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interviewFrançois Ruffin· 8 mars 2023 19 min

Macron reçoit bien Jeff Bezos, BlackRock et Sanofi à l'Elysée...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

là vous vous êtes favorable des grèves reconductibles moi je fais ce que les je suis derrière les syndicats j'entends ce que disent les syndicats alors première demande ce soir c'est dire nous demandons à être super monsieur Macron à l'Élysée ce qui paraît aller de soi à vrai dire comment ça se fait que ça s'est toujours pas fait comment ça se fait qu'ils ont toujours pas été reçu par Madame borne j'entends Jean-Michel Apathie c'est difficile à imaginer mais comment ça se fait qu'on s'assoit pas difficile à imaginer que Jeff Bezos le patron d'Amazon et reçu à l'Élysée on lui remet la petite Légion d'Honneur même s'il paye pas d'impôts en France le patron de la fête l'Association française des entreprises privées qui en fait le syndicat du CAC 40 qui a obtenu l'aborgation de l'impôt de solidarité sur la fortune et lui aussi reçu à l'Élysée où on le remet la petite légende bah pourquoi pas mais enfin le patron de BlackRock a été reçu à l'Élysée le patron de Sanofi reçu allélier bah maintenant la terre syndicale il faut que elle soit reçue à l'Élysée et qui a une discussion franche elle François Richard bonsoir merci d'être avec nous vous êtes député la France insoumise nups Picardie debout c'est votre mouvement de la Somme et vous avez publié le temps d'apprendre à vivre la bataille des retraites aux éditions les liens qui libèrent et vous êtes en pointe dans cette bataille vous l'avez montré vous avez manifesté aujourd'hui vous avez fait visiter tous les ronds de la circonscription où ça bloqué et non il y avait une dizaine rien que entre Amiens et Abbeville et sur le rond-point la ville c'était des artisans commerçants qui bloquaient et dont un artisan qui me disait mais vraiment c'est pas dans notre culture nous dans le bâtiment de de bloquer de faire grève de manifester faut vraiment qu'on nous pousse à bout c'est pas de notre style alors néanmoins j'ai envie de dire à quoi ça sert si ça ne bouge pas si le gouvernement ne bouge pas sur l'âge de 64 ans en l'occurrence on sait que une certaine façon le signal est donné qu'il n'y aura pas de bouger vous savez le signal est toujours donné qu'il y aura pas de bouger les gouvernements ils sont toujours droit dans leur boîte jusqu'à tant que ça tombe dans les guiboles en 95 c'était cité il y avait monsieur Juppé bah finalement monsieur Juppé depuis 95 elles sont toutes passées proposer finalement elle est pas passée non plus donc c'est pas automatique il y a eu sur un autre registre de contrat premier embauche qui est qui est passé donc vous savez moi ce que je vois aujourd'hui c'est qu'on a des jeux jusqu'au boutiste quand même quand dans la durée il y a tous les syndicats-unis qui disent non quand il y a 7 Français sur 10 qui disent non quand il y a 9 salariés sur 10 qui disent non quand il y a une deux trois quatre manifestations aujourd'hui avec un deux trois millions de personnes je mets pas qu'on discute des chiffres qui disent non et que le gouvernement il reste comme ça à dire nous on veut on est prêt à passer sur le corps social malgré ce refus du peuple français je pense que c'est un dommage un dommage qui est fait au pays vous vous êtes favorable des grèves reconductibles je moi je fais ce que les je suis derrière les syndicats j'entends ce que disent les syndicats alors première demande ce soir c'est dire nous demandons à être support monsieur Macron à l'Élysée ce qui paraît aller de soi à vrai dire comment ça se fait que ça s'est toujours pas fait comment ça se fait qu'ils ont toujours pas été reçu par Madame borne j'entends Jean-Michel Apathie c'est difficile à imaginer mais comment ça se fait qu'on soit pas difficile à imaginer que Jeff Bezos le patron d'Amazon est reçu à l'Élysée on lui met la petite Légion d'Honneur même s'il paye pas d'impôt en France le patron de la fête l'association France 13 des entreprises privées qui en fait le syndicat du CAC 40 qui a obtenu la burgation de l'impôt de solidarité sur la fortune et lui aussi reçu à l'Élysée où on le remet la petite légende pourquoi pas mais enfin le patron de BlackRock a été reçu à l'Élysée le patron de Sanofi est reçu à l'évier bah maintenant l'Inter syndicale il faut que elle soit reçue à l'élever et qui me dis si on franche alors ce qu'elle dit ce qui diront à l'Elysée c'est que les syndicats ont été reçus un an et disent qu'il y a eu des discussions qui ont été longues et que certaines de leurs revendications étaient reprises peut-être été repris dans le projet de loi mais ça m'apporte pas de satisfaction je veux dire rendez-vous compte de où on est né dans l'extrémisme le jusque-boutisme du gouvernement aujourd'hui c'est quand même qu'on a à l'intérieur de cette syndicale des gens qui sont particulièrement modérés qui sont perçus comme étant très réformiste Laurent Berger en premier lieu et qui vient depuis le début ça n'est pas acceptable le fait de passer à 64 ans c'est une extrêmement et tout ça pourquoi je veux dire on est en train là d'avoir des blocages dans le pays du dégoût qui s'installe faudra en parler c'est du dégoût qui s'installe dans le sentiment de chez moi dans les ronds c'est quoi c'est nous sommes des gens qui ne sont rien on compte pour rien ça fait des mois qu'on dit qu'on n'est pas d'accord on nous écoute pas il y a un certain nombre de choses qui ont bougé dans la discussion parlementaire par exemple sur les carrières longues il y a centre de choses qui ont bougé les 40 milliards pour d'un certain âge il y a 43 années vous voyez ce que je veux dire non mais on peut regarder les Français sont sont non pas envie ils ne veulent pas c'est clair c'est net et on l'entend mais néanmoins de dire qu'il y a un dialogue de sourd c'est le cas mais enfin il y a eu beaucoup de choses non mais c'est le cas des deux côtés parce que il y a eu aussi les choses qui ont été avancées de la part du gouvernement qui coûte de l'argent à l'état et qui sont pas prises en compte pourquoi parce que quand vous rencontrez les personnes qui travaillent dans les EHPAD comme je l'ai fait aujourd'hui on sort le simulateur vous savez nos retraites ça donne quoi ça donne pour des gens qui ont 53 54 ans ils vont y avoir un an et trois mois supplémentaires ça donne la même chose pour des gens qui sont des agents d'entretien on est bien d'accord parce que il y a beaucoup de gens qui pensent que tout le monde part à 64 ans 63 ans et 3 mois n'empêche que déjà ils ont 53 ans madame Elkrief excusez-moi mais ce qui porte c'est pas un stylo comme nous hein c'est tous les jours c'est les personnes âgées qui sont portées c'est des caristes que je rencontrais ce matin ça veut dire que tous les jours ils ont en une heure on leur demande de porter 160 colis il faut qu'il y en ait 1200 colis qui soit porté tous les jours quand on est transporteur comme chez Geodis que j'ai rencontré c'est des métiers où il y a une pénibilité qui est importante qui est pas du tout prise en compte vous prenez le simulateur c'est un nom et trois matchs supplémentaires alors que je veux pas faire la liste des misères de la terre mais en face c'est des gens qui souffrent du canal carpien qui s'ouvre qui se sont fait opérer des épaules du dos et qui ose même pas le dire alors boulot parce qu'ici leur disent il va pas y a de poste pour eux j'entends très bien et c'est vrai que la question de la pénibilité elle est essentielle il y a des mesures dans la loi sur les retraites qui qui regardent à la prévention à la reconversion vous allez dire que c'est pas suffisant que la souffrance au travail est une grande question si après ce projet de loi on viendra sur le fait si à l'état adopté ou pas il y a un des États généraux sur le travail des États généraux sur la qualité de la vie au travail de convention citoyenne sur le travail dans lequel le président de la République nous ferait d'un tas de mouches ou bien un grand débat sur le travail vous voyez ce genre de de mousse dont elle est habituelle président de la République qui vous fera sans doute très plaisir qu'il fera de de discussion sur la qualité au travail sur la qualité c'est pas seulement une discussion vous savez moi j'ai proposé une proposition de loi sur le burn out elle était rangé les critères de pénibilité monsieur Macron et c'est les gens je rencontre tous les jours c'est soulever des charges lourdes c'est avoir des postures pénibles tout ça était viré par Monsieur Macron pour la première réforme et au début en 2017 aujourd'hui il y a dans la nouvelle réforme des mesures prises pour prévenir un certain nombre de pénibilité un tiens vaut mieux que deux tu l'auras d'accord donc un tiens c'est quoi c'est aujourd'hui tu vas avaler les 62 à 64 ans tu vas avaler deux ans de plus et ça tu l'auras été sûr de l'avoir par contre les deux tu l'auras sur vous promets que demain vous allez avoir des jolis dorures écoutez monsieur Macron ça fait maintenant 10 ans qui le pouvoir d'accord depuis 2012 ah oui il a un bilan global il y a un bilan global à tirer quand il murmurait à l'oreille droite du président de la République François Hollande quand il a été à Bercy quand on suit il est il y a une véritable continuité là-dedans quelle est cette continuité c'est l'écrasement du travail c'est l'écrasement permanent du travail pour dégager des marges pour les résultats du chômage ça peut par exemple la baisse du chômage ça vous paraît peut-être ça vous paraît pas un bon résultat sur le travail non non d'accord non je vais vous dire pourquoi parce que on peut pas traiter l'emploi comme étant des bouts de boulot pour les gens le travail le respecter c'est permettre vous allez moi je viens avec un motif de bon sens et de décence qui réclamé par les gens c'est quoi les Français doivent pouvoir vivre de leur travail de leur travail présent c'est le salaire aujourd'hui ils en vivent pas pourquoi parce que quand ils passent dans les rayons des supermarchés il voit l'industrie l'indexation des salaires sur l'inflation je la demanderais constance maintenant depuis un an et demi mais vous pouvez reconnaître que le chômage a baissé ça ça vous le reconnaissez je reconnais que le chômage avait PC par un certain nombre de billets aussi qui sont par exemple à multiplication par deux du nombre de contrats d'apprentissage qui sont la multiplication de contrats d'auto-entrepreneur c'est un certain nombre de choses qui doivent être analysées ce qui fait que on fait passer de métiers dont les gens sont fiers dans lesquels ils ont un statut dans lequel ils ont un revenu dans une cas ils ont rémunération reconnaissance on fait passer ça à des bouts de boulot donc ça c'est une véritable transformation mais en tout cas on peut pas dire aux gens acceptez de votre réforme de retraite vous allez travailler deux années de plus certes vous avez déjà mal aux épaules et tout ça mais vous verrez on va voir un débat on va voir une convention citoyenne qui va venir exploiter la question du travail non il fallait à ce moment-là et je pense que c'est le chemin que devrait prendre le président de la République il devrait dire moi je veux parler pas seulement pour les salariés qui sont disputés je veux parler pour mon pays mon pays qui aujourd'hui est blessé par cette réforme là où on installe du dégoût pour le travail juste cette question parce que vous allez me dire bien sûr on en parle tout le temps mais quand vous racontez cette pénibilité et qui touche évidemment et qu'on voit elle existe aussi c'est les mêmes métiers dans les autres pays européens et il y a le même type de durée de de vie au travail donc il y a peut-être des mesures particulières dans certains pays dit qu'on n'aurait pas mais en tout cas l'âge de la retraite pour ces métiers là qui sont les mêmes qui sont aussi pour les autres travailleurs ça touche particulièrement ces métiers là c'est particulièrement je vous savais faut revenir à ce qui avait été la promesse dans le cœur de la crise covid du président Macron qui pour les métiers de la deuxième ligne avait dit qu'il y aurait pour reconnaissance et rémunération qu'est-ce qu'on a vu à la sortie pour les agents d'entretien les auxiliaires de ville et caristes les camionneurs les ouvriers de l'industrie agroalimentaire pour tous ces gens là on a vu aucune reconnaissance aucune rémunération au contraire c'est la double peine l'inflation c'est sur les bas salaires c'est sur eux que ça pèse le plus première peine le chèque énergie sur des déchets alimentaires sur un centre de d'aide vous pouvez dire que c'est pas suffisant j'entends particules parfaitement bien aller à 20% je vous dis que la philosophie va pas les gens est-ce qu'ils ont envie de vivre de prime d'aide d'aumône non les gens ils ont fierté la fierté c'est quoi c'est je dois gagner ma vie en travaillant quand je travaille ça doit me permettre de vivre ça va pas seulement de survivre mais de payer des activités à mes enfants et ainsi de suite aujourd'hui ça ne le permet pas donc moi je continue avec lamer l'indexation des salaires sur l'inflation qui me paraît minimum aujourd'hui les prix augmentent deux fois plus vite que l'inflation et y compris la Banque centrale européenne qui s'est réuni et réunit la semaine dernière en séminaire vous savez en Finlande pour se mettre dans un coin pendant une semaine pour comprendre ce qui se passe elle se dit elle a vu quoi elle a vu que l'inflation était créée par les bénéfices par les marges des entreprises qui aujourd'hui explosent et que c'est une boucle bénéfice prix qui fait gonfler les prix de manière donc il faut les dégonfler les économistes l'augmentation des salaires même si j'entends très bien et c'est tout à fait audible l'augmentation extérieure est aussi un facteur de patient c'est fini pour ainsi dire même le FMI dit que c'est plus on n'est pas dans une boucle pris salaire on est dans une boucle bénéfice inflation donc c'est ça qui est le le changement qu'aujourd'hui il faut intégrer c'est à dire qu'on doit tout faire pour dégonfler cette bulle revenant à la réforme des retraites dans les sondages le gouvernement ne se porte pas bien mais l'opposition de gauche elle se porte pas tellement mieux et et on voit bien qu'il y a eu même des tensions à l'intérieur de la nuque sur les méthodes à l'Assemblée nationale il y a pas eu discussion de l'article 7 donc pas de vote peut-être qu'il y en aura aussi la tout à l'heure mais vous regrettez pas ces types de méthode vous en tout cas là aujourd'hui il y a une unionimité du côté des parties de gauche comme il y a une unité du côté des syndicats pour dire que cette réforme ne va pas donc voilà c'est ça qui me semble le cœur de ce qui a porté maintenant vous savez ce qu'on a à dire c'est que dans un premier temps il faut proposer un débouché syndical et ça doit être non à cette réforme de retrait de manière claire par tous les biais que les syndicats choisis des blocages qui peuvent durer deux à trois semaines et toucher les Français et toucher sur l'électricité sur les transports si c'est le choix des syndicats oui alors pardon j'ai quand même une question François si sur les transports par exemple ça continue vous savez bien que par exemple en région parisienne il y a 43% des habitants qui peuvent être en télétravail et dans ces 43% donc pas besoin de transport il y a trois quarts de cadres ça veut dire que ceux qui sont pénalisés par l'arrêt des transports sont justement ceux que vous voulez défendre est-ce que ça c'est un exemple parmi d'autres qui en aurait bien d'autres je peux vous dire que quand je vois sur la zone industrielle d'Amiens comme ça se passe ce matin le blocage et qu'il y a des intérimaires qui vont avec leur petite lunch box pour manger le midi et en marchant en gardant leur voiture assez loin je trouve ça dommage maintenant d'où vient ce dommage quand j'ai mon mon indépendant mon artisan du bâtiment qui dit c'est vraiment dommage d'en arriver là je trouve ça dommage d'en arriver là vous savez tous les gens qui font grève aujourd'hui les enseignants les soignants les chauffeurs de blocage c'est-à-dire de de transport dans la durée de d'autres façons de toucher les Français ils ont qu'une envie pour le pays c'est de faire leur métier c'est de travailler c'est de faire comme vous vous faites votre métier sont fiers de conduire un bus ils sont fiers de conduire une locomotive mais simplement aujourd'hui ça peut pas se faire dans sur les salaires l'humiliation sur les retraites et aujourd'hui moi ce que je voudrais pour mon pays je enfin l'humiliation quand vous avez des manifestations ils sont enfin c'est vous pouvez pas dire ça c'est à dire on est dans un pays démocratique dans lequel il y a un million de 180 000 personnes qui ont défilé dans un calme relatif avec un certain respect donc c'est pas du l'humiliation c'est la traduction depuis maintenant plus de 6 mois des gens qui ne sont rien ce qui avait dit Emmanuel Macron bah ça se traduit dans les faits depuis plus de six mois oui quand il y a des manifestations de cette ampleur là quand il y a des sondage répété de cette nature là quand les Français viennent dire non et qu'on a en supposé démocratie un président de la République qui décide que si ça sera oui quand même je pense que là certains vont pouvoir vous dire qu'un million de 180 000 personnes sur 48 millions d'électeurs c'est pas c'est pas tous les Français je vous aide pour ce que propose Jean Mélenchon c'est à dire un référendum ou une dissolution je pense que par exemple un référendum c'est une bonne chose oui moi je serais même pour l'autre précédent mouvement social qui avait pas trouvé d'aboutissement qui avait pas été dénoué c'est le mouvement sur les gilets jaunes et je pense qu'une réforme qui était pas reposée dans le mouvement gilet jaune qui était le référendum d'ici à citoyenne qui permettait aux citoyens de se saisir une question de la poser dans le débat public et de faire qu'elle soit tranchée par le peuple et ben un moment ça me paraît quand même à être une issue nécessaire aujourd'hui pour sortir pourquoi parce que on est dans une crise démocratique rendez-vous compte pour moi il y a une vraie folie chez Emmanuel Macron à faire ça c'est à dire en sens de la démesure de lubrisse c'est quoi c'est on sort de la crise covid c'est tapé on est exténué fatigué depuis deux ans et on a aussi beaucoup de soutien et d'aide vous l'avez vous l'avez pas dit ça mais je veux bien dire puisque d'autres pays plus que d'autres pays dans ce cœur là ce sont les Français de la deuxième ligne qui ont tenu la tranchée avec la première ligne dans les hôpitaux vous avez ça derrière vous avez la guerre entraîne les factures et qui explosent avec des soucis sur l'énergie il y a tout ça et danser dans ce moment là que le président Emmanuel Macron ne trouve rien de plus pressé que d'opérer une réforme des retraites dans un pays qui s'interroge dans un moment on a un hôpital qui en lambeau une école qui est quand même le pilier de la République où on recrute des enseignants au job dating enfin c'est dans ce temps-là et avec une crise démocratique une crise démocratique qui est là quelle est la base sociale pour Emmanuel Macron faire cette réforme je veux dire quand on a une élection présidentielle où il est relu sans panache et sans élan on raconte même en compétences attendez vous avez une contre majorité vous avez vous avez attendez attendez au premier tour vous avez fait plus que le candidat au deuxième tour vous avez fait plus qu'à l'Assemblée nationale vous avez une contre majorité si vous l'avez si vous l'avez François Ruffin il y aura un 49-3 et vous pourrez de faire tomber le gouvernement je vais vous répondre avec Francis je vous redis quand même la base sociale extrêmement étroite non mais attendez parce là ce dont il s'agit c'est pas seulement de la droite et de la gauche c'est de est-ce qu'on met en danger le pays et sa démocratie et je considère que oui pourquoi parce que sur cette base sociale extrêmement étroite dans la Somme Emmanuel Macron ne passe qu'une député sur 5 circonscriptions il arrive pas à envoyer la moitié de ses candidats au deuxième tour et c'est sur cette base sociale là qu'il estime possible de passer un projet contre la majorité des Français c'est pas pensable c'est de la folie mais je vous dire comment je pense qu'on est un malaise on peut se dire qu'un malaise mais mais la démocratie elle est respectée de manière formelle mais vous voyez bien que c'est un gros un gros gros problème et moi je vais vous dire je ne prétends pas qu'aujourd'hui nous soyons majoritaire dans le pays je ne le prétends pas je considère que le pays est de fait divisé en trois blocs il y a un bloc central libéral il y a un bloc de droite extrême et il y a un bloc de gauche et c'est de la même manière que l'assemblée grosso modo divisé en trois blocs je pense que dans ce temps là ce qu'il faut c'est gouverner le pays avec sagesse ne pas le brusquer c'est faire attention à lui parce que il se remet de crise successives et douloureuse et que profondément il y a une division dans ce pays et bien qu'est-ce qu'on doit faire dans ce temps-là on doit en prendre soin l'écouter et en tenir compte c'est ce que vous faire pour ne pas élargir les fractures qui existent aujourd'hui au sein de la société française et ne pas jouer un groupe contre un autre de cette manière là vous savez dans le court terme peut-être qui pourrait estimer qu'il a gagné dans le court terme dans le long terme nous y perdons notre pays perdra la démocratie perdra c'est un dernière question l'article 7 va peut-être être voté dans la soirée au Sénat le projet va peut-être être adopté à l'Assemblée par le 49-3 ou pas bon vous continuerez vous continuerez à appeler aux mobilisation où vous direz bon c'est c'est la République et puis ça a été adopte moi je vous dis je il y a des syndicats dans ce pays je ne suis vous ne recevez pas Laurent Berger vous ne recevez pas Philippe Martinez il y a des syndicats à la fois des entreprises je vais écouter ce qui se décident l'interd syndical de la Somme et je vais écouter ce qui se passe dans l'Inter syndicale du pays qui aujourd'hui invite à être reçu Alizée mais invite à amplifier les grèves de toutes les manières qui existent donc j'accompagne ce mouvement là je le pousse j'en suis comme citoyen et j'invite à en être parce que faut pas croire que la bataille elle est pliée ce soir il y a un match et ben on le match il doit être joué et comme je suis footballeur je joue ce match toujours jusqu'à la dernière minute merci merci d'être venu sur notre plateau

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