Entretien avec Annick Billon
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Fréquence protestante l'instant plane politique [Musique] car lil Bay auditeur auditrices bonjour heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro d'instantané politique consacré à la journée internationale des droits de la femme nous avons le privilège d'être reçu par Annick billonatrice de la Vendée et président de la délégation au droit des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes bonjour madame la sénatrice bonjour Merci d'avoir cette note invitation sur Fréquence protestante à mes côtés Thomas Perrot bonjour Thomas bonjour bonjour avant d'entrer dans le fond de notre sujet pouvez-vous nous présenter la délégation que vous présidez ici au Sénat écoutez depuis quelques années déjà cinq ans je préside la délégation au droit des femmes du Sénat c'est une délégation qui compte 36 membres qui compte bien entendu des hommes et des femmes et qui s'empare des sujets de manière consensuelle en début de chaque session donc la différence entre une délégation et une commission c'est que nous n'avons pas le même pouvoir législatif et nous avons toute liberté d'agir en dehors du calendrier des textes qui arrivent au Sénat donc bien entendu s'il y a des textes qui conc particulièrement nos domaines d'activités nous nous en en parons comme le à l'époque le projet de loi de violence sexuelle et sexiste qui était portée par les ministres Marlène Schiappa et Nicole Belloubet les gardes sceaux nous avions évidemment travaillé dessus pendant de nombreux mois mais en début de chaque session on décide des thématiques sur lesquelles nous allons travailler ça veut dire travailler pendant plusieurs semaines plusieurs mois faire des auditions faire un travail de fond puis évidemment à partir de constat d'état des lieux faire des propositions afin que nous puissions porter soit des amendements soit des propositions de loi ou comme hier par exemple une proposition de résolution très bien on reviendra sur cette proposition de résolution à la suite dans la suite de l'interview mais cette journée internationale des droits des femmes célébrée cette année dans un contexte un peu particulier dans un climat social un peu tendu notamment marqué par la réforme des retraites présenté comme une inégalité pour les femmes partager vous ce point de vue mais écoutez il y a des inégalités elles existent en France pour les femmes notamment l'objectif c'est de réduire les inégalités et d'arriver à une société égalitaire évidemment qu'il y a des inégalités au moment de la retraite puisqu'il y a des inégalités dans le travail dans les carrières et ces inégalités on les retrouve parce que il y a du temps partiel subit parce que il y a du temps haché parce que il y a la maternité parce que il y a les congés parentaux voilà un certain nombre de difficultés qui font que les carrières des femmes sont moins on va dire rectiligne et que aussi il y a des écarts de salaire considérables à poste égal les femmes restent moins bien payées et occupent bien souvent riposte à moindre responsabilité donc les inégalités tout au long des carrières on les retrouve forcément dans les retraites le président de la République si je me souviens bien avait dit lors de son premier mandat qu'il ferait de la cause de qualité entre les hommes et les femmes des causes majeures de son quinquennat est-ce que après un premier quinquennat et un début de seconde mandat vous trouvez que c'est toujours une cause importante qu'il l'a défendu comme il fallait la défendre et qu'il a fait assez ou qu'il en fait assez ou qu'il en fera assez quel est votre jugement en somme sur cette situation alors moi je suis arrivé au Sénat en 2014 en 2014 j'ai siégé déjà dans la délégation au droit des femmes et j'ai pris la présidence de cette délégation en 2017 en 2017 les choses ont fondamentalement changé dans la manière d'aborder les sujets et notamment l'égalité entre les hommes et les femmes grâce à la grande cause du quinquennat donc ça a eu un effet positif il y a eu le mytho mais il y a aussi la déclaration de la grande cause du quinquennat il y a eu un certain nombre de lois nous avons donné voté pardon un certain nombre de lois un certain nombre de propositions de loi qui ont amélioré les dispositifs mais on le voit bien statistiquement à la fois je parlais à l'instant de l'égalité salariale à la fois sur les statistiques hélas qui ne sont pas des statistiques qui derrière chaque statistique il y a des femmes sur les violences faites aux femmes sur les féminicides nous n'arrivons pas à enrayer ces violences donc il faut se poser la question à partir du moment où vote des lois quels moyens on se donne pour les faire appliquer et aussi sont-elles suffisantes parce que faire de la grande cause du quinquennat l'égalité entre les hommes et les femmes c'est aussi se donner les moyens humains et financiers d'y arriver moi je vais citer peut-être un exemple l'Espagne on peut pas dupliquer systématiquement ce qui se passe à l'étranger en France mais l'Espagne lorsqu'ils avaient décidé d'avoir un projet de loi conséquent une loi cadre sur la lutte contre les violences faites aux femmes il y avait le financier qui l'accompagnait donc oui c'est bien oui il y a eu de nombreux textes de votés oui moi j'ai fait passer une proposition de loi qui est devenue loi majeure notamment le seuil de non consentement à 15 ans tous ces tous ces éléments à la fois les bracelets anti rapprochement les téléphones graves danger tous ces dispositifs ont été améliorés il y a eu de nombreux textes votés mais maintenant il faut se donner les moyens de les appliquer sur le terrain partout en France et dans les territoires ultramarins dans un rapport en du récemment le Haut Conseil à l'égalité mais en avant le risque d'accroissement des inégalités de violences faites aux femmes que pour engendrer le télétravail est-ce que la délégation compte se pencher sur cette question alors c'est intéressant cette question parce que je siège également dans la délégation aux entreprises il y a eu un travail de mener au sein de cette délégation qui est présidée par Serge babary sur les du travail et du télétravail on l'a bien vu le télétravail ça peut être un outil intéressant d'ailleurs on a avancé sur ce télétravail de manière importante à cause de la grâce à la covid-19 après il faut faire attention parce que si télétravailler ça veut dire écarter du lieu de la décision si c'est écarté dans les promotions si c'est aussi télétravailler dans des espaces qui sont pas prévus pour c'est-à-dire que et bien pour bien télétravailler il faut aussi avoir un espace dans son domicile dans son logement qui est adapté c'est aussi prendre en compte les contraintes de charge mentale si c'était les travailler et assumer toute la le suivi d'une vie de famille le suivi des enfants parallèlement c'est évidemment dégradation des conditions de travail donc attention à la mise en oeuvre du télétravail pour la promotion des femme pour les conditions de travail de ces femmes en télétravail et puis attention aussi parce qu'on sait qu'il y a un gros problème de logement en France nous n'avons pas eu de politique de logement depuis un certain nombre d'années donc lorsqu'on télétravail ça veut dire qu'on télétravail chez soi si déjà le logement est trop petit contenu de la famille par exemple c'est difficile s'il faut aller travailler dans les toilettes je caricature mais c'était parfois le cas moi j'ai eu des du télétravail avec des équipes au moment de du confinement et bien le seul endroit où les les femmes ou les personnes qui vous souhaiter travailler pouvaient être tranquille c'était la salle de bain ou les toilettes donc attention à la mise en oeuvre de ce télétravail il faut se donner les moyens il faut donner les moyens il y a peut-être des espaces de coworking des manières différentes d'organiser le travail à l'extérieur de l'entreprise pour en revenir un peu à un cadre plus général j'aimerais qu'on parle un peu de l'institution qui est le Sénat et de la représentation des femmes en son sein je crois que c'est à peu près un tiers des sénatrices enfin des sénateurs et sénatrices qui sont des femmes est-ce que vous jugez que cette proportion elle est satisfaisante est-ce qu'il faut faire autre chose pour arriver en équilibre peut-être établir des quotas de parité je sais que c'est assez souvent le cas on met des quotas pour espérer que les femmes seront à part égale avec les hommes et qu'ensuite la société changera ou alors vous jugez que la situation comme elle est plutôt dans le va dans le bon sens alors il faut savoir que pour l'égalité pour la représentation identique ou équilibrée entre hommes et femmes sans des contraintes on n'y arrive pas on l'a vu avec la loi Copé Zimmermann à l'époque dans les entreprises avec leur présence dans les conseils d'administration conseil de surveillance on avait imposé un seuil de 40%, le seuil a été dépassé nous sommes leader en manière de représentation des femmes dans les grandes entreprises donc sans quota il n'y a pas d'évolution après tous les quotas ne feront pas tout c'est aussi un changement de modèle un changement de société et c'est aussi donner la possibilité aux femmes de d'avoir des modèles pour qu'elle puisse se reconnaître et qu'elle puisse décider de s'orienter dans des carrières politiques dans des carrières d'entreprise et qu'elle ne se se limite pas qui est pas se plafond de verre qui fasse que elle se dit c'est pas pour moi si les femmes ont leur place partout et ça ça se travaille dès le plus jeune âge puisque statistiquement on sait par exemple que dans une cour d'école et bien il y a moins de 1/3 de l'espace qui est occupé par les petites filles alors que tout l'espace d'une cour de récréation est occupé par les garçons dont déjà la place des femmes dans l'espace public est un sujet un autre sujet majeur pardon c'est la violence sexiste et sexuelle le sexisme ne recule pas en France au contraire il perdu et ses manifestations les plus violentes s'aggrave conseil à l'égalité l'opinion semble être paradoxale sur ce sujet elle reconnaît elle déplore ce phénomène mais on a l'impression qu'il y a une certaine banalisation c'est vrai que le Conseil a rendu un rapport récemment qui est assez alarmant puisque lorsqu'on voit les statistiques on s'aperçoit que notamment les jeunes n'ont pas conscience de ce qui est réellement le sexisme et les inégalités donc ce qui veut dire que on doit on doit éduquer à l'égalité et je suis persuadée que l'éducation à l'égalité l'éducation comme l'éducation à la sexualité à la vie affective qui sont dans la loi doivent être une réalité dans tous les établissements scolaires c'est-à-dire qu'on peut pas décréter une société égalitaire une société égalitaire c'est une société dans laquelle on apprend dès le plus jeune âge aux enfants qu'ils ont quel que soit sexe leur place à l'identique dans la société l'État n'est pas à ce rendez-vous dans sa politique de prévention c'est surtout que je parlais à l'instant de des cours d'éducation à la sexualité et à la vie affective ils sont dispensés que à hauteur de 10% or et figure dans la loi il y a d'ailleurs un collectif de trois associations qui viennent déposer plainte je crois pour pour contre cette non-application donc ces cours ils doivent être dispensés parce qu'ils sont inscrits dans la loi 3 séances par an et par niveau et à partir du moment où on se posera la question dans le contenu doit être aussi revu c'est à dire que on parle de sexualité mais on doit pas parler que de sexualité on doit parler de respect de la dignité humaine de respect de son corps et ça ça s'apprend même tout petit il y a un autre monde de dire une autre fait qui est plus attaqué c'est le domaine du numérique et dans dernier rapport le porno d'en faire du décor vous allez tout le gouvernement et l'opinion publique sur l'ampleur de ce phénomène est-ce que vous pouvez revenir sur les grands enseignements de ce rapport je pense alors comme je vous le disais tout à l'heure dans mon propos liminaire nous avons décidé à la rentrée précédente de cession de travailler sur l'industrie de la pornographie nous avions imaginé au départ travaillé sur la prostitution des jeunes qui est un fléau des mineurs qui est un fléau considérable la procureur chant Renault avait fait un travail extrêmement fouillé et des propositions donc nous avons évacué ce sujet au départ nous avons imaginé travailler sur l'accès de la pornographie aux mineurs on sait très rare vite rendu compte que jamais aucune institution aucun travail parlementaire n'avait été mené sur l'industrie de la pornographie et donc nous avons décidé de prendre avec mes collègues Cora porteurs le sujet de manière plus large en entendant toutes les parties prenantes pourquoi avoir fait ce travail parce que la pornographie a beaucoup évolué elle a beaucoup évolué depuis les années 2000 pourquoi parce que à partir des années 2000 et bien il y a les chaînes tubes ces plateformes il y a les smartphones qui rendent la pornographie accessible 24 heures sur 24 sur un simple et gratuitement sur un simple glitch vous accédez à des images à caractère sexuel souvent très violente donc c'est des millions de de vidéos qui circulent 19 millions de vues uniques en France par exemple un tiers des enfants de moins de 15 ans ont été exposés à des images pornographiques un tiers dans un tiers des enfants de moins de 12 ans pardon ont été exposés et de de sur trois pardon de moins de 15 ans donc on le voit c'est un phénomène massif et l'éducation à la sexualité est une réponse l'éducation au numérique est une réponse et le modèle économique aussi de l'industrie de la pornographie a changé à partir de ces années-là puisque auparavant la pornographie c'était des films cryptés sur Canal+ c'était des vidéos c'était des petites salles obscures avec un contrôle forcément donc il y avait un caractère artistique si je peux m'exprimer ainsi à partir des années 2000 ce sont des financiers qui gèrent l'industrie de la pornographie et donc qui ne sont pas là en tant que spécialiste de la pornographie mais qui sont là en tant que spécialiste de la finance puisque ça génère des millions de clics et donc des énormément de ressources donc on a balayé évidemment essayer de dresser le tableau de de l'industrie de la pornographie de des principales vidéos qui circulent avec à la fois tous les volets l'accès des mineurs bien entendu mais pas seulement et puis les victimes parce que ce qu'il faut dire c'est que dans la pornographie une majorité des femmes qui tourne ses vidéos sont en situation de vulnérabilité et que il y a des processus de recrutement qui sont qui ont été démontrés dans ce rapport avec les auditions que nous avons menées avec un viol de soumission et ensuite des pratiques extrêmement hard et ce qu'on a pu constater c'est que comme il y a beaucoup de consommation de ces vidéos plus vous consommez plus vous avez besoin d'avoir des images violentes pour retrouver l'émotion première on va dire et ce qui fait que pas d'éducation à la sexualité une pornographie accessible tout le temps qui devient une drogue et bien on a biberonné des éducs des générations depuis les années 2000 à la pornographie la pornographie a remplacé l'éducation à la sexualité nous nous sommes déplacés avec des mes collègues rapporteurs dans des établissements scolaires ou on se rend compte que il y a plus aucune donc pour lui le rapport les rapports sexuels sont ceux voilà sont ceux qu'ils voient dans la pornographie on a eu ce témoignage d'une infirmière qui disait deux adolescents qui étaient en couple qui décide d'avoir des rapports sexuels le garçon n'a comme seul modèle comme seul logiciel la pornographie et donc je t'étrangle je te tire les cheveux je te double pénètre et la jeune fille finit à la fermerie donc c'est le sujet est grave il faut que les les pouvoirs publics et les politiques publiques s'empare du sujet qu'on ait une prise de conscience collective du modèle qui est véhiculer parce que c'est souvent les femmes qui sont extrêmement maltraitées il faut qu'on protège les mineurs et donc il faut que l'accès qui normalement dans la loi n'est pas possible pour les mineurs soit une réalité il faut qu'on donne un droit à l'oubli pour les victimes c'est-à-dire qu'une femme qui tourne une vidéo elle va gagner 400 euros lorsqu'on lui demande de lorsqu'elle demande de retirer une vidéo de de plateforme on lui demande qu'à ou 5000 euros donc vous comprenez bien que dans le modèle économique elle peut par déjà c'est souvent des femmes en situation de vulnérabilité et puis il faut qu'on se donne les moyens avec Faro avec LARCOM avec tous les outils dont on dispose et ben peut-être qu'il faut adapter ses outils il faut qu'on arrive à bloquer à rendre difficile la pornographie qui véhicule ces images parce que lorsqu'on regarde les rubis rubrique pardon c'est quand même l'apologie du racisme bien souvent l'apologie de l'inceste l'apologie de la pédocriminalité et l'apologie des violences faites aux femmes alors il y a deux affaires en cours qui sont actuellement lancés notamment l'affaire French bouké avec de nombreuses parties civiles de nombreuses mises en cause donc il faut que ces affaires arrivent au bout et que tout le monde prenne conscience de ce qui est devenu la pornographie parce que il s'agit pas pour la délégation de dire nous allons Inter la pornographie puisque c'est un économie à l'international par contre il faut qu'on réussisse à bloquer tous ces contenus illicites bien entendu et nous ne sommes pas là nous n'avons pas souhaité avec les rapporteurs non plus avoir une vision réglementariste parce que c'est ce que nous avait proposé les deux gros faiseurs d'Orsay les Jacquie et Michel de dire nous avons des coordinateurs d'intimité sur le plateau en fait tout cela reste très cosmétique on sait que les vidéos elles sont tournées n'importe où en France et ailleurs dans en Amérique du Nord et dans les pays de l'Est notamment et dès qu'une législation sursis les films se tournent d'ailleurs donc il s'agit bien entendu ni d'être réglementariste puisque ce serait cosmétique et se voiler la face ni d'être abolitionniste parce que ça serait impossible à mettre en oeuvre à vouloir interdire la guerre c'est bien je partage mais réussir à le faire c'est beaucoup plus compliqué donc il faut qu'on ait des propositions et c'est le cas avec mes collègues rapporteurs Alex frappé aux portes des ministères pour présenter les 23 recommandations que nous faisons donc oui il y avait la proposition du dispositif proposé par l'acnil et la pérenne pour un double contrôle et un tiers de confiance et bien c'est une bonne chose il faut qu'on accélère il faut qu'on arrive très très vite à l'application de la loi j'aimerais revenir sur un des thèmes que vous avez évoqué plutôt c'est l'éducation est-ce que les différentes réformes du collège du lycée non pas conduit à des déséquilibres dans l'accès ou l'égalité des chances et notamment le retrait des filles dans les carrières scientifiques ah c'est un sujet qui a fait de l'alimenter de nombreuses interventions au Sénat que ce soit des questions d'actualité des questions orales des questions écrites évidemment la réforme qui a été proposée et validé à eu des conséquences extrêmement négatives pour la présence des jeunes filles dans les filières scientifiques le tir on essaye de le corriger mais c'est évidemment un désastre pour l'implication des femmes dans les filières scientifiques donc on doit tout mettre en oeuvre pour orienter les femmes c'était le travail qu'on avait mené d'ailleurs avec un rapport femme et ruralité en finir avec les inégalités dans les territoires parce que il y a des solutions qui existent tout ne passera pas par la loi mais c'est par exemple du mentorat c'est par exemple et bien la possibilité de pouvoir faire les la première ou la deuxième année à proximité dans son département donc tout un tas de solutions et puis ne pas brider les jeunes filles ne pas leur dire c'est pas pour elle oui aujourd'hui toutes les carrières sont possibles pour les jeunes filles et c'est un souci d'orientation parce que les parents ne connaissent pas forcément tous les vantails des possibles et on se doit de leur donner tous les vantail des possibles et de pas uniquement les cantonner à des métiers du Caire le mercredi 1er février 2023 le Sénat adopté la proposition de loi constitutionnelle visant à protéger la garantie le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse à tenté par la semelle lecture c'est la première fois que le Sénat prennent une telle initiative est-ce qu'on peut dire que les derniers événements notamment la décision aux États-Unis a bousculer le Sénat dans ça a été un sujet difficile pour le Sénat pour ma part je pense que le droit à l'insterruption volontaire de grossesse c'est un droit fondamental qui a été qui a été acquis avec difficulté avec le combat de Simone Veil qu'on se doit de faire le maximum pour le protéger mais ce que je voudrais dire aussi une fois qu'on a inscrit ou qu'on pourrait inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution donc on arrivera à le préserver un peu plus que dans une loi on n'aura pas fini le combat pour l'accès à l'IVG parce qu'il est question aussi d'accès c'est bien de dire qu'on va constitutionnaliser l'IVG mais il faut qu'on puisse aussi le mettre en application c'est à dire un accès partout pour toutes les femmes à l'IVG à l'interruption volontaire de grossesse et que ce soit une réalité ce qui n'est pas le cas aujourd'hui je rappelle que vous êtes président de la délégation au droit des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes merci à vous merci Thomas et à très bientôt [Musique]
Annick Billon