Le fléau des faux médicaments - C à Vous l’intégrale -12/09/2025
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- M.Bouhafsi: Bonsoir. Bienvenue.
On est ensemble en direct pour toute l'actualité de ce vendredi 12 septembre avec toute l'équipe. Ce soir, une alerte de l'Agence nationale du médicament: arrêtez d'acheter des faux médicaments sur Internet, vous mettez votre vie en danger. - Pitié, vous restez appuyé sur le bouton jusqu'à ce que vous entendiez le dernier clic... - M.Bouhafsi: Au menu de votre édito?
La fin d'une chasse à l'homme aux Etats-Unis, celle du tueur de C.Kirk. - A.Bégot: C'est D.Trump en personne qui a fait l'annonce de cette arrestation.
Et j'espère que vous aimez danser? On parlera de Blanca Li. - M.Bouhafsi: Dans la Story, on ira en voyage au coeur des terres du Premier ministre, S.Lecornu.
Où faut-il que j'aille pour faire le S.Lecornu Tour? - Partout. - J'ai fait ce Tour, j'ai trouvé des personnes qui n'aiment pas trop S.Lecornu. - M.Bouhafsi: Et vous aurez, comme chaque vendredi, la lourde responsabilité de conclure l'émission.
Vous êtes aux côtés de notre chef. - Je suis aux côtés de Diego qui va nous préparer le péché mignon de F.Pagny.
J'espère que vous n'êtes pas parti sur un panini! Elle était facile... - M.Bouhafsi: Bravo! - On a des aubergines grillées, de la mozzarella, une très belle sauce tomate et des pignons de pin.
J'ai vu que tu en as déjà volé! - Ca a l'air excellent. - M.Bouhafsi: Vous avez fait cette blague, bravo!
On se retrouve après 20h pour le dîner avec F.Pagny et C.Féraud.
A la une de l'actualité, une enquête édifiante autour d'un fléau, les faux médicaments, notamment contre l'obésité. Vendus sur Internet, ils échappent à tout contrôle et mettent en danger la vie des patients. ... - M.Bouhafsi: K.Lacombe et N.Berrod sont nos invités.
Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation pour évoquer ce fléau des faux médicaments. Tout de suite, l'édito.
La Sécurité sociale fêtera bientôt ses 80 ans. Sa promesse d'après-guerre: protéger chacun d'entre nous contre les aléas de la vie. Pourtant, elle fait face aujourd'hui à un dilemme: peut-on à la fois guérir les patients et soigner le déficit? - Y.Goosz: 15 milliards de déficit l'an dernier, 22 milliards de prévisions cette année.
On est loin de l'équilibre et loin d'un accord à l'Assemblée pour trouver un accord. C'était pourtant le sujet brûlant avant la chute de F.Bayrou.
Un projet de budget avorté et dans lequel des efforts importants étaient fléchés vers la santé. 5 milliards d'économies étaient prévus sur un plan de 44 milliards. Ca ne veut pas dire moins dépenser, ça veut dire freiner la hausse de la dépense et changer de philosophie. - C.Vautrin: Il faut être conscient que la notion de "c'est gratuit, j'y ai droit" est mortifère.
Rien n'est gratuit. Nous avons le droit de nous mobiliser pour garder ce modèle. - M.Bouhafsi: Ce n'est pas parce que F.Bayrou est parti que les pistes d'économies sont abandonnées? - Y.Goosz: L'ex-Premier ministre a juste eu l'élégance de ne pas brusquer les choses et de ne pas prendre de décret in extremis avant de partir.
La patate chaude des franchises médicales est renvoyée au futur gouvernement. On rappelle de quoi il s'agit. C'est ce qui reste à votre charge quand vous achetez des médicaments.
Un plafond censé doubler et passer de 50 à 100 euros par an. Autre point sensible, la chasse au gaspi sur les affections de longue durée, avec pour objectif de stopper la prise en charge de 100 % quand le patient va mieux. Une logistique logique de réduction des coûts qui se heurte au serment d'Hippocrate. - On culpabilise les patients.
On ne décide pas d'être malade et de se soigner. Ca commence à devenir difficile pour les personnes aux revenus bas. - M.Bouhafsi: Vous partagez les réticences des médecins? - Y.Goosz: Rien de tabou à vouloir dépenser mieux, si on est capable de le faire.
La Cour des comptes estime que la santé aussi doit contribuer à l'effort de réduction des déficits, à condition que ce soit équitablement réparti. On pourrait s'inspirer de ce que fait l'Allemagne, avec son bouclier sanitaire. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce que c'est? - Y.Goosz: Payer ses frais de santé en fonction de ce que l'on gagne.
Le reste à charge est proportionnellement plafonné à votre revenu. Les Allemands les plus modestes sont pris en charge dès le 1er euro. Vous avez aussi le rapport de Nicolas Revel, actuel directeur de l'AP-HP.
Il croit au suivi à distance, à domicile, des malades, pour éviter de les prendre en charge, quand la maladie est trop avancée. De toute façon, il va falloir bouger si on veut tenir la promesse du père de la Sécurité sociale, le cégétiste et communiste A.Croizat. *-Il est permis d'envisager que demain, la Sécurité sociale assurera à tous les hommes et toutes les femmes une certitude quant à leurs possibilités de vie, la prévention des accidents, l'indemnisation de toutes les pertes de travail, tels que le chômage, et l'assurance contre tous les risques sociaux. - Y.Goosz: Sauf qu'on n'est plus en 1945.
On vit beaucoup plus longtemps. Même si ce n'est pas dans le prochain budget qu'on arrivera à en parler sereinement, on doit tous s'interroger collectivement sur la manière de préserver ce joyau que le monde entier nous envie. - M.Bouhafsi: K.Lacombe, vous êtes cheffe de service à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris.
Le risque, en réduisant les dépenses de santé, c'est que les plus précaires finissent par ne plus se soigner. Vous le constatez déjà? - K.Lacombe: C'est la population la plus vulnérable, celle qui arrête les soins le plus facilement.
A partir du moment où ils sont encore plus malades, ils impactent encore plus le budget de la Sécurité sociale. Il y a une façon de mieux utiliser l'argent que l'on a à disposition. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites ces dernières années. - M.Bouhafsi: Des choix politiques à faire? - K.Lacombe: Exactement.
On a commencé à travailler sur les arrêts-maladies. On sait que ces dépenses augmentent énormément, même s'il y a des moyens d'évaluation de l'intérêt des arrêts-maladies. Il y a malgré tout des abus.
En tant que médecins hospitaliers, on le voit tous les jours. Il y a aussi beaucoup d'abus sur l'utilisation des transports sanitaires. Des mesures ont été mises en place l'année dernière.
Sont-elles assez efficaces? On ne sait pas. Il y a aussi probablement du travail à faire sur les médicaments. - M.Bouhafsi: N.Berrod, vous avez enquêté sur le trafic de faux médicaments, notamment pour le diabète et l'obésité.
L'Agence nationale de sécurité du médicament part en guerre contre le trafic des faux médicaments pour maigrir. Ce sont des médicaments utilisés contre le diabète et l'obésité, uniquement disponibles sur ordonnance. Il vous a fallu moins de 10 minutes pour vous en procurer? - N.Berrod: Oui, c'est très simple sur Internet.
Sur des plateformes de messagerie très connues, qui ont pignon sur rue, et sur des sites de fausses pharmacies, aussi. On peut se procurer ces médicaments très vite, en quelques minutes, en donnant son adresse en France. On vous donne un prix, on peut payer via PayPal ou par bitcoins.
Mais il y a plusieurs risques. Quand on achète sur Internet, on n'est jamais certain de ce qu'on va recevoir. Ca peut être des faux.
Les autorités ont déjà saisi en Europe des stylos injecteurs contenant de l'insuline. Ca a été catastrophique pour certains patients. Ils ont été hospitalisés.
Ca peut être du faux, que l'on paye extrêmement cher. Ce sont des traitements efficaces contre le diabète et pour perdre du poids, mais ils ont aussi des effets indésirables. En dehors de tout cadre médical, il y a un risque d'en prendre trop, de ne pas prendre les bonnes doses.
Ca peut avoir des conséquences graves. - M.Bouhafsi: Le vendeur avec qui vous avez échangé se prétendait même médecin? - N.Berrod: Oui, devant son prénom, il y a "docteur".
Ca donne le sentiment qu'il est médecin. Quand je lui ai demandé s'il avait tous ces médicaments, ses réponses étaient très rapides, comme si tout était préparé. Ca m'a beaucoup frappé.
Pareil pour les prix. J'ai eu très vite une liste avec des prix pour différents dosages. J'avais l'impression que c'était un peu industrialisé.
Si ce sont les vraies boîtes, comment cette personne se les procure? - E.Eméyé: C'était quelqu'un qui était installé en France? - N.Berrod: Je ne crois pas.
Ce sont en général des réseaux hors France. Mais ce sont les mêmes produits, les mêmes circuits. Ils peuvent se vendre partout dans le monde.
Pour la France, on m'a donné 2 jours de délai de livraison. - M.Bouhafsi: Ces médicaments ne peuvent être délivrés qu'avec une ordonnance.
Ce n'est pas par hasard. Sans prescription médicale, ça peut devenir dangereux? - K.Lacombe: Ils ont été évalués pour certaines indications comme le diabète, le surpoids et l'obésité.
On ne les a pas évalués pour des personnes qui n'ont pas de diabète ou de surpoids. On ne connaît pas les effets secondaires que ça peut avoir chez ces personnes. Et surtout, le suivi potentiel des effets secondaires est très important.
Ca fait partie de l'acte médical. Quand une personne se procure ces médicaments, si tant est que les médicaments vendus soient de bons médicaments, on ne peut jamais être à l'abri des effets secondaires. Quand il n'y a aucun suivi médical, la prise en charge est inexistante.
En plus, il y a les interactions médicamenteuses... - M.Bouhafsi: Les dangers de l'automédication... - K.Lacombe: Oui.
On la connaît. Elle est responsable de l'iatrogénie, c'est-à-dire les effets secondaires des médicaments. Ca peut conduire à une hospitalisation, voire à un décès. - M.Bouhafsi: Il y a eu des patients hospitalisés à cause des faux médicaments et des contrefaçons? - N.Berrod: Oui, ce sont des seringues où il était marqué Ozempic, mais il n'y avait pas ce médicament dedans.
Il y a un patient en France qui a fait un coma hyperglycinémique après avoir pris un faux stylo. Ces médicaments ont un pouvoir amaigrissant réel. Pour faire court, ils stimulent le fonctionnement d'une hormone qui accélère le sentiment de satiété.
Rapidement, on n'a plus faim. Donc on mange moins et on perd du poids. Sur les réseaux sociaux, on voit des influenceuses aux Etats-Unis qui vendent ces traitements, si vous voulez juste perdre quelques kilos ou retrouver la ligne.
C'est dramatique car on voit des gens qui cherchent à s'en procurer, alors qu'ils n'en auraient pas besoin. L'Ozempic a un effet amaigrissant, mais il n'est prescrit que pour le diabète. On a eu pendant longtemps un problème.
Tout le monde se jette sur ce médicament pour perdre du poids et il y avait des pénuries pour les diabétiques. Ca peut aussi entraîner des pertes de chance pour les vrais malades qui ont besoin de ce traitement. - M.Bouhafsi: La justice s'est saisie de ce dossier.
Des enquêtes ont lieu actuellement. C'est un trafic international monstre... - N.Berrod: L'Ozempic est vendu partout aux Etats-Unis.
Les réseaux sont internationaux. L'Agence du médicament a saisi la justice pour enquêter sur les plateformes de vente illégale. Mais on voit apparaître maintenant autre chose.
Au-delà des stylos injecteurs, frauduleux, qu'on trouve aussi sur des sites très grand public, on trouve aussi des patchs qui rappellent le nom Ozempic, qui s'appelle GLP-1 Patch. Soi-disant, ils ont le même effet que ce médicament mais en fait...
La molécule est trop grande pour passer à travers la peau. Si on se met un patch sur la peau, elle ne peut pas rentrer. Il y a peut-être un effet dans la tête mais rien de médical. - E.Eméyé: L'Unicef a publié cette semaine un rapport très alarmant indiquant que l'obésité était désormais la première forme de malnutrition dans le monde chez les 5-19 ans, devant la sous-nutrition.
On accuse les aliments industriels ultratransformés. Pourquoi on n'y arrive toujours pas? Ca fait 30 ans qu'on dit qu'il faut manger plus sainement, que tous ces aliments sont bourrés de produits chimiques mauvais pour la santé.
Le message ne passe pas? - K.Lacombe: Ce que vous dites est très alarmant.
On vient d'avoir une étude de très grande ampleur menée au niveau international qui montre comment, en quelques semaines, des aliments ultratransformés entraînent non seulement une prise de poids mais aussi une perturbation globale du métabolisme. On a de vraies preuves scientifiques de l'effet extrêmement nocif de ces aliments ultratransformés. La raison vient du fait que ces aliments sont souvent beaucoup moins chers qu'une alimentation saine et équilibrée. - E.Eméyé: Même quand on n'est pas en crise de pouvoir d'achat? - K.Lacombe: Evidemment.
Ils ont un impact. Ce sont des aliments qui font appel aux notions de sucré, de salé, des aliments confort...
Ils sont très attirants. Il y a aussi un packaging mis en place par les industriels. On voit que derrière, c'est une histoire d'argent et de gros budgets pour les industriels. - M.Bouhafsi: On assiste à un autre trafic, l'augmentation des fausses ordonnances.
On se détourne des médecins pour se procurer des produits afin de les revendre. C'est un phénomène que vous avez constaté? Un autre moyen de faire du trafic? - N.Berrod: Oui.
Sur les traitements dont on parlait, on peut aussi s'acheter des ordonnances. C'est uniquement sur prescription. Pour l'Ozempic, il faut être diabétique.
Le Wegovy, il faut avoir une obésité importante. C'est uniquement prescrit par des spécialistes. C'était très encadré.
Il y a des gens qui obtenaient des prescriptions par des moyens détournés et qui, ensuite, achetaient le médicament avec eux. Le Wegovy ou le Mounjaro, aujourd'hui, ne sont pas encore remboursés. Même en passant par le circuit autorisé légal, ça reste à la charge du patient. - K.Lacombe: Pour le coup, les antirétroviraux qui traitent le VIH sont des médicaments remboursés à 100 % par la Sécurité sociale.
Il y a justement des trafics d'ordonnances qui se sont mis en place, avec des ordonnances falsifiées, permettant aux personnes d'avoir à la pharmacie ces médicaments et de les revendre au marché noir à des prix bien inférieurs, mais qui mobilisent des sommes d'argent très importantes. - A.Bégot: Il y a eu ce rapport de la Cour des comptes sur les pharmacies.
Il y aurait 561 millions d'euros à 1,7 milliard en 2023... - Tant que l'opercule n'a pas été ouvert, je ne vois pas de problème à rapporter les médicaments. - Les pharmaciens sont obligés de vendre des boîtes entières.
Dans certains pays, les médicaments sont vendus à l'unité. - Ce serait logique de pouvoir réutiliser les médicaments. - A.Bégot: La solution, est-ce que ce n'est pas le médicament à l'unité?
Vous avez besoin de 6 jours de traitement, on vous donne 6 médicaments. - K.Lacombe: Exactement.
Ramener les médicaments à la pharmacie, ce n'est pas une bonne solution. On ne connaît pas les conditions de conservation de ces médicaments. Ces médicaments peuvent avoir leur principe actif altéré.
Mais que les médicaments soient délivrés à l'unité, comme ça se fait dans beaucoup de pays anglo-saxons, ça permettrait de réduire les coûts. - A.Bégot: Mais les pharmaciens sont contre.
Ils disent que c'est une surcharge de travail. - N.Berrod: Oui, que c'est compliqué pour eux.
Une autre mesure préconisée par la Cour des comptes, c'est, avant de donner un antibiotique, de faire un test pour voir s'il est nécessaire d'en délivrer un. Un symptôme grippal en hiver, c'est probablement un virus. Par sécurité, on donne souvent un antibiotique qui n'a pas d'efficacité contre le virus.
On le donne dans la perspective d'une surinfection. Il y a sans doute davantage à faire là-dessus. On parle des gaspillages de médicaments en ville et chez soi.
Il y en a un aussi à l'hôpital. La Cour des comptes estime qu'il y a des marges de manoeuvre. Il faudrait que les hôpitaux aient de meilleurs systèmes de suivi des médicaments en stock, pour ne pas que certains soient périmés sans qu'on s'en rende compte.
Il y a moyen d'agir à la fois en ville, chez soi et à l'hôpital. - M.Bouhafsi: Vous constatez aussi ce gaspillage à l'hôpital? - K.Lacombe: Oui, bien sûr.
Quand les dates de péremption...
Quand il n'y a pas eu assez de contrôle, on doit jeter les médicaments. Mais dans les hôpitaux comme dans les officines, il faut un changement de comportement. - Y.Goosz: On voulait aussi vous entendre sur une nouvelle jurisprudence.
En France, désormais, quand un salarié tombe malade pendant ses congés, il aura le droit de voir son congé payé reporté. C'est suite à un arrêt, mercredi, de la Cour de cassation qui s'aligne sur le droit européen. Déjà, certains chefs d'entreprise s'en inquiètent. - Cet élément bien précis va devoir obliger l'entrepreneur à réorganiser ses plannings de travail.
Dans les entreprises du bâtiment, dans la restauration, par exemple. Je suis responsable, en tant que chef d'entreprise, du bien-être de la santé de mes salariés pendant le travail effectif. A partir du moment où vous partez en vacances, en quoi le chef d'entreprise est-il responsable?
Par exemple, du fait que vous ayez fait le GR20 en Corse, que vous en ayez bien profité et que vous vous soyez cassé la jambe ou tordu la cheville...
On est dans un système de déresponsabilisation. - Y.Goosz: K.Lacombe, vous êtes médecin.
Comprenez-vous cette décision de justice? - M.Bouhafsi: Et la colère aussi de ce chef d'entreprise? - K.Lacombe: C'est un sujet très polémique, évidemment.
Je prends position à titre personnel. Je pense qu'au niveau individuel, c'est compréhensible. Tout le monde en est heureux.
Au niveau sociétal, c'est une décision difficile à prendre dans un contexte financier très compliqué pour la Sécurité sociale. A mon avis, ce n'est pas une bonne décision. - M.Bouhafsi: Merci beaucoup, K.Lacombe.
N.Berrod, on vous lit avec plaisir tous les jours dans les pages médecine, climat et santé du "Parisien-Aujourd'hui en France". - On m'appelle Sébastien. - Ca fait plaisir de voir quelqu'un de Vernon monter tous les échelons. - C'est lui qui est Premier ministre? - S.Lecornu: Merci à la presse. - P.Larrouturou: Chaque semaine, je vous emmène en immersion.
Direction le chaudron de l'Assemblée nationale ou, encore une fois, un gouvernement a chuté. - M.Panot: Le gouvernement Bayrou a été sévèrement battu. - B.Vallaud: Pendant l'été, le Premier ministre ne préparait pas le budget mais sa sortie. - P.Larrouturou: Mercredi midi, c'était la passation.
Voici F.Bayrou qui accueille S.Lecornu.
Tout le gouvernement attend durant une longue heure sous une fine pluie. R.Dati discute avec C.Vautrin.
J'ai eu l'occasion de m'approcher...
Une info importante: on se demandait, autour de cette table, si le Premier ministre allait être également chef des armées, tendez l'oreille, la réponse est non. - S.Lecornu: Merci aux photographes et à la presse. - P.Larrouturou: "Ca va être dur de quitter les armées", c'est une petite info.
Il va quitter le ministère de la Défense. Mais S.Lecornu est ministre depuis bientôt 10 ans, on a l'impression de le connaître.
En même temps, on ne le connaît pas. Comment essayer de faire connaissance? Je sors de Matignon et je tombe nez à nez avec la porte-parole du gouvernement. ... - P.Larrouturou: Sans trucage...
Et là, je tombe sur le maire de Vernon, qui me dit ceci. - On s'est connus en 2006. Dans quelques semaines, ça fera 20 ans.
C'est un énorme bosseur. Il a gravi tous les échelons et aujourd'hui, il est à Matignon. - Où faut-il aller pour faire le Lecornu Tour à Vernon? - Partout.
Les gens sont fiers du gars du pays. - P.Larrouturou: Vous ne devinerez jamais où je suis allé...
A une heure de Paris, à Vernon, où j'ai d'abord rendez-vous avec Eddy. Bonjour, on s'est eus au téléphone. Je peux vous interroger? - Tout le monde l'appelle Seb ou Sébastien.
Il est très accessible. Il squattait souvent dans cette salle, au fond. Il prenait surtout des fruits de mer.
Il a commencé la politique à 18 ans. Il est sympathique et discret. - P.Larrouturou: Le fait que le Premier ministre mange des fruits de mer n'est pas franchement une information.
On rentre dans la mairie de Vernon. Un homme se définit par ce qu'il possède. Voici les objets S.Lecornu.
Notons d'abord ses anciens galons de gendarme réserviste...
Une poupée russe Pompidou qui rentre dans Giscard, qui rentre dans Mitterrand, qui rentre dans Chirac...
Et surtout, ce magnifique portrait sur la tranche du livre. Merci à la mairie de Vernon pour ces documents! On a continué notre déambulation. - Comment s'appelle votre grand-mère? - Marie-Claire.
Gros bisous, mamie! - Que pouvez-vous nous dire sur S.Lecornu? - Magnifique.
Il a fait évoluer la ville. C'est une bonne nouvelle pour nous. - Il avait publié sa fiche de paye dans un journal pour montrer combien il gagnait en tant que maire. - C'est un peu un ministre de remplacement en attendant la présidentielle.
Il ne va pas faire grand-chose. - P.Larrouturou: Ca commence, les critiques.
Vous n'allez pas être déçus...
Le plus important dans le sujet, c'est d'embrasser mamie Marie-Claire! Sur la place de la mairie, il y a un PMU. Je n'ai pas été déçu.
Vous connaissez mieux que nous le nouveau Premier ministre. Qu'est-ce que vous pouvez dire sur lui? - C'est lui qui a été élu Premier ministre? - Il vient d'être nommé.
Vous ne le saviez pas? - Non, je ne savais pas. C'est un copain à Macron.
C'est du copinage. Je n'aime pas l'Etat avec des copains. - P.Larrouturou: On a trouvé aussi des critiques de S.Lecornu sans trop forcer.
K.Lacombe, si vous aviez le Premier ministre face à vous, que lui demanderiez-vous? - K.Lacombe: Je lui demanderais surtout d'écouter les gens, les citoyens, la société civile.
On a essayé depuis 2 ans de dire des choses et manifestement, on n'a pas été écoutés. - M.Bouhafsi: Merci beaucoup, Paul, pour ce Lecornu Tour à Vernon.
L'affaire Jubillar connaîtra son dénouement à partir du 22 septembre devant la cour d'assises du Tarn. Son mari est détenu depuis plus de 4 ans. Il a été entendu hier pour subornation de témoins.
Il aurait tenté de joindre à plusieurs reprises une ancienne compagne appelée à témoigner contre lui. Celle-là même qui affirme qu'au parloir, près de Toulouse, il lui aurait mimé la façon dont il a étranglé Delphine Jubillar. - M.Bouhafsi: Bonsoir, D.Rizet.
Grand reporter... - D.Rizet: Ca fait plaisir de se retrouver. - M.Bouhafsi: Journaliste police-justice.
Vous publiez avec Elina Rostan et Stéphane Simon "L'Affaire Jubillar". Un mot sur Jennifer, qu'on vient d'entendre, ex-compagne de D.Jubillar.
Elle est appelée à témoigner. Depuis sa cellule, il a tenté de la joindre à 4 ou 5 reprises et a fini par lui demander pourquoi elle ne décrochait pas. C'est pour ça qu'il a été entendu hier.
C'est une forme de manipulation? - D.Rizet: Je ne dirais pas ça.
Ses avocats disent qu'il n'y a pas d'affaire. Il a eu une histoire avec elle. Elle vient le voir en prison le 18 juin.
Elle part avec tous ses vêtements. Elle prend ses vêtements pour les lui laver. Elle va lui acheter des chemises.
Elle envoie des photos des chemises aux avocats de Cédric, notamment Emmanuelle Franck, en lui demandant si c'est bien pour aller aux assises. L'avocate va lui répondre. Jennifer ne donne plus de nouvelles.
Elle ne le rappelle pas la semaine suivante. Elle a donné une interview à nos confrères du "Parisien" et elle sait que ça va être chaud. Voilà comment ça démarre.
Quand il l'appelle, qu'il lui demande de quoi elle a peur, c'est ça. Est-ce que l'infraction est constituée? Est-ce que ce sont des menaces?
Non. "Je vais te tuer si..." Ca, ce sont des menaces. "De quoi tu as peur?" Ce ne sont pas des menaces.
Quand elle sera à la barre, devant le président de la cour d'assises et les jurys, ça va être un peu plus "touchy". - M.Bouhafsi: C.Jubillar a été entendu par les enquêteurs.
On sait ce qu'il a dit? - D.Rizet: Les avocats ne veulent pas trop en parler. "Je l'ai appelé pour avoir des nouvelles de mes fringues car je ne sais pas comment je vais aller aux assises." C'est la version qu'ils donnent aux gendarmes. "C'est une histoire terminée.
Elle ne veut plus me voir." A aucun moment il ne reconnaît l'avoir menacée. - M.Bouhafsi: "L'Affaire Jubillar" est le titre de votre livre.
Il n'existe à ce jour aucune preuve irréfutable de la culpabilité de C.Jubillar. Il n'y a ni corps, ni aveu, ni arme, ni scène de crime.
C'est pour ça que ça passionne malheureusement les Français. - D.Rizet: Bien sûr.
On n'a pas de réponse. Quelqu'un qui va aux assises avec cette énorme question: est-ce que c'est vraiment lui? Le risque est énorme de condamner, comme ça s'est déjà vu, un innocent.
Tout laisse penser que la justice ne fonctionne pas comme ça, avec un faisceau de présomptions, avec un procureur de la République qui fait un point le lendemain de l'arrestation de C.Jubillar. Il dit qu'il était en train de fourrer une couette dans la machine à laver.
Il n'a fait que 44 pas dans la maison alors qu'il dit qu'il a cherché sa femme, etc. Quand on voit cette conférence de presse, où j'étais, je me dis que c'est plié, que c'est lui. C'est comme l'affaire Agathe.
C'est terminé. Eh bien non. - M.Bouhafsi: Vous avez décortiqué les documents judiciaires et les expertises techniques.
Selon vous, une information capitale n'a pas été exploitée: la téléphonie de C.Jubillar. Son téléphone a borné 17 fois dans un sous-bois la nuit de la disparition, où il n'avait aucune raison d'aller et où il n'est jamais retourné.
Cette piste pourrait rebattre les cartes? - D.Rizet: C'est la page 250 du livre.
On a trouvé des informations. Dans ce dernier chapitre, son téléphone enregistre 17 fois le même point GPS à 10 m près entre le 14 novembre et la nuit du 15 au 16. D'un seul coup, le 16, plus rien. - Pourquoi la justice n'a pas examiné ça? - M.Bouhafsi: La justice n'a pas jugé utile de fouiller.
C'est une faute? - D.Rizet: Oui.
Il va falloir que la justice aille jeter un oeil. Elle ne peut pas aller voir à cet endroit. Le téléphone de C.Jubillar consulte ce point GPS et va s'y rendre avec son téléphone.
Il y est peut-être allé ensuite en laissant son téléphone à la maison. La justice ne peut pas laisser passer ça. Un gendarme est allé vérifier sur place et a dit que ce point GPS est trop loin de la route.
Même s'il garait sa voiture au bord de la route, il faudrait transporter le corps et ça fait plusieurs centaines de mètres. Sauf qu'il y a un sentier qui passe juste derrière et qui permet d'accéder à quelques dizaines de mètres de ce point GPS. C'est un endroit qui passe devant une bergerie abandonnée.
Plus loin, un dépôt de matériaux. - M.Bouhafsi: J'imagine que des millions de téléspectateurs nous regardent et se demandent pourquoi D.Rizet a trouvé cette piste et pas les gendarmes. - D.Rizet: Parfois, ils sont dans l'effet tunnel.
On se focalise sur un truc et on n'en sort plus. Tous ceux qui nous regardent, moi le premier... "Qui d'autre que lui?" - A.Bégot: Le problème est qu'il n'y a pas de corps.
C'est la clé de l'affaire. Si on trouve le corps, on risque de trouver des preuves. - D.Rizet: Ca fait 5 ans.
Elle a disparu en décembre 2020. - A.Bégot: S'il y a bornage et corps au même endroit, l'énigme est résolue. - D.Rizet: Oui. - E.Eméyé: C'est fou que personne n'ait fouillé... - D.Rizet: La justice est parfois obtuse.
Parfois, les gendarmes et les enquêteurs disent que c'est comme ça. Dans l'affaire E.Mouzin, la PJ de Versailles dit au début: "ça ne peut pas être Fourniret." Elle disparaît en mai 2003.
On arrête un Belge mais il a un alibi. Il était à Sart-Custinne. Il ne pouvait pas aller aussi loin.
Il avait téléphoné à son fils. Pendant 20 ans, la piste M.Fourniret est écartée. - M.Bouhafsi: Un homme qui partageait ouvertement à ses proches "la tuer et l'enterrer est mon envie sans que personne ne la retrouve"...
C.Jubillar parle de sa fin. Qu'est-ce que ça dit de lui? - D.Rizet: Il le dit à son copain Sofiane...
Il le dit à Omar en prison. Il le dit aussi à sa mère. Ca dit que c'est un grand bavard, un vantard, quelqu'un qui s'intéresse beaucoup à lui, quelqu'un possiblement capable, mais il a de bons avocats.
Ce sont des propos qu'on peut tenir énervé, aviné. Il consomme beaucoup de drogues. Pour attraper quelqu'un, pour le coincer, il faut vraiment avoir des éléments.
On pense tous la même chose. Qui d'autre que lui? Mais on n'a pas les éléments.
On n'a pas d'aveux. On fait quoi? - A.Bégot: Une autre affaire a connu une accélération ces dernières heures, l'enquête sur la mort d'Agathe, joggeuse disparue en avril, retrouvée morte début mai.
Un homme d'une cinquantaine d'années a été mis en examen. Il a reconnu lui avoir donné 2 coups sans intention de la tuer. Il était connu des services de police et de justice.
Il a été condamné 2 fois pour viol. Il était sorti un an, même moins, avant les faits. Est-ce que ça pose une nouvelle fois le débat autour du suivi?
Il a eu un suivi. - D.Rizet: Ca pose une question.
Il y a des gens qui peuvent changer. J'ai beaucoup traîné dans les prisons. Un braqueur qui veut arrêter, il arrête.
Un trafiquant de stups, pareil. Pour les délinquants sexuels, les criminels sexuels, c'est beaucoup plus compliqué. Il y a une espèce de logiciel qu'il faudrait changer dans leur tête.
Il y en a qui veulent changer. Souvenez-vous du petit Yanis avec l'affaire Evrard. Il a dit aux assises: "Est-ce que je peux vous serrer la main?" L'avocat du père du gamin va serrer la main d'Evrard.
Ce dernier dit: "Je veux qu'on me soigne." C'était une machine. Un magistrat dit: "On l'a appelé Rambo." C'était quelqu'un qui ne s'arrêtait pas.
Ca pose la question du suivi. Il a fait 21 ans de prison. - A.Bégot: Et suivi à la sortie. - D.Rizet: Il faut le suivre et le surveiller comme le lait sur le feu.
On ne peut pas se contenter de dire à quelqu'un qu'il doit tous les jours venir voir les gendarmes ou les policiers, le psychologue, le conseiller d'insertion et de probation. Ce n'est pas sûr que ça se soit passé comme ça. - P.Larrouturou: Qu'est-ce que ça dit de nous?
Le grand public se passionne pour toutes ces affaires. Est-ce que ce n'est pas aussi la version la plus voyeuriste de nous? - D.Rizet: Je ne dirais pas ça.
Ca dit de nous qu'on est faillibles. On s'intéresse à ça parce que ça peut nous arriver. De plus en plus de personnes connaissent quelqu'un qui est allé en prison, qui a fait une vraie connerie, qui a tapé sur sa femme, ce qui ne doit jamais exister.
Quelqu'un qui est passé au rouge, qui a renversé quelqu'un en bagnole et qui s'est sauvé...
Plutôt que d'être des voyeurs, on est des personnes concernées. On s'intéresse à la vie des autres, même aux gens qui sont faillibles. Je suis allé voir P.Henry jusqu'à sa mort.
Je n'ai pas de fascination pour lui mais je suis allé le voir jusqu'à sa mort car c'est mon boulot. Je suis journaliste. Je n'ai pas à juger qui que ce soit.
Le monde qui m'entoure m'intéresse, aussi bien les belles personnes que quelqu'un qui a sombré, qui a peut-être envie de remonter. - M.Bouhafsi: On aura peut-être des réponses à partir du 22 septembre et l'ouverture du procès de C.Jubillar.
Je rappelle votre livre. Il est coécrit avec Elina Rostan et Stéphane Simon. Vous êtes co-présentateur de "Faites entrer l'accusé".
Restez avec nous. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.
Ne partez pas! - D.Rizet: J'allais m'en aller... - M.Bouhafsi: On commence par un policier de la BAC roué de coups à Tourcoing. - A.Bégot: Vous avez forcément vu cette image, D.Rizet, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
Ca s'est passé hier en début de soirée. Un policier était en train d'intervenir sur un banal vol de trottinette. Il a été poussé au sol, frappé violemment, notamment au visage. "Attaque inacceptable", a dit G.Darmanin, ministre démissionnaire et élu de Tourcoing. - G.Darmanin: Je vais redire ma proposition écrite, qui n'attend plus que le Conseil des ministres et le vote du Parlement, de peine minimale pour qu'il y ait un minimum et un maximum dans le Code pénal et que nous sachions quel est le tarif minimum quand on commet des actes contraires à l'intégrité de la République et à la vie en société. - A.Bégot: 3 personnes ont été interpellées, toutes mineures, d'après B.Retailleau.
Le policier est sorti de l'hôpital, mais il a le nez cassé et devrait se faire opérer. On voit la violence contre ce policier. Ce qui est frappant est que cette scène a été filmée, sans doute par ceux qui participaient.
Ils l'ont diffusée sur les réseaux sociaux. - D.Rizet: C'est courant.
Tout le monde prend son téléphone... - A.Bégot: Ce n'était pas le cas il y a encore 2 ou 3 ans. - D.Rizet: Maintenant, le premier réflexe de quelqu'un qui voit quelque chose comme ça n'est pas d'intervenir.
Une femme qui se fait agresser dans le métro, le premier réflexe n'est pas d'intervenir mais de sortir son téléphone. Ce qui me choque, c'est que cette histoire arrive parce qu'on a laissé faire jusqu'ici. On parlait des femmes frappées.
Ces histoires continuent à arriver parce qu'on a laissé faire avant. - A.Bégot: Il y a un manque de fermeté? - D.Rizet: G.Darmanin dit que...
Sauf que ce n'est pas lui qui fait la justice, ce sont les magistrats. Le ministre de la Justice peut donner toutes les consignes qu'il veut, ça veut dire que la police ira plus vite chercher un homme soupçonné d'avoir battu sa femme, mais les magistrats doivent le condamner. Il faut changer les lois. - M.Bouhafsi: Il n'y a jamais eu autant de personnes en prison.
On n'a jamais eu autant de personnes en prison! - D.Rizet: Il faut traiter les personnes en prison avec dignité.
Il faut changer certaines lois. Les magistrats ont des peines maximales encourues...
Les peines, c'est jusqu'à 15 ans. Pour des histoires comme ça, c'est 3 ou 5 ans. Il faut aller plus loin, faire des peines à 10 ans.
Et je ne suis pas pro-prison. Je suis tout le contraire. Mais pour certains délits, il faut vraiment cogner. - M.Bouhafsi: Aux Etats-Unis, la fin d'une traque. - A.Bégot: Gigantesque chasse à l'homme qui durait depuis mercredi et la mort de C.Kirk, influenceur ultraconservateur, proche de D.Trump, abattu cette semaine en plein meeting d'une balle dans le cou.
Le président américain a annoncé l'arrestation de celui qui était l'ennemi public numéro 1. - A.Bégot: L'individu interpellé serait un jeune homme de 22 ans, Tyler Robinson, aîné d'une fratrie de 3 enfants.
Son père travaillait depuis 27 ans dans le bureau du shérif. C'est lui qui aurait permis de remonter jusqu'à son fils. Les autorités avaient retrouvé l'arme du crime, un fusil de chasse, et 3 cartouches non utilisées portant des inscriptions à connotation homophobe et antifasciste. - A.Bégot: La dépouille de C.Kirk a été rapatriée à Phoenix où il vivait avec son épouse et ses 2 enfants, en présence de J.D.Vance.
Cette disparition a suscité une vive émotion aux Etats-Unis chez les pro-Trump et hors du pays. Le Premier ministre israélien a réagi hier soir. - M.Bouhafsi: E.Macron a annoncé que la France envoyait des Rafale en Pologne. - A.Bégot: Pour contribuer à assurer la sécurité du ciel polonais après les incursions de drones russes en Pologne. "Nous ne céderons pas face aux intimidations russes", a-t-il dit.
Une annonce d'abord politique, alors que la Russie et la Biélorussie ont entamé de grands exercices militaires conjoints. La Pologne a verrouillé sa frontière avec la Biélorussie. 210 km déjà sécurisés par des fils barbelés depuis 2022. - M.Bouhafsi: Le prince Harry est à Kiev. - A.Bégot: Au centre des superhumains, où sont soignés soldats et civils blessés.
C'est la 2e fois qu'il se rend sur place depuis le début de la guerre en Ukraine. Harry était cette semaine à Londres. Séquence réconciliation ou début de réconciliation avec son père.
C'est la première fois en un an et demi qu'il était reçu par le roi Charles. Ca s'est passé à l'heure du thé. Il a été aperçu mercredi en fin d'après-midi arrivant en voiture à la résidence officielle de Charles.
L'entrevue a duré 55 minutes. A la sortie, le prince Harry s'est contenté de quelques mots. Il va très bien.
Au même moment, regardez où était William. Il dégustait des brownies dans un institut longtemps parrainé par la reine Elisabeth. - M.Bouhafsi: On n'avait pas vu ça depuis les années.
Le mariage a de nouveau la cote. ... - A.Bégot: Le nombre de mariages repart à la hausse en France.
On devrait atteindre les 270 000 unions cette année, du jamais-vu depuis 20 ans. 22 000 mariages de plus que l'an dernier. On se marie chez les jeunes de moins de 30 ans et chez les plus de 50 ans.
Des mariages qui coûtent plus cher. 16 000 euros en moyenne aujourd'hui. Rires.
On était à 12 000 euros en 2007. Se tient en ce moment le Salon du mariage. Il ouvre ses portes demain à Paris, Porte de Versailles.
Nous y sommes allés pour faire un tour à la recherche des demandes les plus farfelues en matière de mariages. - On a eu une demande originale autour du thème Disney. - C'est vraiment la tête et les 2 oreilles.
C'était très gros et très lourd. - J'ai eu une demande d'arrivée en chameau. - On venait de Martinique.
On a fait une envolée de perroquets. - A.Bégot: Pas mal.
Autre tendance: les futurs mariés mettent enfin la main à la pâte. - Je trouve ça normal. Un mariage, c'est à deux. - Les choses évoluent.
Les hommes suivent. - C'est très bien que les hommes s'impliquent enfin. - Si je me marie, c'est avec un homme.
Il y aura forcément un homme investi là-dedans. - Il y a 20 ans, c'était encore les mamans qui s'occupaient beaucoup des organisations de mariage. - Votre mari était bien investi dans le mariage? - Non.
Il était d'accord, mais il n'a rien fait. - M.Bouhafsi: Il y a plus de mariages, mais moins d'enfants. - N.Berrod: Depuis 15 ans, le nombre de naissances chaque année a tendance à baisser.
On est aux années avec le moins de bébés qui naissent depuis la Seconde Guerre mondiale. Ca montre cet effondrement qui pose plein de questions sur notre modèle social. - M.Bouhafsi: Les Français ont entendu le message du président de la République? - N.Berrod: On ne le voit pas encore dans les chiffres.
Ce n'est pas aussi simple que ça. Il y a sans doute des raisons...
Peut-être que des familles ont peur pour l'avenir, de l'infertilité...
Et l'argent. - D.Rizet: J'en ai 5.
Je peux vous dire que les études... - M.Bouhafsi: Il parle à ses enfants en direct.
Un invité de marque. - A.Bégot: Quelques indices.
Il est Scorpion. Ce n'est pas un mouton. Personne?
Réponse en images. - Vous êtes Scorpion. Vous êtes né avec une triple conjonction.
Vous êtes plutôt brebis galeuse que mouton faisant partie du troupeau. - F.Pagny: C'est ça.
J'ai plutôt une grande gueule que je la ferme. - A.Bégot: F.Pagny sera à notre table ce soir.
Il nous présente son nouvel album. Retour en France aussi pour lui après avoir vécu en Patagonie. - M.Bouhafsi: Je sais que D.Rizet chante. - D.Rizet: Je chantais tout le temps dans la rédaction.
J'aime bien Jean Ferrat. Celle qui chante pour moi la belle, la rebelle... - M.Bouhafsi: Ca aurait été mieux de chanter du F.Pagny.
Merci beaucoup, D.Rizet, N.Berrod et K.Lacombe.
Dans un instant, nos invités. La légende F.Pagny fait son grand retour.
La réalisatrice du film "Nino" et C.Féraud. On sera dans l'Oeil d'E.Eméyé.
Sébastien Lecornu