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DébatEurope 1 (sur YouTube)· 24 juillet 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

"Quand on est ministre, on ne cultive pas sa singularité", affirme Henri Guaino

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retaillot a raison d'insister sur sa singularité ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    En quoi n'a-t-il pas assuré la continuité de l'État ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas salvateur qu'un ministre de l'intérieur critique le président ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Le budget 2025 pourrait-il être fatal au gouvernement ?

  • 16:00OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures économiques alternatives proposez-vous ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas évoquer l'immigration dans les solutions économiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Henri GuainoFait
    « Le macronisme n'est rien si ce n'est un bloc central qui a cassé le clivage gauche-droite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europin soir 19h 21h Stéphanie de Muru et nous accueillons nos débatteurs de la 2e heure Sébastien Lignet chef du service politique à valeur actuelle Raphaël Stinville directeur adjoint de la rédaction du JDD bonsoir messieur bonsoir stir et mon invité Henry Genot on haut fonctionnaire économiste et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozi Bonsoir Henri Geno Bonsoir vous nous accompagnez jusqu'à environ 20h40 pas 19h40 20h pour commenter l'actualité. Alors, nous sommes le 25 juillet, mais il y a malgré tout 24 juillet, mais il y a malgré tout de l'actualité politique. On a parfois même le sentiment que que la campagne de 2027 est presque lancée.

Il y a évidemment la friture sur la ligne Retaillot Macron, David Lissard qui propose une primaire ouverte dès mai 2026. En tout cas, Bruno Retaillot est différent d'Emmanuel Macron, ça on l'avait compris mais il tient vraiment à le faire. savoir, il a raison d'insister sur sa singularité le ministre de l'intérieur.

Non non, d'abord sa singularité, elle est tout le monde la connaît. Voilà, ça jamais caché ses opinions. Tout le monde sait monde sait ce qu'il pense.

Bon euh mais quand on est quand on est ministre dans n'importe quel gouvernement, on cherche pas cultiver d'abord. Oui, mais non, on est d'abord ministre. Voilà.

Donc, on est d'abord ministre. Euh c'est un c'est bien les partis, mais ce qu'on doit à son parti et sans commune. Euh ce qu'on doit à l'État, donc euh on est d'abord ministre.

Donc quand on est ministre, on cultive pas sa singularité. On essae t autant que possible, c'est pas toujours facile hein, mais de cultiver une forme de collégialité, de solidarité, ça s'appelle la solidarité gouvernementale que Jean-Pierre Chevenemma avait très bien résumé par la formule. un ministre ça ça ça ferme sa gueule ça s'en va voilà mais ce qu'il a fait d'ailleurs bon donc je trouve qu' devrait partir attendez c'est vrai tout le temps et c'est encore plus vrai dans les circonstances actuell ce gouvernement moi ce qui me frappe al c'était vrai aussi pour le gouvernement Michel Barnier quand on a constitué ces gouvernements on aurait dû mettre sur la table de façon très claire un principe qui est le suivant c'est dans la mission du gouvernement moment dans les circonstances actuelles et d'abord d'assurer la continuité de l'État qui est menacé.

Bon et on va au gouver on rentre dans ce gouvernement non pas pour représenter son parti même si on a un parti de auquel on adhère d'où l'on vient mais on on y vient pour faire son devoir mais en quoi ne l'a-t-il pas fait ? Il s'est juste exprimé. Alors Sébastien Ligier, chef du service politique de valeur actuelle, c'est c'est lui qui a notamment recueilli les propos de Bruno Retaillot, mais il a juste critiquer le macronisme en disant voilà c'est la fin du macronisme quand Emmanuel Macron partira.

En quoi n'a-t-il pas assuré la continuité de l'État ? Non mais c'est pas c'est qu' le il il met en danger la cohésion du gouvernement mais il est pas le seul hein. Tu c'est à peu près tous les ministres font ça.

Donc euh tous les ministres font ça. Le président de la République est pas le dernier euh à ne pas jouer à ne pas faire passer son devoir de président avant euh avant ses ses comment dire ses pas ses caprices mais ses euh ses ses pulsions personnelles. Donc euh le on parlera peut-être tout à l'heure du budget.

Premier ministre présente un budget une bonne partie de sa majorité. qu'une grande partie sa majorité rejette en réalité. Donc donc voilà, tout le monde tout le monde s'y metàd c'est au lieu de faire passer le sens de l'État et le et la le devoir d'ass et les devoirs de cette charge qui sont encore une fois très particuliers dans cette circonstance.

C'est pas un gouvernement qui est fait pour entreprendre la réforme de l'État, pour entreprendre la réforme du pays. On peut me dire "Ben, on peut pas rester 2 ans sans rien faire." Mais dans ce cas, il fallait pas dissoudre.

Il fallait pas que les partis se comportent comme ça. Voilà. Il fallait pas que les partis se comportent comme ça pendant l'élection.

Il fallait pas que le président se comporte comme ça non plus au moment de la de choisir un premier ministre. Et il faut pas que ni les partis euh euh personnel politique, les responsables politiques euh viennent enfin participent à ce gouvernement ou à cette minorité euh qui est le bloc central aujourd'hui avec des arrières-pensées. Ils les ont très bien ils les mettent un peu de côté.

Voilà. Et puis le jour où la campagne présidentielle commencera, alors les les uns ou les autres sortiront, reprendront leur on a parfois l'impression comme je disais qu'elle a elle a commencé mais Raphaël Stetinville veut vous Oui. Henri Geno euh ce socle commun ou ce bloc central finalement qu'-il de commun entre eux sinon sinon sinon de ne pas vouloir que la gauche mélanchonisée arrive au pouvoir c'est peut-être ça quand même ce qui explique que des voix différentes s'expriment se ils n'ont rien de rien de commun.

Vous venez vous venez de le dire. Non, ils ont rien de commun. Non non rien de commun c'estàd c'est la première fois dans notre histoire politique que nous nous sommes en face d'une situation comme celle-ci.

C'est-à-dire on a une majorité qui n'est pas qui qui n'est pas issue d'un accord d'un d'une alliance électorale qui n'est pas non plus issu d'un accord de gouvernement où les les ch chacun pense le contraire de le contraire de l'autre. Ce sont des gens qui se sont combattus jusqu'au jusqu'au dernier moment. Et donc s'ils l'ont fait et et il y a une phrase d'ailleurs très juste hein de Bruno Rot dit si on est venu c'est pour éviter le chaos.

Bon on peut et le chaos c'est pas seulement le savoir si la gauche va aller au pouvoir d'abord elleurait elle n'aurait pas pu gouverner la gauche hein de toute façon et elle serait elle aurait été renversée dès le lendemain de sa nomination. Donc il y avait pas c'était pas ça le danger. Le danger c'est qu'il y ait pas de gouvernement qu'il y ait pas de budget c'est que l'État s'arrête.

Voilà, le ça c'était le principal danger. Donc moi je suis je trouve très bien que l'erre est accepté d'aller au gouvernement, que les autres acceptés de de siéger avec mais à ce moment-là, il faut aller au bout de cette démarche. Au bout de cette démarche en se disant je suis ministre par devoir, il veut y rester, hein.

Il a pas dit qu'il voulait partir, hein ? Bruno Retaillo, il veut continuer à peser c'est pas c'est pas tenable dans ces conditions-là parce que tout ça n'a pas commencé d'abord avec cette avec l'interview de valeurs actuelles. Bah il y a eu l'énergie, il y a l'Algérie, il y a tout ça mais tout ça sur la place publique.

Est-ce qu'il a pas eu raison sur l'Algérie quand même Henri Geno ? Non non mais non pourquoi non ? Parce que d'abord il est ministre de l'intérieur queil y ait des tensions à l'intérieur du gouvernement sur ce sujet.

D'accord mais qu'est-ce que ça vient faire sur la place publique ? Ben alors, attendez, il est ministre de l'intérieur. Je vous rappelle que par exemple le en février dernier, il y a quand même eu un attentat à Mulous qui a causé la vie d'un citoyen portugais, je crois, enfin d'origine portugaise français.

L'Algérie a refusé par 14 fois de reprendre ce citoyen. Ça concerne parfaitement Bruno Retaillot en tant que ministre de l'intérieur. Ça concerne le gouvernement dès lors qu'il s'agit d'un rapport avec un état avec un autre état.

Mais sinon, il y a plus de gouvernement. Plus jamais. C'est fini.

C'est fini. Enfin, moi je je suis désolé mais les principes c'est fait pour être c'est fait pour être utilisé et respecté sur notre sujet Henry Geno sur le plan pur et annuel de l'énergie n'a-t-il pas bien fait de de de d'exprimer une divergence profonde avec ce qui était prévu les 300 milliards qui étaient engagés notamment dans le renovelable ? Mais ça nous engage sur des années.

Ça va laer. Je suis d'accord sur le fond. C'est pas la peine d'essayer de me convaincre.

La question est de savoir si le ministre de l'intérieur dans ce cas on s'en va, on s'en va, on redit un chef de on devient uniquement chef de parti et on fait campagne contre voilà, il y a il y a des il y a et les députés LR à l'Assemblée vont voter contre. Voilà et puis le président du groupe LR il va monter au créneau. Voilà.

Et puis le Sénat va les LR au Sénat vont faire la même chose. C'est vrai que c'est un cas qui est un petit peu différent. On est dans comme dans une forme de cohabitation.

Est-ce que c'est clairement l'échec de la coalition ? Ça n'est pas une cohabitation justement. Oui.

Non, c'est une coalition. Mais est-ce qu'on est clairement en France incapable de de d'être dans une coalition comme le font les Allemands par exemple ? Ça jamais été un modèle pour moi parce que bon ça marche un peu mieux que chez nous quand même.

Oui, enfin regarder l'état de l'Allemagne mais regarder l'état de l'Allemagne, regardez ce qui monte en Non, c'est c'est on a toujours une vision idylique mais c'est le en Italie par exemple. Alors si vous vous préférez où ça marche pas mal. Bah oui, mais enfin la coalition elle a été faite avant hein.

Oui, mais c'est la prof, c'est pas pareil. Non, mais il y a il y a la coalition qui est faite avant les élections, l'accord de gouvernement qui est conclu avant les élections est soumis aux électeurs. Voilà, on a fait ça avec l'UDF, le RPR, le et puis des coalitions, il y en a eu beaucoup dans notre dans notre histoire.

Mais moi, j'ai jamais été j'ai jamais trouvé que c'était un un grand grand modèle de démocratie que les les les accords de gouvernement soient négocié et signés après les élections. Voilà, je pense que c'est pas une c'est pas vraiment le sommet de démocratie et ça explique aussi que le fossé qu'on trouve pour d'autres raisons en France ou au Royaume-Uni entre la entre les la politique et le et le et le citoyen se creuse aussi en Allemagne sinon la FD dépasserait pas les 20 %. Voilà, c'est c'est la société la plus duale d'Europe.

C'est une société, elle est elle est dans un moment extrêmement difficile. Alors, ils sont ils sont capables de faire des transgression intellectuelle que nous sommes pas capables de faire, hein. Mais Oui.

Puis ils ont vraiment une culture pour le coup du du compromis en Allemagne. Je je Oui, enfin moi je verra mais le moi je je pense pas que le compromis après les élections soit la toujours la meilleure chose qui soit. Voilà.

Je veux dire quel et de toute façon où est-ce qu'on cherche le compromis là ? Je veux dire Berou vient avec son son projet de budget. Où est le compromis ?

Si on va au bout de ce budget, bah vous allez voir que il y a ça va être ça va être une impasse. C'està-dire que ce gouvernement ne survivra pas. Il y a des risques.

Sébastien Ligier vous voulez intervenir ? Non parce que je pense malgré tout je vais un peu défendre ma paroisse mais que non je sais non mais que cet entretien a quand même un ou en tout cas les propos de cet entretien ont quand même un intérêt même un double intérêt déjà parce qu'il lève le voile sur une grande hypocrisie selon moi qui est la question du macronisme en tant que tel. Quand il pose la question de du macronisme il a raison.

Qu'est-ce qu'il définit ? Qu'est-ce qui définit ce terme concrètement ? Le macronisme quand il dit que c'est ni un mouvement politique, ni une idéologie, mais ce n'est seulement qu'un homme, il a raison de le dire parce que quand on entend les réactions des ministres et des cadres macronistes, il n'y a aucune ligne en fait.

Ils se défendent uniquement sur des postures morales. On nous dit le macronisme c'est des le sens de la responsabilité, c'est le refus des extrêmes, c'est le dépassement tout ça c'est gentil parole de renaissance m'a dit de un progressisme social hier quand je demandé ce sont ce sont des mots creux. C'estàd que personne n'est capable de définir le macronisme parce que précisément le macronisme n'est rien si ce n'est un bloc central qui a cassé le clivage gauche- droite.

Cette tripartition que Bruno Rotaillot considère comme un poison pour la démocratie. C'est quand même un terme extrêmement lourd. Donc ça c'est le premier point positif selon moi, c'est qu'un ministre de l'intérieur met face à leur propre contradiction les créateurs de ce terme macronisme qui selon moi empoisonne le débat public par son non sens.

Et deuxièmement, c'est qu'il met le président de la République face à sa responsabilité parce que le président de la République aujourd'hui, il comprend ou je pense qu'il avait déjà compris, mais il ne peut qu'accepter le fait qu'il n'a plus d'autorité aujourd'hui parce qu'un ministre de l'intérieur, même s'il ne vient pas de son parti, ose le confronter euh en face. C'est un rappel douloureux certes, mais c'est un rappel pour lui qu'il n'a il n'est plus le maître des horloges, il n'est plus le maître de son gouvernement, il n'est plus maître de de de son destin en réalité. Et donc c'est ça pour moi qui fait que c'est le salvateur dans un moment démocratique où on ne sait plus vraiment dans dans quoi on dans quoi on vit et dans dans quel chemin dans quel chemin on se dirige.

Il y a un ministre de l'intérieur qui prend ses responsabilités et qui parle du macronisme et de l'impuissance du chef de l'État. Moi je pense que ça fait quand même un petit peu avancer le schemil blick même si ça amène tout un tas de problèmes en parallèle. Henry Genot.

Oui. Alors, d'abord, c'est toujours difficile de définir ce qui est une idée politique. Si vous essayez de définir ce qu'est la droite, bon courage.

Je Bah quand même, il y a une idée de le conservatisme, le libéralisme économique, la question de l'autorité. Enfin, je il y a des marqueurs de droite et des marqueurs de gauche. Bah moi, je sais pas ce que sont les marqueurs de droite.

Je pense qu'il y a plusieurs droites. Elles se ressemblent pas. Elles peuvent pas s'entendre.

Euh voilà. Mais mais on pourra en discuter longtemps quant au gaolisme. Je suis bien placé pour en parler mais je me souviendrai toujours du mot de Malerot.

Il n'y a pas de gaulist en général de Gaul. Bon voilà c'est aussi il faut faudrait des heures pour définir ce que c'est en tournant autour de l'histoire et cetera. Bon donc c'est pas une c'est pas une nouveauté.

Le problème c'est c'est pas qu'on a du mal à définir que le le le macronisme qui n'est d'ailleurs pas un dépassement mais le en même temps c'est pas le dépassement golien de la droite et de la gauche hein ce qui est ce qui est pardon mais la marque principale du gaulisme vous savez gouverner au nom d'une faction est une faute générale de Gaul Henry Guin je vous fais donc mais juste je je voilà faudrait aller un tout petit peu plus loin donc moi il y a pas plus antimacroniste que moi et je pense que le macroniste Ah ben c'est bien de le rappeler on c'est vrai que non mais vous Non mais enfin moi j'ai jamais appelé à voter pour pour Emmanuel Macron. J'en connais qui sont très antimacronistes mais qui ont quand même appelé à voter deux fois euh pour Emmanuel Macron au second tour. Moi ça m'est jamais arrivé et je l'ai assumé publiquement non sans me faire insulter.

Euh voilà donc non le Macronisme c'est une psychologie c'est la psychologie de Macron. H voilà c'est-à-dire qu'il y a pas la même chose il y a aucune idéologie. Mais je suis pas un ministre de l'intérieur c'est tout.

C'est moi je je rejoins, je suis tout à fait d'accord avec lui. Je suis tout à fait d'accord avec sa phrase, pardon. comme je suis tout à fait d'accord quand il écrit sur la sur l'énergie quand bon mais simplement je suis pas ministre de l'intérieur voilà et que quand on est ministre de l'intérieur surtout dans les circonstances actuelles, je pense que ben on s'empêche de dire ça.

Voilà, c'est pas mais vous pensez pas que euh de la part d'un d'un président de la République qui semble-t-il n'a pas tout à fait compris, n'a pas retenu les leçons des des deres législatives et qui semble-t-il est encore persuadé qu'il reste il a il a encore la main et qu'il est il n'est pas perdu et qu'il peut encore revenir et qu'il peut encore décider. Est-ce que ce n'est pas quand même salvateur qu'un ministre de l'intérieur mette un président de la République face à ses responsabilités ? Il lui disent "Pardon monsieur le président et tout le respect que j'ai pour votre fonction, vous n'êtes plus aujourd'hui le chef de l'État." Bah si, il est toujours le chef de l'État, ça chef gouvernement.

Non mais qu'il n'it plus de pouvoir, que son pouvoir est funisé, ça c'est une chose mais c'est autre chose. On n'est pas d'abord, on n'est pas et là on n'est pas en cohabitation même en cohabitation le chef de l'État quand ça a été notamment François Mant ou ou Jacques Chirac un rôle qui peut battre. On n'est même pas en cohabitation.

Faut bien comprendre que aujourd'hui le le principal parti de du bloc gouvernemental, c'est le parti du président. Voilà, c'est la la ce qu'il y a d'extraordinaire dans tout ça, c'est que le le perdant évident de ce de législative, c'est le président de la République et son parti et que ce parti est toujours au pouvoir. On va on va continuer ces discussions.

Geno rester avec nous après la pub et petite annonce si vous avez la chance de partir en vacances Europain vous accompagne dans tout le pays comme à Montpellier sur le 9409 à Bayon sur le 101,7 ou encore à Ans sur le 104,8 la fréquence évidemment vous pouvez aussi écouter Europain en DAP plus sans changer de fréquence par exemple le DAB plus c'est la radio numérique avec une qualité de son supérieur qui s'écoute sur tous les postes de radio et récepteur compatible. Si vous partez à l'étranger, évidemment au repin avec vous surtout. On se retrouve dans quelques instants pour la suite de nos conversations avec Henry Guenau, mon invité et nos deux chroniqueurs débatteurs Sébastien Ligier et Raphaël Stinville.

Europin soir 19h 21h Stéphanie de Muru. Toujours en compagnie de nos débatteurs de la 2è heure Sébastien Ligier et Raphaël Stinville et de mon invité Henry Guena au fonctionnaire économiste et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozi. On parlait de ces relations pour le moins tendues entre Bruno Retaillot et Emmanuel Macron après ses critiques dans l'interview de de valeur actuelle euh puisque nous sommes avec Sébastien Lignet he chef du service politique dans ce magazine.

Alors on se demandait aussi Henry Guena est-ce que Bruno Retaillot n'anticipe-il pas un départ du gouvernement ? On sait que François Bairou a a résisté à quoi cette motion de censure ? Est-ce que celle du budget pourrait lui être clairement fatal ?

Ça s'annonce pas très bien. Non, ça s'annonce ça s'annonce pas bien. Je voudrais juste dire encore un mot de de la séquence précédente, c'est vous savez, il y a les partis hein, ils sont importants, ils participent à la démocratie.

Au-dessus des partis, il y a l'État dirait général de Gul et au-dessus de l'État, il y a la France. Voilà, il disait ça pour le droit. Il dis il y a le droit, il y a l'État au-dessus puis audessus il y a la France.

Voilà, il faut jamais oublier ça. Voilà. Moi, je pense que gouverner, c'est aussi gouverner avec des principes.

Voilà. Sinon, sinon plus rien ne vaut rien. Sinon voilà, il y a il y a plus d'état, plus d'institution, plus rien.

Je ferme cette parenthèse. Pour ce qui est du budget, le alors politiquement en tout cas François Berou joue joue avec le feu délibérément parce que parce que ce s'il va au bout du projet tel qu'il a été présenté et que il fait un 4 il pose un 493 pour essayer de faire passer le budget, je ne vois pas comment ce ce budget ne pourrait pas faire l'objet pourrait ne pas faire l'objet d'une motion de censure. Voilà, c'est même si un certain nombre de je pense au Rassemblement national n'a pas forcément envie de censurer.

Bon mais il ne pourra pas avec un un projet comme ça, il ne pourra pas ne pas censurer sinon il perd sa base électorale. Voilà c'est c'est impossible. C'est il l'aurait perdu sur les retraites et c'est ça qui les a fait qui les a fait voter qui leur a fait voter la censure.

Mais là c'est c'est ça va bien plus loin. Voilà. Donc je et et ça le gouvernement, le premier ministre ne peuvent pas l'ignorer.

Voilà, c'est voilà. Après sur le fond, moi je je voterai si j'étais parlementaire, je voterai contre, je voterai la censure, voilà, tout ce que vous voulez. C'est c'est ce projet est absolument enfin intenable.

Qu'est-ce qu'est-ce que vous lui ? Je crois pas. Ah ben c'est facile, je vais vous dire en voà mais quand même en quelques en quelques mots pour dans l'état actuel de projet hein.

Vous croyez vraiment qu'on va résoudre le problème économique de la France et le problème de la dette euh en escroquant les retraités et en raquettant les malades ? Franchement voilà, en plus on prend de jours de comme ça au hasard, on va prendre de jours fériers, on n'est pas sûr qu'ils seront payés. Donc c'est travaillez plus gratuitement et on vous dit mais travaille moins que les Allemands, pardon pardon, disons autant de jours fériers que nous hein.

C'est alors les comparaisons sont dur parce qu'il y a aussi des jours fériers dans les lenders qui sont pas comptabilisés. Et puis deuxièmement quand vous regardez de de près, beaucoup de gens l'ont fait les un un en moyenne un français qui travaille qui un français en emploi travaille plus qu'un allemand en emploi. Voilà.

Donc on peut on peut raconter n'importe quoi mais on peut pas tout le temps mentir à tout le monde. Voilà. Et tout ça donc tout ça est en sur rien et va plutôt aggraver les choses économiquement, va les aggraver socialement et et on est en train de recréer une l'année blanche par exemple qui touche quand même tout le monde, c'était pas une bonne idée l'année blanche.

Mais non mais d'abord mais pourquoi vous voulez faire payer tout le monde ? Pourquoi vous voulez les faire payer d'abord et l'année blanche ? D'abord il y a pas d'année blanche puisque les dépenses vont augmenter par rapport à l'année dernière.

Bon ça c'est pas bien une anarche. En revanche, il y a une année de désindexation des retraites des retraites des traitements des fonctionnaires, des allocations chômage enfin des allocation en général. Bon et retraités qui sont un petit peu mieux quand même traités que les actifs en ce moment hein.

Non non c'est faux. Ça c'est totalement faux. Pareil, il faut comparer les actifs en emploi.

Bah si vous comparez les actifs au RSA, évidemment, vous allez avoir beaucoup de retraités qui se portent mieux que les actifs. Non, si vous comparez les actifs en emploi, les retraités et les retraités, le la la les actifs en emploi sont quand même un peu mieux euh que les retraités. Voilà.

Et les retraités, ils ont travaillé toute leur vie. Moi, j'en ai assez d'entendre. Ils ont cotisé beaucoup moins que ce qui ce qui gagne aujourd'hui.

C'est tout le problème. Pas tous, moi j'ai cotisé beaucoup plus que ce que je gagnais. Pardon.

Mais d'accord. D'une manière générale, les retraités aujourd'hui ont cotisé beaucoup moins que que ce que leur apporte leur pension aujourd'hui. Donc évidemment, il y a un problème.

Non, non, c'est pas un problème. Non, c'est pas un problème. C'est comme ça.

Simp moi je bien j'entends depuis tout à l'heure, mais qu'est-ce qu'on fait ? Parce que selon vous selon vous les retraités, il faut pas qu'il payent les gens, ils doivent pas plus travailler. Comment on trouve 40 milliard ?

Ça fait mais je veux pas trouver les 40 milliards. Je pense que non, je pense que cette politique là d'abord, on sait pas ce que c'est. C'est 40 milliards par rapport à quoi ?

On sait pas hein, c'est par rapport à une tendance, on sait pas comment elle est calculé. Non mais par rapport à quoi vous faites des économies par rapport à quelque chose ? Est-ce que c'est par rapport au montant des dépenses de l'année dernière ?

Ça, on sait à peu près ce que c'est ou c'est par rapport à une tendance dont on sait pas pour quelles hypothèses elle est calculée ? Donc quand on pose la question ministre mais non mais c'est c'est ça ne peut pas fonctionner comme ça. Ça ne marche pas comme ça.

Moi ça fait 40 ans je me bats contre ce genre de politique qu'on fait régulièrement. hein, on a fait ce qu'on fait au tournant de la rigueur les socialistes, c'est ce qu'a fait le plan du Qu'est-ce que vous auriez fait euh davantage euh euh réduit les par exemple les les dépenses publiques euh le train de vie de l'état ? pas de cette façon et pour si vous voulez de la façon suivante, je vous explique mais après il faut des 3 heures pour pour développer les les dire je vais remettre de l'ordre dans les finances publiques.

C'est c'est aussi bête pardon, que de dire je vais remettre je vais je vais remettre d'apon les comptes de l'entreprise. Quand vous voulez remettre d'accord les comptes de l'entreprise, vous remettez d'appl l'entreprise. Voilà, c'est c'est et ça va remettre d'applon les comptes.

Sinon, qu'est-ce que vous faites dans une entre ? vous appelez un coiller et vous dites voilà alors c'est la politique comptable c'est la même chose que que ce que ce qu'on fait aujourd'hui et puis il va al il va prendre son tableau excè il va dire alors là 10 % là 20 % moi j'en ai j'en ai vu beaucoup des entreprises qui faisaient appel à un coiller ou les actionnaires ou un fond fond enfin ou un fond appelé un fond actionnaire appelé les coillers en général dans enfin la plupart du temps il est une entreprise une entreprise pourquoi parce que on tient absolument pas compte de de des réactions des gens d'avoir les meilleurs leur sent bon parce qu'ils sont méprisés, maltraités. Bon et les autres travaillent plus.

Donc c'est c'est ça ça ne peut pas marcher comme ça. Et si vous voulez remettre remettre de l'ordre dans les finances publiques, il faut remettre de l'ordre dans la société, dans l'économie. Voilà, vous voulez pas le faire.

C'est ce qu'on c'est ce qu'on ne fait pas depuis des décennies. Mais ça passe par quoi concrètement ? Mais ça passe par quoi ?

Ça passe par ça passe d'abord par l'investissement parce que ça c'est la la clé de tout. C'est on a on a un retard on a un retard d'investissement qui est colossal. Quand vous avez si vous regardez le retard les retards accumulés, c'est c'est par rapport aux tendances.

Bon euh c'est c'est fou quoi. Je veux dire, si vous si vous si vous avez un retard d'investissement de 300 milliards chaque dans l'année par rapport euh à la tendance qui vous assurez le taux de croissance compens avec l'argent magique. Mais si vous le faites pas, non mais vous le faites pas.

Vous faites quoi ? Bah déjà on essaie de trouver de l'argent. Vous allez pas en trouver là.

Vous allez pas en trouver. Si vous faites des économies sur la bureaucratie de l'hôpital, vous allez devoir le reverser immédiatement. euh sur les soignants euh et sur sur la sur et sur les les sur les soins.

Donc si vous faites de la si vous faites de l'économie sur sur les effectif de la de la de l'éducation nationale, vous allez devoir le reverser sur les les la rémunération des je la réforme des retraites euh dépasser les 35 he ça ne vous apparaît pas comme des mesures nécessaires au vu de notre situation économique ? Non parce que c'est c'est pas comme ça qu'il faut prendre le problème. La réforme des retraites, j'ai des comptes.

Pourquoi ? parce que vous ne gagnez de l'argent avec les réformes d'âge que si vous escroquez les gens qui ont commencé à travailler tôt. Voilà.

Étonnez-vous après qu'il y a une telur faire quoi par exemple mettre un petit peu de capitalisation. Je ça vous a pas échappé qu'aujourd'hui le nombre des décès est supérieur au nombre des naissement parce que vous dites beaucoup non tout ça c'est tout ça qui nous a amené là où nous en sommes. C'est cette façon de raison.

On a le sentiment que vous vous êtes à l'image d'ailleurs de de la France. Enfin, je c'est que tout le monde dit bon bah les économies OK mais pas chez nous et c'est vrai que dans le fond vous avez raison hein euh pas les hitau pas les pas l'éducation mais mais on s'en sort comment c'est pas des économies l'éducation si ce que vous faites si ce que vous faites abaisse votre détruit votre potentiel de croissance vous ne vous ne vous en sortirez jamais jamais oui mais vous êtes vraiment enfin c'est vrai qu'on a je peut-être récupérer la maîtrise de nos frontières hein mais tout remettre de l'ordre dans la il en a pas parlé de de Il y a pas eu un mot sur l'immigration. Non mais voilà.

Mais mais pourquoi ? Parce que parce que on s'intéresse pas à ça. On s'intéresse pas on peut s'intéresser à l'immigration pour d'autres raisons, mais l'idée que il faut remettre de l'ordre dans la société, c'est vrai, c'est compliqué, c'est difficile, ça prend du temps.

Il y a pas d'autre choix. Remettre de l'ordre dans la société, remettre de l'ordre dans l'économie, rattraper, essayer de rattraper notre retard d'investissement. Si vous avez 300 milliards par par an, au bout de au bout de 10 ans, vous avez fait vos 3000 vous avez 3000 milliards.

Donc on relâche 300 milliards là comme ça. Euh non mais en fait si je vous comprends si je comprends bien Henry Geno euh et et je je oui, je crois je crois entrevoir la réponse, c'est que l'immense problème qui qui pèse sur la France, c'est l'Europe. C'est que vous parlez des frontières mais malheureusement nous sommes contraints par par les traités sur sur la sur la monnaie sur la monnaie où on a plus de on a plus de marge de manœuvre.

Donc c'est en vous n'avez pas encore évoqué le le mot de de l'Europe mais c'est c'est bien ça qui aujourd'hui nous empêche et nous contraint. Mais moi enfin vous connaissez ou vous connaissez pas mon obsession depuis des années, c'est la hiérarchie des normes. Donc soit en réforme, on a ça c'est de la politique, on réforme l'article 55 de la constitution en passant par l'article 11.

C'est un mur politique hein. Il faut faut savoir que celui qui qui essaiera de faire ça va affronter une tempête qui sera encore pire que celle que Dea affronté en 62. En essayant que vous pouvez expliquer à nos auditeurs peut-être plus simplement de quoi il s'agit.

Aujourd'hui, la hiérarchie des normes, ça veut dire que les les conventions internationales et les traités et le droit dérivé de l'Union européenne sont supérieur supérieur à la loi française et que le juge national peut écarter la loi française chaque fois que elle entre en contradiction avec un de ces textes. Je prends un exemple de ministre d'Inter dit, il faut rétablir la il faut rétablir le délit de maintien en situation irrégulière sur le territoire. C'est la Cour de justice qui a décidé que ça n'était pas conforme au traité.

Bon, donc il faut si si vous ne changez pas la constitution, les juridictions continueront à l'écarter. Pourquoi ? Pourquoi le gouvernement socialist Pourquoi la France surtranspose ?

He on le voit. Non mais sur transpose, oui, mais pas sous transpose, hein. Voilà, ça c'est pas possible.

Voilà. Et donc parce que parce que vous avez des des juridictions et que les juridictions vous vous n'avez aucune prise. Pourquoi on l'a supprimé ce délit ?

On l'a supprimé parce que les juridictions ne l'appliquaient plus. Voilà. Merci.

Merci Henry Genot. J'espère que vous avez pu vous vous exprimer. ouvert des tiroirs, il faudrait des heures.

Oui mais là ça fait trois quarts d'heure déjà.