"LA FIN DU CHSCT, C'EST LA CONDAMNATION DES SALARIÉS À SE TAIRE" - François Ruffin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le problème qu'il y a c'est moi je vois par exemple le cas de l'usine d'lope aujourd'hui. C'est déjà une usine où les salariés ont accepté il y a un certain nombre d'années à l'inverse de Goodieur de passer au 48. Aujourd'hui ça se traduit par un taux de divorce colossal.
Il y a eu trois suicides. Enfin voilà, on est dans des situations qui sont désastreuses. Imaginons une instance où en même temps on a à discuter.
Heureusement là le CHSCT intervient et il intervient avec une certaine liberté. Imaginons une instance où à la fois on doit discuter de peut-être que ça va partir en Slovanie parce que c'est la le ils vivent avec ce couteau là sous la gorge. Tous les jours on vit avec ce couteau.
Les ouvriers vivent avec ce couteau là sous la gorge. À savoir le pneu produit en Slovagie aujourd'hui il coûte beaucoup moins cher. Le pneu produit en Pologne, il coûte beaucoup moins cher.
Imaginons une instance où on discute en même temps le couteau sous la gorge de la possibilité de de faire partir les pneus en Slovagnie et en même temps de des conditions de travail à l'intérieur de l'entreprise. Mais c'est la condamnation pour les salariés à se taire sur leur condition de travail et sur la manière dont ils vivent ça pour pouvoir en échange pouvoir garder encore de l'emploi sur le territoire. Bravo !
François Ruffin