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InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 14 juin 2020 53 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprises

Nicolas Bay : "Emmanuel Macron doit limoger son ministre de l'Intérieur"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 58 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:46OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous en retenez ?

  • 2:16RelanceRéponse directe

    C'est ce que vous en avez retenu hier ? La haine de la France ?

  • 3:10OuverteÉludée

    Est-ce que ça veut dire que vous ne comprenez pas qu'il puisse y avoir un malaise ?

  • 3:24OuverteRéponse partielle

    De quoi parle-t-on ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous reconnaissez quand même qu'il y a un certain nombre de policiers qui dérapent ?

  • 5:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54IntervenantFait
    « on a le prétexte officiel qu'il y a une manifestation contre les violences policières qui aboutit en pratique à des violences contre les policiers. »
  • 2:05IntervenantFait
    « il y a une volonté pour certains une toute petite minorité d'ailleurs d'exprimer sa haine de la France sa haine de l'ordre républicain »
  • 2:39IntervenantFait
    « On voit des personnes qui veulent culpabiliser la France culpabiliser les Français pour leur passé pour des faits finalement que nous n'avons pas commis »
  • 3:36IntervenantFait
    « c'est une famille de délinquants qui essayent de culpabiliser les français et d'installer l'idée que la police se livrerait à des comportements racistes en France. »
  • 4:00IntervenantFait
    « jamais Adama Traoré n'a été interpellé en raison de sa couleur de peau. »
  • 5:15IntervenantFait
    « M. Castaner ministre de l'Intérieur qui a abandonné les policiers en race campagne. »
  • 11:50IntervenantChiffre
    « selon le ministère de l'intérieur les faits racistes et xénophobes ont augmenté par exemple de 130% en 2019 »
  • 18:33IntervenantFait
    « il a dit qu'on va être demain face à face qu'il y a des zones entières qui sont des zones d'un endroit où les lois de la République ne s'appliquent plus »
  • 24:27IntervenantChiffre
    « Nicolas Sarkozy en avait supprimé 13 000 postes »

Temps de parole

  • Intervenant70 %
  • Présentateur14 %
  • Intervenant 28 %
  • Intervenant 36 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et merci d'écouter ou de regarder Questions politiques, le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Questions politiques avec l'équipe Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour Ali. Bonjour. A plus. Solène de Royer du journal Le Monde. Bonjour Solène. Bonjour Ali. Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver. Karine Becker de France Inter. Bonjour Karine. Salut tout le monde. Et une émission au lendemain de manifestations partout en France contre le racisme et les violences policières et à quelques heures de l'allocution solennelle du président de la République. Vous l'entendiez dans le flash. Ce sera ce soir à 20h.

Un discours très attendu, en tout cas qui viendra après un long, très long silence d'Emmanuel Macron. Et un moment politique électrique avec des polémiques, des débats enflammés. Comment comprendre qu'à peine sorti de la crise sanitaire ce n'est pas ce qui rassemble mais ce qui divise qui semble dominer l'espace public. La semaine prochaine sera sans doute peut-être plus consensuelle avec jeudi prochain les commémorations des 80 ans de l'appel du 18 juin. Et la passion de Gaulle semble très largement partagée. Toute sensibilité politique confondue, on va en parler avec notre invité, l'eurodéputé Rassemblement National.

Il est coprésident du groupe Identité et Démocratie au Parlement Européen. Nicolas Abbé s'est installé avec nous en studio et pour intervenir, le hashtag QuestionPol ou l'application mobile France Inter.

1:28
Intervenant

France Inter.

1:30
Présentateur

Question politique.

1:32
Intervenant

Alibadou.

1:33
Présentateur

Bonjour Nicolas Abbé. Bonjour. Et bienvenue. On va commencer d'abord par ce qui faisait l'événement hier à savoir cette nouvelle manifestation c'est Rassemblement contre le racisme et les violences policières. On en a tous vu des images. Qu'est-ce que vous en retenez ?

1:48
Intervenant

Ce que j'en retiens c'est qu'à chaque fois on a le prétexte officiel qu'il y a une manifestation contre les violences policières qui aboutit en pratique à des violences contre les policiers. Ce n'est pas la première fois. Il y a déjà eu une manifestation qui s'est terminée de la même manière quelques jours avant et on voit bien que derrière tout ça il y a une volonté pour certains une toute petite minorité d'ailleurs d'exprimer sa haine de la France sa haine de l'ordre républicain et de remettre en cause finalement la cohésion et l'unité nationale.

2:16
Présentateur

C'est ce que vous en avez retenu hier ? Oui.

2:17
Intervenant

La haine de la France ? Vous avez vu les violences inouïes dont les policiers ont fait l'objet ? Vous avez vu un certain nombre de slogans qu'on a entendus dans cette manifestation un certain nombre de pancartes où ouvertement c'est une démarche racialiste en réalité. Expliquez-nous. Écoutez, on voit des personnes qui veulent culpabiliser la France culpabiliser les Français pour leur passé pour des faits finalement que nous n'avons pas commis On va en parler parce que c'est intéressant le rapport au passé. Et qu'eux-mêmes ils n'ont pas subi.

Donc on voit bien qu'on essaye d'installer une sorte de responsabilité collective ce qui est une régression absolument majeure puisque dans nos valeurs de civilisation dans nos lois de la République dans notre état de droit en France et bien c'est la liberté et donc la responsabilité individuelle qui doit prévaloir. On va en parler évidemment Nicolas Bay. Est-ce que ça veut dire que vous ne comprenez pas qu'il puisse y avoir un malaise et que cette manifestation représente ce malaise en France avec un certain nombre je ne dis pas que la police est raciste je dis qu'un certain nombre de choses ont été découvertes donc il y a une justification à ce rassemblement qui a eu lieu l'hier.

Nicolas Bay. De quoi parle-t-on ? On a un événement dramatique qui a eu lieu aux Etats-Unis à 6000 kilomètres de là la mort de George Floyd qui est utilisé par la famille Traoré je devrais dire le gang Traoré c'est une famille de délinquants qui essayent de culpabiliser les français et d'installer l'idée que la police se livrerait à des comportements racistes en France. C'est surtout une soeur

3:46
Présentateur

qui a perdu son frère et qui demande justice ou tout simplement de connaître la vérité sur les circonstances de sa mort.

3:51
Intervenant

Il y a eu une expertise judiciaire elle la conteste et c'est son droit d'ailleurs personne ne lui conteste cette possibilité mais à ce stade ce qu'on voit simplement c'est que jamais Adama Traoré n'a été interpellé en raison de sa couleur de peau. Il a été en réalité les gendarmes procédaient à l'interpellation de son frère lui-même délinquant et lorsque les gendarmes sont arrivés dont deux étaient antillais au passage et bien Adama Traoré s'est enfui.

4:17
Auditeur

Antillais c'est pas français ?

4:18
Intervenant

Et donc l'interpellation a eu lieu mais sans que c'est que c'est français mais je veux dire par là c'est qu'ils étaient sans doute noirs de peau et donc on peut difficilement les accuser de racisme. 4 ans après cette famille demande toujours

4:28
Présentateur

et la justice est la vérité.

4:30
Intervenant

Adama Traoré a fui et donc il a été interpellé pour cette raison-là parce qu'il a fui et effectivement comment dire ça a été dramatique et aujourd'hui on ne peut pas dire précisément qui est responsable mais enfin l'enquête judiciaire l'enquête judiciaire a exonéré de toute responsabilité les gendarmes qui ont procédé à l'interpellation.

C'est cet événement certes tragique moi je comprends évidemment on apprend ça avec humanité mais c'est cet événement qui remonte à il y a 4 ans quand même ça montre qu'il n'y a pas des prétendues violences policières il n'y en a quand même pas tous les jours qui a servi de point de départ à l'expression beaucoup plus large d'une remise en cause de la police avec et c'est dramatique celui qui est censé à la fois diriger défendre et protéger la police M. Castaner ministre de l'Intérieur qui a abandonné les policiers en race campagne.

On en parlera de Castaner est-ce que vous reconnaissez quand même qu'il y a un certain nombre de policiers je ne sais pas combien qui dérapent et donc qu'il faut sanctionner ? Si il y en a et bien ils doivent être sanctionnés et ils le sont d'ailleurs mais moi je refuse l'idée je refuse l'idée qui n'est d'ailleurs pas argumentée pas chiffrée selon laquelle il y aurait un problème majeur de racisme Ça veut dire que les statistiques techniques doivent être juste au passage parce que vous dites pas chiffrée, pas documentée est-ce qu'il y a eu un débat ?

Sibeth Ndiaye dans les colonnes du Monde hier s'est déclaré favorable aux statistiques ethniques pour qu'enfin on sache où on en est et si c'est justifié ou non est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose ?

Écoutez au Rassemblement National on a toujours été opposé à l'idée de statistiques ethniques parce que finalement ça aboutirait à analyser les événements la sociologie sous un prisme exclusivement ethnique ou racial ce qui est quand même assez réducteur et constitue même une régression maintenant on voit bien l'idée qu'est derrière l'idée qu'est derrière c'est de dire en faisant des statistiques ethniques on pourrait prouver c'est l'esprit dans lequel la porte-parole du gouvernement le disait on pourrait prouver qu'il y a ou qu'il y aurait des discriminations par exemple pour l'accès au logement par exemple pour l'accès à l'emploi moi je ne suis pas sûr du tout que ce soit vrai mais je le redis surtout Vous n'êtes pas sûr que ce soit vrai ?

Non je ne suis pas sûr que ce soit vrai et surtout je les mets en garde je pense qu'ils sont très imprudents parce que si on rentre là-dedans on va faire des statistiques ethniques sur les bénéficiaires d'allocations familiales ou d'allocations sociales on va faire des statistiques ethniques comme c'est le cas aux Etats-Unis sur la délinquance et sur la criminalité et donc je ne suis pas sûr Et ça permettra

6:45
Présentateur

d'avoir des faits au lieu de parler de choses sans en avoir aucune connaissance ça permettra à Nicolas Bay de mesurer les parcours de discrimination en tout cas ça peut se justifier Et ça permettra de mettre en évidence

6:54
Intervenant

un certain nombre de choses comme par exemple le lien qui est évident il suffit d'aller visiter une prison pour s'en rendre compte le lien évident entre l'immigration et l'insécurité par exemple

7:03
Présentateur

Je ne sais pas si vous permet de dire ça mais c'est un autre sujet sur lequel on verra

7:07
Intervenant

Est-ce que vous avez déjà déjà visité une prison ?

7:10
Présentateur

Oui

7:10
Intervenant

C'est vrai ?

7:11
Présentateur

Je ne suis pas en train de vous mentir et je n'ai pas à vous répondre parce que les questions politiques vous sont adressées à vous mais en l'occurrence il m'est arrivé de les visiter et plusieurs fois

7:19
Intervenant

Et d'ailleurs la garde des Sceaux m'avait répondu à une question précise que je vous l'avais posée où elle reconnaissait que la part de population carcérale était considérable Bon mais ce n'est vraiment pas le sujet Oui mais si un peu quand même si

7:27
Présentateur

Non, là on parle du racisme On parle des violences policières que vous dénonciez à l'époque du mouvement des gilets jaunes deux ans après le mouvement des gilets jaunes Non mais ce n'est pas

7:35
Intervenant

de même nature Ah ce n'est pas de même nature Que la hiérarchie policière que la hiérarchie politique d'ailleurs Non mais laissez-moi juste terminer Et utiliser la police contre les gilets jaunes c'est une réalité Mais qu'on accuse les policiers dans l'exercice de la mission de faire preuve de racisme c'est une accusation insupportable et ce qui est encore plus insupportable c'est de voir le ministre de l'Intérieur les lâcher

7:52
Présentateur

Alors d'un mot juste avant de donner la parole à Solène de Royer deux ans après le mouvement des gilets jaunes il y a 399 enquêtes qui ont été ouvertes par l'IGPN et il y a eu seulement deux propositions de sanctions Sur toute la période des gilets jaunes je referme la parenthèse sur la question du racisme dans la police il y a eu des travaux de journalistes et ceux de Street Press par exemple d'Arte Radio de Mediapart qui ont montré que par exemple il existait un groupe Facebook où 8000 gendarmes et policiers échangeaient des propos des montages vidéo raciste donc le racisme existe

8:29
Intervenant

Excusez-moi vous trouvez que cette argumentation est recevable sur le plan scientifique sur le plan juridique vous parlez d'un groupe Whatsapp de 8000 personnes dont des journalistes de Street Press seraient télécaux et donc ça c'est l'argument imparable pour dire qu'il y a du racisme dans la police honnêtement c'est pas sérieux Alors attendez le rapport par exemple de M.

Toubon le défenseur des droits qui est sorti je crois cette semaine qui nous explique clairement que dans le commissariat du 12ème arrondissement de Paris il y a des faits avérés de racisme d'insultes répétées ils doivent être sanctionnés mais ce qui est insupportable c'est quand vous avez ça signifie juste qu'il y a effectivement du racisme probablement j'ai pas dit qu'il était institutionnalisé mais il y a probablement du racisme dans la police qui est ponctuel de racisme il doit être sanctionné parce que les lois de la république doivent s'appliquer et que évidemment la police doit être exemplaire mais est-ce que le problème c'est que cette police est-ce qu'elle est suffisamment à l'image de la population française est-ce que le problème ne réside par là ?

il n'y a pas un problème de recrutement dans la police en France ? pas du tout et d'ailleurs vous avez vu qu'on voit qu'il y a une diversité y compris raciale dans la police à tel point d'ailleurs que dans les manifestations de l'autre jour on a vu des policiers noirs qui se faisaient traiter de vendus par les manifestants vous accusez les manifestants d'hier

9:32
Présentateur

d'être racialistes

9:33
Intervenant

et vous parlez de race vous-même on a du mal à me comprendre je dis que quand vous avez des manifestants manifestement racialistes qui accusent un policier noir d'être un vendu au prétexte qu'il est aux côtés de la police et qu'il est dans la police et bien ça montre bien que eux sont dans une démarche authentiquement raciste Solène Doroyer donc la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiad a remis également un autre sujet sur la table la question de la représentativité des personnes de couleur dans la vie publique politique, économique et culturelle ces personnes on le sait sont sous-représentées le déplorez-vous Nicolas B Moi je crois honnêtement il faut qu'il y ait une égalité de droit en France pour les citoyens français voilà il y a une égalité de dignité il y a une égalité de droit et des devoirs qui correspondent à ces droits voilà que l'on fasse tout pour qu'il n'y ait pas de discrimination j'y suis totalement favorable mais qu'on parte du postulat qu'il y aurait une discrimination c'est honnêtement c'est insupportable C'est pas un postulat ?

Non mais si on parle d'un postulat parce qu'il n'est pas ce sont les faits avérés par le défenseur des droits le défenseur des droits mais pas un militant politique il exprime une opinion un ressenti une perception honnêtement ça fait partie du débat mais il y a c'est pas une opinion on n'a pas des données scientifiques qui établissent la moindre discrimination il y a la réalité mais vous savez

10:50
Locuteur non identifié

il faudrait des statistiques bien sûr que si

10:51
Intervenant

excusez-moi allons un peu au-delà on nous dit par exemple il y a les contrôles aux faciès les personnes de couleur seraient plus comment dire contrôlées de manière aléatoire par la police que les autres mais en réalité on ne prend en compte dans cette idée-là que la question raciale mais vous prenez une personne de couleur noire qui est en costume cravate dans les beaux quartiers de Paris est-ce qu'il a réellement plus de chances d'être interpellé d'être contrôlé par la police qu'un homme blanc en survêtement et en basket qui se trouve à bondir au nez sous bois évidemment pas donc vous comprenez bien que c'est un droit d'argument mais c'est donc la question raciale réduire la question à la seule question raciale c'est en réalité le logiciel de la gauche qui vise à culpabiliser les français et on a vu d'ailleurs toutes les militants d'extrême gauche Mélenchon en tête avec les manifestants hier ce qui en dit long sur la manipulation aussi par l'extrême gauche politique et associative de ces mouvements-là ça suit un chiffre pour préciser selon le ministère de l'intérieur les faits racistes et xénophobes ont augmenté par exemple de 130% en 2019 donc voilà il y a des chiffres des faits et bien encore une fois s'il y a des comportements individuels qui doivent être sanctionnés ils le sont et ils devront l'être c'est tout mais l'accusation générale contre la police encore une fois elle est odieuse les policiers on travaille difficile dans des conditions difficiles et aujourd'hui les pouvoirs publics les lâchent et c'est absolument acceptable généralisation absolue de la caméra piéton de manière à ce qu'une fois de plus on ait des choses claires et nettes c'est à dire qu'on ait des vidéos sur tout est-ce que vous y êtes favorable c'est ce qu'on a fait pour l'instant elles ont été installées et sont à moitié défectueuses est-ce que vous êtes favorable à ça ?

oui bien sûr si ça permet aux policiers de faire leur travail dans de bonnes conditions et de ne pas faire l'objet d'accusations fantaisistes vous comprenez Christophe Castaner a dit quoi il a dit les policiers s'il y a un soupçon avéré de racisme on est revenu là-dessus et bien ils seront mis à pied et ils seront suspendus c'est à dire qu'en réalité il y aura une présomption de culpabilité le soupçon avéré c'est un oxymore soit c'est un soupçon soit c'est avéré ça peut pas être un soupçon avéré mais dire qu'en fait la parole du délinquant la parole de la racaille a une valeur supérieure à celle du policier de la racaille supposée puisque si vous mettez en doute l'idée de soupçon avéré c'est Christophe Castaner qui va finalement rompre avec le principe de la présomption d'innocence de surcroît contre les policiers mais est-ce que vous connaissez pas tout en même temps pas tout en même temps Nathalie Saint-Cric effectivement Christophe Castaner employait l'expression soupçon avéré tout le monde s'est rendu compte ça voulait rien dire c'était juste une formule impossible et en fin de journée il a lui-même dit au syndicat de police que c'était une imbécilité je le cite et il est revenu ah moi j'ai imbécilité vous avez quelque chose de plus fort donc il est revenu là-dessus en disant effectivement que ça n'avait pas de sens juste pour qu'on soit en clair mais on voit qu'il y a une volonté au-delà de désarmer la police regardez il veut supprimer une technique d'interpellation elle est controversée que les techniques d'interpellation évoluent qu'elles soient comment dire analysées et que certaines soient dangereuses trop dangereuses voilà exactement ça peut être discuté mais qu'il annonce unilatéralement qu'on met fin à cette technique d'interpellation qui est en vigueur depuis des années et qui a donc aussi montré son efficacité et qu'elle n'est remplacée par rien et bien c'est une manière de fragiliser elle n'est pas supprimée les policiers encore plus elle n'est pas supprimée

14:06
Présentateur

Nicolas B il a dit que si non il a dit qu'il souhaitait le matin qu'elle serait supprimée et l'après-midi qu'elle ne le serait pas

14:12
Intervenant

d'accord mais est-ce que c'est responsable de la part du ministre de l'Intérieur de passer son temps à dire quelque chose et son contraint dans la journée mais tout ça installe progressivement l'idée qu'en gros la police aurait des choses à se reprocher et le fait que ça vienne du ministre de l'Intérieur est dramatique mais les violences policières

14:28
Présentateur

souvenez-vous du mouvement des gilets jaunes et de ce que vous disiez des méthodes d'intervention de la police et de la manière dont ils traitaient un certain nombre de manifestants pourquoi nier qu'il existe des violences policières aujourd'hui alors qu'il y a deux ans vous étiez parmi ceux qui les ont dénoncées le plus tôt on n'aura peut-être pas de réponse

14:46
Intervenant

je sais bien sûr que si je vais vous répondre en réalité le problème ce sont les ordres qui sont donnés aux policiers les policiers ils obéissent à une hiérarchie donc c'est encore quelque chose qu'est-ce que ça dans le problème on a vu le préfet l'allemand le préfet de police de Paris mettre un zèle absolument extraordinaire à combattre les gilets jaunes dont pourtant beaucoup étaient très pacifiques à mettre aussi un zèle de cow-boy mobiliste qui enfreindrait la règle des 100 kilomètres pendant le confinement ou qui voulait se rendre dans la résidence secondaire mais par contre lui qui est responsable de la sécurité publique sur le périmètre de l'île de France on ne le voit pas et on ne l'entend pas lorsqu'il s'agit de remettre de l'ordre dans les cités dans les quartiers et il se fait très discret lorsqu'il y a des manifestations comme hier où les policiers sont lynchés parce que c'est de ça donc il s'agit oui il y a des policiers qui ont été lynchés hier je ne sais pas si vous avez vu les images bien sûr je ne les ai vu frappés et compris frappés à terre

15:37
Présentateur

un mot un mot Nicolas Bey il y avait hier des militants de génération identitaire qui étaient sur les toits d'un immeuble place de la république et on a vu une banderole rapidement enlevée où il y avait ces mots white lives matter les vies des blancs comptent comment est-ce que vous entendez cette phrase

15:56
Intervenant

j'ai vu surtout une banderole où ils dénonçaient finalement le caractère raciste anti-blanc de cette manifestation d'hier honnêtement ils l'ont fait avec un certain panache de manière très pacifique c'est un déploiement de banderole ça fait partie du débat de la liberté d'expression oui c'est illégal

16:11
Présentateur

vous teniez absolument à ce qu'on respecte l'ordre mais en l'occurrence là ça ne l'était pas

16:14
Intervenant

ah oui oh mon dieu déployer une banderole sur un toit quelle entorse insupportable à la loi non mais c'est pas la question

16:20
Présentateur

que vous inspire white lives matter comme slogan je ne l'ai pas vu du tout ce slogan moi je l'ai vu et je vous dis qu'il existe

16:25
Intervenant

honnêtement il ne m'inspire rien et je n'ai pas envie de faire de parallèle il faut combattre la démarche racialiste raciste qui caractérise ces manifestations ce sont ceux

16:33
Présentateur

de génération identitaire qui ont cette démarche là ils ont dit mais s'il fasse caméra là voilà la fiche si vous voulez la regarder elle est derrière votre écran justice pour les victimes du racisme anti-blanc

16:43
Intervenant

voilà c'est ce que je vous dis c'est le seul slogan que j'ai vu qui sont les victimes du racisme anti-blanc tous les jours tous les jours il y a dans certains quartiers des personnes qui sont victimes du racisme anti-blanc dont on ne parle jamais vous savez c'est comme vous lisez la presse quotidienne régionale peut-être bien sûr c'est de mon travail je ne vais pas vous faire la longue liste non j'aimerais juste un exemple il y en a absolument un exemple Nicolas Bé je ne vous demande pas une liste on tète immédiatement un exemple il y en a tous les jours il y en a tous les jours mais vous ne pouvez pas citer un exemple c'est exactement comme les violences policières on nous dit il y aurait des violences policières mais ce qui est sûr ce qui est avéré c'est qu'il y a tous les jours des violences contre les policiers tous les jours alors qu'il y ait des violences policières c'est possible et ça ne les rend pas acceptables mais commençons par nous attaquer à un phénomène qui aujourd'hui est massif dans certains quartiers la police ne rentre pas pas seulement la police les pompiers les pompiers un certain nombre de cités enfin mais non mais donnez-nous un exemple un seul déconneur excusez-moi monsieur Badou mais je ne sais pas dans quel on est dans un pays de 65 millions d'habitants je ne sais pas dans quel pays vous vivez mais est-ce que vous avez vu par exemple pendant le confinement que non seulement les policiers ne pouvaient pas aller dans un certain quartier et que même la hiérarchie de la police leur a demandé de ne pas y aller qu'il y a des pompiers qui ne pouvaient pas rentrer dans ces quartiers que vous avez même des soignants qui se sont accueillis mais vous devriez juste préciser quel quartier ?

dans les cités non mais c'est où les cités ? les quartiers ?

mais il y en a partout mais il y en a partout en Ile-de-France il y en a partout en Seine-Familie mais vous êtes incapable de publier un exemple mais je ne vais pas vous donner un exemple précis puisque c'est un phénomène massif non mais donnez-moi un fait écoutez vous avez vu ce qui s'est passé par exemple à Villeneuve-la-Garenne vous avez vu ce qui enfin je ne sais pas dans quel monde vous vivez excusez-moi il suffit de lire la presse tous les jours pour se rendre compte je lis la presse tous les jours Nicolas Bé continuez de le faire parce que vous verrez qu'il y a malheureusement beaucoup d'actes contre les policiers dans les quartiers et beaucoup d'endroits où la police ne va plus mais vous savez quand Gérard Collomb a quitté la place Beauvau il a reconnu qu'on était dans une situation dramatique il a dit qu'on va être demain face à face qu'il y a des zones entières qui sont des zones d'un endroit où les lois de la République ne s'appliquent plus alors vous pouvez toujours le minimiser ou le nier mais c'est une réalité qui n'a pas été exprimée seulement par l'Assemblée nationale mais par le ministre de l'Intérieur Emmanuel Macron lorsqu'il a démissionné donc justement comment calmer le jeu là on va calmer sur le plateau le jeu aussi et donc comment calmer le jeu enfin c'est bien aussi

18:53
Présentateur

de voir des débats enflammés en l'occurrence ce sont des questions Nicolas Bé répond vigoureusement et de toute façon ses réponses lui appartiennent

19:00
Intervenant

la tension elle est en train de monter clairement dans notre pays on voit beaucoup de jeunes qui participent à ces manifestations c'est encore le cas hier est-ce que les politiques les responsables politiques ne redoutent pas un effet de contagion et donc surtout comment réussir à contenir tout ça à faire en sorte que tout le monde reprenne le chemin de la vie ensemble d'abord je crois que ces manifestations elles sont le fait d'une minorité 10 000 personnes ça peut sembler non négligeable mais enfin dans un pays de 60 millions d'habitants ça reste un phénomène très marginal on a eu ces dernières années et souvent de manière très pacifique des manifestations qui étaient d'une ampleur sans commune mesure bon ensuite on dit que c'est des manifestations de jeunes non c'est certains jeunes sans doute beaucoup de jeunes qui ne se retrouvent pas et s'identifient absolument pas à ces manifestants on a vu aussi beaucoup de je parlais tout à l'heure de la gauche politique et associative honnêtement beaucoup de militants gauchistes on a même vu les vieilles associations des années 80 et ce sera 6 le MRAB dont beaucoup de français pensaient qu'ils avaient totalement disparu qui réapparaissent et puis on a vu c'est un danger ?

non je ne dis pas ça je dis simplement qu'aujourd'hui ces gens là participent de cette volonté de culpabilisation des français et se solidarisent avec les manifestants comme d'ailleurs l'a fait monsieur Mélenchon et honnêtement moi je trouve ça très grave Jean-Luc Mélenchon je trouve qu'ils étaient en train de sombrer totalement j'ai des désaccords politiques avec Jean-Luc Mélenchon mais il avait une certaine non mais le problème en France c'est le racisme à défendre une ligne républicaine qui lui appartient que je ne partage pas en tout point mais il le faisait avec une certaine tenue le fait d'avoir il y a quelques mois participé à des manifestations prétendument contre l'islamophobie aux côtés des islamistes et maintenant prétendument contre le racisme en réalité avec des gens qui sont authentiquement des racialistes et des racistes

20:34
Présentateur

je vais vous poser une question toute simple le problème aujourd'hui suite au mouvement mondial qui a suivi le meurtre raciste de George Floyd aux Etats-Unis il y a eu des manifestations on s'en est pris à des symboles en Grande-Bretagne en Belgique en France donc aussi même en Corée du Sud c'est quelque chose qui a résonné dans des peuples qui ont des histoires des passées des traditions très différentes la question aujourd'hui c'est la lutte contre le racisme ou est-ce que ce sont les associations

21:06
Intervenant

antiracistes ?

pour moi il n'y a pas surtout en France il y a des pays qui ont une histoire différente mais il n'y a pas de racisme en France la France n'est pas un pays raciste il n'y a pas de racisme en France il peut y avoir ponctuellement des gens qui se comportent mal et des gens qui agissent avec un sentiment d'un esprit raciste ça peut exister bien sûr individuellement mais il n'y a pas de racisme systémique et le fait d'utiliser le fait d'utiliser un événement qui a eu lieu encore une fois très loin d'ailleurs aux Etats-Unis qui a une histoire différente c'est des faits qui peuvent arriver de manière peut-être plus fréquente qu'en France mais la réalité c'est que ça existe des affaires comme celle de George Floyd ça existe malheureusement malheureusement tous les jours partout dans le monde et on n'en parle pas et dans des pays qui sont infiniment moins respect qui respectent infiniment moins les droits que les Etats-Unis n'oublions pas quand même qu'aux Etats-Unis on est actuellement dans un contexte de campagne électorale et que donc vous ne tuer des noirs je ne comprends pas votre argument pourquoi vous parce que vous minimisez

22:07
Présentateur

le meurtre d'un homme vous minimisez le meurtre raciste en disant c'est une vieille histoire

22:12
Intervenant

c'est extraordinaire à quel moment je minimise je suis en train de dire que c'est dramatique mais malheureusement il y en a partout dans le monde tous les jours si vous avez des meurtres que ce soit des racistes ou avec un autre motif il y en a tous les jours et souvent dans des quantités beaucoup plus importantes dans des régimes infiniment moins protecteurs des droits que le sont quand même les Etats-Unis donc il faut aussi prendre un petit peu de recul mais pourquoi un événement dramatique certes qui a eu lieu à 6000 km d'ici devrait être utilisé mais par une toute petite minorité enfin c'est pas des manifestations de masse c'est quelques militants gauchistes quelques jeunes qui descendent des banlieues mais parce que je ne peux pas accepter qu'en France vous ne pouvez pas dire

22:50
Présentateur

qu'ils menacent la république s'ils sont très peu nombreux et que finalement c'est un épiphénomène qui ne mériterait pas qu'on s'attarde

22:55
Intervenant

mais parce qu'en fait ils veulent culpabiliser les français et malheureusement ils reçoivent un certain écho à la fois dans la classe médiatique et dans la classe politique mais ce n'est pas de demander la justice en l'occurrence parce que ça c'est leur droit mais la justice elle s'est déjà exprimée elle a déjà dit qu'Adama Traoré n'avait pas fait l'objet de violences de la part des policiers et encore une fois je vous rappelle parce que c'est quand même très important et c'est le point de départ il n'a pas du tout été interpellé en raison de sa pouvoir je vous rappelle c'est un mensonge total Solène de Royer Très concrètement Nicolas B comment est-ce qu'on restaure le lien de confiance avec la police en France ?

En défendant la police en veillant évidemment à ce qu'elle soit exemplaire en contrepartie et en lui donnant à nouveau les moyens on la réarmant à tout point de vue le réarmement moral le réarmement matériel le réarmement en effectif Marine Le Pen a présenté vous le savez il y a quelques jours un plan assez complet avec une quarantaine de mesures justement pour redonner à la police les moyens de mener sa mission de sécurité publique dans de bonnes conditions et aujourd'hui on voit bien qu'on a une classe politique et notamment le gouvernement ce qui est quand même d'une extrême gravité qui non seulement a placé la police dans une situation très difficile où elle ne peut pas assurer sa mission dans de bonnes conditions mais qui de surcroît à la première occasion par connivence militante idéologique avec la gauche et bien lâche les policiers donc il faut sortir de ce schéma là il faut que la police ait des effectifs suffisants qu'elle ait des armements suffisants une formation aussi pour utiliser les matériels dans de bonnes conditions et aujourd'hui on a des effectifs de police qui sont insuffisants Nicolas Sarkozy en avait supprimé 13 000 postes ils ont pas ou très peu été reconstitués depuis par François Hollande et Emmanuel Macron malgré leurs proches il faut quand on a un pays qui est aussi durement touché par la délinquance et la criminalité que l'est la France les voyants sont rouges dans ce domaine là même si la période de confinement a temporairement atténué ce phénomène et bien il y a une urgence à rétablir l'ensemble de la chaîne de la sanction à donner des moyens à la police à donner aussi les moyens à la justice et à faire en sorte que ceux qui commettent des délits ou des crimes soient interpellés soient jugés soient condamnés et qu'ils purgent leur peine aujourd'hui et on l'a vu pendant le confinement il y a des dizaines de milliers de prisonniers qui ont été sortis comme ça des prisons françaises aujourd'hui la chaîne de la sanction ne fonctionne plus des dizaines de milliers oui enfin une dizaine de milliers en tout cas

25:11
Présentateur

oui enfin non pas une dizaine de milliers enfin vous voulez dire des dizaines de milliers Nicolas qu'est-ce que vous pensez de la tribune de Jean-Marc Ayrault puisque le vivre ensemble c'est aussi une question de symbole une question d'un rapport à son passé tribune de Jean-Marc Ayrault qui est publiée dans le monde et où il appelle le président de la fondation pour la mémoire de l'esclavage ancien premier ministre à rebaptiser les salles de l'Assemblée nationale qui portent encore le nom de Colbert Colbert qui était aussi l'auteur du code noir qui a donc fixé le statut juridique des esclaves et pour des années et en l'occurrence il considère qu'il faudrait aujourd'hui non pas rebaptiser non pas débaptiser mais rebaptiser ces salles-là avec pourquoi pas des noms de grandes femmes de l'histoire de France qu'est-ce que vous en pensez ?

25:54
Intervenant

Donc on va nier de notre histoire nationale de notre roman national des figures incontournables qui ont participé au rayonnement de la France sous prétexte qu'il y aurait une part d'ombre le code noir

26:09
Présentateur

c'est pas une part d'ombre

26:10
Intervenant

analyser avec nos critères d'aujourd'hui sur une époque très ancienne est-ce que

26:16
Présentateur

avec nos critères d'aujourd'hui

26:18
Intervenant

oui avec nos critères d'aujourd'hui bien sûr

26:19
Présentateur

vous pensez qu'au XVIIe siècle il y avait des gens qui étaient heureux d'être esclaves et heureux d'avoir je dis simplement

26:24
Intervenant

que le regard que nous portons aujourd'hui sur l'esclavage n'est évidemment pas celui que la société portait à l'époque sur l'esclavage non mais je pense que les esclaves

26:32
Présentateur

partageaient assez largement le point de vue de la condamnation sur l'esclavage

26:35
Intervenant

on va aller au bout de la logique il y en a qui réclament même qu'on supprime la statue de Victor Schollcher à la Martinique on prétexte qu'il a été certes celui qui a aboli l'esclavage mais qui en réalité pendant longtemps l'a défendu ou en tout cas l'a accepté voilà donc on va au bout de la logique de l'absurde finalement on essaye finalement de détruire de culpabiliser les français non seulement pour ce qu'ils sont aujourd'hui mais même pour leur histoire mais sans dénier est-ce qu'il ne faudrait pas ce que je dis c'est qu'on n'est pas un on n'est pas responsable ni dans collectivement ni dans l'espace sur ce qui se passe aux Etats-Unis ni dans le temps sur ce qui s'est passé il y a deux siècles y compris ou il y a trois siècles ou il y a quatre siècles y compris lorsque ce sont nos ancêtres qui ont fait des erreurs ou des fautes et qu'il faut accepter dans notre histoire à la fois les parts les plus glorieuses et aussi les parts les plus contestables les plus controversées ou les parts d'ombre et si on commence à disséquer l'histoire avec nos critères d'aujourd'hui non il s'agit juste de regarder l'histoire à essayer de noircir l'image de notre pays mais il n'est pas question de noircir mais il est question de regarder les faits et bien à ce moment là ça aboutira à un espèce de sentiment collectif de culpabilité que certains à mon avis recherchent aujourd'hui pour nous fragiliser indépendamment de la culpabilité vous avez employé le terme tout à l'heure roman national certains disent récit national le roman c'est peut-être une façon d'obéliir les choses est-ce que vous considérez que tout ça ça relève de l'histoire et qu'il faut effectivement faire une espèce de nettoyage ou de regard nouveau en sachant exactement qui a fait quoi plutôt que de se raconter des belles histoires qui nous feraient plaisir sans pour autant déboulonner tout le monde c'est la position du chef de l'État c'est la position d'un certain nombre de leaders de droite c'est de dire on sait à qui on s'adresse on sait de quoi on parle parce qu'autrement effectivement c'est compliqué d'avoir donc roman national ou récit avec travail d'historien mais les historiens ils ont toujours travaillé c'est pas nouveau en réalité les historiens ils ont toujours disséqué les actions des uns et des autres dans l'histoire en analysant les bonnes et les mauvaises il y a une symbolique Nicolas Bay il n'y a pas d'avenue Maréchal Pétain il y en a une à Singapour mais enfin en France il n'y en a pas vous savez très bien que nommer une rue avec le nom de quelqu'un ou mettre une statue c'est une manière une forme de révérence et pour qu'on n'oublie pas dans l'avenir donc est-ce que vous pensez que votre théorie à vous c'est le récit et non pas le roman non mais bien sûr on peut dire l'un ou l'autre de ces termes mais il s'agit d'avoir un regard critique bien sûr sur notre histoire nationale mais ça ne doit pas aboutir encore une fois à une culpabilisation collective c'est-à-dire qu'on peut très bien il ne s'agit pas de culpabiliser d'accord mais on peut très bien avoir un regard éclairé affiné avec le travail des historiens qui est précieux dans ce domaine et qui n'est pas nouveau sans pour autant dire puisque un tel a commis un certain nombre de mauvaises actions alors qu'il a participé à la grandeur au rayonnement de la France et bien on va déboulonner la statue mais on voit bien que ceux qui recherchent ça ceux qui voudraient déboulonner les statues et symboliquement couper les têtes aujourd'hui sont ceux qui en réalité veulent exprimer finalement une espèce de remise en cause générale de ce que nous sommes une contestation de la France de son identité de sa grandeur de son rayonnement et culpabiliser ainsi le peuple français aujourd'hui encore une fois j'insiste pour des actions que nous n'avons pas commises et ceux qui essayent de culpabiliser sont ceux qui ne les ont pas subis ils sont éventuellement peut-être des lointains descendants de ceux qui les auraient subis mais eux à titre personnel ne les ont pas subis

29:56
Présentateur

ça n'empêche pas qu'on puisse avoir malgré tout une sensibilité à certains sujets juste un mot c'était il y a exactement 190 ans c'était le 14 juin 1830 les troupes françaises débarquaient en Algérie c'était le début de la colonisation et par exemple il y a une avenue à Paris dans le 16ème arrondissement l'avenue Bugeau qui commémore ou porte le nom d'un homme qui a enfermé des hommes des femmes des enfants dans des grottes avant d'y mettre le feu il les a massacrés bon ça a même scandalisé l'Europe et la presse de l'époque cette avenue elle est à Paris est-ce qu'il faudrait par exemple la débaptiser l'avenue Bugeau

30:32
Intervenant

vous comprenez bien que si on rentre dans ce schéma là et bien à ce moment là on va trouver dans toutes les actions des hommes et des femmes qui ont fait l'histoire de France des choses qui sont critiquables et contestables et en réalité on va débaptiser toutes les rues ou quasiment toutes les rues de France on parle aujourd'hui on célèbre toujours la révolution française comme l'avènement de la république et d'un régime démocratique etc la réalité c'est que au moins dans les premières années avec la terreur ça a été une succession d'abominations d'abominations commises par Robespierre pas commises dans Vendée par le général Thuraud etc qui ont commis des exactions absolument immondes inqualifiables bon est-ce que pour autant on jette le discrédit total complet sur la révolution française la réponse est non on essaye d'avoir une analyse historique la plus affinée possible sur cette histoire là et bien faisons-le sur l'ensemble de notre histoire nationale et puis encore une fois on n'est pas obligé de reproduire ce qui aurait pu être des erreurs ou même des fautes dans le passé mais est-ce qu'il faut en permanence regarder notre passé avec un air coupable pour nous empêcher justement de nous tourner avec avec comment dire avec vigueur et avec votre argument est curieux dans ces cas là

31:43
Présentateur

pourquoi pas des statuts du maréchal Pétain sur les places des villages

31:47
Intervenant

les choses sont un peu différentes le maréchal Pétain a été condamné à l'issue de la seconde guerre mondiale à l'indignité nationale voilà donc c'est un cas différent de ce que vous évoquez Charles de Gaulle a été condamné à mort par Contumas par le même Pétain ah oui donc vous reconnaissez la légitimité de l'état français non j'essaie juste

32:05
Présentateur

de comprendre où il est situé

32:07
Intervenant

par rapport au passé qu'après la guerre un certain nombre d'actes du gouvernement de Vichy ont été considérés comme nuls et non avenus enfin je ne veux pas revenir on va changer de sujet sur un débat historique du coup Karine avant de passer au portrait que doit dire Emmanuel Macron ce soir pour d'un côté réussir à garder la confiance des policiers si je vous entends bien et en même temps d'un autre côté réussir à calmer la colère qui est en train de s'installer dans notre pays je crois que la première chose qu'il doit faire c'est de limoger son ministre de l'intérieur Christophe Castaner on le savait depuis le début avait peut-être pas tout à fait les épaules pour être le ministre de l'intérieur on voit qu'il se révèle totalement défaillant aujourd'hui on a une situation de crise de crise ceux qui sont chargés de l'ordre public en France ne supportent plus leur ministre de tutelle qui s'est très mal comporté à leur égard donc la première décision que doit prendre Emmanuel Macron s'il veut restaurer assurer l'ordre et la loi dans notre pays et bien c'est de commencer par remplacer son ministre de l'intérieur ensuite qu'on donne les moyens à la police de faire son travail dans d'autres conditions je l'évoquais tout à l'heure et surtout qu'on n'aboutisse pas dans le discours médiatique et dans le discours des responsables politiques ceux qui sont au gouvernement à légitimer la remise en cause de la loi parce que c'est de ça dont il s'agit quand on dit le sentiment collectif l'emporte sur la loi c'était les propos de Christophe Castaner c'est la définition même de la révolution c'est à dire qu'à un moment donné l'ordre est balayé les lois et donc les lois de la république sont balayées simplement parce qu'il y a une petite minorité adjudicante une foule qui peut être éventuellement haineuse qui s'exprime donc le rôle du président de la république garant de l'unité nationale c'est de mettre fin à cette dérive est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner comme l'avait fait en Grèce par exemple Alexis Tsipras pour retrouver une légitimité après cette crise sanitaire inédite écoutez je sais qu'apparemment il y a quelques échos de presse qui disent qu'il envisagerait cette hypothèse ça aurait évidemment un côté un petit peu gaullien moi je crois qu'il faut essayer d'aller au fond des sujets Emmanuel Macron reconnaît lui-même qu'il doit se réinventer mais ça doit pas être simplement des mots ça doit être des actes et en réalité le problème c'est quand il dit ça c'est un terrible aveu d'échec parce que la crise sanitaire a révélé la vulnérabilité de la France avec peu d'anticipation peu de capacité industrielle la dépendance à l'égard de la Chine etc or tout ce modèle mondialiste qui a été savamment construit et dont Emmanuel Macron est un peu l'incarnation et la synthèse et bien aujourd'hui il est remis en cause donc c'est Emmanuel Macron lui-même pas en tant que personne mais en tant que responsable politique dans son projet politique qui est remis en cause il peut pas dire simplement je vais me mettre en question il faut réindustrialiser il faut passer aux actes et donc remettre en cause la logique du libre-échange mondialisé remettre en cause l'ouverture totale des frontières de la libre circulation des capitaux des biens et des personnes qui aujourd'hui a placé la France dans la situation dramatique dans laquelle elle est ou en tout cas a aggravé la situation sanitaire

35:14
Présentateur

L'eurodéputé Rassemblement National Nicolas Bay est l'invité de Questions Politiques ce dimanche

35:19
Intervenant

France Inter Alibadou Questions Politiques

35:25
Présentateur

Votre portrait Nicolas Bay signé Karine Bécard

35:27
Intervenant

Vous n'avez jamais cessé de militer Nicolas Bay vous êtes ce que l'on pourrait appeler un militant né vous avez commencé à défendre les idées du FN à 15 ans seulement subjugué par les propos par la prestance par l'insolence de Jean-Marie Le Pen et aujourd'hui encore 27 ans après vous apparaissez comme un bon petit soldat indéfectiblement loyal au Rassemblement National Pourtant cela n'a pas toujours été le cas retour sur un classique de votre parcours politique

35:55
Auditeur

Moi je ne me sens rien de commun non plus d'ailleurs je m'empresse de le préciser avec la fille de M. Le Pen qui est un peu le tanguy de la politique régionale à 36 ans elle habite dans le château de son père à Saint-Cloud elle est payée par son père au siège du FN et son mari est payé

36:10
Intervenant

Vous aviez 26 ans vous aviez surtout changé de mouvement pour le MNR dirigé d'une main de fer par Bruno Maigret ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen qui vous semblait plus décidé plus structuré pour décrocher le pouvoir la preuve peut-être de votre duplicité en réalité on en reparlera en tout cas au MNR vous n'y resterez pas retour au bercail c'est-à-dire au Front National à l'écoute et aux ordres de votre nouvelle patronne

36:37
Nicolas Bay

Notre objectif a toujours été de dépasser le record historique de présence du Front National Municipal c'est-à-dire 500 listes et j'espère que nous allons réussir cet objectif

36:45
Intervenant

Février 2014 sur ces images à côté de Marine Le Pen vous avez l'air tellement lisse et tellement sage ce qui ne vous a pas empêché Nicolas Bête d'avancer le conseiller régional de Normandie va devenir le secrétaire général du parti vous serez pendant 3 ans aux avant-postes et dans l'organisation de toutes les élections et puis la relation de confiance s'est abîmée probablement parce qu'une nouvelle fois vous avez préféré regarder dans une autre direction celle de Marion Je ne cherche pas à être une figure d'incarnation vraiment pas et je l'ai dit pour 2022 je n'ai pas du tout d'ambition personnelle mais je l'ai toujours dit chaque fois que je pense pouvoir être utile que je pense pouvoir agir que je pense pouvoir contribuer j'essaye de le faire Avec Marion Maréchal vous semblez partager les mêmes obsessions sur la famille notamment et bien sûr sur l'immigration donc à 42 ans Nicolas Bête vous êtes toujours eurodéputé vous travaillez tranquillement sur vos dossiers vous ne faites rien pour vous faire remarquer en réalité vous donnez surtout l'impression de patienter Réaction Nicolas Bête ?

Écoutez il y a beaucoup d'extrapolations et de conjectures dans ce portrait vous faites un peu d'archéologie politique aussi ça me fait toujours sourire de voir ces images un peu anciennes maintenant quand même d'une période où notre famille politique était divisée mais pour aller un peu répondre sur le fond vous savez moi je suis bien au Rassemblement National je suis dans l'instance dirigeante du mouvement le bureau exécutif je suis occupé dans mes fonctions aussi au Parlement Européen nous avons un groupe très important de 76 députés

38:12
Présentateur

c'est devenu le quatrième groupe au Parlement Européen depuis le Brexit

38:15
Intervenant

avec 76 députés de 10 nationalités différentes donc cette Europe des nations des protections et bien on essaye de la construire au quotidien et je crois qu'il faut pour revenir à votre dernier propos il ne faut pas exagérer les différences de sensibilité les nuances qui peuvent exister entre les uns et les autres entre les personnalités je crois qu'il n'y a pas un choix à faire entre un tel ou un tel Marine Le Pen est aujourd'hui la présidente du Rassemblement National elle se prépare elle est la seule opposante véritable Emmanuel Macron on peut dire que les autres forces politiques sont très affaiblies elle se prépare à l'élection présidentielle je suis évidemment à ses côtés et ça ne m'empêche pas évidemment d'avoir aussi parfois une convergence de vues avec tel ou tel comme Marion qui a quitté la vie politique mais reste dans le débat intellectuel dans le débat de philosophie politique pour être dans la qualité juste une question rapide réponse précise est-ce qu'on en a trop fait sur le confinement au risque d'être confronté à une catastrophe économique première question deuxièmement pourquoi est-ce que vous allez voter contre les crédits européens qui sont des dons qui ne sont pas simplement des choses qu'on doit récupérer si c'était des dons ce serait merveilleux attendez attendez les 750 milliards on ne va pas demander un remboursement après ce ne sont pas des prêts pourquoi alors que ça va aider toute la France et tout le pays à repartir confinement trop ou trop peu allez-y alors deux choses d'abord sur le confinement les français ont été irréprochables ils ont fait preuve de beaucoup de sens des responsabilités de civils le confinement s'est passé dans de moins bonnes conditions en France qu'ailleurs pourquoi ?

parce qu'on n'a pas voulu protéger nos frontières avant les pays comme l'Autriche qui ont protégé leurs frontières ont pu se déconfiner plus vite et dans de meilleures conditions c'est quoi votre modèle ?

attendez finir on n'a pas anticipé sur les tests et sur les masques le gouvernement nous disait les masques ne servent à rien ça fait aujourd'hui sourire d'entendre ça simplement parce qu'ils étaient incapables d'en fournir et les tests ils disaient ça ne servent à rien parce qu'ils étaient également incapables d'en fournir donc il y a eu un certain nombre de défaillances donc le confinement a été rendu nécessaire pour essayer d'atténuer la gravité de cette crise sanitaire un pays exemplaire c'est quoi par exemple en termes de politique sanitaire quel est le pays qui selon vous en Europe a fait des choses bien ?

je citais par exemple le cas de l'Autriche qui a plutôt mieux géré cette période c'est un pays qui était beaucoup moins touché que nous quand même et puis c'est plus petit ils ont été touchés un petit peu plus tard ils n'ont pas été moins touchés proportionnellement mais ils se sont affranchis des dictats de la commission européenne ils ont dit nous on ferme immédiatement notre frontière avec l'Italie rendez-vous compte quand même que la France ça ne dépend pas de la commission européenne en l'occurrence la fermeture des frontières non bien sûr mais la commission européenne a exprimé par la voix de madame van der Leyen la nécessité de ne pas fermer les frontières mais comme une représentation politique mais chaque pays en effet vous avez raison de le dire c'est pour ça que l'Autriche a immédiatement failli ses frontières rendez-vous compte quand même que la France en France on interdisait aux français d'aller le faire à plus d'un kilomètre quand ils faisaient leur jogging et ensuite dans la deuxième phase de faire 100 kilomètres et d'aller dans le département voisin mais dans le même temps on avait des frontières grandes ouvertes avec la Belgique l'Italie et l'Espagne qui étaient les trois pays en Europe et peut-être même au monde les plus durement touchés par la crise par le Covid donc on voit bien qu'il y a eu quand même des grands manques des carences des lacunes majeures dans la manière dont le gouvernement et Emmanuel Macron ont géré cette crise sanitaire et maintenant sur l'aspect économique soyons clairs le plan de relance économique européen les chiffres sont vertigineux en tout c'est 2200 milliards dont la tranche de 750 milliards que vous évoquez mais il s'agit pour une part de la création monétaire par la BCE pour une autre part des emprunts sur les marchés financiers qui sont effectués par la Commission européenne mais qui va payer à la fin ?

vous avez vu les délais de qui va payer à la fin ?

est-ce que vous ne pourriez pas qu'il faut aider non mais qu'il y ait un prêt qui soit sur 20 ou 30 ans c'est une chose mais ça va venir alourdir notre dette on était déjà dans une situation très critique avant puisque avant la crise sanitaire on avait déjà dépassé les 100% du PIB en dette publique de la France aujourd'hui en Europe sur les 27 pays parce que 2200 milliards ça paraît un chiffre spectaculaire mais il faut quand même le rapporter c'est à l'échelle continentale sur 27 pays on est 9 pays contributeurs nets dont la France n'est pas des moindres donc évidemment comme toujours on va toucher une partie de cet argent c'est vrai mais à la fin on payera beaucoup plus qu'on ne touche et il y a d'autres pays qui eux toucheront plus qu'ils ne payent donc rien n'a été bien fait donc vous par exemple vous auriez proposé vous auriez géré ça comment ?

honnêtement quelle est la plus-value à organiser les choses à l'échelle européenne lorsque finalement ça aboutit finalement à avoir moins d'argent que ce qu'on va devoir payer ou ce qu'on a déjà payé et de surcroît que l'usage de cet argent au lieu d'être contrôlé par le gouvernement français en fonction des intérêts nationaux il est décidé par la commission européenne parce que c'est ça le aussi long il y a des dossiers qui sont instruits par les pays des dossiers qui sont instruits à la demande y compris de certaines régions de certaines entreprises et en fonction de l'instruction de ce dossier l'argent est ou non débloqué avec des contrôles après donc c'est quand même aussi bien exactement ce que je vous dis mais le fait que la France ne puisse pas disposer librement de sa cote part et que ce soit sous contrôle de la commission européenne est-ce que vous croyez que c'est un avantage ?

Est-ce que vous croyez que le gouvernement français n'est pas le mieux placé pour savoir où cet argent doit être utilisé plutôt que les commissaires européens à Bruxelles ? La France en l'occurrence a déjà débloqué 460 milliards d'euros c'est son plan est-ce que c'est suffisant ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Qu'est-ce que vous vous auriez concrètement proposé ?

On a fait Marine Le Pen l'a exprimé assez tôt dès le début de la crise et on a fait un certain nombre de propositions il faut notamment l'annulation des dettes sociales et fiscales des petites entreprises parce que ce sera la condition pour qu'elles survivent les simples reports par exemple des charges fiscales et sociales ne sont pas suffisants et puis on voit bien qu'il y a des trous dans la raquette très importants dans ce que met en oeuvre aujourd'hui le gouvernement je vais prendre l'exemple de l'industrie automobile on va verser des milliards d'euros qui sortent de l'argent du contribuable français et on a dans le même temps Renault qui nous dit je vais empocher l'argent mais je vais continuer à délocaliser je ne vais pas maintenir mes sites et on a Peugeot qui dit je vais faire appel à une main d'oeuvre de travailleurs détachés qui viennent de Pologne On se rend compte que quand le gouvernement met la pression pour le coup Renault et Peugeot le problème c'est qu'il ne faut pas qu'ils annulent aujourd'hui pour le refaire dans 15 jours ça montre leur démarche et ça pose le problème du travail détaché on a un million de chômeurs supplémentaires sur les deux derniers mois ça nécessite de mettre en oeuvre la priorité nationale le travail détaché c'est 520 000 personnes qui viennent avec un coût pour les entreprises plus faibles parce que les charges sociales sont payées dans le pays d'origine ça aboutit à une véritable préférence étrangère sur notre sol donc il faut comme nous le demandons depuis longtemps abroger la directive détachement des travailleurs qui est une véritable délocalisation à domicile vous avez des entreprises qui délocalisent et ce qu'elles ne peuvent pas délocaliser elles font venir du travail détaché tout ça ça aboutit à augmenter encore davantage un chômage

44:52
Présentateur

qui est devenu dramatique sur le sujet Solène Deroyer il reste 5 minutes

44:55
Intervenant

dans toutes les familles politiques la doxa du moment depuis cette crise c'est de réclamer plus de services publics et plus d'Etat est-ce qu'on en a les moyens d'abord il faut-il augmenter les impôts et sinon qui paiera ?

et rétablir l'ISF en réalité il faut que l'Etat assume ses missions égaliennes qu'il soit en soutien à l'économie qu'il ne se désintéresse pas qu'il soit capable de protéger notre économie et c'est pour ça que j'évoquais tout à l'heure la nécessité de sortir du modèle de libre-échange mondialisé parce qu'on ne peut pas d'un côté mettre de l'argent dans les entreprises pour les aider économiquement et ensuite les livrer à une concurrence déloyale de pays qui ne respectent ni nos normes sociales ni nos normes sanitaires ni nos normes environnementales parce que les entreprises à ce moment-là elles vont être à nouveau en difficulté dans quelques semaines dans quelques mois dans quelques années donc c'est en fait une remise en cause très profonde du modèle actuel et je ne crois pas du tout que le gouvernement y soit prêt aujourd'hui on colmate les brèches avec l'argent public l'argent qui vient des impôts il faut baisser la fiscalité et pour moi il y a deux conditions à réunir pour relancer notre économie c'est un, faire en sorte que nos entreprises puissent être compétitives avec une baisse des charges de la fiscalité qui pèse sur elles parce qu'aujourd'hui on a atteint un niveau confiscatoire en France 47% de notre PIB en prélèvement obligatoire ce qui fait de la France un des pays les plus imposés les plus taxés de tous les pays de l'OCDE et deuxième condition être capable de nous protéger c'est-à-dire mettre des droits de douane des quotas des contingents ce que font tous les pays du monde les Etats-Unis sont capables à la fois d'avoir une économie libérée avec une fiscalité faible et en même temps de mettre des protections douanières quand c'est nécessaire pour éviter la concurrence sur les droits Juste une réponse Vous pensez que oui ou non c'est une bonne idée ?

Écoutez, l'ISF on sait que c'est pas forcément un impôt qui est très efficace ce qui a été scandaleux c'est de transformer l'ISF en IFI c'est-à-dire de taxer très durement la propriété immobilière ce qui contribue à ce qui est notre patrimoine national et ce qui est enraciné et puis par contre vous avez un yacht vous avez des biens de lucre là vous n'êtes plus taxé du tout donc ça c'est on a aggravé encore l'injustice et donc il faut sortir de ce modèle-là mais l'essentiel c'est de globalement baisser la fiscalité en France c'est indispensable à la fois sur nos entreprises pour qu'elles soient compétitives et sur les ménages

47:01
Présentateur

la question des municipales posée rapidement par Karine Bécard

47:06
Intervenant

premier tour des élections municipales assez dur je trouve il me semble pour les candidats du rassemblement national la moitié seulement a passé le cap des 10% donc on va pouvoir se maintenir pour le second tour qui se joue le 28 juin prochain il y a 6 ans 85% de vos candidats avaient réussi à se maintenir qu'est-ce qui s'est passé ? comment vous l'expliquez ?

il y a une crise sanitaire et vous avez eu le premier ministre de la France qui la veille ou l'avant veille du premier tour dit aux français il faut rester chez vous voilà et donc évidemment et donc tous les électeurs du front national je dis pas ça je dis simplement que sans doute que nous avons vous le savez ça a été 100 fois analysé un électorat populaire et nous en sommes fiers d'ailleurs mais peut-être qu'il se sent plus vulnérable et peut-être qu'il s'est proportionnellement moins bien mobilisé pour ses élections municipales et donc je pense que c'est ce qui explique des résultats qui étaient décevants encore que il y a beaucoup d'endroits notamment les endroits où on avait des perspectives de succès où nous avons obtenu de très bons résultats où nous pouvons gagner des villes d'ailleurs le 28 juin mais moi ce que je voudrais dire aux français pour ces élections municipales c'est que le fait qu'un certain nombre de maires dans des opérations de communication et de campagne électorale pour tout dire aient distribué des masques pendant deux mois et ils avaient raison de le faire mais en même temps c'était rien que très normal ça doit pas faire oublier un bilan de 6 ans qui est souvent mauvais et donc c'est sur leur bilan souvent du gaspillage souvent de la hausse des impôts souvent de l'insécurité souvent du communautarisme ou du clientélisme qui doivent être jugés et les français ont l'occasion de voter c'est la première fois depuis la crise sanitaire le 28 juin donc c'est le déconfinement de la démocratie il faut aller voter il faut vous faire entendre il y a 5000 communes qui n'ont pas encore choisi leurs équipes municipales il y a beaucoup de maires socialistes macronistes ou républicains qui méritent d'être sanctionnés dans les urnes et donc là est à la mobilisation et je crois que nous pouvons gagner dans un certain nombre de communes comme par exemple Louis Allieu à Perpignan Marine Le Med a soutenu Rachida Dati et candidate à l'air à Paris c'est très rare qu'elle ne renvoie pas droite et gauche dos à dos pourquoi ce changement de stratégie ?

Nicolas B écoutez parce que ça correspond à une situation spécifique à Paris on peut être très critique sur les républicains qui sont souvent très interchangeables avec les socialistes ou avec les macronistes mais faire le constat qu'à Paris Anne Hidalgo a mené une politique qui a été absolument catastrophique avec des conséquences très lourdes notamment sur le plan économique sur le plan de la sécurité sur le plan de la propreté et donc voilà aujourd'hui il faut voter au second tour puisque le Rassemblement National n'y est pas présent contre Hidalgo c'est à dire pour Rachida Dati qui est celle qui est la plus en capacité de l'emporter Jeudi prochain

49:32
Présentateur

nous commémorons donc les 80 ans de l'appel du 18 juin qu'est-ce que cette date représente pour vous Nicolas B et est-ce que vous vous dites

49:40
Intervenant

gaulliste ? C'est une date importante parce que c'est la capacité à refuser le déclin et le fatalisme le général de Gaulle au nom de la France s'est levé et a exprimé le 18 juin 1940 la volonté de ne pas avoir une France durablement neutralisée occupée et une France qui se relève et donc c'est évidemment une date très importante je ne me dirais pas que gaulliste parce que d'abord ça n'a pas beaucoup de sens en 2020 de se dire gaulliste en revanche je pense que nous avons une vision gaullienne sur un certain nombre d'aspects je pense à l'indépendance nationale à la nécessité de préserver nos capacités industrielles mais vous reconnaissez

50:20
Présentateur

que la tradition ou l'histoire de votre parti celui auquel vous avez adhéré très jeune le Front National est très très loin du gaullisme vous savez

50:29
Intervenant

vous prenez à l'UDF par exemple vous aviez tout un tas de gens qui étaient plutôt proches de l'Algérie française aussi ça fait partie des pages assez anciennes de l'histoire

50:37
Présentateur

des membres fondateurs du Front National il y avait d'anciens il y a des gens qui ont été des auxiliaires de la Gestapo qui ont participé à la rafle des enfants du même vive

50:46
Intervenant

soyons quand même prudents dans ce genre d'accusation vous en aviez aussi dans l'entourage immédiat de François Mitterrand ça fait partie de l'histoire de notre pays honnêtement c'est quand même de l'histoire très ancienne très ancienne oui très ancienne il y a 50 ans quand même on parle de la fondation du Front National il y a une cinquantaine d'années il y a 48 ans exactement on est quand même très loin des enjeux d'aujourd'hui aujourd'hui ce que nous défendons l'indépendance de la nation la nécessité d'une Europe des nations un équilibre entre un état qui assume ses missions économiques mais qui libère l'économie avec une fiscalité raisonnable la nécessité d'avoir dans les secteurs clés notamment en matière d'énergie on faisait partie encore du Front National à l'époque régulièrement il demandait à Marine Le Pen d'aller sur la tombe de fleurir la tombe du général de Gaulle de rendre hommage au général de Gaulle c'était jamais possible et puis là tout à coup cette année elle va rendre hommage au général de Gaulle expliquez-nous pourquoi enfin qu'est-ce qui s'est passé en fait au Front National je crois pas d'ailleurs qu'il ait fait le siège à l'époque de Marine Le Pen pour qu'elle aille spécialement à Colombie-les-de-Églises mais il s'agit pas de vouer un culte individuel à un homme et c'est peut-être un peu l'esprit de ceux qui vont à Colombie-les-de-Églises même si moi je respecte tout à fait ça aller à l'île de Saint ça a une autre symbolique ce sont vous le savez les hommes de la totalité de la population de cette petite île du Finissère qui sont allés rejoindre en bateau le général de Gaulle à Londres

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Présentateur

l'émission se termine merci Nicolas Bay d'avoir participé à l'émission et d'avoir accepté de débattre et d'avoir même eu des tons qui rendaient l'émission vivante et intéressante je vous souhaite un bon dimanche merci à toutes les trois merci à vous de nous avoir suivis et merci à Alexandre Gilardi qui a préparé l'émission ainsi qu'à toute l'équipe technique de questions politiques à dimanche prochain