Coopération régionale outre-mer : Indopacifique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
euh de passer un peu de temps et je vous remercie d'avoir prévu cette audition à 14h, ce qui me laisse avec le décalage horaire, ce qui me permet de de m'organiser localement. Donc mes chers collègues, nous poursuivons nos travaux sur l'intégration et la coopération régionale dans le bassin pacifique avec l'audition de madame Sarah Mohamed Gaillard, maîtresse de conférence en histoire contemporaine à Linalco et auteur d'un nouveau là, il y a une inversion Micheline, pardon là, il y a une inversion. Ah, désolé.
Commençons par Nous commençons par madame l'ambassadrice euh pardon. Voilà madame l'ambassadrée, je suis vraiment vraiment confuse. Ce sont les aléas du ce sont les aléas du direct.
Donc madame l'ambassador, nous vous remercions vivement d'avoir répondu à l'invitation de la délégation sénatoriale aux autres Mèes et euh nous comptons vraiment sur vous pour partager votre expertise sur un espace qui concentre aujourd'hui les enjeux majeurs pour la France et les collectivités d'outre mer parce que le Pacifique est devenu un enjeu d'un théâtre stratégique central marqué par des rivalités croissantes croissantes pardon entre les grandes puissances des défis environnementaux sans précédent et des transformations géopolitiques rapides. Nous, ce qui se passe actuellement au niveau de du des trois dehormes et et de l'Iran euh est très parlant. Votre approche qui replace les étins insulaires océaniens au cœur de l'analyse éclaire une dimension qui est parfois euh sous-dimensionné.
Vous allez nous faire part de votre expertise dans le cadre des relations. Je sais que vous êtes nouvellement nommé, mais je sais aussi que vous avez euh euh beaucoup de relations dans la zone. Donc, vous pourrez nous faire un état des lieux sur la qualité de ces relations.
Quelles sont les relations qu'il faut approfondir ? Quelles sont les relations qui méritent certaines attentions. Donc sans plus attendre, je vais laisser la parole à à mon collègue Rachid Temal que je remercie infiniment d'avoir accepté d'être rapporteur de cette mission.
Il est très attaché à l'Indo-Pacifique et aussi Guillaume Chevrullier euh sénateur de la de la Mayenne et euh Solange Nadil sénatrice de Guadeloupe mais qui se trouve dans une autre mission et d'ailleurs c'est la raison pour laquelle je suis restée à Saint-Bart puisqu'elle viendra à Saint-Bartelémi dans le cadre d'une mission de la commission des affaires sociales. Voilà, sans plus attendre, je laisse la parole à à Rachid Desmal. Merci.
Merci. Alors, d'abord, on a le plaisir effectivement d'accueillir madame Dana pour Carescou. C'est bien, je l'ai bien dit.
Bon, alors ça va. Vous êtes ambassadrice chargée de l'Indo-Pacifique qui est dans la mission recouvre précisément la stratégie indopacifique qui a eu Moi, j'ai travaillé avec d'autres collègues sur la précédente stratégie. Le rapport est toujours existant et on a eu beaucoup de choses à dire.
Donc, j'espère que la nouvelle permettra d'avancer. Et puis également euh madame Valérie Niquet en visoconférence si elle est elle est déjà là et Marianne Marianne Peron Dou en présentiel et vous avez été cocteur d'un d'un coautrice pardon d'un ouvrage l'Indo-Pacifique nouveau centre du monde. Et pour rebondir sur ce que disait tout à l'heure la présidente Jacques, c'est vrai que moi je je me suis beaucoup intéressé à cette région là parce que effectivement c'est le nouveau monde.
Je crois qu'il faut qu'on l' en tête. C'est déjà 60 % des flux économiques. On a nous des compatriotes qui vivent et c'est le nouveau terrain entre les États-Unis notamment et la Chine.
On voit bien qu' donc on est on devient sauf avec les territoires qui y sont, on devient la grande banlieu. L'Europe devient la grande banlieu. C'est tout un toute une question qui nous est posée comment tout ça dans ce nouveau monde ça s'articule.
Et puis pour la petite histoire ma famille venant de Kabili, il y a avec la nouvelle cané un lien parce que je rappelle que Ah, vous le saviez pas. Alors en fait à la la prise de possession de la de l'Algérie par la France se termine 187170 et [grognement] avec une grande rébellion qui s'appelle celle de ce qu'on appelle Delmocran et tous ces gens-là sont pris par la France et emmenés en bateau jusqu'en Nouvelle Caédonie et il ils sont là-bas avec tous les communards notamment Lous Michel et elle derrière Lous Michel revenu à Paris va faire en sorte et puis ils sont il y a tous les descendants de voilà donc c'est pour des tas de raisons Et puis en même temps, je suis vice-président de la commission des affaires étrangères, défense et forces armées et vous imaginez bien à quel point c'est important. Et puis j'ai eu à être le rapporteur d'une commission d'enquête sur les ingérences étrangères.
Là aussi, on voit à quel point c'est important dans la zone. Donc ce que je propose, c'est que vous puissiez toutes les trois avoir un propos préalable. Vous avez reçu notre questionnaire et je remercie encore une fois les services pour la qualité du questionnaire et du travail fait.
Et puis à partir de là, on pourra les uns les autres avec mes collègues vous poser des questions de précision, de relance si vous êtes d'accord. Je propose que madame l'ambassadrice vous commenciez. Je vous laisse la parole.
Je vous remercie. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la présidente.
Je comme vous le savez, je ne suis pas dans dans les fonctions depuis très longtemps, donc je plaide pour votre indulgence. Euh d'autant plus que euh vous êtes des grands spécialistes de nos autres mères, ce que je ne suis pas euh étant en tant que diplomate plutôt une spécialiste du reste du monde avant de l'être de de nos territoires. Je suis donc très honorée d'être d'être d'être parmi vous et que vous ayez pensé à nous parce que c'est une forme de récompense de l'effort que nous avons fait d'inscrire les aspirations et les besoins de de nos collectivités ultramarines dans cette stratégie qui est avant tout une stratégie de politique étrangère mais que nous espérons.
Alors je n'y suis pour rien, je dis nous mais ce sont plutôt mes prédécesseurs qui ont contribué aux rédactions successives. Euh nous espérons que c'est aussi un guide d'interprétation du monde à l'usage de de de tous nos concitoyens et en particulier des des élus de la République puisque euh c'est pour cela aussi que l'administration travaille. Alors le nous avions nous avions eu une intuition en tant qu'administration assez intéressante il y a quelques années lorsque nous avons tenté de rédiger la première stratégie indopacifique.
C'est c'est un vrai changement de de considérer des espaces de manière transversale. Les administrations, vous le savez, elles fonctionnent en silo, elles fonctionnent en compartiment, en structure plutôt pyramidale et et donc c'est une c'est un objet particulier, une stratégie endopacifique. C'est c'est une ambition transversale.
C'est une ambition qui essaie d'échapper au territoire justement de d'aller traiter des espaces qui ne sont pas des espaces avec des frontières politiques comme les espaces maritimes, comme l'espace extraatmosphérique et et le fond de l'océan qui est parfois encore moins connu que l'espace extraatmosphérique. Donc c'est un véritable effort de l'administration de de se doter d'instruments euh pour pouvoir justement alimenter des politiques publiques. Donc c'est c'est ce deux choses qu'on retrouve dans les stratégies. d'abord l'analyse et et le décodage du monde tel qu'il évolue euh et ensuite des éléments sur lesquels appuyer des politiques publiques au bénéfice de de nos compatriotes et et là comme madame la présidente a eu l'occasion de de le rappeler, il se trouve que cet espace- là depuis la première stratégie n'a fait que euh concentrer toujours davantage à la fois de défis mais aussi l'intensité de ces défis stratégiques et euh La compétition géopolitique, elle n'a fait que s'accroître et on a vu aussi se développer à la fois en phénomène qu'évidemment la France qui qui défend partout le multilatéralisme déplore.
C'est un petit peu une érosion de ce multilatéralisme et le retour de certains instruments de de relations internationales qui sont des instruments de force et de coercition et et les guerres commerciales n'en sont qu'un qu'un qu'un des exemples. Donc là où la première version de la stratégie avait d'abord et avant tout une dimension explicative de la situation et un petit peu un tableau descriptif de de la situation, des enjeux, des problématiques et qui posait évidemment quelques objectifs formulés sous forme de pilier d'action. la mise à jour de de juillet 2025 euh évidemment elle fait ce constat de la confirmation de l'importance stratégique de de l'espace endopacifique pour pour nos politiques publiques.
Euh elle réaffirme la singularité de la stratégie française. Euh faut pas oublier la plupart des pays qui s'intéressent tout le monde s'intéresse à l'endopacifique mais la plupart des pays s'intéressent comme la somme des relations bilatérales qui peuvent avoir avec les acteurs de la zone. Nous nous avons une approche un petit peu différente d'abord parce que nous avons une identité endopacifique, nous avons une identité différente des des gens qui qui ne regarde ça que de l'extérieur mais aussi parce que nous avons une des enjeux de souverainet qui évidemment changent complètement la donne.
Ce n'est pas une option l'endopacifique pour nous, c'est une c'est c'est le quotidien de l'action publique. Et et donc ce que ce que la singularité de la vision française, elle apporte ça, elle apporte une vision partenariale parce que c'est l'identité de notre fonctionnement dans cette zone depuis toujours. C'est elle apporte cette volonté de dialogue.
La France parle à tout le monde. La France n'a pas le même dialogue avec tout le monde. Parfois il est il est plus approfondi, parfois il est plus exigeant.
Euh mais nous parlons à tout le monde et et c'est un petit peu ça euh ce que ce que nous incarnons par cette stratégie, cette volonté d'autonomie stratégique que la France a toujours porté qui maintenant est nettement plus à la mode que ça mettait il y a 50 ans. Euh c'est une volonté de ne pas s'aligner, c'est une volonté d'avoir le choix de ces alliances. C'est une volonté qui rejette une logique de bloc et et et ça la France l'a toujours fait, l'a toujours porté.
Euh il se trouve que nous avons presque un moment géopolitique. Maintenant on s'intéresse beaucoup plus à ces à ces concepts. Mais nous nous avons cette chance de l'avoir expérimenté euh politiquement pendant plus de 60 ans en France.
Et donc nous savons ce que ça représente en terme de de défi mais aussi en terme de responsabilité. Évidemment le l'autre spécificité de la nouvelle version de la stratégie endopacifique, c'est que c'est la place que prennent nos collectivités ultramarines dans cette stratégie. Ils étaient évidemment mentionnés puisqu'ils font partie de de notre identité depuis toujours.
Euh mais cette fois-ci, nous avons décider de les mettre comme un axe d'effort, de valoriser nos collectivités ultramarines, les valoriser à la fois comme moteur de de la mise en œuvre de cette stratégie, mais aussi comme bénéficiaire. Donc c'est une c'est l'intention c'est de faire bénéficier tout ce que nous savons, tout ce que nous connaissons, tout ce que nous comprenons du fonctionnement de la communauté internationale pour qu'il y ait un bénéfice direct pour pour nos collectivités ultramarines. Et le la manière dont nous faisons ça, c'est ce qui est incarné dans dans la nouvelle version, c'est que nous posons cet objectif de développement de partenariat stratégique, des partenariats de souveraineté avec avec tous les pays et territoires de la région.
Et ce qu'on appelle partenariat de souveraineté, c'est à la fois une méthode de travail évidemment, mais ce sont aussi des instruments concrets de coopération opérationnelle, de développement de capacité euh de de de volonté de soutenir la résilience face au aux menaces et en particulier les menaces hybrides qui sont là aussi qui prennent une place beaucoup plus importante euh de nos jours. Et vous avez mentionné euh euh monsieur le sénateur, les ingérences, les euh les risques cyber et autres. Euh enfin la la nouvelle version de la stratégie, elle ne fait que réaffirmer, c'est déjà présent dans la première, mais nous confirmons l'intérêt euh à la fois de soutenir le multilatéralisme qui est nettement plus menacé et donc de travailler avec la totalité des organisations régionales qui couvrent cet espace.
Et puis nous réaffirmons aussi notre engagement européen puisque comme vous le savez la France a été un des acteurs majeurs de la de la rédaction de de la stratégie de l'Union européenne dans l'Indo Pacifique et donc nous entendons bien être un des acteurs importants du déploiement de cette stratégie. Voilà, je vais m'arrêter là pour laisser de la place aux questions. Merci beaucoup.
Merci madame l'ambassadrice. Ce que je propose c'est de faire les les toutes les vos trois interventions puis ensuite nous passerons la séquence de questions. Euh madame peut-être Pérandoise, je vous laisse prendre la parole et puis votre collègue ensuite qui est en ligne.
Alors oui, très volontiers. Alors, bonjour madame madame la présidente, monsieur le président de séance, mesdames et messieurs les sénateur, madame l'ambassadrice, merci beaucoup de m'avoir invité à à ces échanges. Euh il est vrai qu'avec Valérie Valérie Nicken, nous suivons les équilibres stratégiques en Asie depuis un certain nombre d'années, euh elle au sein d'un temps que moi, pendant longtemps au sein du ministère des des armées.
Et et c'est vrai que en fait, j'ai pu identifier plusieurs plusieurs identités ou plusieurs temps dans la définition de la présence de la France en Indo-Pacifique qui a donc contribué à je dirais à à affirmer les les contours de son de son identité et puis de ses de ses ambitions. Et c'est vrai qu'au départ quand le le discours indo-acifique s'est constitué donc bah dans le cadre des discours du président de la République que nous connaissons tous autour de la table, il y avait quand même toujours l'empreinte de ce qui avait quand même au préalable été défini comme la France participant à l'architecture de sécurité régionale et le soutien à de grands programmes d'armement qui nous donnait quand même une physionomie assez particulière dans la région. C'estàd que cet axe bon sécurité lié à sécuritaire pardon diplomatico militaire lié à des intérêts, on va dire industriels et commerciaux euh a été perçu dans un premier temps de façon assez assez négative.
Euh et euh c'est vrai qu'il a fallu peut-être politiser euh davantage ce discours par rapport à des apports euh très différents que la France pouvait avoir vis-à-vis de l'ensemble euh de l'Indo-Pacifique euh et je dirais inscrire sa présence en fonction d'ambition, en fonction d'objectifs euh qui devait être très très différent. Alors, c'est vrai que euh affirmer la présence française comme étant une présence légitime du fait de sa qualité d'état résident, du fait de ses territoires et de sa population, c'était un discours en fait bah qui qui paraissait assez évident vu de chez nous, qui n'était pas perçu comme tel, vous le savez, par nos voisins, commencé par ce grand voisin avec qui pourtant on avait des relations assez assez proches. Donc l'Inde dans l'océan Indien qui nous a quand même longtemps perçu comme une comme la présence d'une d'une survivance historique coloniale et c'est un c'est un passif qui n'a été bon difficile de surmonter mais je dirais cette cette identité et ce concept indopacifique finalement il est arrivé à un moment de prise de conscience de de l'intérêt stratégique globale par un certain nombre d'acteurs de cette zone et et la France n'a qu'à n'a eu qu'à à rajouter, je dirais à son discours, bah son souci de participer à l'animation, à la dynamique de cette zone considérée comme très importante, mais où commençait à se dessiner des tensions que l'on ne pouvait plus ignorer. et bien sûr que la relation sinoaméricaine et surtout la dimension maritime de cette indo-acifique et donc un nouveau discours sur la liberté de navigation à préserver, sur la sécurisation des D3 et sur un ensemble régional qui doit être fondé sur la règle de droit, sur le multilatéralisme et a commencé par le respect de la convention de Montégobel, la convention sur le droit de la mer.
Forcément, elle a pris une résonance particulière et la France était très légitime à se positionner sur ce discours en raison et bien de sa zone économique exclusive, de son statut de puissance maritime que peut-être elle n'avait pas songé à mettre de façon très évidente en avant jusqu'à présent, mais qui prenait donc un relief nouveau et notamment parce que sa marine a été effectivement perçue comme un acteur qui participe à la sécurisation contre la piraterie maritime et on a pu voir au moment de la crise de la piraterie somalienne l'importance de lutter contre des activités illégales en mer, l'importance de grandes coalitions entre puissances maritimes et donc ce discours en s'étendant à l'ensemble de l'Indo- Pacifique forcément a permis à la France de développer je dirais un axe diplomatique qui n'était plus uniquement je dirais sécuritar sécuritaire si vous si si vous me permettez cette expression, mais qui faisait écho à la nécessité pour une puissance maritime de se positionner avec d'autres puissances maritimes dans un souci de coopération sur des enjeux globaux, la liberté de navigation, le respect du droit de la mer, mais aussi vis-à-vis donc de ces de ces territoires et ça commence à émerger dans la stratégie de de 2022 en fait sur le développement d'une diplomatie bleue où la France finalement met en avant ses capacités diplomatiques au sein des Nations- Unies, sa participation à des discussions très importantes ben qui ont abouti cette année à la mise en œuvre après de longues discussions au traité sur la Haute mer à un renforcement des capacités régionales concernant la lutte contre la pêche illégale qui est devenue un fléo dans la dans la région. euh donc à une diplomatie bleue euh qui a trouvé un écho et un relais effectivement au sein déjà de de l'Union européenne euh quand celle-ci a publié sa stratégie donc indo-acifique qui s'appelle stratégie de coopération et là il y a un écho effectivement à à l'influence française avec un positionnement très fort sur la diplomatie maritime sur les sur les coopération mais aussi sur une offre qui peut peut-être pas totalement contre rebalancer le projet chinois de Belt and Road initiative qui commençait à se à se développer fortement à l'époque mais qui propose une alternative. Alors effectivement, on connaît le le cheminement un peu compliqué postus de la stratégie française qui tout d'un coup dans le Pacifique sud perd son pilier australien.
Euh ça n'est pas rien. Euh il faut restaurer la la confiance. mais euh aussi peut-être à ce moment-là se rendre compte que le discours indo-acifique qui a quand même été élaboré à partir de Paris avec un discours sur la France-puissance, sur la France qui est membre du Conseil de sécurité sur la France qui a le le deuxème espace maritime mondial, il doit peut-être se régionaliser en fonction précisément de l'apport de ces territoires mais aussi en fonction des voisins de ces territoires qui sont des voisins insulaires. dans l'océan Indien, on est quand même avec la dimension de nos de notre territoire à Mayotte et à la Réunion et bien face à un agenda de sécurité qui était très proche de celui de Maurice des Séchell de la même façon dans le Pacifique sud avec nos territoires notamment j'insisterai sur la Polynésie française étant donné le rôle du président dans la mise en œuvre du fameux traité sur la haute les aires marines protégées, cette mise en avant et ce côté porte-parola pour justement les petits états insulaires en développement qui souhaitent protéger leurs espaces maritimes contre des activités illégales et et la France les les aide effectivement renforce leur leur capacité et c'est une dimension très importante de la nouvelle stratégie de de 2025 dont vient de parler madame madame l'ambassadrice et ça nous donne finalement un positionnement nouveau de puissance innovante mais qui a intégré sa dimension insulaire et donc il y a un injada de sécurité qui peut être celui d'une grande puissance et qui est forcément celui d'une grande puissance quand on envoie le porte-avion Charles de Gaulle ou des frégates participer à des exercices qui nécessitent quand même des moyens et des plateformes assez sophistiquées mais aussi donc une nation insulaire qui doit lutter avec ses voisins contre le changement ement climatique qui doit mettre en œuvre des moyens de soutien de soutien humanitaire qui doit protéger ses stock de pêche au même titre que ses voisins, donc lutter contre la pêche, la pêche illégale et qui doit faire avancer un certain nombre de traités internationaux qui vont lutter contre le l'impact de ce changement climatique sur les océans.
Et c'est vrai que désormais, on parle beaucoup d'exploration des fonds des fonds marins, d'exploration minière. Et là encore, la France se range grâce à la Polynésie française, au respect de l'action de la Polynésie française, à l'écoute de cette action. Ben, du côté des pays euh qui veulent observer un moratoire, se donner le temps d'analyser effectivement l'impact possible de certaines activités dont les fonds marins et peut-être orienter un certain nombre de pays vers un moratoire définitif si j'ose m'exprimer ainsi.
Donc je vais peut-être m'arrêter là. [rires] J'ai parlé peut-être un petit peu longtemps, mais je je pense qu'on est on est passé par différents stades et que la France puissance d'équilibre, puissance responsable, c'est devenu euh une puissance partenariale et ça c'est très très importante. C'est-à-dire qu'on développe un discours sur les capacités diplomatiques et pas uniquement militaires.
Mais les capacités militaires, elles sont là parce que c'est un théâtre qui est extrêmement instable, qui le devient de plus en plus. Euh mais en même temps, c'est d'un partenaire fiable. Et en insistant sur cette notion et sur ce que la France est capable de faire et euh euh de la parole qu'elle est capable de porter, on s'inscrit de plus en plus à l'encontre de d'un discours euh et d'une action un peu erratique de certains grands partenaires euh qui font beaucoup de mal à la stabilité euh internationale et qui ont un impact direct sur la stabilité et les équilibres régionaux en Indo-Pacifique.
Voilà ma conclusion provisoire. Merci beaucoup. Alors, on on madame votre madame Nicket, elle a des soucis de de connexion, donc nous n'aurons pas le plaisir de la de l'avir avec nous cet après-midi.
Ce que je propose, c'est que peut-être qu'en commençant par la présidence euh Cher Michine, si tu as des questions, puis ensuite on a notre collègue également si tu en as, Vivette Lopez et puis après moi je même quelques questions donc je laisse d'abord la parole à la présidente. Merci. Merci pour vraiment ces euh ces propos éclairants.
Je n'aurais qu'une question euh qui rejoint un petit peu ce qui a été dit puisque le né de la guerre c'est aussi ce sont aussi les financements. Euh on ne va pas revenir sur la situation notamment au Nouvelle-Calédonie. Par contre, il y a un atout quand même assez intéressant, c'est qu'en 2021, sous la présidence française de l'Union européenne, il y a une la stratégie globale Gatway a été a été lancée permettant au développement des pays partenaires et agents euh et en faisant de de l'Union européenne aussi à travers ces territoires ultramarin notamment, même si ce sont des PTOM, des comme le dirait mon collègue Jean-François Rapin des Point avion.
Euh on a parlé du poortion euh tout à l'heure, Charme de Goul, mais ça ce serait des des pesavion symboliques euh de la France et de l'Union européenne dans ce bassin. Pensez-vous que les territoires ultramarins puissent porter ces ces stratégies Global Gateway et si oui, avec quel partenaire privilégié vous semble-t-il le plus le plus intéressant de mettre en place ces relations ? la question la seule question qui qui me vient à l'esprit.
Propose peut-être d'y répondre l'une et l'autre, enfin comme vous le souhaitez puis ensuite on fera comme ça des cycles. Allez-y madame l'ambassadrice. Oui, merci.
C'est c'est une excellente question. D'autant plus que, comme vous le savez, euh puisque vous avez reçu le secrétaire général aux affaires européennes, nous sommes en préparation du cadre financier pluriannuel à venir. Euh voilà, ce que nous avons dans les comptes, c'est ce que nous avons mais c'est l'avenir qui compte plus que tout.
Et euh mon collègue vous a vous a bien précisé qu'il y avait une un changement de nomenclature. Donc moi, quand je vois toujours un changement, je me dis où est l'opportunité ? Et il se trouve que pour nos territoires l'opportunité est très belle mais ça suppose un petit effort.
Pourquoi ? Parce que dans la nouvelle nomenclature, les fonds ne sont plus garantis comme avant. Ils sont plus fléchés, on va dire.
Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il va falloir aller se battre pour et et ça veut dire que il va falloir faire quelque chose que nous savons pas trop faire en France parce que enfin en tout cas certains le savent mais c'est assez inégal comme expérience. Nous ne savons pas aller répondre à des appels d'offre et poser des projets sur la table et aller chercher le financement projet par projet.
Nous aimons bien parce que nous avons une tradition administrative centralisatrice, nous aimons bien avoir des choses garanties que ça tombe en bloc et ensuite on voit comment on fait. euh le le fonctionnement des fonds européens est un tout petit peu différent et maintenant il faut aller chercher les projets. Et il se trouve que euh dans dans la manière d'appréciation des des institutions européennes, les projets qui sont présentés en coopération et notamment en coopération entre plusieurs territoires mais aussi plusieurs pays sont les projets qui ont le plus de chance de réussir.
C'est la nature de de l'Union européenne. Et donc si nous apprenons à faire ça, à présenter, à mettre sur la table des projets qui répondent à ces critères un petit peu standardisé de l'Union européenne, nous avons toutes nos chances. Alors, ça suppose un gros travail parce que on le faisait pas avant et vous savez toujours que le plus gros piège, c'est "On n'a jamais fait les choses comme ça." Donc, il faut quand même apprendre très vite à faire les choses.
Les partenaires évidemment quand on les connaît pas forcément ça peut être compliqué de juger la la leur leur loyauté dans la durée, leur capacité tout simplement. Et là, je pense que l'opportunité que moi je vois, c'est qu'il ne faut pas hésiter à demander le soutien et l'aide et et la compétence des des collègues qui dans l'administration ont déjà fait ça. Euh, il y a notamment chez nos opérateurs publics, ils ont très bien appris à aller chercher des crédits européens.
Nos universités ont très bien appris à aller chercher des crédits européens. Donc ce savoir-faire, cette compétence technique de préparation dans projet pour qu'il soit pour qu'il ait le plus de chance de cheminer dans le circuit européen, elle existe. Mais ça suppose quoi de notre côté ?
Ça suppose un travail collaboratif. Ça suppose qu'on fonctionne en équipe France euh et qu'on qu'on ne s'arrête pas à des considérations. Mais avant c'était pas comme ça, avant ça tombait tout seul.
Avant j'avais pas à discuter avec tel ou tel partenaire au sein de l'administration. Il faut juste créer des équipes projets et aller chercher les financements partout où ils sont. Et et là, je crois que dans euh dans dans cette dans cette perspective, nos nos collectivités ultramarines sont très bien placées parce qu'elles ont des spécificités.
Donc leur projet sera forcément il sera pas générique. Voyez quand quand vous présentez un un projet en Europe continentale, ils se ressemble tous plus ou moins parce que les paramètres sont tous plus ou moins les mêmes. Faisons de la spécificité de nos territoires une force pour pour pour expérimenter de nouvelles choses.
Ça ça aussi he les institutions européennes aiment bien quand on fait pour la première fois quelque chose. Ils aiment bien l'expérimentation, ils aiment bien le travail collaboratif. valorisons ce savoir-faire-là et allons chercher ces projets.
Alors, sur les thématiques, euh je pense qu'il y a euh évidemment euh le je pense que le point de départ de tout, c'est la recherche. Je c'est c'est on n' jamais assez d'argent pour la recherche euh et euh c'est généralement très consensuel comme sujet. Donc là, il y a pas de de division politique autour de ce type de sujet.
Donc commençons par la recherche parce qu'on en a besoin, la recherche fondamentale pour pour lutter contre le changement climatique, pour lutter pour la préservation de la biodiversité sur les questions de santé. Nous avons des besoins très spécifiques. C'est une mine de c'est un réservoir potentiel de projets qui peuvent être financés. sur les questions d'infrastructure, il faut regarder ce qui servira dans le temps et dans la durée puisque il faut quand même faire des projets structurants, hein.
Faut faut viser des projets qui qui structurent dans la durée et pas uniquement des projets en en coût. Euh là, il faut regarder sur les infrastructures de sécurité maritime. Euh euh ma ma voisine a mentionné les questions de pêche illégal.
Je pense que là on a un potentiel de développement parce que parce que de très grands besoins. Euh ce sont par essence des projets collaboratif et coopératif. Donc tout ce qui est connaissance du domaine maritime, c'est vraiment un terrain à investir et et ça passe aussi par des infrastructures de de des centres de fusion d'information de de partage d'information.
Euh je pense que les câbles sous-marins sont aussi en sujet. Ce sont des infrastructures très sophistiquées, donc très fragiles, très vulnérables qu'il faudra protéger puisque là aussi on voit s'accroître la pression et la concurrence sur sur l'accès sur le développement de cette infrastructure. Donc il faut le prendre le plus tôt possible pour être un acteur fondateur d'une des des politiques publiques de protection des câbles.
Donc là aussi, je vois pour plusieurs de nos territoires ultramarins des opportunités. [grognement] Je pense aussi euh j'ai j'ai en tête en terme d'atténuation climatique, il faut construire autrement. Il faut il faut se préparer à à euh compenser les effets des changements climatiques.
Et il se trouve que les savoirs ancestraux, les savoirs locaux sont parfois des bons points de départ pour pour penser de nouveaux modes, de nouveaux structures urbaines, nouvelles structures urbaines. Euh vous parlez de l'indopacifique, c'est c'est un lieu de croissance, c'est aussi un lieu de croissance urbaine. Et donc nous avons là aussi des choses où on peut être un petit partenaire sur des grands problèmes mais apporter énormément en terme de de contenu intellectuel.
J'ai j'ai en tête cette technologie en en polynésie de de climatisation avec l'utilisation de de l'eau de mer. euh c'est extrêmement précieux et euh et là il pour faire connaître ces technologies, on a clairement besoin d'un relais très fort des administration euh notamment de nos représentations euh auprès de l'Union européenne pour pour faire connaître ces solutions qui euh qui sont des solutions que nous percevons comme petites parce qu'à la taille de nos de de nos infrastructures et territoires mais qui ont un potentiel d'application énorme. Donc c'est comme ça que je vois en en chemin à la fois en mettant nos territoires au cœur de de notre action, leur expérience singulière et puis en facteur d'attractivité vers elle pour mieux les faire connaître et et mieux les insérer dans les circuits de financement européens qui sont en pleine transformation.
Euh allez-y madame Pirandoise. Merci monsieur le président. Alors, je serais beaucoup moins prolix que madame l'ambassadrice.
J'ai pas une vision euh aussi euh aussi fine euh de ces de ces de ces enjeux. J'ai un regard beaucoup plus macro sur euh sur Global Gateway. Euh je vois bien l'ambition et la nécessité euh de là aussi répondre à un besoin de de connectivité euh qui pouvait s'exprimer dans d' dans beaucoup de domaine puisque l'indopacifique par définition c'est un espace très vaste où il faut relier les gens les relier grâce à des des infrastructures portuaires, maritimes, aériennes grâce à de la connectivité numérique et et La Chine avec effectivement son programme de Belt and Road initiative développé à partir de 2013 bah répondait à un réel besoin.
Donc il fallait faire une une offre mais une offre de qualité puisque au fil du temps on s'est bien rendu compte de des du manque de durabilité des constructions chinoises d'un certain nombre de problèmes liés à l'importation de main d'œuvre chinoise. Et donc nos partenaires dans la région qui avaient fait le choix de la Chine ont bien mesuré à leur dépend finalement ce peut-être ce mauvais choix. Et bien sûr, on a parlé à un moment du piège de la dette.
Donc une aide transparente qui répond à des besoins réels et identifiés et en cela le global Gway était quand même bien pensé même si comme madame l'ambassadrice l'a dit il n'a pas je dirais l'ampleur financière bah que la Chine qui a quand même des objectifs et surtout des moyens différents pouvait mettre dans dans son projet. Le renforcement capacitaire euh il est extrêmement important euh dans l'approche française euh notamment maritime et dans un certain domaine lié à la à la formation. Et c'est vrai qu'en dehors du Global Gateway, l'Union européenne propose un certain nombre de projets de renforcement des capacités notamment dans le domaine maritime.
Donc il y a des des projets qui sont peut-être moins connus. Euh il y a euh donc ce ce programme Esiwa euh qui est actionné avec euh nos nos partenaires allemands euh qui met en avant dans un certain nombre de domaines précis euh des actions de de renforcement des capacités en matière de cybersécurité, de lutte contre le terrorisme, de sécurité maritime en privilégiant un certain nombre de partenaires mais donc bénéficie effectivement nos territoires et vous parliez de la connaissance du domaine maritime. Je voudrais quand même mentionner le programme Crimario puisque'au fond ce programme de renforcement des capacités maritimes a permis la création de centres de fusion et donc de renforcer ben les moyens de de surveillance en mer qui sont absolument capitales pour ce ce grand espace maritime que constitue l'indo-acifique et où la marine française joue effectivement un rôle absolument capital euh et la la fonction de de garde-côte par exemple dans dans la région.
Effectivement, il y a vraiment un besoin pour faire de la police maritime parce que tout simplement nos nos partenaires n'ont pas tous ces moyens d'avoir des marines, mais peut-être des composantes beaucoup plus civilo militaire ou tourné vers un ensemble de fonctions qui consistent à l'application du droit de la mer. Euh et nos territoires peuvent être des laboratoires, peuvent être des centres de formation pour leurs voisins dans ce domaine où il y a un réel besoin. Il faut lutter contre la pêche illégale, mais aussi il faut peut-être développer de meilleures connaissances face à face à l'océan.
Et nous avons tout un ensemble d'opérateurs très spécialisés bah qui ont effectivement des centres. Je pense à l' Fréer, je pense à l'D qui peuvent esséer à partir de nos territoires vis-à-vis de nos voisins. Je vous remercie.
Je vais passer la parole maintenant à ma collègue Vivette Lopez. Oui, merci monsieur le président. Euh merci mesdames pour toutes vos informations.
Alors moi j'aimerais justement savoir quels sont les domaines dans lesquels les territoires français du Pacifique pourraient renforcer la coopération avec leurs voisins et s'inscrire à la fois dans la stratégie blue pacifique et indoacifique. [grognement] J'aimerais également savoir comment est perçue la rivalité Chine États-Unis et puis enfin quel est le territoire français du Pacifique qui fait le plus preuve de dynamisme économique et de potentiel d'insertion. Bon parce que vous avez beaucoup parlé de maritime ce qui est tout à fait normal.
Vous avez évoqué aussi vous aviez des projets que vous aviez compris, que vous deviez vous saisir de tout cela. Euh mais est-ce que vous êtes écouté, entendu, suivi ? Que faudrait-il faire pour que vos projets puissent enfin prendre corps si je puis dire.
Merci. Question quasiment métaphysique, mais laquelle des deux ? Enfin, madame l'ambassadrice d'abord, allons-y.
Allons-y. Euh oui, mais merci beaucoup de cette question alors euh et et de votre bienveillance. Alors, je je peux pas juger si je suis encore écoutée parce que ça fait pas très longtemps que je suis en fonction mais euh si j'en juge mon parcours de carrière, je vais me battre jusqu'à ce qu'on m'entende.
Donc je c'est c'est c'est ça que j'apporte à cette mission. Alors je je je vois plusieurs plusieurs questions. Je vais commencer par le dynamisme économique.
Vous avez posé une question le Je vais pas faire un concours de beauté entre nos territoires d'abord parce que je les connais pas assez et et parce que parce qu'ils sont pas affectés de la même manière, ils ont pas les mêmes sont des économies quand même assez spécialisées pas pas beaucoup diversifiées. Donc elles son elles peuvent être affectées de manière conjoncturelle par beaucoup de causes. Donc il il y a un élément de vulnérabilité quand même et et ma voisine parlait aussi de la distance.
Tout ça c'est aussi un élément de vulnérabilité. Moi, je préfère regarder le potentiel parce que ce qu'on a, on l' doit faire avec. Mais où est le potentiel ?
Et et là où je on échappe à cette à cette logique de de contrainte géographique, c'est quand on regarde les enjeux. La la transition numérique, on l'a fait n'importe où sur le territoire de de de la terre. Donc on peut être acteur de la transition numérique et et de cette innovation qui est porteuse de croissance quelle que soit notre place sur autour du monde.
Et donc ça, moi j'ai envie d'y croire, ça passe évidemment par par l'éducation et donc là il faut et et je sais que vous êtes attentif au vote des budgets en matière d'éducation et de formation. Ça commence par l'éducation, ça commence par le financement de la recherche, ça commence par l'organisation des écosystèmes de de technologie et moi, j'ai eu grand plaisir à à regarder euh la la première capitale de la French euh dans les collectivités ultramarines. C'est c'est la réunion qui a commencé, mais j'ose espérer que ce n'est que le début.
C'est ça que nous devons faire, c'est nourrir ces écosystèmes parce que ce sont les sources de la croissance de demain et parce que là on n'est pas prisonnier dans le territoire en fait. Euh 2è thématique importante de coopération à la fois en en insertion économique régionale mais euh mais aussi dans dans le l'écosystème mondial, c'est la transition énergétique. J'évoqué euh brièvement, on a des choses à apporter au monde en terme d'expérience de laboratoire.
Je crois euh qu'on on a utilisé ce ce terme aussi. Euh et donc euh là aussi, je pense que tout ce que nous pouvons faire en en terme de d'organisation régionale, de de de réseaux résilients euh en matière énergétique et de recherche sur les énergies futures, c'est très important. Le je je je je répète souvent le mot recherche parce que en réalité les défis qui se posent à nous, si on avait déjà la solution, ben on aurait plus qu'à financer.
Euh mais euh mais en fait, on a aussi encore beaucoup de choses à à à découvrir dans ces domaines. Comment on fait pour travailler mieux, pour arriver vers un résultat ? Euh là, je pense qu'on a une marge de progrès importante euh en en et et l'administration a son rôle à jouer, notamment les tutelles de de tous ces organismes de recherche, c'est à faire à mettre en cohérence en fait.
C'est avoir des plans, une visibilité. Moi ce qui m'a frappé en arrivant sur mes fonctions, c'est qu'on fait énormément de choses mais que chacun les fait dans son coin. Euh que nous avons beaucoup d'instruments de beaucoup de politiques publiques qui qui traitent des enjeux qui concernent les territoires, mais que chacun est dans un petit peu dans avec son expérience dans son silo et la marge de progrès surtout comme madame la présidente mentionnait que nous n'avons pas forcément des ressources infinies.
Quand on n pas beaucoup d'argent, il faut avoir des idées et il faut développer euh la productivité, elle doit être dans le dans le process, dans la méthode de travail. Et là, on peut faire mieux. On peut faire davantage de coordination interministérielle.
Ça passe aussi par il faut que chaque chaque ministère et chaque chef de fil accepte que c'est pas forcément lui toujours la priorité du jour, qu'il faut parfois laisser la priorité à d'autres et laisser briller d'autres acteurs parce que on peut pas avancer si si les gens ne ne s'approprient pas la la mission collective. Mais mais je crois que euh l'administration publique a a a ce ce rôle à jouer de de mise en cohérence et de de et une meilleure connaissance. Moi, je je voudrais dire ça aussi, ça m'a frappé également en arrivant euh sur ces dossiers euh à quel point euh nos stratégies et nos instruments sont insuffisamment connus et c'est particulièrement vrai pour euh pour notre action publique dans les dans les collectivités ultramarines.
Les gens ont des idées un petit peu générales, pas toujours très précises et et ça n'accommode très bien de pas en connaître davantage. Je pense que mieux on connaît, mieux on donne de la visibilité à ces enjeux, plus on permet un accès et et dans les deux sens dans mes dans mes entretiens de de prise de fonction, j'ai retenu un conseil qui revenait quand même très régulièrement, c'est on on parle toujours de qu'est-ce que qu'est-ce qu'on peut faire depuis la France continentale pour nos territoires, mais en fait c'est un petit peu paternaliste si je peux me permettre, c'est moi je voudrais qu'on regarde aussi comment les territoires peuvent faire des choses choses euh intéressantes et comment ils peuvent euh justement nous nous montrer la voix. Et je pense à nos entreprises ultramarines qui sont assez peu connues, qui sont assez peu soutenus pour l'accès au marché, notamment au marché dans leur région.
Et euh j'étais très très contente parce qu'évidemment je suis allée taper chez les opérateurs parce que vous savez quand on est fonctionnaire, on va taper chez les opérateurs aux affaires étrangères, on n pas beaucoup d'argent donc mais on a des adresses. Donc euh je suis allée voir Business France, je suis allée regarder la Team France Export et j'ai vu que la convention de partenariat pour le développement à l'export maintenant peut s'appliquer à l'ensemble de notre territoire ultramarin. C'est à se demander qu'est-ce qu'on a attendu jusqu'à jusqu'à fin 2024 pour pour l'élargir.
Mais maintenant nos entrepreneurs, ils savent qu'ils ont un instrument, savent qu'ils peuvent avoir la Team France Export à leur côté, je trouve. C'est peut-être un petit pas, c'est peut-être juste un exemple, mais mais c'est comme ça qu'on devrait fonctionner. C'est c'est comme ça que la l'administration peut accompagner les territoires en en identifiant les bonnes pratiques là où elles existent, les trous dans dans la raquette là où ils existent aussi et en proposant des solutions.
Euh je vais revenir sur peut-être la rivalité Chine Chine États-Unis et et dans quelle mesure notre stratégie peut répondre à la diplomatie bleue du Blue Pacifique. Euh et et effectivement l'approche l'approche indo-acifique, elle est pas forcément adoptée par tous les partenaires, tous les États littoraux de la de la région quelle qu'ils soit. dans la mesure où cette rivalité sino-États-unienne commence à vraiment inquiéter, elle prend une tournure qui est quasi confrontationnelle avec à la clé inévitablement l'augmentation de budget militaire, euh la modernisation d'un certain nombre d'équipements euh très coûteux euh avec je dirais comme une compétition effectivement dans la possession euh d'outils militaires quient de plus en plus sophistiqué et euh c'est une rivalité de puissance à laquelle et une pression à laquelle un certain nombre de pays aimeraient pouvoir échapper, notamment nos partenaires de la Zéane qui ne veulent pas être obligés de choisir et dont toute la subtilité diplomatique euh et on peut les admirer pour cela consiste justement à tenir à distance l'inévitable partenaire chinois qui était là bien avant les États-Unis et qui, si vous me permettez, donc cette prévision hasardeuse restera peut-être là après le départ des États-Unis.
On on ne sait pas le temps long, le temps de l'Asie n'est peut-être pas le temps de de l'Indo- Pacifique. et et effectivement, il est quand même compliqué d'ignorer un certain nombre d'alliances bah d'alliances que bon dont nous ne faisons pas partie strict auens, nous faisons pas partie du quad. Vous savez ce dialogue quadrilatéral qui rassemble l'Inde, les États-Unis, l'Australie et le et le Japon.
Mais nous sommes une puissance maritime. Nous participons occasionnellement effectivement à des exercices du quad. Bien sûr, nous avons été assez brutalement écartés de l'Alliance Ocus, donc qui qui a annulé un contrat sous-marin important et surtout un partenariat industriel, diplomatique et politique important euh et qui repose effectivement sur un rapprochement entre trois puissances anglo-saxones qui font partie donc des de l'accord des Five Eyes et on se sent peut-être marginalisé. nous aussi quelque part comme un certain nombre de de partenaires.
Donc cette rivalité sino états-unienne, elle prend des proportions très affirmées et notamment avec la 2è administration Trump, on voit des effets et on voit le recours à l'arme commercial qui a beaucoup inquiété un certain nombre de nos partenaires en Asie en Asie du Sud-Est. bah nos territoires également qui se sont vu euh taxés. Euh et cette cette rivalité euh en fait nous avons un discours euh qui tend à y échapper euh en proposant, je dirais de refuser cette logique de bloc. en nous l'avons écrit en toute lettre euh en proposant effectivement des partenariats, en proposant de renforcer les capacité de nos partenaires et donc de proposer une offre qui soit différente, qui ne soit pas engageante mais qui soit inclusive et je crois que ce discours inclusif c'est quand même la marque de la stratégie indo-acifique de la France, celle de de l'Union européenne.
Et donc il y a quand même une réalité des rapports de force dans la région qui ne nous échappe pas et qui peut à juste titre nous nous inquiéter mais sur lequel on se on se prépare. Ce n'est pas pour rien que l'on envoie régulièrement le Charles de Gaulle que l'on a mis en place ces missions de projection de puissance avec notre notre armée de notre armée de l'air. Ce n'est pas pour rien que que finalement on a aussi choisi l'option d'une longue traversée très discrète de nos sous-marins nucléaires d'attaque pour montrer que nous avions des capacités et que s'il y avait effectivement un conflit de haute intensité, nous sommes présents, nous avons une certaine loyauté d'alliés et nous nous réagirons.
Ça c'est une c'est une chose sur le Blue Pacifique. nos nos territoires au contact de leurs voisins du Pacifique Sud se sont eux aussi touchés par cette rivalité sino-américaine, mais elle si elle ne s'exprime pas d'une façon, je dirais aussi aussi militaire, aussi opérationnelle, il y a quand même une avancée économique de la de la Chine dans la région avec le développement de coopération policière qui peuvent se révéler un peu inquiétante dans la mesure où les formations que propose la Chine peuvent prendre la main sur les policiers locaux, poser des problèmes dans un certain nombre de domaines où il faut lutter contre la contre la drogue par exemple, un certain nombre d'activités illégales et notamment la pêche illégale où on peut montrer du doigt quand même les chalutiers et la flotte de pêche chinoise qui est extrêmement active. Le Blue Pacifique repose sur la déclaration de Boé et dans cet agenda, ce qui frappe, c'est la priorité qui est donnée au changement climatique.
Euh voilà l'essentiel de de l'agenda si j'ose dire. Donc lutter contre l'érosion du trait de côte, la hausse du du niveau de la mer. Et ça, je pense que c'est une préoccupation euh à laquelle nous répondons euh non seulement en mettant en place une réponse humanitaire, une réponse urgente, euh mais aussi en mettant en place des des études conjointes pour renforcer effectivement les connaissances de nos territoires, les connaissances de nos voisins à travers ce que nous pouvons mettre en place à partir de nos territoires.
Et c'est vrai que cette fonction de plateforme humanitaire et de réaction en cas d'urgence dans la région qui est la fonction de la Nouvelle-Calédonie est extrêmement importante et elle tend à se à se renforcer évidemment en coopération avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande et nos partenaires régionaux. Donc je pense que à différentes échelles, on a les moyens de répondre à des préoccupations de la région et je dirais d'apporter notre contribution pour essayer de je dirais de de taire ou de réduire quelque peu cette anxiété régionale face à cette rivalité croissante et à cette compétition entre Pékin et Washington. Merci.
Moi, j'ai alors je me permets de m'inscrire, j'ai 4 c questions. La première, c'est lié à la stratégie que vous avez évoqué euh et des moyens euh puisque c'est vrai que dans la première stratégie qui avait été arrêtée, il y avait plusieurs éléments. Moi, j'ai un problème, c'est d'abord enfin j'ai pas un problème.
Ma première question, c'est sur le périmètre puisque il y a plusieurs écoles. Il y a effectivement là, l'école la plus large, c'est des côtes est africaines, côte côte ouest euh, on va dire du contin américain. Alors que certains consent que ça pourrait être aussi le triangle à partir de l'Inde et donc est-ce qu'il faut pas et comment cela s'organise ? et et mon deè ma deuxième question là-dessus c'est aussi sur la première alors je sais pas ce qu' est de la 2 secondes et c'est ma question si sur la première stratégie on a pu constater avec les collectives territoriales qu'elle n'avait pas été associée c'est qu'elle découvrait en même temps que tout le monde ce qui était la stratégie donc ma question c'est comment elles l'ont été doréen avant en sachant qu'il y a aussi la question des moyens puisqu'on avait vu, je parle sous le contrôle du président qui est là notamment sur la question de la précédente loi de programmation militaire on s'est rendu compte qu'il y avait aussi une défaillance des capacités militaires.
Il a fallu d'ailleurs qu'on ait sur la partie le capacitaire sur l'annexe de la loi de programmation militaire rajouter des éléments pour effectivement moderniser notamment notre régate et et d'autant plus quand on regarde vis-à-vis des moyens que met notamment la Chine. Donc sur c'est c'est c'est ma première ma première question donc sur à la fois ce périmètre là, à la fois sur les moyens qu'on est capable d'y mettre et sur aussi une question sur la double intégration si vous pouvez nous dire des choses. On a d'abord l'intégration régionale, je pense que mais aussi la double intégration parce que on voit bien que et dans les discours qu'on a quand on est en Nouvelle-Caonie en Polonésie ou Foutin on a le sentiment que on est aussi il y a il y a assez peu, il y a pas on va dire il y a pas une forme de marché commun en cas de facilité.
Je sais qu'il y a des discussions actuellement qui sont en place mais est-ce que vous pouvez nous en parler ? ma première ma première série de question en sachant que j'ai toujours trouvé ça drôle le le concept de de puissance d'équilibre dans parce que moi je considère qu'on n'est pas écidistance la Chine des Américaï enfin voilà et puis c'est un peu je trouve bon je prouve que le aujourd'hui ce qui est la puissance de solution en tout cas l'accélérateur de souveraineté me paraisse plus voilà ça c'est ma première série de questions sur cela ma deuxième série de question c'est sur la question de la nouvelle parce qu'on c'est quand même un sujet qui est euh à la fois au Parlement mais qui est aussi dans la réalité localement. Et la sujet c'est comment quand on est au forum des î du Pacifique ou à l'Aséan, comment on voit le processus de décolonisation qui est en place avec pour le coup ces derniers temps quelques difficultés.
Donc ça c'est ma deuxième question. Ma troisème question, c'est vous l'avez évoqué sur le côté insulaire et donc il faut aussi qu'on fasse notre réforme copernicienne. C'estàd que doren l'avant, il faut voir l'océan comme lien entre les îles et non pas voir d'ailleurs plutôt les îles comme ça seul.
Je parce que quand on voit les directions au qu d'Orset puisque c'est la direction c'est un continent un océan, bah ça tombe moins bien là. Et donc c'est vrai que je pense qu'on a besoin aussi de faire cette révolution cupernicienne qui dire c'est l'océan qui unit et pas l'inverse. Et mais donc ma question c'est je crois qu'il y a des enjeux d'énergie question énergétique.
Est-ce que là-dessus on y travaille ? Euh ma 4e question c'est sur le droit international. Vous évoquez le droit international à juste titre.
Sauf que on voit bien que l'explosion qui est en train d'être orchestrée par pour plein de raisons et depuis très longtemps par beaucoup hein beaucoup de pays mais notamment là sur ce que vous évoquez. D'abord parce que la Chine considère que le droit international actuel c'est les gagnants de 45 en gros le mode occidental et il veut en sortir et créer un nouveau système de valeur. C'est tout le débat sur les briques et cetera et cetera.
Et puis vous avez de l'autre côté l'administration américaine qu'elle considère que de rien avant c'est son droit et d'ailleurs c'est aussi pour ça qu'il y a le conseil de la paix. Donc comment tout ça peut se traduire localement ? Parce que jusque là on est sur des logiques de on respecte des des des réalitationales.
Cela peut exposer donc là-dessus qu'est-ce que la France peut app porter. Et puis ma dernière question qui est plutôt une remarque qui est mon mon truc mais je sais que tout le monde m'a déjà entendu le dire. Moi je ne comprendrai jamais et je crois qu'on apprend aussi là aussi de de Doxa.
Je veux dire quand on est français comment on peut entendre quand on habite à Numéa à Cayen que finalement l'outil qui s'appelle l'AFD est le même qu'on utilise par exemple pour Bamako ou pour je ne sais où sur d'autres continents ? Là là je trouve qu'il y a un moment donné y a un problème là on va me dire il y a des compétences à la FD je les connais elles sont totales mais rien interdit que ces gens qui travent la FD très très bien puissent être par exemple je donne un exemple comme ça j'ai pas l'action dans la matière à la caisse des des dépôts et consignation il ferait la même le même travail ou ailleurs, j'en sais rien mais très honnêtement d'expliquer à nos concitoyens que l'outil qu'on utilise pour les outresemes cet outil principal c'est celui qui fait pour la coopération internationale. Bah le mec dit ben dans ce cas on n donc pas français.
Voilà, donc c'est mes mes cinq questions ou remarquez-moi avoir été un peu long et long et peut-être que je vous laisse B voilà mais vous pouvez me dire que peut-être que mes questions n'ont aucun sens et me dites bah non là bon voilà je vous remercie Bon alors je vais essayer quand même d'être d'être brève mais mais je pense que il y a plus ou moins des réponses qui ont été apporté à aux questions en tout cas que vous avez soulevé. En tout cas, elles sont elles sont bien présentes et on y réfléchit. Euh c'est c'est le moins que que je puisse dire. euh la France-puissance d'équilibre avec un être, je pense que ça a vraiment vécu euh parce que on pouvait pas euh euh je dirais euh donner corps à cette espèce de critique sur la France qui est au centre de tout, qui est un peu arrogante et qui veut seer, euh je dirais ou qui a la prétention de d'être un balancier entre la Chine et les États-Unis.
Euh bon, on on s'efforce d'avoir une politique chinoise en relation avec l'Union européenne. Euh la Chine euh de compétiteur stratégique, c'est devenu un rival systémique. Je pense que là on est on est on est très clair sur sur ce positionnement.
Même si ben on reste inclusif et si on veut coopérer sur un certain nombre de dossiers, on peut le faire sur le le on a pu le faire concernant le traité sur la haute mer. On peut le faire dans une certaine mesure sur les enjeux globaux liés à la protection des océans, peut-être pas sur le code minier euh mais on ne pourra pas travailler non plus avec les États-Unis apparemment sur le code minier. Euh donc je pense qu'il y a des secteurs euh où l'on peut coopérer.
De la même façon, il y a euh quand même une loyauté d'alliés et un partenariat très particulier, pardon, euh de cette redondance avec les États-Unis qui fait que on ne peut pas se positionner comme un arbitre véritablement. Euh je pense que je pense que là euh c'est bien compris et donc euh avoir un registre où la France se présente euh en se disant que c'est un partenaire fiable, euh qu'elle elle respecte les souverainetés, euh qu'elle présente euh mais peut-être une une autre façon de voir le le monde, mais qu'elle refuse de choisir comme l'Azéane, les pays de l'Aséane, comme les pays du du Pacifique Sud, comme un certain nombre de nos de nos partenaires. Je pense que c'est c'est une position tout à fait bien entendue crédible et qu'elle renforce notre discours indo-acifique et c'est le discours de de l'Union européenne.
Donc je pense que on est on est extrêmement on est extrêmement cohérent. la France, puissance d'innovation euh euh force responsable, je pense que ça éveille un un écho euh et que ce procès d'arrogance ou de positionnement singulier que la France cherche à avoir, enfin est accusé de chercher à avoir, je pense que ce procès-là, euh il est euh il est derrière nous. Il reste que le droit international, il est mal mené à la fois par la Chine et par les États-Unis.
Voilà. Or, nous avons un discours sur la nécessité d'avoir un multilatéralisme efficace et qui passe par les organisations régionales. l'intégration euh très très réussie me semble-t-il euh de la Réunion et malheureusement reste évidemment Mayotte au sein de la commission de l'OC Indien où tout le monde se dispute pour obtenir un statut de membre observateur et où nous sommes membres de droit et où nous décidons d'un certain nombre de dispositions avec nos collègues de Madagascar, avec nos collègues des Comor euh de de Boris et des Séchelles.
Et finalement concernant le forum des îles du Pacifique et bien grâce au statut très singuliers que peut-être d'autonomie de nos deux territoires, je parle de la Polynésie française et de la Nouvelle-Caléonnie, un statut qui n'est pas assez connu, me semble-t-il dans la région où il y a une multitude de positionnements statutaires commencés par les États fédéraux de Micronosie vis-à-vis donc euh des États-Unis. Euh et je pense que avoir un un Parlement, avoir un Congrès, avoir un président qui peut décider euh bon sur certains dossiers évidemment en accord et en cohérence avec la politique étrangère française de signer des accords commerciaux. On l'a vu avec plus ou moins de bonheur concernant l'industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie.
Euh à moi avec Walis et Futina et c'est vrai qu'on devrait peut-être faire un un effort vis-à-vis de de ce territoire qui se sent qui se sent quand même un peu un peu relégué et qui en plus physiquement est un peu à l'écart au moins autant que que l'î de Cliperton quand on regarde une carte et c'est vrai que nos citoyens se se sentent peut-être un peu oubliés, un peu négligés. Il n'en demeure pas moins qu'on a peut-être un effort à faire pour que nos collègues du forum, nos voisins du forum des îles du Pacifique euh bah considère la France et l'effort qu'elle peut faire vis-à-vis de ces territoires de façon différente. Et puis il y a ces accords de Bougival qui ne sont pas rien.
Quand on a commencé à parler de la double nationalité Canac et puis française, c'était quand même quelque chose de de très ambitieux, de très de très nouveau. Je pense aussi qu'on n'est pas clairement informé des réalités de la vie politique et des acteurs politiques en Nouvelle-Calédonie. On entend beaucoup parler du FLNKS.
Il y a quand même des familles politiques qui sont très fragmentées, qui considèrent qu'il faudrait peut-être être pragmatique, qui considère qu'il faudrait continuer à dialoguer et à avancer. Donc je pense qu'on a peut-être la vision d'une polarisation excessive du monde politique euh de Nouvelle-Calédonie et que peut-être là il faudrait faire aussi un effort euh un effort de de communication euh pour montrer qu'on n'est pas toujours sur le banc des accusés puissances coloniale. Il y a des situations qui sont tout à fait étonnantes.
Quand on voit par exemple le soutien des États mélanésiens, Papoisie, Nouvelle-Ginée, Vanuatou, Fidi et cetera au FLNKS qui est en fait une composante politique qui qui est membre voilà à part égal avec des avec des pays souverains. Donc je pense qu'il faut pas avoir honte [rires] d'aller expliquer. Je pense que les les pays membres du forum des îles du Pacifique commencent quand même à comprendre, même s'il est très facile d'avoir un discours un discours militant.
Euh et euh je pense que ben la je vais peut-être laisser madame l'ambassadrice s'exprimer sur ce statut très spécial de l'AFD qui est quand même un acteur qui a un budget qui peut prendre un certain nombre d'initiative et moi qui m'apparaît comme un état dans l'état vu de vu de l'extérieur, je le mets je le mets entre guillemets mais qui effectivement peut-être voilà pourrait définir ou se voir définir un nouveau type de de relation, mais je ne m'aventure pas plus sur ce Alors, j'ai pris des notes hein parce que vous avez beaucoup de questions. Je vais commencer par le périmètre. Alors le dans dans la version de 2025, on a bien précisé donc que le périmètre que nous traitions au titre de ces stratégies va des côtes orientales de l'Afrique jusque dans le Pacifique.
Alors dans le Pacifique, ça veut dire qu'on ne tire pas jusqu'à la côte occidentale des Amériques. Donc nous on s'arrête dans nos eaux territoriales quelque part. C'est c'est arbitraire, c'est un choix c'est c'est un choix qui a été fait.
C'est une des versions les plus larges qui qui soit. Euh d'autres ont fait des choix plus sectoriels pour des tas de raisons, y compris purement administrative. Euh objectivement parce que pourquoi quand vous mettez euh trois trois régions euh tris ensemble, ben vous compliquez les choses.
Et vous avez raison, euh au Qué d'Orset, nous avons des directions. Alors voilà, euh la direction d'Afrique s'occupe de l'océan Indien. Euh la direction d'Asie a une sous-direction Océanie.
Euh tout ça est compliqué mais il faut nous l'accorder quand même. On a créé une ambassadrice pour l'indopacifique euh et et l'idée c'est quand même de dépasser tout ça et ne serait-ce que de mettre ensemble tous ces services déjà au sein des affaires étrangères mais aussi dans les autres administrations de l'État parce que nous ne sommes pas le seul. C'est un travail qui est en cours.
C'est un travail qu'on qu'on essaie de faire aboutir. Euh il y a euh un un élément que moi je trouve très intéressant, c'est qu'on a créé dans les dans toutes nos ambassades euh sur le sur le où où les bassins où nous avons des territoires euh des référents outreem. Mais ça c'est nouveau ça.
Ça il y avait pas avant. Encore une fois, on se posait des questions uniquement dans notre secteur. Donc on élargit, on décloisonne.
Est-ce que c'est parfait ? Mais c'est un travail qui est qui a commencé et donc si vous voulez à l'occasion on fera on fera un point de bilan sur sur comment ça fonctionne. Mais moi je trouve que la dynamique elle est plutôt intéressante.
Elle est elle est plutôt on appréhende la transversalité et et on appréhende le le la maritimisation de notre de notre de l'action de l'État sur l'association des collectivités des territoires. Euh ça avait été une critique effectivement exprimée par par des par par les territoires eux-mêmes. Euh donc je je comprends, c'est pas moi qui l'ai fait encore une fois puisque je viens d'arriver, mais mon prédécesseur a conduit des des consultations, des déplacements sur le terrain, des visoconférences.
Euh nous nous avons un ambassadeur dans chacun des bassins qui qui s'occupe de l'intégration régionale spécifiquement euh et qui a conduit notamment pour le Pacifique sud. Euh la secrétaire permanente a conduit des consultations et l'ambition c'est d'aboutir à des feuilles de route endopacifique pour chacun de de nos territoires et collectivités. Donc voilà mais d'un mot imaginons qu'on que en sur le territoire continental on dise telle région il y a un schéma.
Je suis persuadé qu'on demanderait aux collectivités de délibérer. Oui. Et là non mais je veux dire je dis c'est que là dans ce cadre là c'est ils ont elles ont été consulté il y a des échanges.
Je trouve que il faut qu'on fasse nous-même attention dire on aurait pu très bien demander au congrès leaduni par exemple de de prendre une de de je veux dire d'être associé de délibéré. C'est ça que je veux dire le sujet c'est j'entends vos trava C'est pas une critique à votre égard mais je trouve que c'est c'est là où on touche la limite du système. Je je je comprends je comprends aussi que certains l'ont fait puisque donc dans les dans dans les messages qui ont été transmis à mon prédécesseur, il y avait des sujets qui ont été mis sur la table.
Voilà n'importe où en France la mois le règle c'est obligation les délération on les déclaration et cetera. Non mais je trouve que c'est comme là sur ce qu'on est en train de faire sur la nouvelle cadonie. On est à on est on n'est même pas sûr qu'il y a des élections, on sait pas quand et on le fera un mois avant.
Là aussi fait ça fait ça je ne sais quelle région autre continental en France, il y aurait le feu. Et c'est pour ça qu'après on s'étonne que il y ait ce retour là, c'est que il y a un sentiment de poids de mesure et pas dans le bon sens si je peux me permettre. Je je suis pas certaine que dans mon département d'origine, on a consulté beaucoup euh euh les mes concitoyens sur la stratégie endopacifique.
Donc je je je j'entends moi, je trouve une situation, j'essaie d'écouter, j'essaie d'entendre je il y a il y a il y a des compétences qui peuvent s'exercer qui que moi moi je ne je ne suis pas fermée à ce qu'on vienne m'interroger, à ce qu'on vienne m'entendre, à ce qu'on me pose des questions et à ce qu'on exprime des attentes par rapport à la manière dont en tant qu'administration je déploie une politique. Mais mais ma responsabilité, elle s'arrête là. Je je c'est pas moi qui fait la politique, je j'administre.
Euh euh monsieur le sénateur euh sur euh sur les questions des moyens. Euh là aussi je euh je vous renvoie un peu facilement la la balle, c'est vous qui votez notre budget. Donc c'est c'est sur sur les moyens sur la base sur la base des proportions des des ministres he au hasard.
D'ailleurs, on est très limité sur notre capacité à les modifié. Donc c'est je vous renvoie la balle, c'est en fonction c'est c'est pas moi qui euh fait euh la réduction des budgets du du K d'Orset depuis quelques années. Donc non, malheureusement je je viens d'un ministère qui depuis 25 ans euh vit sous le sous sous la menace de la réduction de son budget tous les ans et il se demande ce qui va lui arriver.
Euh mais vous savez ce que on développe aussi d'autres façons de faire. C'est-à-dire que nous, en tant qu'administration, on fait avec ce qu'on nous donne. Et ce que je trouve intéressant de voir euh quand même sur le terrain, c'est que nous avons des politiques, nous avons une action publique qui s'exprime avec des moyens qui peuvent toujours être améliorés.
Euh mais euh et quand on parlait aussi des modèles alternatifs qui sont qui sont proposés par les uns et les autres, il se trouve que notre modèle à nous est un modèle qui se soucie de territoires, qui défend euh euh la le la souveraineté sur nos territoires, qui défend l'intégrité de de notre euh euh domaine maritime et de notre zone économique exclusive. Et nous sommes présents, nous nous sommes présents dans nos territoires. Tous les États n'ont pas les moyens de le faire, ne se donnent pas les moyens de le faire, ne se donnent pas les politiques publiques pour le faire.
Maintenant, on peut progresser, on peut améliorer, on peut renforcer. Je crois que c'est c'est ce que fait la la LPM euh qui qui a été voté. Il y a quand même plusieurs renouvellements de programmes et de monté en en en compéten qui sont qui sont à l'ordre du jour.
Euh est-ce que est-ce que c'est tard ? Probablement, encore une fois, on peut toujours mieux faire, mais c'est bien de commencer quelque part et et de et de mesurer aussi les les pas et les progrès qui sont faits euh sur euh sur sur la puissance d'équilibre. Moi, je suis pas aussi sévère que ma voisine.
D'abord, il y a euh la manière dont le président l'utilise, c'est avec un S à équilibre. Euh c'est pas un seul équilibre, c'est pas nous, c'est pas la troisème voix qu'on propose. C'est c'est une volonté d'avoir le choix.
C'est une volonté donc se doter de la capacité d'avoir le choix, d'avoir une capacité d'appréciation autonome des enjeux et de ce qui se passe. Ce n'est pas on joue pas clairement dans le dans le dans le duopole. On parle d'opposition mais ça pourrait être aussi en condominium à un moment donné.
Donc euh c'est c'est on peut pas jouer dans ce dans ce niveau-là, mais on joue partout ailleurs parce que le fait qu'il y ait une concentration des opposition n'élimine pas l'existence, les ambitions, les besoins, les attentes du reste du monde. Et ce qui est intéressant dans des dans des politiques de partenariat que nous proposons, c'est de c'est de jouer comme levier, de faire entendre les besoins de tout le reste parce que parce que le monde, il s'arrête pas à deux puissances. au quotidien n nos nos concitoyens, ils ont tous besoin de politique publique.
Ils ont tous besoin de que que les sujets qui les affectent euh soit soit porté et ça nous le faisons ensemble. Et et c'est ça que la France apporte. C'est pas c'est c'est une façon d'occuper un espace géopolitique avec et vous avez utilisé le mot et je crois qu'il est juste monsieur le sénateur, c'est avec des solutions et avec des solidarités.
C'est ça que nous proposons avec notre stratégie. La réalité, c'est que nous subissons tous des décisions de l'un ou l'autre des acteurs mondiaux qui ont une capacité d'affecter notre quotidien. Mais nous avons aussi cette possibilité avec nos idées, avec notre mobilisation de voir ensemble des solutions qui répondent à nos besoins spécifiques.
Que nous existons et tout seul, chacun chacun de son côté et c'est encore plus vrai pour des petits états insulaires euh il pourrait pas exister au niveau mondial. La seule façon, c'est le partenariat. La seule façon, c'est de faire ensemble.
Et et donc c'est pas parfait. C'est pas c'est pas une solution à à tout mais ça progresse. Je vais très rapidement revenir sur la FD parce que je vous entends et ce qui ce qu'il y a dans l'AFD, c'est que au départ c'est quoi ?
C'est une banque de développement. Et voilà, c'est une banque de développement. C'est c'est et et c'est c'est ça le point de départ de l'AFD.
Alors maintenant, il y a des tutelles, hein, qui s'expriment et qui essayent de lui faire euh autre chose, de transformer. Je dis pas qu'il est pas nécessaire de transformer, mais à la base, c'est un instrument, c'est c'est c'est un guichet. Normalement, ça devrait être un guichet qui met en place des instruments qu'on peut utiliser et que nos territoires ultramarins puissent les utiliser quand il y a des différentiels de développement.
Moi intellectuellement, ça ne me choque pas. Euh ça ne me choque pas qu'on puisse utiliser les instruments. Maintenant, quelles sont les proportions ?
Ça, ce sont des débats politiques et encore une fois, il il y a des tutelles et et je crois que certains de vos collègues siègent dans le dans les conseils d'administration. Alors, c'est dur d'exercer la tutelle, je je vous l'accorde. C'est c'est vrai que la la taille des besoins en développement fait que que c'est devenu une machine qui qui qui bouge à la vitesse d'un paquebo et non pas avec une une girouette.
Mais mais faut faut pas oublier que ce qui compte c'est définir des politiques publiques et ensuite trouver les instruments pour les mettre en œuvre. C'est ça la hiérarchie. C'est c'est pas l'institution qui fait qui fait qui fait sa politique.
C'est c'est vrai. Elle fait la politique qu'on lui laisse faire. Les les tutelles, elles sont là.
Si elles s'exprimaient au maximum de leur potentiel, de leur capacité, si tout le monde s'engageait pour jouer le jeu au lieu que dans la tutelle, vous savez quand vous avez une tutelle plurielle, c'est le bonheur pour l'opérateur parce que en gros les tutelles vont passer leur temps à discuter entre elles et et et et l'opérateur il avance. C'est une possibilité. Mais ce que je veux dire c'est c'est que pensons d'abord politique publique et priorité.
Pensons ensuite instrument utile et sans sans arrière-pensée de de de voilà, pensons instrument et résultat et regardons les résultats aussi. Moi, si j'étais vous euh moi j'irais juger sur les résultats parce que moi je trouve qu'on le fait pas. Bah mais mais tout le monde, tous les opérateurs, toutes les administrations publiques.
Moi élu de de la République, c'est ça que je ferai. Je demanderai aux administrations de montrer les résultats et de venir justifier de leurs résultats. Nous sommes des Républiques, je juste d'un mot pour être taquin.
La loi de programmation sur la solidarité, j'en ai été rapporteur. Je rappelle que depuis 2015 2025, nous sommes qu'en 2026 et la loi de programmation sur la sourée internationale s'est arrêtée. Que là nous vivons dans un monde où il y a plus cette texte là.
Je rappelle que la loi qui est qui était jusqu'en 2025, elle a même commencé après que le schéma été fait. Donc j'ai envie de dire c'est là c'est c'était même et au milieu de cela une fois qu'on a fait lois le prépublic a décidé seul de modifier la loi que nous avons faite, il a fait autre chose. Donc je veux bien qu'on dise la commission d'évaluation que nous avons demandé elle s'est mis en place 4 ans et encore dans des conditions, je veux pas être g 4 ans après la mise en place de cette loi-là à tel point que c'est l'administration elle-même qui se qui s'autoévalue.
Et après effectiv donc je peux aujourd'hi je peux continuer la liste sur la FD et je peux même vous rajouter et moi je suis favorable à la FD contrairement à d'autres je suis pas pour l'esprit moi je suis pour qu'on soit honnête c'est une banque et je suis pour moi sortir les dons et sortir les territoires d'outreem parce que je ne crois que c'est on peut pas avoir le même outil d'une banque pour le développement international qui soit la même que pour les territoires. Voilà. Donc après voilà pour le reste donc je pourrais vous en parler des heures de la FD mais je vous le redis l'AFD le ministre de la coopération dans notre pays c'est le directeur général de la FD personne d'autre.
Voilà c'est ma conviction on l'invité on invitait je parle sur le contrôle du président Cambon de la commission présent la commission des affaires étrangères défense et des affaires étrangères. On l'invitait tous les ans. Tous les ans avait le numéro le même numéro de claquettes quel que soit le président surtout au moment de sa nomination.
Voilà, surtout là c'était un grand numéro de claquette et en fait il faisait ce qu'il voulait parce qu'il faisit parce que de fait il est il est patron d'une banque qui doit cette banque-là respecte un nombre de conditions bal de et cetera et cetera et donc c'est là où on a un sujet c'est que oui on a des potiques publiques mais l'outil qui à qui on demande de faire cette potique publique ne peut pas la mettre en place parce que lui son critère c'est pas combien plantes d'arbre c'est comment il répond à ces à ses critères de banque. C'est ça que je dis simplement pour le reste. Donc moi je l'accuse de rien.
Je dis juste que la politique qu'on veut mener qui n'existe plus parce que je rappelle qu'il y a toujours plus la programmation depuis maintenant plusieurs mois et je crois que c'est ce sera au moins jusqu'à 2028. L'outil qu'on lui demande de faire n'est pas adapté, c'est tout. Après pour le reste voilà bon c'était mon côté taquin mais sur la FD je à chaque fois est-ce qui est-ce qu'il y a des questions parce qu'on va se diriger tranquillement vers la vers la fin.
Est-ce que le président Camban qui est le super coordinateur des trois missions sur l'intégration régionale a une question ? Non. Euh un un instant, je reviens sur sur la FD qui est effectivement un sujet qui passionne depuis des années la Commission des affaires étrangères et de la Défense.
Bon, je pense que d'abord l'intégration euh du poste outreemire à l'intérieur de l'AFD a eu un intérêt purement statistique puisque ça faisait grossir l'enveloppe. Or, nous savons très bien que pendant toute une série d'années, nous étions les uns et les autres pays développés en concurrence pour savoir celui qui donnait le plus. De la même manière que nous avions mis les écollages, nous avions mis tout un tas de choses qui du reste n'étaient pas conformes au critères de l'OCDE.
Mais bon voilà, c'est un élément statistique. Là où Rachemal a tout à fait raison, c'est que depuis le début, il y a au sein de l'AFD une forme d'ambivalence puisqu'elle est à la fois banque de développement et on a absolument besoin d'une banque de développement et qu'elle est par ailleurs le bras séculier de l'État pour aider les pays les plus en difficulté. Et donc c'est pas exactement les mêmes métiers mais c'est le même organisme.
Et on nous a du reste expliqué, monsieur Rou était expert en la matière que l'un aidait à financer l'autre puisque les prêts consentis à des pays comme la la colonie, la Chine, on prêtait même de l'argent à la Chine. Enfin, les prêts consentisés à l'Indonésie, à la Colombie, au Mexique permettaient par leur rentabilité de financer l'aide au développement. Et c'est vrai que nous, on est des gens pas très intelligents, donc on a besoin de choses claires et on aurait bien aimé que soit encore plus individualisé, l'aide au développement et ça singulièrement l'aide aux pays les plus et puis la banque la dimension banque de développement.
De la même manière qu'il nous semble que tout ce qui relèvent de l'aide euh à l'outre mer devrait être individualisé euh euh ou par un organisme ou en tous les cas par des comptes qui soient un tout petit peu plus clairs pour l'action de contrôle qui est la nôtre parce que finalement les parlementaires sont là comme vous le dites madame l'ambassadrice pour évaluer pour contrôler et si tel Jean-Baptiste dans le désert nous crions pour la mise en place de cette commission d'évaluation c'est parce que c'est pas du tout pour mettre en cause l'administration c'est parce qu'on veut leur rendre On veut rendre service. Vous l'avez dit vous-même tout à l'heure, vous faites avec l'argent que vous avez. Et on a bien compris singulièrement dans un secteur où c'est l'aide au développement qui porte le gros de l'effort de la contraction budgétaire du ministère.
Et donc moins on a d'argent, plus on est en charge de regarder si cet argent est efficace. Je pense que c'est notre but à tous, que ce soit l'administration qui met en œuvre ou que ce soit le parlement qui contrôle. Donc je pense que euh notre notre souci va dans le va dans le même sens.
Bon alors maintenant sur moi sur ce que je suis notamment sur l'intégration dans le cadre interrégional, c'est vrai que là aussi une observation qui est les les mots les mots veulent dire ce qu'ils veulent dire. Moi, je n'ai jamais parlé de puissance de de puissance de l'Indo-Pacifique parce que quand on va sur place, on voit bien que nous ne sommes pas une puissance. Si on était une puissance, par exemple, on aurait pas deux ports de guerre, on en aurait trois. on aurait euh Brest, on aurait Toulon et on aurait Numéa et on aurait investi massivement pour avoir une présence là-bas parce que avec notre sympathique patrouilleur, avec notre Puma qui a été mis en service en 1955, bon c'est vrai que on fait des choses merveilleuses.
C'est ça qui est extraordinaire. C'est moi j'ai vu des choses en Nouvelle-Calédonie extraordinaires et j'ai rencontré nos amis euh australiens et néozélandais qui ont dit "Restez surtout, restez et développez-vous car euh euh je pense que c'est une des caractéristiques euh notamment dans cette région du monde, c'est que la France peut jouer un rôle mais faut dire que dans ce domaine comme dans bien d'autres, nous n'avons pas et nous ne mettons pas toujours les moyens à la disposition de nos ambitions. C'est bien d'avoir des ambitions et je pense que le fait par exemple d'avoir des ambassadeurs, le fait d'avoir des des une présence renforcé est une bonne chose, mais on pourrait on pourrait aller plus loin et comme on peut pas y aller, moi je plaide aussi pour que parfois on associe nos efforts au niveau de l'Europe parce que l'Europe est quand même concernée même si pour nombre de pays européens tout ça c'est très loin mais finalement nos intérêts maintenant sont mondialisés et on voit bien que la moindre crise mondiale à des milliers de kilomètres de chez nous à immédiatement, j'allais presque dire immédiatement, regardez ce qui se passe au Moyen-Orient sur le prix de la pompe au coin de la rue, ça immédiatement des répercussions.
Donc cette mondialisation raccourcit et rétrécit les distances. Donc je pense qu'on est tous concernés et comme on peut plus mettre les moyens qu'on aurait pu imaginer et qu'au contraire on a affaire chaque année à des contractions de budget, peut-être y a-t-il aussi de bonnes coopérations à mettre en place et ça vaut aussi pour la FD. Je me souviens le temps où à Bamaco quand on était encore personne à Grata, il y avait 28 politiques de développement dans ce pays quoi.
Alors et donc c'était des petites choses modestes et ça n'avait pas l'impact que ça aurait pu avoir et peut-être que ça aurait eu d'autres conséquences sur la stabilité régionale. Enfin, tout ça, tout ça pour dire que euh bon, moi je comme toujours, ces ces ces politiques-là euh euh sont euh répondent à la logique du verre à moitié vide, à moitié plein. Donc avec les moyens que vous avez, vous faites au mieux.
Je pense qu'on peut faire euh beaucoup mieux. Je pense aussi, nous l'avons souvent dit, sous l'autorité de notre présidente que je que je salue dans un autre non pas un autre hémisphère mais un peu lointain. Je pense que on devrait euh mieux connaître aussi mutuellement, je veux dire, euh la réalité.
Euh moi, je trouvais dans des temps anciens, il y avait même une très belle initiative qui permettait à chaque parlementaire qui entrait en service d'aller faire un déplacement en outreem parce qu'on peut parler de l'outre mer nuit et jour sans jamais y avoir mis les pieds ou bien comme le fond nombre de Français d'avoir été sous le soleil et les palmiers. Mais c'est pas tout à fait ça. Quand on voit les absurdités qu'on a souvent des signalé ici, quand on voit que la Guyane est obligé d'acheter du pétrole en Norvège alors qu'elle en a de l'autre côté au Venezuela parce que il y a des règles européennes qui font que c'est comme ça que ça marche.
Tout ça est absurde. Donc il y aurait moyen d'être plus efficace sur le sur le bassin qui sur le bassin qui nous qui nous occupe. Je pense effectivement que d'abord il y a un vrai danger géostratégique, c'est la présence de la Chine.
Et ça je dire un danger, j'entends mais enfin leur présence est très forte et on sait très bien qu'à travers les référendums successifs, la Chine regardait avec la plus grande attention les résultats du référendum pour voir s'il pouvait l'être être exploité dans leur dans leur intérêt. Et donc euh si nous faisons le choix d'être présent dans l'Indo- Pacifique, bah il faut qu'on milite effectivement pour tenir notre place. Alors, elle est ce qu'elle est, hein.
Elle peut pas être au-delà de nos moyens, mais je pense en tous les cas qu'il faut à la fois sur le plan d'une d'une autonomie de ces de ces outresemes et on a souvent aussi plaidé au titre de l'environnement géostratégique pour plus d'indépendance de ces territoires. Moi, je crois que il y a des autorités qui sont légalement élues, hein, qui sont tout à fait dignes, on les reçoit régulièrement ici. Sont des gens qui sont tout à fait capables de développer eux-mêmes des relations.
Ils sont pas fatalement obligés de passer par Paris. Je pense que ça ça fait partie de des des priorités qui ont été suggérées par certains de nos collègues issus des départements d'outreem. Je pense qu'il y a des progrès à faire.
Il y a une meilleure connaissance mutuelle à voir et il y a aussi des barrières bureaucratiques et administratives qu'on peut abattre pour faciliter les choses. On a souvent parlé de l' 3 de mer. Enfin, il y a il y a tout un tas de règles qui permettraient d'être revisité et qui permettrai peut-être d'apporter un peu d'apaisement.
Euh alors que il y a à la fois, moi ce que je ressens quand on est au contact de nos nos soit de nos collègues, soit des élus qui nous visitent, il y a la volonté d'être un petit peu les parents pauvres alors que l'outre maire, on peut pas s'en servir uniquement au moment des élections quoi, hein, pour dire là, il y a une réserve de voie, il faut quand même qu'on la cultive. Euh c'est tout à fait sympathique et démocratique, mais je pense qu'il faut euh que ce que l'on utilise ça comme une chance. Et euh moi, j'aime bien ce que dit Micheline Jacques, parce que on dit ici que l'outreem c'est une chance pour la France puisque nous l'avons euh bon euh et ben il faut effectivement essayer de de la mettre en valeur, d'en tirer les les meilleurs profits, non pas pour nous-mêmes, mais aussi pour eux. et puis euh essayer de de mettre ça au service de la de la souveraineté de la de la puissance nationale euh nos zones économiques exclusives et cetera.
Nous avons de nombreux atouts que l'on met pas assez en exerg. Donc je crois que euh le rôle de l'ambassadrice évidemment est très important. C'est un lien permanent mais on peut aller au-delà.
J'espère ne pas contrarier notre présidente. Elle peut pas me faire les yeux méchants parce que si voilà non, elle me fait un sourire donc c'est que ça va dans son sens. Merci.
Merci Christian. C'était plus une déclaration qu'une question. Donc il me reste il me reste madame l'ambassadrice et et madame Pondoise à vous remercier d'abord pour votre venue, pour la qualité de nos échanges mais cit c'est un parfois un peu du tac au tac.
Mais c'est ça qui est intéressant dans ce ce type de mission. C'est pour sinon c'est bien. Il me reste quand même à saluer votre excellent bouquin que j'ai lu d'ailleurs.
Alors c'est pas mon exemplaire avec les trucs là mais je l'ai chez moi et c'est un un effectivement un ouvrage de très grande qualité donc qui s'appelle l'Indo-Pacifique nouveau centre du monde. C'est ce que j'évoquais en introduction. Mes chers collègues donc nous allons donc suspendre la séance pour 5 minutes puisque notre prochaine audition vient d'arriver.
La personne que nous intervons donc madame Sarah Mohamed Gayard. Je vous remercie et puis on on se prend 5 minutes, on fait une photo avec si vous êtes d'accord avec vous vous deux si vous le souhaitez bien, vous êtes d'accord et puis on reprendra la séance. Je vous remercie.
Et donc Micheline, on reprend avec toi. Oui. Alors chers collègues, si tu as une petite minute, j'aimerais pour remercier pour ces propos éclairants, saluer la venue de notre président Camban qui nous a fait l'honneur d'être parmi nous ce matin.
J'ai vu aussi passer à Cli Mélie euh que je remercie aussi d'être venu, mais euh j'ai été vraiment très sensible au propos de madame l'ambassadrice sur la nécessité de valoriser le potentiel des territoires ultramarins et ce que j'appelle un manque de culture des outremères dans tous les ministères. Et il est vrai que on ne sollicite pas assez et on ne n'attend pas trop de remonter des territoires. On veut imposer des politiques publiques qui ne sont pas efficientes dans la à la réalité des territoires ultramarins.
Donc j'en suis ravie que cette cela commence à à infuser. Je vous remercie pour vos propos et juste pour faire un petit parallèle avec avec la FD, euh vous avez évoqué le le cadre financier pluréannuel, la délégation y a travaillé aussi et il est vrai que je voyais la FD un peu comme un partenaire puisque vous avez aussi madame l'ambassadrice mis en exergue le fait que les territoires ne sachent pas trop mobiliser les fonds structurels européens à part la Réunion et l'idée c'était de transformer un peu les statuts de l'AFD et d'utiliser l'AFD comme un accompagnateur qui prendra en charge le suivi des dossiers dès la conception et très important apporterait aussi le préfinancement qui fait grandement défaut au territoire ultramarin et qui les empêche de mobiliser ces fonds structurels européens. Et je dois émettre aussi mon inquiétude euh concernant ce nouveau cadre financier pluriannuel puisque tout il n'y a pas de de sanctuarisation des crédits en direction des territoires ultramarins et je crains que il puisse être un peu oublié dans la masse compte tenu des difficultés que l'on connaît dans le territoire hexagonal.
Voilà. Merci. Merci pour ce cette cet éclairage et nous sommes preneurs de toutes les remonté que vous pouvez nous faire.
Merci à à vous deux mesdames et à bientôt.
Micheline Jacques