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interviewSénat (sur YouTube)· 29 mai 2026 73 min

Audition du directeur général de la Coface

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donc mes chers collègues, nous poursuivons notre matinée, notre réunion avec l'audition que nous avons programmé pour ce matin et nous avons donc le plaisir d'accueillir devant notre commission monsieur Xavier Duran qui est directeur général de la compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur, la COFAS et qui est accompagné de messieur Jean-Christophe Café, chef économiste et Frédéric Voc qui est directeur de la souscription France et Europe de l'Ouest. La COFAS a été créée en 1946 par l'État comme compagnie d'assurance spécialisée dans l'assurance crédit à l'exportation chargé de couvrir les risques commerciaux comme politique à l'export. L'entreprise a été privatisée en 1994 et est entré à la bourse de Paris en 2014.

Au 1er janvier 2017, le système de garantie publique à l'exportation qui représentait 4 % du chiffre d'affaires de COFAS a été transféré à BPI France avec pour objectif de simplifier le système de soutien aux exportations et de faciliter son accès aux entreprises. Aujourd'hui, COFAS n'est donc plus un opérateur au service de l'État, mais le numéro 3 du marché mondial de l'assurance crédit derrière Alliance Trade, anciennement ER Hermes et Altradius. L'assurance crédit qui représente 92 % de votre activité consiste à garantir les entreprise contre le défaut de paiement de leurs clients.

Que ceci soit lié à leur insolvabilité ou à des contraintes extérieures telles les guerres, les risques politiques et d'autres, en particulier pour les contrats à l'exportation. Vos autres activités comprennent du recouvrement et de la facturage de créance commerciale, des activités de caution ou bien encore la vente d'information économique comptant plus de 500 pardon plus de 5500 collaborateurs dans 59 pays, ce qui lui permet de couvrir environ 200 marchés pour le compte de quelques 100000 entreprises clientes. COFAS dispose d'un réseau international qui lui permet de s'appuyer sur sa connaissance des réalité locale partout dans le monde pour gérer les risques commerciaux à l'export.

L'actualité économique est aujourd'hui dominée par les conséquences du conflit en cours au Moyen-Orient en raison principalement du blocage du des trit d'Ormous. hausse considérable des prix des carburants, des engrais, du plastique, des matériaux de construction. Chaque jour, nous constatons à quel point nos économies sont interdépendantes et combien une crise au départ régional peut venir perturber l'ensemble des chaînes d'approvisionnement mondial.

Cauface étant un observateur privilégié de ces turbulences, nous souhaiterions que vous puissiez nous présenter votre analyse de la situation actuelle et les différentes hypothèses d'évolution des impacts économiques de ce conflit que vous envisagez à court comme à moyen et long terme. Nous dirigeons-nous vers une période de stackflation combinant inflation élevée et croissance faible. Alors que le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne viennent de s'accorder sur les conditions de mise en œuvre de l'accord commercial entre l'Europe et les États-Unis négocié en juillet 2025 qu'avait d'ailleurs analysé dans le détail nos collègues Eveline Renault Garabédian et Yannick Jadeau dans leur rapport sur la nouvelle donne du commerce international de décembre dernier.

Nous voudrions connaître votre vision de l'État présent et des perspectives des échanges transatlantiques ? Comment les entreprises françaises et européennes peuvent-elles gérer au mieux les droits de douanes américains et l'instabilité permanente de la politique commerciale américaine ? Je rappelle que le sort des nouveaux droits de douane mis en place sur une base juridique temporaire à la suite de l'annulation des droits de douane dit réciproques par la Cour suprême au mois de février est incertain au-delà du 24 juillet.

Plus largement, vous serez certainement en mesure d'éclairer notre commission sur les grandes évolutions en cours du commerce international et sur les risques comme les opportunités qu'elles représentent. pour l'Europe et plus particulièrement pour la France. Je pense aux relations commerciales avec la Chine mais également à l'accord du Mercosour appliqué à titre provisoire depuis le 1er mai en dépit de l'opposition de la France mais aussi aux nombreux accords récemment négociés par la Commission européenne avec l'Inde ou avec l'Indonésie par exemple ou bien encore avec l'accord du CTA avec le Canada auquel notre commission s'est particulièrement intéressée lors de notre récemment récent déplacement sur place.

Messieurs, à la suite de votre intervention liminaire, nous prendrons comme nous en avons l'habitude les questions de nos collègues trois par trois afin que vous puissiez leur répondre. Avant de vous céder la parole, je rappelle que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo et qu'elle est diffusée en direct sur le site du Sénat. Voilà, monsieur le directeur général, monsieur le chef de cabinet, mais aussi monsieur le directeur de la souscription France et Europe de l'Ouest.

Je vous laisse bien volontiers la parole. Alors, on appuie là. C'est à vous.

Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les sénatrices, sénateurs, je suis ravi d'être ici avec vous. Nous sommes ravis d'être avec vous aujourd'hui.

Vous avez dit beaucoup euh déjà sur COFAS. J'avais préparé un petit préliminaire, mais je pense que je pense que vous avez déjà beaucoup dit. Permettez-moi de rajouter quelques quelques éléments de contexte.

COFAS effectivement depuis 80 ans et sa création par l'État français a beaucoup évalué et évolué pardon est aujourd'hui une société complètement indépendante, une des plus internationales qui soit. Je pense, vous l'avez cité, nous avons aujourd'hui des clients dans 100 pays. Nous gérons 750 milliards d'euros de risque de crédit dans 200 pays et nous finançons à travers ce mécanisme pratiquement tous les panss de l'économie mondiale avec un biais bien sûr européen.

L'Europe représente à peu près la moitié de notre activité, mais la moitié se fait hors Europe et un biais historique, je dirais plutôt industriel que que service. La en terme de contexte également, COFAS aujourd'hui opère directement dans 55 pays, 53 pays à travers des partenaires dans d'autres pays où nous n'avons nous ne sommes pas suffisamment gros pour avoir notre propre structure. Mais face à en France, la France représente à peu près le trè pays pour CFAS.

Donc nous sommes plus gros aujourd'hui en Italie et en Allemagne que nous ne sommes en France. que face au départ c'était l'assurance de la du grand export français. Aujourd'hui, 60 % de notre activité se fait en domestique ou en multidomestique dans l'ensemble des pays dans lequel nous sommes et 40 % concernent les échanges internationaux.

Et j'aurai l'occasion de parler un peu de de ce que nous voyons en terme d'échanges internationaux. Le comme vous l'avez dit, notre notre activité principale, c'est l'assurance crédit court terme. Ça veut dire que nous prenons des risques à 3 à 6 mois pour le compte de 50000 clients assurés à travers le monde.

Pour ces clients, nous gérons environ 5 millions de lignes d'en cours de risque sur 3 millions d'entreprises dans 200 pays. Donc vous voyez la vous voyez que nous avons accès et nous et nous gérons un niveau de granularité de données qui est complètement unique et qui nous donne cette vision je dirais des risques à court terme. Et donc avec moi aujourd'hui, j'ai Jean-Christophe Café qui est le chef économiste de Coface puisque le système de COFAS repose sur une une double architecture.

D'une part, nous avons 23 économistes répartis dans l'ensemble des zones du monde qui vivent sur le terrain, qui parlent la langue, qui lisent les journaux, qui comprennent la culture et qui donc en permanence analyse l'impact des mesures ou des décisions prises sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan financier, sur les différents ps de l'économie. Ils ont découpé le monde, je dirais, en 364 segments, risque de pays et risque de secteur économique. Et on suit, comme le lait sur le feu bien sûr, l'évolution de chacune des décisions qui sont prises sur chacun de ces segments.

Donc ça c'est la ça c'est la partie macro économique et on et on confronte cette analyse qui est en permanence rafraîchie avec les remontées des 5 millions de lignes de crédit que nous gérons puisque nous prenons 15000 décisions de crédit par jour. Euh on pourra aussi en parler dont 70 % aujourd'hui sont des sont automatisés prises par des systèmes experts ou de l'intelligence artificielle. Et puis euh nous avons 1500 dossiers d'un payés qui nous remontent toutes les semaines euh des quatre coins de la planète.

Et donc on peut confronter à la fois les analyses que l'on fait au niveau macroscopique et puis la réalité de ce qui remonte du terrain. Et je pense que c'est ça qui fait l'unicité de la COFAS. En sous-ja, il y a une grosse infrastructure de gestion de données puisque nous avons une base de données, un index qui nous permet de trouver 250 millions d'entreprises à travers le monde, que nous surveillons les 5 millions de lignes dont je vous ai parlé en permanence et que ces lignes changent tous les jours puisque il y en a 15000 nouvelles qui qui sont qui sont réalisées tous les jours.

Donc il y a une grosse infrastructure de données que nous avons mis des décennies à construire. Et ces données nous avons décidé il y a quelques années de les mettre à disposition du marché pour des usages qui qui relève de cas plus large que simplement l'assurance. Donc aujourd'hui, vous pouvez venir chez Cofas et nous demander des données pour gérer votre chaîne d'approvisionnement par exemple ou bien trouver de nouveaux clients ou bien encore améliorer vos scores si vous êtes une institution financière et cetera.

Donc ça c'est nouveau, ça croit assez vite et ça nous permet d'investir beaucoup plus dans ces questions de digital et de données, ce qui nous permet d'améliorer en retour notre performance en matière d'assurance. C'est juste pour vous donner un ordre de grandeur. Cette activité de gestion de données a démarré il y a 6 7 ans à partir de à partir de pas grand-chose et nous sommes nous avons nous avons embauché 1000 personnes dans ce domaine au cours de ces dernières années.

Nous avons trouvé 15000 clients qui achètent ces données tous les tous les jours et nous avons atteint le seuil symbolique de 100 millions d'euros de de chiffre d'affaires. que une start-up interne, technologique, data, digitale, euh à l'intérieur d'une vieille institution euh et donc un changement de culture complet en phase avec, je dirais, le monde moderne dans lequel on évolue. Je En ce qui concerne l'état du monde, je crois que depuis 2019, on est passé dans un autre monde. le retour du risque du risque médical, du risque de la santé qu'on avait un peu oublié.

Euh on a aussi euh eu la bien sûr l'invasion de de l'Ukraine en en 2022 et le grand retour du risque géopolitique euh on s'était un petit peu euh conclu dans le l'idée que finalement la croissance économique, le la paix et euh je dirais la stabilisation des échanges mondiaux créait énormément de valeurs et étit des valeurs qui allaient être inchangées. Donc on a eu le grand retour du risque politique à travers ces époques-là. Et puis depuis, il y a eu les guerres tarifaires et puis il y a eu les les conflits dans le dans le golf et le celui en particulier aujourd'hui des trois d'Ormuse.

Mais c'est une succession de crise qui se qui se succède. On pourrait dire qu'on est rentré dans un état de permacrise avec très peu de visibilité pour les entreprises sur ce que va être le monde demain, les entreprises et bien sûr les gouvernements. On, je dirais qu'il y a 10 ou 20 ans, on faisait des plans à 4 5 ans.

Aujourd'hui, c'est devenu très très difficile pour une entreprise de voir à 4 5 ans parce que tout peut changer. Tout peut changer pratiquement tous les mois. Et donc il devient plus important d'être résilient, d'être flexible, d'avoir des options pour répondre à ce qui se présentera plutôt que d'essayer de se focaliser sur un un scénario précis qui a toutes les chances de se révéler faux.

Et je dis toujours, il vaut mieux avoir à peu près juste que précisément faux. Je crois que c'est un peu le l'expression qui qui me plaît dans ce dans ce domaine. Donc, Kofas essaie d'aider les entreprises à travers ces données qui remontent du terrain qui sont à très court terme à prendre des décisions pour éviter des problèmes opérationnels de court terme. parce que pour survivre à long terme bien et ben il faut déjà éviter d'avoir des gros problèmes à court terme et et si on peut s'appuyer sur une infrastructure et un réseau et une expertise et les hommes et les femmes qui qui ont vécu toutes ces crises et qui savent comment naviguer ces cette situation de crise, et bien je crois qu'on a déjà un gros atout pour passer sans encombre les différentes étapes.

Donc donc ça c'est le ça ça c'est le constat. Ça veut dire que le monde est plus incertain. Alors, on observe plusieurs choses.

Bien sûr, la croissance mondiale, vous l'avez dit, est en ralentissement. On a vécu ces deux dernières années avec un taux de croissance mondiale autour de, je dirais, Jean-Christophe 27 % à peu près euh et c'est le taux de croissance pratiquement mondial le plus faible qu'on ait connu depuis des décennies. Et c'est encore en train de ralentir encore plus.

Donc euh on pourra parler des euh à volonté des éléments euh relatifs au golf, mais ça se traduit par encore moins de croissance et plus d'inflation puisque le prix des matières premières, vous l'avez cité, euh bien sûr les les matières premières énergétiques, mais il y a beaucoup d'autres produits qui transitent par l'intermédiaire du golf qui sont aujourd'hui bloqués et puis on n' pas encore vu les effets de 2e tour et 3è tour sur la hausse des des intrans qui rentrent dans la production de tout un tas de de biens. qui sont qui sont achetés à travers le monde. Donc ça ça aussi on pourra en parler.

Donc on voit durablement moins de croissance et moins moins aujourd'hui que ce qu'on voyait il y a il y a 3 mois. Euh on voit plus d'inflation et on commence à avoir les signes. Je pense au niveau des États-Unis, on voit que la les derniers signes d'inflation sont plutôt aux alentours de 4 % que que des 2 % qui était le qui était l'objectif officiel, on va dire, de la Fed.

On voit en conséquence de ça des taux d'intérêt qui resteront probablement plus élevés plus longtemps. On ne croit pas, je dirais dansune façon générale, à une baisse rapide ou un retour rapide des prix de l'énergie ou à la situation d'avant d'avant crise. Et la dernière chose qui pour nous est est très très importante, c'est que on est là pour aider les entreprises à éviter les impayés.

Donc on surveille les niveaux de défaillance d'entreprise dans tous les pays du monde. Et je peux vous dire qu'aujourd'hui on est dans la plupart des économies développées comme des pays émergents dans un niveau de défaillance d'entreprise qui est le plus haut, le plus élevé depuis 15 ans donc et qui continue de croit. Alors on pensait que ça allait se stabiliser mais je pense que les événements du golf amènent plutôt à penser que ça risque de continuer à croître.

Donc un monde pour les entreprises qui est difficile. Pour nous à titre de d'opérateurs dans ce domaine, ben ça veut dire qu'il y a plus de demandes. En même temps, il y a des clients qui sont plus sous pression, qui ont qui ont qui ont moins de qui ont moins de marge de manœuvre, qui ont tendance à à repousser leurs investissements parce que c'est très difficile aujourd'hui de prendre une décision d'investissement sur le long terme quand vous êtes face à un tel un tel tsunami de de nouvelles, j'allais dire quasiment quotidienne ou peut-être même heure par heure, hein.

Donc donc voilà le je dirais le les remarques que je peux faire sur de façon liminaire et puis à partir de là évidemment on est à votre disposition pour rentrer dans n'importe quel niveau de détail qu'il vous prera de d'évoquer. Merci messieurs. Vous voulez rajouter quelque chose à ce stade ou non ?

Question je pense essentiel. Très bien. D'accord.

Bah écoutez elles se sont accumulées sur notre boucle donc on va commencer avec Daniel Fargeot. Merci madame la présidente, monsieur le directeur, messieurs. Alors, il y a peu de temps, le patron de Mistral Arthur Mench, a fustigé l'Europe et la France lors de son audition à l'Assemblée nationale.

Il déplore les lourdeurs générées par, je cite, des ronds de cuir uniquement bons à produire de la réglementation, ce qui nuit à la compétitivité des entreprises. Situation dont les États-Unis tireraient largement partie. À l'inverse, votre rapport nous alerte sur les risques que fait peser LIA, sur les destructions d'emplois, les mutation profonde de notre économie et le besoin certain de repenser nos contenus éducatifs.

Alors, mes trois petites questions. Selon vous, quelle est la juste position entre ce besoin de compétitivité, de souveraineté européenne et le devoir de protection et d'encadrement dans les entreprises que suis la COFAS, vos clients, observez-vous déjà et où à court terme des réductions d'effectifs liés à l'IA. Enfin, quel nouveau métier voyez-vous émerger grâce à l'IA dans les 10 prochaines années ?

Je vous remercie. Merci Daniel. Patrick Chaz.

Alors ma question va être rapide puis je me suis fait griller par Daniel trop tard. Donc c'est exactement la même question sur le sur l'impact de l'IA. D'accord.

Et dans la série de questions avec Bernard Bui. Merci madame la présidente. Monsieur le directeur général.

Les tensions commerciales entre les États-Unis, la Chine et l'Union européenne redessinent les valeurs mondiales. Quel secteur français vous paraissent aujourd'hui les plus vulnérables à une fragmentation accrue du commerce international ? Beaucoup de PME françaises hésitent encore à être exporté en raison des risques d'impayés, des coûts d'assurance et de l'instabilité géopolitique.

La COFC estime-t-elle que notre tissu de PME est suffisamment armé pour conquérir de nouveaux marchés hors Europe, notamment en Afrique, en Inde ou en Asie du Sud-Est ? Voilà messieurs, je propose de répondre alors à ces trois questions mais qui n'en font que deux. Très bien.

Euh je vais prendre peut-être les sujets autour de de l'IA et puis je passerai la parole à Jean-Christophe Café, notre économiste en chef pour ce qui concerne les relations entre blocs et les secteurs les plus vulnérables et les entreprises et cetera. Alors mais mais les deux questions sont liées parce que effectivement on fait face à un monde où le multilatéralisme bah est comment dire est mise en est mise en doute ou est challengé et et on voit que dans ce en réaction à ça bah les le commerce entre les grands blocs est en stagnation ou en réduction et le commerce à l'intérieur de ces grands blocs est en est en augmentation. Euh ce qui différencie l'Europe du des deux autres grands blocs que sont la Chine et les et les États-Unis, c'est effectivement une fragmentation une fragmentation administrative, politique, juridique, linguistique, culturelle, enfin et cetera et cetera.

Et donc ça rend plus difficile la compétition avec ces grands blocs qui sont qui ont qui ont eux-mêmes des marchés plus larges, plus intégrés. Et lorsque vous lorsque vous réussissez à à vous développer de façon significative sur dans un de ces autres grands blocs, vous avez un avantage de taille et de et de compétitivité. Donc l'Europe, on va pas refaire l'histoire, s'est créé après la guerre sur un je pense une volonté de d'intégration, mais elle est pas finie, elle est pas aboutie.

Marché des capitaux, le on pourrait prendre l'intégration fiscale, l'intégration budgétaire et cetera. tous ces sujets sont inachevés et rendent effectivement la tâche des entreprises qui opèrent en Europe plus complexes puisqu'il faut s'adapter dans chacun des pays à la réglementation locale, à une multitude d'acteurs, à à des systèmes qui fonctionnent de façon différente. Et donc je pense que c'est important, enfin ça c'est mon observation de continuer cette intégration si on veut si on veut performer face aux autres blocs.

Ça ça me paraît et donc ça ne peut pas être juste qu'une volonté de réglementer, c'està dire de limiter, mais ça doit être aussi une volonté d'accompagner et de faciliter parce que le monde est en train de changer très rapidement. Je pense qu'on on n'y peut pas grand-chose. Ces nouvelles technologies sont sont impressionnantes et on doit euh on doit les utiliser, les connaître, les développer et en tirer le je dirais la les avantages et qui seront il y aura aussi des inconvénients, mais il faut on pourra pas lutter contre les inconvénients si on si on ne si on neessait pas d'en tirer les avantages.

Nous avons effectivement publié une étude relative à l'impact de l'IA sur les emplois. Alors en fait, c'était une tentative d'essayer de comprendre dans quelle sur quelle tâche est-ce que l'IA va avoir le plus d'impact. Et plutôt que de regarder les emplois, on a regardé les tâches.

On s'est dit pour chaque emploi, on a regardé je crois 900 emplois différents. 923. 923 exactement.

Et on s'est dit dans chacun de ces emplois, quelles sont les tâches qu'effectuent les uns et les autres et en quoi ces tâches pourraient-elles être amélioré, augmenté, remplacé par de l'intelligence artificielle ? Et on voit que évidemment le monde n'est pas plat et et que l'IA va finalement s'imisser progressivement dans tout un tas de domaines, dans tout un tas d'activités que nous que nous faisions à la main entre guillemets ou avec des ordinateurs ou différemment jusqu'ici et impactera ces différents emplois de façon différente. Ce que ce que l'étude ne dit pas, c'est tout ce que l'IA va créer.

Alors moi je peux vous parler de je peux vous parler de notre entreprise COFAS parce que nous sommes un cas d'application concret de de l'IA. Nous avons démarré dans l'IA il y a à peu près 7 ans parce que dans notre métier qui brasse beaucoup de données, c'est une technologie qui paraissait prometteuse et qui nous permettait de développer des outils plus précis, plus efficaces, plus rapides que ceux qu'on avait auparavant. Donc on a démarré avec un ce qu'on appelait un datalab, un anglicisme, enfin c'est euh c'est logique.

Et euh avec trois personnes et puis au bout de quelques 2 ans, on s'est aperçu que ce qui sortait de là était très efficace. Donc, on en a rajouté 12 et puis on en a rajouté 15 de plus et puis aujourd'hui on a 45 personnes qui sont des ingénieurs IA qui sont pour l'essentiel d'ailleurs basé en France et qui développent des solutions nouvelles euh et apportent des capacités que nous n'avions pas. Aujourd'hui, 70 % des décisions de crédit que l'on prend sont prises par des machines sous la surveillance d'humain et je dirais les 30 % autres sont prises par des humains avec l'aide de machine.

Euh mais c'est c'est euh pour vous donner un ordre de grandeur, le temps de prise d'une décision euh a été divisé par 3 ou quatre en l'espace de quelques années. Les ça nous permet aussi nous de d'avoir une bien meilleure prédiction du niveau de risque que ce qu'on avait auparavant. Donc les scores que l'on bâtit avec ces outils sont beaucoup plus précis, ont une meilleure efficacité, ça permet d'abaisser le prix et d'améliorer la couverture d'assurance.

Donc donc il est indiscutable qu'il faut qu'on continue d'investir dans ces domaines parce que si on ne le fait pas, d'autres le feront et et nous nous ne pouv pas nous ne pouvons pas rester à côté. Donc donc on n' pas le choix et il faut je suis je pense bien sûr en comprendre le plus tôt possible les implications. Essayer d'accompagner les uns et les autres parce que ça crée des ça crée des besoins en emploi.

J'en j'en ai j'en ai cité quelques-uns. Euh ça crée des besoins en emploi qui sont aujourd'hui des métiers qui n'existent pas. Euh aujourd'hui, on a besoin de l'expertise des personnes qui sont chez Cofas depuis très longtemps pour nous aider à bâtir ces scores et ces outils, pour nous aider à les mettre en œuvre et pour nous aider à les contrôler.

Donc finalement, c'est un peu comme si on avait développé une une force de travail qui sont des machines et qu'il faut il faut les gérer. Donc il faut les créer, il faut les les surveiller et et ça ce sont des métiers qui sont nouveaux. Donc, il y aura forcément un équilibre entre ce qui est nouveau qui va être créé et ce qui est ancien qui va être facilité et disparaître progressivement.

C'est pas la première révolution industrielle que l'on vit, mais çaen est une, je pense euh clairement. Euh euh je pense qu'en ce qui concerne les réductions d'effectifs, c'est un peu tôt parce que ce mouvement-là, il va se produire dans les années qui viennent progressivement et et comme je disais, il va y avoir à la fois de la destruction et de la création. Donc donc en fait on n'échappe pas à cette mutation.

Il faut je crois il faut y faire face plutôt que de la refuser et il faut essayer de prendre les devant et je crois qu'il faut il faut investir ça me paraît absolument essentiel au risque d'être laissé laissé derrière. Jean-Christophe, tu veux peut-être parler du Oui, peut-être que Bonjour à toutes et à tous. peut-être ajouter quelques mots sur cette étude sur l'intelligence artificielle et ses conséquences sur l'emploi qu'on a publié début avril et qui a été parfois reprise excessivement, commenté parfois même enfin souvent même avant même qu'elle ne sorte et donc certains chiffres ont peut-être été mal compris.

Le le chiffre qui a beaucoup été cité, ce sont les 16 % d'emplois menacés dans un scénario d'âge antique en France à un horizon 3 ans. Alors, ce sont pas des emplois menacés, ce sont strict auensins suus des emplois euh automation expose, c'est-à-dire exposés à l'automatisation lié li à ça ne veut pas dire qu'ils seront détruitus, ça veut dire qu'ils vont être profondément modifiés, hein, Xavier a fait allusion pour ce qu'on fait nous chez COFAS. Euh l'étude ne dit pas euh que il y aura 16 millions 16 % d'emplois donc 5 millions d'emplois salariés en France qui disparaîtront et l'étude ne se prononce pas sur les créations possibles d'emploi l'alia en terme net ce qu'on peut dire et je pense que c'est important de clarifier le débat.

Je sais pas si c'est le moment de se lancer dans une explication de texte un cours de macroéconomie sur ce qui est un équilibre de sous-emploi au sens kénésien du terme mais tout dépendra de l'affectation du revenu lié à ces gains de productivité lié à l'intelligence artificielle. Euh voilà ce que je pouvais dire, ce que je pouvais juste rajouter sur lire le les autres questions qui étaient euh alors peut-être un mot sur notre vision de du commerce international. Xavier a déjà dit les les enfin l'essentiel de ce qui structure notre vision.

Je pense que c'est un peu plus fort. Je pense que c'est important de de revenir sur ce débat ou ce mauvais débat sur la démondialisation. Il n'y a pas de démondialisation.

Il y a un graphique qui a qui a fait couler beaucoup d'ancre. qui est la part des exportations de biens et services dans le PIB mondial qui stagne depuis à peu près une dizaine d'années, même depuis la grande crise financière de 2008-2009. Faut bien comprendre ce qu' derrière cette stabilisation à 30 % du PIB mondial des exportations de biens et services.

C'est le rééquilibrage du modèle de croissance chinois en faveur de sa demande intérieure. Alors pas de la consommation des ménages évidemment sinon on le saurait mais en faveur de l'investissement en capacité manufacturière et en investissement résidentiel. Donc compte tenu du poids de la Chine dans l'économie mondiale on a peu près à 15 20 % selon prend les chiffres au taux de change du marché ou en parité de pouvoir d'achat. cette baisse des exportations dans le en pourcentage du pip chinois de de la Chine donc attirer à la baisse le ratio au niveau mondial.

Si on enlève la Chine et même les États-Unis de de cette du calcul, on a une part des exportations des de biens et service en pourcentage du mondial qui continue de croître et parfois même bien plus vigoureusement dans certaines dans certaines régions comme en Amérique latine par exemple où la courbe est quasi verticale. Les pays de l'Union européenne continuent d'augmenter leur taux d'ouverture he qui est cette ce pourcentage des exportations de biens et services en pourcentage du du pib mondial. Donc il y a pas de déglobalisation strict au sens.

Par contre, il y a de la fragmentation. Xavier en a donné les principaux symptômes qui est cette croissance plus dynamique du commerce intrabloc que du commerce entre pays de bloc de pays géopolitiquement alignés. Et puis on a une troisième composante qui est le commerce des pays internes à ces blocs de géopolitiquement alignés avec des pays tiers qu'on appelle les pays connecteur typiquement le Vietnam ou le Mexique qui permettent de rediriger les flux en particulier du commerce sido-américain.

Je pense que ceci enfin nous on a déjà assez suffisamment documenté pour que ce soit pour que ce soit clair. Par contre, le cette remondialisation plutôt que cette démondialisation et j'en profite pour rappeler quelques points sur le diagnostic stacflationniste qui est le nôtre. Euh cette remondialisation, cette mondialisation sur un sur un autre sur un autre paradigme qui est plutôt celui de la résilience des chaînes de valeur plutôt que de la recherche à tout prix du gain d'efficacité et du meilleur coût.

Elle a des impacts sur la macroéconomie mondiale qui sont des impacts stacflationnistes puisqu'elles est associée par nature à une structure de coût plus élevée puisqu'on recherche plus par définition le moindre coût nécessairement c'est plus inflationniste et a des gains d'efficacité moindre et donc moins de croissance. Donc c'est ce qui renforce aussi notre diagnostic sur la stacflation. qui est un diagnostic de fond qui va bien au-delà de ce qui se passe aujourd'hui dans le D3 d'ormous et sur laquelle on sujet sur lequel on pourra revenir plus tard.

Concernant votre question sur le tous les secteurs euh de l'économie française manufacturers sont bien évidemment exposés à cette fragmentation du commerce mondial. Euh alors les PME françaises sont moins présentes à l'export que leur congénère européenne pour différentes raisons qui ont déjà été aussi très extensivement documenté à la demande souvent du Sénat. D'ailleurs, je me rappelle avoir lu de nombreux rapports du Sénat en la matière.

On connaît les les insuffisances, si je puis dire, du tissu productif français en ce qui concerne notamment ces PME qui n'a rien à voir ou qui se compare pas du tout, hein, au tissu de PME italien ou ou allemand, le fameux le fameux Mitchestand qui a ses propres difficultés actuellement. C'est lié évidemment à au niveau de gamme de la de la production, à la structure de de de coût et notamment à l'importance du coût du travail qu'au relativement à ce à ce niveau de gamme, au niveau de profitabilité, aux relations entre d'ord et des sous-traitants et cetera et cetera. Aujourd'hui, la fragmentation rajoute de la difficulté, une difficulté qui existe qui existait qui qui continue d'exister sur ce sur ce sujet.

La France ne gagne plus de part de marché dans le commerce mondial depuis depuis longtemps. Et euh les droits de douane, la fermeture des marchés en particulier américains ou les restriction parfois non douinière au passage hein qui peuvent s'ériger de là sont évidemment un vent de face assez fort pour pour le pour le tissu productif français en particulier pour les PME les grosses PME ou les qui veulent se lancer qui veulent se lancer à l'export. Je crois qu'on a fait le tour de la question.

Merci. On continue. Y Blondven.

Oui, bonjour Riblven, sénateur du Morbillant. Avant de préparer cette audition, j'ai pris le temps d'appeler un certain nombre de gros opérateurs de l'agroalimentaire en Bretagne, notamment dans trois filières, la filière lait, la filière Port et la filière volaille pour leur demander quelles étaient leurs relations avec la coface parce que j'étais encore sur une image d'épinale d'il y a quelques années quand j'étais aussi dans l'agroalimentaire. Comme quoi Kofas était le fournisseur presque exclusif de l'accompagnement de l'exportation de l'agroalimentaire français.

Quelle n'a pas été ma surprise d'entendre ces trois opérateurs majeurs me dire qu'il ne travaillaient plus avec la COFAS ? Est-ce qu'on doit entendre que l'agroalimentaire n'est plus un, on va dire un sujet stratégique pour la COFAS ? Quelles sont les explications qu'aujourd'hui la COFAS n'est plus en capacité, d'un point de vue concurrentiel à répondre à tous ces clients importants à l'exportation ?

Euh est-ce que c'est le la décadence complète de la balance commerciale qui fait que c'est plus un secteur stratégique pour vous ? Je voudrais un peu avoir votre réponse par rapport à Merci Henri Banel. Oui, merci madame la présidente.

Moi, je vais vous parler de la filière viticle. Nous sommes à l'origine ici à la commission des affaires économique d'un rapport sur l'avenir de la filière et l'urgence donc de l'Union pour une stratégie nationale. La COFAS agit comme un levier d'intelligence économique, un partenaire en gestion des risques et un acteur de la résilience de la filière en partenariat. donc avec les acteurs et les institutions.

Euh j'aurais deux questions. Pourquoi cette filière est aussi peu performante à l'export donc à ces concurrents directs que sont les Italiens et les Espagnols et not et est-ce que vous avez des idées sur des nouveaux marchés qui pourraient s'ouvrir et qui permettrai donc à la filière d'exporter un petit peu mieux ? Et la deuxième question en ce qui concerne donc l'adaptation au changement climatique et aux enjeux de durabilité, comment se positionne la filière viticole française par rapport à ces concurrents ?

Merci. On termine cette série avec Yannique Jadeau. Merci madame la présidente.

Merci messieurs. Bon à vous écouter. Je je ne doute pas que ça soit pas votre objectif mais ce moment de beaucoup de d'instabilité, d'incertitude est plutôt bon pour vos affaires.

En fait, ça crée du risque à assurer. Donc quelque part ça ça ça vous inscrit plus fortement dans le paysage économique. J'avais deux questions.

Un quel est quels sont les principes que vous suivez par rapport au choix des entreprises et au choix des pays ? Il y a une une vingtaine d'années avait commencé à l'OC2 tout le débat sur les lignes directrices autour des agences de crédit export pour savoir quel type de risque on assurait dans quelles conditions politiques pour s'assurer que les droits humains, l'environnement, toute une série de choses soient prises en compte mais pour les agences publiques de crédit export. Je voulais savoir est-ce que finalement c'est un c'est un débat qui a percollé au niveau de la coface en matière de quel risque et dans quelles conditions vous assurez. 2è point euh euh alors effectivement il y a pas de de démondialisation mais il y a des changements dans la structure de mondialisation et notamment un renversement du risque des entreprises européennes vis-à-vis de la Chine. pendant longtemps, le risque pour les entreprises européennes c'était d'être pillé euh la propriété intellectuelle euh d'être copié et au fond d'être parfois potentiellement mis à la porte de la Chine.

Aujourd'hui, on est plutôt dans un renversement où les entreprises européennes cherchent plutôt à euh récupérer une partie des innovations chinoises. On voit dans tout le débat sur l'automobile aujourd'hui des constructeurs chinois qui rachètent des usines en Europe pour pouvoir s'installer en Europe. Quel type de partenariat on monte ?

Donc est-ce que dans votre activité d'assurance, vous sentez une évolution très forte autour au fond d'un changement de risque technologique ? le changement de ris, c'est moins d'être copié que de vouloir copier si je caricature un peu. Et puis enfin, on a le débat sur l'électrification.

Euh est-ce que vous voyez aussi euh dans votre portefeuille d'activité au-delà des discours, un vrai une vraie volonté des entreprises françaises européennes d'aller chercher ici des métaux là, des technologies pour justement intégrer cette question de la nouvelle économie verte, je dirais. Merci. Voilà messieurs, répondre à toutes ces questions.

Je vais peut-être euh pour ce qui concerne la filière agroalimentaire, je laisserai Frédéric Vsoc répondre. Je peux juste vous dire que pour Cofa, ça a toujours été un secteur important euh et qu'on est très impliqué dans ce domaine en France et et ailleurs. On a des parmi les plus grosses sociétés françaises dans le secteur qui sont nos clients.

On a une grosse activité autour de l'Amérique latine, autour de l'Asie. Euh quand je suis arrivé chez Cofas il y a 10 ans, la première chose que j'ai fait, c'est que j'ai fait un tour du monde pour rencontrer des clients et ça m'a ça m'a frappé de de me retrouver au Mexique avec un client qui était brésilien et je lui demandé pourquoi il était client de la coface et il m'a dit "Bah nous nous produisons des céréales que nous envoyons à l'autre bout du monde là où il y a des bouches à nourrir et donc ça se trouve en Asie. Et donc quand on envoie un cargo plein de plein de blé ou de ou de maïs, on est on voudrait être sûr d'être payé.

Donc c'est pour ça qu'on fait appel à COFAS. Et puis je me suis retrouvé 15 jours plus tard en Chine avec un des plus gros chimistes chinois à qui je posais exactement la même question et sa réponse a été bah nous nous fabriquons des engrais et des produits euh et des produits de de protection de comment dire des végétaux phyosanitaires et nous envoyons tout ça à l'endroit où ça pousse, c'est-à-dire en Amérique latine. Et on aimerait bien s'assurer que quand le cargo est parti, on soit payé en retour.

Donc donc c'était c'était pour moi la l'explication très simple et et par des par un chinois et par un brésilien de la l'existence même de Coface. Donc clairement, on est impliqué dans ce secteur. Après la relation avec un tel ou tel client individuel, c'est un secteur concurrentiel.

On est le on est un des trois acteurs mondiaux. On est le plus petit des trois. Donc on se on se bat avec les autres.

Et nous nous comme comme toute entreprise avons à faire face à ce jeu concurrentiel. Mais Frédéric, tu veux peut-être dire un mot ? Non, non, mais je Bonjour à tous.

Je confirme ce que ce que dit Xavier, hein. Nous sommes toujours très engagés dans le le secteur agroalimentaire qui fait partie au niveau de nos assurés français euh des trois plus gros secteurs et il y a vraiment une différence assez minime avec les deux secteurs euh qui sont devant qui sont les l'industrie et les services. On est vraiment dans dans une différence très faible.

Donc, c'est vraiment un secteur sur lequel nous sommes très engagés pour les entreprises françaises et encore plus au niveau mondial. C'est le deuxième secteur sur lequel nous avons le plus d'expositions. Ceci dit, votre impression, elle est peut-être aussi liée à l'historique COFAS, hein, vous en avez parlé changement de 2017.

Ouais. Et puis oui et puis il y a Xavier a donné aussi une partie de la réponse he c'est-à-dire que historiquement COFAS l'acronyme c'est compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur et parmi les secteurs d'excellence historique en terme d'exportation pour la France l'agroalimentaire en faisait partie. Donc euh mécaniquement pendant toute la période où pour les entreprises françaises le quasi unique choix de s'assurer à l'export était la COFAS et sur le domestique à l'époque c'était la SFAC, la Société française d'assurance crédit devenue à l'ERM et maintenant Alliance Trade France fait que forcément quand vous étiez exportateur agroalimentaire vous aviez tendance à avoir plutôt une police coface.

Depuis, les positions se sont rebattes. Chaque assureur crédit maintenant intervient sur tous les marchés. C'est un marché qui est le marché de l'assurance crédit hyper concurrentiel.

Donc bah forcément, il y a quelques quelques-uns de nos clients historiques qui sont passés à la concurrence et inversement aussi. On peut aussi rajouter, ça me permettra de faire une connexion sur la question qui a été posée aussi sur le secteur viticol. Euh j'ai dit que l'agroalimentaire est faisait partie euh des secteurs d'excellence en terme d'exportation historique euh de euh de la France.

Malheureusement, c'est beaucoup moins le cas ces 20 dernières années où le label France en terme agroalimentaire a perdu énormément de part de marché à l'international et aujourd'hui, je crois que le solde est très légèrement positif alors qu'il était très important il y a encore quelques années. Et ça me permet aussi de aussi de connecter avec la question qui a été posée sur le secteur la filière viticole qui est finalement un petit peu aussi emblématique de ce qui se passe au niveau plus général de l'agroalimentaire. Bon là, on est vraiment sur une un secteur de très précis et de niche dans le dans le contexte aujourd'hui de fragmentation du monde de relation basées sur des rapports de force et de retour du politique.

Le viticol français est directement impacté par ça. Il a été impacté aussi par les tarifs américains qui ont renchéri les prix des des vins français. Mais il est aussi régulièrement, comme d'autres produits français euh sujet aux mesures de rétorsion euh chinoises dès que l'Europe veut augmenter euh les euh droits de douanes sur des importations euh de métaux ou d'automobiles euh euh chinoises, bah il y a des mesures de rétorsion sur les produits agroalimentaires européens dont les vins français.

Et puis il y a aussi un impact lié à la baisse de consommation de vin, en particulier en France et en Europe. Et je pourrais rajouter aussi le fait que le vin français reste en valeur euh le premier exportateur mondial mais considèrement baissé en volume. OK, il y a le contexte excellence du vin français avec des règles très strictes, des normes très très élevé qui parfois le rend moins compétitif à l'étranger, surtout quand il y a une baisse de consommation que des vins du Nouveau Monde qui s'embarrassent moins de de règles et de et de de production plus élitiste.

Peut-être juste un dernier point sur la filière viticole. Euh d'après nous, on a suivi l'évolution des marges et des prix dans tous les ces pour tous les produits qui étaient taxé par les par les droits de douan américains. Les vins spiritueux sont ceux qui enfin c'est un secteur qui a encaissé qui a eu le plus du mal à encaisser la hausse des droits américains et qui a pris sur ses marges.

Les chiffres sont assez clairs. On a une très nette baisse des prix à l'export des vins spiritueux français, italiens et espagnols sur le marché américain et ça n'a pas empêché la perte de part de marché puisque les exportations de vin français à destination des États-Unis sont en baisse de à peu près 20 % sur les 12 derniers mois en comparaison de 2024 et c'est 25 % de mémoire pour les spiritueux. Baisse des marges et baisse des volumes.

Alors, je voudrais ensuite, pardon, excusez-moi, adresser votre question, monsieur Jade, sur le le choix des pays et des secteurs. Alors, la façon dont dont on s'est développé historiquement, on a on a démarré en France et puis en Europe, on a racheté une entreprise allemande qui était plus ancienne que nous. Donc, on a fêté notre premier siècle d'existence en Allemagne avant de fêter nos 80 ans en France.

Et puis la façon dont on s'est développé, c'est à la fois des acquisitions et de l'organique. Donc typiquement, on est allé au Japon pour suivre un de nos grands clients français qui nous a demandé d'y aller et puis on est allé en Chine pour suivre un autre grand client français. Ce sont des clients juste aussi un autre point que je n'ai pas cité, les relations de COFAS avec ses clients s'étendent sur en général des décennies.

Donc nous nous avons les les plus grands groupes français sont avec nous depuis 40 50 60 ans et donc on vit avec eux toutes les crises, toutes les mutations, toutes les transformations. Donc à la fois on assure du risque de court terme et en même temps on a des relations avec nos clients et nos partenaires à travers le monde qui sont de très longues durée. Donc typiquement, on y va pour aider un de nos clients et puis on essaie de faire le métier comme il faut.

Donc on essaie d'acquérir de l'information, du savoir, on on bâtit une infrastructure pour s'appuyer, pouvoir s'appuyer sur le le système juridique, la langue et les et le on y met des experts pour pouvoir comprendre l'évolution politique et cetera de chacun des pays dans lesquels on opère. La deuxième chose qu'on va faire, c'est aller chercher des clients qui vont vouloir à partir de ces pays-là réexporter vers des zones qu'on connaît bien, par exemple l'Europe. Et puis la troisième chose qu'on fera au bout d'un moment et bien c'est de d'assurer les transactions à l'intérieur de ces pays même entre entreprises de de ces mêmes pays puisque le marché est complètement ouvert aujourd'hui.

Donc donc ça c'est un peu l'ordre dans lequel on on procède. On a vocation à toujours être à la marge du risque de l'inconnu puisque c'est ça notre valeur ajoutée, c'est d'aider les gens à faire ce qui est difficile. Ce qui est facile, ça ils peuvent le faire sans nous ou tout le monde peut le faire.

Donc c'est toujours en étant dans les pays, dans les contextes, dans les secteurs, dans les dans les endroits où l'infrastructure est un peu moins développée. C'est c'est notre métier, c'est ça, c'est d'être toujours à la marge et à la frontière du risque pour aider les entreprises de tous les pays à naviguer ces risques du mieux du mieux possible. Donc on investit en permanence sur le choix des secteurs.

Il y a des secteurs dans lesquels on refuse d'intervenir. Maintenant vous évidemment on fera pas de d'équipement militaire offensif par exemple des choses comme ça mais il y a mais il y a il y a en même temps je dirais des on voit que le monde évolue on voit que je pense que c'est au gouvernement de décider quels sont les secteurs de l'économie dans lesquelles on veut se développer et c'est à nous d'essayer d'accompagner plutôt que de nous de décider par nous-même quels sont les secteurs qui sont bons ou moins bons pour les uns et les autres en matière de transition énergétique par exemple, le point de vue que vous pouvez avoir en étant en France ou en étant en Inde ou en étant dans une zone rurale indonésienne ou dans une mégapole chinoise est complètement différent. les problématiques auxquelles vous faites face sont complètement différentes.

Donc la taxonomie euh de l'univers dans lequel on est on évolue, c'est-à-dire l'ensemble de l'économie mondiale est d'une complexité incroyable et je pense qu'il appartient aux politiques de prendre ces décisions et à nous de les à nous de les accompagner même si on a établi un certain nombre de règles auxquelles on se tient. Je vous donc pardonnez-moi, vous pouvez par exemple faire de l'assurance de l'assurance sur du charbon. sur des entreprises qui investissent dans le charbon.

Alors on a juste pour clarifier hein. Alors on a on a exclu alors Frédéric va répondre parce qu'on a pour répondre à votre question. Alors là on est plus sur des règles de de souscription commerciale et clairement les énergies fossiles type charbon sont exclus de de nos règles de de souscription.

Donc on a si vous voulez il faut il faut distinguer entre le disons le le noir et le vert et puis toutes les nuances de gris ou de toutes les couleur entre les deux et il y en a beaucoup. Donc on donc on peut dire ça c'est noir et ça c'est vert mais entre les entre les deux le champ est est très très large et les débats sont d'une complexité incroyable. En ce qui concerne l'électrification, on bah on voit que c'est un enjeu, c'est un enjeu énorme.

C'est d'ailleurs une des forces de la France d'avoir une électricité pas cher historiquement euh et on voit que ça peut nous nous rapporter des ça peut amener des atouts. Mais il faut continuer d'investir. Je crois que la pour moi le pour moi le il est clair que on ne peut pas juste s'appuyer sur le passé.

Il faut il faut continuer d'investir. Oui. Maintenant, je vais juste à l'appui de ce que vient de dire Xavier, de tous les clients qu'on rencontre et que je peux rencontrer.

Ça reste une conviction aussi he que la transition énergétique n'est pas quelque chose qui appartient au passé. Euh l'actualité le redémontre encore aujourd'hui, d'autant que ces énergies décarbonées deviennent économiques. He quand on ne le fait pas par pure philanthropie, on le fait aussi parce que c'est économique.

Enfin, je vous apprends rien si je vous dis que un coût complet d'électron vert au niveau mondial, même sans subvention, c'est compétitif avec la génération sur base gaz, même dans la dans le pays où elle est la moins chère, c'est-à-dire aux États-Unis. Et ça, les clients en en ont parfaitement conscience, c'est quelque chose qui sont bien en tête. J'ai pas mentionné au début.

Je pense que non seulement on fait affaire on a affaire à une transition à une au grand retour du risque sanitaire et du risque géopolitique, mais on fait face à des grandes transitions qui sont l'énergie, qui sont la démographie. Euh et donc le monde est incroyablement complexe et difficile à prévoir sur la Chine, pardon, les questions que j'avais posé sur la Chine à la fois le risque pour nos entreprises et une sorte de renversement du défi technologique. Et puis si vous me permettez une question seconde, est-ce que dans vos évaluations vous voyez le le le basculement d'une partie des exportations chinoises vers l'Europe du fait du conflit avec les Américains ?

Je je crois que la c'est fantasmé pour nos nos secteurs économiques où il y a vraiment aujourd'hui un impact lourd du basculement d'une partie des exportations chinoises sur l'Europe parce que le marché américain s'est un peu plus fermé. Ce qui me paraît indéniable, c'est que la Chine est passée en quelques décennies d'un d'un pays de production à Bakout à un centre d'excellence technologique et un centre de productivité euh industrielle sans pour l'instant sans sans comparaison. Et et donc et donc effectivement votre remarque est juste ça renverse un peu le la question puisque puisqueaujourd'hui ils ont des technologie un niveau de compétitivité qui qu'on aimerait avoir dans un certain nombre de de secteurs.

Jean-Christophe a parlé plutôt du la deuxième partie de la question. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir l'évolution des exportations chinoises sur le territoire européen et en France, en particulier dans dans des secteurs traditionnellement pouvoir d'emploi. Je pense à l'automobile évidemment.

Quand on regarde l'évolution du commerce mondial sur les 12 18 derniers mois, la Chine reste le principal moteur en tant que tel. Et je ne parle pas du commerce redirigé par des pays tiers comme on l'a évoqué tout à l'heure. Euh donc oui, on a probablement été un petit peu naïf. ces 20 dernières années sur tout ce qui tous ces sujets de transfert de technologie euh vers la Chine, c'était les mots de Margarette Verstaker de mémoire qui disait qu'on a pas été que naïf d'ailleurs sur ce sujet.

Aujourd'hui, on n pas d'autre choix que d'accepter des transferts de technologie dans l'autre sens. Et à cet égard, les les John Venture ou les investissements directs chinois sur le territoire européen me paraissent quand même plus souhaitbles que le creusement de notre déficit commercial sur les produits manufacturés qui lui aurait une limite. Je peux si je peux rajouter aussi quelque chose pour nous le l'impact de de la Chine sur l'Europe et notamment sur la France est quelque chose de majeur puisque je crois sans trop me tromper là je me tourne vers notre chef économiste mais c'est 35 % de la production industrielle mondiale la Chine aujourd'hui. et elle procède dans tous les secteurs finalement un peu de la même façon.

C'est-à-dire qu'il y a un surinvestissement aidé par des subventions publiques qui créait un écosystème extrêmement concurrentiel en Chine. Je crois qu'il y a plusieurs centaines de constructeurs automobiles en Chine, donc la plupart ne sont pas viables. Et ceux qui résistent, non seulement comme l'a dit Xavier sont montés en gamme en technologie, ce n'est plus du bas de gamme.

C'est plutôt eux qui nous ont qui ont à nous apprendre des choses notamment sur les technologies de la batterie mais encore en plus ont abaissé le point mort à un tel niveau que sur les marchés internationaux ils deviennent imbattables. Et en plus, si on met ça dans le contexte de fragmentation euh du monde, de remonté de de barrières tarifées un peu partout et d'une Europe qui est restée un peu sur l'ancien logiciel, c'est-à-dire d'économie ouverte, bah ces surcapacités industrielles chinoises ont tendance à aller se diriger prioritairement sur le marché européen et à laminer l'industrie européenne. Et quand je dis qu'il procède comme ça de façon presque euh systémique, enfin systématique sur plusieurs secteurs, ils l'ont fait il y a quelques années, on parlait de transition énergétique sur les panneaux solaires.

Euh il y a encore une dizaine ou une quinzaine d'années, euh il y avait des euh grands producteurs de panneaux solaires en Europe, notamment en Allemagne, mais également en France. Ils ont tous disparus. Ils ont procédé ensuite sur les turbines éoliennes.

Aujourd'hui, il y a encore de grands noms dans les turbines éoliennes en Europe, CMN Gamesa, mais qui sont en grande difficulté. Et puis l'automobile, c'est alors il procède aussi comme ça dans les métaux aussi hein puisque il y a des surcapacités de production sidérurgique qui se déverse aussi en Europe. Et sur l'automobile, c'est peut-être le symbole le plus fort de ce qu'il se passe parce que c'est un c'est un totem industriel européen.

C'est la filière presque presque d'excellence industrielle en Europe. Et les Chinois non seulement appliquent la même stratégie qu'ils ont appliqué dans d'autres secteurs, mais en plus bénéficie de un peu la révolution structurelle que subit le secteur automobile dans la transition du thermique à l'électrique. Les Chinois ont parfaitement compris qu'il était impossible de rattraper les constructeurs occidentaux et notamment européens dans la technologie thermique.

Donc ils ont depuis longtemps tout investi dans l'électrique. l'électrique qui bah même si parfois on a du on a l'impression que ça a du mal à démarrer, ça progresse en permanence. Et donc aujourd'hui l'industrie automobile européenne est non seulement face à des problèmes de compétitivité coût face aux chinois mais également face à des problèmes de bah de technologie moins élaborées que les constructeurs chinois.

Juste sur ce sujet des voitures électriques chinoises, on a chiffré les surcapacités. Euh, on a encore rien vu. C'est-à-dire que si on on regarde la consommation de la demande domestique de véhicules chinois, les exports aujourd'hui et leur capacité de production, on a sur un rapport encore de 1/4 à 1/3 de d'excédents enfin d'exportation supplémentaires qui peuvent se produire.

Pierre, si vous me permettez, il y a un autre élément de compétitivité chinoise, c'est qu'ils n'ont pas délaissé où ils ont surinvesti le segment des classes moyennes, ce que ont délaissé quand même assez largement les constructeurs européens. Donc ça c'est non seulement ils sont meilleurs technologiquement mais ils ont aussi fait des prix qui sont abordables aussi pour les classes moyenne. Alors, vous avez totalement raison et on pourrait rajouter aussi que contrairement au constructeurs, je parle vraiment européens parce qu'après il y a les constructeurs américain ou japonais, coréen, c'est un peu différent mais euh les constructeurs chinois pour la plupart ne ont vraiment tout investi sur l'électrique et ne cherchent pas comme les constructeurs européens aujourd'hui à maintenir plusieurs technologies.

C'estàd quea aujourd'hui un constructeur européen ne peut pas non plus se passer de continuer à maintenir euh du thermique de l'hybride sauf que il est obligé de de maintenir trois types de technologies si on simplifie thermique hybride électrique ce qui entraîne des coûts beaucoup plus beaucoup plus élevés. Merci. On poursuit avec Éveline Renault Garabédia.

Merci madame présidente. Euh oui monsieur, dans un récent entretien, vous avez souligné euh un paradoxe près d'un/4 des faillites dans le monde euh sont liés euh prioritairement à un impayé conséquent alors que seul 7 % des entreprises souscrivent des contrats d'assurance pour la couverture de leur facture. Les défauts en chaînne figurent donc parmi les premières causes de défaillance des entreprises et pourtant la quasi-totalité d'entre elles compte tenu des chiffres qui ont été communiqués euh s'y expose sans aucune protection.

Cette vulnérabilité évidemment touche d'abord les PME et les ETI. Pour beaucoup d'entreprises, notamment les plus petites d'entre elles, l'assurance crédit est encore perçue comme étant une charge, un coût supplémentaire qui vient peser sur des marges qui sont déjà contraintes davantage que comme un investissement permettant de sécuriser leur activité, leur trésorerie. Comment est-ce que vous expliquez la diffusion encore limitée en France de l'assurance crédit et que faudrait-il pour que nos dirigeants considère davantage cette dépense comme un instrument de gestion plutôt que pour une charge supplémentaire ?

Ensuite, ma deuxième question, vous avez fait une analyse sur la défaillance des en Europe centrale et et orientale et qui décrit une situation un peu en trempleil. Le nombre de faillites paraît stable, mais dans la réalité cette stabilité masque une fragilité croissante et une aggravation des risques. Cette région n'a rien de périphérique pour nous français.

Elle est devenue l'atelier de l'industrie ouest européenne où nos constructeurs et nos équipementiers ont implanté une part substantielle de leur production. Une détroyation de la situation, une situation dans cette zone pourrait donc rapidement perturber les chaînes de valeur auxquelles nos entreprises sont directement intégrées. Quels sont selon vous aujourd'hui les principaux points de vulnérabilité de l'économie française face à une dégradation de la situation en Europe centrale et orientale ?

Merci de votre réponse. Merci Éveline. Daniel Gremier.

Oui, merci madame présidente, monsieur le directeur général, messieurs chers collègues, j'avais trois trois questions. La première a été posé par BL et vous avez répondu effectivement que les entreprises de françaises étaient moins performantes qu'elles n'ont pu l'être. En en fait, vous confirmez ce que nous avons les travaux madame la présidente que nous avons déjà fait ici au sein de la commission économique où on s'inquiète et effectivement la réalité que vous constatez est donnée.

Ma deuxième question aujourd'hui on a de plus en plus de conflits internationaux. On sait tous que la vie continue malgré tout. Et ma question c'est de savoir si les circuits parallèles ou nouveaux qui se mettent en place suite à un conflit suite à des des sanctions sont aussi rapides qu'il y a une dizaine d'années une vingtaine d'années ou est-ce que ça se complexifie ce qu'on appelle le système D de la transaction qui passe par d'autres pays parce que la vie continue les gens continuent de consommer et donc ça serait très intéressant de de de vous entendre.

Et puis bah troisème question, c'est sur les défaillances. Est-ce que vous pouvez nous donner les secteurs dans lesquels on a on constate le plus de défaillance mais on parle de défaillance mais est-ce qu'il y a des secteurs où on est encore en croissance ? Si oui, est-ce que vous pouvez nous donner quelques secteurs où effectivement la France, l'Europe est encore en croissance ?

Terminé Anne Cather Boiser. Merci madame la présidente. Merci messieurs.

Alors effectivement dans ce monde qui complexe et qui évolue très vite euh vous nous avez parlé effectivement des des des défis qui sont face à nous. On va parler de la stratégie ambitieuse et un peu rouleau compresseur de la Chine. Mais en fait, moi je voudrais un peu prendre le le pendant de mes collègues.

C'estàd quelles sont selon vous dans ce monde les opportunités des entreprises françaises ? Avons-nous encore des atouts concurrentiels parce que vous nous disiez que ben l'industrie agroalimentaire, elle est confrontée à des à des difficultés. On parlait tout à l'heure du vin, donc vous n'êtes même que sur les secteurs de luxe entre guillemets, en tout cas de produits d'excellence dans lesquels euh on avait un gain de de concurrentiel et bien il est plus forcément là.

Y a-t-il encore des secteurs dans lesquels je sais pas la cosmétique ou pour le coup le le luxe, le nucléaire, l'aérospatial, est-ce que la transition énergétique dans laquelle l'Europe s'est engagée est un atout concurrentiel ou pas ? On on est malheureusement en droit de se poser la question. Voilà.

Quels sont selon vous les axes dans lesquels on doit sur lesquels on doit rapidement s'adapter pour être à nouveau présent et concurrentiel sur les marchés mondiaux ? Merci. Messieurs.

Alors, je propose de répondre moi sur les la question des faillites et de la pénétration de l'assurance crédit et de dire un mot sur le sur les conflits et les et les sanctions puis de passer la parole à mes collègues sur sur les autres questions. Euh, j'ai emprunté cette phrase à mon collègue de droite Jean-Christophe Café qu'il a qu'il a inventé. Euh mais le commerce pour nous, c'est comme l'eau, ça trouve toujours un chemin et en fait euh en fait c'est incroyable en fait il y a une résilience du commerce mondial qui est incroyable parce qu'il crée de la valeur.

Il il permet à des gens qui savent pas produire un certain un certain produit ou qui savent pas le faire à un certain coûte d'y accéder et d'échanger en échange de ça quelque chose qui qu'ils ont d'unique. Et donc cette ce commerce mondial qui dure depuis des millénaires, il est incroyablement résilient et il ne s'effondre pas mais il il se transforme. Donc ça si ça passe pas par un endroit, ça passe par un autre.

Et ça, on le voit c'est c'est très très clair. Euh et c'est rapide et on voit même que quand on met un pays et des moyens et sous sanction et sous contrôle et cetera et cetera, ça continue. Donc c'est que la force les forces économiques qui sont derrière sont juste incroyablement puissantes.

Euh en ce qui concerne votre question madame sur le un/art des faillites sont liés à un payé, c'est vrai. Alors, l'assurance crédit a été inventée en Europe, mais ça a été la réponse européenne parce que nous sommes dans une série de comme je l'ai dit de pays fragmenter différentes langues, différentes cultures, différentes et cetera, différents systèmes juridiques. Donc l'assurance cré crédit a été inventée ici et elle a trouvé une pénétration qui est forte parmi les grandes entreprises européennes, très forte.

À l'inverse, dans d'autres zones du monde, par exemple aux États-Unis, les entreprises gèrent leur risque de crédit elles-mêmes pour la plupart et puis il faut appel au marché de capitaux euh pour assurer les très grands risques ou écréter le risque résiduel si vous voulez. Mais évidemment, quand vous êtes aux États-Unis, vous avez accès à un marché qui fait euh qui est beaucoup plus grand euh sur ce qui parle la même langue et qui est en gros sous le même système juridique que quand lorsque vous êtes européen. Et euh alors ce que ce que le ce qui n'a pas été fait et là où le potentiel est est très élevé et je partage votre point de vue, c'est ce qui concerne les PME et les petites entreprises. le produit d'assurance crédit un produit complexe complexe à écrire juridiquement, complexe à gérer et en plus à distribuer. qu'il faut il faut à la fois avoir une capacité technique à le simplifier ce quel ce à quoi nous travaillons et puis ensuite à le distribuer de façon efficace pour toucher toutes ces entreprises qu'aufassent ces 5500 personnes dans le monde c'est c'est minuscule comparé à à des centaines de millions d'entreprises à qui il faudrait pouvoir présenter ces produits.

Donc pour nous, il y a un vrai problème opérationnel de commercialisation. D'où notre idée et notre notre impulsion d'aller essayer de travailler avec des tiers qui pourraient proposer nos produits à des entreprises. Donc c'est à la fois la digitalisation et le travail avec des tiers qui va nous permettre de d'accélérer cette ce travail.

Mais à l'échelle de la France et à l'échelle du monde pour nous c'est immense. C'est une tâche une tâche immense. Alors, je passerai la parole à mes collègues pour ce qui parler de de l'Europe centrale de des défaillances et des secteurs d'opportunités pour la pour la France.

Il y en a peut-être peut-être dire un mot sur l'évolution des défaillances. En France comme ailleurs, on en voit dans tous les secteurs. Il y a pas de secteur épargnés par l'évolution des défaillances. a des secteurs qui sont plus sinistrogènes, qui le sont déjà structurellement plus sinistrogènes mais qui le sont d'autant plus dans les dans l'environnement conjoncturel dans lequel on est évidemment la construction puisqueà la fois on a c'est typiquement le secteur qui voit une pression sur ses marges opérationnelles du fait de la hausse du prix de ses intrans de toute nature et d'une demande qui elle stagne voire recule dans certains pays compte tenu des niveaux de taux d'intérêt auquel tuis allusions tout à l'heure Xavier et qui est aussi pour les entreprises les plus endettées fait face aux problématiques de refinancement d'une dette qui a été souscrite parfois il y a des années à des taux dans un environnement de taux qui n'a plus rien à voir avec l'environnement de taux dans lequel elles doivent refinancer cette dette, ce qui ne vaut d'ailleurs pas que pour les entreprises.

Euh donc on observe des une évolution de défaillances à peu près dans tous les secteurs. En Europe centrale et orientale aussi. Alors il y a beaucoup de d'hétérogénéité.

évidemment que les difficultés euh liées au donneur d'ordre de tous ces pays, c'est-à-dire le secteur manufacturier allemand joue un rôle dans l'évolution des défaillances dans dans ces pays. Et pour répondre à votre question sur y a-t-il des raisons d'espérer pour le secteur manufacturier français ? Oui, on a quelques secteurs d'excellence, vous les avez à peu près tous cités, l'aéronautique, l'aérospatial, le le le la production d'électricité sur la base nucléaire, c'est quand même un vecteur de compétitivité euh non négligeable. le luxe.

Je te laisse la parole à Frédéric qui justement des choses à dire. Euh oui, voilà, c'est c'est ce que j'allais rajouter dans le contexte actuel. Il y a aussi la défense euh dans lequel la France est un des euh des leaders qui plus euh non seulement nous avons une base industrielle alors qui demande encore à être développée parce que longtemps cette base industrielle française bah travaille aussi en fonction des commandes passées par l'armée française donc n'a pas n'a pas pu se développer plus que mesure par rapport à aux besoins qui étaient encore relativement limités de l'armée française depuis à l'export euh même si c'est souvent une filière d'excellence, il y a eu quelques produits qui ont mis du temps à trouver euh à trouver leur marché par son rafale qui maintenant est un est un succès commercial.

Euh Jean-Christophe a aussi énuméré euh les pôles d'excellence qu' a encore la France dans l'énergie et puis aussi dans les services dit collectif hein. N'oublions pas que dans tout ce qui est et ça aussi c'est un sujet prignant dans le dans le contexte environnemental aujourd'hui mais tous les services collectifs comme le traitement de l'eau. Les leaders mondiaux sont français.

Euh le luxe, on est encore très bien très bien placé. Et le luxe, c'est un peu aussi conjoncturel, mais il y a pas de il y a pas d'inquiétude structurelle sur le secteur du du luxe en France. Là le la marque France fait bien bien vendre quoi.

Oui. Oui. Les arguments de de transition énergétique qu' peuvent faire valoir les entreprises françaises européennes en France, est-ce que c'est un argument qui qui pèse dans à votre sens dans le cadre des des négociations internationales ?

C'est-à-dire le si pour elle entreprise française peut faire descarbonation et autres. Est-ce que bah elle retrouve une plusvalue entre guillemets ? Est-ce que pour eux c'est aussi une plusvalue ?

C'est une plusvalue en France sur le marché européen et français. Mais pour le coup au niveau international est ces investissements qui à l'ussi leur coû de production est-ce que ils en retrouvent quand même les bénéfices ? Est-ce qu'ils peuvent les faire valoir ?

Est-ce que ce sont des atouts concurrentiels à l'échelle internationale ? deux deux secteurs directement liés à la question environnementale où les investissements faits par des grandes entreprises ou des filières française aujourd'hui sont un avantage. On parle de l'énergie l'énergie nucléaire.

Bon, quoi qu'on en pense évidemment parce que c'est ça peut être aussi une question mais en attendant même s'il y a eu un moment de de flottement qui a fait perdre un petit peu de de connaissance et de compétences pendant quelques années, mais ça reste quand même toute la filière nucléaire française reste un des leaders mondial et puis c'est ce que je disais service collectif des des grandes entreprises comme Veolia par exemple dans le traitement des eaux et aujourd'hui le l'eau dans dans le contexte actuel est devenu une ressource stratégique et on pourrait dire aussi, j'ai oublié un un autre secteur don dont on parle un peu moins, mais tout le secteur afférant dans sa globalité de l'électricité, c'est-à-dire pas uniquement la production d'énergie, mais tout ce qui est bah les câbles, les onduleurs, les les choses comme ça où on a la chance d'avoir là aussi quelques géants mondiaux. je penseer notamment et qui non seulement bénéficie de tous les investissements dans la transition énergétique parce que c'est c'est l'électrification he la transition énergétique mais également bénéficie des investissements liés à l'intelligence artificielle gros consommateur d'électricité que ce soit par enfin notamment par tous les les le système de cloud de choses comme ça et là la France a des positions qui qui sont qui sont des avantages au niveau mondial Il y a il y a qui regarder les chiffres de de structure de bouquet énergétique en consommation finale. La France a quand même un peu d'avance he sur le reste du monde.

On est à de mémoire 27 28 % de notre énergie finale qui est l'électricité contre 20 21 % dans dans le reste du monde et cette électricité comme vous le savez est décarboné et ça c'est un avantage comparatif significatif. Très bien. Et bien écoutez, merci beaucoup messieurs de nous avoir consacré cette heure et d'audition de votre présence pour la première fois au sein de notre commission des affaires économiques et nous vous souhaitons une une bonne journée et bonne continuation dans vos nombreuses activités.

Merci beaucoup.