Aurélie Filippetti : « Il y a un problème de sécurité général au musée du Louvre »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Merci d'être venue. On va parler du Louvre et de Sarkozy.
- 0:45OuverteRéponse partielle
Nicolas Sarkozy en prison : est-ce une honte pour la France ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Le cambriolage du Louvre : un scénario possible ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Les gouvernements successifs ont-ils abandonné la sécurité du Louvre ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le plan Louvre Renaissance était-il un mauvais choix ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Sécurité des musées en région : insuffisante ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Aurélie FilippettiFait
« Les victimes, ce sont les familles des Français qui sont morts dans l'attentat d'un avion. »
- 7:30Aurélie FilippettiChiffre
« L'État met chaque année 100 millions d'euros de subvention au Louvre. »
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Bonjour les Philippetti, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancienne mise de la culture. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice Vesserreton du groupe HBRA les journaux régionaux de l'Est de la France.
Bonjour Fabrice. Bonjour Orian. Bonjour Aurélie Philippit.
Bonjour Aurélie Philippiti. On va évidemment longuement parler de ce qui s'est passé dimanche au louv d'abord à la une de beaucoup de nos journaux régionaux ce matin. C'est la photo de Nicolas Sarkozy qui a donc passé sa première nuit en prison.
Ça pose la question et Emmanuel Macron a relancé cette question hier de l'exécution provisoire et le chef de l'État dit "C'est un débat légitime." Vous dites la même chose. Non, ça pose la question de ce qui a amené Nicolas Sarkozy en prison et il faut le rappeler euh il y a des véritables victimes dans cette histoire.
La victime, c'est pas Nicolas SarkoZi. Les victimes, ce sont les familles des Français qui sont morts dans l'attentat d'un avion. qui a explosé en vol parce que l'un des proches de Kaddafi, monsieur Senous, a organisé cet attentat.
Si Nicolas Sarkozi est en prison, c'est parce que les juges, le tribunal au nom du peuple français a estimé que il y avait eu une association qu'on appelle en droit association de malfaiteur entre Nicolas Sarkozi, Claude Guay Ambri, Sortefeu qui sont allés discuter et négocier avec cet individu monsieur Senous responsable de l'attentat qui a coûté la vie à des Français. Ils sont allés négocier avec eux pour obtenir de l'argent du régime libien. Voilà ce qui s'est passé.
Je ne vais pas entrer l'exécution provisoire. Je l'exécution provisoire, elle a été décidée par le législateur et elle s'applique dans l'immense majorité des peine prononcé. Donc il y a pas il n'y a pas de question et on n'est pas là pour se substituer ni au juges ni au législateur.
Si maintenant le législateur trouve que l'exécution provisoire n'est plus une bonne idée alors que toute la politique pénale qui a été faite et poussée notamment par Nicolas Sarkozy et ses amis consistait à dire il faut durcir les peines, durcir les sanctions sans cesse et mettre les gens en prison. C'est lui qui le disait encore lorsqu'il était ministre de l'intérieur, président de la République, pour mettre les les gens en prison à la première infraction. Là, en l'occurrence, il n'y a pas, si on veut changer la loi sur l'exécution provisoire, on la change.
Mais le la question, elle est pas là. Le scandale, il est pas là. Le scandale, il y a des victimes dans cette histoire dont personne ne parle jamais.
Ce sont des Français. Un dernier mot làdessus. Oui.
Vous reprenez une phrase hein. Mettre les gens en prison. Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République française est en prison depuis hier.
Oui. Est-ce que ça change quelque chose dans notre histoire politique ? C'est une honte pour la France aux yeux du monde.
C'est gravissime. Mais ce qui est gravissime, c'est les faits qu'il l'ont emmené en prison. C'est pas le fait que la justice indépendante et moi je salue le travail des juges qui qui qui sont sous une pression permanente avec des moyens de la justice totalement insuffisant avec des charges de travail inouies et qui en plus menacé de mort maintenant ça c'est c'est quand même nouveau dans notre pays ces juges continuent à faire leur travail en appliquant la loi tout simplement.
Donc je je trouve que dans ce qui se passe là médiatiquement depuis hier, il y a une une dérive qui m'inquiète énormément parce que ce que l'on devrait ressentir de la honte non pas qu'il ait une exécution provisoire mais que un ancien président de la République ait été condamné pour des faits aussi graves et soient en prison. Ça oui, ça c'est ça c'est une honte. On va parler de ce qui s'est passé dimanche au Louvre, le préjudice du cambriolage qui a été estimé à 88 millions d'euros avec un un scénario roque des voleurs qui sont entrés par la fenêtre depuis la rue avec une nacelle.
Vous avez été ministre de la culture ? Est-ce que vous pensiez un tel scénario possible ? Non, c'est évidemment un scénario cauchemar mais qui doit malgré tout être non pas anticipé, on peut jamais imaginer mais enfin toutes les mesures doivent être prises pour assurer la au maximum la la sécurité de nos musées, de nos collections nationales.
Est-ce qu'elles l'ont été au fil des années ? C'est un reproche he qui est revenu très régulièrement dans le débat depuis dimanche, un abandon de du LVE notamment et d'un certain nombre de musées en France des gouvernements successifs auquels vous avez appartenu notamment. Alors non, ça c'est trop facile parce que il y a pas tous les gouvernements n'ont pas mené les mêmes politiques.
Moi là, ce qui me ce qui m'interroge c'est que il faut se rappeler que il y a 6 mois, le président de la République annoncé à grand renfort de communication un plan de prestige de grands travaux de prestige appelé l'ouvre renaissance pour plus de 600 millions d'euros qui consistait non pas à renforcer la sécurité du musée ou à effectuer les travaux de maintenance pourtant indispensables, mais qui consistait à dire "On va faire une nouvelle entrée sur la face est du Louvre avec une salle pour isoler la Joconde, ce que je trouve particulièrement euh inadapté euh et contraire à l'esprit d'un musée universel parce que la musée, c'est fait pour montrer l'histoire des arts et c'est pas pour juste dire aux gens "Venez faire des selfies devant un chef-dœuvre." Donc pour moi, mais c'est un débat disons muséographique. Néanmoins dans cet investissement massif, il n'a jamais été question des du travail de maintenance du ce qu'on appelle le schéma directeur du Louvre pour lequel il y avait eu des alertes et donc des investissements nécessaires qui étaient estimés à 400 à 500 millions d'euros.
Donc en fait ce que vous nous dites c'est que c'est pas un manque de moyens, c'est juste que l'argent est là, il a pas été mis au bon endroit. l'argent des n'est jamais enfin je veux dire là dans dans ce qui était euh prévisible malheureusement on pouvait craindre qu'il y ait des problèmes parce qu'il y en avait eu alors soit des problèmes de sécurité soit des problèmes tout simplement de bâtiments bâtimentaires. par exemple, il y a eu deux expositions l'année dernière qu'on a dû fermer parce qu'il y avait des fuites d'eau dans les salles et donc ça nécessiter des travaux euh massifs importants mais des travaux qui sont beaucoup moins vendeurs.
D'un point de vue médiatique, c'est moins de l'amour évidemment de refaire la plomberie dans un musée ou de refaire les toilettes plutôt que de dire "On va faire le Louvre Renaissance, on va faire une grande entrée et cetera et c'est bah c'est une responsabilité du gouvernement en tout cas et à mon sens c'est vraiment enfin en tout cas c'est clairement c'est la responsabilité du ministère de la culture de la ministre de la culture et comme on le sait maintenant puisque le président de la République décide de tout en matière culturelle dans notre pays aujourd'hui et bien et que c'est lui qui avait annoncé le projet Louvre Renaissance, on peut aussi se dire "Ah ben finalement, il avait fait le mauvais choix et il avait choisi de mettre cet argent là où c'était beaucoup moins indispensable. Ça devait être mis dans les travaux de base du Louf pour lequel il y avait des alertes nombreuses. La cour des comptes par ailleurs a relevé justement que il y avait des problèmes de sécurité qui étaient identifiés au Louvre depuis au cours des 5 dernières années.
Et les problèmes de sécurité c'était quoi ? C'était que par exemple il y avait pas de vidéo de surveillance partout dans les galeries des expositions permanentes. On met aujourd'hui l'accent beaucoup dans nos musées sur les expositions temporaires parce que ça crée de l'événement et et donc on peut faire beaucoup de communication, on va chercher des messes mais on délaisse un peu les collections permanentes et ça c'est une dérive queon peut observer depuis 10 à 15 ans.
Et effectivement, il y a un moment, ça je l'avais observé par exemple, moi aussi à l'époque, mais je dirais ça aujourd'hui il est temps de mettre un frein à ça et et de se dire on doit se concentrer sur les mission de base du service public de la culture, préserver les collections, les transmettre, les faire connaître, faire de l'éducation artistique. moins de l'amour effectivement que de faire une nouvelle grande exposition ou une nouvelle entrée et mais en tout cas c'est indispensable. Voilà donc moins de d'opérations un peu bling bling et on se reconcentre sur les missions de fond du service public de la culture.
Vous parliez de la sécurité hier Rachidati, l'actuelle ministre de la culture a été longuement interrogée lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement. On va écouter ce qu'elle a répondu. Est-ce que les dispositifs de sécurité du musée du Louvre ont été défaillants ?
Non, ils n'ont pas été défaillant. C'est une réalité. Les dispositifs de sécurité du musée du Louvre ont fonctionné.
Vous auriez dit la même chose, pas de défaillance des dispositifs de sécurité. Alors moi, j'ai pas les informations sur est-ce que effectivement les caméras ont fonctionné ou pas. Mais ce qui est sûr, c'est que le rapport de la Cour des comptes établit qu'il y a un problème dans l'organisation générale de la sécurité euh au musée du Louvre et que il y a des sous-investissements depuis au cours de ces dernières années qui ont mené à des situations préoccupantes sous- investissement en matériel mais aussi pas assez de personnel dans les salles en l'occurrence celle notamment de la galerie à Polon où se sont où s'est passé qui a eu des suppressions de poste d'agent et que du coup voilà et les suppressions de poste d'agent, ils ont un impact direct sur la sécurité dans les galeries mais aussi ça pourrait être un cambriolage, ça aurait pu être autre chose, un incendie par exemple, on a besoin d'avoir une présence physique d'agent et là encore c'est un problème d'allocation de des moyens.
Le le l'État met chaque année 100 millions d'euros de subvention au Louvre. 100 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent. C'est énormément d'argent.
Alors, on va me dire bien sûr, mais maintenant ce n'est plus la majorité euh de du budget du Louvre et l'État ne ne représente plus que 45 à peu près pour euh du budget du Louvre, mais 100 millions d'euros, c'est l'une des plus grosses subventions du ministère de la culture. Ça nécessite, pardon, mais un musée c'est pas une fondation privée. Un musée, c'est un objectif de service public.
Ça doit avant tout assurer les missions encore une fois hein, préservation des collections, transmission, éducation artistique. Ça c'est les missions de base. Aujourd'hui, la plupart des musées sont dans une logique où en fait ils se considèrent que ils doivent trouver leurs ressources en attirant des messes, faire des opérations de prestige, faire des expositions et c'est cette logique là très inflationniste, je pense à quoi il faut mettre aujourd'hui un un coup d'arrêt.
Une question sur le dispositif de sécurité qu'évoque Rachid Adati. En écoutant par exemple le criminologue Ain Boer qui est un spécialiste du sujet, on découvre qu'il y a une forêt de caméras autour du Louvre à l'intérieur autour certaines relèves du Louvre, d'autres de l'État, d'autres de la ville de Paris. Est-ce que et et le même Alan Bower dit ne pas savoir ce que surveillent les caméras de la ville de Paris, sujet que vous vous connaissez bien, est-ce que ces caméras sont mises à contribution dans le cadre de l'enquête dans la dans cette dans ce cambriolage ?
Alors, d'abord bien sûr, quand il y a des des faits euh d'insécurité, euh les services de sécurité de la ville de Paris sont mis à contribution. Mais enfin, je rappelle euh que là, c'est la responsabilité intégrale euh du gouvernement, de la ministre de la culture parce que le Lou, c'est un établissement public du ministère de la culture, financé exclusivement par le ministère de la culture et que l'emprise du Louvre, c'est le domaine de l'État. Il y a aucune enf je veux dire c'est quand même fou euh enfin on est bien conscient que madame Datti est en campagne municipale à Paris mais enfin là c'est sa responsabilité à elle qui est engagée et qu'elle essae je sais bien que ça hausse tout mais enfin bon qu'elle essaie de rejeter la responsabilité sur Annie Dalgo.
Enfin vraiment là on une petite odeur de campagne municipale, vous voulez dire ? Oui, mais c'est c'est absolument indécent. C'est-à-dire que c'est elle aujourd'hui qui doit être mise en cause parce que madame Dati ne s'est jamais intéressée au dossier de fond du ministère de la culture.
Elle ne s'est jamais intéressée à la répartition des moyens alloués à son ministère. Elle ne s'est jamais intéressée à ce qui fait le travail de base d'un ministre de la culture, c'est-à-dire assurer ses missions fondamental du service public. Elle a jamais vraiment pris son poste.
C'est ce que vous dites. Non, elle ne fait que sa campagne électorale pour les municipales à Paris euh et elle utilise elle utilise le ministère de la culture elle utilise le ministère de la culture pour faire sa communication pour les municipales à Paris. La présidente du musée du Louvre, elle sera devant les sénateurs cet après-midi à 16h30.
Qu'est-ce que vous attendez de cette audition ? Bah qu'elle nous explique où ont été où a été mis, comment a été réparti le budget d'investissement du Louvre et si elle compte aujourd'hui suite à ce qui s'est passé changer la répartition dans les mois et les années à venir de ces budgets d'investissement. D'après le Figaro, elle aurait présenté sa démission dimanche après ce qui s'est passé qu'il lui aurait été refusé.
C'est justifié de refuser sa démission ou il aurait fallu l'accepter ? Si elle l'a présenté, je pense que c'est digne de sa part de l'avoir présenté. En tout cas, étant donné ce qui s'est passé, je pense que c'était une quelque chose de de normal et de digne.
Après, le président de la République fait ses choix, mais normalement, c'est pas le président de la République qui doit recevoir la présidente de de l'établissement public. Normalement, c'est le ministère de la culture. Ça prouve bien que madame Dat n'est pas ministre de la culture.
C'est le président, c'est Emmanuel Macron, le véritable ministre de la culture dans ce pays. Vous l'auriez accepté cette démission ? Je pas franchement, je vais pas rentrer dans dans ce débat là.
C'est c'est pas c'est pas la circonstance. Et en l'occurrence, la véritable question, c'est pourquoi le président de la République aujourd'hui est le ministre de la culture de ce pays ? au-delà du l'ouvre parce que on a vu du coup de depuis lundi plusieurs runes de pièces de presse régionales pardon parler de la sécurité de leur musée et des inquiétudes local sur la sécurité des musées en région.
Elle est insuffisante partout la sécurité de nos musées ? En tout cas, il faut qu' qu'elle soit contrôlée, vérifiée partout. Euh les musées euh bon ont des budgets qui sont restreints et ça ça montre encore une fois à quel point les investissements dans les établissements culturels sont importants.
Mais c'était un sujet d'inquiétude quand vous étiez au ministère. Oui, bien sûr. C'est toujours un sujet d'inquiétude.
Vous savez, il y a eu un un vol par exemple au musée national de la porcelaine de Limoge il y a à peu près un mois avec des pièces très précieuses de porcelain de Chine qui ont été qui ont été dérobées. Euh ça peut être des commandes par exemple he de collectionneurs donc avec derrière beaucoup d'argent déployé pour donner des moyens au cambrioleur. Donc il faut faire très attention parce que nos collections sont précieuses.
Et je rappelle une chose, c'est que les collections, par exemple, les collections nationales, les collection publiques, c'est le patrimoine de tous les Français. Donc c'est notre patrimoine à tous. C'est pas vendable.
Donc ça nécessite ensuite derrière des évidemment des des circuits, mais ces circuits sont organisés. Donc il faut renforcer les moyens de sécurité et les moyens de la police d'investigation derrière. Un mot sur le reste de l'actualité.
Sébastien Lecornu a annoncé hier qu'il y aura un conseil des ministres demain pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale. Ça vous rassure qu'il utilise une lettre rectificative ? Oui, c'est plutôt rassurant et euh en tout cas ça montre que euh visiblement il veut donner toutes les garanties pour euh donner enfin toutes les garanties au aux députés euh qui euh lui ont permis de d'être premier ministre.
Donc il y a une vraie sincérité, une vraie volonté de débat avec les socialistes. C'est comme ça que vous le percevez ? Oui, mais maintenant on va voir la question du débat sur d'autres sujets que les retraites.
Si cette questionl elle est tranchée, maintenant c'est tous les articles de de la loi de finance et de la loi de financement de la sécurité sociale avec les différentes mesures qui vont passer et sur lesquelles il va falloir qu'il y ait des discussions. Et là, les choses vont à mon avis se compliquer à la fois pour le gouvernement et pour le Parti socialiste parce que il va falloir choisir d'assumer ou pas un certain nombre de mesures comme la hausse des franchises franchises médicales par exemple. Donc c'est là que les choses deviennent intéressantes par mais ça veut dire que le PS il est un peu dans un piège.
Je sais pas si c'est un piège ou pas. On va voir à l'usage. On va voir dans ce débat.
Est-ce que Est-ce que vous estimez que depuis le Cornu 2, les socialistes ont la bonne attitude ? J'ai envie en tout cas de leur donner une chance pour voir comment ça va se passer pendant ce débat parce que si ils arrivent à imposer leur agenda et à refuser un certain nombre de mesures qui sont des mesures qu'on peut appeler de contre la justice sociale, à ce moment-là, ils auront vraiment fait avancer la politique dans ce pays et ils auront opéré un transfert du pouvoir de l'Élysée en gros. hein, en tout cas de l'exécutif vers le parlement.
Et ça, ça serait vraiment intéressant. Ça prouverait que on est capable avec intelligence de rééquilibrer les pouvoirs dans ce pays par la pratique et sans changement de constitution. Je pense que ça c'est possible mais ça va dépendre beaucoup de l'attitude des des uns et des autres au cours des débats sur chacun des articles.
Ça va être très difficile et mais c'est c'est pas sûr que le budget arrive au bout et qu' il y a un compromis à la fin. le budget arrive au bout parce que voilà s'il y a des choses l'air un peu sceptique sur un compromis final. Bah écoutez je je suis je suis sceptique ou méfiante peut-être mais je ne demande qu'à être rassuré et non en tout cas ce qui est intéressant c'est que avec la démarche engagée par le Parti socialiste là maintenant on va voir s'ils sont capables de tenir sur chacun des articles une ligne très très forte et ainsi de de rééquilibrer complètement ce budget.
Vous avez été vous au Parti socialiste et là vous avez fait le choix de rejoindre place publique de Raphaël Luxman. Pourquoi ce choix ? Parce que je pense qu'il faut s'engager.
Vous savez la situation politique, elle est difficile là aujourd'hui en France mais dans le monde. Dans le monde, il y a une montée terrible de l'extrême droite, une montée terrible de du populisme d'extrême droite. Et voilà, ça me fait ça me fait peur comme à tout le monde en fait.
Je je je crois que les valeurs sur lesquelles on pensait finalement pouvoir construire toute notre vie, valeur de la démocratie hein, les plus les plus simples sont aujourd'hui menacés. Donc et pourquoi du coup Rapha Luxman parce que je je crois que bah il défend avec force et conviction ses valeurs, ses principes démocratiques et qu'il a une une intégrité aussi, une sincérité qui me plaît dans une période où beaucoup en politique ne font plus que de la communication. il déjà fait par exemple c'était quand même le parti socialiste qui avait soutenu euh Raphael Gusman comme tête de liste aux élections européennes.
J'espère que ça sera la même chose pour les prochaines élections présidentielles. Je crois aujourd'h lors des élections européennes, il a fait un très bon score. on voit que sa popularité est intacte et voilà, il défend une ligne qui permet, je crois, de rassembler assez largement la gauche et toutes les gauches en quelque sorte.
Donc j'espère que le Parti socialiste et d'autres pourront se raller puisqueà un moment donné, il faut bien qu'il y ait un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle. Merci Auréie Philippe, merci beaucoup d'avoir été notre invité. Fabrice, la une du républicain nos musées sont-ils bien protégés ?
On est dans le thème. Exactement. Merci beaucoup.
On va voir ce qu'il y a à la une de nos régions. [Musique]
Rachida Dati