyon, quasiment le même niveau sportif. Le théâtre, c'est les mêmes spectacles qu'à Paris. D'ailleurs, les Lyonnais, les Lyonnais viennent souvent à Bourgouin-Gélieu. Honnêtement, tout à l'heure, les Lyonnais un peu et tout à banlieue sud de Lyon.

Ils ont tous compris que c'était beaucoup mieux d'aller au Théâtre Jean Villard à Bourgouin-Gélieu, beaucoup plus facile d'accès, moins cher, on a les mêmes spectacles, c'est beaucoup plus sympa et autant ou plus de restaurants à proximité. Alors que les Lyonnais, vous snobez un petit peu, Bourgouin-Gélieu, dans les années 90, j'ai habité Lyon, ils disent « Oh, Louis Bourgouin-Gélieu ! » Maintenant, c'est le contraire.

44:20
Locuteur non identifié

Mais maintenant, ils nous envient. Et d'ailleurs, il faut leur piquer leur public et leurs idées. Un petit peu, gentiment. Oui, gentiment. Avec beaucoup de diplomatie. Bien sûr.

44:29
Invité

Votre grand projet dans les années à venir, votre grande idée, votre grand souhait ? Moi, je voudrais qu'on aille au bout de ce théâtre. Vraiment, j'en rêve. Maintenant qu'on a les scènes, maintenant qu'on a le public, on a le nombre de spectateurs. Les restaurants. Le nombre de spectateurs. Et les hôtels, on n'a pas parlé. On a les hôtels. On a les hôtels. Le nombre de spectateurs aujourd'hui de la saison théâtrale, c'est quatre fois plus qu'il y a sept, huit ans. Quatre fois plus. Il y a des théâtres de 700 places qui sont complets avant que la saison commence, au moment où on met les billets en vente. Et on vient d'annoncer la nouvelle saison qui est extraordinaire. Donc, précipitez-vous.

Donc, maintenant, on a le public, on a les artistes, on a la programmation, on a juste besoin du théâtre. Donc, ça, c'est mon objectif. Entre Lyon et Grenoble, dans le nord de l'Isère, allez visiter, allez découvrir, allez arpenter les ruelles et les rues de Bourgogne-Galieu, une ville où il fait bon vivre, une ville paisible, apaisée, où il y a un art de vivre et une qualité de vie exceptionnelle. Merci à tous pour cette belle émission. Merci. Vous l'avez fait aimer et découvrir. Je pense qu'on va être nombreux à revenir cet été vous voir. Vous serez toujours le bienvenu. J'espère bien. Merci beaucoup à tous. A bientôt. La France à découvrir. C'est terminé. A la semaine prochaine. Salut.

45:36
Locuteur non identifié

Avec Bourgogne-Galieu, une ville étape culturelle et gastronomique.

Bourgoin-Jallieu la ville étape où il fait bon s'arrêter sur la route des vacances ! · Pourquijevote