Demain, la fin du vin ? | Chaque voix compte - 10/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir à tous. Très heureuse de vous retrouver pour chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec [musique] pour m'accompagner ce soir la sémiologue Mariette d'arigrand.
Bonsoir Mariette. Bonsoir Adeline. Et Laurent Guigier.
Bonsoir Laurent. Merci à tous les deux d'être là. Vous allez bien ?
Très très bien. Alors c'est parti pour le sommaire de ce soir avec dans chaque voix compte la gueule de bois de la filière viticole française. Consommation en baisse, exportation en berne, menace de surtaxe douanière, arrachage et surproduction.
C'est dans un climat très tendu que se tient cette semaine le salon Wine [musique] Paris qui réunit tous les professionnels du monde entier. Et ce soir, on va quand même essayer de voir le verre à moitié plein [musique] avec nos invités. Bonsoir Sandra Marceau.
Bonsoir. Vous êtes député ensemble pour la République de Charande. Vous êtes notamment l'autrice d'un rapport sur les stratégies de marché de la filière VTIVicol.
Merci d'être là au côté de Jean-Marie Fabre. Bonsoir. Bonsoir.
Le président des vignerons indépendants de France. Merci d'être là. Et bonsoir Isabelle Bachelard.
Bonsoir. Journaliste dégustatrice à la revue du vin de France et à Vitisphè. Merci [musique] d'être là.
Mariette d'Harry Grand votre mot du jour. Bah écoutez, on va beaucoup parler de la chose le vin. Moi, je vais vous parler du mot Adeline.
Il est apparemment franco-français mais en fait international, très voyageur. Vous nous raconterez ça tout à l'heure Mariette. [musique] Et vous Laurent, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
Alors moi je vous emmène aux États-Unis, mais pas pour parler de de vin californien, mais de la Maison Blanche dont une partie a été rasée par Donald Trump et au-delà du fait qu'il aime [musique] bien faire du béton, on va voir que c'est un sacré coup politique. H dans la deuxième partie de chaque voix compte, [musique] place à la question qui fâche, enfin plutôt les trois lettres qui fâchent ce soir. P E programmation pluriannuelle de l'énergie.
Bah c'est simple, c'est la feuille de route énergétique de la France pour les 10 années à venir. C'est elle qui dit si on met plus ou moins de renouvable, plus ou beaucoup plus de nucléaire. On l'attend [musique] depuis plus de 2 ans et Sébastien Lecornu va finalement signer un décret après-demain.
C'est notamment là que le Babless et nous en parlerons tout à l'heure avec Jean-Luc Fugit, député ensemble pour [musique] la République du Rône, Julie Laernos, député écolo de Loire Atlantique et Maxime Blard, député rassemblement national de la Meuse. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Bah c'est simple, vous le savez [musique] désormais, c'est le QR code qui s'affiche ici.
Il sera là pendant toute l'émission et c'est Laurent Guimier qui attend [musique] vos messages avec sa sacrée tablette. Et puis on n'oublie pas bien sûr Bourbon Express tout à l'heure le journal de l'Assemblée [musique] nationale présenté par Stéphanie Despierre. Nous reviendrons notamment sur l'audition d'Élise Lucet devant la commission parlementaire de l'audiovisuel public.
Voilà, vous savez tout pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte.
C'est parti. C'est le plus grand salon du vin au monde et il se tient en ce moment même à Paris avec un goût amer parce que le constat est simple. On boit moins de vin en France et on en vend moins à l'étranger.
Wine Paris n'est pas juste un salon, c'est aussi un moment de vérité pour une filière obligée de se réinventer. D'abord les chiffres avec Nicolas Fleurri. [musique] Emmanuel Macron avec les vignerons pour leur montrer son soutien car la crise du secteur s'aggrave.
Les exportations de vin français vers les États-Unis ont chuté de 21 % l'an dernier en raison des taxes imposées par Donald Trump. Le pays est le premier acheteur de vin tricolore. Alors le président appelle à trouver d'autres débouchés.
L'un des points clés, c'est de bien l'exporter en Europe et puis d'aller conquérir de nouveaux marchés. On parlait là de l'Inde, on parle du Canada, on parle de du Brésil. Voilà, il y en a beaucoup.
Vendre nos bouteilles à l'étranger pour sauver la filière. Si la France reste le deuxè pays consommateur mondial de vin derrière les États-Unis, les Français en sont de moins en moins adeptes. Depuis des décennies, la consommation n'a cessé de baisser.
Passé de 115 L par habitant en 1960 à 17 L en 2018. Ta santé. Parmi les raisons bien sûr la prise en compte des dangers de l'alcool et des efforts en matière de prévention.
La bonne santé n'a rien à voir avec l'alcool. Des campagnes que certains députés n'hésitent pas à remettre en cause, notamment au RN. Le vin est mis sur le même plan que les alcools forts.
On lui colle des messages sanitaires terrifiants face à la stigmatisation permanente. Quand lancerez-vous une véritable campagne de valorisation de votre de notre patrimoine viticol ? Au désamour des Français s'ajoutent les aléas climatiques.
Intempéri sécheresse incendie quand ce n'est pas la gardé prix des supermarchés qui poussent certains viticulteurs à vendre à perte. D'autres sont contraints d'arracher leur vigne. Plus de 20000 hectares ont ainsi disparu l'an dernier et de nouvelles aides publiques doivent les encourager à aller plus loin.
Le gouvernement a bien décidé de consacrer une enveloppe de 130 millions d'euros de crédits nationaux destinés à l'arrachage de vines pour répondre structurellement à la surconsommation, à la surproduction. Produire moins ou produire pour d'autres marchés. Celui des boissons sans alcool en plein essort intéressent certains exploitants.
Selon les prévisions, la consommation de vin devrait elle continuer à baisser de près d'un % par an dans toute l'Union européenne. Alors, on va prendre les les problèmes dans dans l'ordre. D'abord, la consommation.
On n donc jamais bu aussi peu de vin en France. Isabelle Bachelard, à quoi est-ce que vous vous attribuez la baisse de consommation depuis 1960 ? Hein ?
Un manque d'éducation principalement. Oui. Euh éducation au vin mais aussi éducation au goût euh qui fait vraiment défaut.
Le goût éducation au goût dans les écoles et aussi à la à la cuisine enfin au produit. Il y a eu une semaine du goût qui a existé dans les années, je sais plus si c'était 70 ou 80 dans les écoles. C'était formidable, ça a disparu.
Mais à l'époque, on ne faisait pas goûter du vin aux enfants. Non, mais on faisait on faisait une formation au goût. Alors, j'étais pas dans cette école là.
Non, non, non, non. Mais on faisait une formation au goût et le vin, on peut pas avoir la même formation au vin que à d'autres matières dans la mesure où il faut attendre d'avoir 18 ans ou 16 ans hors la loi. Et donc on est en retard par rapport aux autres aux autres domaines qu'on peut étudier, le sport, la musique et cetera.
Et donc il faut rattraper les les les temps perdu et comme il y a pas de formation au goût et qu'il y a de moins en moins de formation dans les famille à la cuisine à au produits à à faire attention à ce qu'on mange, à pas manger à n'importe quelle heure comme des nouveaux nés toutes les 3 heures, il y a un gros gros trou et le manque de repas. Vous le ressentez Jean-Marie Fabre ? Il y a un défaut de transmission aujourd'hui ?
Alors je pense que c'est une des raisons mais c'est pas la seule aussi. Vous remontez en 1960, le vin à l'époque était un vin aliment. Il faisait partie de ce qui permettait au repas d'être plus calorique parfois en tout cas il résolvait parfois des problématiques de sanitaire en matière de consommation de l'eau et le vin faisait partie comme la baguette de des choses qu'on mettait en premier sur la table et à cépoque là on mangeait à table le matin à midi et le soir.
La société a changé. On a aujourd'hui un vin qui n'est plus un vin aliment mais qui est devenu un vin plaisir. On peut regretter euh ce moment-là de consommation plus massive.
Moi, je pense que l'éducation au goût est importante, mais la jeune génération n'a pas tourné le dos au vin. Elle consomme différemment dans des moments, à des occasions, dans des modes de consommation qui sont pas celles de mes parents et de mes grands-parents. On peut le regretter mais la société a changé, je crois. elle vit plus comme elle vivait il y a 30 ou 40 ans.
Il faut prendre en compte ces éléments pour comprendre aujourd'hui quelles sont les attentes de ces consommateurs qui cherchent du sens dans le vin, qui cherchent des valeurs, qui cherchent de l'émotion. Et c'est valable en France, mais croyez-moi aussi, c'est valable dans tous les marchés qui aujourd'hui s'ouvrent à nous et Dieu sait qu'il y en a. Sauf que moins mais mieux, boire moins mais mieux, ça fait pas vivre tous les véticulteurs français.
En fait, c'est ça le vous avez raison. Mais c'est une erreur. Ils boivent pas moins ils boivent différemment.
Euh si mon grand-père était là et qui au lieu de boire 140 L en buvaet 30, je dirais il boit moins. Mais la génération d'aujourd'hui n'a jamais été habituée à boire 140 L. Elle boit par contre un produit qui lui raconte une histoire avec un récit, avec du sens, avec des valeurs, avec des hommes et des femmes derrière qui transmettent un savoir-faire.
Et là, on a une problématique, en tout cas un devoir d'éducation parce que le vin n'est pas qu'une boisson, c'est aussi tout un tas de choses sur les paysages, sur les valeurs, sur la santé. Et donc c'est ce qu'attendent les consommateurs d'aujourd'hui. Moi je pense qu'ils boivent à leur niveau en France et dans le monde à nous de leur raconter cela et de ne pas se limiter à la nostalgie de ce qui était la consommation volumique du passé.
Sandra Marceau euh Emmanuel Macron le disait hier en inaugurant Wine Paris, il faut défendre la consommation avec modération et la rendre compatible avec la santé publique. Est-ce que vous en tant que député vous êtes pas tiraillé ? Est-ce que on n'est pas en pleine injonction contradictoire avec d'un côté bah inciter les Français à boire du vin et en même temps inciter les Français à faire attention ?
Je pourrais vous dire oui, c'est compliqué sauf que il y a quand même une politique de prévention peut-être qui étant aussi un des arguments pour expliquer la baisse de consommation aussi notamment ces dernières années voir ces dernières décennies. Je pense que c'est une question à la fois de nouvelle éducation et la prévention et la modération, quoi qu'on disent les détracteurs parce que en tant que parlementaire, on a l'occasion évidemment d'auditionner plein de monde et de s'interroger au sujet on va dire à 360°. Et donc il y a une association qui s'appelle prévention et modération et qui fait le job évidemment qui est financé par la filière, c'est pour ça qu'elle est critiquée.
Mais oui, vous parlez des détracteurs qui dénoncent le lobby de la filière et qui sont une forme de lobby. Moi, j'ai pas peur de le dire. Et je crois qu' on doit être modéré, on doit pouvoir l'être et euh défendre comme le fait d'ailleurs bien sûr très bien Jean-Marie et et ses collègues euh et madame.
Euh mais ce que je veux dire c'est que vraiment euh voilà il y a Mais vous êtes coincé quand même non, il y a un travail qui est fait. Moi je crois qu'il faut peut-être plus encore accompagner justement et comprendre ces efforts de prévention, de modération avec des campagnes qui se font dans les grands événements festifs, dans les bars, dans les restos. Il faut aller voir ce qu'il font. quand même euh avant de critiquer, évidemment, je parle pas de vous, mais euh et puis derrière euh moi ce que je combat, c'est que c'est que derrière on répond souvent à plus de taxes, sauf que sur des alcools forts notamment, c'est 70 % de taxe sur une bouteille.
Donc forcément, peut-être que ça a aidé à moins consommer aussi, mais ça rapporte de l'argent à l'État. Donc vous voyez, c'est c'est pour moi c'est ça que je trouve contradictoire plutôt. Jean-Marie Fabre, est-ce qu'il y a des vins qui souffrent plus que d'autres de cette baisse de la consommation ? les rouges, les blancs ou certaines appellations.
Alors en fait, on pourrait le vivre comme ça. Ce sont des vins qui ne correspondent plus aux attentes du consommateur ou pas suffisamment. Et donc il y a des segments notamment historiques.
La la production de vin rouge était dominante en France. aujourd'hui, elle est en train de se rééquilibrer. Mais encore une fois, le consommateur, qui soit français ou étranger, quelle que soit sa tranche d'âge aujourd'hui, veut des vins qui parfois sont concentrés et puissants, mais veut aussi des vins frais, des vins dynamiques, des vins rosés, des vins effervescents, des vins avec des plaisirs et des occasions de consommation qui sont différentes.
Et donc effectivement, on peut avoir parce que la vigne est une culture pérenne et qu'on réoriente pas la production viticle aussi facilement qu'une autre production agricole. Parfois, pendant 30 ou 40 ans, le vignoble est installé pour être amorti et donc rentabilisé. Mais on a ce devoir aujourd'hui de bien sentir non pas les attentes du consommateur mais ce que le consommateur préfère dans son comportement à la fois dans sa consommation gastronomique mais pas que si on va vers la préférence du consommateur ça veut dire qu'il y a certains vins qui sont condamnés à mort.
Non du tout. Ça veut dire qu'il y a des vins qui doivent se réinventer d'abord en racontant un récit différent mais aussi en s'adaptant à la au moment de C'est quoi raconter un récit différent parce que c'est faire de la publicité et là vous allez butter contre la loi. Non du tout lo ch mais raconter un récit différent c'est pas vendre un produit aliment c'est vendre l'histoire des hommes et des femmes qui sont derrière c'est vendre l'histoire de son terroir.
C'est aussi toucher à la corde sensible de ce qui fait sens et valeur. L'environnement fait valeur aujourd'hui. La partie sociétale fait valeur.
On parlera tout à l'heure du dérèglement climatique qui nous frappe fortement. Ces messages là, le consommateur d'aujourd'hui a besoin de se les faire sien. C'est ce qui fait qu'il adhère au produit plus parce qu'il l'incarne que parce qu'il est réellement.
Vous vous parlez des segments qui correspondent un peu moins. Bon, c'est de façon pudique aussi peut-être de dire bonne qualité, mauvaise qualité. Non, il y a il y a ça quand même.
Alors, sincèrement, ça on l'entend beaucoup. Peut-être que vous allez me dire que c'est pas vrai, mais dites-le franchement. Oui, mais je vous le dis très franchement.
Vous savez, je suis producteur d'abord avant tout. La qualité c'est très subjectif entre vous et moi. Madame en déguste tous les jours.
Il y a bien évidemment les défauts et pas les défauts d'un vin. Mais ensuite heureusement la panoplie des consommateurs fait qu'ils attendent des produits différents là où vous et moi peut-être on aurait pas été à l'époque interpellé. Donc la qualité est un élément de base nécessaire.
On a la chance d'avoir un vignoble français qui fait le rayonnement de notre pays mais qui fait aussi notoriété et foi dans beaucoup d'autres vignobles. Si les vignobles se sont développés dans ce qu'on appelle les pays du nouveau monde, c'est avant le savoir-faire français qui s'est exporté. Donc on peut pas renier le niveau qualitatif de notre production, mais ça ne suffit pas.
Être de qualité aujourd'hui, ce n'est pas forcément interpeller le consommateur parce qu'il n'achète pas un produit aliment encore une fois dont il a besoin au quotidien, mais un produit qui lui raconte, une histoire qui le fait vibrer et le côté émotionnel, ça se vit en direct et ça s'explique pas juste dans un linéaire de grande distribution ou par juste la dénomination d'un produit. Prix Isabelle Bachelard, vous qui écrivez dans la revue du vin de France, vous savez ce que c'est de raconter une histoire ? Oui, je suis un peu payé pour ça.
Oui, [rires] c'est c'est formidable. C'est Mais est-ce que mais j'ai plein d'histoires à raconter. Je veux dire, j'ai pas j'ai pas en inventé.
Je ne me donne pas. Mais c'est vous qui les racontez. Ce que dit Jean-Marie Fabre, c'est que c'est aux viticulteurs eux-mêmes de de mieux les raconter.
Euh oui, mais c'est surtout qu'il faut des intermédiaires, que ce soit la presse ou et le un des problèmes, c'est le les rayons des des grandes surfaces. C'est les gens qui se servent de n'importe quelle bouteille sans savoir qui prennent une bouteille parce que l'étiquette les amuse sans savoir ce qu'il y a derrière et il voi pas la différence et ensuite ils achètent une bouteille, ils se retrouvent chez eux, ça leur plaît pas et ils disent "La prochaine fois je vais prendre de la bière." Donc c'est j'irai chez un caviste.
Et ça c'est ce qu'on espère. Donc c'est pour ça que je pense que les intermédiaires, que ce soit les restaurateurs, les someliers, les cavistes, mais aussi euh tous les restaurants qui n'ont pas de de sommelier et qui ont même pas de maître d'hôtel, ils ont des serveurs qu'il faut qu' il faut qu'il respectent le vin, qu'il le servent, qu'on vous apporte pas le des verres de vin dans des ballons tenus dans des mains. Il faut que les le service fasse comprendre que vous avez un vrai produit et qu'on fasse attention.
Il y a beaucoup de beaucoup de restaurants qui ne vend enfin il y a beaucoup d'endroits où moi je vais jamais prendre un vin au vert parce que je sais qu'il va arriver trop chaud dans un verre pas adapté. Si on est deux une fois sur deux les gens vont ils vont inverser les vins. Ça ça même quand je dis une fois sur deux fois sur trois.
Ils apportent deux verrs et heureusement que moi, je prends commande toujours deux vins différents. Donc même si c'est moi qui choisis pour l'autre personne généralement. et je prends de vin très différents pour être sûr que je vais pouvoir les reconnaître.
Vous êtes une experte donc et inverser les Oui, mais vous comprenez que le client qui demande un verre d'un un verre de d'un vin frais facile et puis on lui apporte un gros pâte à pouf un botanique euh et ben il va dire je comprends rien, j'aime pas ça et et j'arrête de boire. C'est important ce que vous dites pour les restaurateurs aussi. Bien sûr, bien sûr.
Euh il y a des pays où les vins sont vendus un peu moins chers qu'en France. Alors bien sûr, la base de la consommation mais aussi l'arrachage et et l'export dont on va parler dans un instant, ce sont des chiffres qui sont tombé hier et aujourd'hui et quientent les allées du salon Wine Paris où se sont rendus Dario, Borgogo et Benjamin d'Ar regardez, on va être des petites souris dans dans les allées du salon. C'est un salon qui est réservé aux professionnels, mais nous on vous y emmène ce soir.
Regardez, c'est le rendez-vous de l'année pour de nombreux vignerons là où ils vont négocier leur vente pour l'année à venir. Alors forcément, ils affichent un optimisme avec modération. C'est qui se vend encore dans le monde des millions et des millions et des millions de bouteilles.
Donc on va rester positif. Certes, il y a des problèmes de de production, il y a des problèmes de coût de coût de production, il y a des problèmes de de taux de change, il y a des problèmes aux États-Unis avec ben toutes les taxes qui sont là, mais écoutez, le le monde continue à fonctionner. Cela fait tout de même pas mal de problèmes.
En tête des inquiétudes, les droits de douanes imposés par Donald Trump. De nombreux viticulteurs présents à cette exposition sont là pour trouver d'autres clients. Les États-Unis, c'est 2/ tiers de ma récolte.
On peut pas dire que ça ne fait pas peur, mais ça fait 25 ans qu'on travaille là-haut. On a une bonne clientèle, on est bien implanté mais bon faut quand même pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Ce producteur de champagne a subi des effets plus immédiat.
New York, on l'a vu baisser sur les deux dernières années de 40 %. Donc c'était significatif surtout sur les cavistes parce qu'en plus là il y a des changements de consommation. Des consommateurs moins nombreux a un phénomène remarqué aussi par cette grande maison de crément alsaciens.
Malgré leurs 13 millions de bouteilles écoulées en 2025, c'est légèrement en baisse. Il y a une un désintérêt pour le vin, une baisse de consommation de la part surtout des jeunes consommateurs qu'on essaie de capter. Le cœur de cible aussi hein pour des raisons de santé notamment.
Là, on étudie une piste pour du vin bas en alcool, faible en alcool. S'adapter à ce changement de comportement semble donc possible, mais en revanche, face au dérèglement climatique, les producteurs sont souvent impuissant. Ces viticulteurs ont dû affronter récemment les conséquences de gelés inattendus sur leur vigne.
Nous avons perdu 80 % de notre récolte en 2024 et autant en 2025. Vous imaginez bien qu'il est difficile de tenir économiquement quand vous perdez autant sur une récolte. C'est vraiment, je pense, l'effet de plus préoccupant des conditions politiques, des conditions économiques sur certains marchés.
On peut se dire bon ben on vendra moins sur ce pays-là puis on va essayer de se recentrer sur un autre. On peut maîtriser mais malheureusement le climat on ne maîtrise pas. Et pourtant certains continuent de se lancer comme ce vinificateur bordelé.
C'est pas forcément facile. Après avant le nom de Bordeaux tout seul faisait le vendre la bouteille en fait et ça se vendait entre guillemets tout seul. Alors qu'aujourd'hui faut vraiment bah réussir à montrer qu'on a un réel savoir-faire.
Certains disent bah voilà ça va aller mieux l'année prochaine. Effectivement c'est pas forcément mieux et c'est même encore plus un peu la crise. Donc ouais faut s'accrocher aujourd'hui.
S'accrocher mais pour combien de temps encore ? Dans le contexte actuel 2026 semble déjà s'annoncer comme un cru économique à ses moyens. Bon avant de se projeter sur 2026, on va d'abord revoir cette année 2025 redoutable.
Isabelle Bachelard. On a eu les chiffres aujourd'hui hein de des exportations de vin français. Euh on s'y attendait - 21 % en 2025 vers l'Amérique.
C'est l'Amérique qui a fait plonger les exportations françaises. C'est un grand pays hein et on comptait beaucoup dessus. Hm.
Ça reste quand même le premier pays de destination des vins et les Américains aiment les vins français toujours. Ils aiment les vins français et en plus les vins américains sont très chers. Donc à moins que ça a changé très récemment, les vins français étaient quand même pour les gens qui qui savent les choisir relativement abordable aux États-Unis par rapport au à l'équivalent californien qui est très très cher.
Jean-Marie Fabre, une bouteille de vin français aujourd'hui aux États-Unis, il faut compter combien quand on est américain pour s'acheter une bonne bouteille de vin français ? C'est la même différence qu'en France. On peut avoir des bouteilles à à 8 ou 10 dollars, on peut les avoir à plusieurs centaines voir plusieurs milliers de dollars.
La notoriété fait aussi le prix. Euh si le fond de votre question c'est est-ce qu'aujourd'hui la taxe appliquée sur nos vins est pas un frein ? Oui, c'est une entrave tout autant que la parité dollars et euros qui nous est défavorable, nous exportateurs.
Mais vous avez raison, les États-Unis, c'est le premier pays en consommation au monde et c'est celui sur lequel la France réalise son plus gros chiffre d'affaires et sa plus grosse valeur ajoutée. Donc chaque fois que dans ce pays, nous avons avec la politique américaine des coups de boutoir en matière de menaces, de taxation sur nos pays en production et donc sur le le côté stratégique des vins français, cela tend ou distant nos relations commerciales. Et les 21 % c'est pas uniquement le fait de la taxe hein, c'est juste l'incertitude commerciale qui fait que nos importateurs n'ont pas osé mettre sur des conttainers des bouteilles qui seraiit arrivé chez eux parfois avec 200 % de menaces.
Donc ça ça a freiné, ça a distu notre relation commerciale. Mais maintenant que le doute sur ces 200 % est a priori levé pour quelques mois, est-ce que il faut s'attendre à un un petit effet rebond dans les dans les premiers mois de l'année 2026 ? C'est déjà le cas à Wayne Paris en ce moment, mais je je suis un peu plus mesuré que vous.
J'espère que le doute est levé mais avec l'administration américaine en fonction des sujets, on passe de 200 à 15 à 30 à 200, les choses changent en 24 he voir parfois en 12h. Donc on est toujours dans cette incertitude. Je pense qu'effectivement et on l'a vu, nous espérons que à la fois la certitude d'une stabilité politique française qui pouvait aussi peser et d'une relation commerciale un peu plus apaisée avec notre partenaire américain et bien les importateurs, les distributeurs qui ont fait le de qui ont un peu épuisé leur stock repassent aux achats en ce moment.
Paris, c'est une très bonne nouvelle, même si effectivement le consommateur américain va payer entre janvier 2025 et janvier 2026 une bouteille française à peu près à 30 % de plus que ce qu'il le payait en 2025. Donc c'est ça peut être un élément qui va freiner la consommation de nos produits tout simplement parce que l'arbitrage économique lié au pouvoir d'achat, il existe partout dans la planète aujourd'hui et il est lié à plein d'autres éléments dont nous sommes forcément victimes. Est-ce que le mercosour vous redonne de l'espoir pour le secteur des vins et spiritueux ? tous les accords de libre.
On a beaucoup vanté justement la filière viticol qui serait la grande gagnante de ces accords avec les pays du mercours. Vrai ? Oui, bien je le redis, la filière viticole c'est la 3è ou la seconde performance française dans la balance du commerce extérieur.
C'est aujourd'hui un secteur qui doit croître dans ses gains de part de marché à l'export et partout où les droits de droits de douine vont être abaissés ou nuls, partout on sera en capacité de faire valoir notre compétitivité et mais aussi notre qualité et notre notre avantage concurrentiel. L'Inde en est un de main, l'Afrique du Sud, le Mercossour est un très mauvais accord sur le volet agricole qui est celui de l'alimentation. Mais s'il est ratifié et s'il se met en application, il sera bénéfique pour quelques secteurs franc-france dont les vins spiritueux.
Mais je dis nous avons besoin de tous les accords de libre échange. Il faudra comme pour l'Inde qu'on sorte les accords euh agricoles, ceux de l'alimentation et de la sécurité alimentaire et qu'il permettent enfin au secteur de performance française dont les vins spiritueux de rentrer sur les marchés, excusez-moi du terme, sans avoir le cul entre deux chaises. Sandra Marceau, c'est faisable.
Alors moi je ces accords très spécifiques, dit sectoriels comme certains qui qui les défend pour qu'on comprenne bien, c'est comme si on ait fait le mercour mais que pour le vin et les spiritueux. Moi ça moi alors je ne sais pas vraiment sortir le vin des accords on se ferait concurrence les uns les autres en tout à fait il faut sortir tout ce qui constitue notre alimentation de tous les accords commerciaux regardez l'accord de l'Inde et vous mettez le vin dans quoi alors dans tous les on sort les produits agricoles de tous les accords commerciaux sauf le vin le vin aujourd'hui en Inde fait partie du traité indien avec l'aéronautique avec le luxe avec tout un tas d'autres sujets l'alimentation n'y est pas donc et bien sûr et le Japon pareil en 17, on signe un accord de libre échange en B2B sectoriel alors que c'était un marché mature, on fait plus 14 % en volume, + 18 % en valeur. Donc notre secteur ne doit plus être en permanence étiré, j'allais dire tiraillé entre est-ce que c'est bon pour une partie de l'agroalimentaire français et est-ce que les vins spiritueux peuvent pas être une balance qui pe faire rendre acceptable cet accord là.
Sandra Marceau, moi je ne suis euh pas totalement d'accord parce que on a une grande partie par exemple de produits laitiers et de fromages qu'on produit en France et qui sont reconnus dans le monde entier et qu'on exporte. Donc euh il faut faire aussi très attention, on exporte 50 % des céréales qu'on produit aussi. Et c'est pour ça que ça m'interroge.
Il faut il faut des traiter, c'est sûr, il faut bien les négocier. Moi, je suis pour les traiter parce que ça garantit justement à nos productions qui sont reconnues dans le monde entier pour leur qualité. Et c'est pas que le vin est spiritueux bien sûr si je défends évidemment énormément cette filière aussi vu la région dont dont je suis mais on a bien vu avec l'accord sur le mercour à quel point ça pouvait créer des crispations énormes de mélanger les intérêts des viticulteurs avec du poulet brésilien.
Je pense que je suis peut-être une des seules à le dire ouvertement mais je sais qu'il y a des collègues qui pensent comme moi et qui n'ont pas je suis une des seules à à ne pas m'être opposé au merci dans l'hémicycle. Moi, je dis aussi à à ceux qui chez moi travaillent de de près ou de loin dans la viticulture ou dans le cognac, quand ils s'interrogent et qu'ils prennent des positions pour soutenir leurs collègues agriculteurs dans d'autres productions, je leur dis est-ce que vous entendez aujourd'hui encore parler du CTA et du fameux bœuf aux hormones comme on a parlé et en fait qui qui est venu mais très très peu à quelques dizaines centaines de tonnes. Non.
Donc en fait ces clauses miroir elles fonctionnent et je pense que pour le Mercure, il faut pousser encore plus. Je ne sais pas quelles seront les décisions voilà ou l'application par anticipation. Peut-être qu'on pourra voir sur un un délai donné ce que ça donne, mais le CTA, on en entend plus parler.
Par contre, nos filières pour ceux qui ont voulu aller ouvrir un peu plus le marché au Canada et je termine avec ça, euh moi je sais que ça a fonctionné et à deux chiffres. Donc enfin pour certains dire on a on a exporté du vin français vers le Canada en tous les cas pour les spiritueux et pour ma région pour celle que je connais mais mais je pense pour des vins aussi. Et donc c'est pour ça qu'il faut il faut pas par puis on on est quand même dans une période euh près préélectorale euh même euh par rapport aux élections syndicales et et tout ça à mêlé euh rajoute je pense une pression énorme et je me dis moi j'aimerais bien qu'on voilà fasse redescendre la pression qu'on se mette autour d'une table et qu'on regarde les choses avec vraiment voilà du recul et et avec calme et qu'on a beaucoup vu dans les allées de Wine Paris depuis hier, c'est la place qui est aujourd'hui donnée à l'innovation et à la et à la diversification.
Et je voulais vous présenter quelqu'un ce soir puisqu'on parle de se réinventer. Bonsoir Vian Castan. Bonsoir.
Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes Vigneron des des Costières de Nî, c'est ça ? propriétaire du domaine Saint-Louis la perdrie.
Alors, vous avez réussi votre coup hier en offrant au premier jour du salon à Emmanuel Macron un flacon de votre nouvelle cuvé que vous avez baptisé for sure. [rires] Voilà, c'est bien joué. Vous avez eu l'idée dès le lendemain de la prise de parole d'Emmanuel Macron à Davos.
Comment ça s'est passé ? Racontez-nous. Pas du tout.
C'est c'était quand même en fait une ça part d'une pour moi c'est une jolie histoire qui part d'une blagounette, je te dirais. On a bien évidemment tous entendu ce fourchure des dizaines des dizaines de fois. Ma fille me le me le fait souvent à la maison et il se trouve que juste avant le salon, on chercher de nouvelles étiquettes, un petit peu des choses pour justement casser un peu les codes.
Je vous entendais parler de se réinventer. Se réinventer, c'est aussi dans le marketing, dans la communication. C'est ce qu'il y a de plus important aujourd'hui dans le vin parce qu'aujourd'hui un simple une étiquette, un discours et et et une qualité ne suffisent plus.
Même avec un prix. Euh il faut arriver à à innover, il faut arriver à intéresser les gens, il faut en fait bah se différencier des autres. Exactement.
Donc j'ai une collaboratrice qui qui est arrivée vendredi matin avec cette étiquette sur mon bureau. Tout le monde s'était marré, personne l'avait pris au sérieux et et puis moi, j'ai dit "Mais en fait, c'est c'est vraiment quelque chose qui me plaît beaucoup. Je trouve ça génial.
Donc on va le faire, on va le mettre en bouteille et puis on va le vendre et puis en plus on va aller emmerder les Américains avec ça. Donc ça c'était c'était l'idée de départ et il se trouve que dimanche matin pendant qu'on installe le stand, on nous apprend que Emmanuel Macron va passer devant le stand le lundi matin. Donc là je me dis il faut aller jusqu'au bout de la connerie, on y va la bouteille, je vais trouver un moyen de lui mettre dans la main.
Donc c'est pas juste un coup de pub, vous comptez le commercialiser là. Vous venez de passer de jours sur le salon, vous avez déjà des commandes. Alors maintenant, c'est devenu un coup de pu mais à la base c'est vraiment une cuvée qu'on comptait et qu'on compte commercialiser.
C'est simplement qu'elle elle est embouteillée dans les jours qui viennent. Donc là, on comptait la montrer sous forme de maquette, je dirais, et la venue du président a a accéléré un petit peu le processus, je dirais. Mais est-ce que vous avez eu des commandes depuis hier ?
Oui, tout à fait. Alors, c'est marrant pour le pardon du Groenland. C'est un peu alors le Groenland, non mais je pense que je vais y aller personnellement pour pour le ramener des bouteilles.
Euh non, par contre c'est étonnant, on a reçu quand même quelques quelques coups de fil de Thaïlande, de de de pas mal de pays puisque ça a été republié par le compte du président directement, donc forcément ça intéresse beaucoup de monde. Euh donc voilà, on a pas mal de de retours en tout cas positifs et et voilà, pour moi, c'est vraiment une histoire rigolote qui amène un peu de légèreté. Je je la voulais comme mettre un peu de légèreté dans dans dans la conjoncture actuelle du vin qui est plus que difficile.
Euh ça veut pas dire que je pense pas à toutes les problématiques que l'on a bien évidemment. Euh j'ai j'ai suivi un petit peu tous les débats. Oui, la viticulture aujourd'hui française elle elle elle est en souffrance.
Mais moi, je vois quand même beaucoup beaucoup autour de moi de producteurs qui soient jeunes, qui soient vieux, peu importe, de négociants qui ont envie qui qui se bougent, qui changent des choses, qui sont en train de bouger les lignes, de faire bouger les les les choses et et je pense vraiment qu'on a les moyens et et les les compétences et les équipes tout simplement et la volonté pour pour passer cette mauvaise passe. Bah oui. Bah c'est beau aussi.
Maintenant Maintenant ce qui nous manque un peu et c'est là que parfois on se sent un petit peu abandonné par les parlementaires, c'est vraiment ce soutien sur le statut du vin aujourd'hui dans la société française. Le vin doit être considéré comme partie intégrante de notre culture gastronomique. À partir du moment où vous respectez cette règle, on enlève 50 % des problèmes.
Après le reste, c'est contexte géopolitique international qui est dévasté. Ça malheureusement avec tous les guignoles qu'on a en haut, on pourra pas faire grand-chose. Et bien merci pour votre franc parler Vian Castan merci d'avoir été avec nous ce soir.
On suivra l'épopée de de Fure aussi avec vous. Donc vous avez entendu le message Sandra Marceau ? Ben alors pour ce qui me concerne avec mes collègues qui sont membres du groupe d'étude vigne 20, je crois que voilà je je pense que je réponds à la question et c'est vrai que ben l'hémiscycle aussi est représentatif de la société.
Malheureusement souvent avec des a prioris et une méconnaissance de certains sujets et c'est dommage mais moi je pense que j'essaie de faire le job le plus possible. Le mieux pour maîtriser un sujet c'est de connaître les racines du mot. Vous êtes d'accord avec moi ?
C'est le mot du jour tout de suite, c'est avec Mariette Darry Grand. On va parler de vin quoi. [musique] Oui.
La racine du vin. Alors, c'est pas les racines dans la terre argileuse, c'est la racine étymologique. C'est pas franco-français le vin, le mot vin.
Ben écoutez, si on faisait un sondage, je pense que 90 % des Français le penseraient. Mais c'est pas tout à fait aussi simple que ça. C'est certainement le vin le produit le plus universel. hein, on l'a dans plein de cultures et c'est vraiment ce que montre l'histoire étymologique.
Alors, la première étymologie, elle est évidente. Vin vient de Vinou en latin. On connaît bien une vino véritace.
La vérité vient du vin et donc le vin a été fait par nos ancêtres les Romains. La preuve, d'ailleurs, nous buvons encore aujourd'hui d'excellents cru de Toscane ou dépouill mais ça suffit pas. Deuxième étymologie, cette fois elle est grec.
Il y a ce mot Oinos qui dit 20 en grec et qui donnera bien sûr à Deline notreie. Mais alors 20 siciliens, 20 athéniens, lesquels sont les plus anciens ? Bah ni les uns ni les autres parce que figurez-vous que le premier pressoir a été trouvé en Arménie et ça fait plus de 6000 ans.
Donc cette zone de l'est là, elle a été investiguée par lesologues. Ils se sont dit "Ben, il y a peut-être d'autres acides." Vous avez parlé d'un notre président aussi dans cette zone là dit indoe européenne, il y a en effet en sanscrit en vieil indien si on veut le mot ven pourrait être un ancêtre de vin et il dit l'amitié et le partage.
Ça tombe très bien. Litré avait pensé aussi à In quelque chose comme ça en hébreu qui dit la fermentation l'effervescence. Alors vous parliez dress bah là il y en a un qui est très facile à déduire.
Le vin rend humeur effervescente, joyeuse, surtout quand il est partagé entre amis ou entre lexicologues. Oui, c'est vrai qu'on a un peu l'impression parfois que ça zigzague comme ça leur pensée. Euh alors là, c'est une autre image étymologique, Adeline, c'est celle de du sarmment, du Cè effectivement qui est tordu.
Donc là, on a encore une autre idée d'origine. Bon bref, il y en a d'autres. Simplement ce que je voulais dire là, je voulais appuyer sur le fait que certes la vérité sort du vin, mais que c'est une vérité extrêmement multiple.
C'est comme si le vin n'avait pas une origine fixe. La seule chose finalement qui est sûre et on voit bien que c'est ça aujourd'hui qui pose un peu problème, bah c'est que le vin a toujours voyagé. Voilà.
Donc, il faut qu'il voyage le vin hein. Il a toujours concerné des des échanges internationaux depuis que les phéniciens euh le transportaient dans des enfants spécial. Euh, autrement dit, il y a une route du vin, on en parle moins que de la route de la soie, mais il y a une route du vin, elle est internationale.
Elle est faite d'échange autour du monde. Alors aujourd'hui, on voit bien les menaces qui pèsent sur cette route, mais disons que comme elle est très ancienne, on peut imaginer qu'elle ne va pas s'arrêter maintenant. D'ailleurs, un dernier mot, Jean-Marie Fabre, j'entendais hier Olivier Bernard qui est le propriétaire d'un du château chevalier en pessacléan dire qu'on va manquer de vin dans les 5 ans à force d'arrachage, à force de baisse de la consommation.
Il a raison de tirer la sonnette d'alarme aussi fort. Vous partagez son pessimisme. Alors, c'est pas un pessimisme.
Je pense que pour le coup, c'est une forme de réalité. On a aujourd'hui une consommation mondiale et une production qui sont à l'équilibre. On n' pas une surface viticole mondiale qui a bougé.
Par contre, on a des contraintes fortes qui pèsent sur notre vignoble. C'est ni plus ni moins que les conséquences du dérèglement climatique. Nous sommes des entreprises à ciel ouvert et aujourd'hui, il n'y a pas une zone du monde où un ou plusieurs aléas frappent violemment quasiment tous les ans tous les vignobles.
Et ce qui fait aujourd'hui le niveau de production mondiale, ce n'est pas la capacité à produire d'un vignoble ou la surface viticole, c'est ni plus ni moins que la force et la violence de l'impact climatique de nos entreprises à ciel ouvert qu'elles subissent de manière forte et récurrente. On pourrait en parler pendant des heures, n'est-ce pas ? Même avec modération. avec modération mais merci à tous les trois d'avoir été là ce soir sur le plateau de chaque voix compte.
Dans un instant, on va parler de la PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie. C'est bientôt la fin d'un suspense qui dure depuis près de 3 ans. Mais justement, à quoi bon faire des projets sur les 10 prochaines années quand on change de président dans un an ?
Bah, ça fait un peu partie de la question qui fâche ce soir et on va en parler avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier.
Laurent, ce soir vous nous racontez une histoire à dormir debout. Donald Trump est en train de détruire une partie de la Maison Blanche. C'est vrai ?
Oui, oui, c'est vrai. Et c'est vrai que maintenant il faut toujours vérifier quand on va passer ce genre d'information, mais c'est totalement vrai. Euh Donald Trump a fait démolir l'aile est de la Maison Blanche.
Regardez sur ses photos officielles, à gauche, avant, euh à droite, après. Et vous voyez que en haut là sur euh cette photo satellite et ben il y a plus d' c'est fini. C'est un énorme chantier qui a été lancé très discrètement, très rapidement par l'administration pour ce que je considère comme un acte politique de la plus grande importance.
Vous pouvez nous rappeler ce qu'il y a exactement dans l'aile est de la Maison Blanche ? Alors cette aile, c'est enfin c'était euh un lieu discret mais très stratégique dans ce lieu du pouvoir américain. C'est l'endroit historiquement où entraient les invités au 19e siècle en Calèche où ils déposaient leurs effets.
Il y avait des accès pour la presse. C'est là qui était le bureau du courrier et le calligraphe également. Et puis surtout les bureaux de la first lady.
Bref, c'était un morceau de de soft power américain, l'aile du pouvoir civilisé, policé et Trump l'a rasé purement et simplement. Mais pour y faire quoi en fait ? Une salle de balle.
Une immense salle de balle, plus impressionnante que jamais puisque elle fera une fois qu'elle sera constrite 8000 m² pour éblouir ses invités. Mais les Américains et Washington avaient besoin d'une salle de balle. Alors, ça en fait c'est pas vraiment la question, je crois que que s'est posé le président américain.
Euh cette histoire, ce geste architectural, on va l'appeler comme ça, a d'abord une signification très politique. La rupture avec ses prédécesseurs, le début d'une nouvelle ère, démolir et reconstruire, c'est toute la vie de Donald Trump qui qui est rythmée au fond par ses par ses verbes. C'est son myth fondateur, vous le savez, le promoteur immobilier new yorkais des années 80. faire l'histoire à l'époque pour lui c'est faire du physique, c'est couler du béton, hein.
Cette ascension qui est d'ailleurs racontée dans ce biopic qui s'appelle The Apprentice, sorti en salle en 2024, qui raconte vraiment cette période de façon incroyable. Le président démolit la Maison Blanche, enfin une aile de la Maison Blanche et il vient aussi de changer le nom du Kennedy Center qui est une grande salle de spectacles qui portait le nom en hommage à JFK. Euh, il faut maintenant appeler la Trump Kennedy Center, cette salle de de spectacle.
Vous voyez, il y a il y a un concert ce soir et sur le site, c'est la Trump Kennedy Center. Donc marquer physiquement l'histoire, j'allais dire traditionnellement, c'est c'est couler du béton, c'est construire et puis poser des plaques en son nom. Et bien Washington, Donald Trump a fait les deux dans ce second mandat qui est quand même très très différent du premier.
Mais pardon, les chefs d'état modifient rarement leur palais, voire n'en déménage jamais non plus. Oui, et c'est ça qui est intéressant dans cette histoire. C'est rarissime hein parce que le palais est toujours la clé de voûte du pouvoir central.
Versailles évidemment a survécu au roi puisque les députés, les sénateurs vont à Versailles lorsque le Congrès est réuni pour modifier la Constitution ou écouter une adresse du président. Puis l'Élysée ne se transforme pas. En tout cas pas aussi simplement que ça.
La salle des fêtes de l'Élysée a fait l'objet d'une rénovation au début du premier quinquena Macron. Mais on on a rien détruit. On a fait des travaux en douceur et peut-être qu'on a donné à l'époque envie à Donald Trump d'en avoir une aussi.
Bah forcément les Français inspirent tout. On sait très très bien. Le le déménagement de l'Élysée qui d'ailleurs était une idée du du de Charles de Gaulle, on dit pas assez souvent parce que Charles de Gaulle a été le premier à considérer et tous les présidents après l'ont dit que c'était plutôt un endroit très mal foutu pour travailler.
L'Élysée, c'est pas du tout un lieu pour pour travailler. Et bien cette idée est inimaginable. de Gaul voulait installer l'Élysée à Vincen s'il avait euh enfin en tout cas le le palais présidentiel.
Ailleurs dans le monde, il faut une révolution euh comme à Berlin on a fait du neuf pour que le bâtiment euh euh symbolise la réunification, cette chancellerie. Ou alors il faut un dictateur mégalo. C'est en Roumanie où Chaoueskou, vous savez, avait fait bâtir cet immense palais en plein cœur de Bucarest pour que le bâtiment qui symbolise le pouvoir change de place ou de physionomie.
Il faut vraiment quelqu'un d'un peu fou ou en tout cas une révolution. Le reste du temps, le chef de l'État ne fait que passer dans les lieux du pouvoir et donc Donald Trump a cassé cette règle en fait. enf, il agit, je pense, en en propriétaire plus qu'en locataire de l'histoire.
Et d'ailleurs, c'est c'est fou, c'est Barack Obama qui avait prophétisé cette histoire lors d'un dîner des correspondant de presse en 2011 euh où par tradition, vous savez, dans ce dans ce dîner, le président prononce toujours un discours truffet d'anecdote. Ce soir-là, en présence de Trump dans la salle, Obama s'était amusé à imaginer un Donald Trump à la Maison Blanche et regardez ce qu'il dit. Alors, voyez, c'est fou parce que quand même c'est c'est assez prophétique.
Trump riz jaune dans la salle mais 15 ans plus tard, je crois qu'il tient sa vengeance en imprimant sa marque dans la pierre de Washington et il a fait de ce gag visuel qui a fait rire tout le monde une réalité. Merci beaucoup Laurent. On passe à la question qui fâche.
Ce sont trois lettres explosives. PPE programmation pluriannuelle de l'énergie. C'est le document qui définit comment la France va consommer et produire son énergie dans la décennie à venir pour chauffer les maisons, pour faire tourner les usines ou faire rouler les véhicules.
L'enjeu est donc colossal. Le gouvernement publiera ce document cette semaine et il était temps puisque ça fait plus de 2 ans qu'on attend cette feuille de route. J'accueille sur le plateau de chaque voix compte Jean-Luc Fugit.
Bonsoir. Bonsoir. Député EPR du Rô.
Julie Lernes bonsoir. Député écologiste de Loire Atlantique et Maxim Blard. Bonsoir.
Député rassemblement national de la Meuse. C'est Maité Frémont qui vous pose ce soir la question qui fâche dans la question qui fâche beaucoup beaucoup de bruit. [musique] Il le crie au effort PPE trois lettres pour permettre de saisir les prochaines règles du jeu en matière d'énergie.
Ce midi, près de l'Assemblée nationale, les acteurs de la filière éolienne et solaire veulent se faire entendre. Nous, on est au pied du mur aujourd'hui. Si ce texte ne sort pas, on aura des dizaines de milliers de pertes d'emploi.
C'est très flou et on a peur justement et les dernières annonces nous font craindre qu'on sacrifie une filière au profit d'une autre. Pro renouvelable mais aussi pro nucléaire attendent depuis plus de 2 ans et demi cette fameuse feuille de route. La France [musique] prend beaucoup de retard et rester dans l'impasse faute d'entente politique.
Alors dimanche dernier, le premier ministre accélère et annonce dans la presse régionale on parle depuis 3 ans de la prochaine programmation pluréannuelle pour l'énergie. Elle sera enfin signée en fin de semaine prochaine par décret. Oui.
En raison de l'urgence. Alors que [musique] comporte ce texte ? la réduction de la place des énergies fossiles, le développement des énergies renouvelables, mais aussi six réacteurs nucléaires de nouvelles générations en construction avec la possibilité d'en construire h de plus.
Nous avons besoin de nucléaire et nous avons besoin de renouvelable n'en déplaise au rassemblement national et à la France insoumise. Pas satisfaisant du tout pour Marine Le Pen qui veut beaucoup plus de nucléaire. Les objectifs de cette PPE sont intenables, fondés sur des illusions pour ne pas dire des mensonges.
Il est encore temps d'arrêter cette folie. Sans majorité, l'exécutif doit concilier avec toutes les positions. Alors, la question qui fâche ce soir : l'urgence doit-elle sacrifier le débat sur le mix énergétique ?
Maximeur, ça c'est la première question qui vous fâche. C'est la forme qui vous met en colère, le décret. Pourquoi ? parce que la loi exige de de passer d'abord par une loi dans l'Assemblée nationale et au Sénat avant de déployer ce décret-là tout simplement.
Donc en plus de se mettre en irrégularité en face de la loi, euh j'ai une autre question par rapport au titre qui a été posée, c'est quelle urgence ? Quelle urgence ? Quelle est l'urgence aujourd'hui qui justifie cette publication de PPE ?
Parce que n'en déplaise à certains, il n'y a plus d'urgence. RTE nous a publié un rapport début décembre qui faisait état de la consommation notamment d'électricité en France. Cette consommation, elle est en berne notamment parce qu'il y a une explosion des prix de l'électricité 40 plus de 40 % depuis 2017.
Donc cette cette consommation étant en berne, il y a plus urgence à déployer une nouvelle capacité de production de l'électricité. Pour avoir quelques chiffres, en 2025, on a produit 544 TW d'électricité, dont 92,5 exportés. On a si on augmente le facteur de charge de notre parc nucléaire encore sous la main 30 à 40 TWh et EDF a déjà d'ors et déjà lancer son programme de power up donc d'augmentation de puissance de chaque réacteur ça fait 15 TW en plus qui pourrait arriver dans les années à venir.
Donc en tout un potentiel de production de 600 TW. RTE nous dit dans le meilleur des cas et c'est pas la trajectoire qu'on a pris aujourd'hui dans le meilleur des cas en 2035 on consommera 580 TW d'électricité. On a factuellement pas besoin de déployer de nouvelles capacités de production d'électricité d'ici à 2035.
Jean-Luc Fugit, il y avait pas d'urgence comme le dit Maxime ? En fait, si monsieur Amblard était cohérent, il pourrait même dire qu'il y a vraiment une urgence au contraire puisque en fait si la PPE3 n'est pas publiée, celle qui s'applique, c'est la PPE2. Or la PPE2, elle demande de fermer 14 réacteurs nucléaes.
Alors vous qui défendez le nucléaire après que madame Le Pen expliqué en 2012 qu'elle était plutôt contre le nucléaire. Donc je trouve ça assez au contraire incohérent. Et donc il est urgent justement de de publier ce PPE2 PPE3 par vous comprenez les mois que suscitent le fait que ça soit que ça passe par décret alors que il y a eu un débat au parlement.
Alors il y a eu un débat au Parlement, il y a eu des heures et des heures de débat. On va se parler très franchement. Euh, on a une un blocage à la fois politique et un petit peu surtout sur ce sujet idéologique qui fait qu'aujourd'hui on narrive pas à avoir un consensus sur le contenu programmatique qui inclurait à la fois du renouvelable et à la fois du nucléaire.
Ce que moi je défends avec le groupe ensemble la République, le fameux mix énergétique, cette fierté française qui fait qu'aujourd'hui si on regarde ne serait-ce que la partie électrique quand on a 95 % de notre électricité qui est décaronnée, c'est une chance, c'est une fierté. C'est 2/3 de nucléaire, c'est un tiers de renouvelable. Et puis vous savez euh l'urgence c'est tout simplement le les employés des différentes entreprises des énergies renouvelables qui nous l'ont rappelé cet après-midi la semaine vous rendez compte euh tous ces toutes ces personnes qui travaillent qui risquent de perdre leur emploi alors que les énergies renouvelables c'est une production chez nous et aujourd'hui on doit continuer à développer le renouvelable et le nucléaire aussi pour tout simplement faire en sorte non marcher si je peux m'exprimer ainsi sur nos nom de jambes pour tout simplement continuer à sortir tes énergies fossiles parce que le vrai objectif c'est c'est de sortir de cette dépendance aux énergies fossiles qui nous fait dépendre de pays qui sont pas toujours des pays amis, sont des pays parfois hostiles, instables.
Et c'est aussi un problème de balance commerciale bien entendu, 200 millions d'euros par jour d'importation de pétrole ou de gaz fossil et c'est aussi une urgence évidemment climatique puisque en sortant progressivement des énergies fossiles, en ayant et du renouvelable et du nucléaire sur le sol français, et bien on produit une énergie bas carbone et ça c'est évidemment nécessaire pour notre climat. On peut rappeler aussi ce chiffre. La France importe près de 60 milliards d'euros d'énergie.
Oui, c'est sur les 200 millions d'euros par jour dont je parlais, ce qui fait environ 60 jules. Tout à fait. Est-ce qu'il trouve grâce à vos yeux euh ce ce cette programmation pluriannuelle de l'énergie telle qu'on de ce qu'on en sait aujourd'hui ?
Puisque en plus, il faut préciser que pour l'instant, il y a quelques pistes qu'a livré Sébastien Lecornu. On comprend qu'il y aura plus de nucléaires avec des nouveaux réacteurs EPR 6 plus une option sur H8 autres. Mais dans le mix énergétique, il y a plus de moratoire sur les énergies renouvelables et ça c'était le combat des écologistes.
Bonne nouvelle. La semaine dernière, il y avait un moratoire sur le photovoltaïque puisque il y a 30 GW de photovoltaïque qui est déjà installé sur notre sol et 10 qui est en fil d'attente pour être raccordé. Une PPE, les scénarios sur lequel travaillait le gouvernement.
J'ai rencontré monsieur l'Escure à plusieurs reprises, c'était 35 GW pour 2030. tout le monde comprend que du coup on détruit carrément des projets qui sont déjà sur la table et 42 en 2030 c'est aussi une destruction de la filière et un moratoire parce que plus aucun nouveau projet euh peuvent voir le jour. Aujourd'hui, on parle de un R3 donc plutôt d'être autour de 47 GWh, ce qui est un gros ralentissement de la filière.
Ça lui permet de survivre mais c'est un gros ralentissement. Aujourd'hui, les salariés qui étaient présents, c'est pour mettre des visages aussi sur les 150000 emplois directs et indirects dans les énergies renouvelables. Ce sont des emplois qui sont ancrés dans nos territoires, qui sont non délocalisables et qui étaient en train d'être rayé d'un trait de plume.
Donc oui, il y a une urgence à avoir une stratégie énergétique parce que sans programmation pluriannuelle de l'énergie, il y a plus d'appel d'offre pour pouvoir lancer des projets d'énergie renouvelable. Et donc euh pour moi l'opposition assez stérile euh entre nucléaire et énergie renouvelable ne vaut pas. On était en train de tuer la filière des énergies renouvelables avec la Vous êtes sur la même ligne que Sébastien Lecnu qui dit opposé nucléaire et renouvelable est une impou.
C'est pas ce que je dis. Je dis simplement que la PPE sans PPE ont tué la filière des renouvelables. C'est c'est ça qui était en train de se passer.
Ça vaut le moratoire le moratoire euh qui a été voté à l'Assemblée nationale, c'est ce que le gouvernement faisait en n'agissant pas et en n'apportant pas de stratégie. En même temps, il sortaient une PPE avec des objectifs qui allaient tuer la filière également. Donc, il y a un double combat et il y a quand même une inepsie totale.
C'est pas un choix idéologique d'être pour les énergies renouvelables. C'est pas d'être pour ou contre le nucléaire ou les énergies renouvelables. La question c'est comment on sort des fossiles.
Exactement. Et comment on sort des fossiles rapidement ? Et ben en fait les énergies renouvelables elles sont absolument indispensables.
C'est pour ça que partout autour de nous il y a une énorme croissance du photovoltaïque mais aussi de l'éolien terrestre l'éolien en mer. Et en fait la France a quand même un parc nucléaire et c'est le président de l'ASNR monsieur Abadi qui le disait à ses vœux. Il y a un problème de falaise.
Nos centrales vieillissent. En 2030, il y aura euh en 2035 serait encore prix, il y aura peut-être bientôt la totalité de nos réacteurs qui auront plus de 40 ans, l'âge pour lequel ils ont été conçus. On ne connaît pas les modalités pour les prolonger.
C'est un c'est un risque réel et donc l'effet falaise, on risque de se retrouver comme en 2022 où la moitié de nos réacteurs était à l'arrêt et on était bien compter sur des énergies renouvelables. Euh Maxime Blard, je vous voyez lever les yeux au sel parce que ce que le Rassemblement national veut c'est plus de nucléaire encore plus c'est ça. Vous vous étiez pour 14 constructions de PR.
Je corprenne les choses à la racine et monsieur Fugit l'a bien dit. C'est quels sont les objectifs ? C'est décarboner notre mix énergétique.
Ça, on est tous d'accord dessus. Mais à quel prix ? Pourquoi on déc je commence à vous faire pédaler sur un vélo électrique, vous allez produire l'électricité.
Alors, elle sera pas aussi rentable que l'électricité éolienne et elle sera encore moins rentable que l'électricité nucléaire. Donc, en fait, l'objectif derrière, c'est quand même d'avoir une électricité qui soit abordable. Parce que si, comme on se retrouve comme aujourd'hui, avoir beaucoup de production d'électricité mais personne peut se l'acheter et ça permet pas ça permet et ça ne permet pas d'avoir en coût de production pas au coup complet. 1 heure 1 heure pour un foyer français c'est 60 centimes pour le photovoltaïque pour nouveau nuire produit pas le même ne produit pas le même service que le nucléaire qui est pilotable c'est tout simplement c'est comme ça les éergies renouvelables sont pilotables puisqu'elles ont investi dans les moyens de stockage et donc il y a plus du tout il y a une maîtrise totale.
Alors dans ce cas-là, ce que je vous propose c'est que bah cette PPE3 en fait, elle est demandée par les filières renouvelables parce que derrière il y a des subvention y a derrière il y a des subvention et nu pas coupé la parole s'il vous plaît subvention ça représente un/art de la facture d'électricité des français si à travers l'accès sur l'électricité ces subvention c'est un/art de la facture d'électricité des français c'est pour l'année 2026 82 milliard d'euros 8,2 milliards d'eur pour les collectivités territoriales, les agriculteurs et quelque chose qui en fait de fait ne pourra pas survivre sans subvention. Je je veux bien entendre votre calcul mais je voudrais savoir d'où il viion de régulation mais c'est le sujet n'est pas là le sujet c'est de mettre chacun son tour chacun son tour de types de subvention il y a une aide d'un investissement quelque chose qui pourrait être rentabilisé plus tard qui on remboursera cet investissement et il y a une subvention en perfusion continue dans quelque chose qui ne peut pas être remboursé les tarifs de rachat garantie c'est exactement cette cette cette idée là parce que aujourd'hui les prix sur le marché sont beaucoup trop bas par rapport au coût de production des énergies éoliennes et photovoltaïques et c'est pour ça qu'elle doivent être que ce coût de production doit être garanti à vous répondez au rassemblement national aux acteurs de la filière nucléaire qui reconnaissent ce même dans un communiqué qui a été publié là il y a quelques jours, ils reconnaissent même l'importance du mix énergétique équilibré qui associe nucléaire renouvelable hydraulique. Ah mais on n'est pas contre le renouvelable he on est contre les énergies intermittentes.
Oui mais je désolé la subtilité ou bah écoutez on va insulter l'intelligence de personne mais expliquez-moi la différence que vous faites hydraulique est une énergie renouvelable ça fait des années des décennies que le que le rassemblemental défend l'hydraulique notamment notamment à cause du contentieux qu'on a enfin d'ailleurs réglé la semaine dernière en tout cas en première lecture à l'Assemblée nationale. Donc c'est une énergie renouvelable. La géothermie, la biomasse l'aérothermie le solaire thermique hein ce sont des énergies renouvelables.
Nous sommes absolument pas contre. Ce qui nous pose problème, c'est l'intermittence des énergies renouvel électrique qui pose problème qui désoptimise le système électrique. Non mais quand vous rajoutez des batteries, vous rajoutez un coût de production supplémentaire parce que vous êtes obligé d'joindre le coût de ces batteries à la production de vous connaissez pas la facture.
Donc c'est pas sérieux d'aller sur le nucléaire c'est trop lent parce qu'en vrai il y a une urgence une urgence. C'estàd dire dans la course entre le moment où on décide lancer un moment où 20 ans c'est trop cher les coûts sont incommensurables et le prix du nouveau nucléaire va être beaucoup plus cher que le photovoltaïque qui n'est pas rentable. Le nouveau nucléaire n'est pas rentable.
C'est pour ça que les privés ne veulent pas y aller et qu'il y a que financé par l'État et donc les impôts des français et l'État ne sait pas où chercher. Il arrivera trop tard. C'estàdire que les centrales, elles arriveront dans 20 plus ans.
Le réchauffement climatique sera déjà une réalité et en fait les elles ont besoin d'eau. C'est le premier préleveur d'eau en France et donc avec le réchauffement climatique, on va plus pouvoir refroidir nos centrales. C'est une réalité, c'est une réalité.
Je je dis juste que c'est trop lent et que c'est trop cher et que ça arrive trop tard dans le fait de sortir des si je peux me permettre, je voulais rapidement recentrer si je peux me permettre essayer d'apaiser un petit peu le le débat parce que de toute façon on arrivera pas à se mettre d'accord voilà notamment avec monsieur une stratégie on a une stratégie française d'énergie climat de la sobriété de l'efficacité du nucléaire de renouvel pour ce qui est la production on a derrière des des une planification avec la SNBC la stratégie nationale bal carbone, le plan national de l'adaptation au changement climatique et la PPE. D'ailleurs, je me demande pourquoi la PPE fait autant de polémiques alors que sur la SNBC et le plan national d'adaptation au changement climatique, on entend pas par exemple le Rassembl national. Je voudrais dire aussi que l'autre urgence, je vais y venir, c'est la question de la consommation mais sur la consommation donc on nous a dit par exemple 90 ter boîteur d'électricité ont été exportés.
Ça a été le cas en 2024, ça a été un de cas, ça sera le cas de la prê jours où elle a été exportée à des prix négatifs l'année dernière. Mais il faut aussi voir ce que ça rapporte sur l'and. Si on prend les chiffres de 2024 parce que c'est ce c'est ceux qu'on a en tête puisque 2025 on a pas les chiffres définitifs, c'est plus de 5 milliards d'euros.
Et puis quand on exporte 90 terwh d'électricité produite en France avec du nucléaire et du renouvelable, en fait on décarbone nos pays les pays voisins. Donc on contribue à la grande la grande trajectoire de décarbonation et ça c'est plutôt positif pour le climat. Donc on doit plutôt en être fier.
En revanche, l'autre urgence au-delà de la de la publication de la PPE que mon groupe et moi nous appelons depuis des mois et des mois parce que elle a fait l'objet de concertation, elle a été travaillée au Conseil supérieur de l'énergie que je préside par exemple et cetera ou siège un membre du Remembl national et cetera et cetera. Il y a eu toutes les concertations. L'autre urgence c'est quoi ?
Mais c'est la consommation. C'est pas le sujet de la production. le sujet de la production, on sait produire et on produit de manière intéressante dans le rapport de RTE qui en décembre si la consommation n'est pas là surdimensionner la production électrique pourrait entraîner des coûts échoués et des surproductions électriques à gérer à certains moments.
Alors si je peux me permettre c'est l'électrification mais pas que. c'est aussi de travailler la question des gaz renouvelables parce qu'il y a aussi dans toutes les énergies renouvelables thermiques. Faut pas oublier la question de la chaleur et donc derrière c'est tout le travail qui est déjà engagé avec l'état strage d'igge qui va aider sur le faux chaleur pour les réseaux de chaleur dans les différents territoires.
Et ce que je voudrais aussi souligner, c'est que dans nos territoires, dans nos plus petites communes, dans nos communes de taille moyenne et cetera, mais en fait nos concitoyens comme nos élus locaux sont très engagés sur la transition énergétique. Et aujourd'hui, quand vous allez faire des enquêtes d'opinion, elle se répète ces enquêtes d'opinion. Qu'est-ce qu'elle montre ?
Elle montre que nos concitoyens, ils veulent, ils sont favorables à avoir de l'énergie produite localement et évidemment des carbonés. Eux ils opposent pas renouvelable les nucléaires. Motoup entendu, il y a un mot qu'on a quand même beaucoup entendu cet après-midi à l'Assemblé nationale, c'est l'acceptabilité.
Exactement. Mais l'acceptabilité, moi je pense qu'il faut pas mes amurer l'acceptabilité d'un regardez les enquêtes différentes enquêtes ont été faites encore ce matin. Euh il y a une enquête qui a été qui est sortie en octobre dernier qui montre que 2/3 de nos concitoyens 2/3 de nos concitoyens eux acceptent acceptent de de devoir payer un petit peu plus cher l'énergie si elle est produite localement et décarbonée.
Et quand on regarde au niveau des élus, c'est une enquête qui a été présente plus personne accepte de payer plus cher l'énergie plus le coût. Ne déformez pas mes propos. Ils acceptent de payer un petit peu plus cher si elle est produite localement et décarbonée parce qu'ils comprennent l'intérêt à la fois climatique et l'intérêt de la souveraineté. 90 % 90 % de nos élus locaux ont lancé des travaux de transition énergétique majeur et eux aussi sont favorables à ce type de à à ce type d'énergie produite au localement suffit dans votre circonscription vous avez des électr en Pologne ça ne veut rien dire sur réseau électrique localement ça ne veut rien dire le temps qui nous était imparti il est 20h30 donc tout de suite c'est Bourbon Express c'est le journal de l'Assemblée nationale.
Si vous voulez pouvoir en dire un mot laissez-nous du temps. C'est Stéphanie des Pierres qu'on accueille tout de suite. Bonsoir Stéphanie.
Bourbon Express avec Stéphanie des Pierres ce soir et on commence avec une nomination qui ne passe pas, celle d'Améie de Monchalin, l'actuel ministre du budget qui va prendre la tête de la Cour des cons. Ce sera la première femme à ce poste très convoité. C'est une décision d'Emmanuel Macron. lui seul à ce pouvoir de nomination, c'est la loi.
Mais à l'assemblée, c'est un tolé dans les couloirs ce matin aux questions gouvernement cet après-midi. C'était le sujet numéro 1. Jamais personne n'est passé de la tête du ministère des comptes publics à la tête de la plus haute autorité censée contrôler les comptes de la nation.
Jamais une personne, 6 mois auparavant, ministre des comptes publics, n'a donné à l'automne un avis sur le budget qu'elle a elle-même préparé. Difficile d'être davantage juge et parti. Voilà le scandale démocratique dont vous êtes l'incarnation, vous et l'ensemble de la Macronie, la République des copains à ciel ouvert, la République de ceux qui savent qu'ils vont être sortis par les Français du pouvoir et qui avant de partir tentent de tout verrouiller.
La porte-parole du gouvernement a tenté tant bien que mal de défendre cette nomination. Amélie de Monchalin sera entourée de plusieurs présidents, de h autres présidents et il y a une organisation derrière qui permet la confrontation des points de vue et qui permet la prise de décision encore une fois de façon collégiale. Donc nous avons confiance dans le mécanisme de la cour et nous avons confiance dans la rigueur intellectuelle et morale d'Améie de Monchalin.
Bon, elle n'a pas vraiment convaincu et l'opposition veut maintenir la pression. D'ailleurs, Jean-Luc Fugit, vous pensez que cette pression, ces tensions cet après-midi, ça peut la faire renoncer au poste ? Écoutez, c'est la question faut lui poser à elle.
Après pendant ces trois quatre derniers mois, est-ce que j'ai remarqué c'est qu'on a eu une ministre des comptes publics Monchalin qui a été remarquable et je crois même que dans les couurs de l'assemblée et ça vous l'avez peut-être mesuré, il y a aussi des députés, des groupes dit d'opposition qui l'ont reconnu avec une grande maîtrise des dossiers qui a largement pris le temps d'expliquer. On a le droit de pas être d'accord avec le vote tel moment de telle ou telle mesure via un amendement, voyez, dans le cadre du projet de loi de finance. Mais en revanche, ce qu'on peut reconnaître, c'est qu'elle a fait preuve d'une très grande connaissance des dossiers, de grandes maîtrise, grande maîtrise et je pense que euh à la Cour des comptes, elle fera du très bon travail.
Donc là aussi, je trouve que la polémique est un petit peu exagérée, mais bon, c'est sûrement le lot de cette assemblée nationale. On continue avec une enquête qui a plombé le moral des députés à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Tous les ans, le baromètre du CVPOF mesure la confiance des Français dans la vie politique et cette année, la défiance atteint des sommets. 3/4 des Français estime que notre démocratie fonctionne mal.
Les chercheurs parlent carrément d'un affaissement des fondements de la légitimité démocratique. Les personnes interrogées pointent du doigt l'impuissance, l'ineefficacité du système. Et si l'on regarde plus en détail, seul 20 % des Français ont confiance dans l'Assemblée nationale.
Le pourcentage le plus bas depuis la création de ce baromètre en 2009. Et ça dégringole vite. La confiance est en recul de 4 points par rapport à l'année dernière.
Pour les oppositions, gauche et extrême droite, le responsable est donc tout trouvé. Malheureusement, c'est le reflet de la la réalité. Qu'est-ce qu'on on pay nous parlementaires ?
Bah, ce sont les élections législatives de 2024. Il y avait un seul programme, battre le Rassemblement national. Après, on se retrouve avec conséquence de cela 11 groupes dans l'hémicycle qui ne peuvent pas travailler ensemble.
Donc effectivement à la place des Français euh ben moi je me mure pas, ils comprennent absolument plus rien. Le jour où ces chiffres édifients en sortent sur la défiance à l'égard du politique, président de la République annonce la nomination de sa ministre du budget euh à un poste de contrôle et de contrepouvoir démocratique. Donc là, on a un vrai finalement gap et je pense que justement les nominations comme celles d'Amélie de Monchalin apportent de l'eau au moulin de de l'inquiétude et de la défiance que les Français portent sur leurs élus, les institutions.
Alors Emmanuel Macron, seul responsable, c'est trop facile, réplique la députée macroniste Priscato. Moi, j'invite toutes celles et ceux qui passent leur temps à trouver des coupables avant de trouver des solutions à reprendre leur courage à demain et à se dire que nous avons tous notre part des choses dedans. Nous devons tous collectivement redonner confiance dans notre capacité à faire ensemble et aujourd'hui la pluralité politique qui est à l'Assemblée nationale devrait nous le permettre parce qu'elle n'est pas notre fait.
Elle a été demandée par les Français. Au les cœurs, il y a une députée qui était députée aujourd'hui par ailleurs. Oui, Adeline n'est pas à cause de cette défiance des Français mais à cause du comportement de ses collègues.
Il s'agit de l'écologiste Léa Balage El Mariki. Nous n'aurons pas peur des propos xénophobes. Nous n'aurons pas peur de ce qu'ils ont essayé de faire avec cette niche d'obstruire.
Et alors nous allons continuer le travail transpartisant, patiemment et nous n'aurons pas peur jeudi. Qu'est-ce qu'elle jette là ? Et bien, elle jette tous ces dossiers.
Ce sont les amendements déposés par les Républicains et le Rassemblement national sur la proposition de loi pour donner le droit de vote aux étrangers non européens au municipal. Plus de 500 amendements rien que sur ce texte. Alors par ce geste, Léa Balage El Marieiki voulait dénoncer l'obstruction.
Vous l'avez compris des autres parties. Sa proposition qui doit être discutée je dis n'a plus aucune chance d'être adoptée alors qu'elle avait été votée en commission. Et on termine Stéphanie avec euh bah le le feuilleton que l'on suit évidemment ici, c'est la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
Et la star du jour, c'était Elise Luiste et présentatrice d'envoyés spécial et de Cach Investigation sur France 2, a été auditionné pendant plus de 3h. Interrogé longuement par le Rassemblement national sur l'utilisation de l'argent public à France Télévision, elle a répliqué passablement agacé. Oui, elle a une carte de crédit qui lui permet simplement de ne pas avancer ses frais sur ses deniers personnels.
Écoutez, j'en ai marre d'entendre que on utiliserait des cartes de crédit de France Télévision pour faire n'importe quoi. C'est faux. C'est archi faux.
Merci de Ça nous permet Non non non, pardonnez-moi, j'insiste. J'insiste et je vais au bout des choses. J'en ai marre d'entendre ça que les Oui, mais non, non, pardonnez-moi, c'est faux.
C'est faux. La Cour des comptes dit peut-être que nous avons des cartes corporates. Ça nous permet simplement d'avoir une avance de 2 mois que que ça nous permet d'avoir une avance de 2 mois pour que nos frais de mission soient remboursé.
Frais de mission, ça veut dire des frais de reportage. Et demain, nouveau rendez-vous pour cette commission d'enquête avec l'équipe de l'émission d'investigation de France 2 Complément d'enquête qui elle sera aussi auditionnée par les députés. Et bien nous aurons l'occasion d'en reparler aussi demain soir.
Merci Stéphanie et merci à tous les trois d'être venu ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Merci Mariat et Laurent. Merci à bonne soirée.
Merci à vous de nous avoir suivi chez vous cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez aussi bien sûr sur lcp.fr en replay.
Chaque voix contre vient demain en direct à 19h30 dans un instant des débadoc et c'est Jean-Pierre Gracien passer une excellente soirée sur la 8 et à demain. Oui.
Emmanuel Macron