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Podcast / conversationLa République Tv· 4 août 2026 32 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseJusticeEurope & international

Jean-Luc Mélenchon répond sans détour sur Netanyahou et Trump

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'hostilité au régime iranien résulterait de l'islamophobie plutôt que d'une réflexion géopolitique ?

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que selon vous l'hostilité au régime iranien est liée à l'islamophobie ?

  • 8:28OuverteRéponse directe

    Qu'aurait à faire la France face à un Iran disposant de l'arme nucléaire ?

  • 11:46OuverteRéponse directe

    Pourquoi les États-Unis ont-ils quitté l'accord sur le nucléaire iranien ?

  • 20:44OuverteRéponse directe

    Pourquoi employez-vous le terme de génocide pour Gaza ?

  • 24:56OuverteRéponse directe

    Avez-vous pris la pleine mesure du traumatisme pour Israël après le 7 octobre ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

le Pakistan, l'Inde qui sont voisins avec la Chine et dans des tensions un peu partout. Alors, l'Inde et la Chine ont apaisé leur conflit. Euh [grognement] l'Iran le l'Inde et le Pakistan euh par oui, l'Inde et le Pakistan par contre sont en pleine tension. Les deux sont équipés nucléairement. Et là, dans le le grand cet espace euh géographique, euh euh Israël est la seule nation équipée euh d'armes nucléaires avec euh le l'aide des Français qui l'ont qui les ont aidés qui ont aidé ce pays à Oui. Et c'est la raison pour laquelle, pour ma part, je fais partie de ceux qui, comme d'autres pays le disent, euh sont partisans de la dénucléarisation de toute la région. Seulement de la ?

Bah, commençons par là. Euh je parle de cette région, bien sûr. Je suis pour la dénucléarisation du monde. Mais c'est un vieux sujet qui n'a guère avancé puisque vous savez qu'on discute moins maintenant de la destruction des armes atomiques euh que ce n'est plus la guerre froide que du temps de la guerre froide où on en parlait d'une manière constante et où des décisions avaient été prises qui étaient plutôt pas mal pour nous, les Français, comme l'interdiction des missiles de 5000 à 500 km. Bon, tout ça est tout ça aujourd'hui, c'est comme si c'était pas des sujets. C'est pourtant des grands sujets, on y reviendra, je pense, quand vous me parlerez euh de l'Ukraine et de la Russie.

Mais pour rester sur le sujet qui vous occupe, [grognement] je Oui, c'est [raclement de gorge] un prétexte. Alors, euh après, chacun jugera en stratège. Est-ce que euh euh c'était le bon moment ou ? En tout cas, c'est le moment qui a convenu à monsieur Netanyahou parce que c'est le moment qui lui permet de faire carton plein. On parle plus de Gaza. Euh on peut demander aux Américains d'intervenir et on on provoque dans le monde une solidarité car le premier qui ose dire qu'il y a un problème euh d'attaquer comme ça euh est aussitôt repart en partisan des mollasses, ce qui, dans mon cas, euh est assez amusant vu que j'y ai toujours été hostile.

rappelle aux gens, vous soulignez que c'est Israël qui a lancé une opération militaire, ce qui est un fait, hein, contre l'Iran. Euh mais l'Iran, indépendamment de la question de l'accès à l'arme nucléaire, euh l'Iran n'est-il pas depuis des années, à travers ce qu'on appelle euh ses proxy, le Hezbollah, le Hamas, les ? L'Iran n'est-il pas plus qu'une simple menace pour Israël mais un véritable ? Avant d'aller plus loin, clique sur s'abonner. Chaque seconde compte. Alors, reste avec nous. Fais-le maintenant et abonne-toi. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques ? Ce livre décrypte la défiance populaire, la crise démocratique et le réveil citoyen en France.

Résistance, le combat pour une nouvelle France maintenant à 9,99 centimes d'euros au lieu de 14,99. Ah, euh sans aucun doute, oui, un adversaire, ça ne fait aucun doute. D'ailleurs, les dirigeants iraniens euh dans des moments de de comment dire d'exaltation mais qui méritaient qu'on s'y arrête, avaient euh de longue main menacé l'existence même de l'État d'Israël qui est inacceptable parce que notamment pour les gens comme moi qui pensent qu'il y a une solution à deux États qu'il faut trouver. Euh deux États, ça veut pas dire un ayant été rayé de la carte. On ne peut pas accepter ça.

Et le régime euh iranien a une en quelque sorte une euh une prédilection pour la confrontation avec Israël euh et entretient euh une présence dans une partie qui implique bien d'autres paramètres et vous le savez sans doute mieux que moi puisque vous êtes un spécialiste de la politique internationale. Mais euh entretenir euh une relation privilégiée avec le Hezbollah, euh les outils au Yémen, j'en passe et d'autres, c'était une c'est une autre partie que jouait l'Iran contre d'autres monarchies, contre d'autres pays euh notamment les monarchies les monarchies euh pétrolières. Donc, oui, l'Iran n'a n'a jamais été un pays tranquille à l'égard de de ses voisins même lointains, n'est-ce ?

Et quand l'Iran euh a changé de régime, euh bon, certains au nom de euh à gauche, hein, au nom de l'anti-impérialisme euh acclamé euh euh la réussite de monsieur Khamenei Khomeini à l'époque ce n'était pas du tout mon cas et je me souviens que les puissances issues de l'accord de Yalta de cet accord entre le monde communiste et le monde capitaliste s'était précipité pour essayer de les contenir côté russe les Russes sont entrés en Afghanistan et parce qu'il y avait un danger pour eux d'après eux et de l'autre côté c'est l'Irak qui est entré équipé par les Français notamment qui sont entrés les deux en guerre pendant 10 ans contre lui contre l'Iran je parle de l'Irak l'Afghanistan avait d'autres chats à fouetter à l'époque.

Je sais pas vous l'avez fait exprès d'autres chats à fouetter Ah non pardon à propos de l'Iran Vous me faites penser oui bah non mais il y avait pas de chat là-bas en Afghanistan. Non mais je c'est vrai qu'avec le Il y a des connaissances qu'il faut avoir en attendant si je peux me permettre de le dire pas sur le chat mais il y a des pays qu'il est impossible de vaincre et l'Afghanistan ne peut pas être vaincu il a battu tout le monde. [raclement de gorge] L'histoire contemporaine à temps à le démontrer.

Je vais je voudrais citer ce que vous avez écrit sur votre blog il y a quelques jours c'était le 15 juin j'ouvre les guillemets le ciblage sur son armement nucléaire aura été sans équivalent pour l'Inde et le Pakistan à leur époque de recherche et d'armement notez-le la haine et la peur de l'Iran est l'argument directement tiré du catéchisme islamophobe de Samuel Huntington le choc des civilisations je réduis un peu la citation parce qu'elle est extrêmement longue j'en viens à [raclement de gorge] la fin l'argument dites-vous l'argument de l'Iranien atomique vient compléter la caricature du musulman égorgeur et du violeur au QTF des esprits faibles comme celui de Bruno Retailleau.

Est-ce qu'il faut comprendre que selon vous l'hostilité au régime iranien que partagent d'assez nombreux pays dans le monde résulterait de l'islamophobie et non pas d'une réflexion géopolitique ou sur le caractère tyrannique liberticide de de ce ? Je me demande pourquoi vous me posez la question puisque la citation est tout à fait explicite. La citation que vous venez de faire dit l'argumentaire, je suppose que vous faites la différence entre un argumentaire et une affirmation. L'argumentaire des ennemis de l'Iran aujourd'hui emprunte au catéchisme, c'est ce qui est dit là-dedans, euh de Samuel Huntington, Le Choc des Civilisations.

J'espère que nos auditeurs euh se représentent qui est Samuel Huntington. Le texte est de 1996. La chute de l'URSS est de 91. Cinq ans après, les États-Unis d'Amérique produisent un catéchisme. Ils ont hésité au début, il y avait euh euh celui qui disait "Ah bah c'est la fin de l'histoire." Pas du tout, c'est pas la fin de l'histoire, la guerre continue. Et le livre de Samuel Huntington désigne le monde musulman comme l'ennemi euh de l'Occident. Et le début du livre, je vous invite à le lire, euh euh fait le l'état du rapport de force entre les États-Unis d'Amérique et l'Occident et le reste du monde. Donc voilà ce qui depuis 1996 est la doctrine des États-Unis.

Permettez-moi de dire que euh vous vous ne vous n'en avez pas parlé sur votre antenne, c'est dommage. Il y a eu un texte qui est sorti par le département d'État des États-Unis d'Amérique. Un peu comme si nous, notre ministère des Affaires étrangères faisait une déclaration sur trois, quatre ou cinq pages euh pour expliquer les vertus de la laïcité, de la République, et cetera et cetera. Et ce document se réfère directement à Samuel Huntington et à la lutte de l'Occident chrétien avec le reste du monde. Donc ce que je dis, c'est que l'Iran est une cible d'autant plus intéressante pour ceux qui utilisent ce catéchisme.

Et parce que l'Iran est un pays musulman, les connaisseurs savent que on ne peut pas émettre toujours un un signe égal entre un pays chiite et un pays sunnite, quoi que dans la récente période, Monsieur Netanyahou aura au moins réussi à réconcilier l'Arabie Saoudite avec l'Iran puisque ce royaume parle aujourd'hui de de pays frères. Donc voilà ce que ça veut dire. Si votre question est est-ce que je crois que euh le gouvernement euh actuel de l'Iran est exempt de de de de critiques, je dis que non seulement il n'en est pas exempt, mais c'est un devoir. Par exemple, beaucoup de députés insoumis aujourd'hui parrainent des condamnés à mort par ce régime.

Et ce régime, nous l'avons toujours condamné. Vous n'aimez pas les théocraties. Ah ben non, mais je n'aime aucun des prophètes inspirés, que ce soit des Khamenei ou que ce soit des Netanyahu qui vient de dire qu'il va changer la face du monde et qui se réclame euh des des prophéties euh d'Isaïe ou de Samuel, parce que je connais tous ces textes. Donc, je ne les aime pas, ni en particulier, ni en général. Mais entendons-nous bien, que l'on ne soit pas d'accord n'autorise pas un pays à aller en agresser un autre. Parce que si nous devions agresser tous ceux qui nuisent à nos intérêts, on serait nous-mêmes en guerre souvent et beaucoup. Donc, mettons les choses là où elles sont.

Qu'avons-nous à faire ? Défendre l'idée d'un droit international, c'est-à-dire que le monde doit être gouverné par des règles communes et non par la loi du plus fort. Il faut se cramponner à ça, parce que si ça s'effondre, il n'y a plus que la loi du plus fort, c'est-à-dire la guerre généralisée. Et nous en sommes très menacés. Euh avant de passer euh au développement qui nous enverront euh vers la la la région Asie-Pacifique, qu'est-ce que représenterait pour vous euh l'Iran disposant de l'arme ? Ouh, un danger. Je je suis contre. Alors, on me dit des choses. vous l'avez dit, vous êtes contre.

Oui, mais on me dit "Oui, mais ça te va bien, toi tu es Français, vous avez l'arme nucléaire." Ben très bien, expliquez-moi. Je suis aussi partisan de la non-prolifération et de la dénucléarisation. Expliquez-moi en quoi le fait que quelqu'un de plus ait une bombe, ça va faire baisser le niveau de tension. Non, de même que j'étais hostile au fait que l'Inde ait l'arme nucléaire et le Pakistan aussi. Et et je le suis d'une manière générale et je le reste. Je suis contre la diffusion de l'armement nucléaire. Alors, il y a une difficulté, c'est que certains pays considèrent que le nucléaire civil est un renfort considérable pour la production d'énergie et veulent s'en doter.

Et ça devient difficile pour des pays comme les nôtres de dire "Non non, pas question." alors que nous-mêmes nous avons et la bombe et des centrales nucléaires. Pour ma part, je suis contre les centrales nucléaires civiles parce que je les trouve dangereux. Je n'ai pas toujours dit ça. À une autre époque, je pensais que c'était une très bonne idée. Mais après Fukushima, disons que j'ai quand même commencé à comprendre qu'il y avait un très gros problème quand ça se détraque. Donc, il est difficile pour nous de dire à des pays "Ah ben, vous n'aurez rien." Alors, qu'avait-on fait fait sachant que c'était un ? La diplomatie française a fait un travail magnifique.

C'est-à-dire que on a commencé à négocier avec l'Iran comment on ferait pour être certain que le nucléaire civil, dont il prétendait qu'il était leur unique but, ne devienne pas un nucléaire militaire. Et c'est dans ces conditions qu'un traité international a été signé. Et le traité, je je m'empresse de le dire, c'est pas une affaire de naïf de signer un traité. Il y avait des clauses qui permettaient de repérer le moment où éventuellement les Iraniens auraient mordu le trait, on aurait pu leur dire "Attendez là, vous êtes en train de sortir du cadre, ça va pas le faire." Bon. Donc, c'était un bon accord. Les États-Unis ont décidé, tout seuls, de sortir Donald Trump de cet accord.

Donald Trump déjà lors de son premier mandat. Mais oui. Alors, on s'est beaucoup demandé si c'est parce que son prédécesseur l'avait signé, que c'était monsieur Obama. Mais en attendant, du jour au lendemain, l'accord a été piétiné et on a dit on a traité euh l'Iran comme une ennemie. Euh, nous-mêmes les Français, nous avons été obligés de replier tout ce que nous avions déjà commencé à déballer euh là-bas en Iran, euh usines pour les voitures, enfin toutes sortes de choses qu'on avait prévu de faire avec les Iraniens. Donc, à la sortie de tout ça, tout a été gâché.

Et je veux dire que je dis bien gâché, car c'était la première fois qu'on trouvait une issue pacifique à la marche d'un pays vers le nucléaire. On a jamais trouvé ça pour l'Inde, ni pour le Pakistan, ni pour la Corée, j'ai oublié de la citer jusqu'à présent, mais on peut aussi mettre la Corée dans le paquet. Nous ne sommes pas d'accord, nous Français, c'est traditionnel, c'est pas que moi Mélenchon, nous ne sommes pas d'accord, nous Français, pour la prolifération des armes nucléaires et nous sommes d'accord pour renoncer aux nôtres à la condition qu'on commence par les autres, évidemment, puisque nous sommes les moins armés. Ouais.

Alors, on on va on va entamer et on va s'interrompre dans quelques instants pour un point sur l'actualité, mais euh on va entamer la la question de la la zone Asie-Pacifique, puisque vous dites que la partie, je vous cite hein, la partie pour la domination sur le monde ne se joue pas au Moyen-Orient, mais dans la zone euh Asie-Pacifique entre les États-Unis et la Chine et vous dites même que Donald Trump prépare une guerre euh et que ça explique entre autres euh son attitude aujourd'hui à l'égard de l'Iran qui est d'ailleurs un peu incertaine puisqu'il vient de se donner 15 jours de réflexion pour savoir ce qu'il faisait. Euh quelle guerre prépare selon vous euh Donald ?

Alors, d'où euh d'où je tire cette ? D'abord, pour qu'on dise pour nos auditeurs, s'ils ne le ne le savent pas, la zone Asie-Pacifique euh a a changé de nom, elle s'appelle Indo-Pacifique. Bon, c'est-à-dire que ceux qui ont inventé le concept ont monté élargi le domaine d'application. Deuxièmement, nous Français sommes concernés puisque de nombreux territoires français se trouvent dans cet espace, la Polynésie, euh la Kanaky euh Calédonie et cetera et cetera. Nous sommes donc présents et donc nous ne pouvons pas dire "Écoutez, faites ce que vous voulez, ça nous concerne pas." Non, ça nous concerne. J'ai oublié la Réunion, j'ai oublié Mayotte, enfin, je je cite nous sommes présents.

Et d'ailleurs euh les autres aussi sont présents parce que euh l'île Maurice, qui n'est pas très loin de la Réunion, a dorénavant une base indi- indi- indienne, hein. Bon, par exemple, les Seychelles aussi. Donc, la partie est engagée. Pour que terminer la petite présentation vite fait, il s'agit de 50 % euh de la surface du globe terrestre, 60 % de la population et euh 2/3 de 2/3 de la population mondiale et 2/3 du commerce mondial. Donc, c'est vraiment la zone clé. Les Américains savent très bien que dans cette zone, il y a la le 1er la 1re puissance productive du monde, la Chine, et 2e la puissance qui euh va arriver jaillir elle aussi à très haut niveau, l'Inde.

Donc, ils ont dit ils ont dit eux, pas moi Mélenchon, ils ont dit que c'était un adversaire systémique. Si vous avez lu attentivement les déclarations du G7, de l'Europe et de de l'OTAN, c'est un adversaire systémique. Et les Américains, c'est ma dernière citation, disent "Il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine." Je vous interromps, on reprend dans quelques minutes euh le cours de cette émission. Euh je vous interromps pour que nous fassions un point sur l'actualité. On se retrouve euh dans quelques instants. Revenons euh Jean-Luc Mélenchon à ce dont nous parlions euh avant les informations, euh la zone euh Asie-Pacifique.

Euh Emmanuel Macron a a souvent parlé de la zone d'ailleurs lui en effet, il dit Indo-Pacifique. Euh il s'est récemment rendu, je vous vois sourire, euh il s'est récemment rendu dans trois pays d'Asie, Vietnam euh Indonésie et Singapour. Est-ce que selon vous, il a pris la juste mesure de ce qui se joue dans la ? Oui, je crois. Je crois qu'il s'est rendu compte, après moi et et un peu tard, euh de l'ampleur de ce qui se dessinait. Je pense que le moment qui l'a secoué, c'est quand les Australiens ont décidé de pas nous acheter euh nos nos sous-marins pour lesquels ils avaient signé et commencé à payer.

Euh et tout d'un coup, euh monsieur Macron a découvert que nous n'étions pas l'enfant chéri de l'Oncle Sam. Euh l'Oncle Sam a dit à l'Australie, l'Oncle Sam, c'est les États-Unis d'Amérique, a dit à l'Australie "Mettez-moi ces Français dehors." Et ils sont revenus à leur bonne vieille entente, Nouvelle-Zélande, Grande-Bretagne, Canada euh États-Unis d'Amérique et ces cinq-là, les cinq yeux qui surveillent le monde, hein, euh ont décidé que les Français n'avaient rien à faire dans le dans le système. Avec une décision aberrante, les Australiens ont décidé d'acheter des sous-marins euh euh américains équipés de moteurs atomiques.

Bon, tout ça est stupide, ils n'ont pas les installations, on le leur a dit. Et ils nous avaient demandé à nous des sous-marins euh euh conventionnels. Pour finir, ils n'auront ni les Français ni les Américains, vu que les Américains viennent de les lâcher. Mais à ce moment-là, monsieur Macron a eu la mortification euh de se faire jeter dehors de la zone comme un malpropre et je pense qu'il l'a très mal pris. Et mais il a des atavismes atlantistes personnels tels que il ne peut pas trop le dire. Donc, il a compris, il a étudié et il a décidé de se rendre sur place.

Où il a tenu des discours à caractère quasi insoumis puisque il a dit à tout le monde "Ce qu'il nous faut, c'est une France non-alignée." Jusque-là, ça faisait partie de mon vocabulaire et il ne l'avait pas pris en charge, mais les bonnes idées sont là pour être partagées. Donc, il dit à tout le monde "Faut être non-aligné." Et immédiatement, il passe son petit pactage euh "Ni Chine ni États-Unis." Bon, ça n'est pas que malhabile parce qu'il y a beaucoup de pays qui euh sans aimer les États-Unis pour autant ne raffolent pas de la Chine. Bon. Alors euh, c'est pas trop mal, c'est pas trop mal vu.

Et il a essayé de poser des euh des des mais les pays auxquels il parle sont aussi pris dans un principe de réalité. On est bien content euh de de qu'on nous ait proposé d'installer la signalétique du métro euh au Vietnam, mais euh d'autres installations plus lourdes sont prises en charge par d'autres que nous. Mais je ne veux pas euh je ne veux pas barguigner. Il a été là-bas, il a dit qu'il fallait être non-aligné, que la France l'était. Si jamais c'est au tour des insoumis de gouverner ce pays, je promets que sur ce point il n'y aura pas de rupture. Donc, il est il a les Français ont compris, mais encore une fois encore une fois trop tard euh un certain nombre de choses. Pourquoi trop ?

Ce retard, il est ? Ah ben oui, parce que pendant que nous on faisait toutes sortes de démonstrations attendrissantes avec le Dalaï-Lama, euh les Allemands, eux, qui ont moins de sentiments que nous ont été arrangé leurs affaires avec les Chinois. Vous voulez dire en contrariant la Chine à l'époque quoi, c'est ça avec le ? parce que nous bien sûr on suivait ce que les Américains nous avaient dit de faire. Bon et pendant ce temps les les les Allemands eux qui ont pas des sentiments aussi profonds ni aussi émouvants, eux se sont entendus sur l'industrie, sur ceci, sur cela et notamment sur une ligne de chemin de fer direct entre la Chine et l'Allemagne.

Et nous arrivons d'une certaine manière trop tard mais il est encore temps de rectifier. Donc nous pouvons prendre appui sur la tournée qui a été faite par le président Macron pour prolonger cette politique, l'intensifier partout où nous le pouvons. Mais il faut dire les choses comme elles sont, c'est-à-dire ne pas commencer à jouer à taquiner la Chine. Les Français avant tous les autres pays ont signé sous l'autorité du général de Gaulle l'accord qui reconnaissait la République populaire de Chine comme une seule nation. Il n'y a qu'une seule Chine. Et les États l'ONU a reconnu la Chine comme une seule nation et même fichu dehors les malheureux journalistes de Taiwan de du siège de l'ONU.

Donc il ne faut pas jouer avec ça. Les Chinois ce ne sont pas nos affaires, nous n'avons rien à n'avons pas nous en mêler, c'est ? Bah il faut pas les mettre les doigts dans tous les nids de frelons qui existent sur la planète. Bon, là c'est une affaire de Chinois entre les Chinois. Mais si vous trouvez normal qu'on se mêle de Taiwan, je suppose que vous trouverez normal à ce moment-là que les Chinois se mêlent de nos débats internes avec les Coréens par exemple. Non bien sûr que non. Donc appliquons aux autres ce qu'on ne voudrait pas que faisons aux autres comme on voudrait que on fasse tout pour nous-mêmes, voilà.

Donc Taiwan est une question qui est posée aux Chinois et je prends le pari qu'ils trouveront une solution pacifique pour une raison très simple, c'est que les deux économies sont extrêmement intriquées, que les deux populations sont extrêmement intriquées aujourd'hui. La population majoritaire sur l'île de Taiwan, ce sont des Chinois Han et quand on leur pose la question de savoir s'ils sont prêts à continuer leur carrière sur le continent, ils répondent oui. Donc bien sûr, il y a des indépendantismes, mais c'est une affaire de Chinois. Nous ne sommes pas nous les puissances qui doivent aller là-bas dire voilà, on vient vous donner des armes, on va faire ceci, on va faire cela.

Parce que ça ne correspond à aucun intérêt ni français ni européen. Alors je vois pas pourquoi on le ferait. Je préfère le dire maintenant parce que des gens me disent "Vous savez, chaque fois que je me trouve dans cette situation, j'ai beau condamner 100 fois monsieur Poutine, on continue à me dire que je ne suis pas clair." Mais si je le suis, je ne suis pas d'accord pour qu'il envahisse l'Ukraine. On n'aime pas mon argument, c'est que je dis en général "Nous avons été envahis nous par notre voisin quatre fois." Donc Vous parlez de l'Allemagne. Bien sûr. Bah c'est vous qui l'auriez dit, hein. Mais Oui, de l'Allemagne évidemment qui nous a envahis, c'est un.

Une fois les les les Italiens, ils sont pas allés plus loin que le poste frontière dans les Alpes. Bon. Donc cette situation, nous n'avons pas à C'est pareil pour l'Iran. Alors comme on n'aime pas l'Iran, alors ceux qui n'aiment pas le régime qui est au pouvoir en Chine, eh bien alors ça leur donnerait le droit ? Bah non. Si vous faites ça, il y a plus d'ordre international. Je Si je dis ça, c'est pour que l'on comprenne bien que mon point de vue est celui des insoumis, c'est un point de vue réaliste et c'est un point de vue qui cherche à construire le futur. On ne construit pas le futur contre les Chinois. Voilà, ça n'existe pas.

Donc croire que aussi en leur tapant dessus, on va faire bouger les choses est une stupidité immense et on peut le dire aussi euh un crime contre la civilisation humaine. Parlons de Gaza, Jean-Luc Mélenchon. Euh vous employez [raclement de gorge] euh vous et les insoumis de manière générale euh systématiquement le terme de génocide quand pour décrire ce qui se passe à Gaza. Euh est-ce que ça signifie que selon vous, Benjamin Netanyahu a le projet d'éliminer la population de ? Puisque la particularité du crime de génocide, vous le savez, tel que le définit le droit international, c'est qu'il doit y avoir une intention génocidaire. Oui, bien sûr, ben je confirme. Pour ?

Ben écoutez, il est quand même mis sous mandat d'arrêt par la Cour internationale de justice et lorsque il y a eu la Cour de La Haye, j'y étais trouvé ce jour-là, donc je peux vous en parler quasiment comme un petit journaliste. Euh j'ai vu ce qui se disait, ce que disait l'Afrique du Sud qui a fait la démarche, ce que répondait la défense israélienne. Je le dis parce que euh sur un certain nombre de médias, y compris d'État, on a passé que les avocats euh de monsieur Netanyahou et pas ceux de de l'Afrique du Sud. L'argumentaire de l'Afrique du Sud, ça a été de reprendre ce qui décrit, comme vous venez de le dire, un génocide.

Et la Cour de La Haye a dit "Eh ben, il y a un risque de génocide." Et mais c'était voilà. Mais ils disaient eux-mêmes "Bon, on nous on répond pas sur ce sujet, on répond sur le moment." Et sur le moment, il y avait un risque et puis ensuite, il y a eu l'inculpation. Moi, je dis Mais l'inculpation, ce n'est pas pour génocide. C'est pour crime contre l'humanité, ? Oui, ben Non, mais euh bien entendu, il s'agit pas d'hiérarchiser, mais mais oui, mais non non non, mais vous savez bien que le terme génocide a une symbolique très particulière et peut-être en particulier quand on parle d'Israël. Non, je ne crois pas.

Je pense que les mots appartiennent à tout le monde et que si il faut en inventer un autre pour ne pas offenser la mémoire de l'histoire, eh bien inventons un autre et proposez-le-moi et je l'utiliserai. Mon intention n'est pas de faire un parallèle entre la barbarie nazie et ce qu'est en train de faire monsieur Netanyahou. C'est autre chose à un autre moment. Je n'ai pas là le moment d'expliquer comment ont évolué les guerres pratiquement partout en guerre ethnique, puisque maintenant tout le monde Mais c'est vrai qu'il y a, si vous voulez, les caractéristiques. Lesquelles ?

Population assiégée, affamée, à qui on retire de l'eau et le massacre de toute la population avec euh une prédilection pour les enfants, une une indifférence absolue au fait qu'on y assassine les femmes. Or, ça fait partie des caractéristiques du passage à une politique génocidaire, d'après les observateurs internationaux. C'est pourquoi nous utilisons ce mot, comme de nombreux États le font, et je crois que ça décrit assez bien. Et d'ailleurs, pardon de vous le dire, mais là, je parle de monsieur Netanyahou, mais il y a pire que Netanyahou.

Euh dans le gouvernement d'Israël, il y a monsieur Smotrich, il y a monsieur Ben-Gvir, qui eux alors eux ont pas les pudeurs de langage euh des autres, hein. Ils disent carrément "Allez, hop, il dit il y a pas d'innocents." Et on a entendu plusieurs ministres dire "Les femmes, les enfants, il y a pas d'innocents. Même les enfants sont coupables. Il faut il faut les tuer." Donc, et c'est d'ailleurs là-dessus que s'est appuyée euh la Cour de La Haye pour dire "Nous entendons la plaidoirie de l'Afrique du Sud, qui n'a pas présenté des cadavres." L'Afrique l'Afrique du Sud a présenté des personnalités tenant des raisonnements.

Et vous voyez qu'il y a des ministres qui clairement annoncent une politique génocidaire. Donc, on est ne n'exagérons pas. Nous ne sommes pas nous en train d'exagérer. Nous utilisons un mot. Mais je vais vous le dire encore. Si vous en avez un autre pour ne pas qu'il n'y ait la possibilité d'en parallèle, car je n'ai pas l'intention de mettre un signe égal entre les nazis allemands, qui étaient nos voisins, et euh monsieur Netanyahou, parce que c'est autre chose ce qu'il fait.

Et quand maintenant il dit qu'il espère bien qu'il y a des gens qui acceptent d'accueillir les Palestiniens ailleurs et le plus loin possible, eh bien, il est dans cette logique qui consiste à éradiquer un peuple, annuler sa culture et son sentiment d'appartenance commune. Est-ce que vous pensez euh avoir pris euh la juste mesure, la pleine mesure du traumatisme qui a représenté pour Israël l'attaque du 7 octobre ? Bien sûr. Et il suffit de se référer à ce que j'en ai dit sur le champ, la compassion que j'ai exprimée en disant que les populations civiles allaient euh euh subir le le choc d'une guerre terrible.

Il y avait pas besoin d'être un grand devin pour prévoir euh que ce serait terrible. Ce que je n'avais pas prévu à l'époque, c'est que ça durerait 20 mois et qu'on assassinerait tout le monde. Mais sinon, bien sûr que j'en ai pris Écoutez, qu'est-ce que Quel est le sens d'une interrogation comme ? Vous savez, c'est très facile. On dit "Ah bah, vous n'avez pas dit Personne ne va vérifier." Je ne dis pas que vous êtes en train de faire ça. Mais c'est ce qu'on vient de me faire pendant 20 mois.

"Vous n'avez pas dit Personne ne va vérifier." "Vous avez dit Personne ne va vérifier." Je n'ai jamais utilisé, par exemple, l'expression qui m'a été prêtée par un dirigeant socialiste de très haut niveau qui a dit que j'aurais parlé de sionisme génocidaire. Ça, ne fait pas partie de mon vocabulaire. Et pour plein de raisons, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire. C'est parce que pour moi, la partie ne se joue pas sur ce terrain. Elle se joue sur la question de l'ordre international et [raclement de gorge] est-ce qu'il y a des nations qui considèrent qu'elles sont par suprématisme au-dessus de tout ? Et bien, ça n'est pas mon avis.

Voilà, je crois en effet que c'était douloureux, mais vous avez vous pris, vous mais qui qui m'écoutez, la mesure de 20 mois de massacre ? Oui. Euh, je voudrais vous demander une chose. Le discours de LFI sur le conflit israélo-palestinien est régulièrement brouillé par les accusations d'antisémitisme. Et vous devez consacrer, vous et les insoumis, beaucoup d'énergie à vous en défendre de cette accusation. Comment expliquez-vous que vous ne parveniez pas à tordre le cou à ces ? Mais parce que elles ne tombent pas du ciel ni de l'évidence. Et d'ailleurs, vous voyez vous-même, vous reprenez. Vous savez que c'est une consigne. Est-ce que vous le ? Une consigne. Vous ne le savez ? Dites-moi.

Non mais, je Est-ce que vous savez que c'est une consigne donnée par les milieux proches de monsieur Netanyahou de nous persécuter de cette ? Donc, nous avons un ennemi en face de nous. Je vous Je peux vous assurer que je n'ai pris aucune consigne et reçu aucune consigne de qui que ce soit. Ça me fait plaisir. Mais je vous vous l'assure, vraiment. Mais je Mais je Mais je vous crois très volontiers. Vous entendez ? Vous entendez ? Je vais Je Je vais mais essayez d'être subtil dans ma question. Non mais j'ai compris que tu étais subtil. pourquoi je n'ai pourquoi vous ne parvenez pas à tordre le cou à ces accusations. Voilà. Est-ce que j'étais en train de vous répondre et vous le prenez mal.

Écoutez-moi. Mais vous n'êtes pas le premier qui fait ça parce que il y a une deuxième manière d'attaquer courtoise la vôtre qui est de dire "Mais comment ça se fait on vous accuse et vous n'arrivez pas à vous en ?" Conclusion, c'est quoi à votre ? Mais je ne sais pas. Peut-être parce que vous ne vous y prenez pas comme il faut, c'est tout simple. Oui oui bien sûr. On ne peut pas convaincre nos adversaires d'arrêter parce qu'ils font une politique de propagande qui est menée avec beaucoup d'habileté de et de méthode et d'ordre sur tous les plateaux sur lesquels je me présente, il y a toujours quelqu'un pour poser cette question. Alors maintenant je vais vous dire le fond de l'affaire.

J'ai dit "Nous avons des adversaires qui mènent une campagne." Mais voyez-vous si on était tout seul, on pourrait se poser des questions, dire "C'est vrai, qu'est-ce qu'on a dit à quel ?" Ou alors nos adversaires nous donneraient la possibilité de reculer et nous diraient "Écoutez, est-ce que vous reconnaissez ?" Non, ce qu'on nous demande c'est de céder, c'est-à-dire de renoncer à défendre les Palestiniens. Personne ne propose quelque compromis que ce soit. ? Parce qu'attaquer les filles sur l'antisémitisme est une réussite stratégique totale pour la droite. Elle a réussi à diviser la gauche, c'est-à-dire en divisant le camp antiraciste. Ils ont réussi à opposer comme ça deux catégories.

Et puis si c'était que nous comme je viens de vous le dire il y a un instant, on s'inquiéterait. Mais avant nous, il y a eu monsieur Corbin le malheureux qui lui a craqué en quelque chose comme deux mois. Moi je ne craquerai pas, ? Ni aucun de mes camarades. Avant lui, il y a eu le dirigeant communiste au Chili dont les mêmes milieux disaient "Eh bien voici l'un des 10 plus antisémites du monde." Comme il a été battu à l'élection interne, on n'a plus entendu parler de ce antisémite du monde. Madame Kirchner, c'est curieux ça tombe toujours sur les gens de gauche.

Madame Kirchner en Argentine, on essaie de lui coller sur le dos un attentat qui a eu lieu il y a plus de 40 ans dans une synagogue et qui avait été une horreur. Bon, l'attentat. Alors, ça va, on a compris le message. L'ensemble des forces qui soutiennent premièrement la première ligne qui est monsieur Netanyahou et le et son gouvernement, la deuxième ligne qui est mieux cachée, c'est les États-Unis d'Amérique. Et ceux-là font comme une seule et unique campagne contre tous ceux qui s'opposent à eux euh bon, font la campagne de les désigner comme des antisémites. Bon bah, c'est la vie.

Vous savez, avant les communistes, on les accusait tous de vouloir préparer les l'invasion par les chars de l'armée rouge. Et ben, maintenant, c'est ça. Euh voilà, les insoumis sont euh le le comment dire, la nouvelle cible utile pour la droite et leurs alliés. Dans cet entretien, Jean-Luc Mélenchon propose une lecture globale des bouleversements géopolitiques actuels. Selon lui, le monde entre dans une nouvelle phase historique marquée par le déclin de l'hégémonie américaine et l'émergence d'un ordre international plus fragmenté.

Cette vision s'inscrit dans une tradition de pensée proche de celle de Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, qui évoquait déjà l'avènement d'un monde multipolaire où aucune puissance ne pourrait durablement imposer seule ses règles. Concernant le Moyen-Orient, Jean-Luc Mélenchon considère que les opérations militaires menées par Israël contre l'Iran répondent autant à des logiques politiques qu'à des considérations sécuritaires. Il défend une approche fondée sur le respect du droit international et rappelle son opposition à toute prolifération nucléaire, qu'elle concerne l'Iran ou n'importe quel autre État.

Cette position rejoint la pensée de Jean Jaurès qui affirmait déjà que la paix durable ne pouvait reposer sur la force, mais sur des règles communes entre les nations. L'ancien candidat à l'élection présidentielle revient également sur les conflits en Ukraine, à Gaza et autour de Taïwan pour défendre une doctrine constante, le non-alignement. Selon lui, la France doit conserver une indépendance stratégique et éviter de s'inscrire automatiquement dans les logiques de bloc. Une conception qui prolonge l'héritage diplomatique du général de Gaulle tout en reprenant l'idée développée par Régis Debray selon laquelle une nation conserve son influence lorsqu'elle préserve sa liberté de décision.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon insiste sur la nécessité de préserver un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur les rapports de force. Pour lui, les crises actuelles démontrent qu'aucune puissance ne peut durablement imposer sa volonté sans fragiliser l'équilibre mondial. Cette réflexion rappelle les analyses du philosophe Paul Ricœur qui considérait que le droit international demeure l'un des rares instruments capables de limiter la violence des États et de préserver les conditions d'une coexistence pacifique entre les peuples. Vous suivez les débats de Jean-Luc Mélenchon sur cette ? Allez plus loin dans l'analyse.

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