Affaire Lyhanna : «Nous allons examiner l’intégralité des plaintes», affirme Gérald Darmanin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci, merci monsieur [raclement de gorge] le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, pour vous-même, pour l'ensemble du département du Gers, évidemment, je peux, comme a fait le monsieur Premier ministre, que partager l'émotion et au-delà de cette émotion, le grand sens de responsabilité qui doit être collectivement le nôtre. C'est pour cela qu'avec monsieur le ministre de l'Intérieur et monsieur le ministre de l'Éducation nationale, nous avons diligenté une enquête d'inspection qui maintenant, sous 10 jours, rendra, pour le 19 juin, son rapport et nous en tirerons des conclusions pour les responsabilités individuelles et, s'il le faut, en ce qui me concerne, et j'en suis sûr, comme mes collègues, des sanctions si de la de devait être le cas. Dans l'affaire très précise de Liana, selon les remontées des procureurs généraux qui sont, selon la Constitution et la loi organique, sous mon autorité et qui me remontent des fiches d'actes publics, c'est-à-dire le compte-rendu de ces enquêtes, j'ai pu constater que, en effet, notamment la plainte d'août 2025, qui est celle qui touche une déjà une autre petite fille, alors que les gendarmes de la brigade de avaient pris cette plainte, alors que cette petite fille avait été auditionnée longuement dans un établissement spécialisé que nous avons mis en place au ministère de l'Intérieur voilà quelques années, alors que la médecine légale avait constaté les faits de viol, alors que un expert avait été dépêché par le tribunal de Toulouse pour constater que la parole de cette petite fille était crédible, alors que les antécédents judiciaires de deux plaintes classées pour viol étaient dans les fichiers TAJ du ministère de l'Intérieur et Cassiopée du ministère de la Justice, alors que les circulaires nombreuses du garde des Sceaux, d'Éric Dupond-Moretti ou de moi-même, encore une, voilà 3 semaines, qui demandaient la priorisation absolue des plaintes sur les crimes qui touchent les enfants, il est en effet incompréhensible, monsieur le sénateur, que 9 mois après, la maman soit réentendue, que les actes d'enquête fussent faits sans jamais que le mis en cause n'ait été entendu, mis en garde à vue, ses outils numériques perquisitionnés et regardés surtout euh comment se comportait-il avec des enfants, ses propres et son entourage familial, professionnel, puisqu'il travaillait dans un cadre d'éducation nationale.
On en tirera donc toutes les conclusions, et je ne crois pas que ce soit le cas partout en France, mais comme l'a dit monsieur le Premier ministre, nous allons avec les procureurs généraux, tous les jours de cet été, regarder l'intégralité de ces plaintes pour qu'il n'y ait plus d'affaire Iliana.
Gérald Darmanin