«Bien-être» de Nathan Hill et l'expo photos «Lee Miller»
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On va d'abord faire un petit tour au rayon culture avec nos signatures du jour pour la sortie de la semaine. Sébastien Bordel. Bonjour Sébastien.
Bonjour à tous. Je suis ravi d'être là. On va voir quoi ce une expo photo.
Oui, ça vous va ? Bah oui, très bien. Bonjour.
Allez à tout de suite. D'abord le livre du jour Nicolas Carot. Nicolas bonjour.
Bonjour Dimitri. un roman américain signé Nathan Hill format poche. Vous venez de nous dire que c'est tout simplement le meilleur roman de ces 10 dernières années.
Ça oui mais bon je vais vous expliquer. [rires] C'est compliqué de dire ça parce que il y a plein de ramifications, plein d'effets gigones dans le livre mais en fait c'est une histoire d'amour. Nathanill publie très peu son présent précédent premier roman de la tête de 2016.
Énorme succès. C'était les fantômes du vieux pays pays. Il est revenu avec un roman génial donc bien-être chez Folio grand roman américain comme il savent.
Alors qu'est-ce que ça raconte ça ? histoire d'amour. Donc la rencontre est très belle dans les années 90.
En 93 exactement, Jack est photographe. Enfin, il essae. Il a quitté son Cansas natal pour tenter sa chance à Chicago.
Il habite dans un petit studio dans une ancienne usine réhabilitée en logement pas cher. Voyez juste en face de lui en vis-à-vis, il y a l'appartement d'Élizabeth. Très belle, enfin belle.
Ça lui paraît trop simple comme mot. Il aime sa démarche joyeuse, rebondissante, élégante. Il la voit passer devant sa fenêtre.
Il a un peu honte de regarder. Alors il se force à détourner le regard. Il se concentre sur le roman qu'il lit.
Mais elle, de son côté, vous aviez deviné, elle fait pareil. Elle le trouve beau même s'il est malingre et caché sous des gros pulls. Justement, elle aime bien son air concentré à ce qu'il fait.
Et bon, bien entendu, ils vont finir par se rencontrer pour de vrai. Je vous raconte pas comment, mais coup de foudre, passion et cetera. De toute façon, assez vite, on prend 20 ans dans la vue.
Et ils sont toujours ensemble. Oui, elle est psi maintenant. Ils ont un fils Toby.
Un peu pénible Toby. Il écoute rien. Il passe son temps à jouer à Minecraft, le jeu vidéo.
Ellisabeth fait des expériences de psychologie sociale en le prenant comme cobail, mais il est assez désespérant. Vous lirez. Bref, à ce moment-là, ils sont en train d'acheter leur premier appartement sur plan et c'est l'occasion de faire un peu le bilan de ce qu'ils sont devenus.
Et par exemple, quand ils découvrent l'appartement grâce à une visite virtuelle, leur ami qui est aussi le promoteur immobilier montre à Jack la suite paternelle. La quoi ? La suite paternelle, ça se fait beaucoup, lui dit-il.
Mais donc Jack comprend que Ellisabeth veut faire chambre à part maintenant. Sympa, mais non, c'est juste pour des questions pratiques, dit-elle. Ouais.
Enfin, de toute façon, Jack doit retourner faire ses ses exercices depuis quelques temps. Il mesure tout avec une montre connectée. Alimentation, santé, sport, même sexualité.
Rien n'échappe à son appli qui lui dit maintenant quoi faire pour son bien-être. C'est un roman sur le couple mais aussi sur la modernité, sur la tyranne numérique aussi. C'est aussi très drôle, entraînant, c'est brillant mais voyez, c'est une chronique normale mais c'est vrai que c'est beaucoup plus que ça.
On revient sur l'histoire de chacun, de la famille de chacun et on remonte dans le temps comme ça. Dans toute l'histoire américaine, ça faisait 6 ou 700 pages en version grand format. Là, c'est à peu près pareil.
Ouais, ça fait 800 pages en version poche. Mais alors, on en red demande. Voilà.
Nathan Hill H. Ouais, bien-être. Donc merci beaucoup Nicolas Car.
Grand prix de littérature américaine d'ailleurs. Ben voilà, vous nous l'avez quand même bien vendu avec nous aussi Sébastien Bordonave pour la sortie de la semaine. Bonjour Sébastien.
Expo photo à voir au musée d'art moderne de Paris. Lee Miller. Ben oui, Lee Miller américaine, elle a eu 1000 vies cette femme-là.
Elle a été tour à tour mannequin. Actrice aussi une fois en 1930 dans un film de cocto où elle jouait plâré, le visage badigeoné de beurre de farine et pour cause, elle jouait le rôle d'une statue qui s'animait. Bah c'est le résumé de sa vie.
On peut voir des extraits du film he dans l'expo. Elle a ensuite été photographe de mode et enfin photographe de guerre. L'exposition propose 248 tirages anciens et modernes, beaucoup d'inédits.
On se souvient tous de son biopic he au cinéma de Lee Miller en 2023 où son rôle était joué par Kate Winslet. Et donc comment le Miller qui a été mannequin passe de l'autre côté en devenant photographe ? Je préférais prendre une photo qu'en être une.
C'est ce qu'elle disait. Elle va faire ses armes avec Manerry, elle sera son élève puis son amant puis elle va ouvrir son propre studio photo, s'émanciper à Paris. Ça sera en fait sa ville de cœur comme le confie Anthony Penrose son fils.
Pour moi, c'est très important d'être ici parce que Paris c'est la place plus importante dans tout le monde pour l'im pour ma mère. Elle a dit "Baby, I'm home". Correspondante de guerre aux États-Unis, elle va à Dachot et Buckenwald où les survivants ont été libérés la veille.
Elle va tout photographier avec son rôle et flex. Détail qui a son apparence importance parce que ce cet appareil n'a pas de téléobjectif. Elle est donc obligée de s'approcher au plus près de l'horreur des photos qui vont la marquer à vie.
Elle ne voulait pas être connue grâce à ces clichés là. Elle va aller jusqu'à prétendre que toutes ces archives ont été détruites. Et ben en 1977 sa à sa mort sa famille va retrouver dans son grenier 60000 photos et négatif dans un carton.
Imaginez ami Boouassan, la petite fille de Li Miller. Elle a caché ses photographes dans le grenier de sa maison parce qu'elle voulait pas parler de la guerre parce que ce qu'elle a vu dans la deuxième guerre mondiale dans les camps dans les batailles de combat et elle voulait pas parler de ce qu'est-ce qui s'est passé. La photo bah la plus célèbre de l'imiler, on la connaît tous hein.
C'est celle où on la voit dans la baignoire d'Hitler à Munique en 45 dans les appartements privés du dictateur. Quelques heures après son suicide, elle avait un sens de la mise en scène pour la photographie qui n'a jamais été utilisée pour travestir la vérité, mais le plus souvent, comme me l'a confié son fils, pour trouver le merveilleux dans l'ordinaire, l' Miller. Bah, une expo extraordinaire en tout cas.
Et vous avez beaucoup aimé hein. C'est au musée d'art moderne de Paris donc à avoir jusqu'au 2 août. Merci beaucoup Sébastien Born.
Bi il est disponible sur Canal en ce moment avec Winl. Si vous voulez tout connaître de la vie de cette photographe, vous pouvez regarder le film sur l'application Canal Plus. On sait tout.
Merci beaucoup. 8h40 sur