Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média· 29 septembre 2025 24 min

"UN COMPLOT DES JUGES" : MAIS À QUOI JOUE LE FAN CLUB DE SARKOZY ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Certains réclament la grâce présidentielle. Christine Boutin parle même de peine de mort.

Et au centre de tout ça, Nicolas Sarkozy qui découvre qu'en France, la justice s'applique aussi au délinquants en col blanc. Alors, ravalez vos larmes, sortez les mouchoirs, on fait le point. [Musique] Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le lundi 29 septembre et ce weekend, une seule question à monopoliser l'attention des chaînes d'info. Nicolas Sarkozy est-il victime de la justice ? Il faut dire que l'exprésident de la République a tout fait pour que ça arrive.

À la sortie du tribunal jeudi dernier, il a immédiatement lancé la contreoffensive médiatique en fustigeant la haine supposée de la justice et en clamant son innocence à grand renfort de Trémol dans la voie. La haine n'a donc décidément aucune limite. J'assumerai mes responsabilités.

Je déférerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.

Je suis innocent. Cette injustice est un scandale. Je ne m'écuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait.

Naturellement, je ferai appel. Sans doute devrais-je comparaître les monotes au mains devant la cour d'appel ? Ceux qui me haïsent à ce point pensent m'humilier.

Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. Nicolas Sarkozi s'est répandu dans la presse.

Pas n'importe laquelle d'ailleurs, le JDD à qui il a accordé sa première interview de condamné, enfin sa première interview de condamné dans l'affaire des financements libyens. Tout un symbole. Il dénonce une décision soi-disant inédite et injustifiée.

Pour lui, toutes les limites de l'état de droit ont été violées, rien que ça. Il y aurait même, toujours selon Sarco dans le JDD, une volonté d'humiliation des juges à son encontre. Certains de son campur Stéphane le Rudulier ou encore son ancien conseiller spécial Henry Guenaot ont même demandé la grâce présidentielle à Emmanuel Macron.

Mais Sarkozy n'en veut pas. Je le cite "Pour être gracier, il faut accepter sa peine et donc reconnaître sa culpabilité. Jamais je ne reconnaîtrai ma culpabilité pour quelque chose que je n'ai pas fait." Quoi qu'il en soit, l'ancien président de la République multicondamné peut compter sur ses soutiens.

Henry Genot, dont on vient de parler a aussi fait sa part de ce côté-là. Il était l'invité de Léa Salamé au 20h de France 2 jeudi soir. Pour lui, c'est simple, on assiste à un coup d'état judiciaire.

Rien de plus, rien de moins. On écoute. C'est c'est une sorte de coup d'état judiciaire contre la séparation des pouvoirs.

Pourquoi ? Parce que pour qu'il y ait pour qu'il y ait des des une un pacte de corruption, il faut des contreparties. Bon, vous allez loin.

Coup d'état judiciaire, vous allez loin. Oui, c'est un coup d'état judiciaire contre la séparation des pouvoirs. C'est pas un coup d'état militaire hein, mais c'est un coup d'état judiciaire parce que la séparation des pouvoirs, c'est le fondement même de l'état de droit et c'est le fondement même d'une constitution démocratique.

Sur le plateau de BFM, on a aussi eu le droit à Bristefeu ex ce ministre de l'intérieur de SarkoZ et condamné en première instance dans le procès des financements libyens. Ami fidèle de l'ancien président de la République, il était jugé pour avoir agi comme intermédiaire à travers le réseau de Zad Takedin et pour avoir organisé des transferts de fonds publics via des comptes offshore. Âgé de 67 ans, il a écopé d'une peine aménageable de 2 ans de prison et de 50000 € d'amende.

Et malgré ce pédigré judiciaire plutôt garni, les plateaux télés lui déroulent le tapis rouge façon tribune médiatique via. Nicolas SarkoZi, j'en suis totalement convaincu et totalement totalement totalement totalement totalement innocent. Peut le répéter 100 fois ce mot-là et donc qu'il soit très touché, c'est tout à fait normal.

Alors, chacun s'exprime avec ses mots, avec son histoire, avec son tempérament. Mais moi, je vous dis une chose, c'est que quand il y a une injustice, que doit-on faire ? On doit combattre l'injustice et moi c'est ce que je fais, c'est ce que je vais faire en faisant appel appel que j'ai d'ailleurs fait aujourd'hui.

Voilà, mais pas avec les mêmes mots. On leur a noté que Nicolas Sarkozy contre la justice qui a dénoncé la haine contre lui aujourd'hui. Ce ne sont pas vos mots ce soir.

Chacun s'exprime avec ses mots. Et encore une fois, je comprends que Nicolas Sarkozi soit personnellement très touché par cette décision qui est objectivement totalement surprenante. Alors, je sais pas si vous avez bien compris le message, mais Nicolas Sarkozy est totalement totalement totalement totalement innocent.

À ce niveau-là, c'est plus un argument, c'est une tentative d'hypnose collective. Mais chez les fidèles de SarkoZi, l'Oscar du second rôle revient sans hésitation à Christine Boutin. Oui.

Oui. Christine Boutin, la dernière fois qu'on l'a vu sortir du formol, c'était pour bénir Éric Zemour lors de la présidentielle dernière. Mais elle n'a pas la mémoire courte.

Elle n'oublie pas que c'est Sarkozi qui l'avait fait entrer au gouvernement en 2007 comme ministre du logement et de la ville. Alors pour le défendre, elle dégaine son sens habituel de la mesure. Selon elle, ce qui arrive à Nicolas Sarkozi, c'est l'équivalent de la peine de mort.

Rien de moins. Attention. En 1793, on a guillotiné le roi.

Aujourd'hui, il n'y a plus de peine de mort. Ce qui a été dit pour monsieur Sarkozi, c'est l'équivalent de la peine de mort de l'époque. Et pourquoi il y avait-il la peine de mort ?

Et pourquoi a-ton guillotiner le roi ? Et pourquoi on guillotine de façon symbolique le président de la République ancien de la France ? C'est parce que la France n'accepte plus l'autorité, plus aucune autorité. l'autorité n'est même plus préservée même pour l'intérêt supérieur.

Voilà pourquoi je suis ici. Bah, c'est quand même cocasse de justifier son argumentaire en expliquant que la France n'accepte plus l'autorité, tout en refusant soi-même d'accepter une décision de justice. On appelle ça prêcher la discipline à coup de désobéissance.

Chez les sarcosistes et à droite en général, l'autorité, c'est comme la morale, une variable d'ajustement uniquement quand elles sertent leur camp. C'est d'ailleurs ce poids de mesure que dénonce en retour la gauche sur les plateaux. Je vous propose d'écouter la députée LFI Daniel Obonau sur BFM qui dénonce cette hypocrisie et surtout de savourer les mines médusées autour d'elle.

Ce que ce qui me m'interpelle en fait, c'est que malheureusement cette attitude, cette bienveillance, cette compréhension de ce que fait la prison de de de tout ça n'est possible dans ce moment-là que parce qu'il s'agit de Nicolas Sarkozi. Moi c'est ça qui me sert le cœur, c'est parce que vous disiez pour le gamin des cités, il n'aura jamais le droit à ce qu'on comprenne que non c'est pas VIP, non c'est pas le le club m le gamin des cités, il n'aura jamais droit au plédoirie de grand avocat qui explique comment l'affaire est bien plus compliquée. Il aura droit par contre à un un déluge de discours, notamment effectivement des mêmes gens qui aujourd'hui sont d'une bienveillance avec monsieur Nicolas Sarkozy en expliquant à quel point c'est une injustice.

C'est mêmes gens. Les politiques ne sont pas les seuls à monter au créneau dans cette affaire. Fabrice Arfide de Mediaapart qui avait révélé l'affaire en 2012 s'y est aussi employé.

Le journaliste dénonce un moment trumpien dans la vie politique française. On l'écoute. Mais je suis sidérée par le climat de conversation publique et médiatique autour du jugement.

C'est-à-dire queous bah c'est-à-dire qu'on a quand même un homme un ancien président si on parle de Nicolas Sarkozy qui a été condamné désormais trois fois dont une fois définitivement pour corruption, une autre fois dans l'affaire Big Malion. Ça c'est le financement de sa campagne de 2012 en première instance et en appel pour financement illégal de campagne. D'ailleurs, il y a une audience le 8 octobre prochain à la Cour de cassation et qui vient d'être condamné pour association de malfaiteurs dans l'affaire gigantesque des financements libs.

Et la question qu'on se pose, c'est s'il y a un problème des juges avec la politique. On pourrait peut-être se demander si Nicolas Sarkozy n'a pas un problème lui avec le code pénal. Les les les les juges, ils ne jugent pas des politiques, ils jugent des personnes qui sont soupçonnées d'avoir commis un délit.

Il se trouve que ces personnes sont parfois des politiques et c'est souvent le cas. Il se trouve dans la délinquence en col blanc et les atteintes à la probité qui concerne la rencontre du pouvoir et de l'argent. Donc c'est vrai que ça concerne assez peu les nécessiteux ce genre de délit.

Et bien quand les mises en cause sont condamnées, eux ils ont contrairement à toutes celles et tous ceux qui nous écoutent, ils peuvent aller aux 20h d'une grande chaîne, ils peuvent imprimer des éléments de langage, prendre la main sur le récit pour faire à croire que le problème dans ce dossier, ce sont les juges et pas les faits. Pour contrer les attaques qui fusent de toutes parts, les magistrats aussi se sont mobilisés médiatiquement et ils sont pour le moins décenancés par le niveau du débat et la mensuétude dont bénéficie l'ex-président de la République compte tenu des faits qui lui sont reprochés. L'un d'eux, Serge Portelli, avocat et ancien magistrat en perd les mots sur le plateau de BFM.

Il se dit choqué et rappelle que Nicolas Sarkozy n'est pas une victime dans ce dossier et encore moins une victime de la justice. Je j'ai du mal à m'exprimer tellement je trouve ça fou mais vraiment fou. Qu'est-ce qui est fou ?

Bah que ces gens peut-être même ici sur ce plateau, réagissent comme si Nicolas Sarkozy était une victime finalement. une victime d'un peu tout le monde mais surtout de la de la justice et personne ne s'fuse que des termes que cet ancien président de la République utilise enfin la haine il a parlé de la haine. La haine de qui ? la haine des juges.

Alors, je sais bien qu'il a pas une énorme estime pour la magistrature son aura le plus absolu. Je sais bien qu'on a le droit de d'ailleir ses juges pendant un certain temps, mais quand même parler de ces juges comme des des facteurs de haine, c'est incroyable. Mais ce qui choque, mais vous vous considérez que c'est la jurisprudence habituelle qui lui a été appliquée ?

Mais votre question euh n'est pas bonne. Je suis désolé de vous le dire. Et pourquoi ?

Ben parce que si vous arrivez à me trouver des exemples de la jurisprudence habituelle des tribunaux français vis-à-vis des présidents de la République et qui ont commis de très très graves infractions, je vous suis. Mais non, là on est face à quelque chose d'assez extraordinaire. Et ce qui est extraordinaire, c'est pas le c'est pas la la peine, c'est pas le procès.

Ce qui est extraordinaire, c'est ce qu'on reproche à Nicolas Sarkozy. Le président du Tribunal Judiciaire de Paris a quant à lui tenu à faire œuvre de pédagogie notamment sur la notion d'exécution provisoire. Ce principe qui permet de faire appliquer immédiatement une décision de justice, même si le condamné fait appel.

Face à ces personnalités politiques qui dénoncent une mesure attentoire à la présemption d'innocence de Nicolas Sarkozy, il rappelle la réalité des tribunaux français. On l'écoute, c'était ce matin sur France interre. J'ai l'impression que euh les uns et les autres découvrent la réalité de la justice de notre pays.

Mais tous les jours va aller en comparion immédiate. Les personnes sont incarcérées alors qu'elles peuvent faire appel, alors qu'elles sont dans le délit d'appel. Souvent parce qu'il présente un risque de trouble à l'ordre public, un risque de récidive, un risque de la sécurité des français.

Oui. Alors, ça va être un peu technique mais ces critères sont les critères avant le jugement, c'est le critère de l'article 144. Après le jugement, on n'est pas dans la question de la réitération ou la question des risques de pression.

C'est la question de la gravité exceptionnel des faits. C'est pas la même motivation quand on vient dire non mais c'est important. La motivation d'un mandat de dépôt avant le jugement et après le jugement n'est pas le même en procédure pénale.

En ce qui concerne Nicolas Sarkozi, la décision est justifiée par la préparation d'une corruption au plus haut niveau possible, a dit le tribunal. La présidente du tribunal, Nathalie Gavarinot a martelé que les faits reprochés étaient d'une gravité exceptionnelle et de nature a altéré la confiance des citoyens, justifiant ainsi cette incarcération à venir. D'ailleurs, l'Union syndicale des magistrats rappelle au passage que près de 9 condamnations sur 10 à une peine de 5 ans d'emprisonnement ou plus en première instance sont exécutés immédiatement.

Ceux qui dénoncent le laxisme depuis leur salon doré découvrent avec stupeur que la justice s'applique aussi à leur monde. Comme pour Marine Le Pen, le battage médiatique retombe quasiment instantanément sur la juge qui a condamné Nicolas Sarkozi. À peine le verdict tombé, le parcours de Nathalie Gavarinot, vice-présidente du tribunal de Paris, a été passé au crible, analysé et disséqué sous toutes les coutures.

Pourtant, sur le papier, tout partait bien. La juge a justement été sélectionnée pour son impartialité. Pas d'affiliation syndicale à gauche, jamais de prise de position sur le dossier libien et aucune affaire antérieure liée à l'ancien président de la République.

Les avocats qui la connaissent la décrivent comme dure mais juste. D'ailleurs, ceux qui en ont fait l'expérience le savent. Elle ne plaisante pas.

C'est elle qui avait condamné les épouffillons en première instance en 2020. Dans ce parcours, une seule interaction avec Nicolas SarkoZi, c'était en 2011 quand Nathalie Gavarino était représentante de l'USM, l'Union syndicale des magistrats. C'est le syndicat majoritaire qui se revendique justement à politique et pluraliste.

Nicolas Sarkozy, alors chef de l'État, avait mis en cause la responsabilité des magistrats dans un meurtre sordide, celui de la jeune Latitia Peré en Loire Atlantique, assassiné par Tony Mayon, déjà condamné pour d'autres faits. Sarkozi avait alors estimé que quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable, sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ces propos avaient engendré une forte mobilisation de la magistrature avec des suspensions et des reports d'audience partout en France pour dénoncer l'amalgame du chef de l'État ainsi que le manque de moyens des tribunaux.

En phase avec ses fonctions d'alors Nathalie Gavarino avait dénoncé les propos du président et pris part à une manifestation comme des centaines d'autres de ses collègues. Une réaction corporatiste habituelle dans le cadre du dialogue entre les magistrats et le pouvoir mais qui suffit à être utilisé pour remettre en cause son impartialité. Les avocats de Nicolas Sarkozy ne se sont pas gênés largement relayés par les médias bolorés.

Vous savez ce même Boloré qui avait prêté son yacht au président nouvellement élu en 2007 ? Un hasard probablement. En attendant, la vice-présidente du tribunal correctionnel de Paris est prise pour cible.

Elle aurait notamment reçu des messages menaçants et des menaces de mort. Le parquet de Paris a annoncé à l'AFP l'ouverture de deux enquêtes confiées au pôle national de lutte contre la haine en ligne. Très silencieux jusque-là, Emmanuel Macron a été contraint de prendre la parole.

Il a assuré la justice de son soutien. Je le cite, "Les attaques et menaces de mort contre plusieurs magistrats sont inadmissibles. C'est pourquoi j'ai demandé au ministre de la justice et au ministre de l'intérieur que leurs auteurs soient identifiés pour être rapidement poursuivis." Alors, il y en a un qui se garde bien de trop commenter.

Une fois n'est pas coutume, c'est Gérald Darmanin, justement ministre des missionnaires de la justice. Il s'est contenté du minimum syndical dénoncer les menaces visant la présidente du tribunal ce samedi sur X, ni plus ni moins. Il faut dire qu'il ne s'est jamais caché de sa proximité extrême avec l'exprésident condamné.

Il a été son porte-parole et même son lieutenant, mais désormais il marche sur des œufs. Difficile de concilier toutes les casquettes. Un embarras qui ne dérange en revanche pas un autre de ses collègues.

Bruno Rotaillot, le futur ex-ministre de l'intérieur, aussi président des Républicains, n'a pas éprouvé de difficultés à témoigner de tout son soutien et de son amitié à Nicolas Sarkozy dans un communiqué. Il écrit Nicolas Sarkozi, relaxé de trois quatre chefs d'accusation et présumé innocent, a fait appel de la décision, je ne doute pas qu'il saura mettre toute son énergie à se défendre devant la cour d'appel et faire prévaloir son innocence. Encore un apôtre de l'ordre et de l'autorité qui perd toute sa contenance quand il s'agit de ses petits camarades.

Et pourtant, battage médiatique et fan club ou pas, Nicolas Sarkozy ira bien en prison comme des milliers de condamnés chaque année. Il ne connaîtra pas l'expérience complète de l'incarcération, on le sait déjà. Pas de cellules surpeuplées ni d'hygiène déplorable, mais un enfermement VIP avec peu d'interaction avec ses conetenus.

Et pourtant, il découvre enfin ce que signifie réellement l'application de la politique pénale qu'il a lui-même défendu pendant plus de 40 ans. Multicondamné et embourbé dans une avalanche d'affaires judiciaire, il transforme chaque verdict en mélodrame médiatique, clamant son innocence et criant au complot. Comme Marine Le Pen avant lui, il s'en prend à la justice dès qu'elle ose appliquer la loi, une loi dont il a toujours vanté la sévérité.

Mais rappelons-le, la justice ne fait pas la loi. Elle se contente de l'appliquer et elle doit le faire de façon impartiale. Son coupé n'est pas réservé au précaires, aux racisés et aux petits gens qui galèrent.

Il s'applique à tous, même aux plus puissants ex-président compris. Si cette réalité judiciaire les choque tant, les élus peuvent toujours réviser la loi mais certainement pas créer un régime d'exception pour la délinquence en col blanc. On poursuit avec l'actualité politique.

Le brouillard persiste autour du budget 2026. Sous menace d'une motion de censure comme ses prédécesseurs, le premier ministre Sébastien Lecornu continue d'essayer de plaire à tout le monde. Ses proches préviennent.

Ce ne sera pas le budget de Lecnu, pas le budget PS, pas le budget RN. Alors, on ne sait pas bien ce que ce sera, mais probablement rien qui ne convienne à tout le monde. Le Parti socialiste, de son côté tente de mettre la pression.

Dans la matinée du lundi 29 septembre, Olivier Fort exigé de Le Cornu que ce dernier lui présente, je cite, une copie complète de son projet de budget. Le premier secrétaire socialiste a déclaré "Si rien ne change, le résultat est déjà connu. Il y aura une censure et donc ce gouvernement tombera.

Il y aura vraisemblablement une dissolution à laquelle nous sommes prêts." Pour passer la pommade au parti de l'opposition, Sébastien Lecornu veut insister sur l'exemplarité en annonçant notamment que Matignon n'augmentera pas ses moyens de fonctionnement après avoir déjà par décret supprimé les avantages aux ex-premier ministres. Un scénario qui frôle l'indessence à l'heure où les services publics sont dans un état tel que l'hôpital d'Evreux fait appel à l'emprunt citoyen pour pouvoir ouvrir de nouveaux lits.

On poursuit avec l'environnement. L'Europe se réchaufferait deux fois plus vite que le reste du monde. C'est l'alerte lancée par l'Agence européenne de l'environnement via son rapport 2025.

Cet état des lieux réalisé tous les 5 ans déplore notamment le recul de la nature et de la biodiversité sur terre, en mer et dans les cours d'eau en cause la surexploitation agricole et industrielle. Les ressources en eau sont particulièrement menacées à un/ers du continent manque déjà d'eau. Un problème largement soulevé par les organisations militante et associative au sujet notamment des projets de mégabassine dans les deux Sèvres qui dénoncent régulièrement l'accaparement de la ressource au profit de l'agriculture intensive.

L'agence appelle les Étatsmembres de lieu à poursuivre les efforts sur les énergies renouvelables et à mettre en œuvre sans délai les engagement pris dans le cadre du pacte vert européen. Et on termine avec l'international comme d'habitude et la situation à Gaza. Plus de 50 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne ces 24 dernières heures.

Presque 20 blessés sont également à déplorer. Du côté du gouvernement israélien, le ministre des finances, Béalel Smotrich, a réclamé une liberté d'action totale, je le cite, pour l'armée dans l'enclave palestinienne. Ce dernier dit aussi espérer l'annexion de la Sif Jordanie occupée.

Mais Donald Trump qui a posé son véu, une rencontre doit par ailleurs avoir lieu lundi à la Maison Blanche entre Donald Trump et Benjamin Netaniau sur la question Gazaoui. Le président américain promet sur son réseau social une première historique au Moyen-Orient et plaide pour un cesser le feu immédiat suivi d'un retrait progressif des forces d'armée israéliennes et de la libération des otages palestiniens. Le président américain a déclaré en amont de cette rencontre "Nous avons une réelle chance d'atteindre quelque chose de grand au Moyen-Orient." Dans l'attente de ce moment, des familles d'otage israélien, toujours détenu par le Hamas, ont écrit à la Maison Blanche, demandant de mettre la priorité sur la libération des otages et le cesser le feu.

La question de la Sjordanie occupée depuis 1967 sera également au centre des discussions, Netaniau étant confronté à la pression de ses alliés d'extrême droite. Rappelons que le bilan officiel largement sous-estimé à Gaza est de 66000 morts et 168000 blessés. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.

N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, le média a été auditionné par l'ARCOM pour investir la TNT. Alors, plutôt qu'une chaîne libre et indépendante comme la nôtre, l'ARCOM a préféré le milliardaire Daniel Kretinski.

Aujourd'hui, de nouveaux canaux se libèrent sur la TNT nationale et la TNT francilienne avec ces quelques 12 millions de téléspectateurs potentiel. Le média compte bien y candidater si l'arrcom en décide ainsi. Et comme toujours, nous porterons un projet commun avec nos camarades indépendants qu'il désirent.

Si ce projet vous intéresse et que vous voulez nous soutenir, signez et faites signer notre pétition sur tntdésindé.fr fr pour une TNT libre, ouverte et démocratique. Et si vous voulez nous aider à produire une information libre et indépendante, n'hésitez pas à vous abonner au médias ou à faire un don déductible des impôts sur notre site internet ou simplement à en parler autour de vous et à nous suivre sur les réseaux sociaux.

Et n'oubliez pas, en attendant la TNT, retrouvez-nous sur nos deux chaînes YouTube, le Média et Le Méia 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média. [Musique]