LE KEBAB raconté par MORY SACKO : quand UN SANDWICH incarne une génération
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Si je devais résumer mon adolescence à un seul plat, lequel je choisirais ? Et bien, ce serait le kebab ou le grec comme on dit à Paris. Le kebab et pour moi c'est un véritable marqueur sociétal, générationnel et culturel.
Sociétal tout d'abord car il divise il représente à juste titre une certaine malbouffe mais jouissant d'une popularité sans appel. générationnel car il a une connotation particulière pour deux générations, la mienne, les trentenairs et des quarantaires. J'ai souvenir des discussions avec mes neveux dans la quinzaine m'expliquant que je cite leur mot hein, le kebab c'est un truc d'ancien.
Déjà, se faire traiter d'ancien à 32 ans, c'est pas sympa mais j'assume avoir compté en kebab pendant très longtemps. Un kebab égale 5 € donc 15 € dans ma poche égale 3 kebabs. Et surtout, le kebab est un véritable marqueur culturel.
En France, on retrouve des kebabs jusqu'au moindre petit village. Mais tout d'abord, c'est quoi un kebab ? Venu de Turquie, la version la plus répandue en France, c'est les donneur kebab.
Donneur veut dire tourner en turc la viande tourne sur sa broche. Évident. Et cette viande, ça peut être de l'agneau, du veau ou de la volaille entre autres.
Elle est tranchée, puis disposée sur un pain et accompagné de sauce et du fameux triptique, salade, tomate, oignon. Mais comment le kebab il est arrivé et surtout comment il s'est imposé en France ? En France, on constate son arrivée pendant les années 90 à Paris dans le quartier latin.
Il est proposé par des restaurateurs grecs à cette époque. C'est à ce moment qu'il gagne son surnom de grec malgré ses origines gre turc. Les Grecs, ils ont même leur propre version du kebab, c'est le gyros.
Mais le plus surprenant, c'est qu'aujourd'hui le kebab à Paris, il entame une nouvelle MU. Donc il est poussé par une génération clients bénéficiant d'un pouvoir d'achat désormais plus large et souhaitant retrouver le goût de leur adolescence sans renier les exigences alimentaires de notre époque, c'est-à-dire un sourcing transparent, des produits sourcing transparent des produits, désolé, des circuits courts et du fait maison. Une nouvelle vague de kebab fait son apparition.
Pour citer quelques adresses, on retrouve surprise aux elm ou encore broche. Des kebabs au sourcing impeccable local avec des broches, sauce pain, tous fait maison. Certes, il aura toujours à redire sur le kebab d'un point de vue nutritionnel, mais l'observer c'est un exercice assez plaisant car observer l'évolution des exigences alimentaires d'une génération, c'est plutôt pas mal.
Et cette génération, je pense qu'on peut dire que la contradiction ne lui fait pas peur. Je vais finir avec une recette non pas de kebab car ça nécessite un matériel trop spécifique mais du larmjune spécialité turque qui ressemble en quelque sorte à une pizza. Donc voici la recette.
Étalé à plat comme une pizza. une base de pâte levée qui ressemble à un pittin. Puis hachez de l'ail, de l'oignon, du persil, du poivron et de la tomate.
Puis mélanger avec de la viande hachée. En parallèle, mélangez du concentré de tomate avec du cumin, du paprika et un peu de coriandre en poudre et étalez-le sur votre pâte. Puis étalez ensuite uniformément votre mélange de viande hachée et cuire au four à 210° une dizaine de minutes.
Une fois cuit, vous pourrez déposer de la salade, des tomates et des oignons bien sûr et le rouler comme un wrap. C'est plus léger et plus sain qu' un kebab. Mais tout aussi délicieux.
Franck Proust