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interviewC à vous· 11 mars 2025 58 min

Les Bodin’s & Lucien Jean-Baptiste : drôle de succès ! - 11/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ne se contenteraient pas de l'Ukraine. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" vous accompagne jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre, Emilie et sa jolie jonquille.

Comme chaque année, France Télévisions soutient la campagne "Une jonquille contre le cancer" de l'Institut Curie. Chère Emilie, au menu? - E.Tran Nguyen: Même le chef porte la jonquille.

Au menu, un super plat, vitello tonnato. - B.Chrétien: Une spécialité du Piémont, en Italie.

Je vais vous laisser couper les câpres. - A.-E.Lemoine: Benjamin Chrétien est chef des Hautes Roches, en Touraine. "Les Bodin's partent en vrille", c'est le 4e long métrage dont ils sont les héros. - Le fromage, ça ne se fabrique pas dans une usine! - Cette bonne blague. - Si tu vas travailler dans leur foutue usine, qui va m'aider à traire les chèvres? - On n'aura plus besoin de faire les fromages.

Ils passent chez nous récupérer le lait... - Et ils vont vendre ça pour des clopinettes. - Tu vois le mal partout.

Ils vont les emballer, les vendre et tout ça. Tu n'auras plus besoin de rien faire. - Plus qu'à crever. - A.-E.Lemoine: Les Bodin's, prêt à tout pour défendre leur fromagerie artisanale, sont nos invités aux côtés d'un Columbo normand maladroit. - Vous êtes qui? - Je fus de la police.

Brigade criminelle. - On peut savoir ce que vous faites? - Vous enquêtez? - Non. - Tu ne peux pas t'empêcher de trouver une affaire. - Vous en laisseriez vos chaussures avant de vous mettre une balle dans la tête? - On dirait pas que tu es flic. - D'habitude, on clignote? - Il m'énerve. - Vous n'avez pas arrêté la bonne personne.

On a un mobile, l'arme du crime, les traces de pas...

Autant d'indices, c'est presque trop beau. - A.-E.Lemoine: L.Jean-Baptiste a imaginé le personnage du nouveau héros de "Joseph", nouvelle série policière de TF1 qui revient pour 2 épisodes: on l'accueille aux côtés de J.-C.Fraiscinet et V.Dubois.

Bonsoir! Bravo! Ravie de vous accueillir tous les 3.

Vous réunir pour un succès annoncé, les nouvelles aventures des Bodin's. Le précédent long métrage avait quasiment conquis près de 2 millions de spectateurs. Et ont fait le succès confirmé de la nouvelle série policière dont vous êtes le héros, Lucien.

En tête des audiences jeudi dernier. - L.Jean-Baptiste: C'est marrant. - A.-E.Lemoine: Vous ne vous y attendiez pas? - L.Jean-Baptiste: Tant mieux, ça marche, c'est génial.

J'aimerais qu'on parle de la qualité. On donne beaucoup de chiffres. - A.-E.Lemoine: On va parler de la qualité.

La genèse de ces 2 succès est assez similaire. - Lucien, tout est parti d'une blague. - L.Jean-Baptiste: J'ai une admiration pour Columbo.

Je passais mon temps à l'imiter. J'imite la voix française. Il faudra d'ailleurs qu'on parle du doublage, qui est en danger.

Quand TF1 m'a demandé une idée, j'ai parlé de Columbo. Je voulais porter cet imperméable. - A.-E.Lemoine: Avec le même système.

Dès le début, on sait qui a tué. - L.Jean-Baptiste: Voilà.

L'intérêt est de voir comment les personnages, le tueur et le petit flicaillon de quartier, vont s'affronter dans une partie d'échecs brillante. - A.-E.Lemoine: Vincent, tout est parti d'une blague aussi.

Vous étiez dans un seul-en-scène et Jean-Christian était dans une autre troupe. Les metteurs en scène ont mélangé tout le monde pour faire des impros. - J.-C.Fraiscinet: C'était le principe du festival.

On s'est retrouvés tous les 2. On s'est aperçus qu'on était de la même région, Vincent de Touraine et moi, du Berry. On s'est bien marrés.

On aime bien "Columbo", aussi. - A.-E.Lemoine: Tout ça parce qu'un jour, ambulancier, vous avez pris une vieille dame revêche dans votre voiture. - V.Dubois: Oui, j'ai secouru une Maria Bonin.

La mère Bodin's, c'est un peu d'elle. - A.-E.Lemoine: Et vous, Lucien, le Columbo normand, c'est un peu vous. - L.Jean-Baptiste: Quand on m'a proposé, j'ai proposé des petites choses, et on m'a dit de ne rien changer, que j'étais dans le personnage. - A.-E.Lemoine: C'est la 1re fois qu'il y a un personnage de couleur et qui bosse sur des enquêtes. - L.Jean-Baptiste: A l'époque, il n'y avait pas de femme flic.

Je ne suis pas militant. Je fais mon travail. J'écris des films, je m'amuse, je créé des séries.

D'un coup, la création permet d'être militant et de faire avancer des causes. - A.-E.Lemoine: Ca vous manquait, des héros positifs de premier plan? - L.Jean-Baptiste: C'est tellement important.

Petit, à la télé, je voyais tous les héros blancs formidables. Je m'identifiais à eux. Mon problème n'est pas de m'identifier.

C'est qu'on me disait que je ressemblais à Cheeta. Je voulais être Tarzan. Je me suis dit qu'il fallait créer nos héros.

Les femmes ont le même problème. Il est temps de remettre tout le monde à niveau. On a le droit d'avoir des héros féminins, noirs, tout ce qu'on veut. - A.-E.Lemoine: 2 paysans qui deviennent des héros populaires, ce n'était pas une évidence.

Vous êtes fiers d'être les ambassadeurs du monde rural, voire de la cause de la production artisanale de fromage qu'il faut sauver des griffes de l'industrie laitière. C'est le sujet du film, mais ça vous tient réellement à coeur. - V.Dubois: On habite l'un et l'autre dans les villages où on a grandi.

La plupart de nos copains d'école sont agriculteurs, éleveurs, paysans. On les voit peiner. Autant se servir de notre notoriété pour en parler.

Qui de mieux que les Bodin's pour parler de ça? - J.-C.Fraiscinet: On s'en rend peut-être moins compte dans les grandes villes, mais en milieu rural, il n'y a plus de médecins, les écoles ferment...

C'est compliqué. On avait à coeur de faire du sujet de notre nouveau film, ce thème. - A.-E.Lemoine: Un slogan: "Les gros vont manger les petits alors que ce sont les petits qui vont manger les gros." - E.Tran Nguyen: Le point de départ, Lucien, c'est "Columbo", avec le trench qu'on connaît bien.

Dans l'extrait qu'on va voir, il est doublé par Serge Saubion qui parle de son amour pour le personnage. - Vous aimez votre personnage? - J'adore Columbo.

Je ne suis pas aussi malin que lui, mais je suis tout aussi crasseux. Et merveilleux. Il me fait rigoler.

Ce type me fait rigoler. J'aime tout en lui. - E.Tran Nguyen: Vous avez vu tous les "Columbo"? - L.Jean-Baptiste: Pratiquement.

J'ai peur que vous me posiez une colle... - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas de piège.

Vous aimez quoi dans le personnage? - L.Jean-Baptiste: La VF est vraiment exceptionnelle.

Mais quand on entend la version originale, Columbo est un immigré italien. Le rapport avec les puissants, les riches, tous ces milieux que les gens découvraient...

Des villages sublimes à Hollywood, etc. Gamin, je voyais ce petit bonhomme réussir face aux géants. C'est peut-être ce qui plaisait aux téléspectateurs, cette revanche. - A.-E.Lemoine: Un petit bonhomme qui ne paye pas de mine... - L.Jean-Baptiste: Et qui fait de grandes choses.

Dans "La première étoile", le petit personnage voulait apporter du rêve à ses enfants. Je tire ce fil pour le grand public. - A.-E.Lemoine: On parlait de Serge Saubion, qui doublait Peter Falk et que vous imitez bien.

Mais vous doublez vous aussi des stars américaines. - L.Jean-Baptiste: Ouais! - A.-E.Lemoine: W.Smith? - L.Jean-Baptiste: Je l'ai doublé, mais je ne le ferai plus jamais.

Quel comportement...

Je double Chris Rock. - A.-E.Lemoine: Vous pourriez faire à vous tout seul la scène de W.Smith qui gifle C.Rock. - L.Jean-Baptiste: C'est pathétique, de faire ça.

Ces mecs sont des symboles. Autant de violence montrée au grand public... - A.-E.Lemoine: C.Rock avait fait une blague déplacée sur l'épouse de W.Smith. - L.Jean-Baptiste: Oui, mais pas comme ça.

C'était regrettable. Je veux garder ma voix pour des gens qui le méritent. - M.Bouhafsi: "Joseph", c'était aussi un bon moyen de retrouver votre mère de fiction.

Elle joue votre mère dans 3 des films que vous avez réalisés. Votre personnage rend hommage au nom de jeune fille de votre mère. Votre aïeule était sur Outre-mer La 1ere en 2016. ... - L.Jean-Baptiste: C'est magnifique, cet accent. - M.Bouhafsi: Elle a 95 ans.

Elle dit une phrase qui m'a fait rire: "Une mère antillaise, c'est l'équivalent de 10 mères juives." - L.Jean-Baptiste: Il y a les clichés sur les communautés.

Ma mère, c'est 20 mères juives. Elle a été et est toujours très présente. Plus sérieusement, elle s'est battue pour élever ses 6 enfants toute seule.

C'est louable. Elle méritait d'avoir son nom pour l'éternité. Comme je suis bavard, j'ajouterai que Joseph est un nom qui rassemble.

Il est dans les 3 religions monothéistes. J'aime qu'il y ait du commun à la télé. Je suis sur une chaîne de grande écoute, donc j'en profite.

Tout le monde devrait se retrouver dans ce prénom. Ca donne des signes d'union. - A.-E.Lemoine: Le nombre de messages en peu de temps! - L.Jean-Baptiste: J'ai 52 minutes. - A.-E.Lemoine: C'est parfait.

Et une Maria Bodin's, c'est l'équivalent de quoi? - J.-C.Fraiscinet: Il faut demander au fils Bodin. - V.Dubois: Il m'en donne, des claques. - A.-E.Lemoine: "Les Bodin's partent en vrille" est au cinéma. "Joseph", c'est jeudi pour 2 nouveaux épisodes.

L'OEil de Pierre. ... - P.Lescure: Je vais vous parler d'Emile Zola.

Il est de ces personnages dont le nom est presque devenu un nom commun. Celui qui repose au Panthéon à côté de Victor Hugo, pour ma génération et les suivantes, c'est souvent le nom d'une école ou d'un lycée. Après, c'est le nom d'une rue, d'un boulevard ou d'une avenue.

A côté de son oeuvre et de son chef-d'oeuvre, le cycle des "Rougon-Macquart", il y a son engagement dans l'affaire Dreyfus et son fameux "J'accuse!" Je l'ai découvert photographe. Vous pouvez y aller jusqu'au 20 avril.

Regardez cette photo prise à Londres, où il séjourna entre 1898 et 1899, après sa condamnation pour "J'accuse!" Autre photo, au quartier des Batignolles, à Paris, à la fin du siècle. E.Zola a découvert la photo 2 ans avant.

Comme le racontait son petit-fils, il avait un superbe matériel, à l'époque. - Il avait du matériel très sophistiqué. Regardez celui-ci, en acajou. - Acajou et cuivre.

Il devait faire un grand format. Ceci est un Folding Kodak. Là, un Kodak Cartridge à cartouche. - P.Lescure: E.Zola a 48 ans quand il découvre la photo en 1888.

Elle ne le quittera plus. En même temps qu'il tombait dingue amoureux de Jeanne, 21 ans, qui était entrée chez les Zola comme lingère. Il aura 2 enfants avec elle, Denise et Jacques.

Son épouse, Alexandrine, ne lui ayant pas donné de descendance, les 2 femmes ont vécu en bonne intelligence et accepté la situation. On voit Denise ici au bois de Boulogne. On voit les enfants avec leur père, qui avait mis au point un déclencheur automatique qui lui a permis de faire des autoportraits.

Il a inventé ce système. Le photographe Emile a du talent, indéniablement. Si l'on en croit Henri Troyat, son amour pour Jeanne n'a pas aidé l'écrivain. - Jeanne a 20 ans.

E.Zola est son aîné et ne la repousse pas. Elle se met au vélo.

Il se passionne pour la photographie et fait poser tous les êtres qu'il aime devant l'objectif. Il se détache peu à peu du roman naturaliste et s'oriente vers un idéalisme souriant. C'est sous l'influence lénifiante de Jeanne qu'ont été écrits ses livres les plus clairs et les moins réussis, comme "Le Rêve". - P.Lescure: Henri Troyat était un auteur prolifique et à succès dans les années 60 et 70, mais ses romans ne sont pas passés à la postérité.

Regardez cette photo de 1900. Le pont d'Iéna depuis le 2e étage de la tour Eiffel, signée Zola. Elle permet de découvrir le palais et le dôme du Trocadéro tels qu'ils avaient été construits pour l'Exposition universelle.

Et une vue plongeante depuis le premier étage de la tour Eiffel. Ce sont quelques-unes des photos proposées par E.Zola.

L'expo est à Versailles jusqu'au 20 avril. - A.-E.Lemoine: Si on pouvait réhabiliter Jeanne la lingère au passage...

Quand les hommes sont nuls, c'est toujours de la faute d'une femme. On était bouche bée, Pierre. A suivre, Jibé et Lucien. - Oh, monsieur Trapenard. - A.Trapenard: Ta gueule, toi!

Vous savez ce qui passe le mercredi après "C à vous"? "La Grande Librairie". 2 minutes de retard à chaque fois.

On me rabote à chaque fois! 2 minutes, sur 80 émissions, ça fait combien? - OK, calculatrice? - A.Trapenard: Ca fait 2 heures 40 de littérature volée à la France!

Une question en moins. Une interview en moins de V.Despentes. - Comment se rattraper? - A.Trapenard: Une compensation. - Prenez un livre.

On sera quittes. - A.Trapenard: Charles Brontë, je connais.

S.Tesson, je l'ai reçu. Rien ne vaut 2 heures 40. - Je peux vous inviter à déjeuner pendant 2 heures 40? - C'est gênant. - A.Trapenard: Je vais voir Babeth. - Aurélia, vous n'êtes jamais en retard? - A.Trapenard: Jamais. - Il y a quoi, après "La Grande Librairie"? - A.Trapenard: "C ce soir", avec K.Rissouli. - On joue au basket ensemble.

Je l'appelle. Karim, je suis avec A.Trapenard... *-Ca fait 2 mois que j'essaye de le voir. - A.Trapenard: On était en retard pour la spéciale Notre-Dame, mais... *-J'arrive.

Je vais me le faire. - A.Trapenard: C'est eux qui décalent la grille, Karim!

C'est pas moi! Bon, j'y vais. Salut. - Reviens! *-Les garçons?

Je vous ai envoyé les présentateurs de la matinale. Ils commencent toujours en retard, apparemment. Ils ont 2 mots à vous dire. - Euh...

On tambourine à la porte. - A.-E.Lemoine: Salut, A.Trapenard.

Une réclamation? - A.Trapenard: Je vous ai à l'oeil.

Je suis là, aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: On est mardi. "La Grande Librairie", c'est le mercredi. - A.Trapenard: C'est une émission exceptionnelle parce que c'est le quart d'heure de lecture national, aujourd'hui.

Vous me faites faire n'importe quoi, là. - A.-E.Lemoine: Vous êtes plutôt bon comédien. - A.Trapenard: Mais je suis plus sympa dans la vie. - A.-E.Lemoine: Je vous ai déjà donné l'antenne en retard? - A.Trapenard: Ca arrive... - A.-E.Lemoine: Ca n'arrivera pas ce soir, puisque vous êtes là en maître des horloges.

On va célébrer la lecture. La recommandation du Centre national du livre, c'est un quart d'heure de lecture par jour? Ca veut dire quoi?

Ca veut dire que c'est mieux que rien? On se contente de ça? - A.Trapenard: Effectivement. 86 % des Français se déclarent lecteurs, mais il y a un vrai décrochage pour les 15-24 ans.

Il y a un vrai enjeu. - A.-E.Lemoine: Un jeune sur cinq ne lit pas du tout, n'a jamais touché un livre. - A.Trapenard: Il y a surtout un foyer sur cinq qui n'a pas de livre, en France.

C'est un vrai enjeu. On n'en parle pas assez. Quand ils m'ont proposé de devenir ambassadeur du quart d'heure national de lecture, j'ai dit oui tout de suite. "La Grande Librairie", c'est la seule émission en prime time sur un service public entièrement dédiée à la littérature au monde.

C'est quelque chose dont on est fiers et qu'il faut défendre. Je m'enorgueillis que le service public le fasse. - A.-E.Lemoine: Si on lit un quart d'heure par jour pendant une semaine, ça peut déclencher quelque chose? - A.Trapenard: Je ne veux culpabiliser personne.

Déjà, c'est un quart d'heure et plus si affinités. Ce que je crois surtout, c'est qu'il faut lire par gros bouts. Tout à l'heure, Lucien me disait qu'il n'arrivait pas à terminer ses livres.

Il faut lire des gros bouts. Il faut lire un quart d'heure, une demi-heure, une heure et là, tu terminera le livre. Si tu lis 5 ou 10 pages...

Le problème est un problème d'attention. Aujourd'hui, notre attention se résume à 10 secondes ou une minute sur les réseaux sociaux. Un quart d'heure de lecture, ce n'est pas beaucoup, mais c'est déjà pas mal. - A.-E.Lemoine: Vous, vous lisez combien de temps par jour? - A.Trapenard: Moi, c'est mon métier. - A.-E.Lemoine: Oui, mais vous pourriez mal le faire. - A.Trapenard: Merci...

Moi, j'y passe ma journée. - E.Tran Nguyen: Vous n'allez pas sur les réseaux sociaux? - A.Trapenard: J'y vais un peu, parce que c'est aussi mon métier de journaliste, de voir ce qu'on dit de l'émission, d'y répondre, d'écouter...

C'est un formidable outil démocratique, les réseaux sociaux. C'est aussi le lieu d'une grande psychiatrie, donc je m'en méfie. - L.Jean-Baptiste: Tablette ou papier? - A.Trapenard: Tablette et papier.

Quand je vais en vacances, que la personne qui partage ma vie préfère que je prenne la tablette. Sinon, c'est un cauchemar pour les valises. - A.-E.Lemoine: C'est votre grand-mère qui vous a appris à lire avec des lettres de Scrabble? - A.Trapenard: Oui.

J'ai dit ça à une interview. Je me suis rendu compte à quel point c'était connoté socialement. Les grands-mères apprennent aux enfants à lire avec des lettres de Scrabble.

Elle m'a presque élevé. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait la promesse à votre grand-père de lire tous les livres du monde? - A.Trapenard: Je n'aurais peut-être pas dû dire ça.

Quand je l'ai dit, je le pensais, mais c'est une promesse que je n'ai pas tenue et que je ne tiendrai sans doute jamais. Mais c'était beau, venant d'un petit garçon, de dire ça. Il m'avait donné "L'Iliade" dans une très belle édition.

Figurez-vous que ce livre est toujours sur la table de nuit. - A.-E.Lemoine: Et vous l'avez lu et relu? - A.Trapenard: Oui.

D'autant que je l'ai lu et relu, mais je l'ai relu à travers tous les romans que j'ai pu lire par la suite. C'est un grand roman d'amour et de guerre et tous les romans par la suite ont disséminé cette idée. - A.-E.Lemoine: A quelqu'un qui n'a jamais lu un livre de sa vie, quel livre il faut lire? - A.Trapenard: S'il sait lire, c'est qu'il a déjà lu un livre.

Je lui dirais déjà d'essayer de se souvenir d'un souvenir de lecture. Ca peut être "Le Petit Prince"...

S'il fait semblant de n'avoir pas lu, je lui conseillerais quand même" Les Hauts de Hurlevent" d'E.Brontë. - P.Lescure: Ce soir, vous proposez, dans le cadre de cette grande campagne, un truc très rare en prime time: un quart d'heure de lecture de M.Proust par G.Gallienne. - G.Gallienne: "Tout en allumant ma bougie dans le vestibule, j'avais déjà le sentiment que je ne pourrais pas monter, comme quelqu'un qui boucle ses dernières malles pour un voyage pour lequel il ne peut pas se décider et sent déjà qu'il n'ira pas jusqu'à la gare.

Qu'ils sont douloureux, les actes de préparation à une action qu'on n'est pas encore certain d'avoir la force d'accomplir." - P.Lescure: Il y a toujours un moment de lecture dans "La Grande Librairie", mais là, c'est extraordinaire. - A.Trapenard: Vous vous rendez compte?

C'est génial. Moi-même, je n'en reviens pas. 15 minutes de Proust en prime time à la télévision en 2025, c'est de la résistance.

Là encore, "La Grande Librairie" est devenue dans le paysage audiovisuel...

C'est ma plus grande fierté, de pouvoir faire exister ça. Je vais vous dire un truc. 15 minutes de Proust par G.Gallienne, c'est les 15 minutes les plus courtes de ma vie.

Ca fait beaucoup de bien. - P.Lescure: C'est comme un pied de nez à la blague qu'on racontait quand j'étais petit: "Tu veux un livre pour Noël?" "Non, j'en ai déjà un." - E.Tran Nguyen: Il était naturel que vous repreniez cette "Grande Librairie" à la rentrée 2022.

Vous chroniquez la littérature depuis 2008. - Notre nouveau chroniqueur littéraire, A.Trapenard, est allé voir de plus près. - De très près, même.

J'ai eu la chance d'écouter cette icône de l'Amérique, de lire certains de ses textes au 104, le nouveau temple de la culture parisienne. A 66 ans, avec son pantalon en cuir et son t-shirt noir, Lou Reed est toujours aussi rock'n'roll. - A.-E.Lemoine: Vous étiez trop mignon! - A.Trapenard: Surtout, j'avais des cheveux. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas la lecture qui fait perdre les cheveux... - A.Trapenard: Non...

C'est très cruel, ce que vous faites. - E.Tran Nguyen: C'est super, de voir ça! - A.Trapenard: Oui, mais on prend cher. - E.Tran Nguyen: Vous pourriez devenir libraire, un jour? - A.Trapenard: Pendant très longtemps, je disais que mon rêve était de devenir libraire.

Un jour, dans une émission, j'ai rencontré des libraires pour la 1re fois et je me suis rendu compte que c'était un métier où il fallait porter les livres et avoir un très bon dos. Je me suis mis à changer de discours. Je me suis dit que j'étais plus qu'un lecteur.

Aujourd'hui, puisque je suis le tôlier de "La Grande Librairie"... - M.Bouhafsi: Le libraire, quand il propose un livre à des clients et que ça se passe mal, le client vient se plaindre. - A.Trapenard: On vient aussi se plaindre à moi. - E.Tran Nguyen: Et les écrire, ces livres? - A.Trapenard: Jamais.

Je crois qu'on apprend au CP la différence entre lire et écrire. Saint-Germain-des-Prés n'a toujours pas compris ça. Dès que vous lisez, on vous propose d'écrire un livre.

Non. C'est une vocation, une urgence que je n'ai pas. Moi, lire, ça m'a sauvé.

J'étais un enfant solitaire qui n'arrivait pas à s'exprimer. La lecture m'a appris à me confronter à d'autres vies que la mienne, à aimer avec Proust, à traverser la rue avec Georges Perec... - A.-E.Lemoine: On a parlé de ce métier de libraire que vous auriez pu faire...

Vincent, vous avez fait mille métiers. Ambulancier, ébéniste, vous avez travaillé à La Poste et vous êtes incollable en codes postaux? - V.Dubois: Il suffit de dire ça...

Je fais partie de la génération où, quand on partait en voiture, c'était un jeu de trouver les départements. - A.-E.Lemoine: 45? - V.Dubois: Loiret. - A.-E.Lemoine: 55. - V.Dubois: C'est la Bretagne... - A.-E.Lemoine: Je dirais la Meuse, mais c'est parce que c'est écrit sur ma fiche.

Le 11? - V.Dubois: C'est l'Aude. - A.-E.Lemoine: Et vous, Jean-Christian? - L.Jean-Baptiste: Moi, - J.-C.Fraiscinet: Moi, j'ai fait 2 années de médecine.

J'ai juste fait médecine pour pouvoir finir mes 2 années de conservatoire sans faire le service militaire. - A.-E.Lemoine: Si vous aviez dû faire un autre métier, ça aurait été lequel, Lucien? - L.Jean-Baptiste: Très sérieusement, romancier.

En fait, je suis nul. - A.-E.Lemoine: Il connaît la différence entre lire et écrire. - L.Jean-Baptiste: Le scénario, ça n'a rien à voir.

Pour créer un décor, je dois faire venir des techniciens, des clous, des marteaux...

Quand je pense à cette liberté de créer un monde avec son stylo, sa plume dans un coin, dans une pièce sans producteur et sans distributeur, juste là, de révéler un monde impossible...

C'est magnifique. - A.Trapenard: Je vais vous inviter à "La Grande Librairie".

Vous allez mettre en avant nos auteurs. D'accord. Vous viendrez avec grand plaisir. - A.-E.Lemoine: Ce soir, "La Grande Librairie" célèbre la lecture sur France 5, juste après "C à vous".

On fera un duplex, mais on sera côte à côte, ce soir. J'ai l'impression de vous proposer la lune. - A.Trapenard: Moi, je suis toujours content et enthousiaste. - A.-E.Lemoine: Vous nous donnez à aimer les livres.

C'est extraordinaire. Le PVPP de Mohamed. - M.Bouhafsi: Je crois que vous avez déjà utilisé ce hashtag sur les réseaux sociaux.

Le BookTok, c'est plus de 200 milliards de vues dans le monde entier. Comment donner le goût de la lecture à une génération ultra connectée? C'est très simple: en mariant livres et réseaux sociaux.

Le concept: poster des vidéos dans lesquelles on recommande des oeuvres à ses abonnés. - Pourquoi il faut lire absolument ces livres? - Ce livre fait partie de ma sélection. - Le but est que tu t'amuses. - Ce sont des livres avec des gros plot twists qui ne te décevront pas. - A.Trapenard: Quels sont tes livres de chevet?

Il n'y a rien de plus intime qu'une table de chevet. - M.Bouhafsi: Pour 58 % des Français, les conseils sur les réseaux sociaux peuvent les inciter à lire.

Les influenceurs surfent de plus en plus sur cette tendance. C'est le cas d'un acteur-streameur et vidéaste. - Je propose qu'on lise à partir de maintenant.

On prend un livre, on fait un brainstorming dans les commentaires et dans 2 semaines-1 mois, on se fait une revue. Je sais que parmi vous, il y en a plein qui sont comme moi. Les lecteurs, manifestez-vous.

On va lire un peu. - M.Bouhafsi: Il a lancé son club de lecture en janvier 2025.

Il a même acheté des livres pour sa communauté. Ca cartonne. Nabila également est une booktokeuse.

Ne vous inquiétez pas, ça reste du Nabila. - Vous ne rêvez pas. C'est bien des livres que vous voyez devant moi.

J'avais chaud, tout le monde me parlait. Je ne vais pas mentir, je n'en ai pas lu puisque...

Ces trois-là, je les recommande du fond du coeur. ... - M.Bouhafsi: Ca a vraiment des conséquences.

Quand elle poste des vidéos avec un livre, les ventes explosent sur Amazon. On espère qu'elle va inciter ses abonnés à lire davantage. Les Français sont-ils aussi assidus que sur les réseaux sociaux? - Quelles sont vos lectures du moment? - Aucune. - Je n'ai pas le temps et j'ai la flemme. - "Successions: secrets de famille". - En ce moment, j'achète des livres pour mon BTS. - Fais semblant de lire un livre.

Donnez-moi un titre. - "A la conquête du temps perdu". - "La délicatesse".

Je l'ai lu plusieurs fois. - Platon, j'adore. Super philosophe. - Vous faites vraiment semblant... - Ouais. - M.Bouhafsi: Ce sont peut-être eux, les tiktokeurs, qui vont être plus prescripteurs que "La Grande Librairie". - A.Trapenard: Il faut vivre avec son temps.

C'est une des raisons pour lesquelles je me suis inscrit sur TikTok. L'idée est de partager une joie, une jouissance, un plaisir. Si ça fait lire les gens, tant mieux.

Le moment le plus important est le moment où ils seront confrontés aux livres et où ils vont prendre ce plaisir. Par contre, c'est "A la recherche du temps perdu". - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est une opération avec Security fails. - M.Bouhafsi: Son concept: tester les failles de sécurité des magasins.

Il vole un objet et le ramène pour les aider à mieux sécuriser l'enseigne. Le tout est filmé avec des lunettes caméras. La dernière grosse opération dans une enseigne de luxe a fait des millions de vues. - Bonjour, monsieur.

Ca va? - Merci, monsieur. Au revoir.

En direct live. Vous me l'avez demandé, une grosse enseigne...

Vous, en une année, vous avez recensé combien de vols? - Aucun vol ici. - Personne n'a réussi?

Parce que moi, j'ai réussi. - M.Bouhafsi: Notre reporter l'a rencontré ce matin pour une opération dans une enseigne de luxe.

C'était sa première interview. - Salut, l'équipe. Je vous invite dans mon quotidien de testeur en sécurité.

On va voir comment je procède. Bonjour, monsieur. Vous allez bien?

Au revoir, monsieur. Je viens de prendre un parfum à plus de 200 euros. Là, je vais aller le rendre.

On fait un peu de prévention. Bonjour. J'ai volé un parfum et je voulais vous le remettre.

Quand je leur ai remis l'article, ils étaient choqués. Il faut toujours penser à la bienveillance et ne pas voler. Je fais ça pour améliorer la sécurité pour qu'il y ait moins de vols. - M.Bouhafsi: Il donne même des conseils à des grandes enseignes du luxe à Paris.

Il travaille avec eux. Il revient et il leur explique comment il a pu voler ce produit et ça permet d'améliorer la sécurité de tous ces magasins. Son mot, c'est la prévention.

Le vol est puni par la loi, on le rappelle. - A.-E.Lemoine: Tendance du jour...

Il faut se raser les cils pour avoir l'air plus masculin? - M.Bouhafsi: Une nouvelle tendance a vu le jour sur TikTok.

Elle concerne les hommes. Ils sont de plus en plus nombreux à se raser les cils pour avoir l'air plus virils. Ca cartonne aux Etats-Unis, notamment depuis l'arrivée de D.Trump et d'E.Musk, où le mouvement masculiniste est à son apogée.

Evidemment, ce n'est pas sans danger. Les internautes jouent avec leur santé pour faire des vues. Ils risquent de s'abîmer la cornée.

Les cils sont là pour protéger les yeux de la poussière et de la saleté. Quand les complotistes vous disent à longueur de journée qu'il faut être viril, ça donne ça. - A.-E.Lemoine: Moi, ça ne me dérange pas, c'est tout ce qui va derrière... - A.Trapenard: Qu'est-ce que vous voulez couper d'autre? - A.-E.Lemoine: Non!

Je ne veux rien couper à personne. Vous allez pouvoir passer à table tranquille avec l'ensemble de vos attributs. Les Bodin's sont partis en Thaïlande pour leur nouvelle virée. - C'est une espèce de GPS.

Tu mets le téléphone devant ta tronche, il te reconnaît et il déverrouille. - Qu'est-ce que tu me racontes? Je ne comprends rien. - Pour allumer la géolocalisation sur le portable, il nous faut la tronche de Laval. - Il est malade, je crois bien. - J'ai l'impression, oui.

Faites comme si je n'étais pas là. Ne bougez pas trop, par contre. - Ta gueule!

Ta gueule! - Ca ne marche pas. Il ne le reconnaît pas, le machin. - On a beau dire, une belle colique, c'est comme une moustache, ça vous change un visage. - A.-E.Lemoine: Bienvenue autour de la table du dîner préparée par Benjamin Chrétien, chef en Touraine. - V.Dubois: On le connaît.

On y va régulièrement. - A.-E.Lemoine: Et le code postal, c'est? - V.Dubois: 37.

Il y avait plus dur. Si je m'étais fait coincer là-dessus...

Je me faisais excommunier. - A.-E.Lemoine: Un mot sur "Les Bodin's partent en vrille".

C'est une sorte de "Mad Max", mais avec Maria et Christian. - V.Dubois: Oui, c'est vrai. - A.-E.Lemoine: Vous réalisez vos cascades quasiment en intégralité, sauf la course-poursuite à dos de dromadaire.

Là, vous étiez doublés. Un mois et demi de dromadaire, ça laisse des traces? - V.Dubois: Oui.

Maria Bodin est revenue avec le fion comme un steak tartare. - J.-C.Fraiscinet: Le poil de dromadaire est très rêche. - V.Dubois: Celui de Maria Bodin aussi!

Le frottement... - A.-E.Lemoine: Des dromadaires qui vous ont léché le visage? - V.Dubois: J'ai passé une matinée entière à me faire lécher la tronche par un dromadaire.

Ils m'ont mis de l'eau sucrée...

Je me suis détendu et finalement, je me suis aperçu qu'aucune femme ne m'avait embrassé comme un dromadaire. - A.-E.Lemoine: Lucien, vous avez une fois tourné avec des cochons pour "La Deuxième étoile".

Vous avez juré qu'on ne vous y reprendrait plus jamais. - L.Jean-Baptiste: C'est vrai que c'est difficile, les animaux, mais un cochon particulièrement.

En plus, celui-là, on l'avait appelé Jean-Marie. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ça va devenir une superproduction, les Bodin's?

Vous voulez que ça reste un peu artisanal? - J.-C.Fraiscinet: On avait fait 2 premiers films avec très peu de moyens.

On s'était dit que si on en faisait un 3e, on le ferait quand on aurait vraiment les moyens de le faire. C'est ce qui s'est passé. Là, on prend goût à ça.

Quand on a des équipes nous permettant de faire des grandes comédies d'aventure, des courses-poursuites au milieu du Maroc et des souks, on s'amuse comme des gamins. - E.Tran Nguyen: Une partie du tournage s'est aussi déroulée en France, au Salon de l'agriculture, avec un bouc.

Ca nous a rappelé un sketch devenu culte qui parle d'Internet, de nouvelles technologies et d'un réseau social que Maria appelle face de bouc. - Vous avez des cours d'ordinateur, là-bas? - Oui.

Il y a un petit jeune qui vient 2 fois par semaine. - Vous apprenez quoi? - A surfer! - J'ai vu, il y a... - Mais non!

A surfer sur le Net...

Quand tu mets des choses sur ton mur de Face de bouc...

Tu ne connais pas Face de bouc? C'est une réunion d'amis, sauf que tu n'as pas d'entrecôtes, pas d'accordéon et tu ne connais aucun de tes amis. - E.Tran Nguyen: Cette vidéo postée sur Internet a changé beaucoup de choses? - V.Dubois: Ca ne tient pas à nous, en plus.

On était produits par Jean-Pierre Bigard, à l'époque, qu'on salut, parce qu'il a beaucoup compté pour nous. Les filles du bureau venaient nous voir jouer au Palais des Glaces, le soir. Florence, qu'on salut, disait: "Je suis persuadée que si on met cet extrait sur les réseaux sociaux, ça peut partir." Effectivement, ça s'est mis à décoller. - J.-C.Fraiscinet: On nous a appelés en pleine nuit à 2h du matin: "Les mecs, il se passe un truc." - E.Tran Nguyen: 3,5 millions de vues en quelques heures. - J.-C.Fraiscinet: Oui, en quelques jours. - E.Tran Nguyen: Vous utilisez les nouvelles technologies, dans la vie?

Les réseaux sociaux? - J.-C.Fraiscinet: On est un peu obligés. - V.Dubois: Moi, je viens de recevoir mon Minitel. - M.Bouhafsi: Quand on monte un film des Bodin's, on n'a pas de mal à trouver des figurants.

Les équipes de prod ont été débordées par les candidatures, les demandes. Ca en dit long sur votre popularité. On l'a confirmé en avant-première. - Nous sommes fans des Bodin's, particulièrement mon petit-fils, qui imite Maria à la perfection. - Bas les pattes, Capitaine Flam.

Sinon, je te sectionne l'andouille de Vire. - On les suit depuis des années et des années. On est allés les voir 4 ou 5 fois.

Les films sont excellents. Merci à eux. - M.Bouhafsi: Vos spectacles réunissent des familles entières, comme au cirque.

Avant, les Bodin's s'inspiraient des grands-mères pour créer leurs personnages. Maintenant, c'est les grands-mères qui se déguisent en Maria pour leurs soirées à thème. Vous recevez souvent des messages, des vidéos, des photos pour expliquer que les soirées sont parties en vrille? - J.-C.Fraiscinet: Tous les jours, les gens se constituent pour les anniversaires, des mariages, des fêtes d'école...

C'est très touchant. C'est aussi ça, la vraie popularité. Ce qui nous réjouit le plus, c'est de réunir dans nos salles de cinéma, nos salles de spectacles, la famille entière.

L'humour, c'est assez générationnel. Réunir tout le monde en même temps, toutes les générations, ça nous touche vraiment, particulièrement les enfants. - V.Dubois: Dans les cinémas, pour les avant-premières, on a beaucoup rencontré les gens.

C'est très touchant de se sentir plus des aides-soignants que des stars de l'humour. On est un peu planqués derrière nos personnages. On a les avantages des stars sans les emmerdements qui vont avec.

On peut continuer à observer les gens parce que les gens ne nous observent pas, nous. C'est très touchant de se sentir des aides-soignants plutôt que des stars de l'humour. - A.-E.Lemoine: Des aides-soignants qui ont des fan-clubs à Madagascar, en Finlande, avec des expats qui ont créé des fan-clubs des Bodin's et qui ont un site Internet avec du merchandising où on peut acheter ce t-shirt, par exemple.

En voilà un pour Augustin. Il y en a un pour chacun. - V.Dubois: Ca ne va pas être facile à porter dans "La Grande Librairie". - A.-E.Lemoine: C'est le défi! - P.Lescure: A propos d'anniversaire, ça fait 30 ans cette année, les Bodin's.

Une longévité hors du commun. Ca méritait une sacrée soirée et une sacrée soirée d'anniversaire. Ca s'est fait le mois dernier aux Folies-Bergère.

Vous aviez un casting d'enfer. Il y a eu M.James, Jarry et même F.Hollande. - Merci d'accueillir à toute volée F.Hollande! "La Marseillaise". - Bonjour, monsieur et madame Bodin.

J'ai appris que dans une précédente émission, N.Sarkozy était venu vous rendre visite. Il n'y a pas de raison que moi, F.Hollande, tout jeune député fraîchement élu de la Corrèze, je vous ignore, vous, les sans-dents. - P.Lescure: Il était venu en N.Sarkozy. - J.-C.Fraiscinet: On avait fait un sketch mémorable au Palais des Sports.

On avait eu un fou rire...

En fait, on a attaqué en même temps que L.Gerra dans le même festival. C'était aussi en même temps que D.Boon.

L'un a eu le prix du jury, l'autre le prix du public... - V.Dubois: On a des souvenirs de 3e mi-temps avec eux... - A.-E.Lemoine: "Les Bodin's partent en vrille", c'est en salle mercredi prochain.

Merci à tous les deux d'être venus. "Joseph", c'est jeudi pour 2 nouveaux épisodes. On fait un petit détour par le plateau de "La Grande Librairie".

Augustin, bonsoir. - A.Trapenard: Je suis là, en fait!

Ce soir, C.Angot, B.Guérini, et G.Gallienne qui nous lit un quart d'heure de M.Proust en prime time dans "La Grande Librairie".

Soyez là. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 11 mars. Je vais parler très lentement, Augustin. "La Grande Librairie"...

L'info du moment: J.Bardella porte des lunettes. Il n'en fallait pas plus pour que P.Praud nous ponde un édito sur le sujet.

Qui à part lui peut tenir 32 secondes en ne parlant de rien? - Qu'ont remarqué les gens quand ils ont vu monsieur Bardella ce matin? Les lunettes.

Il n'a plus la barbe, mais il a les lunettes. - Il y a une recherche. Je n'en tire aucun commentaire.

C'est factuel, ce que je dis. Il n'avait pas de lunettes et il en a. Je ne vais pas faire une exégèse de ça, mais je pense que les gens sont sensibles à ça.

Je laisse ça à votre interrogation. - B.Chameroy: "Il avait de la barbe, il n'a plus de lunettes...

Tout le monde s'en fout?" J.Bardella porte des lunettes connectées qui lui permettent de voir l'avenir.

Bip électronique. Moi aussi, je peux faire 32 secondes avec rien du tout. Elles ne permettent d'accorder au pluriel que deux fois sur trois. - On ne peut pas arriver devant une puissance qui conteste des intérêts "occidentals" si les occidentaux ne sont pas unis... - B.Chameroy: Retour en plateau sur les magnétos...

Climat géopolitique apocalyptique, vague d'inquiétude...

Hier, BFM organisait sa grande soirée. Les femmes et les enfants d'abord! Vous allez vous faire dessus tellement on va vous faire peur! - Les Français sont-ils inquiets?

Craignent-ils de voir la guerre à leur porte? - On a senti ces derniers jours que l'inquiétude était en train de monter d'un cran. C'est le moment ce soir d'en parler.

Est-ce que vous êtes inquiets de cette menace? - B.Chameroy: Ca valait le coup de faire monter la sauce. - Vous êtes inquiet de la menace dont on parle? - Pas plus que ça. - Vous êtes inquiet? - Par rapport à la guerre, pas du tout. - Est-ce que vous êtes inquiète? - Euh...

Non. - B.Chameroy: "Vos taxis sont là.

Bonne soirée à tous." 120 invités en plateau, mais un seul micro. C'est ballot. - Est-ce qu'on peut avoir un micro pour M.Méril?

Est-ce qu'on peut avoir un micro? Vous pouvez donner votre micro? Vous n'avez pas de micro, Isabelle.

Vous n'avez pas de micro. Vous n'avez pas de micro? Merci, C.Ridel. - B.Chameroy: C'était bien préparé...

Ils avaient aussi convié des visages de la chaîne, comme E.Lechypre, qui avait mieux à faire et qui avait dépêché sa statue de cire du musée Grévin. Ca a fait illusion tout au long de la soirée.

Il n'a pas décroché un mot. Il était fasciné par ce qui se disait en plateau. C'est à ce moment-là que Maxime s'est dit: "Il faut s'adapter.

On n'a qu'un seul micro. Lui est en sommeil paradoxal...

On change le thème de la soirée et on part sur un débat naturisme. Pour ou contre?" - Là, on se rend compte, mais on est à poil... - On n'est pas à poil! - Mais si!

On est à poil! - On n'est pas à poil! - A poil, un peu plus ou un peu moins... - Vous dites qu'on est à poil, mais pas du tout! - On est à poil! - B.Chameroy: Là, les gens étaient concernés.

Vous ne le savez peut-être pas, mais le PS organise un grand débat dans tout le pays intitulé "Notre France, parlons-en" avec O.Faure. On en parle, mais pas trop. - Je ne vais pas répondre à toutes les questions que vous avez posées. - B.Chameroy: Avec qui on en parle? - Oui, c'est à vous que je parle, parce que j'ai oublié...

J'ai noté vos noms, mais... - B.Chameroy: Déception pour Olivier.

Les spectateurs étaient surtout là pour l'apéro. - J'ai vu apparaître quelques petites bouteilles. - B.Chameroy: "Il y a des bouteilles et des chips?

On s'en fout, d'O.Faure!" Notre France, parlons-en, mais dans le micro. - Parlez bien dans le micro. - Je suis en train de le gober, là. - Mettez bien le micro comme ça. - Je vous amène un autre micro.

Celui-là fonctionne mal. - Je vais essayer de vous parler un peu de la jeunesse... - B.Chameroy: En tout cas, ils ont le sens de l'accueil. - Je ne sais pas si j'avais vraiment ma place.

Maintenant, je sais que oui. Je veux parler de trop de sujets en même temps. - Pardon, mais vous êtes qui? - B.Chameroy: "D'où tu te permets d'intervenir au milieu de notre truc?" E.Macron a accueilli la présidente moldave.

Il en a même changé sa façon d'applaudir. Il tape sur le pupitre. Silence.

Même sur le 36 15, ça a plu au président. C'était quand même pas mal. Laissons la politique de côté.

Devinez sur quelle chaîne est diffusé le programme qui va suivre. - Nous sommes en live sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn. Le live est parti. - B.Chameroy: BFMTV, la seule chaîne à retransmettre sur LinkedIn, le réseau social de la startup nation.

Monsieur a noté la déco, comme dans "Un dîner presque parfait". - Ici, vous avez un bureau. C'est assez...

On va dire...

Ce n'est pas chaleureux. - B.Chameroy: "Et alors, les verrines au saumon, je n'en parle même pas.

On n'est plus en 2010!" Le bien-être au travail, ça tient à rien. - Café, une pause, des petits fauteuils, des canapés, de la lumière et des plantes... - B.Chameroy: On ne pense pas assez souvent à la lumière au bureau pour le bien-être des salariés.

Le prochain numéro sera consacré à la maladie d'Alzheimer avec un cas sur le plateau. - Pour répondre à la question...

C'est vrai que c'est extrêmement important...

Je ne me rappelle plus de la question. - B.Chameroy: C'est pas grave.

Vous aimez les thèmes accessibles et rigolos? - AH OUI! - B.Chameroy: Ca tombe mal parce qu'on file au Sénat. - Article 16 de la directive 3 que l'amendement vise à transposer... - Vous êtes favorables à l'amendement?

Exactement. - B.Chameroy: "Quelle question, mon vieux!

Un intitulé tellement long qu'un sénateur en est décédé. - A l'initiative du rapporteur Fabien Genet, qui n'avait toutefois pas survécu à la navette... - B.Chameroy: "Putain de navette"!

Je rassure sa famille, c'est le rapport qui n'a pas survécu. Il faut dire à ce monsieur qu'il faut se mettre d'accord entre le début et la fin de citation. - Laissez le temps au projet d'origine plastique d'aboutir...

Début de la citation...

Non... - B.Chameroy: On a eu de la cravate noire fleurie, celle qui était nouée pour la 1re fois d'une vie, mais le grand gagnant, c'est la cravate Rigolus.

C'est à toi de voter, mon pote! Le bottin dans la main pour une intervention, ce n'est pas top... - Un signal clair sur la nécessité d'une sortie rapide des combustibles fossiles. - B.Chameroy: Il s'agissait d'une séance de nuit.

Niveau intention, on était donc sur de la nocturne. Heureusement, l'oreillette vivante était là. - L'article 26...

C'est... - Monsieur Verny. - Numéro 10.

Le numéro 43... - C'est monsieur... - Deux amendements identiques. - C'est monsieur Massé. - Il est adopté. - Madame récupère. - B.Chameroy: C'est hyper pratique, mais au Sénat, il n'existe qu'une seule oreillette vivante disponible. - Quel est votre avis, monsieur le ministre? - Je serais...

Excusez-moi...

Défavorable... - Avis de la commission, monsieur le rapporteur? - Euh... - Voulez-vous le défendre?

Votre sous-amendement...

Le 135... - Oui, pardon.

Euh... - B.Chameroy: Une image diffusée en vitesse réelle, je le précise.

L'info continue demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci à tous d'avoir été avec nous. Merci, chef. Merci à vous, chers téléspectateurs, de votre fidélité.

Tout de suite, "La Grande Librairie" d'A.Trapenard. Jeudi, "Joseph" pour vous servir.

Tournez-vous vers nos téléspectateurs. A tout de suite.