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interviewLCI (sur YouTube)· 23 janvier 2024 9 min

Menacée de mort, Marie-Hélène Thoraval, invitée du 6/9 de Jean-Baptiste Boursier, "n'a pas peur"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et bonjour Marie-Line toraval bienvenue dans le 69 sur LCI vous êtes maire de roman surizer votre visage est devenu célèbre suite à l'affaire de de crpool le meurtre de Thomas la descente d'un groupeculextrême droite dans un quartier de votre ville le quartier de la monnaie nous allons y revenir juste d'un mot parce que la colère des agriculteurs est en train de gagner du terrain et dans votre département également alors roman surizer ce n'est pas un village c'est une ville mais c'est un une zone dite rurale est-ce que vous avez des des signaux vous percevez vous ces derniers temps bien sûr donc nous sommes une ville mais nous avons des agriculteurs dans notre ville moi je suis entièrement solidaire avec ce qu'il dénonce et je le suis d'autant plus que je suis fille d'agriculteur donc je sais ce que ce métier impose je sais ce que ça impose aussi aux conjoints je sais aussi ce que ça impose aux enfants vous l'avez vécu donc directement bien sûr donc je veux dire les problématiques qui sont celles d'aujourd'hui pr prédominé déjà il y a plusieurs dizaines d'années la question du revenu est un véritable problème et puis le problème aussi de la surréglementation enfin et de faire plus blanc que blanc est vraiment quelque chose qui vient contrarier et bien les capacités à accéder au marché ça n'est plus acceptable vous joignez votre voix celle des agriculteurs qui demandent des annonces rapides effectives concrètes et qui disent ce matin dans cette émission ils sont gentils à Paris mais faut qu'il viennent voir ce qui se passe sur le terrain bien évidemment et d'ailleurs dans les revendications qui sont celles des agriculteurs elles viennent rejoindre aussi les nôtres en tant que maire c'est-à-dire que on constate cette déconnexion qu'il y a entre Paris et la réalité du terrain que nous vivons quotidiennement alors est-ce que vous allez porter votre connaissance locale et votre Fran parler à Paris votre nom depuis plusieurs jours fait partie de de ceux qui qui sont affichés régulièrement comme potentiel entrée au au gouvernement euh je n'ai pas l'habitude de commenter les les rumeurs et je je ne vais pas commencer maintenant non mais vous êtes connu pour votre Fran parler est-ce que vous en avez envie est-ce que vous avez envie de de justement porter votre connaissance votre côté cach au gouvernement côté cach je veux dire certes un côté cache mais c'est une parole vraie c'est une parole aussi qui vient traduire ce que les gens pensent tout bas c'est aussi d'avoir le courage de préciser au gouvernement que lorsque des actions ou des nonactions aussi sont menées sur notre territoire et bien quelles en sont les conséquences je prends un exemple notamment dans les annonces qui ont été faites lors de la conférence de presse du Président de la République notamment sur placenet le ministre de l'Intérieur est revenu hier et pour dire que il y avait il démontait des points deal plus d'un mil très bien sauf que je veux dire il faut pilonner à partir du moment où vous intervenez sur un point de Deal il serait vraiment naïf de croire qu'il va pas se réinstaller dans des délais extrêmement courts en tout cas vous avez une formation politique solide puisque vous venez de ne pas répondre à ma question alors est-ce que oui ou non votre téléphone a sonné est-ce que vous avez envie d'en faire partie C é je deis vous répondre mon téléphone n'a pas sonné faire partie d'une équipe pour moi ça n'est pas une question enfin je veux dire elle n'amène pas de réponse moi je suis une travailleuse ça c'est la première des choses j'aime savoir pour quel objectif j'interviens aussi pour quel objectif je m'investis c'est-à-dire que il faut avoir aussi le courage des prétenensions que l'on a et moi j'aimerais avoir un gouvernement aussi qui se fixe des objectifs et qu'on ne soit pas dans la dans dans l'action enfin dans la mesurette quoi dernière question politique puisque vous êtes courtisé je l'ai dit j'ai lu que vous auriez été solcité par le rassemblement national pour apparaître sur une liste pour les européennes c'est vrai absolument pas non ça c'est faux j'ai é sollicité par par l'ELR et j'ai décliné la proposition qui m'était faite la question les questions de sécurité c'est là-dessus qu'on vous a entendu rapidement après ce qui s'est passé dans votre dans votre quartier vous avez vu les chiffres du ministère de l'Intérieur au tout début de l'année qui ne sont pas qui ne sont pas bons lorsque vous voyez les chiffres la communication du ministre de l'Intérieur et votre réalité sur le sur le terrain comment est-ce que vous jugez la synthèse de tout cela bien justement ce qui me fait peur c'est une synthèse c'est-à-dire que de vouloir mettre tout le monde dans le même panier c'est la première des erreurs je pense qu'il faut avoir une segment entation précise sur la nature de des délinquences et sur l'origine de laindélinquence aujourd'hui et je l'ai dit et je je le réitère c'est-à-dire que nous avons des situations de délinquance qui sont extrêmement profondes puisque elles sont déjà issues de la famille on a des délinquants qui sont issus de parents délinquant ça c'est un premier point de des délinquants aussi sur lesquels il y a une imperméabilité totale quant à la capacité de prendre les codes et de s'insérer aussi dans la société j'ai même pas direien serré hein vous l'aurez noté ça veut dire aussi qu'à un moment donné il y a un problème de rééducation pour lequel les parents n'interviennent pas et ne peuvent pas intervenir parce que eux-mêmes ne disposent pas des codes et toutes les méthodes de prévention qui sont de l'accompagnement social et bien sont des méthodes qui ne qui ne correspondent absolument pas à la réalité des personnes que l'on a sur no territoire vous faisiez allusion au à la conférence de presse du Président de la République lorsqu'il parle de réarmement civique de notre pays d'un SNU d'un service obligatoire pour les élèves de second d'une mise en place d'une tenue unique qui est d'ailleurs testé dans un certain nombre d'établissements est-ce que ça va dans le bon sens c'est des petites mesures enfin je veux dire al ce serait quoi une bonne mesure c'est pas des mesures de fond je je pense que certaines je dis pas tous hein il y a plusieurs niveaux de délinquence il y en a pour lesquels ça peut fonctionner on a des noyaux durs sur lesquels l'ensemble de ces mesures n'auront absolument aucun effet déjà une partie deeux sont déscolarisé pour pour certains fin ça veut dire à un moment donné si on n' pas des centres dans lesquels il y a des qui soit particulière et qui correspondent au niveau de délinquence et au niveau de décivilisations qui est le leur ça ne fonctionnera pas mais vous faites allusion à quoi alors souvent les gens disent c'est vraiment dommage qu'il n'y ait plus service militaire bien sûr le service militaire avait des objectifs qui étaient de de nous préparer par rapport à une guerre pour le coup je pense que ces méthodes dites entre guillemets militaires pourrai correspondre aussi à des centre d'éducation fermée nous en disposons mais avec une approche extrêmement sociale vous savez que les militaires en veulent pas mais je sais bien j'ai dit euh des méthodes qui s'en approchent j'ai pas dit il fallait que les les militaires s'en saisissent donc et il y a vraiment des structure à créer qui soit adapté à ce niveau de délinquence si on veut venir à à Bou je pense qu'on aura jamais 100 % de réussite mais il faut au moins l'essayer euh tout ça sont des propositions qui s'affichent au niveau national hein c'est pas du local madame toraval ben écoutez ça peut s'afficher au niveau national nous c'est ce qu'on vit tous les jours donc à un moment donné est-ce qu'il faut le dire un petit peu plus plus haut un petit peu plus fort avec des mots que tout le monde comprend ben c'est ce que j'ai fait et finalement ça a eu son écho je peux vous l'assurer que quelque part finalement les analyses qui qui émanaient du du terrain et bien n'étaiit pas n'étaiit pas forcément des analyses partagées vous avez également fait part des menaces qui vous ont touché comme d'autres élus hein malheureusement de plus de plus en plus nombreux à être menacés pris à parti parfois agressé ou violonté vous en êtes où est-ce que vous vous sentez toujours menacé est-ce qu'il y a toujours des menaces qui pèsent sur vous dans votre ville alors je j'en ai j'en ai eu quatre donc deux les auteurs ont été interpellés il en reste deux autres je dois dire que la police nationale la police judiciaire a fait un travail exceptionnel et la réponse de la justice a été là aussi donc je pense qu'il y a une considération par rapport à la violence qui est qui est manifestée auprès des élus il y a une réponse aujourd'hui le problème c'est qu'aujourd'hui c'est ces phénomènes de violence sont de plus en plus importants et le degré de VI augmente aussi ça veut dire quoi ça veut dire que si on prend l'exemple de Vincent jeambbrin je veux dire quand on s'attaque à votre domicile quand on s'attaque quand on sectionne les les freins de de de votre voiture enfin je veux dire là c'est vraiment c'est c'est encore un cran au-dessus est-ce que vous avez peur parfois absolument pas et jamais vous ne vous dites que vous vous arrêterez vous reculerez ah non non non non ça ne m'a absolument pas traversé l'esprit pour vous dire la première intimisation que j'ai reçu j'avais pas l'intention d' d'en faire étap et finalement elle s'est suivie d'une menace de mort si je suis allé porter plainte c'est parce que je n'ai pas voulu mettre et ma famille et l'ensemble de mes collaborateurs et les agents de la collectivité ou les gens que je peux rencontrer dans les manifestations publiques auxquelles je me rends parce que je me disais que si j'étais visé il pourrait y avoir des des dommages collatéraux donc c'est eu que j'ai voulu te protéger d'abord mais moi je n'ai pas peur je le disais au début de notre échange votre visage est devenu célèbre suite à un drame et on a entendu parler de votre le quartier de la monnaie dans votre ville on en est où dans ce quartier aujourd'hui alors le le calme est euh à peu près euh revenu après euh le quotidien euh est toujours là le trafic de drogue est toujours là comme il est dans de nombreuses villes aujourd'hui euh les villes moyennes sont aussi impactées que le sont euh les grandes villes sauf que nous sommes des villes moyennes qui sont autant impacté euh que les grandes villes mais avec des moyens de ville moyennne merci beaucoup Marie-Line touraval d'avir é avec nous ce matin en direct