“Je me demande vraiment quels sont les liens entre LFI, le Hamas et les Frères musulmans” (Wauquiez)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Voquier. Bonjour et bienvenue à la grande interview sur C News Europ. Vous êtes le président du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale et député LR de Hauteir.
Beaucoup de questions à vous poser ce matin, monsieur Voquet. Tout d'abord tandis qu'Emmanuel Macron recevra tout à l'heure cet après-midi le président syrien Ahmed Al Chara. De nombreuses voix se sont élevées pour condamner l'accueil en France de ce dirigeant.
Anciennement, je le rappelle, Abou Mohamed Aljoulani à la tête d'une branche d'Al-Qaïda. Vous avez vous-même évoqué une lourde erreur. Selon l'Élysée, le président français compte je cite rappeler ses exigences vis-à-vis du gouvernement syrien.
Ne faites-vous pas confiance au président français pour tenir un discours de fermeté les yeux dans les yeux face à ce dirigeant syrien ? Non, parce qu'il y a d'abord le symbole. Le symbole c'est qu'on reçoit un dirigeant qui est un ancien d'Al-Qaïda.
Le symbole, c'est donc que la France accueille quelqu'un qui était dans une organisation terroriste dont le but était d'attaquer l'Occident. Et pour moi, il y a là tout le résumé de ce qu'a politique macroniste en terme de diplomatie. On a commencé le premier quinquena avec une séance de repentance humiliante en Algérie et on finit en recevant un dirigeant islamiste, ancien membre d'Al-Qaïda.
En fait, on s'est prosterné devant nos ennemis et je pense que c'est une lourde erreur. On peut habiller ça de tout ce qu'on veut. On peut nous expliquer que bien évidemment il y aura un discours de fermeté he de la même manière qu'on nous a expliqué qu'il y aura une riposte graduée à l'égard du gouvernement algérien.
Mais ça veut dire que vous à l'Élysée, monsieur Vokier, vous n'auriez reçu que des démocrates. Quelle est la règle ? On aurait pas dû recevoir, on va pas faire tout l'historique, mais Mohamar Kaddafi en 2007 et on devrait pas recevoir peut-être dans quelques semaines, quelques mois ou voir plus monsieur Poutine ?
Mais enfin, je pose juste une exigence qui est quand même pas énorme. On ne reçoit pas des dirigeants qui sont d'anciens terroristes membres d'organisation qui veulent attaquer la France. Je ne demande pas de recevoir des démocrates, je demande pas de recevoir des républicains.
Je dis juste c'est quand même fou qu'on ait à ce point-là perdu nos repères que recevoir un dirigeant ancièrement c'est une folie aujourd'hui que de le recevoir. Enfin quand même. Vous vous rendez compte de ce qu'on s'apprête à faire.
On va donc recevoir un dirigeant qui était dans une proximité affichée avec Al-Qaïda et Daesh. Enfin, c'est quand même ça ce dont on parle. Mais à quel moment est-ce qu'on a à ce pointlà perdu nos repères ?
Juste défendre la France, juste défendre notre civilisation, c'est quand même théoriquement l'objectif d'une diplomatie. Ben non, on fait l'inverse. Parlons-en.
Quelle attitude face à certains régimes et en particulier algérien la France insoumise a rejeté hier leur invoquer une résolution à l'Assemblée pour la libération immédiate de Blem Sansal. Les LFI se justifie affirmant qu'il faudrait un texte équilibré et pour ne pas exacerber encore plus les tensions entre les deux pays. Et on apprend dans le même temps que des élus essentiellement de gauche mais pas seulement du centre également vont se rendre à Alger pour des commémorations commémorations de victimes d'une violente répression le le 8 mai 45.
Comment vous réagissez ce matin ? En fait, je suis triste pour ce qu'est la politique française à travers ça parce que la réalité, il faut bien qu'on en soit conscient, c'est qu'on a une partie des élus de la République qui ont choisi l'islamisme et qui ont choisi l'intégrisme contre la France avec un cynisme le plus pur. Pourquoi est-ce que je me bats pour mettre une commission d'enquête parlementaire sur la France insoumiste aussi c'est parce que précisément je veux comprendre tout ce qui est derrière ça.
Quels sont leurs liens avec les frères musulmans quand un député de la France insoumise, Raphaël Arnaud accueille à l'Assemblée nationale une délégation d'une organisation proche des frères musulmans. Quels sont leurs liens avec le Hamas quand Rima Hassan sera en Jordanie pour appeler à un geste de soutien à l'égard d'un dirigeant du Hamas ? Quels sont en réalité leurs arrières pensées quand ils veulent faire sauter le crime d'apologie de terrorisme ?
Allez-y. Vous semblez avoir une idée claire dans leurs arrière-pensées. Ça me semble évident.
Laquelle ? Et les filles a fait le choix de l'islamisme. Ça fait partie de gens qui ont choisi contre la France l'islamisme.
Ça fait partie de gens qui n'hésitent pas quand même. Vous mesurez le message envoyé le 8 mai. Ils disent donc on en a rien à faire du drapeau.
On en a rien à faire de la France. Et donc le jour de 8 mai qui est un jour de fierté nationale, vous avez des élus français qui vont se rendre en Algérie pour se livrer à une séance d'autoflagélation et d'humiliation avec la grande spécialité la repentance où la France ne cesse de s'excuser de son histoire. J'ai le bleuet là.
Le bleuet c'est le bleuet. C'est le symbole du 8 mai. C'est le symbole de la fierté de notre pays.
C'est le symbole du de ce qui a été notre résistance face au totalitarisme et au nazisme. C'est ça notre histoire. Et je voudrais tellement qu'on transmette cette fierté.
Mais ce que je vois aujourd'hui, c'est que la grande ligne de fracture qui est en train de se dessiner dans le paysage politique français, c'est entre des élus qui ont sacrifier la France, sacrifier la défense de notre fierté, qui sont prêts à tout pour se compromettre avec l'islamisme et d'autres qui essayent de résister. Et j'ai fait le choix, oui, de faire partie de ceux qui résistent et qui surtout veulent dénoncer cette immunité dont bénéficie la France ins immunité, c'est vous appelez cela le privilège rouge, vous n'êtes pas le seul. Est-ce que cette ligne de fracture le invoqué est aussi claire ?
Il y a quelques jours avantier à votre place, il y avait le député Ren Jean-Philippe Tanguille à votre proposition d'une commission d'enquête sur les liens supposés entre la France insoumise et les réseaux islamistes. Il dit chiche mais on l'élargit. On voit aussi ce qu'il en est pour la droite et il dénonce un islamodroitisme.
Que lui répondez-vous ? Enfin pardon, moi j'ai toujours été d'une clarté absolue. Vous le savez.
Peut-être pas vous, mais il dit peut-être des compromissions électoralistes il y a quelques temps, des mois, des années entre certains élus de droite et et des réseaux islamistes pour se faire élire. Alors jeis c'est c'est du fantasme. Un, d'abord, moi je vous le savez, j'ai toujours été clair.
Quand le maire de Grenoble a voulu mettre le burkini dans les piscines municipal, j'ai supprimé toutes les aides de la région maire de Grenoble. En ce moment, je suis en lutte à l'université de Lyon I et j'espère qu'on en parlera pour faire reculer les questions d'islamogauchisme. Deuxièmement, ma famille politique n'a pas contrairement à la Macronie, elle s'est pas livrée à des petits accords d'arrière boutique au moment des législatives pour faire un soi-disant front républicain avec des accords de désistement contre la France insoumise.
Les républicains n'ont jamais fait ça et et je veux bien le souligner parce que parfois il y a des assimilations. La Macronie, oui, nous jamais. Dernier élément, pardonnez-moi sur ce point, vous-même, vous avez comment dire bénéficié d'un désistement d'un candidat en pas du tout.
Vous auriez été lu certainement puisque votre score est alors je veux être très clair dessus là aussi, j'ai été élu contre l'ORN, contre la Macronie, contre le nouveau Front populaire. Alors pourquoi monsieur Sioti ce matin dénonce en votre personne l'alliance de la gauche et de la Macronie ? Parce que sans doute que monsieur Écotier est dans une fuite en avant dans la critique.
Mais prenons un peu de distance. Tous les partis doivent revoir leur comportement avec la France insommise. Est-ce que vous avez oublié qu'au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen avait fait appel aux électeurs de la France insoumise ?
Aux électeurs ? Oui. On parle à tous les Français.
Je pense qu'il faut être clair. Vousmême d'ailleurs, vous le faites. Oui.
Est-ce que vous avez oublié que le RN a fait tomber le gouvernement de Michel Barni en votant avec la France insoumise ? Donc ce pourquoi je plaide, c'est un front républicain de tous les partis et tout le monde doit nettoyer devant sa porte. Je suis d'accord avec ça.
La gauche ne peut plus faire d'alliance avec la France insoumise. La Macronie ne doit plus faire ses petits accords électoraux. Moi, je ne m'y suis jamais livré.
Je n'ai pas fait partie de ceux qui appellent à voter pour le parti communiste ou la France insoumise. Et le RN doit aussi arrêter de voter avec la France insoumise dans l'Assemblée nationale. Il faut les exclure du champ de la République.
Mais pour quelle efficacité leur envoqué ? Vous dites que Jean-Luc Mélenchon est une masse et qu'il faut donc ce cordon sanitaire autour de la France insoumise. Mais vous trouvez que la politique du cordon sanitaire qui a prévalu ou qui prévoit encore à l'endroit du Rassemblement national a fait reculer ce parti dans les élections ou dans les le cœur et l'esprit des Français ?
Mais là je vous parle pas du RN, je vous parle de la France insou. Oui, j'entends mais c'est le même procédé que vous souhaitez du cordon sanitaire. Juste ce que je souhaite, c'est que je trouve qu'on a pris beaucoup de leçons de morale à l'égard de l'extrême droite.
J'ai jamais fait partie de ceux qui se sont livrés à ça et que de l'autre côté, de façon tout à fait scandaleuse, alors qu'on a un parti qui a rompu avec la République, qui est dans des alliances avec l'islamisme, eux on leur laisse tout passer. Bah non, ça suffit. Je considère qu'aujourd'hui pour vous c'est la Macronie si j'ai bien compris.
C'est l'ensemble d'un champ politique et médiatique français qui laisse exister une forme de privilège rouge où on tolère de la France insoumise des comportements inacceptable. Ils trahissent les valeurs de la République, il faut les mettre au banc de la République. Et ça c'est le combat que je porte.
Et je veux que les Républicains, quand j'en serai le président soient d'une clarté totale là-dessus parce que vous avez raison, tout le monde a des progrès à faire. On va en parler. Vous nous direz qui a le plus de progrès à faire.
Emmanuel Macron tente leur invoquer de reprendre la main. il doit s'exprimer à la télévision la semaine prochaine et proposer des projets de référendum s'il y en avait un, s'il y avait une question indispensable, urgente, impérieuse, quelle serait-elle ? L'immigration et comment ?
Puisque l'obstacle constitutionnel paraît être une muraille aujourd'hui. Alors, je vais répondre aux deux questions. D'abord, l'immigration.
Pourquoi ? parce qu'il n'y a sans doute pas d'autres sujets dans lequel la majorité des Français soit aussi claire et dans lequel l'opinion des Français est été depuis autant d'années ignoré par les politiques. Donc un référendum, c'est fait pour ça.
C'est fait pour que le peuple s'exprime et impose sa ligne directrice. Et donc pour moi, le premier sujet, c'est l'immigration. Et j'aimerais tant penser que le président de la République aura ce courage.
Ensuite, est-ce que c'est possible ? D'abord, c'est un peu fou de se le dire. qu'on a quand même maintenant un système d'état de droit qui est à ce point-là idéologisé à gauche et vous savez que c'est mon combat de changer ça que on est restreint dans la façon de consulter les Français sur la question de l'immigration dans un référendum.
Mais il y a une possibilité, c'est pour celle-là que je plaide, c'est la question de est-ce qu'on continue à accepter que des étrangers puissent toucher les aides sociales dans notre pays dès qu'ils arrivent le premier jour. Moi, je considère que ça n'est pas normal, qu'il faut avoir travaillé un minimum d'années sur le sol français pour bénéficier de la solidarité nationale. D'accord.
Donc vous passez par ces questions économiques et sociales pour pouvoir finalement interroger les Français sur l'immigration qui rentre dans le champ parce que ça ça nous permet de le faire la course. Eric Sioti ce matin dit la même chose. Et ben c'est très bien vous voyez plutôt que de critiquer, il ferait mieux de rassembler.
Laurent Voquier vous n'avez pas de mots assez dur envers le président de la République. On va y venir dans différents domaines. Mais que faites-vous encore dans le bloc central ?
Je vais vous dire d'abord la première chose, vous le savez cette question, je me la suis toujours posée. Je fais sans doute partie de ceux dans ma famille politique qui étaient les plus réticents à l'idée d'aller dans le gouvernement de François Payon. Je le vois faire et au fur et à mesure que le temps s'écoule, je n'ai que des interrogations qui se lèvent. un premier ministre qui n'est pas clair sur les augmentations d'impôts.
Il n'a inscrit, contrairement aux promesses qui avaient qui nous avaient été faites, aucun texte sur l'immigration et sur des sujets qui pour moi sont très importants, tels que l'interdiction du voile dans le sport, en fait, il a menti puisqu'il avait promis au début de faire quelque chose et en réalité depuis il n'a rien inscrit ou alors il procrastine. En tous les cas, il décale. Bon, oui, je vous laisse vos vos interprétations. dit s la réalité c'est fait conclusion et donc cette question de savoir est-ce qu'on reste au gouvernement pour moi elle se pose elle se pose chaque quelle est la réponse monsieur la réponse pour moi c'est que je pense qu'à un moment il faudra partir si on considère que nous sommes trop quel est le bon moment je je vais aller jusqu'au bout si vous me permettez pourquoi est-ce que précisément ma préoccupation c'est que je ne veux pas que le président de notre famille politique soit en même temps ministre à l'intérieur du gouvernement de François Baou parce que le danger quand on traite cette question, c'est qu'à ce moment-là, il sera jugé parti.
Le danger, c'est que si jamais le président de notre famille politique est un ministre qui souhaite rester au sein de Bairou, et bien ça nous entraînera malheureusement à rester sur une durée. Là, vous êtes en train de dire que monsieur Rota il a caution. En tous les cas, il permet de sauver les soldats François Baux et Emmanuel Macron.
Ce que je suis en train de vous dire, c'est que ma préoccupation, c'est que je ne veux pas que les républicains se diluent dans le macronisme. Et on va aller au bout de ce sujet. Dans l'élection des Républicains en ce moment, il y a pour moi deux visions de ce qui'est l'avenir de la droite.
Il y a un premier schéma qui consiste à croire qu'on peut être à la fois ministre dans le gouvernement de Bairou et chef de notre famille politique. C'est la position de Bruno qui l'a exprimé, qui veut être ministre de l'intérieur, qui souhaite le rester et qui veut cumuler avec le poste de chef des républicains. Pour moi, il y a un risque celui que vous soulignez, c'est que à l'arrivée et bien au fur et à mesure qu'on siège au conseil des ministres, au fur et à mesure qu'on reste dans le gouvernement de Bairou, la parole de la droite se dilue dans le macronisme et n'aura plus la capacité à incarner la rupture que je souhaite.
Il y a de l'autre côté ce pourquoi moi je plaide, c'est-à-dire un chef des républicains qui n'est pas prisonnier de ce gouvernement, qui a fait le choix de ne pas être ministre avec Beou et qui donc le moment venu, si c'est nécessaire pourra sortir et surtout porter ce que je considère être le devoir de la droite un projet de rupture avec le renvoqué, je crois que c'est la première fois que vous formalisez aussi clairement une grande différence en tous les cas à vos yeux avec Bruno Rota mais tant que vous êtes dans le bloc central vous n'êtes pas aussi ce candidat de la rupture. En tous les cas, beaucoup de Français pourraient le l'interpréter ainsi. Vous le comprenez ?
C'est pour ça. C'est c'est pour ça et bien sûr que je vous dis mais quand allez-vous acter de cette rupture ? Mais si jamais prenons un cas très concret.
Si François Beou nous présente un budget avec des augmentations d'impôts et où il fait sauter l'abattement fiscal des 10 % de retraités, président des Républicains, je considérais qu'on ne peut pas rester. Et donc vous voyez là, vous voyez bien madame, la rupture se réait actée avec le bloc central et donc vous là vous vous présentez vraiment comme le candidat de la rupture. Moi je considère que nous devons être indépendants.
Je considère que je veux une droite forte et indépendante parce que vous voyez bien ce à quoi ça nous conduit. Si jamais le chef de notre famille politique est resté dans le gouvernement de Baï et de Macron, à l'arrivée au moment de l'élection présidentielle, qu'est-ce qui va se passer ? Et ben, on nous dira tout naturellement qu'il faut aller soutenir le candidat de la Macronie, Édouard Philippe, c'est-à-dire un candidat dont le projet politique est d'aller de Annie d'Alg jusqu'à la droite.
Moi, président des républicains, je ne me laisserai pas imposer un candidat de la Macronie. Mon projet, c'est un duo avec Bruno Rota pas un duo avec Edard. pas un du avec J'ai bien entendu.
J'ai bien entendu. Euh n'êtes-vous pas aussi Laurent Vquier un peu docteur Laurent et Mister Vquier ? On dit souvent de cela de la droite, c'est-à-dire dur avec des mots très fermes dans l'opposition une fois au pouvoir un peu plus mou en somme pour résumer les choses c'est on nous promet le carcher et on a Couchenner.
Ah bah pas moi euh pas moi. Euh je suis désolé mais j'ai géré ma région pendant 8 ans. Une baisse de 15 % de la dépense publique.
Aucune augmentation d'impôts. Seule région de France à ne pas avoir augmenté les impôts. Aucun compromis avec l'islamisme la défense totale toujours de notre civilisation.
En ce moment sur l'université de Lyon IS pour qu'on impose une mission d'inspection indépendante pour que nous braquions les projecteurs sur la dérive islamogauchiste de cette université. Et je vous annonce que nous avons décidé avec le président de la région de supprimer toutes les aides de la région à cette université tant qu'il n'y aura pas la lumière qui sera faite sur leur dérive. Toutes les aides sont gelées, supprimées toutes tant qu'il n'y a pas cette ce travail d'enquête aujourd'hu toutes les aides de la région de coopération avec cette université qui s'est livré à des iftars qui a dans lequel on a des prières dans ce cadre dont on a réussi à obtenir la démission du premier vice-président qui était compromis.
J'étais hier en échange avec le professeur Balanche qui est un ami pourquel j'ai beaucoup d'estime qui mène ce combat et que nous devons soutenir. Et donc madame Abrou, vous avez face à vous quelqu'un qui est très lucide sur le danger de la droite de n'avoir que des paroles quand elle est dans l'opposition et pas d'acte au pouvoir. Et c'est précisément pour ça que je suis très prudent sur la participation sur la durée dans le gouvernement de Bairou parce que je vois le danger d'une droite qui aurait des paroles, des polémiques mais qui à l'arrivée n'arrive pas à incurver les choses sur le résultat de l'insécurité dans notre pay sur le résultat de l'immigration.
Insécurité immigration poursuit notre entretien sur ces news et européens leur invoqué sur l'immigration. Certains affirment que pour aller plus loin en réalité, il faudrait placer la Constitution française au-dessus du traité de Schengen, de la Cour de justice européenne, de toutes les décisions et directives européennes. Vous au pouvoir, est-ce que vous êtes prêts ?
Est-ce que vous poseriez une question sous forme de référendum sur ce sujet-là ? Changer là, ce serait une rupture. Changer l'état de droit.
Oui, c'est même mon combat et c'est ce que je porte. Et merci de le souligner, c'est précisément ma différence. Je porte un projet de rupture.
Allons très très rapidement au cœur du sujet. Aujourd'hui, on voit bien qu'il y a pas de résultat. Il y a pas de résultat.
Non, notre pays est celui d'Europe où il est pardonnez-moi depuis des mois que monsieur Rotaillot et d'autres, mais je pense que vous le comment dire vous en parlez aussi, aucun résultat n'est produit. Bah, on a des diagnostics, on a des constats que je partage mais enfin les résultats vous les voyez tous les jours. Notre pays est celui d'Europe où il y a le plus d'agressions violentes.
Au cours des 12 mois de l'année dernière, la France a accueilli le record historique de titre de séjour et d'immigration. Depuis le mois de février, nous sommes le pays d'Europe qui accueille le plus de demandeurs d'asile. Tous les autres pays ont réussi à arrêter, nous.
Donc, il y a un blocage. Et moi, c'est ça qui m'intéresse. Ce que j'ai très bien compris, c'est qu'on ne redressera pas le pays dans le cadre de Beau.
Donc ce que je veux porter avec la droite, c'est un projet de rupture. Qu'est-ce qu'il faut déverrouiller ? Vous l'avez très bien dit, on a aujourd'hui un état de droit qui ne juge plus en droit mais en idéologie et qui nous empêche d'agir.
C'est pour ça que je souhaite que la droite propose un projet de rupture. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire prévoir que les députés et les sénateurs, à la majorité qualifié doivent pouvoir passer par-dessus la jurisprudence du Conseil constitutionnel.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je souhaite inscrire dans la Constitution que les juges ne peuvent plus écarter une loi française en s'appuyant sur un traité international postérieur. Parce que une loi nationale postérieure en s'appuyant sur un traité international, vous entendez déjà les critè les critiques.
Vous entendez déjà ce qu'il vous disent "Mais monsieur Voquier s'assoit sur l'état de droit en France ? Ça n'est pas l'état de droit. On nous ment quand on nous dit ça.
Ça n'est pas l'état de droit. C'est une dérive dans lequelle l'idéologie de gauche essaie d'imposer sa vision au pays et de nous empêcher d'agir. L'état droit, c'était celui du général de Gaulle.
En France, il y a un seul juge suprême, disait-il, c'est le peuple. C'est à cet état de droit là que je veux revenir. Et c'est pour ça que ma différence fondamentale avec le raisonnement de Bruno Rotaillot, Bruno considère que l'avenir de la droite est un ministre à l'intérieur du gouvernement de Bairou.
Je considère que l'avenir de la droite, il le dirait, il a dit différemment hier à l'ors des pros chez chez Pascal pro, il dit il préfère œuvrer de de l'intérieur pour qu'il y ait des résultats même s'il faut agir par circulaire sur le plan de l'immigration que que être à l'extérieur et et ne rien faire. Je je n'ai pas de critique par rapport à ça. Je pense que avoir un ministre de l'intérieur, c'est très utile, que Bruno le fait avec toute l'énergie qu'il essaie de mettre et toute la bonne volonté.
Je dis juste que cumuler ça avec le président des républicains, c'est prendre le risque d'une disparition de la voie de la droite et d'une dilution dans la macronie. C'est pour ça que je crois vraiment à ce duo et à cette répartition. Oui, un ministre à l'intérieur du gouvernement de Bairou mais non pas un chef des républicains qui est dilué à l'intérieur du gouvernement.
Comment faire duo avec un candidat dont vous dites qu'il est compromis entre guillemets avec la macronie ? C'est plus un duo. Mais non mais précisément moi mon problème c'est quoi ? c'est qu'à partir du moment où c'est le chef de notre famille politique qui toutes les semaines est au conseil des ministres le chef de notre famille politique, bah ça veut dire que la parole des républicain n'a plus de liberté.
Peut pas être au conseil des ministres est totalement indépendant de la Macronie et d'Emmanuel Macron. Non, vous le savez bien et d'ailleurs, il ne critique jamais Emmanuel Macron. Il ne critique jamais François Baou, ça n'est pas son rôle.
Moi, ça peut être le mien. Et moi ce que je veux c'est être la voix de cette rupture de la droite. Ce qu'attendent les Français de la droite.
C'est pas qu'on s'acoquine avec la Macronie, c'est qu'on porte un projet de rupture. Pour moi, c'est le sujet fondamental du choix de cette élection des Républiques. Peut-être attend-il aussi une alliance.
On en parlera en tous les cas l'alliance des droites. Mais pour leur encore une question sur juste pardonnez-moi parce que je voudrais rebondir là-dessus. Vous avez bien dit que cette ce risque que je pointe, vous le voyez venir.
On a déjà les bruits consistant à dire "Mais il pourrait y avoir un rapprochement avec Édouard Philippe et ils ne sont pas démentis avec clarté." J'ai posé la question à Bruno Rota. Il a il a balayé d'un revers de main ici même.
Vous n'avez pas trouvé assez clair semble-t-il ? Non. Moi ce que je pense c'est que je vois ces bruits.
Je vois que vous voyez un ticket Édouard Philippe à l'Élysée et Bruno Rotaillot premier ministre. En tout cas pour moi et avec moi ce ne sera jamais le cas et je n'en veux pas. Ma réponse, elle est d'une clarté totale, il n'y a pas d'ambiguïté.
Euh, est-ce que vous êtes d'accord avec le constat, le diagnostic de monsieur Darmanin quand il est quand il dit qu'il n'y a plus de lieu safe en France ? Oui, mais j'en ai assez des constats, j'en ai assez des rapports, j'en ai assez des polémiques. Moi, ce qui m'intéresse, c'est les actes.
Ce qui m'intéresse, c'est qu'on prenne des mesures pour inverser. Prenons un exemple simple. On n pas besoin d'un rapport pour savoir que les frères musulmans poussent leur travail à l'intérieur de la société française.
Certains estiment qu'un rapport déclassifié pourrait comment dire ouvrir les yeux à par rapport à une menace qui vraiment grignote tous les domaines de notre société. Vous n'y croyez pas ? Enfin vous avez fait suffisamment de travail, vous l'avez suffisamment dénoncé sur tout le monde est conscient dans notre société.
Monsieur Voquier vous pensez que les français ne voient pas le travail des intégristes musulmans dans la société française ? Ils en sont la cible malheureusement. Donc j'imagine que oui.
Malheureusement. Par contre, moi ce que j'attends, c'est qu'on ait enfin le courage de dissoudre les organisations qui sont liées aux frères musulmans. Ce que j'attends, c'est qu'on ait enfin le courage de classer organisation terroriste, les frères musulmans.
Et donc surtout, pardonnez-moi, l'expression n'est pas adaptée, la belle affaire, vous les classez et ensuite ce ne sont pas des organisations qui sont constituées comme en Jordanie, comme dans d'autres pays arabusulmans. Pardon et je sais à quel point vous connaissez ce sujet, mais c'est pas vrai. l'Organisation musulmane de France dont nous avions demandé en 2020 la dissolution avec Bruno.
Aujourd'hui en 2025 on nassume toujours pas de la dissoudre. On se contente de paroles et on agit pas. Il faut agir.
Moi ce que je ne supporte pas c'est des politiques qui se contentent de faire des diagnostics, qui se contentent de faire des rapports, qui se contentent de faire des polémiques et à l'arrivée il y a pas de résultat, il y a pas d'action. Quand je vous dis que je combat l'islam gauchisme, je supprime toutes les aides de la région à cette université. Il faut des actes.
La politique meurt d'une absent. On va faire beaucoup réagir. Je vous écoute et on vous écoute avec les téléspectateurs et auditeur attentivement depuis tout à l'heure, monsieur Voquier sur l'immigration, sur l'insécurité, sur d'autres sujets.
Qu'est-ce qui vous différencie ? Par exemple, he je le cite lui parce qu'il est parce que sur le projet économique quand même vous avez des des des proximités. Écour de reconquête.
Il y a plein de points communs et et et et vous l'avez bien compris ce pourquoi moi je plaide si c'est précisément pas pour se diluer dans la macronie, c'est pour avoir un candidat de droite qui rassemble tous les Français. Il pourrait parler jusqu'à Reconquête pour vous mais évidemment qui partage toutes les valeurs de la Pourquoi pas l'alliance la fameuse alliance des droites ? Moi ma conviction c'est que ça ne passe pas par des accords de parti.
Ma conviction, c'est que ça passe par le fait de rassembler les électeurs. Par exemple, j'ai beaucoup d'estime pour quelqu'un comme Sara Knafo. Sarah Knafo est quelqu'un de talentueux euh sur les sujets économiques, sur les sujets de sécurité, d'immigration avec des caractères.
Vous lui dites elle de venir vers vous plutôt que vous vers euh vers une alliance des droites ? Non. Ce à quoi je crois, c'est le rassemblement de tous les Français qui partagent les valeurs de droite quel été leur vote par le passé.
Et là, vous voyez bien parce qu'au fond, il y a deux chemins différents qui se dessinent. Le premier chemin, c'est un chemin d'avenir de la droite où on est dans le gouvernement de Bairou. On se dilue de plus en plus, on se compromet de plus en plus et à l'arrivée, on se retrouve à soutenir le candidat de la Macronie à la présidentielle, Édouard Philippe, sur un projet qui consiste d'aller de Annie d'Algo jusqu'à la droite.
Il y a l'autre ligne qui est celle pour laquelle moi je m'engage qui est de dire attention, il y a un moment, il va falloir sortir. On ne peut pas rester spectateur de l'immobilisme. Il faut affirmer notre différence, faire un projet de rupture et avoir un projet d'une droite qui rassemble tous les Français qui partage les valeurs mais la différence fondamentale indépassable par exemple avec Reconquête, quelle serait-elle ?
Moi mes deux critères vous les connaissez, c'est un sur l'économie, la lutte contre l'assistana, le gaspiage de l'argent public. Là c'est votre différence avec le RN ? Oui.
Mais c'est pour ça que je vous réponds très clairement. C'est mon objectif est de pouvoir faire revenir des gens qui sont partis à reconquête. Mon objectif est de pouvoir faire revenir des gens qui sont partis au RN.
Mon objectif est de pouvoir faire revenir des gens qui sont partis dans la macronie à droite. Mais à droite. On a compris que tout se joue en ce moment.
La compétition bas son plein. Euh la fumée blanche va s'échapper. Là je parle de l'autre gonflable le 17 mai.
On a appris qu'il y a un boom des adhérents. Je crois qu'il y a près de 122000 adhérents ce jour et ce boom vient en grande partie, corrigez-moi si je me trompe de la région Ronald. De la région Oui.
Oui. C'est un crime de l'ise majesté là. Majesté pour quelqu'un qui vient du pion capitale de Saint-Jacques de Compostel, c'est quasiment un crime de l'Aj.
La région parisienne à qui va profiter ce boom à la droite à notre famille politique ? C'est ce que j'a facile monsieur Vier. Non.
Euh c'est-à-dire ce que j'espère vraiment c'est vous savez bien sûr que tu as fini ma question. Bien sûr. Euh monsieur Rotaillot bénéficie quand même de soutien auprès des ténors des cadres et vous à l'inverse et moi j'ai le soutien des adhérents donc votre moi j'ai le soutien de ce projet de rupture.
Moi j'ai le soutien de ceux qui veulent queil y ait une droite forte, libre et indépendante. C'est ça ce que je porte. Souvenez-vous, on est sur le jour anniversaire de Jacques Chirac de son élection.
Euh Jacques Chirac contre Édouard Baladur 95. Tous les chapeaux à plume étaient du côté d'Edouard Baladur. Vous êtes qui dans ce duel ?
Et moi je fais une campagne à la Chirac et je voudrais lui rendre hommage sur un point et trop souvent oublié. Mais vous connaissez bien sa citation. Ça va en escadrie.
Oui, je sais. Mais il y a quelque chose d'autre que j'aimais chez Jacques Chirac et qu'on a oublié dans son bilan. C'est celui qui a fait voter une loi pour interdire le voile au collège et au lycée.
C'était le début de mon engagement politique. J'étais à ses côtés dans la commission qui l'a recommandé et c'est pour ça que je souhaite aussi que la parole libre des républicains impose un François Baou qui ne le veut pas. Une loi d'interdiction du voile dans le J'entends parole libre mais tous en quelques jours.
Vous avez proposé les Oqutf à Saint-Pierre et Miclelon. Vous avez fait d'ailleurs beaucoup de polémiques. Elle a fini une commission d'enquête.
Euh le envoquer en campagne, c'est un jour une proposition, y compris ce matin dans le Figaro, vous souhaitez financer le permis des plus jeunes avec les comptes personnels de formation des parents. Vous voulez parler là euh c'est un peut-être un hommage ou un clin d'œil à Jacques Chirac à la France de la Bagnole ? Bah oui, parce que c'est une France qui mérite notre respect.
C'est une France qui est humiliée par ses écolos bobos d'extrême gauche. C'est une France qui va travailler et moi, vous connaissez mon ADN, je défends le travail et pas l'assistana. Et donc j'en ai assez qu'on explique à toute cette France queil faut qu'elle aille travailler avec une trottinette électrique et que en plus on a des ministres macronis qui les humilient en expliquant que de toute façon quand on est dans un territoire rural on est trop pauvre pour se payer une voiture.
Panquen et j'ai beaucoup d'estime pour elle. C'est assez incroyable dans une compétition de ne pas s'affronter en tous les cas sur un plateau de télévision. Ça n'a pas été le cas entre vous et monsieur Rota.
Dontact. Non pas d'act. Moi je moi j'étais tout à fait prince fort possible d'ici du 17 mai.
C'est à vous de le proposer en tout cas. Moi très bien. Et bien l'invitation est lancée.
On on l'adressera également à monsieur Rota. Malgré tout si si je vous demandais quelle est la plus grande qualité de Boruno Rota que me répondriez-vous ? De très bons constats que je partage.
De très bons constats que je partage. Sa plus grande qualité c'est de vous rejoindre. Si je vous comprends mieux.
Non c'est plutôt moi. C'est-à-dire là-dessus je l'assume totalement et et je sais mon devoir ensuite il faudra rassembler. Il faudra que tout le monde soit ensemble.
Pour ça que je le dis. Bruno Rota comme ministre de l'intérieur a posé des constats forts que je partage sur le diagnostic de l'insécurité, sur le diagnostic de l'immigration. Ma préoccupation, vous l'avez compris, c'est que derrière il y ait des résultats parce que comme vous l'avez très bien dit, le problème de la droite c'est souvent d'avoir des grandes paroles et des actes qui sont moins forts.
C'est pour cette raison que je crois au projet de rupture. Une dernière question et souvent peut-être on vous l'a posé mais pas sur un plateau de télévision ou dans un avec un micro. Pourquoi vous fait souvent leur qui est un procès en insincérité ?
Pourquoi ? Vous savez, j'ai essayé d'y réfléchir. Je pense que voilà, parfois peut-être j'y ai prêté le flanc.
Euh j'ai fait des erreurs, j'ai essayé de changer, j'ai essayé de progresser, mais vous l'avez vu euh à travers ce que je défends, il y a une constance totale depuis mes tout débuts d'engagement contre l'islamisme au côté de Jack Chiraak, mes combats contre l'assistana sur lesquels je n'ai jamais dévié, ma dénonciation du risque d'une Europe fédéraliste sur lesquels j'ai écrit un livre, mon combat pour que les choses bougent, ce que j'ai fait dans ma région contre la dépense publique et les augmentations d'impôts. Et donc, j'ai essayé de répondre à cette question et moi de m'améliorer, de changer. Je pense que dans une vie, on fait des erreurs.
Tout le monde fait des erreurs. La seule question qui compte, c'est est-ce que vous apprenez ? Est-ce que vous progressez ?
C'est un long chemin. Bon et dernière question. Alors, puisque vous êtes dans un dans un long prolongement sur la sincérité, si vous n'êtes pas président des LR, vous êtes candidat quoi qu'il arrive à la présidentielle.
Je serai président des républicains. Je rass demandé de la sincérité. Oui.
Et vous savez, cette élection ne transera pas la question de la présidentielle, ni pour moi, ni pour qui que ce soit d'autre. Nous choisirons notre candidat à la présidentielle dans un an et le moment venu, on choisira le meilleur. Et si ça n'est pas moi et ça c'est de la sincérité parce que je suis lucide, je soutiendrai celui qui est le meilleur.
Et si c'est Laurent Voquier qui est mieux placé, je le soutiendrai aussi. Mérite de la carte. Merci Laurentier.
C votre grande intervie. Je souhaite une bonne journée. À bientôt.
Merci. M.
Laurent Wauquiez