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interviewHugoDécrypte - Actus du jour· 12 janvier 2026 12 min

Marine Le Pen condamnée, la Justice reprend le dossier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'avenir politique de Marine Le Pen est clairement en jeu. À seulement 1 an de l'élection présidentielle, l'ancienne présidente du Rassemblement national condamné en 2025 à une peine d'inéligibilité pour détournement de fonds public va être jugé en appel ce mardi. Alors, pourquoi ce nouveau procès ?

De quoi parle-ton dans cette affaire et que risque Marine Le Pen ? On va analyser aussi les conséquences politiques. Salut, c'est Hugo.

J'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes et on fera ensuite un point sur le reste de l'actualité puisqu'il se passe beaucoup de choses dans le monde. Alors l'an dernier, le 31 mars 2025, Marine Le Pen a donc été condamné à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

On va expliquer tout ça. Elle a aussi été condamnée à 4 ans de prison dont deux enfermes qui peuvent être fait sous bracelet électronique. Et elle a enfin été condamnée à 100000 € d'amende.

Alors 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. L'exécution provisoire ça veut dire notamment que ça peine d'inéligibilité. Donc le fait de ne pas pouvoir se présenter à une élection et par exemple à une élection présidentielle.

Et bien cette inéligibilité, elle est entrée en vigueur directement après le jugement l'an dernier et ce donc malgré les recours. Et c'est donc cette peine qui pourrait l'empêcher de se présenter évidemment à la présidentielle de 2027. On en reparle juste après.

Alors évidemment dans ce genre de situation, la question des conséquences potentielles du procès et cetera, c'est des questions qui intéressent beaucoup puisqu'elles ont un impact politique. Mais déjà faut quand même revenir sur l'affaire en tant que telle. Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle été condamné ?

Et bien, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front National. Donc c'est l'ancien nom du Rassemblement national. Très concrètement, Marine Le Pen a été condamnée pour avoir détourné les fonds alloués par le Parlement européen qui est l'une des principales instances de l'Union européenne.

Et les sommes d'argent en question, en fait, elles auraient été versées par le Parlement européen à des assistants parlementaires qui en réalité et bien n'étaient pas vraiment des assistants parlementaires dans le cadre d'emploi fictif. Plus précisément et pour bien comprendre, le Parlement européen, il verse de l'argent aux députés européens pour qu'ils puissent ensuite embaucher eux-mêmes des assistants qui vont les aider en fait dans leur mission de députés européens au quotidien. Sauf que selon le tribunal et bien le Front National aurait fait travailler ses assistants non pas dans le cadre des travaux du Parlement européen mais directement pour des sujets du parti donc du Front National à l'époque directement donc sur des sujets en France et ça en l'occurrence c'est illégal.

Dans le cadre de l'enquête, la justice a confirmé l'existence d'un système mis en place par Jean-Marie Le Pen, donc le père de Marine Le Pen, et qu'elle aurait ensuite perfectionné de son côté alors qu'elle était députée européenne mais surtout présidente du FN à l'époque. Et par exemple, Marine Le Pen a embauché comme assistant parlementaire son garde du corps, la secrétaire et le directeur de cabinet de son père pour un total de 474000 € sur des contrats allant de 2004 à 2016. Par ailleurs, d'anciens collaborateurs ont aussi affirmé qu'en juin 2014, Marine Le Pen aurait demandé lors d'une réunion à tous les députés européens de son parti de n'embaucher qu'un seul assistant parlementaire par député pour laisser justement le reste de l'enveloppe du Parlement européen au FN. le FN qui était en difficulté financière à l'époque.

Alors, vous l'imaginez, c'est des accusations que Marine Le Pen dément, mais le tribunal estime que le déroulement de cette réunion ne fait, je cite, aucun doute. Alors, au total, on parle d'une quarantaine de contrats pour un montant total de plus de 4,4 millions d'euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016, soit pendant près de 12 ans. Et comme je vous le disais, Marine Le Pen n'a pas été la seule condamnée dans cette affaire puisque h autres députés européens, 12 assistants parlementaires et trois membres du parti ont aussi été condamnés.

Parmi les condamnés, on retrouve notamment le maire de Perpignan, Louis Aliot ou encore Bruno Golnich, l'ex numéro 2 du FN, qui ont eux aussi fait appel. Alors, suite à la condamnation, il y avait eu de nombreuses réactions politiques. On va pas revenir sur tout ça.

On avait déjà eu l'occasion d'en parler, mais le RN estimait notamment qu'il y avait un acharnement de la justice pour priver Marine Le Pen d'une candidature en 2027, mais il y a eu aussi d'autres réactions politiques estimant que nul n'est au-dessus des lois et que la loi a simplement été appliquée dans le cadre de ce procès. C'est donc notamment dans ce contexte que Marine Le Pen a décidé de faire appel et donc justement ce procès en appel, il débute cette semaine. Alors justement, quels sont les futurs scénarios possibles à partir de là ?

Scénario numéro 1. Lors de ce nouveau jugement, la cour d'appel de Paris pourrait confirmer la condamnation de Marine Le Pen, voire d'ailleurs la condamner plus sévèrement. Deuxième scénario, Marine Le Pen pourrait être relaxé et donc échapper à des condamnations, mais là en l'occurrence, disons-le, ça paraît extrêmement peu probable au vu jugement. 3e scénario, Marine Le Pen pourrait aussi être condamné mais avec une peine plus faible, avec potentiellement une peine d'inéligibilité qui pourrait évoluer.

Tout cela pourrait potentiellement donner la possibilité à Marine Le Pen d'être candidate juste à temps pour la présidentielle. Autre scénario possible, la justice pourrait décider de condamner Marine Le Pen à 5 ans d'inéligibilité, mais cette fois-ci sans exécution provisoire de la Pine. Et là, c'est un élément important puisque si c'est le cas, et bien la Pine, elle ne s'appliquerait que après l'épuisement de tous les recours par Marine Le Pen et Marine Le Pen pourrait par exemple se pourvoir en cassation.

Ça pourrait donc lui permettre potentiellement de se présenter. Cela dit, Marine Le Pen a déclaré que si tout ça partait devant la Cour de cassation et bien il ne se présenterait pas si en parallèle et bien il y avait une décision en attente de la Cour de cassation. Alors niveau recours, Marine Le Pen avait déjà saisi la Cour européenne des droits de l'homme pour essayer de faire suspendre sa peine d'inéligibilité.

C'est une demande qui a été rejetée. Marine Le Pen avait aussi demandé au Conseil d'État de saisir le Conseil constitutionnel, donc la plus haute juridiction administrative en France. Mais la demande là aussi a été rejetée.

Les deux instances affirment notamment qu'aucune violation du droit n'a été constatée pour justifier leur intervention dans ce dossier. Elle pourrait éventuellement essayer de faire ce que l'on appelle une demande de relèvement. C'est une procédure qui permet à une personne condamnée de demander à un juge de lever toute ou une partie de sa peine.

Mais là encore, ça paraît extrêmement incertain. Dans tous les cas, le jugement en appel, il aura lieu jusqu'au 12 février à Paris. Mais la décision, attention, elle n'est pas attendue avant l'été.

Pour l'instant, disons-le. Le scénario, le plus probable, c'est que Marine Le Pen puisse pas se présenter et que Jordan Bardella le président du RN aujourd'hui devienne le candidat à sa place. Dans tous les cas, ça me semblait important de refaire un point sur cette affaire, sur ce qu'elle en est réellement.

Je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette info.

Au moins 648 personnes dont neuf mineurs ont été tués en Iran ces deux dernières semaines lors de la répression des manifestations par le régime. Selon l'ONG Iron Human Rights. D'après l'ONG, le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé et elle dénonce, je cite, un crime majeur contre le peuple iranien.

Elle estime aussi que plus de 10600 manifestants ont été arrêtés au total. Le mouvement de contestation a été déclenché à Teran, la capitale, le 28 décembre dernier par des commerçants qui protestaient contre le coût de la vie. Mais il s'est depuis propagé à plusieurs villes du pays et s'est transformé en mouvement appelant à la chute du régime islamique qui dirige le pays depuis 1979.

Les autorités ont imposé une coupure internet de tout le pays depuis vendredi. Elles ont aussi appelé à des contremanifestations ce lundi en soutien à la République islamique et le président du Parlement iranien a déclaré que l'Iran menait, je cite, une guerre contre des terroristes. En tout cas, ce lundi, le président américain Donald Trump a estimé que le régime iranien commençait à dépasser la ligne rouge dans la répression des manifestants.

Il a notamment appelé à des négociations mais menacé l'Iran de frappe américaine. Il faut savoir que l'Iran est un ennemi idéologique des États-Unis qui ont d'ailleurs déjà bombardé le pays en juin 2025 pour stopper le programme nucléaire iranien. Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Archi, a déclaré ce lundi être tout à fait prêt à la guerre mais également à des négociations.

On vous tiendra donc au courant. Deuxième info, toujours concernant Donald Trump. Le président américain a menacé Cuba de conclure un accord avec les États-Unis sans quoi, je cite, il n'y aura plus ni pétrole ni argent pour Cuba.

Zéro, c'est ce qu'il a déclaré sur son réseau Truth Social. En réponse, le président de Cuba, Miguel Diaz Canel, a déclaré que son île était je cite prête à défendre la patrie jusqu'à la dernière goutte de sang face aux États-Unis. Pour le contexte, Donald Trump accuse Cuba d'avoir profité du pétrole et de l'argent du Venezuela pendant des décennies et d'avoir, je cite, fourni des services de sécurité au Venezuela.

Il faut savoir qu'un blocus est en place à Cuba depuis les années 60 et il interdit aux entreprises américaines de commercer avec l'île. En 2016, Cuba réalisait donc 47 % de ses échanges commerciaux avec le Venezuela. Ce chiffre est tombé à 10 % en 2025 à cause de la grave crise économique du Venezuela renforcée par des sanctions internationales.

Depuis l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, Donald Trump a montré sa volonté de gérer le pétrole vénézuélien. Il pourrait donc empêcher Cuba d'en acheter. Troisème info en France cette fois-ci.

Sixieurs ont été retrouvés morts après des avalanches en Savoie dans les Alpes ce weekend. Ce dimanche, trois d'entre eux sont notamment décédés dans les stations de Courchevelle, Laplagne et Valorine. Dans le détail, à la Plagne, un cinquant britannique a été enseveli en début d'après-midi ce dimanche sous une coulée de neige.

Selon un communiqué de la station, à Courchevel, c'est un autre skier qui a été enseveli sous une autre avalanche. Et enfin, à Valorcine, c'est un skier hors piste de 32 ans qui a été emporté par une avalanche avant de heurter un arbre. Il n'a pas survécu à ses blessures selon les autorités.

Trois autres skieurs avaient déjà été tués la veille ce samedi. Au total, six personnes sont donc décédées dans les Alpes ce weekend. Dimanche matin, la préfecture de Savoie a recensé au moins six avalanches dans les domaines skiables du département alors que les massifs étaient classés à haut risque.

Le risque d'avalanche élevé est maintenu dans les prochains jours dans la région. 4e info, toujours en France, près de 1500 médecins libéraux se sont rendus à Bruxelles en Belgique ce lundi pour s'exiler de France symboliquement pendant 3 jours. L'objectif ?

Dénoncer le nouveau projet de loi finance de la sécurité sociale jugé trop restrictif sur les tarifs des médecins libéraux, donc des médecins indépendants qui exercent à leur compte. Il faut savoir que les médecins libéraux sont déjà en grève depuis le 5 janvier pour protester contre ce projet de loi. Parmi les problèmes pointés du doigt, la limitation des prescriptions d'arrêt de travail aux patients.

Les grévistes disent désormais attendre un rendez-vous avec le premier ministre Sébastien Lecornu pour discuter des propositions qu'ils établiront pendant ces 3 jours d'exil. Les practiciens de bloc veulent notamment pouvoir continuer à pratiquer les dépassements d'honoraires. Donc quand un médecin facture un prix supérieur au tarifs de base fixé par la sécurité sociale qui ne sera donc pas remboursée.

La grève des médecins libéraux doit encore durer jusqu'au 15 janvier. Plusieurs opérations ont été reportées dans le pays et les cliniques et hôpitaux privés risquent de manquer de bras. 5è info, en Argentine, près de 15000 hectares ont été ravagés dans des feux de forêt en près d'une semaine.

Ils ont touché plus précisément la Patagonie, une région au sud du pays. Les feux se sont déclenchés lundi dernier dans la station balnière de Puerto Patriada, à environ 1700 km au sud de Buenosser, la capitale. Près de 3000 touristes ont été évacués de la ville et des centaines de pompiers et de volontaires étaient toujours sur place ce dimanche pour contenir les flammes.

Un autre foyer important touche aussi le parc national de l'osers dans la même province classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et toujours dans la même région, deux autres incendies à Chubut et Santa Cruz ont déjà touché près de 3800 hectares ces derniers jours. C'est ce qu'a indiqué l'Agence fédérale des situations d'urgence. Le changement climatique dans la région avec des températures plus élevées et une humidité plus faible conjuguée au remplacement des forêts indigènes par des forêts de pain rend les feux plus difficiles à combattre selon la brigade du service national de gestion des incendies.

Et on finit avec cette actu. Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a appelé le gouvernement australien à revenir sur son interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Alors pour le contexte, les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, mais aussi YouTube, TikTok, Snapchat, Redit, Kick, Twitch ou encore X ont l'obligation de bannir les utilisateurs australiens âgés de moins de 16 ans.

L'Australie est le premier pays au monde à avoir mis en place une telle interdiction. En cas d'infraction, les plateformes s'exposent à des amendes pouvant atteindre jusqu'à 28 millions d'euros. MTA a indiqué avoir fermé plus de 544000 comptes en Australie. pour se conformer à cette loi.

Mais parallèlement, le groupe a aussi appelé le gouvernement australien à je cite trouver une meilleure solution, par exemple en améliorant la sécurité et la protection de la vie privée plutôt qu'en imposant une interdiction générale. Le gouvernement australien estime quant à lui que les réseaux sociaux sont responsables des dommages causés aux jeunes. Merci beaucoup Blanche pour ces actualités.

N'hésitez pas si vous avez des suggestions de sujets pour les prochains jours, à les mettre dans les commentaires. On va lire tout ça.