Projet de loi Logement, Rénovation, Simplification - Vincent JEANBRUN dans les 4V
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Place à la politique et au 4V Gill Bnstein. Vous recevez ce matin le ministre de la ville et du logement Vincent Jeanbrin. Bonjour à tous les deux. Bonjour Vincent Jambrin. En tant que ministre de la ville, vous gérez aussi l'hébergement d'urgence. 44 degrés possiblement en France aujourd'hui vient de dire Julia. L'État est-il prêt à assurer à essayer de d'améliorer le sort par exemple des sans-abris ? C'est fondamental et merci de poser la question. On pense parfois que l'hiver est plus dur pour les personnes qui vivent à la rue que l'été. En réalité, l'été c'est très très compliqué et je remercie les préfets qui sont extrêmement mobilisés sur le ce point et toutes les associations qui accompagnent l'État pour accompagner les personnes en
grande vulnérabilité faire des marudes pour distribuer de l'eau, marude, eau, mise à l'abri quand c'est possible dans des endroits frais. La situation est complexe et on espère tous effectivement que la cette vague de chaleur et cette canicule puisse retomber parce que ça ça soulagera beaucoup et ça ça protègera. Les scénarios selon lesquels elle ne retomberaient pas ou pas assez commencent à faire se faire jour. Est-ce que l'État est prêt à assurer ? On sait que au mois de juillet, il y a moins de permanents, il y a moins de volontaire, c'est les vacances pour tout le monde. Comment ça se présente ? C'est un des points qu'on a abordé autour du premier ministre dans la cellule interministériale de crise parce que effectivement il y a il y a l'enjeu de la chaleur et toutes ces conséquences
et ça touche tous les publics vulnérables que ce soit dans nos épades ou que ce soit dans pour les personnes qui sont vulnées à la rue. Et donc on travaille effectivement à se donner tous les moyens nécessaires pour être le plus présent possible, le plus mobilisé et protéger ceux qui sont les plus vulnérables. Et vous avez des craintes pour que le dispositif soit insuffisant ? On a aujourd'hui euh l'obligation d'anticiper une poursuite de cette vague de chaleur, toutes ces conséquences et c'est pour ça qu'on va se donner les moyens d'être en capacité de répondre si elle devait durer. Votre projet de loi relance ce logement est présenté au conseil des ministres euh ce matin. Pour répondre à à l'urgence, vous proposez qu'on puisse à nouveau louer des passoirs thermiques.
Est-ce que c'est bien raisonnable par les temps qui courent ? Ben vous savez ce projet de loi, il répond à une problématique très très importante pour les nos concitoyens, c'est que les Français n'arrivent plus à se loger comme il le souhaiter. C'est pour ça que le Premier ministre a nous a fixé à tous un objectif qui est de produire 2 millions de logements d'ici 2030. C'est un objectif ambitieux mais qui répond à ce besoin qu'ont les Français de se loger. En 10 ans, on a perdu 25 m² de pouvoir d'achat pour se loger. 25 m², c'est un étudiant qui va pas pouvoir aller faire ses études, c'est un jeune actif qui va pas pouvoir aller prendre son emploi, c'est une famille qui va annoncer à faire un enfant et cetera. Et dans cette production de logement, il y a produire
du neuf. Et quand on produit du neuf, c'est une bonne nouvelle parce queon produit des logements adaptés aux enjeux climatiques hiver comme été. Et puis a rénover l'ancien. Dans la rénovation de l'ancien, on a effectivement souhaité donner de la souplesse aux 700000 logements. Faut imaginer ce que ça représente en nombre de millions de Français. 700000 logements qui si n'av pas été remis à la location habitable. Alors ils ils sont habitables simplement. Leurs performances énergétiques sont mauvaises. Ils sont lettre F ou G dans le DPE. Et l'enjeu pour nous, c'est que les propriétaires de ces logements fassent les travaux et donc les rénovent. Et donc l'objectif sur cette questionlà, elle est pas de se dire on arrête d'une ambition de la transition énergétique de nos logements,
mais c'est tout l'inverse parce que au fond les propriétaires devront s'engager. Exactement. Mais s'engager et s'ils le font pas, il se passe quoi ? Ils ne peuvent relouer qu'à condition de s'engager à rénover dans les 3 ans pour une maison individuelle, dans les 5 ans pour une copropriété. C'est très très clair. C'est on sera contrôlé si on rve contrôler avec des sanctions. Engagement de travaux, c'estàd il faut carrément un un devis signé et un accomte versé d'une part. Donc c'est le propriétaire devra verser un accomte avant d'avoir le droit de louer pour ces 700000 logements. Exactement. Il faut qu'il puisse prouver que les travaux sont engagés avec la capacité de les réaliser dans les délais que je viens de vous évoquer. 3 ans pour la maison individuelle, 5 ans pour le
collectif. Et ensuite, comme c'est le cas déjà aujourd'hui, le locataire peut saisir à tout moment la justice qui peut condamner un propriétaire qui se serait aventuré à continuer à louer sans faire les travaux. Et évidemment l'objectif encore une fois c'est pas de remettre des passoirs thermiques ou bouilloir thermiques sur le marché de la location pour le plaisir c'est de s'assurer que les travaux soient faits. C'est gagnant gagnant. C'est gagnant pour le propriétaire parce qu'il a un peu plus de temps pour faire ses travaux. C'est évidemment gagnant pour les locataires parce que déjà bah ils ont toujours un toit sur la tête dans un moment où on narrive plus à se loger dans notre pays. Enlever 700000 logements du marché de de l'immobilier c'est une folie. Et donc
c'est aussi gagnant pour les locataires parce que les travaux vont être faits et donc la il va y avoir plus de protection et gagnant aussi pour le tissu économique parce que quand vous relancez euh autant de de chantiers de rénovation qu'on trouve la main d'œuvre disponible pour assurer les trac régulièrement avec les artisans, avec les professionnels de la construction. Euh eux, ils sont évidemment en attente et en demande et on est plutôt sur des secteurs qui ont un peu détruit de l'emploi ces derniers temps et là justement ils vont pouvoir réembaucher. C'est une bonne nouvelle. Justement, on est très loin du compte en matière de construction de logement neuf dit le président de la Fédération française euh du bâtiment. 30 % ce chiffre m'a marqué 30 % de permis de
construire en moins en avril par rapport à mars. Pour 2026, il estime qu'on construira 35000 logements de moins que la moyenne des années passées. L'objectif de 2 millions de logements d'ici 2030. 2030, c'est dans 3 ans et demi. C'est vraiment demain. Est-ce qu'il est raisonnable ? Est-ce que vous le maintenez ? Je maintiens. Je le maintiens à la condition que le projet de loi que je présente ce matin au conseil des ministres soit adopté parce que et on l'a toujours dit avec le premier ministre, cet objectif, on l'a pas inventé tout seul dans notre coin. On l'a coconstruit avec ce qu'on a appelé l'équipe de France du logement. déjà compromis cet objectif avec l'équipe de France du logement dans lequel vous avez le logement social, le la construction neuf, la rénovation,
bref tous ceux qui de près ou de loin participent à la production de logement dans notre pays. Et ce qui a été dit très clairement, c'est que il fallait réaliser quatre chocs pour atteindre cet objectif. Un choc d'investissement, redonner envie aux français d'investir dans la pierre. Dans le 9, ça a été fait au moment du budget. Dans l'ancien, ça va être fait là dans le projet de loi. Un choc de simplification. Et ça, il faut se le dire, il faut que les Français le comprennent. Aujourd'hui, quand on décide de produire du logement dans notre pays, ça prend en moyenne 8 à 10 ans. Exactement. On a un dispositif d'érogation au détriment de normes environnementales, de normes d'isolation. Et ben, je vous réponds très clairement là-dessus. On va construire tout aussi bien en matière de norme
environnementale, tout aussi bien dans le respect et la sécurité. Et pourquoi plus vite ? Bah justement, ouais, c'est qu'on a du mal à croire. Je vais vous expliquer en deux mots. Il faut 8 à 10 ans pour sortir un projet de terre aujourd'hui en France. Le chantier le plus compliqué qu'il soit en terme de construction pure, il faut entre 2 ans et demi et 3 ans. Tout le reste c'est quoi ? C'est de la procédure, c'est de la paperace et c'est ça qu'on vient simplifier comme on a fait pour les Jeux Olympiques. C'est pour ça d'ailleurs que je parle de Jeux Olympiques du logement ou du Notre Dame de la Construction. Les Jeux Olympiques, on a construit des bâtiments performant énergétiquement avec une loi spéciale. Et oui, exactement. avec une capacité à déroger ce qui a permis de gagner du
temps sur les procédures administratives, pas sur la qualité du bâti. Et donc, on peut faire de la qualité en allant plus vite. C'est ce qu'on va proposer dans cet ex de loi et c'est nécessaire parce que comme vous l'avez dit, si on veut atteindre les 2 millions de logements d'ici 2030, il va falloir avoir des des capacités accélérées. Et je précise simplement que cette dérogation, elle a un, elle est sous le contrôle du maire et du préfet. Et deuxièmement, elle a une contrainte, c'est que ce qui sera produit en matière de logement, ce sera de la résidence principale obligatoirement et et ça veut dire que c'est bien pensé pour loger les Français et pas pour faire de la spéculation sur du meublé touristique ou quoi. Et bien justement, avançons sur votre projet de loi, vous donnez sur la
spéculation, allez-y, il y a des milliers, allons-y. Il y a des milliers de logements vacants et des milliers de Français qui ne trouvent pas de toit, ce qui est quand même un paradoxe. Est-ce que il faut taxer ces logements vacants ? Moi, je crois au à la à la capacité des maires à se doter d'outils et à s'en servir de manière la plus juste possible. Donc pour vous répondre, c'est pas une politique que je veux gérer depuis Paris. Je crois qu'il faut donner dans la boîte à outil des maires la capacité à piloter la taxation de ces logements vacants. Et je suis pas contre en tant que maire, j'étais maire pendant 10 ans de la belle commune de la rose. Euh il y a des quand on voit des logements vacants et des familles qui arrivent pas à se loger, on peut considérer effectivement qu'il faut que
ceux qui sont propriétaires de ces logements et qui ont qui ont le droit d'en faire ce qu'ils veulent contribuent à l'effort collectif à travers cette taxation. Compris ? L'encadrement des loyers qui s'applique dans 70 villes de France doit prendre fin en novembre. Est-ce que vous allez permettre la prolongation de ce dispositif ? Ce qu'on appelle le plafonnement parce qu'en réalité en France, il y a déjà un encadrement lié à l'inflation. Le plafonnement euh il est effectivement expérimenté. Il y a une concertation qui est en cours. Moi, j'ai reçu un rapport de deux économistes très sérieux qui ont objectivé le fait que ça marchait pas très bien. Pour autant, les communes qui en bénéficient aujourd'hui de cette expérimentation ont envie de poursuivre pour un an ou deux. Comme je l'ai dit,
je moi je suis pour donner des outils dans les boîtes à outil des mers. Donc c'est oui, on va voir. Je suis contre la généralisation à tout le pays. Ceux qui sont dans l'expérimentation me demandent de trouver un moyen de le prolonger. Le débat parlementaire va pouvoir se faire. Je dis je rencontre les groupes politiques pour savoir si oui ou non il y a une volonté au sénat. Il a une volonté. Il y a une proposition de loi socialiste qui va passer au Sénat. Vous la soutiendrez. Bah en fait on va donner l'occasion au Parlement et notamment au Sénat maintenant puisqu'elle a été votée à l'Assemblée au Sénat d'en débattre. La question elle est est-ce qu'il y a une généralisation ou pas ? La réponse est clairement non. 70 communes. Maintenant, les maires de ces communes, le maire de
Paris par exemple que j'ai rencontré m'a dit "Moi, je n'imagine pas de sortie brutale du jour au lendemain et vous non plus." Bon, donc on est capable de discuter avec les uns et les autres. Maintenant, il faut que le Parlement ait envie de faire avancer ce texte. Les discussions continuent. Il nous reste 30 secondes pour une question politique. Vous êtes toujours membre des républicains à ma connaissance. On n pas eu le droit de réadhérer. Donc de cœur mais de cœur toujours. Alors, est-ce que de cœur Bruno Rotaillot est votre candidat ? Écoutez, moi ce que j'ai toujours dit et répété, c'est que le candidat qui sera que je soutiendrai, c'est celui qui sera capable de rassembler les forces du bloc central pour être capable de gagner et dequalifier. Brun donc en fait celui qui sera ou celle
d'ailleurs qui sera capable de rassembler les autres en disant pas forcément celui de votre partie. Celui qui sera en tête aura mon soutien et je regarderai moins les hommes que les idées et la capacité à rassembler. Vincent Jambrin, ministre du logement, invité des 4V. Bonne journée à toutes et à tous. Merci beaucoup à tous les deux.
Vincent Jeanbrun