Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC à vous· 4 mars 2025 58 min

Abou Sangaré, César de l’émotion pour « L’histoire de Souleymane » -C à Vous l’intégrale- 03/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Mohamed aux côtés de notre chef, C.Coulombeau. - M.Bouhafsi: C'est très léger ce soir.

On va manger des langoustines avec un carpaccio, un petit bavarois aux pommes juste en dessous. - C.Coulombeau: Avec une sauce au lait ribot, du kéfir, du lait fermenté.

On va prendre du citron et en râper un peu au-dessus de chaque langoustine. Super. - M.Bouhafsi: On rajoute un peu d'agrumes.

C'est bientôt prêt. - A.-E.Lemoine: Merci.

Faire le clown, c'est son ADN depuis toujours. Il en a fait sa profession depuis plus de 30 ans, même si on lui a beaucoup répété à l'école que ce n'était pas un métier. - Tout va bien, je ne pleure pas.

Je ne téléphone à personne pour me plaindre. Je me couche. Seul...

Je vis seul. C'est super! Vivre tout seul...

Tu fais ce que tu veux. Tu allumes la télé, tu l'éteins. Tu t'en fous!

Frigo, tu manges tout ce qu'il y a, personne ne t'engueule. Tu manges dans le lit, tu mets des miettes et tu te grattes tout seul. - A.-E.Lemoine: D.Boon est de retour avec un nouveau spectacle, 7 ans après le précédent.

Il est notre invité aux côtés d'une actrice, productrice et réalisatrice sur la toute première fiction consacrée à une pionnière du féminisme, la seule femme dont un buste figure à l'Assemblée nationale, autrice en 1793 de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle qui a milité contre l'esclavage, pour le divorce, pour le droit des femmes et que leur rôle dans la Révolution soit reconnu. - Citoyens, ce sont les femmes qui, à Versailles, ont fait plier le roi. Elles ont largement contribué à la prise de la Bastille.

Qu'en est-il de leurs droits? Est-ce donc cela, votre révolution? - La révolution réclame parfois des sacrifices. - Les femmes en font depuis leur naissance et jusqu'à leur dernier souffle.

Que penses-tu de leur droit à voter? - Je soutiens cette revendication. - Es-tu prêt à la porter en notre nom à l'Assemblée? - Citoyenne, rien ne pourra être fait tant que la révolution ne sera pas en sécurité. - Madame, l'honneur des femmes consiste à cultiver en silence les vertus de leur sexe, à expliquer aux hommes le chemin qu'ils doivent prendre. - A.-E.Lemoine: A quelques heures de la Journée internationale des droits de la femme, "Olympe, une femme dans la Révolution" est diffusé ce soir sur France 2.

J.Gayet et D.Boon sont nos invités.

Bonsoir. - P.Lescure: Madame, monsieur... - A.-E.Lemoine: Comment ça va? - D.Boon: C'est quoi, ces images d'archives? - A.-E.Lemoine: C'est pour vous mettre en confiance. "Clown n'est pas un métier!!", en tournée dans toute la France.

On évoque d'abord l'importance d'Olympe de Gouges dans l'histoire du féminisme. C'est la seule à être montée sur l'échafaud pendant la Révolution française au nom de ses idées politiques. - J.Gayet: Ce n'était pas "la femme de" comme Marie-Antoinette.

C'était pour ses idées politiques. C'était une révolutionnaire. Merci pour l'extrait.

Quand on se dit qu'il a fallu attendre après la Seconde Guerre mondiale pour le droit de vote des femmes... - A.-E.Lemoine: Mais Robespierre n'était pas contre l'idée. - J.Gayet: La révolution, d'abord.

C'était important de raconter cette histoire que je ne connaissais pas. Je ne connaissais pas Olympe de Gouges quand on l'étudiait au collège, en 4e. Tu ne l'as pas étudiée? - D.Boon: J'avais lu un article.

Elle était montée à la Comédie-Française. Une des rare autrices... - J.Gayet: Elle a envoyé une pièce anonymement qui a été acceptée par la troupe.

Quand elle était jouée, elle ne pouvait l'être par personne d'autre. Elle a envoyé anonymement une pièce. Quand ils se sont rendu compte que c'était une femme, ils ont fait grève.

Elle s'est battue 5 ans pour la faire jouer. C'est une pièce contre l'esclavage. Elle faisait partie des amis des Noirs et contre le racisme et toutes les injustices. - A.-E.Lemoine: Elle a été effacée de l'histoire pendant très longtemps, comme beaucoup de femmes. - J.Gayet: La 1re biographie, c'est en 1981. - D.Boon: On s'excuse.

Les hommes s'excusent. J'ai lu un article sur elle. - J.Gayet: Il y a eu une bande dessinée qui a beaucoup relancé... - A.-E.Lemoine: Mais jamais de fiction jusqu'à ce que vous l'incarniez. - J.Gayet: Je me souviens avoir lu des livres sur Camille Claudel.

Le jour où I.Adjani l'avait jouée, on ne pouvait plus regarder une seule oeuvre de Camille Claudel sans penser à elle. Il y a eu des clubs de femmes qui ont été interdits.

Ca raconte aussi le droit du divorce. C'est fou. On ne nous a pas raconté l'histoire des femmes dans l'histoire avec un grand H.

C'est ce que dit Michelle Perrot. C'est très important pour nous toutes. Il y a cette remise en question d'une soi-disant virilité.

C'est quoi, l'énergie masculine? - D.Boon: Le patriarcat? - J.Gayet: M.Zuckerberg en a parlé... - D.Boon: Il a foiré... - A.-E.Lemoine: Il y a ce qui se passe en Afghanistan, en Iran, aux Etats-Unis avec le droit à l'avortement qui recule, mais, en France, l'égalité salariale, ça n'existe pas, celle à la retraite non plus. - J.Gayet: C'est terrible.

Les femmes, c'est 40 % de moins que les hommes à la retraite. Elles s'arrêtent en général quand elles ont un 2e enfant, elles font le tiers-temps. On peut dire qu'on a encore un peu de travail.

Quand elles ont une pension de réversion, c'est moins 25 %. En général, elles s'occupent des aidants dans la famille... - A.-E.Lemoine: Pourquoi vous n'y avez pas pensé vous-même? - J.Gayet: Le fameux syndrome des femmes qui ne veulent pas se mettre en avant. - P.Cohen: Ca n'aurait pas pu être un homme, en même temps... - J.Gayet: Je remercie la personne qui dirige la fiction télé.

Je voulais une actrice de Montauban, vu qu'elle parlait l'occitan. C'est une bourgeoise. Ce n'est pas une aristocrate.

Elle a été guillotinée pour ses idées politiques. Elle arrive à Paris avec cet accent très fort. J'aime les accents.

J'avais envie de ça. On m'a dit: "Il faut quelqu'un de connue pour l'incarner." C'était un honneur, une joie, une chance de le jouer. - P.Cohen: Pour revenir à aujourd'hui et montrer le conditionnement des petites filles, vous avez cité dans une interview le test du yaourt salé.

On donne à des enfants à goûter des yaourts salés, on voit quel est leur degré d'acceptation en fonction du sexe. Les petites filles l'acceptent davantage, argument d'autorité, d'un adulte, que les petits garçons. Les Anglais ont fait ça aussi avec de la limonade salée.

On a des images. ... - P.Cohen: Faire semblant "pour lui faire plaisir"... - J.Gayet: C'est une injonction.

On leur a dit qu'il fallait plaire. - P.Cohen: Elles font ce qu'on attend d'elles...

En voyant ça, je me suis demandé si ce n'était pas en train de s'estomper, est-ce qu'il n'y a pas un alignement, au fil des ans et des générations, des petites filles et des petits garçons dans le caractère et dans la faculté de se rebeller contre les adultes? - J.Gayet: Les polytechniciennes disent que ça recule dans les mathématiques.

C'est cette façon dont la société communique. L'autocensure ne diminue pas. J'ai beaucoup tourné avec le film dans les collèges et lycées.

Quand je racontais cette thèse, ils étaient bouche bée. Ce n'est pas parce qu'une fille dit que c'est bon que c'est bon. C'est compliqué, la question du consentement.

Ca veut dire qu'il faut vraiment écouter. C'est très compliqué. Surtout quand elles ne disent rien ou pas non. - M.Bouhafsi: Cet engagement n'existe pas que devant la caméra, mais aussi dans votre vie personnelle.

Vous avez élevé vos 2 fils pour qu'ils sachent tenir une maison par eux-mêmes. J'avais expliqué au cuisinier E.Spinnler qui s'occupait du repas chez vous. - J.Gayet: C'est François qui cuisine.

Il fait le marché, la cuisine. Moi, rien. Je ne vais même pas au supermarché.

Je mets la table et je débarrasse. - E.Spinnler: C'est quoi, le plat qu'il fait le mieux? - J.Gayet: Les saint-jacques.

Ce qui me fascine le plus, c'est quand il ouvre le frigo et qu'il y a 4 trucs, et qu'avec les 4 trucs, il cuisine. - M.Bouhafsi: Etre féministe, ça commence par savoir mettre les pieds sous la table ou les mains dans le cambouis? - J.Gayet: Chacun fait comme il veut.

François est bon cuisinier. Ca peut aussi être le ménage. C'est répartir les tâches. - M.Bouhafsi: Equilibrer la charge mentale? - J.Gayet: Voilà.

J'ai vu Amel Bent chanter chez vous "Décharge mentale". J'ai adoré. Je ne connaissais pas le mot de "charge mentale".

C'est fou. On vit toutes ça. Quand j'ai rencontré François, j'ai vu qu'il cuisinait extrêmement bien.

Je me suis dit que c'était fabuleux. Tu fais la cuisine? - D.Boon: Oui, bien sûr, évidemment...

Et les courses, et la cuisine, et la vaisselle...

Je m'occupe de tout. - A.-E.Lemoine: Regardez-moi dans les yeux. - D.Boon: Je m'occupe de tout.

Je m'occupe beaucoup de mes enfants et de leur faire à manger. C'est très important. Ma mère m'a appris à repriser des chaussettes.

Je vais faire un oeuf en bois. Je sais coudre. Ma mère m'a appris plein de trucs.

Je fais un peu la cuisine, pas des trucs extraordinaires. - J.Gayet: J'ai fait prendre à mes enfants des cours de cuisine.

Il a dit qu'il adorait passer l'aspirateur. Quand il a vu que c'était du côté des jeux roses, des filles, il a arrêté. - A.-E.Lemoine: "Olympe, une femme dans la Révolution", c'est un formidable téléfilm.

Je ne connaissais pas son histoire aussi bien. On apprend plein de choses. On se laisse emporter par son courage.

Elle aurait pu fuir. Elle était confiante dans la justice de son pays, dans ses idées. Elle pensait qu'elle triompherait mais elle en a payé le prix fort.

C'est ce soir sur France 2. Vous restez avec nous. On a d'autres images d'archives.

Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Entre les César et les Oscars, sacré week-end pour le cinéma mondial.

Le triomphe de "Emilia Pérez" et J.Audiard vendredi soir en France et le triomphe de "Anora" la nuit dernière. 5 statuettes, meilleur film, meilleur scénario, meilleure mise en scène, meilleurs effets et meilleurs actrice pour M.Madison devant D.Moore. ... - P.Lescure: Comme on l'évoquait, belle moisson pour le Festival de Cannes où S.Baker avait décroché la Palme d'or.

L'autre vainqueur, c'est l'exceptionnel "The Brutalist". Le réalisateur refera parler de lui. Hier soir, c'est sa vedette Adrian Brody qui est montée sur scène jetant un pont entre son personnage et celui avec lequel il avait triomphé dans "Le Pianiste", de R.Polanski. ... - P.Lescure: C'était bien le moins de féliciter sa fiancée qui connaît le bonheur avec lui après avoir divorcé de H.Weinstein.

Il lui a balancé son chewing-gum. Elle l'a ramassé au vol. Ils s'aiment vraiment. - D.Boon: Il est incroyable, dans le film. - P.Lescure: Belle soirée, même s'il y a une petite déception pour J.Audiard et son "Emilia Pérez" qui a tout de même reçu le second rôle féminin pour Z.Saldana et la meilleure chanson pour Camille et son compagnon. ... - P.Lescure: Camille et Clément se sont vu remettre cet Oscar par un certain M.Jagger qui a plaisanté en disant qu'il a remplacé B.Dylan, lequel aurait dit: "Prenez un type plus jeune que moi." La dernière image des Oscars, c'est cette photo d'I.Rossellini en velours pourpre comme sa robe dans le film de David Lynch "Blue Velvet". - A.-E.Lemoine: Les César de vendredi ont sacré A.Sangaré. ... - Ca va? - Ouais.

Dis-moi, Jibé, il faudrait qu'on réimprime... - OK.

Mais attends, on se fait la bise, non? - On s'est jamais fait la bise. Donc... - Attends!

Chez moi, c'est 3. Approche. - Ah! - Quoi? - T'as changé de parfum!

Ouais, j'aimerais qu'on réimprime les fiches de Lorrain. Il m'a pété un peu...

Il crie. - Quoi? - Il faut qu'on réimprime les fiches de Lorrain...

J'ai mis en Calibri 14. Mais ça m'a tout décalé. - Aïe!

J'ai trop mal. Tu peux venir voir? - Qu'est-ce qui t'arrive? - J'ai un truc, là, non?

Tu ne vois pas que j'ai mal? - Tu veux que je te masse? - Ouais. - En gros, à partir de maintenant, il faudrait qu'on réimprime... - Tu ne remarques rien? - Non.

Qu'est-ce qu'il y a? - Tu ne remarques rien sur moi? - Tu as changé de collier? - Non. - Tu as un nouveau bracelet? - Non. - Ta casquette?

Ah oui, il n'y a pas de visière. - Lucien, je t'ai apporté les nouvelles fiches...

Bah, Jibé, tu te laisses pousser la barbe? - Ah, oui, exact. - Bon... - T'as reçu le mail de Lorrain? - Oui, je l'ai reçu. ... - Ca va? - Oui, et toi? - Ouais.

On se fait la bise? - On se fait jamais la bise. - A.-E.Lemoine: C'est la belle histoire de Souleymane, le 4e long métrage B.Lojkine, qui met en scène un livreur de repas à vélo dans Paris négligé ou méprisé par des clients ou des restaurateurs pressés, une fois sa journée finie, il bataille pour obtenir un hébergement d'urgence et des papiers. - Il y a moyen que tu m'aides?

Je suis à 253. - C'est minable. Il faut bosser. - Je bosse.

Tu n'as pas à me dire de bosser. - Il faut charbonner. On n'est pas venus pour jouer. 250. - Je ne joue pas.

Tu peux me payer aujourd'hui? - Notre deal, c'est mardi. - A.-E.Lemoine: "L'Histoire de Souleymane" se confond avec celle d'A.Sangaré, son interprète guinéen lui aussi sans papiers.

Il est repéré lors d'un casting sauvage et dont le quotidien a inspiré le réalisateur. La puissance de son interprétation avait bouleversé le jury de Cannes. Vendredi, c'est le César de la révélation masculine que lui a décerné l'académie. - A.Sangaré.

Applaudissements. - A.Sangaré: Merci.

De 2017 jusqu'en avril 2023, j'avais presque plus de vie. Je ne me considérais pas comme un être humain. Quand on n'a pas de solution de sortie, de vivre dehors comme on veut, on considère qu'on est en prison.

Grâce à eux, grâce à "L'Histoire de Souleymane", grâce à nos attachés de presse qui ont permis d'avoir une très grande visibilité de "L'Histoire de Souleymane"...

Les uns et les autres se demandaient comment un sans-papier pouvait tourner un film...

Merci à vous. Merci à tous et bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Sangaré.

On est ravis de vous retrouver ce soir, fort du succès de ce film, 600 000 entrées, de cette magnifique récompense et de ces mots que vous avez prononcés sur la scène de l'Olympia. Le cinéma vous a changé la vie. - A.Sangaré: Exactement.

Bonsoir à tous. Le cinéma a changé ma vie. De 2017 à 2023, Sangaré n'avait plus de vie.

Quand on n'a pas un titre de séjour en France...

Voire dans le monde, on n'est pas tout à fait nous-mêmes. C'est comme si...

On vit parmi les gens, mais tant que tu n'as pas un titre de séjour, c'est comme si tu n'étais pas considéré comme un être humain. - A.-E.Lemoine: Vous avez ce titre de séjour officiel depuis le 8 janvier.

C'était un des plus beaux jours de votre vie? - A.Sangaré: Oui.

C'est le plus beau cadeau que "L'Histoire de Souleymane" m'a offert. C'est un titre de séjour. On m'a tout le temps posé la question: "Tu fais la différence entre un César et un titre de séjour?" Les César, c'est important, mais moi, un titre de séjour est beaucoup plus important qu'un César. - A.-E.Lemoine: L'équipe s'est mobilisée pour vous faciliter l'obtention d'un titre de séjour, mais aussi l'entreprise dans laquelle vous travaillez, ce garage à Amiens.

Aujourd'hui, vous étiez au boulot. - A.Sangaré: Tout à fait. - A.-E.Lemoine: Vous avez eu l'autorisation de sortir un peu plus tôt? - A.Sangaré: Pas du tout.

Je suis parti à 18h. Ce sont les règles. Je n'ai pas envie de mélanger la mécanique et le cinéma.

Si je travaille dans le garage, je ne dois pas laisser le travail de garage pour le cinéma. Le cinéma m'a aidé, mais le garage aussi. C'est eux qui m'ont beaucoup aidé.

Les patrons qui cherchent à embaucher des jeunes, quand ils voient que la préfecture ne veut pas régulariser la personne, la plupart des patrons...

Le garage a essayé de m'embaucher. - A.-E.Lemoine: En janvier, vous avez été invité au dîner des Révélations à l'Elysée-Montmartre.

Vous avez pris un TER, enfilé un smoking dans le TER et vous êtes arrivé là où vous attendaient les autres acteurs et votre parrain, P.Niney. Ces photos sont magnifiques. - P.Cohen: Quand le film est sorti, vous disiez: "Mon projet, ce n'est pas de faire du cinéma." Ca a changé? - A.Sangaré: Mon projet est toujours la mécanique.

Si j'ai l'occasion de tourner un autre film, c'est sûr que je le ferai. Mais là, mon rêve principal depuis mon enfance, c'est la mécanique. J'aime quand même le cinéma puisque le cinéma m'a donné une nouvelle vie. - P.Cohen: Vous avez un projet de série? - A.Sangaré: Oui. - D.Boon: Sur la mécanique? - A.Sangaré: Le projet a été suspendu parce qu'il y a eu une petite complication entre Netflix et... - A.-E.Lemoine: Un mécanicien qui signe des autographes. - J.Gayet: Et qui prend bien la lumière.

Qu'est-ce que tu es incroyable, ton regard, ta présence dans le film... - P.Cohen: Vous avez eu votre mère au téléphone? - A.Sangaré: Ma mère est décédée depuis 2019. - P.Cohen: Pardon.

J'avais lu que votre objectif en partant de Guinée était d'aider votre mère qui était malade. Elle est décédée depuis... - A.-E.Lemoine: Vous savez où vous allez installer le César?

C'est notre question rituelle. - A.Sangaré: Le César, je l'ai obtenu en même temps qu'un appartement.

Je suis rentré dans mon appartement en février, le César s'est retrouvé dans ce nouvel appartement. - A.-E.Lemoine: Dany a adoré le film. - D.Boon: Et mes enfants aussi.

Quand vous avez eu le César, un de mes fils m'a appelé en me disant: "Il a le César! C'est génial!" La scène de fin est très belle...

C'est absolument magnifique. Très émouvant. Je suis moi-même fils d'immigrés.

Mon père est arrivé à une époque où on allait les chercher d'Algérie, en Kabylie. C'était différent. - P.Lescure: Votre film a eu aussi 2 prix à Cannes, le prix du jury et le prix d'interprétation pour vous de la part du jury.

On a retrouvé d'autres débuts à Cannes, ceux de Julie. C'est une archive où la petite Julie, en 97, vient de recevoir le prix Romy Schneider. Vous montez les marches pour aller voir un film de Francesco Rosi, "La Trêve". - J.Gayet est à Cannes pour représenter le jeune cinéma français, mais...

C'est d'elle qu'on parle. - J.Gayet: Je cours dans tous les sens.

C'est jouer le rôle d'une star pendant une journée. La robe, les photographes...

Je me dis qu'il faut que je me tienne droite. Ca fait plaisir aux mamans qui sont derrière leur télévision. - P.Lescure: Cannes, c'est un rôle comme un autre? - J.Gayet: J'ai commencé sur les marches à Cannes dans un rôle pour A.Varda, aux bras de M.Piccoli.

J'étais comédienne, en train de jouer. Personne ne me connaissait. Le lendemain, on titrait: "M.Piccoli aux côtés de...

J.Lange?" C'était un film d'A.Varda, tourné à Cannes. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on parle du nouveau spectacle de D.Boon, "Clown n'est pas un métier!!".

Pour vous, c'est une passion. On en parle longuement. "L'Histoire de Souleymane" est disponible sur myCanal et toutes les plateformes VOD et en DVD.

Il faut absolument le voir. Le PVPP. On commence avec le mot du jour: "église". - M.Bouhafsi: Ca va vous toucher, Dany.

Canapés, cercueils, bibelots...

Depuis quelques heures, une mise en vente défraie la chronique. Il s'agit d'églises à Lens. La première, c'est l'église Saint-Edouard, présentée comme une maison 4 pièces sur le site.

On ne mentionne pas le mot "église". La désacralisation est en cours. Prix: 362 500 euros.

Une autre église est mise en vente. Hier, "La Voix du Nord" nous apprenait qu'une autre église pourrait subir le même sort. C'est l'église de Saint-Wulgan. 2 églises à vendre en quelques jours sur Internet.

Qu'en pensent les habitants de Lens? - Ce n'est pas normal. On ne met pas une église en vente sur Internet. - J'ai été mariée là et baptisée là.

Mes enfants se sont mariés là. Je suis outrée. Que les gens du quartier ne soient pas au courant...

C'est honteux. - Ce n'est pas normal qu'une église soit à vendre. Elle appartient aux gens. - On ne voit pas pourquoi elle est à vendre alors qu'elle a toujours existé. - C'est malheureux d'en arriver là. - Ca me gêne énormément.

Ca fait partie du patrimoine. - M.Bouhafsi: On a contacté le maire de Lens.

Il regrette le fait de découvrir, quasiment comme nous, la mise en vente de ces églises. Les 2 agences immobilières ont été contactées. L'une n'a pas répondu.

L'autre a refusé de nous rencontrer. 2 et bientôt 3 églises en vente à Lens, ça vous inspire quoi, Dany? C'est des histoires d'hommes, de femmes, de coeur... - D.Boon: J'ai découvert que l'église où j'avais été baptisé n'était plus une église.

Elle a été désacralisée. - P.Cohen: Une boîte de nuit! - D.Boon: Il y en a quelques-unes.

C'est le clergé qui vend...

C'est le diocèse. - A.-E.Lemoine: Faute de moyens. - D.Boon: Une fois, je suis allé dans un hôtel vers Nantes où il y a une ancienne église transformée en hôtel.

Je n'ai pas bien dormi. C'est chargé de plein de choses un peu...

C'est compliqué. C'est un peu triste. - J.Gayet: On peut faire des concerts dans des églises désacralisées. - D.Boon: En faire un lieu culturel... - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est le carnaval de Dunkerque. - M.Bouhafsi: Costumes excentriques, maquillage, lancers de harengs...

Le point d'orgue du carnaval de Dunkerque a eu lieu ce week-end. Des dizaines de milliers de personnes déguisées se sont réunies. Il y avait de l'ambiance.

Acclamations. ... ... "Le seul vrai carnaval de France".

Notre moment préféré, c'est le championnat du monde du cri de la mouette. Après avoir battu une dizaine de concurrents, le gagnant de l'édition 2025 est Michel Polnamouette. Il imite une mouette. - Merci à tous!

A partir de maintenant, tout va être différent. Je suis champion du monde du cri de la mouette. - M.Bouhafsi: La fête continue jusqu'au 27 avril.

Certains nous ont dit que vous étiez un habitué du carnaval. - D.Boon: Dans "Les Ch'tis", il y a une photo de moi au carnaval de Dunkerque où je suis habillé en femme. - A.-E.Lemoine: Et la mouette, ça donne quoi?

Il imite une mouette. - D.Boon: Je ne sais pas la faire. - M.Bouhafsi: On préfère Michel Polnamouette... - D.Boon: Ou J.-P.Rouve. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait vos adieux à la scène après 25 ans de one-man-show. - C'est la fin de 25 ans de one-man-show.

D.Boon, ému aux larmes, dit au revoir à la scène, à son public, après 2 heures 30 d'une toute dernière représentation. - Bravo! - DANY, DANY, DANY! - A.-E.Lemoine: 7 ans plus tard, très ému, vous fêtiez vos retrouvailles avec votre public. - D.Boon: Merci Enghien pour cette première! - A.-E.Lemoine: Une ovation.

Ca a balayé vos doutes. Vous aviez le trac. - D.Boon: Pendant 2 ans d'écriture, j'étais hyper traqueux.

Il y a toujours...

C'est toujours étonnant de réussir à faire rire pendant tout un spectacle. C'est magique. Bon, je suis accompagné d'I.Nanty et Véronique Guéret, qui ont été merveilleuses.

J'ai arrêté le one-man-show pour faire du théâtre, puis je n'ai pas fait de théâtre et j'ai été dans le cinéma. Je me suis coupé d'un truc important, faire rire en direct, en vrai. La photo de l'affiche, c'est parce que j'avais cet âge-là...

A cet âge-là, j'ai écrit une lettre au théâtre de Lille pour entrer comme balayeur, pour ensuite placer les gens, ensuite faire une figuration, pour ensuite avoir un mot puis ensuite un rôle. Mon père était ouvrier. Je pensais que c'était comme ça.

Pour moi, on commence balayeur et on finit contremaître. Balayeur dans un théâtre, on finit acteur. - A.-E.Lemoine: A l'époque, on disait à ce petit garçon adorable: "Clown n'est pas un métier!!" - D.Boon: J'ai eu ça dans mes bulletins.

J'ai eu des trucs très drôles. "Elève sans histoire et sans géographie." "Peut s'il veut mais veut si peu." "A baissé les bras sans jamais les avoir levés." Je parle de ce "peut mieux faire" qui est très assassin dans les bulletins.

Les profs nous obligent à faire signer ça et ces réflexions à nos parents. C'est comme demander à un condamné à mort de venir à la chaise électrique avec une rallonge. - A.-E.Lemoine: Le supplice dure! - D.Boon: "Oui, je branche et je m'assois." Je parle de ça dans le spectacle. - A.-E.Lemoine: C'est l'extrait qu'on a choisi. - Les bulletins scolaires, c'était une catastrophe.

Je me faisais allumer à chaque fin de trimestre. J'ai eu "élève lamentable, perturbe toute la classe, mobilise son énergie à rien foutre"...

Toutes ces formules courtes et assassines...

En fait, c'est mes 1ers tweets. C'est génial! C'est mes 1ers haters.

La pire appréciation que j'ai eue dans mes bulletins, c'est: "Peut mieux faire". On l'a tous eue. Ce qui est très cruel, c'est que tes profs te forcent à emmener ça jusqu'à tes parents pour faire signer ton bulletin.

C'est d'un vicieux! C'est comme demander à un condamné à mort de venir à la chaise électrique avec une rallonge! Merde, c'est exactement ce que j'ai raconté. - J.Gayet: C'est quand même mieux sur scène. - A.-E.Lemoine: On ne riait pas assez fort?

Bienvenue à notre table. On vous propose ces langoustines avec des agrumes, préparés par C.Coulombeau. - D.Boon: Est-ce qu'on peut manger les fleurs?

Il paraît qu'il y a plein de pesticides. - A.-E.Lemoine: Arrêtez de faire votre hypocondriaque! - P.Cohen: C'est fait pour être mangé! - A.-E.Lemoine: Dany est hypocondriaque.

Vous en parlez dans le spectacle. Parlez-nous de cette bague. - D.Boon: Une bague connectée à mon téléphone.

C'est une app qui me dit mon état de santé général constamment. Je suis hypocondriaque depuis petit. Mon 1er testament, j'avais 13 ans.

J'en parle dans le spectacle. Je suis cette bague. J'ai tous les paramètres.

Je la regarde tout le temps. Il ne faut pas que ça déconne. Je dis: "Je me suis réveillé et elle a annoncé que j'étais décédé.

Je n'ai pas osé me lever." Comme je savais que j'étais mort, c'était bizarre. Je suis peut-être dans le déni de ma mort, ou l'inverse...

Je m'amuse avec ça. - A.-E.Lemoine: C'est un CHU au bout du doigt. - D.Boon: Un CHU, une équipe médicale 24h/24 pour 10 euros par mois. - A.-E.Lemoine: C'est hyper rentable!

Vos profs ne vous ont pas forcément encouragé...

Quelques-uns l'ont fait. - D.Boon: A l'école Saint-Luc, en Belgique, je faisais du dessin. - A.-E.Lemoine: Ils sont restés en contact.

Vous êtes resté en contact avec certains élèves de cette photo? - D.Boon: Bien sûr.

Il y a Bruno à droite, Laurence à gauche, en rose...

Laurence se penche pour ne pas être cachée par mon oreille décollée. Et Bruno, tout au fond, derrière. C'est le 1er deepfake de l'histoire.

Je suis 1er de la classe, assis tout devant. Mais c'était chacun son tour, pour la photo. - A.-E.Lemoine: Vous avez été 1er de la classe avant de faire l'andouille, au début. - D.Boon: Sur une période assez longue, du CP au CM1.

Après, ça a merdé. - A.-E.Lemoine: C'est déjà pas mal. - D.Boon: Après, j'ai vu que je pouvais faire rire et devenir clown. - P.Lescure: Vous aviez un peu le trac au moment de l'écriture, mais la scène, c'est comme le vélo: ça ne s'oublie pas.

Pourtant, notre mémoire est de plus en plus atrophiée. La faute à nos smartphones! - P.Lescure: Et vous dites qu'on est passés d'un puits de savoir à un océan de croyances. - D.Boon: Avec Internet, on croit qu'on sait.

En fait, on sait juste qu'on croit. Ca parle aux gens. Je parle du portable en disant...

C'est nous qui achetons un portable mais c'est lui qui nous possède. - A.-E.Lemoine: Vous mimez ce à quoi va ressembler l'humanité si on reste vissés à nos écrans. - D.Boon: On se transforme.

Les pouces vont s'allonger. Les bras vont se raccourcir. Le cou va disparaître.

On va enrouler le téléphone. On va même développer des membranes nictitantes. On aura des paupières translucides qui vont nous protéger de la lumière bleue des écrans.

C'est un fait scientifique. Ca existe déjà chez les reptiles et les poules. - A.-E.Lemoine: Ils n'ont pas de portables! - D.Boon: Il y a du mime, oui.

Les gens sont contents. Ils sont en sevrage, au théâtre. Ils sont sans portable.

On dirait une réunion d'alcooliques anonymes pour portables. - J.Gayet: Est-ce que tu joues de la musique?

Quand tu étais venu, c'était génialissime. - D.Boon: Guitare, piano et harmonica. - A.-E.Lemoine: Il y a un hommage à un immense artiste que vous admirez, dans ce spectacle. - P.Cohen: Tous les textes sont de vous, sauf quelques emprunts... - D.Boon: 3 chansons à la fin. - P.Cohen: Hommage à un autre homme du Nord, qui a grandi à Mouscron.

C'est R.Devos, immense homme de scène. Vous reprenez un mot célèbre... "Se coucher tard nuit." Et la lumière s'éteint. - D.Boon: Comme c'était dans son spectacle. - P.Cohen: Voici l'un des sketches les plus connus de Devos. - Je boucle la valise.

Je vais pour prendre le car. Je demande à l'employé: "Pour quand, quelle heure?" Il me dit: "Pour où?" Je lui dis: "Vous ne savez pas où est Caen?" "Vous ne m'avez pas dit où!" - P.Cohen: Ca marche toujours.

C'est une référence, pour vous? - D.Boon: Absolue.

J'ai eu la chance de le connaître, d'être proche de Raymond. J'avais emmené ma mère le voir à Maubeuge. Il m'avait fait monter sur scène à la fin.

Je n'avais pas pu parler. Ma mère était super émue et moi aussi. Elle avait dit: "C'est mon fils!" Je lui lisais mes textes.

J'allais souvent chez lui. Il s'est assis à côté de ma mère à mon mariage. J'avais une relation très forte avec lui.

Ses textes restent encore...

Il a rendu la langue française lumineuse. Quand on lit un texte de R.Devos, on se sent intelligent.

Il allume des endroits du cerveau très étonnants. Il part dans l'absurde et il nous ramène aussi dans le réel. - P.Cohen: Il y a des recueils de ses sketches qu'il faut lire. - D.Boon: Je lisais ça à mes enfants quand ils étaient petits.

Un sketch de Raymond tous les soirs. A ses 80 ans, j'avais fait un sketch. Je devais choisir le sketch.

Mon fils, très petit à l'époque, regarde et rigole. Il me dit: "Il est drôle, le gros monsieur." J'ai enregistré le rire de mon fils, qui avait 5 ans.

Je l'ai passé à Raymond le soir de ses 80 ans. C'était un être merveilleux, généreux, qui doutait aussi beaucoup. Il écrivait sur un chevalet ses sketches.

A chaque fois, il disait: "Mais ça n'a aucun sens...

Pourquoi je fais ça?" Il était dans une réflexion absurde. En fait, ça a beaucoup de sens, tout ce qu'il a fait.

Il a même fait Un sketch en ch'ti. Il a eu une influence très forte. J'ai découvert dans les bouquins de français en 4e...

Il y avait 2 sketches de Raymond, notamment "le sens giratoire" où l'ambulance tourne. "Il est où, le gars dans l'ambulance? Il est dans le corbillard." Ils tournent tous.

C'est magnifique. J'ai un souvenir magnifique d'un festival en Suisse. Il m'a appelé pour que je le remplace.

Il avait des problèmes de rhumatismes. Il ne pouvait pas annuler. J'ai évidemment accepté de le remplacer.

Il était dans la salle. J'avais le trac. A la fin du spectacle, j'ai fait applaudir Raymond.

Les gens se sont levés. Je lui ai dit de venir. Il marchait avec beaucoup de difficulté.

Je me suis dit que j'avais peut-être fait une connerie, parce qu'il avait des douleurs terribles. Il monte sur scène et il fait 40 minutes de spectacle! Je suis en coulisses à côté avec M.Boujenah.

C'était magique. C'est que des souvenirs merveilleux, avec R.Devos. - P.Cohen: Merci. - M.Bouhafsi: On est tous friands de comédie.

Pourtant, le rire est rarement primé aux César. "Un p'tit truc en plus" n'a pas été récompensé. Vous avez participé à un sketch très réussi. - Tout ça, c'est pour le box-office? - Oui, mais je vous déconseille d'avancer.

Plus vous avancez, plus il y a des comédies. - Ah, je vois des acteurs. On va devoir filer.

C'est parti! - Fils de pute! - Ca bouche, là. - Kad, Dany!

On peut venir avec vous? - Pas possible. Vous restez au fond. - C'est des handicapés. - Tu les stigmatises. - Restez derrière! - Fils de pute! - C'est parce qu'ils sont handicapés? - Oui, on vous traite comme tout le monde. - Pas grave, on va rester là. - C'est ça... - D.Boon: C'est rigolo, de faire ça.

C'est Artus qui l'a écrit. C'était super. - A.-E.Lemoine: On salue F.Dubosc... - D.Boon: Qui était très drôle.

Je lui ai envoyé un message. - A.-E.Lemoine: Quand il a reçu son César, son Césario... "C'est pas la taille qui compte".

Toute la cérémonie est à revoir sur myCanal. "Clown n'est pas un métier!!"... - J.Gayet: On peut le voir quand? - A.-E.Lemoine: En tournée dans toute la France. - D.Boon: En octobre à Paris, au Casino et au Dôme de Paris en janvier 2026. - A.-E.Lemoine: O.de Gouges... - J.Gayet: Ca doit être maintenant. - A.-E.Lemoine: Non, c'est 21h10.

Les choses sont bien faites. Et merci, Abou. "L'Histoire de Souleymane" est toujours disponible.

On conclut avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 3 mars. Bientôt le printemps! Le monde continue de partir en sucette.

Mais la personne idoine pour nous éviter le marasme existe. - De très nombreux sujets à aborder avec vous, notamment des sujets dont vous avez la responsabilité et où vous êtes en première ligne pour observer ce qui se joue en Ukraine. Bonjour, V.Hayer. - B.Chameroy: Ouf!

Son plan est très simple: riposter, notamment contre le Premier ministre slovaque sans oublier G.Meloni...

Il bafouille. Elle bafouille. Voilà.

Et si ça ne suffit pas, on n'a qu'à demander aux entreprises d'y aller moins fort sur les reportings...

Il faut que je traduise? - On peut demander moins de reportings à nos entreprises... - Reportings, en français? - De données...

D'éléments sur leur activité commerciale...

De, de, de... - B.Chameroy: C'est lundi, y compris à Bercy.

N'est-ce pas, A.de Montchalin? "Qu'est-ce que je fais là?

C'est déjà lundi? J'étais en pyjama il y a une seconde." "Je dois rêver!" E.Lombard et A.de Montchalin présentaient leur plan pour éviter un dérapage incontrôlé du déficit.

Comment? En supprimant des choses. - E.Lombard: Nous allons créer un comité d'alerte.

Nous allons constituer un cercle de prévisionnistes. Nous allons mettre en place une façon de mieux mesurer...

On a aussi mis en place un comité scientifique. - B.Chameroy: Donc on paye encore plus de gens pour faire des économies?

Bravo! C'est trop facile de résumer la situation comme ça. Leur plan est beaucoup plus perfectionné. - C'est un changement très important. - Une nouvelle méthode de travail. - Une méthode inédite. - B.Chameroy: Voici la méthode inédite. - C'est un plan en 3 axes.

Le 1er est très simple. C'est de mieux gérer nos finances publiques. - B.Chameroy: Il fallait y penser!

La semaine dernière, D.Rochebin inaugurait un nouveau format d'interview politique avec E.Philippe: les politiques dans leurs toilettes. - Nous sommes dans un lieu propice à comprendre le personnage E.Philippe. - C'est un lieu que j'aime parce que j'y suis beaucoup. - Vous avez envie, visiblement. - Je vous confirme. - B.Chameroy: Nouvelle édition.

Gros casting. Si les César avaient J.Roberts, D.Rochebin a décroché le G.Clooney d'Auvergne-Rhône-Alpes, L.Wauquiez. "Quoi d'autre?" C'est depuis ses toilettes que L.Wauquiez accueillait l'émission. - Bonsoir, L.Wauquiez.

Merci de nous accorder cet entretien dans ces circonstances particulières. - Je suis sensible à ce qu'on puisse faire ça dans ce lieu. - B.Chameroy: Vous allez me dire que je suis un gamin et que c'est parce que c'est dans une église.

Non, j'ai vérifié! - Est-ce que vous en avez envie? - Oui. - Vous irez jusqu'au bout de toute façon? - B.Chameroy: Voilà, je n'ai pas 8 ans et demi!

G.Darmanin était à l'Assemblée de Corse pour une session contre les dérives mafieuses. Ca lui a repris: il n'est plus G.Darmanin de Tourcoing.

Dans sa tête, il est Jean Toussaint! Polyphonie corse. - Dans le triangle entre le crime organisé, l'Etat et la Corse...

Il prend l'accent corse. - B.Chameroy: Le Salon de l'agriculture a refermé ses portes hier dans une ambiance de tous les diables! - Ils savent mettre l'ambiance. - B.Chameroy: Bon...

C'est le coeur lourd qu'il est temps de dire au revoir à nos copines du Salon. - David, tu es prêt? - Je termine mon dessin avec mes copains. - On t'attend! - B.Chameroy: Vous allez nous manquer.

Je les salue. La clôture du Salon ne signe pas la fin des festivités. On part dans le Ch'nord pour le coup d'envoi du carnaval de Dunkerque. - Vous êtes au pied du beffroi de Bailleul.

L'ambiance est de la partie? - Il se passe absolument rien. Je préfère vous le dire. - B.Chameroy: C'est le souci.

Les gens ont tellement hâte que ça démarre qu'ils arrivent bien avant. - J'ai hâte que ça commence, le lancer de harengs. La tension monte.

La foule est de plus en plus compacte. On crie "libérez les harengs". - Libérez les harengs! - LES HARENGS, LES HARENGS, LES HARENGS! - B.Chameroy: Ce qui va suivre devrait vous ravir si vous aimez la fête.

SpaceX, à côté, c'est rien! - Il y a un truc mythique sur les carnavals: le canon à confettis. J'ai trouvé la mallette à confettis.

On va la partager. Elle arrive. C'est la manette à confettis!

Remettez en route! Il n'y a plus de confettis? - B.Chameroy: Un bon dimanche pour Pascalou!

Il n'en perd pas le sens de l'humour. - Evidemment, le carnaval est parti...

Il y a des confettis, des gens qui se jettent dans la foule...

Je plaisante. - B.Chameroy: Elément en parallèle, le concours de "coucou". - Le soleil brille dans la cité. - B.Chameroy: Et ce moment historique vécu par la reporter... - Il y a des bals organisés... - Merci.

On reviendra tout à l'heure. - B.Chameroy: Le mot était un peu galvaudé.

Le Nord, c'est la fête et la gastronomie. - De jolies pâtisseries, spécialités du carnaval de Dunkerque, avec des noms très fleuris. Le zizi de ma tante.

Le trou de balle à Chantal. - B.Chameroy: Voilà.

L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: C'était plus simple...

Merci d'avoir accepté notre invitation. Si vous voulez vous tourner vers David pour saluer nos téléspectateurs...