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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 décembre 2025 26 min

Emmanuel Capus : « On ne reconnaît plus le Sénat, il est à l’initiative de la majorité des taxes »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Emmanuel Capu, merci d'être notre invité. Sénateur les indépendants de Mé Loir, vous êtes secrétaire national d'horizon et vice-président de la commission des finances. On va évidemment longuement revenir sur l'examen du budget des budgets même.

Mais d'abord on va regarder les unees de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord la une du Dauphiné.

Macron en Chine, mission impossible. C'est la question à la une du journal. Le président qui veut défendre les intérêts économiques français.

Limiter le déséquilibre des échanges franco-chinois. Mais tension commerciales lien Chine-Russie, c'est une visite aux forts enjeux. La deuxième une, c'est celle de l'ine nouvelle sur l'accord UECSour.

Les agriculteurs inquiet des conséquences de cet accord sur leur activité, notamment face à la concurrence des loyales des produits sud-américains qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires et techniques tout en étant produit à moindre coût. Et puis la dernière rune, c'est celle de la Chartelipe sur le protoxyde d'azote. Il a tué leur fils, un couple alerte.

Luc Joiron a perdu la vie à 23 ans après avoir inhalé du gazil. ses parents veulent désormais sensibiliser le plus grand nombre au danger de ce fléo. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?

Incontestablement de Macron en Chine parce que en tant que vice-président de la délégation entreprise, en tant que vice-président de la commission finances, ce sont les sujets sur lequels je travaille le plus. Puis ça fait écho avec un sujet que vous voulez aborder après sur la compétitivité des entreprises françaises et sur la concurrence internationale extrêmement forte euh qui se joue dans le monde et euh le fait que la Chine devient effectivement un concurrent extrêmement difficile, extrêmement dur et qu'il faut pouvoir contraindre euh pour défendre nos entreprises. Qu'est-ce que vous attendez de cette visite du chef de l'État ?

Avec quoi il peut revenir ? Ah je sais pas. La diplomatie c'est toujours c'est un art qui porte des fruits au long terme.

Déjà il y a un sujet très rapide quand même, c'est toute notre filière viticole, toute notre filière de agrico agricole qui a besoin d'être défendu notamment pas très fortement avec la Chine et puis toute notre filière industrielle, je pense à l'automobile, je pense à toute l'industrie française qui a aussi besoin d'être défendu. Puis il y a un sujet aussi qu'on a abordé ici euh et ces ces derniers jours, il y a les colis qui arrivent sans aucune sans aucune taxe, sans aucun droit de douane en France et qui submerge euh nos territoires français. On va parler du budget.

Sébastien Lecornu qui était donc hier soir à l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale qui a repris l'examen du budget de la sécurité sociale. Un budget qu'horizon ne votera pas.

Est-ce que les députés Horizon voteront contre ou s'abstiendront ? À ce stade, je peux absolument pas vous dire ce qui va se passer. J'étais au bureau politique hier.

Euh moi, j'ai voté euh nous avons voté ici au Sénat le PLFSS tel qu'il a été amendé par le Sénat et notamment avec un amendement que j'avais défendu de suppression de la suspension de la réforme des retraites. Donc si le texte est celui du Sénat et et qu'il est repris tel quel à l'Assemblée nationale, les députés horizon qui sont extrêmement libres le voteront. Il y a pas de raison qu'ils le votent pas.

S'il y a s'il y a pas de suspension de la réforme de retraite, horizon le vote, s'il y a suspension de la réforme de retraite, vous le votez pas. C'est ce que vous avez acté hier. C'est un des points de blocage les plus forts incontestablement.

Mais ça veut dire que si Horizon s'abstient au compte, il a très peu de chance que le soité si jamais effectivement les socialistes souhaitent maintenir le la suspension de la réforme des retraites dans ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, que ce texte ne soit pas voté par les députés horizon qui sont libres, je le redis, il y a les débats, on va voir, c'est c'est le 9 décembre prochain. En revanche, ça veut pas dire que le texte ne sera pas adopté. Pas compter sur les voix d'horizon.

Il pouvoir. Mais il y a les républicains, il y a les socialistes. Les socialistes, si on leur fait les concessions, quand même à eux aussi de voter le PLF, c'est c'est il y a beaucoup de concessions qui leur sont faites.

Trop. Donc moi, je trouve qu'il y en a trop. Enfin, vous m'avez entendu, je pense dans l'hémicycle ici.

Euh, je dis effectivement tous les jours que on en parlera aussi du PLF, mais euh il y a effectivement trop d'impôts nouveaux, trop de taxes et euh une suspension de la réforme des retraite qui ne me paraît pas du tout sain parce que aujourd'hui l'urgence c'est au contraire de travailler plus. Mais pourquoi vous n'êtes pas sur la même ligne que vos alliés, que Renaissance, que le modèle et même que les LR qui disent nous on est contre la subvention de la réforme des retraites mais au nom du compromis et le modè s'abstiendront à minim. On n'est pas du tout encore une fois je vous dis pas ce qui va se passer, je vous dis que nous ne sommes pas favorables à la suspension de la réforme des retraites.

Donc nous verrons comment ça va se passer. les les autres, il est très sensible aussi à la question des finances publiques. Il alerte sur l'état des finances publiques.

S'il y a pas de budget de la sécurité sociale, c'est 30 milliards de déficit l'année prochaine, il est prêt à l'assumer. C'est c'est exactement le sujet. Le sujet c'est ça, c'est il faut pouvoir faire des des concessions, faut faut chercher un compromis.

C'est évident et Édouard Philippe est évidemment un homme de compromis. La question c'est est-ce que est-ce que ça en vaut le coup ? C'est ça pour la France.

Est-ce que il est meilleur d'avoir un PLFS avec de mauvaises choses ou est-ce qu'il faut mieux ne pas avoir de PLFSS tout de suite ? Parce qu'en fait, il y en aura un faut c'est c'est le gouvernement a plein de solutions pour avoir un PLFS et avant Noël. Euh mais lesquels du coup si les rev il y en a plein.

Il y a d'abord le fait que le gouvernement trouve une majorité à l'Assemblée nationale avec les gens avec lesquels il négocie. C'est le minimum. Et ensuite, il y a des moyens constitutionnels qui permettent de voter ce PLFSS avant la fin de l'année.

Donc, vous êtes prêt à assumer si nous n'avons par exemple jamais dit qu'on était contre le 493. Donc, il faut remettre le 493. Bah alors, nous contre le le le fait que on utilise tous les outils de la constitution et vous voterez pas de censure s'il remet le 493.

Je suis sénateur, je peux pas. Non mais les députés horizon voteront pas de censure. Vous en avez parlé hier dans votre bureau politique.

Alors il pas d'usage de révéler les conversations que nous avons pendant le bureau politique. Ce que je viens de dire c'est dans la presse. Donc il y a pas de difficulté.

Après non, on est on n pas pour être tout à fait transparent avec vous, on n pas parlé de la censure. Pendant que les députés ont repris l'examen du budget de la sécurité sociale, les sénateurs poursuivent l'examen du budget. C'est votre éclairage Steve.

On va parler d'un sujet des de taxes parce que le Sénat passe parfois pour une chambre opposée à la création de taxes. On entend beaucoup la majorité sénatoriale dire qu'elle y est opposée. Est-ce que c'est vrai dans les faits quand on regarde ce budget ?

C'est une image en tout cas que la majorité de la droite et du centre Orian aime présenter. Hors de question d'augmenter les impôts. Il faut arrêter d'emmerder les Français, avait déclaré un premier ministre de droite dans un autre temps.

Mais ces derniers jours, Orian, le Sénat ne se reconnaît plus lui-même. Plusieurs augmentations de la fiscalité ainsi que de nouvelles taxes ont été adoptées précisément dans le cadre de l'examen du budget. Qu'est-ce qui a été voté précisément ?

On va tout prendre chronologiquement. Ce weekend, les sénateurs ont voté une hausse des taxes sur le gaz. L'idée est d'inciter à se rabattre sur l'électricité.

Énergie décarbonée au nom de la transition énergétique. La facture annuelle des ménages qui se chauffe au gage au gaz pourrait ainsi augmenter de 12 à 80 € par an. Autre taxe créée par le Sénat, elle concerne les croisières internationales à l'initiative de la droite.

Une taxe écologique a été adoptée. 15 € par passager et par escale en France pour un rendement estimé à 75 millions d'euros par an. L'idée de financer la protection de nos littéraux.

Vous en voulez encore Rian ? Allez, parlons des petits colis. Vous savez, ces colis qui arrivent souvent de Chine pour une valeur inférieure à 150 €.

Et bien, les députés avaient voté pour les taxer à 2 €. Les sénateurs ont surenchéri. Ils ont fait passer cette taxe à 5 € contre la vie du gouvernement.

Vous en voulez encore ? Encore encore. Hier soir, les sénateurs ont renforcé une taxe à louer au sapeur pompier.

La taxe spéciale qui s'applique au contrat d'assurance des automobilistes augmentera d'un point. On imagine mal les compagnies d'assurance ne pas répercuter cet axe sur les Français. Vous en voulez encore ?

Encore. Encore ? Il y en a encore.

Hier soir encore, le Sénat a adopté un amendement qui éteint le nombre de cas où les communes peuvent s'attaquer au logement vacant. En pratique, ça va se traduire par une majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires dans les zones dites tendues. Adoption de cette mesure encore une fois contre la vie du gouvernement.

Monsieur le sénateur, qu'est-ce qui se passe ? On reconnaît plus le Sénat. On reconnaît plus le Sénat.

Je l'ai dit, je l'ai dit assez avec fermeté dans les dans les débats et là encore, vous en avez oublié la moitié. Ah oui bah il faut sinon c'était prorogation de la CDHR taxe création d'une taxe sur les holding création d'un nouvel ISF euh taxe ça après vous l'avez dit taxe sur le sur le gaz sur les croisières euh enfin soit pas sur les croisières sur les gens qui montent dans le bateau. Alors, c'est pas que la gauche, il faut le préciser, hein, qui c'est ça qui m'a qui m'a extrêmement surpris, sur lequel moi je me suis insurgé, c'est que la très grande majorité de ces taxes ont été soit à l'initiative de la droite sénatoriale, soit soit vot mais en fait la plupart sont à l'initiative de la droite sénatoriale, soit voté au pire.

Donc en fait, il cré des trucs. Donc effectivement, c'est un peu contreintuitif. Moi, c'est ce que j'ai dit.

On s'attend pas vraiment à ce que le la majorité sénatoriale de droite crée autant de nouvelles taxes. Donc nous, on l'a dit et je l'avais dit en plus dans la discussion générale, j'ai dit chez les indépendants, nous en fait on est contre les hausses d'impôts. Dans l'absolu, on aimerait bien même les les baisser les impôts.

On trouve qu'on a on trouve pas on trouve pas que nous hein tous les chiffres, c'est que on a les impôts les plus élevés de l'OCDE. Donc nous ce que nous souhaiterions dans l'absolu c'est les baiss en ce moment on a on a bien compris que la situation euh économique française ne le permet pas, le déficit ne le permet pas. Donc ce qu'on voudrait c'est déjà ne pas en créer de nouveau et ne pas augmenter les actuels.

Donc euh Rota disait pas d'augmentation d'apôt et on se retrouve effectivement avec une liste un inventaire à la préver de toutes ces ces ces extrêmement surprenant. C'est c'est ce que j'ai dit moi en séance. Je dire d'un côté, il y a un discours qui dit "On va nettoyer euh le PLF et puis en fait en vrai euh tous les jours on crée de nouveaux impôts." Donc là, il y a un vrai problème et il faut que la majorité sénatoriale se reprenne.

À mon avis, le l'impôt n'est pas la solution à tous les mots. Mais problème au point que vous pourriez ne pas voter ce budget à au rythme où ça va très clairement euh avec tous ces nouveaux impôts, on ne votera pas en tous les cas la première partie. Ça c'est c'est ça c'est c'est certain.

Enfin, on avance de toute façon à découvert. Je l'ai très clairement indiqué lors de la discussion générale. J'ai dit nous voterons ce projet de loi de finance amendé sans hausse d'impôts.

Donc aujourd'hui, c'est pas du tout ce vers quoi on se destine. Donc si ça continue comme ça, au moins sur la première partie, nous ne voterons pas la première partie. Ça c'est on arrive au bout de la première partie.

On arrive au on arrive au bout jeudi. Enfin, j'espère on va accélérer. Euh au stade où nous en sommes, pour répondre très clairement à votre question, nous ne voterons pas la première partie.

Mais ce qui veut dire qu'il peut y avoir un compromis entre l'Assemblée nationale et le Sénat sur ce budget de l'État. On sait que voilà, l'Assemblée a créé beaucoup de nouveaux impôts. C'était reproché, ça a été reproché beaucoup par les sénateurs, mais on voit que finalement sur la fiscalité, il peut y avoir peut-être un terrain d'entente possible selon vous.

Ben en fait ce qui est sûr, c'est que euh moi je partage pas le le le l'idée qui est de on va faire le compromis avant au Sénat. C'est pas comme ça que ça se passe. On vote la version qu'on a envie d'avoir, on vote la version de nos convictions sans augmentation d'impôts.

Et après, il y a une CMP. Et puis on verra, on se mettra on se mettra d'accord en CMP. Nous y serons d'ailleurs oui.

Qui peut être conclusive ? Bah j'espère j'espère qu'on sera Je suis pas je suis moins inquiet du caractère conclusif de la CMP. que de la possibilité pour l'Assemblée nationale de voter sur les conclusions de la CMP conclusive.

C'est peut-être un peu technique mais on est dans un monde où aujourd'hui l'assemblée ne validerait pas l'accord entre députés sénat. Ça c'est possible ça c'est possible. Mais juste on a bien compris vos vos lignes rouges sur le budget de la de la CQ la suspension de la réforme des retraites et il y a également la hausse de la CSG sur les revenus du capital.

Ça c'est les deux lignes rouges d'horizon sur le budget. C'est quoi vos lignes rouges mise à part ce qui est en train de faire la majorité sénatoriale et dans l'absolu on a c'est plus c'est c'est plus gros le le le PLF. Donc je vais pas vous dire des des lignes rouges.

On a des points d'attention. Le premier point d'attention c'est pas de hausse d'imposition. Deuxème point d'attention, une baisse importante de la dépense publique parce que effectivement si on augmente pas les impôts, il faut baisser la dépense publique comme le frais ménage.

Quand vous êtes chez vous, vous avez plus d'argent à la fin du mois pour payer vos facture, bah vous dites pas tiens, je vais je vais essayer de gagner plus. Je je vous pouvez pas gagner plus, vous allez pas taper sinon c'est la cigar et la fourmie, vous allez pas taper chez le voisin pour demander de l'argent. Non.

Donc d'abord ensuite baisser effectivement la dépense publique et puis le troisème point c'est travailler plus. Nous pensons que nous ne travaillons plus et que la sol travaillons pas assez et que la solution dans ce pays n'est pas d'augmenter les impôts, c'est de baisser la dépense publique et de travailler plus. De juste de quelle manière travailler plus ?

C'est travailler plus en rallongeant en décalant l'âge de départ. En fait, il y a trois problèmes. Un, les jeunes travaillent trop tard de les seigneurs s'arrêtent trop tôt.

Et 3, la durée du travail, mais c'est peut-être le moins important de de hebdomadaire est pas assez élevé. Hebdomadaire donc hebdomadaire mensuel, enfin le travail. Nous, ce qu'on avait proposé donc pour faire sauter le verrou des 35 heures.

Oui. Oui. Bah, c'est ce qu'on avait proposé.

Nous, on avait proposé de travailler plus dans le PLFSS pour le coup. Juste petite dernière question. Vous avez comptabilisé le nombre d'impôts, enfin les toutes ces taxes qui ont été ajoutées par le Sénat, voté par ça va trop vite.

Vous avez pas de compteur ? Si, je sais mais en fait il y en a plein plein plein et en fait il y a des doublons. Donc du coup moi j'ai j'ai une feuille comme ça effectivement mais je réussis pas.

J'essaie de pointer en ce moment et quels sont les mêmes taxes en fait qui sont en doublon. Mais oui oui, il y en a il y en a on a dépassé la dizaine he est largement dizaines de milliards. Non la dizaine de tax alors ça ah bah alors non pour l'instant j'essaie de compter les taxes d' pas les milliards mais on va essayer de compter les miniards bien sûr ça marche.

On va parler d'un autre sujet de l'avenir de Brant. Quel avenir pour Brant ? La justice se prononce aujourd'hui sur le sort de l'entreprise en redressement judiciaire. 700 emplois en jeu dans les deux usines du groupe qui sont à Orléan et Vandô.

Bonjour François Bonau. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président socialiste de la région centre Val-Deloire.

C'est dans votre région que se trouvent les usines Brantes. Est-ce que vous êtes inquiet ce matin ? Préoccupé certainement comme le son l'ensemble des salariés. 700 salariés, vous l'avez dit, préoccupés parce que euh nous sommes extrêmement mobilisés pour faire en sorte que euh la proposition de reprise avec Revive et UNSCOP pour que cette proposition de reprise puisse être validée, entendue par le tribunal.

Nous avons déployé sur euh tous ces jours derniers, toutes ces heures dernières, un maximum d'énergie pour euh amener une participation publique très importante. Au moment où on se parle, on peut dire que en venant le ministre de l'industrie a annoncé lundi matin une intervention d'état de 5 millions d'euros que la région dont je suis président a annoncé hier que sera proposé une intervention de près de 6 millions d'euros avec le doublement de la participation des salariés dans la Scop avec une aide remboursable d'un million d'euros avec le portage de 5 millions d'immobilier qui va permettre d'avoir de l'argent disponible pour relancer le process industriel. La métropole d'Orléan fait le même travail dans un même niveau.

Donc une énorme mobilisation publique, une mobilisation des banques. Nous avons réuni les banques, nous les avons sensibilisé au projet. Le porteur de projet Revive et la SCOP qui est en train de se monter sont totalement mobilisés.

Pourquoi sommes-nous mobilisés à ce point ? parce qu'il s'agit à la fois du patrimoine industriel de la France, Brand de diétriche, Soter, c'est notre histoire industrielle, c'est l'histoire industrielle de la France dans chaque foyer. C'est très important.

C'est le maintien de l'industrie en France. C'est le vraiment la mobilisation jusqu'au dernier moment pour faire que on conserve près de 400 emplois dans ces deux entreprises de Vandô et d'Orléan Saint-Jean de la R. et vous l'avez dit François Bonau, il y a un soutien assez inédit des pouvoirs publics à un projet de scope.

Est-ce que du coup vous êtes raisonnablement optimiste sur la validation par la justice de ce projet ? Je suis déterminé, optimiste. C'est bien évidemment le tribunal qui dans sa responsabilité prendra la décision.

Je souhaite vraiment que le tribunal soit sensible à la défense de l'emploi, soit sensible à la défense de l'industrie en France, soit sensible à la mobilisation des salariés dans cette scope. Oui, je j'ai j'ai un fort espoir que cela puisse puisse aboutir. C'est très très important pour nous.

Il faut ajouter euh là-dessus que nous avons euh de fraîches dates hein, c'était du RALEX, réussi une opération euh semblable avec la création d'une société coopérative pour une grande entreprise industrielle. Ça a soulevé une ferveur à la fois chez les salariés dans cette Scope, mais aussi chez nos concitoyens. On voit le verre du Ralex aujourd'hui qui a repris une vraie valeur, qui est demandée, qui est acheté l'entreprise repartir.

La Scope, ça n'est pas la solution à tous les mots, j'en suis conscient. Mais lorsqu'on s'appuie sur des valeurs industrielles aussi fortes, si on quand on s'appuie sur les salariés aussi déterminés, si on s'appuie sur une histoire industrielle brand Orléan, c'est l'inventeur du de la plaque à induction. C'est pas des entreprises d'hier, sont entreprises de demain qui sont innovantes.

Quand on considère tout ça, on y va avec une très forte détermination pour défendre ses entreprises, défendre ses salariés. Emmanuel Capu, c'est c'est vrai que c'est une solution assez inédite, hein, c'est-à-dire c'est un projet de scope qui est extrêmement soutenu par l'État, par les collectivités, par la région. Est-ce que c'est un bon moyen face à la désindustrialisation de sauver nos entreprises ?

Ce qui est sûr, c'est qu'il faut tout ôter pour sauver une entreprise auquelle tous les Français sont attachés. He si vedette et la merdenie quittent le territoire, je pense que tout le monde comprend que c'est c'est c'est émotionnellement extrêmement grave. Je sur les scopes, c'est une solution mais ça va c'est pas la sol enfin et le tribunal judiciaire, j'espère pourra valider cette solution et proposer notamment avec l'aide des élus locaux et c'est très important et c'est très bien mais le rôle des élus locaux en tous les cas le rôle pardon des élus nationaux surtout aujourd'hui ça sera sur c'est surtout d'éviter que ce type de situation arrive et le président Bonau a raison de le dire. nos entreprises si elles se elles do développer, elles ont besoin d'innovation et c'est effectivement le cas de cette entreprise qui a inventé un certain nombre de choses extrêmement modernes.

Et c'est ça qu'il faut qu'on fasse nous aujourd'hui en ce moment dans le PLF, c'est aider à l'innovation. Et donc ça veut dire voter les crédits d'impôts massifs pour aider nos entreprises à à innover en France. Et c'est aussi assurer leur compétitivité vis-à-vis des Chinois.

Pourquoi ? Parce que si c'est pas parce que les Français alors les Français achètent un peu moins de lave-vaisselle et d'électroménagés aujourd'hui à cause notamment de la crise immobilière, mais c'est aussi parce qu'ils vont acheter leur lave-vaisselle à des Chinois voire même aux Turcs pour Béco. Donc c'est le sujet c'est d'augmenter d'assurer la compétitivité de nos entreprises et ça c'est notre responsabilité en tant qu'élu national et en tant que rédacteur en ce moment du PLF.

C'est là-dessus qu'il faut travailler. Et du coup, j'aimerais bien que François Bonot appelle ses ses collègues sénateurs socialistes pour lui dire "Regardez ce qui se passe chez moi. Si on vote pas les crédits sur l'innovation, si on vote pas le CR, si on si on ne si on ne lutte pas pour la compétitivité de nos entreprises, après notre industrie elle disparaît." Un mot de réaction François Vonau.

Oui. Moi, je souhaite que en effet l'instabilité politique qui préside au niveau national et qui risque de faire que nous n'ayons pas de budget, que cette instabilité politique cesse et qu'on arrive véritablement à se retrouver sur un budget qui soutient l'industrie, qui soutient l'emploi, qui soutient les services publics. Et je pense qu'il faut en effet faire un effort pour ramener les finances de l'État dans dans l'axe.

Les collectivités sont bien gérées, ne sont pas dans cette situation. Il faut aussi qu'elle dispose des moyens pour agir. Là en l'occurrence, vous voyez comment nous allons agir, mais ce qui compte aujourd'hui, c'est brande.

Ce qui compte aujourd'hui, c'est de faire en sorte que cette entreprise soit conservée. On parle beaucoup de réindustrialisation, mais la première réindustrialisation, c'est le départ qu'on évite. Et aujourd'hui, on veut éviter que ces marques soient rachetées pour être produites en Asie.

On veut défendre le savoir-faire, le made in France. C'est un cas concret et c'est ça pour c'est pour ça que nous sommes complètement complètement mobilisés. Le nous, c'est à la fois euh le la région centre Val-Deloire, je vous l'ai dit, c'est à la fois la métropole d'Orléan et c'est euh l'engagement de l'État que le ministre a apporté lundi.

Merci beaucoup. Merci François Bonau d'avoir été avec nous, président socialiste de la région centre Val-Delois. On suivra bien évidemment la décision du tribunal sur l'avenir de Brant.

Merci François Bonau. On va chez vous dans le Ménéoire. On va Anger Emmanuel Capier avec nos partenaires de la presse régionale.

Bonjour Olivier Poly, merci d'être avec nous. euh directeur départemental de Wouest-Fance, Men et Loire et Olivier, avec vous, on va évoquer la question des municipales et de ces incidences. Oui, bonjour monsieur Capu.

Euh, il ne vous a pas échappé que Christophe Béchu, dont vous êtes un très prof se représente à l'élection municipale d'Anger. C'est évidemment pas une surprise, mais quelle est votre lecture de la situation politique à Anger en perspective de cette élection ? Ah euh bah j'espère j'espère que Christophe Béchu dont vous avez noté effectivement une certaine forme de proximité euh avec lui.

On a été élu ensemble en en 2008 puis en 2014 puis euh en 2020. Euh gagne je pense les la prochaine élection municipale. Euh je crois qu'il a un bilan extrêmement sérieux. je faisais partie de son équipe jusqu'en 2021 et puis surtout je pense que c'est l'homme de la situation pour relever les défis extrêmement importants que la ville d'Anger a devant elle dans les années futures. surtout parce qu'on ne gagne pas une élection municipale sur un bilan, on gagne sur des projets et aujourd'hui on voit bien que à la fois Christophe Béchu et l'équipe qu'il est en train de constituer qu'on ne connaît pas encore sera celle qui peut relever les défis des années futures.

Et vous serez sur la liste. C'est pas c'est pas le c'est pas ça n'est pas la question. Aujourd'hui j'étais je l'étais j' été sur toutes ces livres jusqu'à maintenant mais là non.

Ah je ne sais pas encore. Peut-être. Donc Olivier vous avez une autre question ?

Oui. De de quel défendrait en tous les cas, ça c'est sûr. Oui.

De quel défi vous parlez précisément sur B. On a les on a des on a les défis économiques principalement, vous le savez. On a déjà fait un un travail extraordinaire en terme de développement économique de la ville.

Je crois que ça se voit. On a les défis euh écologiques. Il y a c'est une sensibilité extrêmement importante pour Christ Bichu qui a été ministre de l'écologie mais de et puis Anger est vraiment la ville parc hein enfin la ville la ville du du la ville verte et la ville du bienvivre donc et première à tous les classements.

Donc vraiment une une sensibilité que nous avons à Anger. Et puis moi vous savez que je suis aussi très attaché, c'est un défi important à la culture et donc c'est les défis en terme de développement culturel à Anger sont sont n'ont pas encore tous été relevés. Merci Olivier Poli, merci d'avoir été avec nous la une de West France Mané Loire.

C'est le sapin de Noël naturel ou artificiel quel sapin choisir pour Noël ? Ah très bien. Vous avez fait votre show ou pas ?

Oui, il arrive samedi à la maison. Très bien. Naturel, artificiel ?

Naturel. Naturel. Évidemment.

Naturel. [rires] On va faire juste un dernier mot sur l'idée d'Emmanuel Macron de relancer enfin de créer plutôt une labellisation en ligne qui serait confiée à des professionnel de la presse. Ça fait polémique notamment à droite notamment du côté de Bruno Retaillot, senseur en chef, dit le président des Républicains.

Qu'est-ce que vous en dites ? J'ai pas trop compris. Euh cette cette poussée de fièvre, vous l'avez très bien expliqué tout à l'heure.

En plus, j'ai vu que c'est pas très clair visiblement chez les républicain puisque la candidate les Républicains à Paris a dit exactement le contraire euh dans l'hémicycle. Donc manifestement, il y a un problème de ministre de la culture. Bah oui, il y a manifestement un petit problème de de de comment dirais-je de communication au sein des républicains entre le fait de savoir s'il y avait une menace grave et imminente ou si en réalité il y avait juste des propos du président de la République qui ne portaiit pas sur qui ne portaiit pas la polémique. bouler le fond de de ma pensée sur non, je pense que il y a nous nous sommes très attachés, je suis très attaché à la liberté de la presse.

Évidemment, il y a des mécanismes qui a de 1881, c'est pas tout à fait nouveau les certifications, ça fait un moment. La carte de presse, je pense que là vous le savez mieux que moi, c'est encore à mon avis plus ancien. Donc il y a plein de mécanismes qui permettent aujourd'hui par un journaliste avec une déontologie.

Le défi aujourd'hui, c'est avec les nouveaux modes de communication, euh avec des influ et un monde de plus en plus incertain, avec des influences russes, chinoises qui des trolls hein, on peut le dire, qui nous tombent dessus et qui essaient de pénétrer et d'influencer les opinions publiques, essaie de trafiquer les élections dans tous les pays européens. Effectivement, faut faut muscler un peu notre défense et permettre aux Français de dire attention euh là euh bah là vous avez affaire à un troll russe. Euh là vous avez affaire à euh des gens qui est-ce qui veulent pas le bien de la France.

Merci Emmanuel Capu, merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Ah. [musique]