Vaccin contre la Covid : moi aussi, je veux ma troisième dose !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 18 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:06OuverteRéponse directe
Christophe, vous êtes dans la Drôme, on vous écoute.
- 3:09OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous démotivé par la troisième dose ?
- 4:35OuverteRéponse directe
Agnès Dianotti, vous voyez des patients vaccinés chaque jour. Quel est leur ressenti sur la troisième dose ?
- 6:57OuverteRéponse directe
Faut-il ouvrir les vannes et proposer la troisième dose à tous dès six mois après la deuxième ?
- 9:40OuverteRéponse directe
Quelles sont les hypothèses scientifiques sur l'origine de la cinquième vague ?
- 10:17OuverteRéponse directe
Jean-Daniel Lelièvre, d'où vient la cinquième vague ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12InvitéChiffre
« 20 000 contaminations ces dernières 24 heures, ça s'appelle une nouvelle vague. »
- 0:54InvitéChiffre
« Neuf fois de plus, pour être précis, et dans les cas très graves. »
- 1:08InvitéFait
« Pour l'instant, elle est donc ouverte aux plus de 65 ans. »
- 1:10InvitéFait
« Dès la semaine prochaine, 1er décembre, aux 50-64 ans. »
- 2:26AuditeurFait
« En fait, derrière ce vaccin, il y avait une promesse de retour à la vie normale qu'on ne voit pas venir. »
- 2:32AuditeurFait
« J'ai entendu une ministre du Travail nous dire que ce n'est pas le vaccin ou les gestes barrières, mais le vaccin et les gestes barrières. »
- 3:00AuditeurFait
« On va même nous le faire porter à l'extérieur, ce qui est profondément débile. »
- 4:52AuditeurFait
« Merci au vaccin, on n'est pas reconfinés. Parce que s'il n'y avait pas eu le vaccin, on serait reconfinés. »
- 5:30PrésentateurFait
« Non, on ne peut pas assurer la troisième sera la dernière. »
- 5:39PrésentateurFait
« Les deux premières visaient vraiment à contrôler l'épidémie dans une phase où la maladie est très active, alors que la troisième dose va vous permettre d'avoir une activité immunologique, d'induire une réponse qui va durer beaucoup plus longtemps que les deux premières. »
- 7:21PrésentateurFait
« Au début, on avait très peu de données sur l'efficacité, sur la transmission de ce vaccin. »
- 7:46PrésentateurFait
« Les vaccins ARN avaient une efficacité sur la transmission qui est claire, qui a été démontrée. »
- 8:22InvitéChiffre
« On a quand même toujours, de toute façon, un noyau dur de 6 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées. »
- 8:39AuditeurFait
« On ne peut pas avoir 100% de vaccinés, à part pour la variole où on l'a eue, c'est exceptionnel. »
- 9:12PrésentateurFait
« Il y a eu quelques nouveaux variants à la marge, mais il ne faut pas oublier non plus que, certes, ce virus a des possibilités de muter, mais que les mutations ne peuvent pas être non plus complètement infinies. »
- 10:32PrésentateurFait
« Il y a plusieurs choses. Tout d'abord, il y a un nouveau variant. Non, c'est le variant Delta qui est là. »
- 11:02PrésentateurFait
« Il y a une diminution de l'efficacité du vaccin. »
- 11:12PrésentateurFait
« Les gens qui restent infectés sont quand même majoritairement les gens non vaccinés. »
- 12:30InvitéFait
« Priorité probablement à ceux qui sont fragiles, la question ne se pose pas. »
- 13:38InvitéFait
« Pourquoi est-ce qu'il y a une espèce de réticence à ouvrir intégralement les vannes, encore une fois, et la proposer à tous ceux qui ont deuxième dose plus six mois ? »
- 13:51PrésentateurFait
« On est pour l'instant sur un vaccin que l'on donne, et on a discuté au départ encore de votre émission, pour protéger chacun à l'échelon individuel. »
- 14:16PrésentateurFait
« Très clairement, chez les plus de 40 ans, chez les gens qui ont des comorbidités, il y a un effet individuel qui est très clair. »
- 14:43PrésentateurFait
« Pour les gens plus jeunes, ce bénéfice individuel est beaucoup moins important. »
- 16:02PrésentateurFait
« Avec deux doses de vaccins, vous avez un impact sur les formes les plus sévères. »
- 17:32AuditeurFait
« Ça ne sert absolument à rien d'aller faire une sérologie. »
- 19:13PrésentateurFait
« Une dose effectuée à distance de l'infection, trois à six mois, correspond déjà à un rappel. »
- 19:53PrésentateurFait
« Mais une dose post-vaccination, c'est déjà un rappel, ce n'est pas nécessaire à l'heure actuelle avec les données de la science de continuer à faire une dose additionnelle six mois après. »
- 20:30PrésentateurFait
« À l'heure actuelle, la troisième dose, avec les données qu'on a, avec les données immunologiques dont on dispose et les données en vie réelle, il n'y a pas de raison de faire une dose supplémentaire. »
- 23:05AuditeurChiffre
« Combien d'adolescents sont morts du Covid sans comorbidité et combien d'adolescents vaccinés ont eu des péricardiques et des myocardiques ? »
- 23:38PrésentateurFait
« Je n'ai pas les chiffres exacts pour répondre à cette auditrice. »
- 23:53PrésentateurFait
« Le bénéfice risque reste en faveur de la vaccination, même si le nombre d'infections graves survenues avec la Covid-19 est évidemment très inférieur à ce que l'on peut observer chez l'adulte. »
- 28:22AuditeurFait
« C'est une remarque tout à fait judicieuse et c'est vrai que ce vaccin nous met en face de notre égoïsme. »
- 29:30PrésentateurFait
« On nous renvoie un petit peu à ça en disant il ne faut pas faire une troisième dose en gros en France parce que d'autres pays ne sont pas vaccinés. »
- 33:45PrésentateurFait
« Le but de cette vaccination de cette troisième dose et de cette généralisation de cette troisième dose c'est justement pour à terme pouvoir diminuer la pression sur les gestes barrières. »
- 35:23PrésentateurFait
« ce qui a été très clairement montré, c'est qu'il y a un intérêt à faire un vaccin ARN messager après le vaccin AstraZeneca et pas l'inverse »
- 36:13AuditeurChiffre
« Il est plus immunogène, il est probablement un peu plus dosé, donc c'est pour ça qu'une moitié, une demi-dose suffit »
Temps de parole
- Présentateur36 %
- Invité35 %
- Auditeur12 %
- Auditeur 24 %
- Auditeur 34 %
- Auditeur 43 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter, 18-20, Fabienne Synthès.
Bon, il n'y a pas à tortiller, on est dans la cinquième vague. 20 000 contaminations ces dernières 24 heures, ça s'appelle une nouvelle vague. Une cinquième vague qui ne ressemble pas du tout aux quatre précédentes, ni à celle de nos voisins immédiats de l'Est, d'ailleurs, qui se démènent avec de nouveaux confinements. Une cinquième vague sans bouchons inquiétants dans les hôpitaux. J'ajoute quand même, pour l'instant, cinquième vague où, aux non-vaccinés, s'ajoutent les doubles vaccinés. Alors, épargnons-nous tout de suite la réplique, si les vaccinés sont malades, ça veut dire que ça ne marche pas.
Non, en valeur relative, les contaminés, sans parler des contaminés graves, sont très majoritaires pour les... Pouf, pouf, je le refais. En valeur relative, sans parler des contaminés graves, les contaminés tout court sont très majoritairement des non-vaccinés. Neuf fois de plus, pour être précis, et dans les cas très graves. Il n'empêche, le recul nous apprend désormais qu'au bout de six mois, le vaccin, quel qu'il soit, montre des signes de faiblesse qui nécessitent un boost, un rappel, une troisième dose. Pour l'instant, elle est donc ouverte aux plus de 65 ans. Dès la semaine prochaine, 1er décembre, aux 50-64 ans. Mais pourquoi attendre avant d'ouvrir à tout le monde ?
Si l'on suit, comme souvent, notre payé talon qui a commencé avant, Israël, tout le monde va devoir y passer. Et on la sait, la limite de l'efficacité du vaccin, on sait qu'elle est à six mois, alors la troisième dose dépend-elle vraiment de notre âge ? Ou plutôt, tout simplement, de la date de vaccination de chacun ? La Haute Autorité de Santé, avec laquelle vous pourrez d'ailleurs dialoguer ce soir, dit que attendre pour tout élargir n'est pas plus mal. D'autres poussent le conseil scientifique, notamment le professeur Delfraissy l'a dit chez nous la semaine dernière. Et aujourd'hui, on a entendu le conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. Alors, est-ce qu'on est reparti ?
Est-ce qu'on rouvre des centres de vaccination ? Est-ce qu'il faut freiner un peu ? Est-ce qu'à l'inverse, comme le dit l'OMS, la troisième dose est une dose de riche ? On voit ça ensemble, c'est le Téléphone Sun, soyez les bienvenus. Le Téléphone Sun, 01, 45, 24, 7000. Christophe, c'est vous le premier, vous êtes dans la Drôme, mais vous avez intérêt à bafouiller moins que moi. On vous écoute.
On va essayer. Oui, voilà, je suis vacciné deux doses, je vais rentrer dans la tranche d'âge pour la troisième dose. Et en fait, je suis très démotivé par cette troisième dose. Je le ferai que sous la contrainte, pas par anti-vaccin, je ne suis pas anti-vaccin, mais parce qu'en fait, derrière ce vaccin, il y avait une promesse de retour à la vie normale qu'on ne voit pas venir. Pire que ça, moi, j'ai entendu une ministre du Travail nous dire que ce n'est pas le vaccin ou les gestes barrières, mais le vaccin et les gestes barrières.
Et ça, c'est super déprimant, parce que ça veut dire qu'on va continuer sans cesse à devoir porter ce fou du masque qui altère les relations sociales, qui est désagréable. Enfin, je ne fais pas le tableau. Sans fin, je veux dire, surtout qu'il y a des alternatives à ça, l'aération, etc. On va même nous le faire porter à l'extérieur, ce qui est profondément débile. Et je finis, mais voilà, j'étais à Stockholm, il n'y a plus de masque depuis pas mal de semaines, les restaurants sont blindés, et aux dernières nouvelles, ça ne se passe pas plus mal qu'ici.
Alors non, dans les pays nordiques, ça ne se passe justement pas très très bien, notamment en Suède, d'ailleurs, on pourrait y venir, mais c'est le ras-le-bol de Christophe, je peux le comprendre. Après, ce que je trouve intéressant, Christophe, c'est parce que moi aussi j'ai le même, le masque, tout ça, tout ça, c'est terriblement agaçant, mais si votre réponse, c'est de refuser la troisième dose, même si, sur le principe de la vaccination, vous n'avez rien contre, j'ai du mal avec cette logique, en fait.
Non, non, je ne la refuse pas, je vais la faire faire, surtout que je voyage, donc la carotte, elle est clairement évidente, je la ferai, cette troisième dose, mais je suis démotivé, je vais la faire à reculons, parce que j'en peux plus de ce totem du masque et des gestes barrières, qui sont contre nature, et il faut vivre avec, il faut arrêter de s'embêter avec ça, il y a des alternatives, et puis de toute façon, voilà, si la vaccination est efficace, et trois doses, on peut reprendre une vie normale, même s'il y aura, et puis une fois de plus, c'est pourquoi qu'on se vaccine ? Alors, pour protéger les non-vaccinés, pour protéger un hôpital qui tombe en ruine, moi, je ne marche pas.
Pour me protéger, moi, oui.
Merci, Christophe, pour cette entrée en matière, il y a beaucoup de choses dans ce que vient de nous dire Christophe, dont on va pouvoir discuter ensemble, avec Jean-Daniel Lelièvre, qui est avec nous, bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes chef du service d'immunologie au CHU Henri Mondor, vous êtes spécialiste de vaccins, vous êtes aussi expert à la Haute Autorité de Santé, cette casquette aussi nous intéresse. Agnès Dianotti, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes médecin généraliste, vice-présidente de MG France. Je vais commencer avec vous, Agnès Dianotti, parce que, dès Christophe, vous envoyez tous les jours, dans votre cabinet. Et puis, je me vois, moi, j'en ai marre de cette épidémie, on en a tous marre. Tim Christophe, aussi, sur le ras-le-bol de porter le masque, ras-le-bol de tout ça. Je peux l'entendre, ce que nous dit Christophe.
Alors, je peux l'entendre, mais j'ai une réaction inverse. C'est-à-dire, merci au vaccin, on n'est pas reconfinés. Parce que s'il n'y avait pas eu le vaccin, on serait reconfinés. Donc, ça, c'est l'horreur absolue, le reconfinement. Donc, Christophe, vraiment, faites cette troisième dose. De toute façon, au pire, on a un peu mal au bras pendant trois jours, et c'est pas plus méchant que ça. Et au moins, on n'est pas reconfinés, et au moins, on peut voyager, et au moins, la vie continue, même si c'est avec masque.
Mais, c'est ce qu'on nous avait dit, aussi, à la deuxième dose. Alors, je me souviens aussi de ce que vous avez dit sur le fait que le vaccin n'est jamais efficace à 100%. On va parler, d'ailleurs, de transmission dans un instant. Mais j'imagine que, ni à Christophe, ni aux autres, Jean-Daniel Lelièvre, on peut assurer Mordicus, la troisième sera la dernière.
Non, on ne peut pas assurer la troisième sera la dernière. Mais il faut voir la troisième dose, en fait, comme une dose un petit peu différente des deux premières. Les deux premières visaient vraiment à contrôler l'épidémie dans une phase où la maladie est très active, alors que la troisième dose va vous permettre d'avoir une activité immunologique, d'induire une réponse qui va durer beaucoup plus longtemps que les deux premières. Et ça, on le sait avec d'autres vaccins. C'est-à-dire que, quand on vaccine très rapidement, on fait deux doses de vaccins, on va monter très rapidement ces anticorps et avoir une protection rapide.
La troisième, c'est celle qui va vous permettre d'avoir une action beaucoup plus lente. Et pour répondre aux questionnements qui ont été évoqués, évidemment, tout le monde a envie de limiter les gestes barrières. Mais pour limiter demain ces gestes barrières, il va falloir avoir une couverture vaccinale la plus large possible. On est face à une épidémie qui est changeante. On est face à un virus qui est beaucoup plus contagieux que ce qu'il était dans le passé. Il faut s'imaginer ce qui se passerait si on était face à ce virus qui a évolué tout seul, qui n'a pas évolué sous la pression de la vaccination, sans aucune vaccination à l'heure actuelle. Ce serait une catastrophe totale.
Alors, justement, quand même, et avant d'en venir justement à l'essence de notre sujet, c'est-à-dire, est-ce qu'on ouvre les vannes et on demande à chacun, six mois après, de se vacciner, quelle que soit sa tranche d'âge ? D'abord, une chose, quand même, c'est pour tous les deux. Je commence avec vous, Jean-Daniel Lelievre, puisque vous avez le micro. Quand même, est-ce que la transmission n'est pas le talon d'Achille de ce vaccin ? Est-ce qu'au démarrage, on pensait vraiment qu'il aurait ce talon d'Achille-là ? Encore une fois, on ne nous a jamais promis du 100%. Ça, tout le monde s'en souvient très bien.
Mais est-ce qu'on peut dire aujourd'hui, avec le recul, oui, le talon d'Achille, c'est vraiment la transmission ?
Non, je le dirais à l'envers. Au début, on avait très peu de données sur l'efficacité, sur la transmission de ce vaccin. Pourquoi ? Parce que c'est un vaccin qui est donné par voie intramusculaire et que la plupart des vaccins qui sont donnés par voie intramusculaire vont protéger plutôt contre les manifestations systémiques de la maladie, donc contre les formes sévères, et assez peu contre la transmission. On s'est aperçu que, contrairement à ça, et notamment les vaccins ARN, avaient une efficacité sur la transmission qui est claire, qui a été démontrée. Elle est moins importante que l'efficacité contre les formes sévères, mais elle est présente.
Et c'est elle qui va diminuer le plus au cours du temps. Et les données dont on dispose à l'heure actuelle montrent clairement que la troisième dose va avoir un impact sur les infections, quelles qu'elles soient, mais également sur la transmission.
Alors, ce que j'entends dans ce que dit Jean-Daniel Lelièvre, Agnès Vianotti, c'est qu'effectivement, il faut un très haut taux de gens vaccinés, notamment en troisième dose, pour arriver à cette fameuse immunité. Sauf qu'on a quand même toujours, de toute façon, un noyau dur de 6 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées. Et quand j'entends, moi je suis un peu dans l'état d'esprit de Christophe, genre, pourvu qu'à un moment, ce soit quand même fini cette affaire, je me dis que si on n'arrive jamais, de toute façon, à un pourcentage de 100% de vaccinés, une vraie immunité, on n'y arrivera pas, en fait, si ?
On ne peut pas avoir 100% de vaccinés, à part pour la variole où on l'a eue, c'est exceptionnel. Quand le taux est suffisant, la maladie quand même circule quasiment plus, ou beaucoup moins, et c'est à ça qu'il faut qu'on arrive.
D'ailleurs, curieusement, on n'entend plus jamais parler de variants. Donc, est-ce qu'on est toujours sur le même variant, qui était le variant Delta, variant indien ?
Oui, à moi, connaissance, c'est celui-là qui circule.
Et Jean-Daniel Lelièvre, il n'y en a pas eu de nouveaux ? Je suis même étonné que, venant de pays qui sont très peu vaccinés, etc., on n'ait pas entendu parler de nouveaux variants.
Il y a eu quelques nouveaux variants à la marge, mais il ne faut pas oublier non plus que, certes, ce virus a des possibilités de muter, mais que les mutations ne peuvent pas être non plus complètement infinies. Donc, il est peut-être, à l'heure actuelle, en train de trouver son équilibre. C'est très difficile de le dire. Et c'est le variant Delta, clairement, dans notre pays, et dans quasiment tous les pays du monde, le variant qui est présent à l'heure actuelle.
Bonsoir, Mathieu. Bonsoir. J'ai un peu mangé votre question, mais pas tout à fait. On vous écoute.
Oui, merci de votre émission, tout d'abord. Je vois qu'on a une reprise épidémique aujourd'hui. Et je voulais savoir s'il y avait des hypothèses scientifiques bien affirmées pour en connaître son origine. Parce que, d'un côté, on nous dit que c'est des vaccins qui seraient moins efficaces. De l'autre côté, on dit qu'il y a un relâchement des gestes barrières. Et, bon, il y a l'hypothèse d'un nouveau variant qui pourrait planer sur nous. Je voulais savoir qu'est-ce qu'il en était exactement suivant les dernières études qu'on a pu mener.
Jean-Daniel Lelièvre, d'où vient la cinquième vague ? Est-ce que c'est le vaccin qui tombe ? Est-ce que c'est un nombre de non-vaccinés trop important ? Est-ce que c'est un nouveau variant ? Est-ce que c'est l'ordre des choses, hélas ?
Alors, il y a plusieurs choses. Tout d'abord, il y a un nouveau variant. Non, c'est le variant Delta qui est là. Le variant Delta qui est là, on sait très bien, on en a parlé au début, de l'importance des gestes barrières, de l'importance de la ventilation, l'aération des espaces. Et on voit très bien maintenant, depuis le début de cette pandémie, que le virus est beaucoup plus important dans les périodes froides. L'épidémie est plus importante dans les périodes froides que dans les périodes chaudes, parce que les contacts sont beaucoup plus importants. Il y a une diminution de l'efficacité du vaccin.
Mais comme vous le disiez au début de cette émission, les gens qui restent infectés sont quand même majoritairement les gens non vaccinés. Donc, on reste quand même à l'heure actuelle sur une épidémie qui touche les gens non vaccinés. Et c'est probablement le relâchement des mesures barrières et ce fait d'être dans une période hivernale où on reste plus à l'intérieur, plus en contact avec les autres que se promener dehors, où le risque est quand même très très très très faible de se contaminer, qui explique l'incidence actuelle, la reprise épidémique actuelle dans tous les pays d'Europe et en France.
Agnès Ginotti, on vous la demande, la troisième dose ? Ou est-ce que vous avez le sentiment, chez les patients qui pour l'instant sont dans la tranche d'âge, ou est-ce que vous avez le sentiment qu'il faut repartir en conquête ?
Il y a les deux. Il y a les deux. Je dirais qu'il y a quand même moins d'opposition qu'au début. C'est-à-dire que ceux qui sont vaccinés ont bien vu que ce n'était pas si dramatique que ça et que ce n'était pas si méchant. Donc finalement, ils en ont un peu marre comme la première personne qu'on a eue. Mais bon, s'il faut ça pour être tranquille, la majorité accepte. Il y a les irréductibles, avec lesquels il faut toujours batailler. Et puis il y en a qui la demandent.
Et qu'est-ce que vous diriez, vous, alors, le médecin généraliste, qu'on ouvre les vannes, comme je disais en introduction ? C'est-à-dire que, alors oui, priorité probablement à ceux qui sont fragiles, la question ne se pose pas. Mais sinon, après, à partir du moment où de toute façon, c'est six mois après avoir fait la deuxième dose qu'il faut aller se vacciner, pourquoi au fond, pourquoi ne pas ouvrir intégralement les vannes ? Parce que de toute façon, l'arrivage se fera en fonction des dates de vaccin et pas tellement en fonction des âges. Exactement.
Comme il faut faire le rappel six mois plus tard, ça se fera aussi progressivement de toute façon. Je pense qu'au point de vue approvisionnement, là maintenant, on a ce qu'il faut. Donc, ce n'est pas ça qui bloque non plus. Il faut aussi que les choses se fassent au point de vue organisationnel. Mais là, comme les différentes professions, tous les centres de vaccination ne sont pas fermés. Puis les médecins généralistes, les pharmaciens, les infirmiers, les sages-femmes peuvent vacciner. Donc, on a toujours cette difficulté du flacon multidose. Mais donc, je dirais que pour nous, si on ouvre les vannes, c'est plus facile.
Parce que du coup, on va ouvrir un flacon, on sait qu'on va pouvoir le faire plus facilement. Donc, en tout cas, de notre côté, ça ne posera pas de problème si on ouvre.
Jean-Daniel Lelièvre, on a entendu le conseil scientifique. On a entendu aujourd'hui le conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. à la Haute Autorité de Santé. On n'est évidemment pas opposé à la troisième dose pour l'instant chez les fragiles. Pourquoi est-ce qu'il y a une espèce de réticence à ouvrir intégralement les vannes, encore une fois, et la proposer à tous ceux qui ont deuxième dose plus six mois ?
Alors, tout ça parce que c'est un changement de paradigme. On est pour l'instant sur un vaccin que l'on donne, et on a discuté au départ encore de votre émission, pour protéger chacun à l'échelon individuel.
Les recommandations que font l'HAS sont basées sur les preuves, les données dont on dispose à l'heure actuelle, et on a quelques données sur l'efficacité de la troisième dose sur l'ensemble des populations, et très clairement, chez les plus de 40 ans, chez les gens qui ont des comorbidités, il y a un effet individuel qui est très clair, qui va vous protéger contre l'infection, et notamment contre les formes qui vont vous emmener en hospitalisation, sachant quand même que deux doses, n'affolons pas les populations, deux doses sont quand même... Oui, c'est mieux que rien, évidemment, on est d'accord. Voilà. Pour les gens plus jeunes, ce bénéfice individuel est beaucoup moins important.
Pourquoi ? Parce que l'incidence des formes les plus sévères à l'heure actuelle dans ces populations est finalement très rare. Et donc là, on change un petit peu de paradigme, et on passe sur une vaccination, comme on l'a évoqué au départ, qui est à la fois une vaccination individuelle, mais collective, qui vise à réduire l'incidence de l'infection dans l'ensemble de la population, et donc c'est un petit peu indifférent. Mais à aucun moment, l'HS n'a dit qu'elle n'allait pas étudier cette question, elle ne se positionnait pas, elle s'est simplement positionnée à l'heure actuelle avec les données scientifiques que l'on a en termes de protection individuelle donnée par cette troisième vague.
– Je vous pose la question, on va retourner au standard dans une toute petite minute, je vous pose la question, parce qu'au moment de la première vague, deuxième vague, troisième vague, moi je me souviens qu'on disait partout, attention, pour les plus fragiles, mais les plus jeunes, eux, sont plutôt immunisés, logiquement, enfin immunisés non, mais en tout cas, moins susceptibles d'être touchés, logiquement, ensuite, il y a eu beaucoup plus de jeunes qui se sont retrouvés, y compris hospitalisés, donc on se dit que pour la troisième vague, il va se passer exactement la même chose, lorsque toute cette population jeune sera arrivée à six mois et plus, et qu'on se rendra compte que de toute façon, il faut bien la vacciner.
– Tout à fait, juste un petit point, c'est-à-dire qu'avec deux doses de vaccins, vous avez un impact sur les formes les plus sévères, pourquoi ? Parce qu'il faut bien garder en tête que cette troisième dose va vous permettre de récupérer une baisse de l'efficacité du vaccin au cours du temps, mais au cours du temps, après deux doses, et même à six mois de deux doses, vous ne redescendez pas à zéro. Et donc, on reste avec une efficacité qui reste très importante chez les gens les plus jeunes, donc on gagne évidemment quelque chose avec cette troisième dose chez les gens les plus jeunes, mais l'effet est beaucoup moins important que chez les gens les plus âgés.
– Merci, bonsoir Marie. – Bonsoir. – On vous écoute Marie.
– Eh bien écoutez, ça tombe très bien, après ce qui vient d'être dit, la vaccination,
donc ça sert à activer l'immunité, si j'ai bien compris,
et l'immunité de chacun, ça peut être trois mois, six mois, neuf mois, on n'est pas tous programmés pour le sixième mois. Donc la question que je me posais, c'est avant de faire la troisième dose, ne serait-il pas souhaitable de vérifier l'immunité à partir peut-être du quatrième mois ?
– Merci pour votre question Marie. Sommes-nous inégaux devant l'immunité, Agnès Gianotti ?
– Probablement oui, mais on voit quand même des formes inapparentes après six mois majoritairement. C'est une bonne question, celle de Marie, et la réponse est claire, ça ne sert absolument à rien d'aller faire une sérologie. Parce qu'on va trouver des anticorps, mais on ne sait pas si c'est des anticorps protecteurs, on ne sait pas s'ils sont suffisants ou pas, donc ça ne sert à rien. – Ça ne dit rien en fait. – Ça ne nous apporte pas d'informations. Ça nous dit juste que la personne a croisé soit la maladie, soit le vaccin, mais ça ne nous en dit pas plus. – Donc ça veut dire
pour les gens qui nous écoutent et qui auraient cette curiosité-là, y compris si c'est payant, si vous en avez trois qui se battent en duel ou si vous en avez 70 000, évidemment je caricature, on n'est pas ni plus ni moins protégés. – Non. – C'est toujours bon à savoir, c'est une question qui revient très souvent. Bonsoir Emmanuel. – Oui, bonsoir. – On vous écoute.
– Oui, donc moi j'ai une question par rapport à la troisième dose, mais qui en fait, dans ma situation, est la deuxième dose puisque j'ai eu le COSIL et que j'ai été obligée de faire ma première dose pour pousser soi-disant mon immunité qui a quand même fait son travail naturellement. Et donc moi je suis infirmière, donc j'ai été obligée de me la faire faire, cette deuxième dose et je n'ai pas vraiment l'intention de me faire faire une troisième dose parce qu'on m'a dit que mon immunité naturelle plus l'immunité procurée par le vaccin allait me permettre d'être super immunisée.
Donc moi je voudrais savoir ce qu'en pensent tous les invités qui sont autour de vous ainsi que la communauté scientifique.
– On va leur demander, Emmanuel, et merci beaucoup. Jean-Daniel Lelièvre, c'est pas qu'un cas d'école le cas d'Emmanuel parce que des gens déjà covidés qui ont fait leur première dose qui est en fait l'équivalent de la deuxième se demandent ce qui se passe pour la troisième.
– Voilà, je vais vous répondre là-dessus puis je vous répondrai un petit peu aussi sur les anticorps. Pour revenir sur la question qui me touche au premier plan puisque moi-même ayant été infecté très tôt en 2020, j'ai été vacciné en 2021, ce qu'il faut comprendre très clairement, c'est qu'une dose effectuée à distance de l'infection, trois à six mois, correspond déjà à un rappel. l'efficacité de la réponse immunitaire après une infection protège mieux que la vaccination. Alors les gens diront mais alors pourquoi tout le monde ne s'infecte pas et pourquoi les gens vont se vacciner ?
Parce que quand vous infectez, c'est un peu la roulette russe, vous risquez d'avoir une forme sévère et vous risquez d'avoir éventuellement un covid long. Mais une dose post-vaccination, c'est déjà un rappel, ce n'est pas nécessaire à l'heure actuelle avec les données de la science de continuer à faire une dose additionnelle six mois après.
Alors attendez, juste une chose quand même, je vais revenir, je sais que vous vouliez parler des anticorps il y a un instant, donc si j'ai bien compris, parce que c'est vraiment une question qui revient souvent, si on a eu le covid plus une première dose derrière, quelle que soit la date à laquelle on a eu le covid, on est d'accord avec ça Jean-Daniel Lelievre ? Oui, quelle que soit la date plus une deuxième dose, donc la troisième n'est pas nécessaire ?
À l'heure actuelle, la troisième dose, avec les données qu'on a, avec les données immunologiques dont on dispose et les données en vie réelle, il n'y a pas de raison de faire une dose supplémentaire.
Alors du coup, j'ai une question subsidiaire, parce que la troisième dose est censée être inscrite sur le pass sanitaire automatiquement à six mois plus cinq semaines après votre deuxième dose, on est en train de se préparer des choses un peu kafkaïennes.
Non, pas des choses kafkaïennes, parce que ce que l'on a appelé une deuxième dose après une infection n'est pas une deuxième dose, c'est une dose de rappel. Donc tout ça a été précisé dans les recommandations de l'AHS qui sont claires sur ce point.
Quand on a eu deux doses et que le corps n'a eu aucune réaction, nous dit Frédéric, est-ce qu'on est vraiment protégé ou est-ce qu'au contraire c'est mauvais signe Agnès Vianotti ? C'est une bonne question celle de Frédéric, parce que moi non plus j'ai eu zéro réaction, donc du coup, ai-je été vacciné au sérum physiologique.
Non, je pense qu'il a eu de la chance et que de toute façon il fait partie des gens qui ont moins eu d'effets secondaires au vaccin, c'est comme les médicaments, il y en a qui ont des effets secondaires et pas les autres, c'est imprévisible, donc tant mieux pour lui et il n'a pas eu une injection de sérum physiologique, il est bien protégé.
Ça ne préjuge rien de la réaction qu'on peut avoir à la troisième dose, pareil, le corps n'apprend rien de ce point de vue-là. Stéphanie, bonsoir. Oui, bonsoir. Allez-y.
Oui, alors moi je veux juste apporter un petit témoignage, donc moi je suis vaccinée de dose, je n'ai pas du tout envie de faire la troisième, j'ai été contrainte pour faire les deux, je ne suis pas du tout d'accord avec ce qui se passe en ce moment, le pass sanitaire, etc. Je voudrais dire quand même que les personnes que je vois autour de moi qui tombent malades du Covid, là il y en a dans mes collègues puisque je travaille dans le médico-social, sont tous vaccinés, donc j'aimerais que vous arrêtiez de faire l'amalgame non vacciné.
Ce qui n'est pas ce que nous avons fait, si vous aviez écouté le début de l'émission, Stéphanie, vous auriez compris que ce n'est pas ce que nous avons dit, ça s'appelle une valeur relative. Mais je vous en prie, est-ce que vous avez une question ?
Justement, il y a des confinements qui se mettent en place dans nos pays voisins uniquement pour les personnes non vaccinées, moi j'ai autour de moi et je ne suis pas la seule, j'ai autour de moi des personnes vaccinées qui tombent malades, donc il faut arrêter avec ça.
Et qu'ils ne sont pas hospitalisés. Sont-ils hospitalisés vos amis Stéphanie ? Sont-ils hospitalisés vos amis ?
Très malades, très malades. Je ne connais aucune personne non vaccinée qui ait eu le Covid et qui a été hospitalisée. Voilà, alors c'est sûr qu'on ne peut pas généraliser, mais n'empêche que, voilà, j'aimerais avoir une réponse. J'ai une autre question s'il vous plaît. Je voudrais savoir en France, combien d'adolescents sont morts du Covid sans comorbidité et combien d'adolescents vaccinés ont eu des péricardiques et des myocardiques ? Merci de répondre pour une fois précisément à cette question.
Je ne sais pas si vous allez être capable de répondre aussi précisément que ça, Jean-Daniel Lelièvre, à la question de Stéphanie, mais ça mérite quand même qu'on y retourne sur ce que dit cette auditrice qui nous écoute.
Oui, alors je n'ai pas les chiffres exacts pour répondre à cette auditrice. alors il faut savoir que les myocardites vont toucher moins les adolescents que les adultes jeunes. Donc c'est des gens plus âgés que des adolescents et chez les adolescents, mais qui sera un petit peu la même chose que chez les enfants, le bénéfice risque reste en faveur de la vaccination, même si le nombre d'infections graves survenues avec la Covid-19 est évidemment très inférieur à ce que l'on peut observer chez l'adulte et évidemment touche essentiellement les populations qui ont des comorbidités chez les sujets les plus jeunes.
Sur ce que disait notre amie auditrice au début de sa question, il faut re-rappeler Jean-Daniel Lelièvre pourquoi il ne peut pas ne pas y avoir de gens désormais double vaccinés qui aujourd'hui tombent malades. Est-ce que vous pouvez nous ré-expliquer ça pour que ce soit extrêmement clair ?
Oui, alors les gens qui sont doublement vaccinés, ce que l'on voit au cours du temps et ça, ça a été très bien décrit par plusieurs équipes à la fois en France mais également à l'étranger et notamment aux Etats-Unis et en Israël, ce que l'on voit c'est une réapparition avec le temps d'infection par le Covid-19 avec un vaccin qui était très efficace initialement aux alentours de 90% et dont l'efficacité va diminuer petit à petit pour atteindre une efficacité qui va être aux alentours de 50% après plus de 6 mois pour autant comme vous l'avez rappelé l'efficacité de ce vaccin sur les formes sévères donc celles qui vont vous conduire à l'hôpital reste très importante et là la baisse d'efficacité n'est que de quelques pourcents au bout de 6 mois et va toucher essentiellement là les sujets les plus âgés et les gens avec des comorbidités
on va rappeler ce chiffre qui vient de la direction de la recherche des études et de l'évaluation des statistiques ce sont des statistiques qui datent de la fin du mois d'octobre du 25 au 31 octobre 2021 je pense que ce sont les dernières le nombre d'entrées en soins critiques pour les personnes non vaccinées est stable il est de 29 pour 1 million de personnes non vaccinées il est de 3 millions pour 1 million de personnes complètement vaccinées donc oui ces cas existent et oui ils sont très inférieurs au nombre de non vaccinés Agnès Gianotti c'est de la statistique
qui n'est pas intuitif et je comprends que ça sème le doute dans la tête des gens il y a maintenant en France une très forte proportion de gens vaccinés heureusement et donc forcément le nombre de gens vaccinés qui vont attraper la Covid augmente aussi puisque c'est proportionnel aux gens à la population touchée donc là on est à 85% 95% de la population qui a eu ces deux doses donc forcément les quelques pourcents chez qui ça ne marchera pas font partie de ces gens
Laurent est en Alsace bonsoir Laurent
oui bonsoir merci de prendre mon appel alors je vais donner un peu mon exemple donc moi j'ai ma troisième dose la semaine dernière je traverse tous les jours la frontière pour aller en Suisse et c'est un pays où le pass est normalement aussi demandé et exigé on ne l'a jamais demandé ni en Suisse ni en Allemagne que ce soit pour des bars ou des restaurants ou même l'entreprise où je travaille je suis dans une entreprise dans lesquelles il y a eu 5 morts sur le campus dû au Covid donc les deux derniers c'était des personnes non vaccinées l'hôpital le cantonal hospital de Bâle ils ont principalement des hospitalisations de gens non vaccinés et ce qui m'inquiète un petit peu c'est qu'on tergiverse par rapport à la question faut-il une troisième dose ou pas c'est un petit peu une évidence parce que le virus continue de muter de se propager et ce qui m'inquiète beaucoup c'est un petit peu le fait de se retourner juste sur nous-mêmes en France ou même en Europe parce que déjà en Suisse la France et l'Allemagne il n'y a pas du tout les mêmes contrôles c'est pas du tout aussi strict en Allemagne et en Suisse mais alors j'ai pas mal d'échos d'Afrique du Sud où ils ont des gens qui sont donc porteurs du Covid de la Covid qui en plus ont des trithérapies parce qu'ils ont le sida qui malheureusement est très fréquent là-bas plus parfois la rougeole et lorsqu'on parle avec les gens là-bas ils ont déjà du mal à avoir leur première dose que ce soit le personnel soignant ou les malades ou la population en général et ils sont vraiment inquiets de voir émerger un variant beaucoup beaucoup plus robuste et beaucoup plus dangereux et je pense voilà
pardon mais merci beaucoup Laurent pour votre question qui rejoint celle d'un auditeur sur franceinter.fr qui dit ne serait-il pas intéressant de mettre l'accent sur la vaccination des pays pauvres afin de ralentir la circulation du virus parce qu'en effet on en sera débarrassé au niveau mondial que quand précisément tout le monde pourrait être vacciné Agnès Gianotti je disais tout à l'heure en introduction est-ce que c'est une dose de riche il y a aussi un peu de ça
oui oui absolument c'est une remarque tout à fait judicieuse et c'est vrai que ce vaccin nous met en face de notre égoïsme je dirais la troisième dose c'est ça aussi c'est se protéger soi-même mais protéger les autres et effectivement c'est un geste citoyen de se protéger je ne pense pas qu'à moi-même même si je pense aussi à moi-même et au niveau mondial il faudrait faire la même chose il n'y a pas de doute il faut absolument apporter le vaccin et des vaccins efficaces aux populations au reste du monde
Jean-Daniel Lelievre notre ami auditeur faisait référence aussi au pass sanitaire qui existe maintenant un petit peu partout et qui est vérifié à géométrie finalement assez variable il y a des rumeurs qui courent chez nous qui disent que peut-être le pass sanitaire se transformerait en pass vaccinal est-ce que vous seriez vous favorable à ça ou pas ?
non pas forcément et le pass sanitaire est une décision qui est une décision je dirais politique qui n'est plus une décision scientifique nous on prend des décisions scientifiques et des décisions médicales il y a une pertinence à faire cette troisième dose on vient de parler de ce qui se passe dans les autres pays et on nous renvoie un petit peu à ça en disant il ne faut pas faire une troisième dose en gros en France parce que d'autres pays ne sont pas vaccinés je pense que c'est des discussions qu'il faut avoir de manière parallèle il faut faire des efforts et avec d'autres on a fait des efforts on demande régulièrement à ce qu'il y ait des possibilités de vacciner le plus dans d'autres pays mais je dirais attention souvent c'est une discussion et une solution de facilité on se préoccupe on a l'impression de se préoccuper avec la Covid-19 ce qui se passe dans d'autres pays alors qu'énormément de gens ne s'en préoccupent pas depuis des années ne se sont jamais préoccupés de ce qui se passait quand il y avait des problèmes de disponibilité des traitements antirétroviraux personne ne se pose la question de la disponibilité des traitements contre le cancer dans les pays en voie de pauvreté donc évidemment il faut se le poser mais mettre ça en avant en disant on ne va pas faire nous en France une troisième dose parce que les autres pays n'ont pas ce sont des discussions à mener de manière parallèle et ne pas surtout pas opposer ce type de réflexion l'une à l'autre à mon sens
Julien, bonsoir
oui, bonsoir on vous écoute je vous s'appelle de Blois je suis diabétique type 1 donc je recherche un rappel et à l'heure actuelle j'ai eu au téléphone aujourd'hui je me suis retrouvé étonné de ne trouver aucune possibilité de rendez-vous ni chez les pharmaciens ni chez les médecins généralistes il n'y a pas de centre de vaccination à 20 kilomètres autour et les dates qu'on me proposait étaient le 24 janvier donc je ne trouvais qu'il y a un gros décalage entre la publicité qui est faite à l'heure actuelle et puis cette possibilité de prendre un rendez-vous
merci Julien on va y venir Annie Agianotti j'imagine comme à la première dose à des disparités d'une région à l'autre entre ce qui est disponible et ce qui ne l'est pas ce qui est sûr c'est qu'on est moins fluide forcément qu'au moment de la grosse période de vaccination notamment parce que les centres ne sont pas rouverts ou très peu
oui mais ça m'étonne que cet auditeur n'ait trouvé ni médecin ni pharmacien pour le vacciner peut-être peut-il poser la question à son médecin généraliste et lui demander de lui donner une adresse où il peut trouver un vaccin
c'est même étonnant que le médecin généraliste d'ailleurs n'y ait pas accès lui-même parce que dans ces cas-là surtout pour là un monsieur qui est diabétique de type 1 on se dit que le médecin généraliste pourrait dire bouge pas je m'en occupe et se débrouiller pour trouver les doses
non ? a-t-il posé la question à son médecin et que lui a-t-il répondu s'il ne le fait pas lui-même ce que je peux comprendre s'il n'arrive pas à s'organiser pour le faire qu'il ne lui donne pas de solution pour se faire vacciner je pense qu'il doit en trouver une
retournez-vous vers votre médecin Julien pourquoi nous demande Marie qui est en Haute-Savoie ne parle-t-on pas du vaccin Valneva Jean-Daniel Lelievre ?
on parle du vaccin Valneva qui est en cours d'évaluation ce qu'il faut savoir c'est que le vaccin Valneva est potentiellement intéressant pour des raisons je dirais techniques c'est un vaccin inactivé il est possiblement moins efficace que les autres vaccins mais il est en cours d'évaluation comme d'ailleurs
donc c'est pas un vaccin ARN ?
non c'est pas un vaccin c'est pas un vaccin ARN et comme est en cours d'évaluation le vaccin de Sanofi et notamment pour le recours à une troisième dose
il y a une question qui est un peu une question générale pour tout le monde finalement et qui nous rappelle la situation dans laquelle on était l'année dernière au même moment juste avant les fêtes de Noël je me souviens très bien qu'on a tous puisque c'était avant les vaccins à grande échelle on a tous été se faire des tests avant d'aller dans nos familles pour voir ou pour potentiellement se détendre sur certains gestes barrières rassurez-nous Agnès Gianotti au moment de Noël une famille de triple vaccinés est-elle une famille qui peut passer un Noël comme celui d'il y a trois ans ?
à mon avis oui si tout le monde est triple vacciné on peut sortir les papiers cadeaux
Jean-Daniel Le Lièvre vous diriez la même chose je vous pose la question parce que je repense à la question de notre ami Christophe le premier auditeur qui disait attendez on nous dit vaccinés et gestes barrières il va bien falloir qu'il y ait quand même l'un des deux qui nous servent à quelque chose est-ce qu'une famille de triple vaccinés peut tout faire sauter au moment des réveillons de Noël ?
alors évidemment il y a toujours des contextes particuliers donc c'est difficile de vous répondre de manière générale mais le but de cette vaccination de cette troisième dose et de cette généralisation de cette troisième dose c'est justement pour à terme pouvoir diminuer la pression sur les gestes barrières donc c'est l'objectif final de cette couverture vaccinale très large
Agnès Genotti peut-être quand même une petite réserve sur le tout faire sauter si c'est faire la bringue à 30 dans une pièce fermée sans aération la réponse sera non même triple vacciné donc soyons quand même raisonnables dans ce qu'on fait sauter
Restons raisonnables Gisèle est dans le Pays Basque pourquoi doit-on faire une troisième dose en Pfizer ou Moderna et pas en Astra quand on a déjà fait les deux premières doses en AstraZeneca c'est pour vous Jean-Daniel Lelière ça plutôt ?
Oui tout simplement parce qu'on n'a pas les données et donc on a les données sur l'utilisation d'une dose de rappel avec les vaccins ARN et notamment avec le vaccin Pfizer pour le vaccin Moderna finalement on utilise une grande partie de ce qu'on a comme données avec le vaccin Pfizer pour le vaccin AstraZeneca on n'a pas donné même si on n'a pas donné parce qu'il n'y a pas eu
assez de vaccins peut-être non parce qu'on a abandonné finalement assez vite ou pas ?
Non simplement parce que les études n'ont pas été faites et on n'a pas les résultats pour l'instant donc on a des résultats sur ce qu'on appelle les prime boosts hétérologues donc là où on change les vaccins on n'utilise pas le même vaccin au début et à la fin mais ce qui a été très clairement montré c'est qu'il y a un intérêt à faire un vaccin ARN messager après le vaccin AstraZeneca et pas l'inverse donc pour l'instant seuls les vaccins ARN messager sont recommandés pour les boosts
Et quel que soit le vaccin ARN messager si on a été vacciné deux fois au Pfizer on peut faire un Moderna en 3 si on a panaché parce que ça existe si on a déjà panaché on peut re-panacher en faisant soit Pfizer soit Moderna pour le 3ème tant qu'il est ARN en gros quels que soient les premiers c'est pas grave en fait
Voilà avec une réserve qui est l'utilisation d'une demi-dose du vaccin Moderna pour la dose pour la 3ème dose Parce qu'il est
trop raide c'est ça Agnès Gianotti ? Est-ce que je vous voyais faire le signe effectivement Oui de la moitié le signe de la moitié Est-ce qu'il est trop violent ou ?
Il est plus immunogène il est probablement un peu plus dosé donc c'est pour ça qu'une moitié une demi-dose suffit
Allez merci beaucoup ce sera une demi-dose ce sera le mot de la fin j'imagine qu'on y reviendra il y a conseil de défense mercredi donc il y aura d'autres informations probablement à vous transmettre merci beaucoup de votre fidélité et de vos nombreuses questions merci beaucoup
merci à vous merci à vous