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interviewC à vous (sur YouTube)· 17 mars 2025 8 min

L’humour noir de Jérémy Ferrari

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

appelez McFly et Carlito." - A.-E.Lemoine: On va déguster ce plat. - J.Ferrari: Les boulinettes sont de moi. - A.-E.Lemoine: Vous ouvrez le spectacle en disant que chaque fois que vous parlez d'une thématique, vous provoquez une catastrophe.

Ca a été le cas du covid quand vous écriviez sur la santé. Vous avez le sujet de votre prochain spectacle? - J.Ferrari: L'écologie, mais c'est déjà la catastrophe.

J'avais fait un truc sur la religion. C'était en plein débat dans "Allelujah bordel!" Il n'y avait pas une seule émission dans laquelle on n'était pas sur les débats sur la religion. "Vends deux pièces à Beyrouth", c'était un spectacle sur les attentats.

C'était avant l'attentat du Bataclan. Et j'ai écrit un spectacle sur la santé et il y a une épidémie. On verra sur l'écologie. - A.-E.Lemoine: Ce spectacle, c'est l'occasion de parler des soignants.

C'est une enquête. - J.Ferrari: Au départ, ce spectacle ne parlait pas du covid.

C'était pour dénoncer les absurdités du système de santé, le manque de financement, la condition des soignants. Et il y a aussi des sketchs plus légers. - A.-E.Lemoine: On passe à la Pépite de Patrick. - P.Cohen: Comme vous donnez dans l'humour noir et la liberté totale sur scène, on a choisi la Pépite avec une référence en matière d'humour.

P.Desproges donnait cette interview à FR3 Toulouse en 1983. Il parle de la liberté absolue que lui procure la scène malgré l'angoisse de devoir jouer en public. - P.Desproges: Il y a beaucoup d'acteurs et de comédiens qui vous disent: "Si je ne suis pas sur scène, je ne vis plus, je dépéris." J'ai 44 ans et j'en ai assez de montrer mes conneries à la télévision avant de m'exhiber sur une scène. - A.-E.Lemoine: Il y avait un problème de son. - P.Cohen: Je ne sais pas si on a entendu ce qu'il disait. - J.Ferrari: Pas du tout. - P.Cohen: Il disait: "A 44 ans, je veux pouvoir dire'bite' ou 'liberté'.

Si ça ne plaît pas, je me remets dans ma guitare. J'ai passé l'âge d'être dirigé ou limité." C'est bientôt votre cas. 40 ans bientôt... - J.Ferrari: Oui, dans un mois.

Je n'ai jamais accepté qu'on me coupe quoi que ce soit. Mais c'est bien que l'on entende Desproges dire cela. On a l'impression qu'il y a 20 ou 30 ans, on pouvait dire des choses partout et que maintenant, on ne peut plus les dire.

Je me tue à répéter que de tout temps, il a toujours fallu se battre pour la liberté d'expression. Ca ne veut pas dire qu'il n'y avait pas de censure avant ou maintenant. De tout temps, il y en a eu.

P.Desproges nous explique qu'il en a marre qu'un rédacteur en chef lui explique comment être drôle. C'est une guerre que tous les humoristes devront toujours mener. - K.Tuil: Pas que les humoristes. - J.Ferrari: C'est vrai.

Quand vous êtes exposé tous les soirs à la télévision ou à la radio, on a tendance à vachement plus venir vous surveiller. J'invite tous les humoristes à dire: "C'est comme ça ou c'est rien." Et s'il y a un mauvais mot ou une mauvaise vanne, c'est la vie.

Un humoriste qui traite un sujet délicat, c'est un humoriste qui est touché. Je ne suis pas chanteur. S'il y a un drame quelque part, je ne peux pas prendre une guitare et dire que je suis malheureux de ce drame.

Ma créativité, c'est de faire des vannes. Quand un sujet me touche, je le prends et je fais des vannes. Un chanteur, on n'aimera peut-être pas la chanson, mais on ne va pas lui en vouloir.

Un humoriste, peut-être que vous n'allez pas aimer sa vanne et vous allez lui en vouloir. - P.Lescure: Pour ce spectacle, comme vous avez fait 2 Bercy consécutifs l'année dernière, vous avez demandé à 2 chauffeurs de salle extraordinaires de bien préparer le terrain. - Comment ça va, les gens du fond?

Ca va, les pauvres? - Vous n'êtes pas prêts, mais vous allez assister à un spectacle interminable! - Très heureux de vous parler au début du spectacle, parce qu'à la fin, on ne sait pas si vous serez toujours avec nous. - Je ne pensais pas que le public de Jérémie était sympa. - M.Bouhafsi: B.Lecaplain et A.Tsamère ne vous épargnent jamais.

Jusqu'à la promo, à Noël dernier, du spectacle, ils vous donnaient un défi: descendre en rappel d'un immeuble devant une affiche géante. - Je ne vais pas le refaire 15 fois. C'est normal de stresser! - M.Bouhafsi: C'est la tournée la plus intense de l'histoire, physiquement et moralement! - J.Ferrari: Le pire, c'est que c'était mon idée et que je l'avais oubliée.

On avait pris ce très grand affichage des mois avant. J'avais dit: "Ce serait rigolo que je descende en rappel, que je dise qu'il y a une tache que je dois nettoyer." Et on part en tournée, il y a tellement de projets en même temps...

Et un soir, je rentre, ma directrice de production me dit: "Demain, il y a la descente en rappel." Et je me retrouve en haut de cet immeuble! - A.-E.Lemoine: Le 18 mai, vous serez tous les 3 au Zénith de Paris.

Ce sera diffusé aussi en direct dans les salles de cinéma. Tout le monde n'a pas pu avoir de place. Il faut suivre sur les réseaux sociaux les coulisses de cette tournée.

Je m'amuse tous les jours avec vous. Vous les filmez, tous les deux.

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