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interviewBFM TV (sur YouTube)· 24 mars 2025 43 min

Bétharram: échanges tendus entre François Bayrou et des élus d'opposition de Pau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ce que vous devez peut-être peut-être que vous ne le mesurez pas, mais ce que je veux vous dire et faites crédit à vos interlocuteurs à ce qui vous écoutent de leur niveau de compréhension. Donc ça vous permettra d'avoir des dialogues peut-être plus constructifs et ne pas toujours induire que finalement si vos idées ne sont pas validées c'est que elles ne sont pas comprises. Ça ce n'est pas une vague pour le débat.

Mais ce que je peux vous dire c'est que ce nom de souvent pas international que je que vous plaisez vous avez plaisir l'histoire s'inscrit dans une ration et si vous n'en avez pas conscience vous devriez en prendre conscience et le le réparer le réparer dans notre ville comme ailleurs. Dans notre ville comme ailleurs. Bien.

Euh oui, monsieur le maire. Monsieur le maire. Oui, allez-y.

Vous vous avez dans votre propos linaire évoqué à juste titre comment cela n'aurait euh n'aurait pas pu se produire la tragédie des enfants de notre temple du parce que cette tragédie elle a depuis 1957 elle a elle s'est abattue sur des enfants. Et parmi ces enfants, il y avait et pendant ces longues années évidemment des des enfants de notre ville, des petits palois qui euh qui étaient confiés au aux religieux de Notream C'est supplié de l'entreame et je défends certains d'entre eux. Et cette cette défense, elle n'a pas débuté avec mes une fonction d'élu au conseil municipal de PA.

Elle a débuté en 1996. puisque en février 1996, puisque c'est exactement la date à laquelle j'ai déposé une plainte pour un jeune de 14 ans qui était dans la même classe que l'un de vos fils, qui avait été frappé par un surveillant dont le temp avait été explosé. C'était le 31 janvier 1995 et qui ensuite le 5 décembre 1995 avait été sanctionné d'un châtiment corporel véritable torture.

Le suffice du péron expulsé expulsé du dortoir et exposé devant la vierge au bord du gare dans cet endroit que vous connaissez si bien en petite tenue. Il a pu appeler son père qui est venu le chercher et il a conduit à l'hôpital. C'était la première plainte contre Notre Dame de Varan et cette plainte, elle a été immédiatement médiatisée au niveau local, au niveau national et il faut saluer le travail de la presse locale qui a relayé cette plainte et ensuite il s'est fait l'écho des réactions qui sont intervenues puis du procès qui s'est déroulé le 11 juin 1996. où la famille de ce jeune que je défendais a été [Musique] confronté à la condamnation de ceux qui comme vous monsieur le maire considérait que la dénonciation de ces mauvais traitements de ses coûts était mal vécu par les ce sont les termes que vous avez utilisé Monsieur le maire, en 1996, vous n'avez pas pris le parti de ce jeune de 14 ans.

Vous n'avez pas pris le parti de sa famille, vous avez pris le parti de l'Institution catholique Notre Dame de Betaram. Et vous êtes allé très loin dans ce soutien puisque vous aviez commander un rapport, vous étiez alors ministre de l'éducation nationale et que de ce rapport vous avez retenu que la conclusion, c'est-à-dire celle que vous nous avez lu tout à l'heure, l'absence de brutalité alors que ce rapport constatait la véracité de ce qu'aexpliquait le jeune que je défendais. C'est-à-dire le goût violent qui lui avait été porté à la fin du mois de janvier 1995 puis son exposition sur le ce châtiment corporel cette torture.

Monsieur le maire, monsieur le premier ministre, si vous aviez lu ce rapport, vous n'auriez pas manqué de condamner la violence. Ou alors si vous l'avez lu et si vous n'avez pas été choqué par la description qui était contenue dans ce rapport, c'est que vous avez adhéré à cette méthode parce que sinon vous ne pouviez pas faire cette déclaration que vous avez fait sortir d'une messe de Notre Dame de BRAM avec à vos côtés le maire de Lourde monsieur Guste Blazim. cette déclaration dans laquelle vous avez blanchi Notre Dame Betarab constituait déjà une situation innomrable.

C'était en 1996 et en 1998 et je suis en train de vous dire que le 11 janvier le 11 février 2025 vous avez menti devant l'Assemblée nationale en prétendant que vous ne connaissiez pas les violences qui étaient faites aux à notre en 1998 en 1998 quand la sœur du père Car éclate et elle va être médiatisée d'une manière considérable parce que c'est un religieux qui était accusé de viol sur un mineur pendant le 15 ans. Là également vous aviez une connaissance acquise de ces violences sexuelles, de ce viol qui propagé. Demande, comment avez-vous pu dire le 11 février 2025 dans l'Assemblée nationale que vous ne connaissiez pas l'existence de ces violences ? la question qui est posée et j'ajoute qu'un juge d'instruction et un gendarme déclare et j'ai confiance en leur parole de professionnel de la justice que le 26 mai 1998 quand le directeur d'enquête le gendarme présente le père Caricat pour une décision sur son éventuelle incarcération avec le dossier la procédure accompagnant présentation juge Mirand.

Le jardin longtemps nous dit que le jiru à préciser qu'il ne pouvait pas le recevoir à 14h comme cela a été prévu mais qu'il le recevra à 16h parce que le dossier avait la communication du dossier avait été demandée par le par général de la grande appel de peau et nous savons que cela est vrai puisque dans une note que vous-même monsieur le premier ministre vous avez communiqué à l'Assemblée nationale pour mettre en cause madame Guigou Dans cette note du 15 juin 1998, le procureur général de la cour d'appel de peau fait état de la conversation téléphonique qu'il a eu le 26 mai 99 au moment de la présentation du père Carik. Conversation téléphonique avec le parquet général, ce qui recoule la déclaration selon laquelle vous étiez intervenu qui est la déclaration du juge MIR. qui nous dit aussi que vous êtes rapproché de lui, que vous avez passé de l'honicile puisque il est voisin, il est votre voisin à Border et que pendant des heures vous lui avez posé des questions sur le contenu du dossier conservant le père Car.

Voilà la réalité. Alors, comment avez-vous pu dire à la représentation nationale que vous n'aviez pas connaissance des violences ? Et je je termine sur ce point, monsieur le maire, puisque votre réponse c'est de nous agresser.

C'est de nous agresser. Quand nous posons des questions, vous nous agressez mais vous ne répondez pas à nos questions. Alors ces questions que je que je vous pose sur la base d'éléments tangibles, sur la base d'éléments tangible, elles sont maintenant entre les mains de la justice puisque une une enquête est ouverte pour entrave à l'exercice de la justice, notamment sur ce problème d'intervention de votre part au mois de mai de 1998 concernant le père Carik et nous savons que votre épouse et nous savons et nous savons que votre épouse a enseigné le catéchisme à ce moment-là à Notre Dame de Baraam et nous savons également qu'elle s'est rendu aux chères du père Carik.

Nous le savons. Ces questions, ces questions, ces questions, ces questions. La justice la justice irrépondra et également la commission d'enquête parlementaire et également la commission d'orquête parlementaire et vous aurez à répondre et vous répondrez alors sous serment et j'espère qu'alors vous sortirez du déni et du mensonge et que vous direz la vérité parce que les victimes que je défends les enfants qui ont été victimes durant toutes ces années que je défend qui ont été victimes de viol, de torture ont le droit de connaître la vérité sur ce qui s'est passé et ce qui a participé à l'or mais ce que ce que je veux vous dire monsieur le maire, monsieur le premier ministre puisque vous avez décidé de cumuler les fonctions mais comme tout à l'heure collègue vous voulez cumuler les fonctions mais vous voulez échapper à toutes les responsabilités C'est ce qui se passe.

Il a eu raison de le dire. Et ce que je veux vous dire, c'est que depuis depuis depuis que la sè Betaran depuis que la saran a surgi et elle elle suscite une émotion profonde. Nous avons appris aussi avons appris aussi que le surveillant qui a été mis à l'examen de 21 février 2025 pour des viols et intervenez encore à Notre Dame de Baram en 2024 en 2024 l'an dernier et nous avons appris aussi de la de la bouche de Monseigneur Haï [Musique] de la bouche de Monseigneur Laer que le courreau de Jean-Marie Delbos celui qui l'a violé de 1957 à 1961, il a continué à servir la messe jusqu'au 7 mars 2025.

Et ceci ceci signifie que le délit persiste perdure que la congrégation des pères de de de Betaram de Notre Dame de Baraam n'a pas pris conscience ni des souffrances qu'elle a infligé dont elle a été complice ni les mesures qu'il y avait en France. Et c'est pour cela et c'est pour cela que pour ma part, je vous pose maintenant ce soir deux questions et ces ces questions elles euh s'adressent finalement euh au maire et au premier ministre quand ne cétonne pas que ces discussions lieu devant le conseil municipal, c'est vous qui avez décidé de cumuler les fonctions de maire de le premier ministre du prochain. Et il est donc naturel que ce départ est lieu devant le conseil municipal.

Ce que je vous demande, monsieur le premier ministre, c'est d'engager la résiliation du contrat qui lit Notre Dame de Betara à l'État parce que la congrégation des pères de Notre Dame de Betaran a fait la preuve de sa dangerosité et du déni persistant dans lequel elle est enfermée. Et je pense également et j'espère que vous partagerez ce cette volonté que désormais Notre Dame de Betara doit fermer, doit cesser d'être un lieu d'éducation. Les victimes le demandent, un grand nombre de victimes le demandent et elles ont raison de le demander.

Et cette fermeture, elle a pour justification le fait que les enfants ne sont pas en sécurité, ont été en grave d'allonger depuis 1957, ne sont pas en sécurité dans cet établissement et enfin il n'est pas concevable que des enfants soient encore accueillis des adolescents dans cette structure qui a été un lieu de torture et de supplice pour d'autres enfants. Ce site doit devenir un lieu de mémoire pour les enfants martyrisés, pour les enfants supplic. Je vous répondrai après.

Peut-être Alexandre Thérèse m'a demandé la parole. Merci monsieur le maire. Mes chers collègues, euh merci de me donner la parole.

Je vous parlais d'un petit garçon qui était à Notre Dame de Métaram il y a 36 ans. 36 ans qui porte une douleur inscrite dans son corps. Les cris d'enfants étouffés par un silence imposé.

Les murs grilles de métaria encore. 36 ans d'angoisse chaque dimanche soir de valises qui ne peut boucler même pour partir en aujourd'hui ce petit garçon se tient debout avec ses camarades au combat. 18 mois qu'avec et notre collectif de victimes de nous résistons.

Tendons la main, improvisons des soins. Nous ne sommes pas, nous sommes juste des survivants qui sont difficiles. 18 mois que nous ramassons des âmes en mi agissons par devoir malgré ce fardeau.

Oui monsieur Margau, je suis élu et alors ? Je crois avoir démontré que ma parole était digne et juste depuis plus d'un an et personne ne peut douter l'intégrité. Je l'accepte pas.

En février 2024, Alain et moi avons tous deux affronté la direction de Notre Dame de Bara pour faire suspendre ce prédateur aujourd'hui incarcéré grâce à nous. 18 mois que nous proposons des solutions. Contourner la prescription, créer un office national porté par Alin devant une nouvelle borde il y a quelques jours.

Elle a écouté et reconnu. L'État n'a pas été au rendez-vous par le passé. Aujourd'hui, je sais que l'État pour nous, pour nos enfants, pour que ces drames cessent.

Merci d'avoir tenu vos engagements du 15 février quand vous nous avez reçu. Tous les engagements que vous avez pris ont été tenus. Mais je me tourne vers vous, monsieur Blanco, en 1996.

Vous saquez, vous étiez au cœur de cette affaire, cette première affaire, vous représentiez une victime. Je veux croire que depuis vous avez luté comme c professeur, ce juge, cet enquêteur qu'on voit partout dans les médias, que vous avez crié dans l'ombre pour protéger les enfants que nous étions ? Vous savez que ça alors que vous alors que vous étiez vous les adultes.

Et si je me trompe alors pourquoi ce silence après 96 vit en 98 cette absence en 2023 puis en 2024 quand tout a explosé ? Pourquoi seulement maintenant en mars 2025 ces ples les plus surprenantes les unes que les autres et ces éclats médiatiques ? Qu'est-ce qui vous a poussé à défendre Jean-Marie Del Boss ?

Mon camarade qui a été abusé en 1957 jusqu'à 1961 que vous avez rencontré pour la première fois Bara en ma présence d'ailleurs il y a quelques semaines. Il a luté pendant des décennies tout seul et comme par où étiez-vous vous les adultes quand nous avions besoin de justice ? Depuis 18 mois, nous nous battons, proposant, agissons pour les tribunaux, pas pour les tribunaux.

Respectez notre combat. Mais fin 2023 ou en 2024, où étiez-vous ? Alors que nous portions ce fardeau seul soutenu seulement par la presse et les médias que nous remercions qui nous ont entendu et soutenu.

Expliquez-nous à nous les survivants, à eux les disparus. Beaucoup de nos camarades n'ont pas supporté et sont partis. Je ne suis pas ici pour accuser mais pour comprendre.

Nous réclamons vérité, justice, acte. L'État peut-être là, va être là, va être au rendez-vous enfin dès aujourd'hui pour guérir le protéger. Et vous, monsieur Blanco, vous qui saviez, dites-nous ce que vous avez fait pendant 30 ans.

Dites-nous pourquoi votre voix s'uçon avait 12 ans. et ce petit garçon sous-moi. Merci beaucoup.

Moi aussi, j'ai l'émotion facile. Je veux dire simplement qu'on vient de voir c'est cet affrontement là entre la vie de ces garçons, ceux qu'ils ont subi rencontré et dont je répète que pour ce qui est des violences C'est intolérable et pour ce qui est des agressions sexuelles, c'est abominable. Abominable. et j'ai passé ma vie en de nombreux épisodes à me battre parfois un peu seul sur ces sujets.

Alors, je reviens à vos questions. En 96, j'ai cru, j'ai fait confiance au rapport de l'instruction. Est-ce que dans quelle mesure on l'a expertisé ?

Je n'en ai aucun souvenir il y a 30 ans. J'ai cru l'inspection et peut-être on aurait pas dû les croire et peut-être dans le travail queabeth B à ma demande ou avec mon accord accompli, il y a cela, la vérification de la vérification. Et en 98, l'affaire est entre les mains de la [Musique] justice et la mort d'une de la personne en question de ce de ce prêtre abominable.

Sa mort a clos cette affaire et je dois reconnaître que elle la close pour moi aussi. Mais vous devez savoir une chose, monsieur, je ne suis jamais intervenu en aucune manière auprès de quel magistrat que ce soit. Et d'ailleurs, si mon ami Christian Mironde avait été interrogé par moi, il lui aurait été interdit de me donner le moindre détail et vous le savez très bien.

Vous êtes avocat, vous le savez très bien. Vous savez que aucun magistratom le sujet de l'instruction à forcerie quand il est le juge d'instruction. Et la preuve qu'il y a pas eu d'intervention, c'est que le procureur a requis la mise en détention.

Oui ou non ? Oui ou non ? Et vous prétendez qu'il y aurait une intervention pour retarder de 14h à 16h.

Euh je je ne sais qu'à l'acte de procédure. Je sais pas si vous voyez à quel point tout ceci est simplement hors de propos. Et la preuve, c'est que le procureur général est intervenu, a transmis trois rapports, quatre rapports, un rapport téléphonique et trois rapports écrits à la chancellerie.

Qu'en a fait la chancellerie ? De mon temps, quand j'étais ministre et qu'il y avait des affaires comme ça, la chancellerie avertissait le ministère de l'éducation. C'est la moindre des choses qu'on puisse attendre.

Est-ce que ça a été fait ? Est-ce que ça a été fait ? Et vous-même, comme l'a dit Alexandre Perez, puisque vous me mettez en cause, permettez-moi de poser la question vous-même depuis 30 ans, qu'est-ce que vous avez fait ?

Est-ce qu'une seule fois j'étais là en tant que responsable public et maire de la ville ? Est-ce que vous êtes venu m'en parler une seule fois ? Est-ce qu'une seule fois vous m'avez croisé en disant tiens il faudrait que je te parle de des taram une seule fois vous savez depuis 1997 les détails j'ai jamais su aucun détail vous dites que ce garçon était dans la classe d'un de mes fils.

Jamais mon fils ne m'en parler jamais. Vous dites que on aurait dû savoir mais vous vous saviez. Il y a personne d'autre dans cette salle en dehors d'Alexandre qui est su bien que vous ?

Alors aujourd'hui, vous portez l'accusation manière médiatique déployée en réalité le coupable, le responsable, c'est vous. Pas une seule fois. Ne riez pas.

Ne riez pas. On est ici en train de en train de vivre des moments qui sont terribles. Croyez que j'aurais scolarisé mes enfants dans cet établissement si j'avais pensé une seule seconde qui pouvait s'y passer des choses abominables ?

Vous me connaissez vaguement les enfants. Les enfants. C'est la prudence de mes yeux.

Je donnerai comme tous les parents ma vie pour eux et vous croyez que j'aurais scolarisé mes enfants en sachant ce que vous m'accusez d'avoir su mais vous avez perdu tout sens de l'estime de l'amitié de la connaissance que nous avons les uns des autres dans une ville comme celle-ci c'est mes enfants. C'est pas des c'est pas des étrangers pour moi, ils sont ma vie. Et vous m'accusez de les avoir scolarisé en sachant d'avoir dissimulé des choses et vous avez perdu tout sens moral.

Vous êtes c'est vous qui êtes au courant depuis 30 ans et vous n'avez rien dit depuis 25 ans. Vous n'avez rien dit depuis 25 ans. Celui le seul en dehors d'Alexandre, le seul dans cette salle qui sache c'est vous.

Vous avez fait un article pendant 25 ans, vous avez déposé plein de je ne sais quoi, vous avez totalement abandonné le dossier parce que comme tout le monde, vous avez constaté qu'il n'était plus dans dans le dans l'explosé publique comme tout le monde dans cette ville et dans cette région, comme tout le monde et comme tous les parents qui confiaent leurs enfants à cet établissement et qui pensaient que c'était un établissement dans lequel les enfants étaient protégés bien et donc c'est je trouve que ces accusations croisées sont totalement à côté de la responsabilité que nous devrions exercer ensemble. Est-ce qu'il y a eu des négligences, monsieur Long ? Oui, plein sans doute.

Nous ne les connaissions pas. Il y a eu une négligence sans aucun doute du côté de l'institution. Il y a eu euh une volonté de ne pas voir du côté de l'institution.

Probablement, vous avez raison. Il y a eu de la négligence chez tous les responsables publics parce que comme monsieur Mar l'a dit, tout le monde ignorait, a ignoré, a laisser de côté cette affaire qui n'existait pas encore pendant 30 ans. Le seul qui savait vraiment, c'était vous.

Et donc ce travail et je vous mets pas en accusation, je vous demande de constater les choses. Et donc cette cette manière de je trouve que nous devrions essayer de mieux comprendre pourquoi ces garçons se sont je trahille pas un secret Alexandre. Je vais je vais dire ce que vous m'avez dit tous.

Ceux d'entre vous qui ont eu le courage de parler à leurs parents grands-parents, les parents grands-parents des c'est leurs enfants, c'est les enfants qui attestaient de ce qui leur arrivait sûrement avec des mots balads, sûrement avec des mots de honte, on les a pas cru. Pourquoi est-ce que la parole était à ce point bloquée ? Vous savez, elle est dans beaucoup d'institution et peut-être c'est très douloureux, mais peut-être c'est un progrès que la parole puisse enfin se faire entendre et peut-être c'est un progrès, comme les associations le disent, qu'on puisse entendre la parole des enfants en lui faisant crédit.

Ça veut pas dire qu'il y a pas d'accident dans d'autres sens mais je trouve que qu'on doit ça à ces petits garçons au moins de de ne pas faire une affaire d'intérêt politique dans quelque chose. Nous avons sans doute tous eu des responsabilités, tous et comme on l'a montré sans exception dans cette salle, tous eu des responsabilités et nous avons aujourd'hui à affronter le pire d'une situation d'enfance et d'une situation humaine euh en prenant des précautions pour qu'à l'avenir ce sera pas la même chose. Quand dans mon exercice professionnel, dans ma profession d'avocat, il a été porté à ma connaissance des faits de violence, de torture.

J'ai déposé plainte. C'est terminé en 1996. Je suis je suis je suis euh aujourd'hui aujourd'hui je continue la mission qui m'a été confiée par cette par ce jeune qui avait 14 ans à l'époque a 42 ans aujourd'hui par sa famille pour la manifestation de la vérité est votre tentative pour vous dégager une fois de plus de votre responsabilité n'y changera rien En 1998, je neintervenais pas dans le dossier du père Carik.

J'étais comme vous. J'en avais connaissance par la presse. Et donc quand vous avez répondu, je le répète, à l'Assemblée nationale que vous ne connaissiez pas l'existence de ces événements, c'était un mensonge.

Ça ne porte pas votre nom. Et maintenant ce que je constate c'est que vous ne répondez pas sur mes deux demandes. La résiliation du contrat d'association de l'établissement Notre Dame de Baranam à l'heure actuelle parce que cette résiliation c'est une procédure qui est utilisée fréquemment pour les institutions professionnelles en dehors du champ catholique.

Cette résiliation aujourd'hui, elle est nécessaire, elle est légitime et moi je vous interroge comme le premier ministre sur cette résiliation. Et la seconde question que je vous ai posé, c'est celle de la fermeture de ce lieu pour respecter la mémoire des suppliciers de Notre Dame de Betaram. Car peut-on concevoir que dans ce lieu de torture, de viol, de supplice de 1957 à nos jours puisse être encore poursuivi un travail éducatif.

Ce n'est moralement pas possible. Ce lieu doit fermer définitivement et les responsabilités et bien elles seront évoqué devant la commission d'enquête parlementaire et devant la justice. Et à ce propos, puisque nous allons nous avons ce soir même si ça expose certains de vos de vos supporters qui n'acceptent même pas d'entendre.

Je n'ai pas de supporter ici, je n'ai que tu n'acceptes même pas d'entendre. ce que ce que ce que je peux dire puisque nous parlons de la justice aujourd'hui le dossier judiciaire qui est ouvert concerne uniquement le surveillant qui était à Notre Dame de Bétaram jusqu'à encore la fin de l'année 2024. un pur scandale et c'est pas vous qui l' un pur scandale.

Et le prêtre qui a été le bourreau de Jean-Maruel Boss a servi la messe jusqu'au 7 mars 2025. Voilà la réalité de cette institution. Voilà.

Voilà ce que signifie le communautarisme. Le communautarisme. Et j'ajoute que aujourd'hui sur le plan judiciaire, oui, nous avons un problème avec la prescription et tout mon effort.

Je me consacre et je me consacre à cet effort et de permettre que l'ensemble des victimes puisse être entendu par la justice parce que ce n'est pas le cas dans le schéma qui est celui de la formation judiciaire ouverte. Et j'ajoute que de toutes les façons les moyens qui ont été annoncés qui ne sont toujours pas ne sont pas toujours pas mis en fond que un seul juge d'inscription est saisi de ce dossier. Autrement dit, il est impossible matériellement que ce dossier dont il est saisi depuis le 21 février 2025 puisse progresser.

Donc monsieur monsieur le premier ministre vous avez ce pouvoir fait désigner par votre garde des saut immédiatement détaché c'est parfaitement possible des magistrats au tribunal judiciaire de peau pour que il puissent instruire l'ensemble de cette affaire. Alors, c'est très clair. J'en ai fait l'offre publiquement et je l'ai faite au procureur général.

Dès l'instant qu'il y a besoin de magistrat, il y a une brigade au ministère de la justice pour affronter des situations d'urgence comme celle-là. Et évidemment, nous les mettons quant à la procédure sur l'étaram, la régularité du contrat et tout ça, elle est en cours. Il va y avoir, elle est en cours.

Il y a une inspection comme vous savez diligentée avec plusieurs euh plusieurs inspecteurs et le ministère de l'éducation prendra naturellement ses responsabilités. Mais comment dire ce qui s'est passé est épouvantable ? Est-ce que c'est reliable aux convictions religieuses vous essayez de le faire ?

Je trouve que on ne on ne doit pas ce n'est pas bien que l'institution soit mise en cause, je suis d'accord avec vous mais que on on essaie de d'en faire un cas général de d'affrontement ou de critique de conviction religieuse. Je ne l'ai jamais fait pour aucune conviction religieuse, pour aucune philosophie, en aucune manière. Je trouve qu'on ne doit pas le faire parce que cette manière d'essentialiser les choses euh comme on dit aujourd'hui, non pas en fonction de ce que vous faites mais en fonction de ce que vous êtes ne paraît pas.

On peut peut-être conclure sur cette affaire si vous voulez bien monsieur monsieur monsieur le maire monsieur sur ce point ce que je sais ce que je sais ce que les victimes qui me qui me font confiance qui m'ont demandé de les représenter devant la justice m'ont m'ont me fait découvrir c'est que la religion était utilisée comme support des fils c'est ce que je dis pour Pour moi, c'est un dévoiement. Bien sûr, bien sûr. Mais la religion catholique était utilisée.

J'ai déposé j'ai déposé plainte un homme qui aujourd'hui a 74 ans qui était convoqué pour servir la messe à un prêtre chaque matin et chaque matin, il était violé. J'ai déposé plein pour un homme qui est aujourd'hui à 43 ans, qui était convoqué dans le bureau d'un autre prêtre qui l'accueillait, qui le violait parce qu'il était nu sous sa soutane au moment de la confession. Donc monsieur monsieur le premier ministre, monsieur le maire, la religion catholique, elle a été utilisée comme vecteur de ses supplices.

Excusez-moi, c'est pas parce qu'il y a des saloperies qui sont faites au nom de la religion que on doit porter atteinte à ce que un certain nombre de femmes et d'hommes au travers des siècles les plus précis. Il y a des saloperies qui sont faites au nom de la politique beaucoup. Il y a des saloperies qui ont été faites au nom du communisme et du marxisme.

Il y a eu des camps de concentration dans lequel des dizaines de millions ont péri. Est-ce que pour autant ça veut dire que ces philosophies sont responsables en partie ? Mais euh je ne il y a des il y a des salabories qui sont traites au nom de l'islam.

Beaucoup. Est-ce que ça veut dire que je mets l'islam en accusation ? Il y a des saloperies qui sont faites au nom de l'athéisme.

Il y en a eu beaucoup en Saint-Orient par exemple pour priver leur religion, de leur conviction. Est-ce que pour autant je fais des amalgames ? J'essaie de ne pas en faire et ça devrait être, me semble-t-il, une règle générale parmi nous de considérer que quand il se fait des choses abominables, ce sont les auteurs de ces abominations qu'il faut poursuivre et pas les familles par exemple qui ont confié leurs enfants à ces institutions.

Et donc cette manière de précaution de respect peut-être on le doit aussi au victi on peut peut-être cl ce chapitre qui a été comme vous allez s'y attendre qui a duré 2h30 et on peut peut-être entrer dans l'ordre du jour. En tout cas, je remercie tous ceux qui de bonnes fois ont participé et je remercie spécialement Alexandre de l'émotion transmise au travers de son témoignage. Yeah.