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InterviewRadio J — L'interview politique· 13 février 2024 12 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesDéfense

Antoine Armand - Le Barbier du matin du 13/02/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la pression internationale pour dissuader Israël d'attaquer ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Et une trêve pour reprendre des négociations et obtenir des libérations par la négociation ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    En France, le droit du sol sera aboli à Mayotte. Certains disent qu'il faut aussi supprimer le droit du sol pour le reste du territoire. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Les Républicains organisent un référendum d'initiative partagée sur la loi immigration. C'est une manœuvre démocratique ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Tension entre agriculteurs, écologistes et gouvernements à quelques semaines du Salon de l'Agriculture. On est dans une impasse. Qu'en pensez-vous ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Le mur énergétique français : en 2030, nous aurons trop de besoins électriques. On va s'en sortir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « La position c'est d'abord la satisfaction de la libération des otages. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Je m'étonne qu'une personne qui est dite porte-parole de l'ONU puisse tenir des propos, oui je le dis, qui sont à la limite du négationnisme. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « La France tient une position extrêmement claire depuis le début, contrairement à ce que les opposants politiques les plus indignes essayent de faire croire. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Une solution politique. Et je crois que la France a toute sa place, parce qu'elle l'a fait dans son histoire récente, pour porter des initiatives multilatérales pour aller vers la paix. »
  • 3:17Invité politiqueFait
    « Je pense que ce n'est pas l'histoire de la République et que ce n'est pas ce qui a fait qu'en France, depuis des dizaines d'années, des personnes sont venues, se sont installées. »
  • 3:53Invité politiqueFait
    « C'est une partie de la solution. Et on ne le fait ni de gaieté de cœur, ni pour je ne sais quel principe défendu par les anti-républicains. »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « Non, écoutez, moi je suis totalement respectueux du Conseil constitutionnel et de nos institutions, contrairement d'ailleurs aux Républicains qui ont eu des mots totalement déplacés à l'encontre de notre juridiction suprême. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Les Républicains prétendent qu'en décalant de quelques mois la perception des allocations familiales, ils vont régler ce qu'ils appellent le grand problème migratoire. »
  • 6:23Invité politiqueFait
    « On a pris des mesures extrêmement fortes ces dernières années pour les soutenir sur les prix, sur les normes. »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « Si les mêmes causes entraîneront les mêmes effets, si on continue à croire qu'on s'en sortira, on aura ou suffisamment d'énergie, ça veut dire, en fait, qu'on continuera à faire tourner nos centrales à charbon en Europe. »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « En fait, il faut consommer beaucoup moins d'énergie qu'on n'a jamais consommé et il faut produire, en dix ans, beaucoup plus d'énergie qu'on n'a jamais produite. »
  • 8:56Invité politiqueFait
    « Le pays qui a retiré quasiment le plus de production nucléaire en Europe depuis 2000, c'est la France. »
  • 9:13Invité politiqueChiffre
    « Le gouvernement a fixé un objectif de production pour remonter cette production jusqu'à 360-400 TWh à la fin de l'année, à la fin de la décennie. »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « Je mène cette commission d'enquête l'année dernière et je me retrouve face à des gens qui expliquent sous serment que oui, c'était, les mots de Montebourg, un accord de coin de table. »

Temps de parole

  • Antoine Armand82 %
  • Présentateur18 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonjour et bienvenue député Renaissance de Haute-Savoie. Nous allons parler de votre livre « Le mur énergétique français » qu'évoquait Annabelle. Il est publié chez Stock, mais d'abord quelques questions politiques et géopolitiques. Il y a cette pression sur Rafa mise par l'armée israélienne, il y a la pression aux diplomatiques internationales pour dissuader Israël d'attaquer. Quelle est votre position ?

0:27
Antoine Armand

La position c'est d'abord la satisfaction de la libération des otages. On devrait quand même rappeler que des centaines de personnes ont été prises en otage, certaines sont malheureusement déjà décédées, certaines ont été libérées. Que des civils attaqués, parfois massacrés, soient aujourd'hui libérés, c'est une grande satisfaction pour quiconque défend la démocratie. Je vais vous dire, je m'étonne un petit peu de certaines prises de position ou certaines ambiguïtés.

Je m'étonne et je m'interroge comme n'importe quel citoyen du monde qui est attaché à l'ONU, qui est attaché au multilatéralisme et qui découvre que sous une agence de l'ONU, il peut y avoir un data center qui sert de relais et de plateforme pour les terroristes. Je m'étonne qu'une personne qui est dite porte-parole de l'ONU puisse tenir des propos, oui je le dis, qui sont à la limite du négationnisme. Et donc je pense à un moment que dans le débat dans lequel on se situe, dans la gravité des morts qui existent de toutes parts, et une vie vaut évidemment une vie, eh bien on puisse perdre ses repères.

On puisse oublier qu'hier on a libéré deux otages qui n'avaient rien demandé à personne, qui d'ailleurs étaient probablement des activistes pour la paix, qui ont été attrapés, qui ont été séquestrés, qui ont été kidnappés chez des gens qui étaient leurs gardiens. S'hier une opération a permis leur libération, je pense que personne ne peut la critiquer en quoi que ce soit.

1:42
Présentateur

Et une trêve pour reprendre des négociations et obtenir des libérations par la négociation, comme ça a été le cas il y a quelques semaines ?

1:48
Antoine Armand

La France tient une position extrêmement claire depuis le début, contrairement à ce que les opposants politiques les plus indignes essayent de faire croire. C'est-à-dire que c'est d'abord évidemment la libération des otages qui compte. Et j'aimerais bien savoir quel pays pourrait prétendre le contraire, quel pays dont des milliers de personnes ont été assassinées, des centaines de personnes ont été prises en otages, pourrait aller dire non, vous savez, les otages, mes compatriotes, je les laisse et j'en ai rien à faire. Ensuite, il y a bien sûr une question de cesser le feu, à la fois pour ramener les otages à la maison et puis pour permettre des conditions humanitaires de base.

Et je pense que personne ne conteste ça. Et puis derrière, c'est ça qu'il faut qu'on arrive à construire. Une solution politique. Et je crois que la France a toute sa place, parce qu'elle l'a fait dans son histoire récente, pour porter des initiatives multilatérales pour aller vers la paix. Et la paix, ça passera par une perspective à deux États. Et là, je le dis, il faut qu'on fasse attention à ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus. Les pièges, ils existent de toutes parts. Il y a ceux qui prétendent que la paix peut se décréter, qu'il suffit d'un cessez-le-feu pour que toutes les conditions soient réunies et qu'on évite l'horreur du 7 octobre à nouveau. Ce n'est pas si simple.

Et donc, je comprends et évidemment, je partage le droit d'Israël à se défendre. Et puis, il y a l'autre piège, celui de la guerre sans fin. Celui de la haine qui continuera à croître et qui se répercutera sur les générations et les générations futures. C'est entre ces deux pièges qu'on doit naviguer. La perspective de la paix, la libération des otages et un cessez-le-feu.

3:08
Présentateur

En France, le droit du sol sera aboli à Mayotte. C'est la décision du pouvoir. Certains disent, mais il faut aussi supprimer le droit du sol pour le reste du territoire, pour toute la France. Qu'en pensez-vous ?

3:17
Antoine Armand

Je pense que ce n'est pas l'histoire de la République et que ce n'est pas ce qui a fait qu'en France, depuis des dizaines d'années, des personnes sont venues, se sont installées. On a eu des enfants. On a eu des enfants. On a travaillé. Dont je suis. Dont d'autres sont. Et je ne crois pas que le droit du sol qui est intimement lié à notre République soit une question dans l'hexagone. Maintenant, qu'est-ce qui se passe à Mayotte ? On est dans une situation extrêmement particulière.

Et quand j'entends les donneurs de leçons professionnelles qui viennent nous expliquer que, revenir sur cette question-là à Mayotte, alors qu'en fait, ça provoque des migrations terribles d'une à une autre, alors que ça provoque des drames humains... Ça va suffire de supprimer le droit du sol. C'est une partie de la solution. C'est une partie de la solution. Et on ne le fait ni de gaieté de cœur, ni pour je ne sais quel principe défendu par les anti-républicains. On le fait parce que c'est une manière de répondre immédiatement et progressivement et sur le long terme à une situation humaine catastrophique.

4:11
Présentateur

Les Républicains en profitent pour annoncer qu'ils vont organiser un référendum d'initiative partagée, donc en appelant les citoyens, sur la loi immigration, sur certaines dispositions, notamment l'accès pour les étrangers aux avantages sociaux. C'est une manœuvre démocratique ?

4:25
Antoine Armand

Non, écoutez, moi je suis totalement respectueux du Conseil constitutionnel et de nos institutions, contrairement d'ailleurs aux Républicains qui ont eu des mots totalement déplacés à l'encontre de notre juridiction suprême. Donc j'espère qu'ils se tiendront cette fois-ci au processus. Il y a quelque chose qui me frappe. Je vais vous dire ce qui me frappe le plus. Les Républicains prétendent qu'en décalant de quelques mois la perception des allocations familiales, ils vont régler ce qu'ils appellent le grand problème migratoire.

Bon, enfin franchement, ils prétendent qu'avec une caution pour les étudiants, en mettant quelques dizaines ou quelques centaines d'euros pour un étudiant qui arrive sur notre territoire, qui le plus souvent, pardon, vient faire des études supérieures et nous sommes très heureux que les étudiants indiens, que les étudiants argentins, que les étudiants canadiens viennent choisir la France pour devenir ingénieurs, pour devenir chercheurs, ils prétendent que ça va résoudre d'une quelconque manière le problème migratoire. Que font-ils ? Ils font de la diversion.

Ils essayent d'occuper le terrain parce qu'ils sont en phase de déliquescence politique avancée et ils essayent d'exister face au Rassemblement National. Je pense que ce ne sera ni leur solution politique et ce n'est sûrement pas une solution pour la France.

5:25
Présentateur

Tension dans les négociations entre agriculteurs, écologistes et gouvernements à quelques semaines maintenant du Salon de l'Agriculture. Vous connaissez bien ces problématiques parce qu'en Hauts-de-Savoie, il y a beaucoup d'élevages notamment. On est dans une impasse. On va fâcher forcément soit ceux qui veulent plus d'écologie, soit ceux qui veulent une agriculture plus souple.

5:43
Antoine Armand

Alors, vous savez, moi, je fais une petite différence entre ceux qui veulent plus d'écologistes et l'écologie politique. D'ailleurs, on parlera dans le livre, l'écologie politique a quand même toujours le beau rôle. Si on se pose une seconde, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que me disent, par exemple, les éleveurs de Hauts-de-Savoie ? Ils me disent, toutes les semaines, il y a des écologistes, des associations ou des partis qui nous attaquent, qui déposent des recours pour éviter l'extension d'une ferme, pour éviter l'amélioration de telle ou telle procédure.

Donc, les écologistes qui viennent nous expliquer que ce sont les premiers soutiens des agriculteurs, je pense que vraiment, personne n'est dupe dans le milieu agricole. Ça, c'est assez clair. Ensuite, nous, il faut qu'on fasse notre examen. Nous, majorité, nous, partis au pouvoir, il faut qu'on fasse notre examen de conscience. On soutient les agriculteurs. On a pris des mesures extrêmement fortes ces dernières années pour les soutenir sur les prix, sur les normes. Simplement, c'est un cran plus loin qu'il faut aller parce que la souveraineté alimentaire, face à la pression de l'Amérique du Sud, à l'Asie, elle ne se fera pas uniquement par des petites mesures.

Il faut qu'on change complètement le logiciel. C'est ce qu'a annoncé Gabriel Attal en disant mettons l'agriculture au-dessus de tout. Moi, je dis chiche, allons-y, travaillons.

6:44
Présentateur

Alors, le mur énergétique français, c'est votre livre qui est sorti chez Stock. Ce mur, c'est celui dans lequel nous fonçons. Vous nous expliquez qu'en 2030, nous aurons trop de besoins électriques, notamment avec les voitures électriques qui se répandent, pour la production. On va arriver à s'en sortir ?

6:59
Antoine Armand

Mais si on change notre logiciel de pensée, c'est que si les mêmes causes entraîneront les mêmes effets, si on continue à croire qu'on s'en sortira, on aura ou suffisamment d'énergie, ça veut dire, en fait, qu'on continuera à faire tourner nos centrales à charbon en Europe, qu'on continuera à importer du gaz russe, qu'on continuera à importer du pétrole moyen-oriental, avec tous les chocs géopolitiques qui peuvent arriver. Et puis si, d'un autre côté, on se dit non, mais il suffit qu'on baisse un peu notre consommation, on va y arriver, on n'est pas dans les bons ordres de grandeur.

En fait, il faut consommer beaucoup moins d'énergie qu'on n'a jamais consommé et il faut produire, en dix ans, beaucoup plus d'énergie qu'on n'a jamais produite.

7:33
Présentateur

Mais consommer moins d'énergie, c'est contradictoire avec la réindustrialisation de la France. Vous montrez bien que c'est la perte des industries qui a fait qu'on a moins consommé.

7:40
Antoine Armand

Pas forcément. Effectivement, ce n'est pas ce qu'on a perdu de l'industrie qu'on a fait le travail de la consommation. C'est le contraire que j'appelle à faire. C'est que, bien sûr, il faut améliorer les processus industriels, la manière dont on consomme de l'énergie dans les entreprises. Mais c'est nous, citoyens, qui avons le pouvoir. Je vous donne un ordre de grandeur, je le trouve intéressant. Vous vous souvenez, l'année dernière, au moment des cols roulés, excellente sur le sujet, grâce à ce plan, grâce à cet effort collectif, on a économisé, aux heures les plus importantes, plus de 8 réacteurs nucléaires en pointe.

Donc, on a collectivement, si on fait tous un effort pas insurmontable, les clés pour économiser beaucoup d'énergie chez soi et puis continuer à produire. C'est parce qu'on a eu peur de la coupure qu'on a tous bien réagi comme ça. Exactement. Et c'est pour ça que j'écris ce livre. C'est pour dire que la coupure, elle peut arriver l'année prochaine. Là, on est tranquille. Cette année, on est tranquille parce que le parc nucléaire est revenu très disponible, parce qu'il ne fait pas très froid et parce que notre industrie est au niveau auquel elle est.

Mais imaginez que dans quelques années, on ait réussi notre effort d'industrie et imaginez qu'on est à un hiver très froid et qu'on ait décidé de continuer à fermer des centrales à gaz. Là, il risque d'y avoir un petit blackout et il faut s'y préparer dès maintenant.

8:45
Présentateur

Cette crise du nucléaire, qui était due notamment à un problème de corrosion en 2021, pour vous, elle est finie et ça va aller bien jusqu'au moment où arriveront les nouveaux réacteurs ou on est encore sur le fil du rasoir ?

8:56
Antoine Armand

Mais d'abord, vous savez que le pays qui a retiré quasiment le plus de production nucléaire en Europe depuis 2000, c'est la France. Parce qu'en fait, on perd en production nucléaire chaque année, au-delà même de la crise l'année dernière. Parce que le parc est y, qu'on a de la maintenance à faire. Donc, on a fixé, le gouvernement a fixé un objectif de production pour remonter cette production jusqu'à 360-400 TWh à la fin de l'année, à la fin de la décennie. C'est très bien.

9:21
Présentateur

On a été monté à 500.

9:22
Antoine Armand

Exact, à 400. Il faut envisager la possibilité que de telles crises réapparaissent. Il faut qu'on ait des marges. Quand vous rentrez chez vous, si vous avez juste exactement de quoi manger pour les trois prochaines semaines, si vous avez le moindre problème, ça peut dérailler. C'est la même chose pour une économie et pour une énergie.

9:39
Présentateur

Mais on a perdu les compétences. On n'est pas capable de sortir flamme en ville. On a des doutes sur notre capacité à relever ce défi nucléaire.

9:45
Antoine Armand

C'est le résultat d'une longue et lente et profonde désindustrialisation. C'est pour ça que, par exemple, dans le livre, j'appelle à un effort de formation sans précédent. Quand on va commencer à construire les nouveaux réacteurs qu'on a lancés, il faudra des milliers de techniciens et d'ingénieurs nucléaires. Aujourd'hui, ils sont au lycée. En ce moment-là, aujourd'hui, ils vont au lycée. Il faut les orienter. Il faut les orienter. Il faut créer des filières. Et pour le nucléaire, mais ça vaut pour la rénovation énergétique, il faudra des centaines de milliers de personnes pour de la fabrication des composants jusqu'à l'installation chez vous, l'isolation des fenêtres qui soient présentes.

Donc tout ça, ça se prépare, ça s'anticipe avec le sentiment de l'urgence. Pas de manière catastrophiste, pas en disant que la planète va brûler et qu'on va assister impuissant

10:27
Présentateur

des 30 dernières années ont fait des erreurs. Mais vous attribuez comme une responsabilité plus forte à l'alliance PS écologiste ?

10:35
Antoine Armand

Je mène cette commission d'enquête l'année dernière et je me retrouve face à des gens qui expliquent sous serment que oui, c'était, les mots de Montebourg, un accord de coin de table. C'est-à-dire qu'à un moment, on a dit à un tel « Combien tu veux de circonscriptions pour les législatives ? » Et à l'autre, « Combien tu veux qu'on ferme de centrales nucléaires ? » Et on a trouvé un équilibre entre plusieurs circonscriptions électorales pour les verts et plusieurs centrales nucléaires qu'on allait fermer.

Quand on se pose une seconde à l'aune de l'urgence écologique et qu'on se dit que ce sont des partis qui défendaient l'écologie qui ont conglu cet accord morbide, il y a quand même de quoi se réveiller de mauvaise humeur.

11:06
Présentateur

Mais quand même, Astrid, qui devait réutiliser le combustible usagé, ce n'est pas les écologistes qui l'ont arrêté.

11:11
Antoine Armand

C'est un projet de recherche qui a été suspendu et qui mériterait, sous cette forme-là ou sur une autre, d'être repris. Pourquoi ? Pour le dire très simplement, c'est un réacteur qui pourrait avaler ses propres déchets et utiliser beaucoup moins d'uranium dans un monde où on va en consommer plus et dans un monde où on veut résoudre la question des déchets. Et pourquoi c'est important ? Parce que quand on croit à la recherche en France, c'est qu'on croit à son pays.

11:30
Présentateur

En un mot, que dites-vous à Greta Thunberg qui est allée manifester contre des forages dans le sud-ouest ?

11:35
Antoine Armand

Je dis que je pense que le temps n'est plus à lancer des cris, des colères et des anathèmes. La question, c'est quelle est la solution pour les gens dans le sud-ouest de la France en termes de transport ? Qu'est-ce qu'on leur propose ? Parce qu'on ne fera pas l'écologie contre la démocratie et encore moins contre les territoires.

11:51
Présentateur

Antoine Armand, le mur énergétique français, c'est chez Stock. Donc vous étiez rapporteur de cette commission d'enquête. C'est le résultat. Merci et bonne journée. Merci beaucoup.

11:59
Antoine Armand

Merci Christophe. Demain, vous recevez Charlotte Parmentier-Lecoq, la présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée et députée Renaissance.