Les pistes du gouvernement pour réduire le déficit de la sécurité sociale
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Chapitres
Questions et réponses
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La ministre du travail et de la santé lance un cri d'alarme sur le déficit de la sécurité sociale. Quel est son diagnostic ?
- 0:51OuverteRéponse partielle
Quel est le rôle de la démographie dans le déséquilibre du financement de la sécurité sociale ?
- 1:34OuverteRéponse partielle
Est-ce que le problème de la sécurité sociale est similaire à celui des retraites ?
- 2:19OuverteRéponse partielle
Pourquoi la ministre met-elle en garde contre une modification de la réforme des retraites à 64 ans ?
- 3:03OuverteRéponse partielle
Quels sont les autres indicateurs démographiques préoccupants mentionnés ?
- 3:43OuverteRéponse partielle
Comment augmenter le taux d'emploi pour financer la sécurité sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:03Fait
« la France avant était bien classée en mortalité infantile. On a totalement dégringolé »
- 8:23Chiffre
« en matière de TVA, on est en dessous de la moyenne européenne »
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La ministre du travail et de la santé qui lance son big bang de la séc alors que le déficit de la SQ, on le sait, dépasse les 15 milliards d'euros. Bonjour Thierry. Bonjour Thierry Fabre, rédacteur en chef au magazine Challenge. Vous avez passé 1 heure 2h, je sais plus avec la ministre Catherine Vrain dans son ministère. J'ai le sentiment qu'en creux la pour elle la protection sociale des Français, je dis pas est en danger mais en tout cas n'est pas équilibré. Ça c'est une certitude. Oui, elle en fait elle veut tirer la sonnette d'alarme. Elle nous a dit que son diagnostic était assez alarmant. Il y a elle parle même de péril sur le financement de la sécurité sociale.
Pour l'instant, elle est au stade du diagnostic et le péri pour elle, il est démographique. Quand elle voit le taux de natalité, l'évolution de taux de natalité, on voit que les courbes sont en train de se croiser en fait entre le nombre de naissances et le nombre de décès. On a encore un solde naturel de 15 17000 par an, mais dans quelques années, si on se projette, donc la population risque de baisser. Et elle nous dit quand on voit le système actuel qui est essentiellement basé par un financement sur le travail, on taxe le par les cotisations sociales, le travail, les actifs, et bien si on se projette, on ne pourra plus financer notre système de sécurité sociale.
Donc pour l'instant, elle naî un cri d'alarme. Elle a pas encore de de proposition très précise, mais elle veut comme comme elle dit ambiancer le débat. C'est-à-dire, elle veut absolument mettre en avant des chiffres. Par exemple, sur le taux de natalité, un chiffre qu'on connaît peu, c'est le taux de natalité des des femmes né en 1990, donc autour de 35 ans, il est de 0,87. Donc c'est une chute drastique. On n pas en tête que la natalité avait autant baissé. Donc elle dit il faut faire ce diagnostic et réfléchir à des pistes de financement euh de nouvelles pistes de financement.
Thierry, pardon mais quand je vous écoute, c'est la même équation, en tout cas les mêmes paramètres de l'équation que pour les retraites avec ce ce vieillissement démographique, ce vieillissement tout court qui déséquilibre financièrement le système. En fait, c'est un peu le même problème quand on dit protection sociale, c'est c'est retraite et santé. Donc effectivement, quand elle veut cr elle elle lance son cri d'alarme euh là-dessus, elle se dit que évidemment elle elle veut peser dans le débat et dans le conclave actuel sur les retraites avec les les propositions de certains syndicats de revenir à à 62 ans ou à 60 ans.
On creux quand elle nous dit ça qu'il y a péril dans le le financement de la CQ, c'est surtout ne touchons pas à la réforme 64 ans des retraites parce que en fait il va falloir trouver de nouvelles pistes de financement même si on on laisse en l'état cette réforme. C'est ce qu'elle nous dit. C'est-à-dire que le le la démographie en fait, c'est la panne démographie qui va tout euh tout changer. Un point qu'elle qu'elle développe assez peu connu, je trouve, c'est par exemple en allémographie l'augmentation de la mortalité infantile. On le dit peu mais la France avant était bien classée en mortalité infantile. On a totalement dégringolé.
Alors, est-ce que c'est lié aux fermetures des maternités ? Mais en tout cas, il y a un sujet là-dessus. un un livre de deux journalistes sort ses prochains jours pour dénoncer cette dégradation. Bon, mais ça va encore dans le même sens, c'est-à-dire que dans la démographie va être notre problème et donc il faut réfléchir à à des changements là-dessus. D'autant qu'à 15 milliards d'euros aujourd'hui de déficit des comptes de la CQ. Après, on se dit que si c'est le travail qui finance tout ça, il faut plus de gens au travail. Et là, on a déjà eu cette discussion sur les retraites.
Ça veut dire que potentiellement plus de jeunes et plus de de seniors aussi soient au travail pour assurer le financement de cette protection sociale. Euh, comment on fait ? Si on parle des jeunes, on parlait de l'apprentissage, mais j'ai cru comprendre que les crédits avaient été rabotés. Euh et puis pour garder les seigneurs à l'emploi, comment on fait ? Les retraites, encore une fois, il y a ce conclave entre les enfin les partenaires sociaux qui sont encore autour de la table qui doivent trouver des solutions aussi là-dessus. Oui. Alors là-dessus, c'est pareil.
On en est vraiment au stade du diagnostic sur le notre problème très français du taux d'emploi, c'està-dire le fait que on a trop peu de jeunes et trop peu de seiors en emploi. Il y a plusieurs rapports qui sont sortis récemment, notamment celui du conseil d'analyse économique qui compare aux autres pays et notre problème c'est ça et elle la ministre Catherine Votrein le partage nous dit effectivement si on avait beaucoup plus de jeunes et de seigneurs au travail et bien ça pourrait euh euh solutionner une partie de de notre déficit de la SQ. Là encore euh pour les pistes euh il faut attendre.
C'est-à-dire que les jeunes effectivement euh elle nous dit qu'elle en parle avec sa collègue de l'éducation nationale pour voir comment susciter une insertion plus euh plutôt sur le marché du travail. Mais bon, ça reste un peu dans les limbes. Les seniors, il y a cette discussion euh du conclave. Il y a aussi côté ministre du travail où on se prépare à gamberger sur l'emploi des seniors. Il y a une réunion qui se prépare à la fin du mois. Si vous voulez, on là on les rapports s'accumulent pour dire que c'est notre problème, mais on voit très peu de solutions concrètes, sachant comme vous le vous le rappelez, l'apprentissage est raboté.
Alors, on a vu qu'il y avait des dérives dans l'apprentissage. On a un peu arrosé large les les aides, mais euh effectivement, on on a envie que des solutions concrètes émergent pour euh tenter de résoudre ce problème très franco-français, il faut le rappeler. Bon, euh, c'est bien déjà que la ministre de la santé et du travail tire la seule d'alarme. Après, il y a des dérapages, on sait qu'il y a des il y a des abus dans les dépenses de santé. Est-ce qu'elle compte s'y attaquer fermement ? Alors là aussi, elle fait le diagnostic.
Euh vous allez me dire "Mais ce diagnostic, il est fait depuis longtemps." Mais enfin c'est quand même important que la ministre qui en plus, rappelons-le, Catherine Vain, c'est un super ministère. C'est un peu comme la forteresse Bery, c'est-à-dire qu'elle a trois ministres sous son autorité. Donc c'est le le pôle social, le matinon du social. Et elle nous dit que sur les dépenses ça dérape et ça l'énerve. C'estàd elle nous a notamment parlé de ces dépenses transport sanitaire.
Vous savez, fait des années que la Cour des comptes alarme sur le fait que il y a plus de 6 milliards d'euros de de transport sanitaire, transport en ambulance ou en taxi pour emmener les patients faire leurs examens à l'hôpital. Ça augmente de 4 à 5 % par an et on narrive pas à faire face à ces déribes. Et donc c'est un sujet qui l'énerve parce qu'on on lui a remonté des exemples d'abus, d'incohérence. nous a cité une anecdote, le le coût du parking en l'hôpital, si on garde sa voiture à l'hôpital, c'est actuellement très élevé.
Donc elle elle nous dit "Ben oui, mais certains du coup certains patients au pouvoir d'achat un peu réduit préfèrent aller en taxi plutôt que d'aller avec leur voiture alors qu'il pourraient la conduire. Ça paraît basique mais pour elle c'est une le genre de de d'incohérence qu'il faut résoudre. Encore une fois, elle fait le diagnostic qui est partagé. Maintenant, il faut agir. Exactement. Il faut agir pour trouver des pistes de financement pour trouver des économies à réaliser. Le plus dur est devant làin.
Absolument parce que ensuite quand on parle de financement nouvelle piste, changer élargir l'assiette, alors on revient à des recettes expérimenté en tout cas envisagé il y a quelques années, la fameuse TVA sociale c'estàd qu'il y a 10 ans, on parlait beaucoup de ce projet qui était de à l'époque baisser des cotisations sociales sur le travail et les remplacer par une hausse de la TVA. Mais à l'époque, c'était un vase communiquant. on prélève moins sur le travail et on fait plus de TVA, sachant que la TVA a aussi l'avantage de euh freiner les importations. Aujourd'hui, c'est autre chose.
C'est-à-dire qu'on euh si on fait une TVA sociale, ce serait plus de TVA, mais sans doute on on va pas bouger les prélèvements sur le travail parce qu'il nous faut tellement de financements supplémentaires que ce serait sans doute augmenter la TVA. Est-ce que de la TVA est possible ? Bah oui, c'est une c'est une hausse d'impôt et les Français les français ne veulent pas ne veulent pas de hausse d'impôts. C'est ça. C'est une hausse d'impôt qui touche les consommateurs. Alors, il faut juste rappeler que on le dit pas assez souvent mais en matière de TVA, on est en dessous de la moyenne européenne, c'estàd moins que Oui. Oui.
On est en dessous sur le taxe de la consommation, la France prélève moins que la moyenne de l'Union européenne. Ouais, mais à peu de choses près. À peu de choses près mais sauf qu'on est en dessous. Alors, on va nous répondre "Oui, mais on prélève plus ailleurs puisqu'on a on a les prélèvements obligatoires les plus élevés." Mais il n'empêche que la taxe sur la consommation qui je répète l'avantage de de de rendre les importations moins compétitifes puisque les importation paye cette TVA alors que les exports ne la ne la payent pas. Bon, on pourrait l'augmenter mais c'est ce serait un prélèvement.
La CSG c'est pareil, la CSG c'est un un prélèvement qui ne touche pas seulement le travail, la CSG touche les produits financiers. Donc on pourrait dire plus de CSG. Mais là aussi la CSG déjà monté en puissance ces dernières années par rapport à l'impôt sur le revenu et donc rajouter de la CSG, c'est rajouter un prélèvement. Donc on voit bien que c'est ça c'est intéressant de faire le diagnostic. Moi j'étais vraiment intéressé que la ministre qui nous a reçu insiste lourdement sur ce péril. Donc c'est son prochain grand chantier. Elle veut lancer une conférence sur le sujet comme elle comme une conférence lancée après 1945 pour créer la SQ. Donc elle a de grandes idées.
Maintenant évidemment la grande question c'est que sur quoi tout ça peut déboucher avec notamment sur les prélèvements ? Voilà, on le saura bientôt j'espère. Juste avant de se quitter, on lit quoi ce weekend tranquillement ? Alors on lit on lit Trump. Trump est-ce que votre couverture est encore d'actualité ? Alors c'est c'est terrible, vous savez faire un hebdomadaire en ce moment c'est très compliqué. Déjà une quotidienne déjà une quotidienne c'est pas simple.
Donc ouais, mais c'est pire encore pour l'ebo puisqu'on boucle le mardi euh on a encore les droits de douanes, la liste terrible des droits de douan infligé par Trump et entre la le bloclage numéro et la sortie et bien Trump a fait marcher en arrière. Donc c'est toujours le potentiel chaos, mais c'est pas le même chaos qu'il y a quelques jours.
Donc c'est on alors on on décrit en fait tous les risques mais avec Trump c'est c'est terrible parce que ça ça peut changer d'un jour à l'autre et depuis effectivement depuis le bouclage de notre numéro ça s'est pas mal calmé et on est plutôt en terme de sur des négociations alors qu'à l'époque de d'autres bouclages on était en plein sauf avec la Chine sauf avec la Chine. Avec la Chine c'est monté encore sa avec la Chine là le sujet reste entier donc le chaos potentiel le chaos est toujours potentiel la question mérite toujours d'être posée. Allez, merci beaucoup euh Thierry Fab donc rédacteur en chef au magazine Challenge. Merci, bonne journée. Au revoir. Merci.
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