Recyclage des métaux stratégiques : table ronde
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 68 %Attaque 20 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:00OuverteRéponse directe
En 2018, vous critiquiez le recyclage des métaux stratégiques. Votre regard a-t-il évolué avec les avancées technologiques ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures sont nécessaires pour améliorer la recyclabilité des matières premières critiques ?
- 20:00OuverteRéponse directe
La législation européenne sur les matières premières critiques est-elle à la hauteur des objectifs ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Les mines urbaines pourraient-elles suffire à notre souveraineté énergétique ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Quels sont les freins au recyclage des métaux stratégiques en France et en Europe ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Quelles solutions pour le recyclage des batteries lithium à La Réunion ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
sur l'excellente suggestion de Martha desridac présidente du groupe d'étude économie circulaire que je remercie les métos stratégiques qui s'agissent des terres rares du lithium du colbalt ou encore du tsten sont au cœur de notre transition écologique ils sont indispensable pour fabriquer des batteries fabriquer des panneaux solaires des éoliennes ou encore des dispositifs électroniques en d'autres termes ils sont les piliers des technologies de demain leur extraction repose toutefois sur des ressources limitées concentré dans quelques régions du monde ce qui nous rend vulnérabl à des tensions géopolitiques et à des fluctuations de marché l'exploitation minière peut par ailleurs être source d'impact environnementaux et sociaux relatif à la pollution à la destruction des écosystèmes et à des conditions de travail parfois indignes face à ces constats le recyclage des méts stratégiques apparaît comme une réponse incontournable pourtant relever ce défi est loin d'être simple les obstacles sont à la fois techniques l'extraction de ces métaux des déchets mobilise des procédés sophistiqués et coûteux économique dans bien des cas recyclés coûtent encore plus cher que d'extraire ou encore organisationnel trop d'équipement contenant ces métaux finissent encore dans des décharges ou sont exportés illégalement pour autant les opportunités sont réelle et immense la France et l'Europe ont une carte à jouer pour devenir leader dans le recyclage des métaux stratégiques cela passe par le développement de technologies innovantes par une meilleure organisation des filières de collèes de tri ainsi que par la mobilisation des acteurs industriels des territoires et des citoyens pour construire les chaînes de valeur durable nous accueillons aujourd'hui pour discuter de ces enjeux Guillaume Pitron journaliste spécialiste de la géopolitique les matières premières auteur notamment du livre La guerre des métaux rares la face cachée de la transition énergétique et numérique manuel burnan directeur général de la Fédération professionnelle des entreprises du recyclage et Olivier François président de la Confédération Européenne des industries de recyclage je souhaiterais d'abord vous entendre sur la situation du recyclage des métaux stratégiques en 2024 en France et en Europe le recyclage pratiqué aujourd'hui est-il suffisant si ce n'est pas le cas comment pouvons-nous mobiliser les politiques publiques en France comme en Europe pour améliorer le recyclage des métaux stratégiques et ainsi renforcer notre indépendance économique dans des secteurs clés pour la transition écologique je vous remercie pour votre présence et je sans plus attendre je vous laisse la parole pour un propos liminaire de quelques minutes peut-être commencer par vous on va aller dans l'ordre monsieur Pitron je vous donne la parole sur un bouton monsieur le président mesdames Messieurs les sénatrices les sénateurs merci infiniment pour votre invitation euh quelques propos liminires pour rebondir sur votre introduction nous rentrons dans un monde qui nous l'espérons tous sera bacarbone mais qui sera haute matière c'est-à-dire que à mesure que nous allons tenter et réussir à baisser nos émissions de dioxyde de carbone par la même occasion nous allons dans les prochaines décennies l'humanité et la France en particulier et vous et moi individuellement consommer davantage de ressources et les chiffres qui sont proposés notamment par différentes institutions internationales confirment cette tendance à la hausse je parle par exemple de l'OCDE qui en 2018 a produit une une étude et qui indique que en 2060 l'humanité consommera deux fois et demi plus de matière qu'ell n'ont consommé en 2011 le rapport de delat de 2023 intitulé circularity gap report indique cette même tendance et d'ailleurs conclu ce rapport par une phrase intéressante et choc il disent we live in over shoot era donc nous sommes dans une ère dans une ère de l'humanité où nous sommes shootés aux matières premières la transition énergétique et la transition numérique accélère cela ils accélèent nos besoins no matièrees premières ce sont des révolutions qui permettront de faire baisser nos émissions de CO2 mais elles vont nous faire consommer davantage de métaux et comme monsieur le président l'a dit il faut quantité de matières premières minérales et métalliques pour fabriquer des voitures électriques des batteries et également pour fabriquer des éoliennes je rappelle que l'intensité matière d'une éolienne est infiniment plus importante que l'intensité matière d'une centrale à charbon il faut 5 6 10 15 fois plus ça dépend des des des technologies vertes de ressources notamment du cuivre pour les éoliennes offshore et par rapport à une centrale à charbon j' pas dit qu'il fallait pas déployer des offshore je préfère cela descendre à la charpon mais pour autant l'intensité matière est plus forte et donc finalement nous basculons vers un monde bac carbone mais un monde haut métaux et un monde haute matière parce que nous avons besoin de matière premières tous nos besoins de la vie quotidienne pas seulement pour les énergies ou pour le numérique mais pour autant nous basculons vers un monde où la transition énergétique et numérique c'est deux transitions qui se tiennent par la main puisqueon peut pas faire de numérique sans énergies verte ça s'appelle le numérique responsable et on peut pas faire d'énergie verte sans numérique ça appelle le pilotage informatique des réseaux donc ces deux transitions sont fondées sur des matières premières des métaux des métaux stratégiques elles se tiennent la main et elles concourent à un monde au métaux et finalement ce que j'ai perçu et je serais intéressé à en parler avec avec mes voisins c'est que nous ne ferons pas un monde soutenable responsable durable si nous faisons un monde bas carbone et haute matière et en fait nous sommes engagés dans un monde qui doit être à la fois bac carbone et basse matière et bas Tau et si nous n'y arrivons pas et ben en fait notre relation notre transition sera étriquée elle aura été faite à moitié et nous sommes un peu finalement comme les comme les automobilistes au passage à niveau il y a un premier train qui passe s'appelle le train de la transition énergétique sauf que vous savez il cache un second train et ce second train c'est le train de la transition vers le monde bameto et de la transition circulaire et je suis persuadé qu'en fait la véritable révolution qui nous attend dans les 20 30 prochaines années c'est peut-être certes dans une certaine mesure très importante parce que c'est notre priorité la révolution verte mais finalement elle cache une autre évolution bien plus ambitieuse qui est la révolution basse matière et c'est la révolution circulaire dans laquelle on trouve le recyclage alors la table ronde est intitulé recyclage je suis quand même obligé de le REPER dans le contexte de l'économie circulaire au sens lâche du terme un recycleur ne peut rien s'il y a pas d'abord un échoconcepteur qui fabrique des téléphones portables recyclable parce que à quoi ça sert de fabriquer un téléphone qui n'est pas recyclable au bout du compte le recycleur restera au chômage à quoi ça sert pour un recycleur d'avoir une un écosystème de collecte des métos stratégiques qui n'est pas organisé et qui finalement ne permet pas la collecte des métos stratégiques si on ne sait pas où se trouvent géographiquement les déchets des électronique notamment ou s'ils sont éparpis au qu coin de l'Afrique et qu'on peut pas les rassembler pour pouvoir les recycler ça ne sert à rien donc en fait le recyclage fait partie de cette écosystème plus large d'active d' activité qui s'appelle l'économie circulaire qui commence par la mine responsable parce que la mine responsable est déjà une mine qui déploie le recyclage notamment le recyclage de l'eau il faut beaucoup d'eau pour pour produire du cuivre au fin fond du Chili lequel cuivre servira notamment à fabriquer une voiture électrique or l'eau doit être déjà recyclée dans les processus de de raffinage des métaux donc déjà le recyclage comment cela c'est le recyclage des matières premières qui servent au métaux et puis après il y a les leséconception il y a l'écologie territoriale industrielle comment est-ce que je récupère des ressources qui vont être recyclées donc toute cette Symbios industrielles doit être développé la réparabilité des objets l'allongement de leur durée d'usage également doivent être travaillé et puis infé en bout de chaîne de l'économie circulaire on trouve le recyclage mais le recyclage n'intervient que à la toute fin en dernier recours à l'aval de toutes ces premières mesures qui doivent être mises en place et surtout ça ça fait partie d'un tout cohérent on ne peut pas faire de recyclage sans également développer les six autres piliers de l'économie circulaire et les six autres piliers de l'économie circulaire permettent précisément de favoriser le recyclage ce recyclage est difficile il est difficile parce que en fait il est il peut-être en tout cas il est un défi il peut-être tantôt relativement aisé pour des matières premières tel que le cuivre le fer le zinc le plomb qui sont des matières qui d'abord sont produites en gros volume et donc il y a des effets de volume au moment du recyclage qui permettent en fait de baisser les coûts de recyclage de la matière de la même façon une coque en aluminium un téléphone portable se recycle très facilement parce que la coque est un aluminium pur et donc de la sorte il suffit finalement de mettre toutes les coques dans la casserole et puis de faire fondre la casserole et on récupère de l'aluminium pur en revanche il est plus malaisé lorsque le recyclage et celui des métaux stratégiques qui n'ont pas forcément beaucoup de valeur on recycle très bien l'or l'argent le palladium qui sont des métaux qui ont une grande valeur mais en revanche on réussit beaucoup moins bien les métaux qui ont une valeur tout à fait relative et surtout don la valeur de recyclage le coû de recyclage est plus élevé vous l'avez dit monsieur le Président que le coût de la du métal à la mine je vous pose une question tout à fait simple et peut-être un petit peu absconde mais est-ce que vous avez déjà essayé de recycler de la mayonnaise est-ce que vous avez déjà essayé de récupérer une vieille de mayonnaise et de séparer l'œuf du poivre du sel de la moutarde de l'huile d'olive et dire je vais faire une seconde mayonnaise avec les ingrédients de la première mayonnaise que j'avais essayé de recycler la mayonnaise elle partira à la poubelle elle partira au poules mais elle ne sera pas recycler et bien c'est pas beaucoup plus simple avec un aimant de terre rare qui se trouve dans votre téléphone portable je vous remercie infiniment d'avoir mis votre aimant en mode vibreur c'est lui qui euh per en fait le vibreur est fait de terre rares et les terres rares dans votre aiment qui fait la taille de l'UE de monculaire donc cet ément est fait de néodim une terre rare légère de fer et de bord recycler donc séparer le néodim le fer et le bord dans dans cet ément et refaire un nouvel ément à la base du premier c'est pas beaucoup plus simple que de recycler une mayonnaise et parce que le process est extrêmement complexe sur le plan technologique parce qu'il requiert beaucoup d'énergie des produits chimiques parce qu'il met du temps parce qu'il est cher finalement c'est beaucoup moins cher de retourner à la mine chercher un peu de néodî euh matière primaire par opposition à la matière secondaire qui est recyclée et donc la ulté aujourd'hui des modèles de recyclage de ces méthau stratégiques et je pourrais parler du lithium je pourrais parler également du COBAL qui se recycle un petit peu mieux mais je pourrais parler de tous les petits métau de spécialité Gallum germanium indium tental qui se recycle un peu mieux lui aussi mais tous les petits méth de spécialité qui servt au numérique sont des méthods qui sont difficiles à recycler donc toute l'enjeu va être pour les industriel en fait de développer de trouver dans les prochaines années un modèle économique qui leur permet d'être compétitif par rapport au à celui des des industriels à la mine et je terminerai juste mon propos liminire je voudrais pas tropempiéter sur ce que diront Monsieur François et burnau mais en en vous disant que l'un des défis c'est que en fait les cours des matières premières primaires sont très fluctuant et donc par définition lorsque vous avez un lithium qui côte à trois fois plus que son prix actuel et ben forcément le recyclage est d'autant plus possible sur le plan économique que quand bien même ce serait un son coût serait très très élevé il reste compétitif par rapport à un lithium qui se vend très cher la tonne inversement quand le lithium est très bas comme c'est le cas aujourd'hui le cours du carbonate du lithium ou d'hydroxyde sont très bas et bien forcément ça fait ça fragilise d'autant le modèle économique du recyclage donc les recycleurs sont aussi tributair non seulement je dirais de leur propres processus industriels et de leurs modèles économiques internes mais ils sont également dépendant d'une conjoncture géopolitique économique géoéconomique sur laquelle ils n'ont pas de prise et qui va d'un jour à l'autre potentiellement au gré des variations voir de la volatilité des cours et bien va faire fortement évoluer leur modèle économique et le modèle économique du lundi ni plus le modèle économique du mardi et donc dans ce contexte très fluctuant très changeant très instable et bien il faut réussir à faire un monde qui soit la fois bac carbone et basse matière je vous remercie je vous donne la parole merci monsieur le Président bonjour à tous donc Olivier François je suis président de la Confédération européenne du recyclage basée à Bruxelles nous avons créé il y a 10 ans maintenant cette confédération des industries du recyclage qui s'appelle yuric dans le but évidemment de d'avoir une interéaction avec les autorités européennes et les services administratif de la de la Commission et nous avons suivi évidemment avec beaucoup d'attention vous l'imaginez ce critical raw material Act ce ce cette mise en place de cette disposition réglementaire sur les matériaux critiques et stratégiques pour faire juste et immédiatement la transition avec ce que vient de dire monsieur Guillaume Pitron et que je soutiens évidemment dans dans la totalité de son intervention et juste en effet sur ce point que vous venez d'évoquer sur la variation des prix des matières et en particulier on l'a vu sur le lithium qui est évidemment un matière un métal qui est voilà souvent évoqué dans dans les médias comme étant l'élément critique pour les batteries des véhicules électriques et cetera en effet si vous regardez l'évolution du prix de cette matière c'est c'est sidérant hein on peut avoir un presque un facteur 10 sur l'évolution des prix entre un moment de tension qui était celui des années 2022 à peu près et aujourd'hui voilà donc pour investir dans du recyclage sur une matière nos entreprises du recyclage ont besoin d'une visibilité et il est absolument clair aujourd'hui que la variabilité en particulier vous le savez probablement parce que là aussi c'est souvent l'cho s'en fait souvent dans dans dans les journaux en particulier les journaux à caractère industriel comme l'Usine Nouvelle ou les échos et cetera la chimie même des batteries utilisé pour les véhicules électriques est encore à déterminer on est parti avec une chimie il y a quelques années qui était orienté sur lithium nickel cobalt et aujourd'hui c'est sidérant de voir que les constructeurs automobiles abandonnent quasiment hein cette technologie qui est mobiliséit des métaux rares et coûteux ou comme le cobalt là il faut quand même le dire hein celui-là vraiment il pose un problème puisque il y a quasiment que le Congo qui peut le le le fournir pour passer aujourd'hui au lithium ferphosphate bon donc et là désolé mais le lithium ferphosphate pour un recycleur c'est pas le Pérou hein c'est ça serait le lithium c'est le Chili mais là le lithium ferphosphate ça n'a aucune valeur je veux dire c'est c'est donc vous voyez alors même qu'on nous demande ou qu'on voilà qu'on qu'on précise dans les réglementations comme le critical rawaterial Act qui est sorti au niveau européen de de nous d'accélérer sur le problème de la du recyclage même sur ce sujet extrêmement pointu des batteries pour véhicules électriques ou pour dispositifs de mobilisation 12ce comme on dit et bien non je veux dire on peut pas investir à partir du moment où nous n'avons aucune visibilité sur quelle sera la chimie demain de des batteries qui sont utilisées nous avons au moins nous besoin pour amortir une installation comme tout le monde comme tout industriel d'au moins 10 ans de visibilité sur ce qui va se passer devant nous bon là on a absolument pas cette visibilité pourtant voyez sur un élément aussi essentiel sur le plan économique que les batteries de véhicule électriqu alors je vous parle pas évidemment des petits objets comme ce qu'on peut trouver dans l'électroménager ou et cetera bon ça c'était un premier point et je pense qu'effectivement cette question de la variabilité des prix qui ne nous permet pas hein d'avoir cette visibilité pour investir est absolument essentiel alors je voudrais aussi vous l'avez dit Monsieur Pitron tout à l'heure évoquer sur par exemple la question des aimants permanent cette fois-ci je vais pas parler dans mon introduction là des des batteries pour véhiculle électrique ou ou ou équivalent mais cette fois-ci sur les aimentss permanents parce que là aussi on nous oppose souvent en disant bah pourquoi les recycleurs vous ne recyclez pas le les terres rares qui ne sont pas rares he par ailleurs vous le savez tous je l'espère les terres rares qui sont dans les aimants permanents et et je pense vraiment que votre image monsieur Pitron de la mayonnaise est parfaitement adaptée bien sûr qu'il y a des aimants permanents qui contiennent des terrains c'est vrai mais d'abord en quantité extrêmement faible et démêler si j'ose dire comme vous l'avez utilisé dans votre image démêler les terres rares le néodimme par exemple qui va se trouver dans un aimant constitué essentiellement de férite c'està-dire d'oyde de fer je veux dire c'est c'est franchement c'est une opération qui du point de vue économique ne tient pas la route voilà il faut il faut être clair là-dessus bon et par ailleurs j'ajouterai aussi que on on on flèche souvent les appareils électroménagés comme contenant voilà des des éléments comme les terrain bon il faut quand même que tout le monde sache bien que les app électroménagés grand public sont des appareils bon marchés s'ils sont bon marchés c'est qu'ils ne contiennent rien qui a de la valeur c'est juste une totologie ce que je dis là mais c'est une une évidence qui est pas souvent relevée on trouve des matériaux en concentration importante et qui du coup concentrre une valeur importante dans des objets technologiques et vous l'avez dit Monsieur Pitron par exemple dans les moteurs ou les transformateurs qui sont dans les nacelles des éoliennes là oui on va trouver effectiv ement des aimentss permanents contenant en effet une concentration significative de terr rare mais dans ce cas-là on va pas les détruire on va les réutiliser c'est comme pour les voitures électriques vous avez des moteurs électriques dans une voiture électrique qui en effet contiennent à la fois beaucoup de cuivre et à la fois des aimentss parfois permanents mais je sais que vous avez effectivement produit plusieurs rapports intéressants sur cette question pas toujours hein puisque les moteurs synchrones peuvent éviter les les aimentss permanents mais dans un certain nombre de cas aujourd'hui contiennent des aimentss permanents avec avec des terres rares mais mais enfin on va pas les détruire je ve dire on va pas les détruire pour les pour aller chercher le le l'œuf l'huile et et et les éléments qu' qui le composent on va pas faire ça pourquoi parce que les les moteurs électriques dans une voiture électrique ils peuvent vivent au moins un million de kilomètres c'est on n plus du tout dans le même modèle économique que les moteurs thermiques un moteur thermique tout le monde est bien placé je pense ici pour savoir qu'en général quand on arrive à 200000 km tout ça ça commence à poser des soucis moteur électrique pas du tout et un moteur électrique si le véhicule électrique pour différentes raisons demain quand il sera en fin de vie doit doit être recycler les moteurs électriques on va surtout faire ce que maintenant d'ailleurs et je laisserai la parole à Manuel burnan donc le directeur général de Federec pour en parler la Federec a ajouté un r dans son nom c'est parce que jusqu'à maintenant il y avait recyclage il y avait un seul r dans fedérg pour recyclage maintenant il y a deux r le deuxè r C'est réemploi je toute cette histoire ici doit vraiment ne pas faire perdre de vue le réemploi les moteurs électriques qui sont dans les véhicules électriques il faut les réemployer comme je l'ai dit aujourd'hui on est sûr d'un million de kilomètres avec mais si ça se trouve c'est plus et donc ça serait absurde de de de d'aller chercher le cuivre ou ou les terrires qui sont dedans il faut les réemployer pour ce qu'ils sont ça a beaucoup plus de valeur dans ce sens voilà bon donc ça je pense que c'est vraiment très important et juste effectivement pour pas abuser de de ce temps d'introduction vous l'avez dit monsieur Pitron vraiment on passe en effet d'un modèle économique entièrement basé sur le carbone à un modèle économique basé sur le métal votre introduction était très claire sur ce sujet et je ne peux là aussi que vous soutenir dans ce dans cette approche sachez garder en mémoire que une simple éolienne offshore il y a différents modèles mais on va prendre une moyenne c'est 1000 tonnes d'acier 1000 tonnes d'acier juste pour une éolienne offshore bon donc oui c'est vraiment clair que on a une une une ution extrêmement rapide dans ce dans ce domaine et que si on veut avoir un outil de production électrique à la hauteur que ce soit une centrale nucléaire elle aussi il faut beaucoup d'acier et et ou une simple éolienne c'est des quantités de métaux considérables sans parler même voyez de criticité ou de de métau stratégique et puis une toute dernière voilà une toute dernière incise justement puisque je viens d'évoquer les réacteurs nucléaires c'est c'est l'acier inoxydable on en parle peu on parle de l'aluminium on parle du cuivre mais la su inoxydable est le vrai traceur du caractère industriel d'une nation c'est ça le vrai traceur regardez un réacteur d'avion quand safran fait un réacteur d'avion c'est de l'acier inoxydable qui compte hein c'est pas de l'aluminium du cuivre ou quoi que ce soit d'autre c'est c'est c'est de l'acier inoxydable l'acier inoxydable juste termine sur ce chiffre en Europe 95 % de l'acier inoxydable qui est fait en Europe dans un objectif vraiment de haute technologie industrielle c'est ça l'acier inoxydable il est à 95 % fait à partir d'acier inoxydable recyclé ce chiffre est peu connu mais c'est un chiffre extrêmement important et si demain vraiment l'Europe et la France devaient euh se diriger vers euh vraiment une industrie ou une réindustrialisation enfin personnellement il me semble que c'est vraiment dans ce domaine vraiment de la haute technologie qu'il faut aller c'est c'est c'est ça l'avenir de not de nos régions c'est de la haute technologie basé sur des métaux comme l'acier inoxydable la réalisation de d'avion voyez de centrale nucléaire bon voilà c'était juste pour donner une sorte aussi de vision voilà sur c'est quoi vers quoi devons-nous aller demain je vous remercie merci je vais donner la parole à monsieur Bur oui bonjour à tous je reviens sur 2 minutes effectivement le sujet du du réemploi qui est un axe fort de développement pour la la Fédération Fédération Française du recyclage du réemploi et l'économie circulaire on a dit bah les EC à la fin en tant qu'affaire ça s'appelle économie circulaire un axe for aussi sur l'innovation puisque dans la révision de statut qui a eu lieu au moment de de polutch voilà on a décidé de je dirais de de s'associer de d'intégrer en notre sein l'ensemble des entreprises de l'innovation du secteur et de manière à avoir cette vision un peu scientifique affiner et ses perspectives pour donner essayer de donner quelques éléments de réponse à la question de Jean-François longgeot sur le bilan 2024 et pour faire le lien avec nos sujets la profession elle a un semble d'expérience une expérience sur lesp catalytique par exemple on a vu effectivement rappelez-vous C ces Po cathétiques qui sont arrivés il y a une trentaine d'années déjà un CME de de pratique pour aller récupérer des composants en petite quantité donc il y a une première expérience avec effectivement ce qu'on a pu constater c'est que la tendance des metteurs en marché considérant la valeur de ces matériaux au début bah au fur à mesure des générations de voitures et on fait le parallèle avec ce qui s'est passé sur les batteries mettre des matières à moindre valeur donc voilà il il y a cette première expérience il y a sur les déchets électriques électroniques qui est la filière en France qui est la plus mat euh je dirais et qu'elle est une des plus performantes pour le coup en Europe puisque l'organisation qui a été définie par la France avec des des unités très sectorisé une pour les réfrigérateurs une pour les petits appareils en mélange une pour les machines à laver donc des technologies séparées ça a permis à la France et au secteur du recyclage de faire quand même des une belle belle performance dira technique et économique de récupération des matières toute matière que ce soit les matières stratégiques qui ont été évoqué mais également les plastiques ou tout tout le le PO l'urétane qui qui dans les dans les mouses d'isolation des des réfrigérateurs donc voilà je dirais un cas d'exemple réussi euh on a également l'exemple des des cartes électroniques où je dirais la la la profession a a su a su progresser sur ces sujetsl je pense que pour le futur on a bien cerné qu'effectivement par rapport au gisement il y a nombre de domaines et et il faudra on pourra pas se généraliser c'estd qu'il y a il y a le sujet des panneaux solaires il y a le sujet des batteries et on on a effectivement sur le marché à peu près 200 chimies alors je pense des parle aux batteries des véhicules électriques hybrides électrique hybride à peu près 200 chimies de batteries qui ont été testé on a ce même phénomène sur les panneaux solaires qu'au fur à mesure qu'on réfléchit entre la performance du panneau solaire son prix de revient par rapport au matériaux qu'on va mettre dedans bah il y a des équations permanentes qui évoluent et je dirais on n pas encore stabilisé tout ça alors j'ai l'impression que sur les batteries automobile on est en train de se stabiliser un peu et notamment on a on a ce sujet majeur de du risque incendie vous savez que le lithium donc au contact de de l'humidité ou de l'eau prend feu on a pu témoigner notamment dans cette assemblée des drames que que génère cette cette dissémination des batteries lithium dans tout un tas de produits et le risque considérable qu'on a aussi bien pour les les particuliers hein que que les entreprises et donc on a aussi ce cette question du risque qu'on doit prendre dans dans notre réflexion globale et voilà on est dans un un petit peu un apprentissage collectif pour essayer de mettre un peu deux trois exemples mis en perspective moi je dans les drivers je dirais les les éléments moteurs de cette économie circulaire on a eu conjointement avec l'État cette réflexion sur comment aider le recyclage en général par rapport à l'enfouissement et donc le le choix qui a été pris par la France ces dernières années on a vu que ça a aidé je vais prendre un exemple qui est celui des Résid broyage léger alors ça vous parle peut-être pas mais quand vous broyez une voiture vous avez une fraction aspirée donc tout ce qui est textile mousse et cetera c'est ça part dans une fraction aspirée très longtemps cette fraction elle a été mise en centre de stockage et et le fait que le prix de la misise en des charges est augmenté bah ça a permis aux entreprises de recyclage de développer des technologies et de rentabiliser un processus alternatif qui est celui de la valorisation donc là c'est c'est un bon retour d'expérience sur effectivement comment un élément de marché des disposition je dirais de l'État ont favorisé le recyclage et il faut dire que au cours de ces 20 dernières années enfin le monde du recyclage donc nos installations ont ont acquis un niveau de développement de technologie considérable aujourd'hui les l'intelligence artificielle est est largement déployée dans nos installations euh on utilise toutes les techniques je dirais qui étaient peut-être à l'industrie minière au départ ont été transposé à l'industrie du recyclage et d'autres arrivent sur la lecture atomique moléculaire que soit des des molécules de de plastique ou d'autres d'autres composants euh voilà et puis pour terminer avant de pour rester sur ce premier niveau d'introduction peut-être un point d'attention sur les alliages c'estàdire que quand on part du minerai on on fabrique un alliage avec une qualité attendue par rapport à une nécessité technique nous quand on est sur le recyclage euh on va être capable de dissocier un S d'éléments euh mais on aura une nuance sur les aciers les aciers vous savez qu'ils sont séparés par magnétique apparément les aluminiums sont séparés par par induction euh et donc ça veut dire qu'on va regrouper les différentes qualités d'aluminium après ça maintenant on est en train de construire l'étape d'après c'est-à-dire de séparer les différentes nuances d'aluminium en fonction des éléments d'alliage et le travail bon il reste à faire sur le cuivre donc voilà juste qu'on est en tête que le recyclage quand on creuse c'est quelque chose d'extrêmement complexe bien je vous remercie je vais donner la parole à Martha de Sidrac présente du groupe d'études économie circulaire merci présid prident mes chers collègues messieurs les intervenants je souhaite intervenir en ma qualité de présidente du groupe d'étude économie circulaire et je remercie monsieur le Président longjau d'avoir retenu ma proposition d'organisation d'une réunion de commission sur le thème crucial du recyclage des Méthos stratégiques qui constitue un enjeu central pour l'économie circulaire vous l'avez rappelé d'ailleurs messieurs les intervenants dans vos propos introductifs déjà très riches en fait de réflexion sur lesqueles nous auront l'occasion de revenir dans un contexte d'augmentation exponentielle de la demande au niveau mondial en raison du développement des produits nécessaires à la transition écologique il est plus que jamais nécessaire de sécuriser l'approvisionnement en en métau stratégique cela a effectivement été rappelé le recours aux métaux recyclés permet de renforcer cette sécurité d'approvisionnement tout en minimisant l'empreinte environnementale de l'extraction en favorisant les sorts en France de de l' industrie verte avec les limites qui ont été rappelé là encore par notamment Guillaume Pitron donc cette cette montée en puissance en fait du recyclage que l'on souhaite se heurte à des contraintes à la fois techniques et économiques et néanmoins apparaît aujourd'hui comme une priorité elle nécessite une mobilisation aussi bien en amont en favorisant l'écoconception des produits incorporant des des métaux stratégiques qu'on avale en développement des filières de collè de et de recyclage adéquate ma première question s'adresse plus particulièrement donc à Guillaume Pitron en 2018 dans votre livre La guerre des métaux rares votre approche du recyclage des métaux apparaissait particulièrement pessimiste vous déploriez je cite les promesses d'issus du recyclage lié à la difficulté technique de séparer les différents composants dans d'un alliage vous avez évoquer l'exemple de la mayonnaise donc je reviens sur sur ces propos-là 6 ans plus tard votre regard a-t-il évolué malgré tout les avancées technologiques récentes et la généralisation des démarches d'écoconception ont-elles selon vous contribué à rendre le recyclage des métaux stratégiques plus économique plus écologique en tout cas est-ce que cela en prend le chemin puisque vous faites un constat mais j'aimerais savoir dans quelle trajectoire selon vous aujourd'hui nous nous inscrivons ma deuxème question est relative aux politiques publi national lors des assises des déchets 2024 à Nantes la ministre agè panier runaché a annoncé le lancement d'un plan qui viserait à adopter d'ici mai 2027 donc demain des mesures pour améliorer la recyclabilité des matières premières critiques en dépit de la situation politique particulière cette annonce gouvernementale Estelle suivie des faits quelles mesures sont aujourd'hui selon vous nécessaires pour améliorer cette éventuelle recyclabilité des méthodes stratégiques faut-il prioriser une approche normative en produision des exigences renforcées ou miser davantage sur des dispositifs de financement adaptés favorisant l'innovation et le développement des infrastructure je souhaiterais enfin vous entendre sur la question du cadre européen la législation européenne adoptée en mars 2024 sur les matières premières critiques renforce la sécurité et la durabilité de l'approvisionnement en métau stratégique au sein de l'Union européenne afin de réduire la dépendance d'approvisionnement la législation prévoit que d'ici 2030 25 % des matières premières stratégiques utilisées en Europe devront provenir du recyclage cette législation prévoit divers leviers pour y parvenir comme l'accès simplifié au financement la réduction des freins administratifs ou encore le développement de la récupération des matière critique dans le flux du déchet industriel quel est à votre avis enfin quel est votre avis messieurs tous les les trois qui est présent ce matin avec nous sur cette législation inédite estimez-vous que les moyens à louer sont à la hauteur des objectifs fixés par l'Union européenne et comment la France peut-elle jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre de ces mesures je vous remercie merci je vais donner la parole à Guillaume chevrolier merci monsieur le Président merci aux intervenants je suis heureux de retrouver monsieur Pitron auteur de l'enfer du numérique on avait eu l'occasion de rencontrer à l'occasion de l'examen au sein de cette commission de la la proposition de loi sur la réduction de l'empreinte environnemental du numérique où on avait parlé aussi beaucoup de d'échoconception donc cette table ronde sur le le recclage des métaux stratégiques est effectivement important je remercie Martha de Sidrac d'avoir été à l'initiative de de celle-ci parce que effectivement le développement du du recyclage permettrait de de réduire la la pression sur les les mines naturelles et donc sur l'environnement et sur sur la biodiversité mais sur ce sujet là comme sur beaucoup d'autres on a le sentiment que les choses évoluent guerre puisque il y a déjà plus de 10 ans j'avis eu l'occasion de travailler sur un rapport parlementaire où on on parlait du potentiel des des mines urbaines et puisque une mine urbaine permettrait une bonne exploitation permettrait de réduire les le les exploitations naturelles on parle par exemple d'une réduction de 40 % pour le cuivre et le cobalt 25 % pour le lithium et le nickel si il y avait ce ce recyclage et la question c'est si les mines urbaines étaient bien exploitées pourrait-elles suffire au développement industriel et garantir notre souveraineté énergétique mais aujourd'hui la question qu' l'on peut se poser est-ce queon passe pas à côté de ces mines urbaines en France et en Europe alors quels sont les freins identifiés pour le recyclage de ces mé stratégique vous avz parlé du du cuivre notamment et comment expliquer aujourd'hui que des des projets industriels importants de de recyclage de batteries notamment dans notre pays a été suspendu faute de de déboucher en Europe donc comment expliquer ce ce paradoxe entre une demande croissante de métau stratégique et et un manque de marché pour les matériaux recyclés sur le territoire national et comme nous avons un représentant éco-organisme quelle est aussi la part de responsabilité des éco-organismes est-ce que les les cahiers des Charles sont de de ceux-ci sont-ils suffisamment ambitieux pour atteindre les objectifs et peut-être aussi la question de de la gouvernance de ceci merci merci je vais donné la parole à audreé bellim merci monsieur le Président merci messieurs pour ces éléments et notamment à vous vous Guillaume Pitron pour votre livre sur la guerre des métos stratégiques un livre qui nous a collectivement ouvert les yeux sur les nouvelles dépendances de nos approvisionnement pour conduire les transitions écologiques et numériques et il est vrai que c'est une réflexion que nous partageons pleinement depuis nos territoires insulaires et je note d'ailleurs que vous soullignez à quel point le nickel calédonien est stratégique dans votre livre toutefois ma question concerne mon territoire la Réunion et le devenir des batteries électrique lithium y on usagé euh les acteurs locaux notamment le syndicat de l'importation et du commerce de la réunion a rencontré plusieurs porteurs de projets et l'AFD pour envisager une filière de recyclage ou de réemploi des batteries usagées déjà trop nombreus à la Réunion cependant et cela a été rappelé dans les propos introductifs l'évolution des technologies de batterie rend impossible un tel investissement financier d'autant plus que depuis nos territoires insulaires il n'y a pas de jugisement suffisant les solutions d'exportation régionale ne sont pas possible et cela au regard de la convention de bal qui ne nous permet pas d'exporter ou d'importer des déchets dangereux au dehors des pays de l'OCDE une dérogation au titre de notre statut européen de région ultrapériphérique serait peut-être utile pour renforcer la coopération dans notre bassin régional à côté de nous l'île Maurice va accueillir une usine de fabrication de batterie Lithium Ion il peut il y avoir éventuellement une une opportunité de finalement mutualiser avec la Réunion cependant la seule solution reste à ce stade l'exportation vers l'Hexagone via un nouveau dispositif plus sécurisé conçu par Sue et cela impliquerait une péréquation nationale de la part de la future filière REP pour absorber les surcûts liés à l'exportation cependant ce transport maritime restera confronté à un enjeu de sûreté d'assurabilité du risque notamment d'incendie et enfin la pandémie covid-19 nous a démontré la désorganisation des chaînes de logistique les fortes résissances de CMA CGM a transporter certains flux de déchets et cela nous fait craindre finalement une solution d'exportation vers l'Hexagone qui ne soit pas du tout résiliente enfin donc ma question serait de savoir si vous envisageriez d'autres solutions peut-être d'autres acteurs qui pourraient nous permettre de traiter ses déchets sur notre territoire insulaire et des solutions finalement plus résiliantes et plus respectueuses de notre environnement je vous remercie merci après cette série de questions je vais vous donner la parole pour répondre à nos trois intervenants et après je donner la parole aux intervenants suivants merci je vous merci merci d'abord je je note depuis quelques années je je dis je dirais de 3 4 ans une prise de conscience je je pense que le covid a beaucoup apporté à cela pendant le covid rappelez-vous pendant 3 semaines on avait pas de masque parce que c'est les Chinois qui produisaient des masques et puis l'histoire de ce porteconeneur qui reste bloqué pendant une dizaine de jours dans le canal de suè en 2021 fait prendre conscience que que la mondialisation fonctionne très bien jusqu'au moment où vous avez un maillon stratégique qui tout d'un coup lui est est est est dysfonctionnel la guerre en Ukraine la fragilité sur no approvisionnements en gaz ruses fait prendre également conscience de notre fragilité stratégique et je pense que l'enjeu du recyclage il a été plus généralement des approvisionnements métostratégiques de not dépendance à ces ressources mais également du recyclage pour pouvoir ajouter aux sources d'approvisionnement matières primaires des sources d'approvis ement additionnel en matière secondaire cette prise de conscience elle elle a elle a augmenté auprès des pouvoirs publics elle s'est renforcé selon moi auprès des entreprises depuis environ 4 ans et plus précisément effectivement il y a eu l'année dernière enfin cette année parce que ça a été définitivement validé cette année le critical RA material Act qui indique que 25 % de nos besoins à l'horizon 2030 devrait c'est malheureusement qu'un objectif être issu du recyclage donc il y a une prise de conscience je dirais dans un premier temps pour des enjeux géostratégiques et de résilience et de souveraineté parce que encore une fois ajouter à un flux de matière primaire des flux de matière secondaires c'est une diversification des approvisionnements c'est une façon d'échapper à certains goulet d'étranglement chinois pour ne pas le citer notamment il y a pas que lui il y a pas que lui et précisément donc donc vraiment c'est s cet cet angle là que les choses pour moi ont particulièrement éveillé les les consciences il y a par ailleurs l'enu écologique aujourd'hui un métal issu du recyclage alors ça dépend des métaux mais toutes sortes d'études sont produites qui indiquent que un métal issu du recyclage pour sa production permet d'émettre 50 60 70 80 % de moins de dioxyde de carbone qu'un métal issu de la mine et donc évidemment que l'enjeu écologique également est fort et puis l'enjeu est réputationnel pour les entreprises alors à titre personnel j'ai créé une société d'intelligence minérale et je me retrouve régulièrement devant des industriels depuis environ 1 an auprès desquels j'essaie de percevoir comprendre quels sont les enjeux des méthodes stratégiques pour eux je dirais que 50 % ne sont pas vraiment au courant du sujet ou le connaissent un peu mais n'ont pas spécialement agi deux filières ont particulièrement agit c'est la filière batterie voiture électrique et voiture électrique en général la filière aéronautique contenue notamment de l'accélération nécessaire de la transition écologique pour le secteur de l'automobile et contenu de l'importance économique de la filière aéronautique en Europe et en France en particulier et puis il y a un ventrreemou 20 % je dirais d'entreprises qui ont conscience du sujet mais nonont pas vraiment fait grand-chose donc peu d'acteurs qui ont commencé un ventreemou de 10 15 % qui ont conscience du sujet ont mis en place des premières mesures mais faibles et puis à mon avis le reste qui qui ont conscience de sujet mais on a absolument rien fait voir nont pas conscience du sujet pourquoi je dis ça c'est parce que dans 50 % des cas quand je les rencontre et quand je leur parle le sujet qui revient c'est celui de l'économie circulaire et c'est un point d'étonnement que j'ai qui est de constater que dans 50 % des cas il est posé la question de savoir comment est-ce qu'on peut avoir davantage recours à du matériaux issus du recyclage soit en boucle courte soit au contraire en boucle longue donc boucle longue c'est on va chercher le matériau partout où c'est possible y compris y compris dans des territoires éloign et puis les boucles courtes c'est comment est-ce qu'on en fait on met en place au sein d'une entreprise de notre entreprise ou d'un écosystème très resserré sur les territoires généralement assez resserrés et bien des filières de récupération de façon à ce que l'on recycle ce que l'on produit que ce qu'on utilise et qu'on le réutilise ce qu'on le recycle donc évidemment c'est la la boucle courte répond à ces deux objectifs là et donc j'ai l'impression j'ai j'ai ce sentiment et que depuis quelques années comp tenu de la prise de conscience de l'enjeu des Méthos stratégiques la question du recyclage s'invite avec davantage de de force est-ce que véritablement la situation a changé alors il y a eu des tas de lois et de réglementations qui ont été passées on a mentionné le critical RA materials Act mais il y a également le règlement batterie qui a été passé en 2023 qui fixe des objectifs à 2031 à 2036 alors j'ai plus exactement les chiffres en tête peut-être que vous les avez mais je crois que pour le lithium et le cobalt c'est autour de 6 7 su 10 % de lithium qui doit à l'horizon 2031 euh être issu du recyclage être réincorporé dans les batteries donc ça veut dire qu'en 2031 il faudra que le enfin 8 6 10 % du lithium qui soit dans les batteries soit lui-même issu du recyclage donc c'est bien plus ambitieux que le fait de dire il faut que ce lithium soit recyclé il faut qu'il soit ensuite réincorporé avec ce seuil là et par ailleurs d'autres réglementations qui sont relatives par exemple je pense à à l'échelle européenne dirtive écoconception pousse dans la direction du recyclage de facto puisque écoconcevoir c'est par définition permettre davantage le recyclage Infiné des métaux stratégiques aujourd'hui les industriels je dirais s intéressent quand on regarde certains certains chiffres de recyclage de métau stratégiqu ils n'ont pas beaucoup évolué depuis 2018 les terres rares se recycle guerre plus à mon avis qu'elle ne le se recyclait déjà enfin qu'elle ne se recyclait pas à en l'occurrence en 2018 Rodia enfin devenu solvet en 2018 avait fait l'annonce qu'il voulait se lancer dans recyclage de certaines terr rares permises enfin permettant de fabriquer les luminophores ça a fait long feu il n plus été question aujourd'hui de recycler ces terr rare alors que pourtant ça avait été annoncé en grande pompe par solvet donc d'une manière générale vous avez une prise de conscience géostratégique vous avez des questionnements en entreprise mais quand à la mise en place concrète avec des résultats chiffr probant aujourd'hui je dois vous dire que si on a gagné quelques pouillem je pense que on peut peut-être le chiffrer de cette manière- là mais que finalement la la la la véritable enfin les véritable gain chiffré reste pour moi à démontrer et c'est là que la réglementation arrive arrive arrive arrive parce qu'en fait aucun industriel pour des raisons strictement économiques n'a véritablement intérêt à produire du recyclage et finalement c'est là qu'arrive la loi c'estàd qu'en fait la loi en fixant des objectifs avec des sanctions à clé à la clé et bien en fait crée une économie artificielle du recyclage c'est-à-dire en fait que la loi organise une fiscalité qui en fait permet de rendre plus compétitif le métal issu du recyclage ou en tout cas de rendre moins compétitif le en le métal issu de la mine la raison est simple si vous ne respectez si vous ne respectez pas les seuils que je fixe à l'horizon en 2031 ou 2036 et bien en fait la sanction financière est telle que ça vous coûtera beaucoup plus cher que si jamais vous aviez mis un peu plus d'argent sur la table pour pouvoir avoir recours à des matières premières qui soient recyclées donc la seule solution que je vois aujourd'hui à la à un dynamisme plus évident du recyclage c'est la loi qui en fait artificiellement organise la compétitivité de la matière secondaire ou en tout cas la non compétitivité de la matière primaire avec des seuils qui vont progressivement monter mais on a v ça sur le polyéthylène de téftalat qui euh qui permet de fabriquer c'est le un plastique pour les pour les pour les pour les pour les bouteillons plastiques il a fallu fixer des seuils de recyclage et de réutilisation de ce qui est recyclé et de la sorte certains industriels en fait se sont rués vers la matière recyclée ils ont été même prêts à payer des premiums sur la matière recyclée parce que c'était leur seule façon en fait de Recyc de de de de respecter les termes de la loi et bien en fait c'est ce qui va se passer progressivement sur le recyclage c'est-à-dire qu'on va voir en fait des industriels devoir être forcé d'organiser des filières et c'est ce qu'est-ce compte en fait la loi le législateur euh pour en fait pouvoir respecter ces objectifs chiffrés et quitte à payer peut-être même demain des premiums pour pouvoir accès avoir accès en priorité à cette ressource faute de quoi le coût de la sanction lui est est rédhibitoire donc aujourd'hui je vois plutôt les choses s'organiser de cette manière-là mais je ne vois pas le marché encore faute d'un environnement qui soit stable c'est AC des courts qui soi visible sur le long terme avec des technologies qui soient stables sur le long terme et Monsieur François vous l'avez dit en fait la disruption est un frein à l'innovation c'est complètement paradoxal la disruption dans le secteur des batteries est un frein à l'innovation dans le secteur du recyclage pourquoi mettre des millions sur la table aujourd'hui si je ne suis pas sûr que le lithium le cobalt le nickel seront véritablement stratégiqu demain et utilisé précisément pour cette pour ces filières là et donc ça pose toute une difficulté effectivement à l'établissement d'une filière de rclage sur long terme mais donc la loi pousse les industriels dans cette directionl parce que je ne vois pas aujourd'hui le marché s'organiser lui-même je terminerai juste sur un chiffre j'ai pas répondu à toutes les questions on y reviendra et je voulais surtout vous laissez également Monsieur François et burnon répondre mais c'est que c'est un chiffre qui est passionnant qui est produit par de loit dans le secularity gap prort dont j'ai parlé tout à l'heure en fait l'économie circulaire en chiffre baisse aujourd'hui c'està que nos économies circulaires sont moins circulaires en 2023 qu'elle n'était en 2019 elles étaient en 2019 autour de 10 % de circularité et elles sont tombées en 2023 à 7,8 %. je crois que c'est le chiffre pourquoi parce qu'on parle toujours plus de circularité donc comment ça se fait que paradoxalement et bien en fait la circularité des ressources baisse et bien parce qu'en fait nous sommes dans un monde où nous consommons toujours davantage de ressources non renouvelable issu du sous-sol et le taux d'accélération de l'extraction minière est plus rapide que le taux de recyclage de cette extraction minière et donc finalement nous recyclons davantage en volume mais en pourcentage compte tenu du fait que nous accélérons également l'extracti l'extraction pour ne pas dire l'extractivisme et bien en fait nos économies sont moins circulaires qu'aujourd'hui qu'ell ne l'était donc par rapport à 2010 ça pèse de près d' 1 % par an depuis 2019 pardon donc quand à répondre à la question de savoir si on est dans la bonne direction j'ai envie de vous dire que on prend pas le chemin d'un monde circulaire en tout cas les chiffres de de loit sont éloquents à ce propos je vous remercie à qui je donne la parole féri d'accord allez-y oui merci monsieur le Président oui beaucoup de choses merci Guillaume Pitron pour un certain nombre d'éléments importants euh juste je reprendrai celui concernant ce point que vous avez évoqué sur les obligations d'incorporation de matières recyclé imposé par la réglementation qui permettrait excusez-moi de l'utiliser au conditionnel parce que je vais venir en effet à la raison pour lequelle j'utilise le conditionnel qui donc aiderait n'est-ce pas à l'industrie du recyclage et lui ouvrirait des champs nouveaux avec en effet une augmentation de la demande de matière recyclé et vous avez cité monsieur Pitron l'exemple du PET les fameuses bouteilles d'eau qui est donc du polyester c'est une matière qui est bien connue par tous et qui effectivement déjà aujourd'hui d'ailleurs atteint de très bons chiffres de recyclage mais justement la réglementation européenne effectivement en 2019 a imposé un taux d'incorporation de pot recyclé dans les bouteilles d'eau de 25 % en 2025 vous avez raison en disant que momentan c'est-à-dire dans les années 2020 21 22 il y a eu une agitation chez les producteurs d'eau voilà les les différents embouteilleurs et cetera pour chercher du PET recyclé pour s'assurer d'être en capacité de produire ses bouteille contenant du plastique recyclé en 2025 mais malheureusement voilà nous ne sommes pas seuls dans le monde l'Europe est ouverte au monde nos amis asiatiques sont très au courant de ce que leur décide et cette décision d'incorporation de matières recyclées en Europe ils ont carrément organisé des conférences au Vietnam en Indonésie le titre de la conférence c'était comment profiter nous vietnamiens indonésiens de ce marché merveilleux que l'Europe crée de matièrees recyclé chez elle et que nous bah nous allons évidemment profiter et c'est exactement ce qui s'est passé à partir de l'année dernière nous avons été envahis en Europe par du pet recycler bon soi-disant hein parce que on a pas beaucoup trop de moyens d'aller vérifier sur place si c'est vrai mais c'est ça la réalité c'està-dire que oui la réglementation européenne dit il faut mettre du recycler dans les objets européens voilà par exemple ici cet exemple du PET et le résultat c'est que aujourd'hui les entreprises de recyclage du PET en Europe sont en train de fermer les unes derrière les autres c'est ça la réalité parce que en même temps on a été voir nous à Bruxelles on a été voir la digit trade he la direction générale du commerce en lui disant mais vous avez bien compris là ce qui se passe vous voyez un petit peu le l'effet retour là l'effet l'effet contreproductif de vos décisions ah oui mais nous c'est pas nous nous la DG commerce c'est pas notre affaire nous l'affaire de la DG commerce c'est de dire les frontières sont libres ouvertes et le commerce international est libre et non faussé doit être free trade free trade voilà ok voyez donc un élément très concret qui montre que oui l'Union européenne était là particulièrement pétrie de bonnes intentions ça paraît une évidence mais la réalité c'est l'effondrement tout simplement des entreprises de recyclage de PET en Europe qui pourtant était florissante une entreprise comme paprek que vous connaissez peut-être c'est un nom assez fameux je pense en France une très belle réussite dans dans ce secteur précisément pas seulement du papier recyclé qui était son origine mais aussi justement du du PET et vous citiez madame l'entreprise suè ils ont une CO entreprise ensemble quand ils ont vu en 2019 cette réglementation sortir ils ont sorti leur carnet de chèque et ils ont agrandi leur usine voilà à Limet près de porscheville voilà et ben la capacité de production qui a été mise en place à cette occasion et des millions et des millions d'euros qui ont été investis ça ne tourne pas voilà comprenez bon donc mettre en place des obligations d'incorporation c'est une bonne idée mais si de l'autre côté voilà on n'a pas un mécanisme régulateur en aucune sorte et bien c'est nos amis asiatiques qui en profitent asiatique entre autres hein mais les Américains sont pas stupides non plus voilà profiter de cette opportunité que l'Europe leur offre sur un plateau venez venez voilà venez apporter vos matières recyclées et évidemment nous on peut pas être en compétition avec eux parce que si c'est les États-Unis ils ont un prix de l'énergie qui est quatre fois moins plus moins moins grand que le nôtre et si c'est en si c'est en Asie ils ont évidemment tout un tas de considérations environnementales et sociales qui ne sont pas les nôtres donc on est on peut pas on peut pas être en compétition avec eux on a beau faire on ne peut pas bon et donc ce que je viens de dire sur le pet qui est vraiment et et je comprends bien monsieur Pitron que vous ayez utilisé cet exemple mais justement cet exemple il s'est complètement retourné l'année dernière euh au détriment de nos entreprises ça va être pareil avec les métau critiques si si on n' pas une ouverture d'esprit politique pour comprendre ce qui se passe bon je ferme euh cette question ce point parce que mais c'est vraiment un point essentiel vous le comprenez bien puisque là il y a une contradiction politique forte hein bon vous avez dit Madame concernant effectivement les territoires insulaires je pense que votre question est très importante parce que en effet le transport et Monsieur burnant l'a dit tout à l'heure hein les batteries en elles-mêmes véhicules Bonou petite petit objet utilisant des batteries Lithium c'est extrêmement dangereux hein puisque c'est des sources d'incendie c'est des véritables bombe incendiaire nous c'est comme ça qu'on les appelle dans la profession parce que quand le feu démarre he on en discute avec les pompiers c'est pas un feu normal hein c'est un feu qui est d'une violence d'une puissance thermique colossale et et ça on n jamais vu ça dans la profession dans la profession du recyclage on connaît les incendie on en a déjà eu beaucoup mais mais avec cette puissance qui fait que même les pompiers eux-mêmes ont peur hein de de ce qui se passe quand quand ça démarre bon c'est autre chose donc typiquement ce qui est ce qui devrait être mis en place à des niveaux insulaires c'est ce qui se fait déjà en Europe et dans un certain nombre de pays dans le monde c'est de broyer les les batterie c'est ce qu'on appelle une opération qui va permettre de sortir la matière alors ça c'est un nom un peu bizarre ça s'appelle la black masse bon c'est masse noire bon voilà qui est une en fait si vous voulez si la batterie en elle-même est dangereuse mais si vous la broyez et que vous séparez les différents éléments constitutifs de la batterie qui sont son le la boîte finalement la boîte qui est partie métal partie plastique vous voyez vous l'opération de broyage et de préparation de cette masse noire en fait isole le concentré de métau justement dont nous parlons ce matin hein de métau critique donc lithium cobalt nickel quand il s'agit de betterter de la première génération maintenant lithium fer phosphate ce que je disais tout à l'heure bon voilà et ça ça c'est une matière alors qui bien entendu retrouve toujours les problèmes de convention de balle que vous avez cité c'est tout à fait clair mais qui du point de vue quantité masse volume euh transport sécurité du transport ne pose absolument pas les problèmes que posent les batteries donc typiquement enfin voyez c'est et ça cette opération qui consiste à broyer et à sortir cette masse de matière critique indépendamment de la batterie elle-même c'est quelque chose qui en terme d'investissement est léger enfin je veux dire c'est c'est raisonnable et on peut voyez voilà euh franchir là un certain nombre d'obstacles que vous avez très justement euh cité concernant euh les éléments monsieur Pitron aussi dont vous avez parlé qui qui ont été évoqués par deux personnes qui sont intervenues précédemment sur la question des boucles courtes et des boucles longues alors ça c'est ça c'est vraiment fondamental parce que si vous regardez un certain nombre d'éléments je pense par exemple au petit électroménager je pense que tout le monde dans cette salle sait que l'essentiel du petit électroménager qu'on produitf qu'on consomme excusez-moi en Europe est produit en dehors de l'Europe et en particulier dans les pays asiatiques donc la la No de boucle courte elle ne peut fonctionner que si nous avons des constructeurs à proximité mais nous n'en avons pratiquement plus dans le domaine de l'électroménager donc il y a il y a quand même une division internationale du travail qui qui s'est mise en place alors que ça nous plaise ou que ça nous plaise pas mais qu'on a quand même allz porté je crois tous ensemble au cours de ces 40 dernières années une division internationale du travail qui fait que pour un certain nombre d'équipements que nous utilisons ici que nous consommons ici et que que nous recyclons ici il faut que la matière que nous en sortons reparte là où elle est nécessaire pour produire les nouveaux appareils que nous achetons et ça c'est une boucle longue qu'on peut critiquer en disant ah oui mais alors bon il faut du transport je suis désolé le transport par bateau ne coûte rien je veux dire en terme d'impact carbone le transport par par par conteneur et par gros bateau entre l'Europe et l'Asie c'est quand même quelque chose qui ne coûte pas grand-chose en terme d'empreunte carbone en revanche imaginez que demain on va remettre en en Europe une industrie de construction du petit appareil électroménager enfin moi j'y crois pas je je je je pense pas que on va y arriver il faut comme je le disais tout à l'heure se concentrer sur ce qu'on sait faire et qui est de la haute technologie les réacteurs nucléaires les les réacteurs d'avion oui voyez ce type voilà ce et puis demain l'armement puisque on en parle beaucoup évidemment ù là aussi on a besoin de matériaux critique ça oui là on a des technologies on a des entreprises qui ont une compétence et qu'il faut développer voilà bon je vais m'en arrêter là pour ces déjà premières éléments mais je passe la parole à Monsieur bnant oui parmi les questions qui ont été posées il y a la question des du rôle des des REP donc responsabilité élargie du producteur donc la loi AGC est venue profondément modifier notre écosystème à faire un somme d'avancé notamment sur les en introduisant ces systèmes d'écodulation c'estd que vous avez vous pouvez mettre un bonus malus pour favoriser notamment l'incorporation de matière recyclé mais également la recyclabilité donc ça ce sont des outils qui sont extrêmement positifs maintenant quand on fait un bilan je vais prendre un ou deux exemples notamment sur la Rê sur les déchets de la construction d pmcb c'est un véritable carnage c'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a une transcription de la loi il y a eu un semble d'agréments et aujourd'hui on est dans une pagaille noire c'est-à-dire que chaque éco-organisme s'est lancé avec son organisation contractuelle différente avec ses systèmes d'information différents et aujourd'hui on est le contre exemple total du désastre de l'Europe c'est-à-dire qu'on a introduit de la complexité de la suradministration enfin administration non non intéressante enfin on a du D' embaucher des gens dans les entreprises pour saisir les données des différents écoorganismes qui sont forcément pas les mêmes et on a fait rentrer dans le jeu les distributeurs de matériaux qui avaient rien demandé alors que nos entreprises avaient toutes les capacités enfin on a des exemples en France où le système des REP il est complètement voilà que il ne fonctionne pas et et du reste c'est ce qui est ressorti de la mission d'évaluation qui a été demandée par ellisabeth born qui a fait un conraat extrêmement sévère des REP à la française et et et du reste nous quand on est au niveau international européen ou international on dit attention le système des REP à la française c'est vraiment pas ça qu'il faut mettre en avant donc ce qui est dommage parce que la France a quand même une certaine fierté et devrait être à l'avant-garde et donc on on a travaillé avec le Sénat sur effectivement une proposition de loi de réforme du système des REP qui est largement inspiré de cette mission d'évaluation et c'est absolument indispensable il faut aujourd'hui aligner je dirais les énergies des différentes forces vives les les économist doivent être un catalyseur de l'économie circulaire un aidant doivent être au service deéconomie circulaire or on a des tas d'exemples où eux bah ce qu'il recherchent ils ont alors il on pas les incriminés ils respectent un cadre tel qu'il a été défini par la loi ils mettent en concurrence nos entreprises et bien souvent les déchets à valeur il il quitte la France parce que effffectivement nos entreprises impantées en France elles ont quand même unom de handicap de surcharge administrative que toutes les entreprises françaises ont malheureusement euh il y a l'histoire du prix de l'énergie il y a tout un tas d'autres contraintes sur sur les salaires et cetera qui fait que euh lescorganises quand il va mettre en concurrence bah il va trouver euh à somble d'entreprises pour envoyer les matières premières en dehors de France donc ce système des REP et je rejoins Guillaume Pitron quand il parle d'une économie artificielle euh voilà si on faut savoir ce qu'on mais en tout cas on a entre les mains un outil on a on a passé 1 heure et3 avec le medf hier soir pour expliciter cette PPL qui est portée par le Sénat elle est absolument indispensable donc on a je dirais un un un un moment historique de rencontre d'aligner au profit des entreprises que soient les metteurs en marché que ce soit les entreprises de recyclage pour effectivement refaire ce qu'on pourra faire dans les limites qu'évoquait Olivier François parce que je vous donne juste un exemple j'étais quand au dernier congrès international j'étais on était à Singapour j'ai visité c'est une usine de recyclage de batterie il recycle à 100 % les batteries il y a pas un GAM de lithium qui ressort l'eau c'est l'eau distilée qui ressort à la sortie ils ont 10 ans d'avance et et et donc je ne sais pas dans quelle mesure on sera en capacité de rattraper ce retard quand on échange dans les couloirs avec les gens qui font du négos ils nous disent mais les unités de recyclage asiatiqu elles vont pouvoir vous racheter votre black mass mieux que les Européens donc on a il faut être lucide sur cette réalité sur cette guerre économique qui est devant nous sur cette fa sur ce fait que qu'on a des des des États souverains qui qui aident énormément leur industrie comme la Chine et les États-Unis et que l'Europe elle est à la traain aujourd'hui enfin é à la convention du BDF une triatérale avec l'Italie et l'Allemagne c'est alerte rouge quoi donc voilà on a une opportunité sur ces sujets là à mon avis de construire un truc intelligent il faut nous écouter enfin voilà François Escoffier notre président qui qui qui regrette parce qu'il est au fond de son L avec la grippe 40°gr ce matin mais je sais qu'il a beaucoup beaucoup d'infection pour le Sénat il voulait vraiment être là et par amitié par par Jean-François également et puis pour la la som d'entre vous voilà on a on a ce ce principe de réalité et et on a une une opportunité on a une de fenêtre de tir pour sortir par le haut au niveau de la France et de faire effectivement cette loi AGC tirer faire un certain bilan et et amener quelque chose qui soit dans l'orentation industrielle parce que la loi àc elle était beaucoup environnementale et aujourd'hui bah c'est aussi les exemples de ce qu'on a tiré d'expérience de la de la crise covid il y a cette question de la souveraineté et effectivement les ressources on est les sur notre territoire est-ce qu'on saura les garder c'est un défi qu'on a entre nous et on compte sur vous pour en tout cas accompagner cette réforme de de la loi merci je vais donner la parole à Alexandre Wii oui bonjour Merci beaucoup bon vous avez finalement répondu à beaucoup de de mes questions parce que mes questions portaient justement sur sur la manière dont les choses se se passe enfin d'un bout à l'autre du monde juste une précision donc ce que vous dites c'est que sur les gisements prenons l'exemple du plastique que vous avez donné pour aller au bout de l'explication sur le gisement que nous produisons de plastique recyclé dans nos centres de recyclage il y a une grosse partie qui aujourd'hui repart aussi en Asie pour être traité et qui revient en Europe ou quand même aujourd'hui ça c'est exploité dans des usine en Europe peut-être juste avoir sur ce pointlà votre juste en en et juste là làdessus ça vous ête monsieur le Président juste une réponse rapide en allez-y allez-y just pardon justement le modèle économique qui avait été mis en place par des sociétés comme je citais tout à l'heure pr sues voilà c'était non non c'est bien entendu ou n PAL place dans le nord de la France et cetera c'est vraiment d'utiliser le pet qui est recyclé vraiment sur place en boucle courte norp place dans le dans les haut de France boucle courte avec cristalline je pense que cristalline hein c'est quelque chose que tout le monde connaît un peu les bouteilles d'eau bon bah ça va directement chez cristalline donc ça va pas non non là le plastique enfin nous on avait ce concept nous dans voà nous entreprise voilà on é aujourd'hui aujourd'hui quel est j'entends le concept et je le partage évidemment la question c'est quelle est la réalité aujourd'hui de de ce qui sort de centre de tri vous dites que malheusement malheureusement ce que vous dites c'est qu'il y a un grand une grande part qui part ah bah c'est-à-dire que justement les consommateurs c'estàdire des entreprises qui sont les les embouteilleurs ce qui bon benah ils font appel évidemment vu les prix de différentiel de prix tellement intéressant de ce qui vient de l'Asie par exemple font app à la matière au polymères venant de d'Asie c'est ça qui se passe et nos installations tournent ou alors à très très bas régime en dessous de 50 % de leur capacité de production il faut le savoir ou bien sont à l'arrêt voilà c'est ça d' et juste une question sur d'autres d'autres Méthos stratégique ce que j'ai été chez Nexans dans àance il y a il y a pas longtemps pour aller voir leur coul continu et notamment le fait qu'il font un investissement aujourd'hui très important de l'ordre de 100 million d'euros pour permettre que du cuivre C clé rentre dans le process de production de manière massive de l'ordre de 40 % en objectif 2030 2035 je crois ou quelque chose de cet ordre là ma question c'est est-ce que pour vous sur l'endroit où les freins sont principalement est-ce que le frein il est principalement que dans nos processus industriels on a du retard et donc notre capacité même à incorporer métau par métau des produits recyclés comme chez Nexans pouvait être en cause tant que la nouvelle technologie n'était pas implémentée ou est-ce que le SU sujet c'est la captation du gisement et donc la capacité à fournir à ces industriels suffisamment de gisement à partir de ce qu'on produit dans le territoire national et puis il y a le troisème sujet que vous avez évoqué qui est la concurrence internationale mais ça vous l'avez exprimé de manière très claire et voilà donc pour comprendre un petit peu pour vous peut-être que c'est pas pareil d'ailleurs d'un métau à l'autre mais qu'on comprenne un petit peu quels sont les freins ce que m'expliquait aussi nexan sur le cuive c'est que en plus les zones d'extraction sont de plus en plus pauvres c'estàd que avant il fallait tonnes pour en produire de de cuivre aujourd'hui il en fautf 200 pour en produire pour en produire de donc il a un appauvrissement en plus des des gisement donc qui renforce l'intensité de la question stratégique sur le recyclage voil je sais pas si je suis clair mais voilà pour comprendre un petit peu où on est l'appareil industriel sur ces sujets merci merci je vais maintenant donner la parole à Damien Michalet merci merci président merci à tous les trois alors je intervention rejoint celle de de mon collègue pour parler peut-être en amont du sujet du sujet des câbles aujourd'hui en France on a me semble-t-il un vrai gisement on est attaché dans cette commission à parler fibre et numérique et donc qui dit fibre dit remplacement de nos cuivres dit décommissionnement de nos de nos câbles on le sait on a une filière qui est pas tout à fait organisée en amont même de de ce qui était évoqué précédemment on est en en capacité on a des outils industriels qui permettent d'aller jusqu'aux granulas de cuivre on a des industriels qui savent traiter on n'est pas sur des euh sujets qui sont hyper consommateurs d'énergie donc on est en capacité d'être rentable et euh on a euh sous nos pieds euh on a sous nos pieds euh des un un un un vrai potentiel en tout cas en tout cas autour autour du cuivre on le sait à partir de de 2030 on sera plus en capacité de créer euh au niveau mondial des des exploitations qui qui qui viendront équilibrer la demande ça veut donc dire que ça passe par le recyclage aujourd'hui nos câbles on les vend on les vend tel quel on les tire on les vend principalement en Asie mais aussi un peu en Europe parce qu'on a quand même quelques pays européens qui sont organisés spécifiquement sur les câbles en France on l'a pas encore fait alors ma ou mes questions serait serait les suivantes d'abord euh je quand on parle décommissionnement on a le décommissionnement on a effectivement orange mais on a pas qu'Orange on a aussi la SNCF euh on a aussi enedis on a on a un vrai potentiel est-ce qu'il faut légiférer est-ce qu'il faut légiférer en amont c'est-à-dire dire bah les câbles pour qu'ils partent de chez nous peut-être qu'il faut imaginer quelque chose et que le législateur a un rôle à jouer c'est la première chose est-ce que vous pensez qu'on a un rôle à jouer en amont pour qu'on on on on on on ne distribue pas trop vite ce potentiel qu'on a sous les pieds la deuxième chose c'est on a les outils industriels on a la capacité mais la filière n'existe pas pour aller jusqu'au granulage entends est-ce que là vous avez vous rencontré des industriels qui sont en train de s'organiser est-ce que vous avez le sentiment qu'on est en capacité et que peut-être il faut accélérer il faut accélérer ce ce cette filière industrielle encore une fois en amont et et voilà voilà merci merci à vous pour vos réponses merci je vais donner la parole à RV gilet oui merci monsieur le président ident juste pour m'éclairer vous avez peut-être un peu abordé le sujet mais qu'en est-il aujourd'hui de la stratégie européenne parce que nous nous posons effectivement des questions par rapport à notre pays mais il semble évident qu'aujourd'hui ce sujet devrait être une approche vraiment stratégique à l'échelle de l'Europe et qu'on puisse avoir des éléments d'équilibre au niveau des différents pays de de la Communauté européenne pour essayer de qualifier et de fiabiliser toute la filière mais à l'échelle de l'Europe véritablement c'est pas uniquement à l'échelle de notre pays qu'on aura effectivement toutes les solutions et bien évidemment il y en a sans doute d'autres qui sont plus vertueux d'ailleurs et à ce sujet il serait intéressant de d'y regarder d'un peu plus près et puis à ce moment-là de promouvoir les stratégies et les filières qui sont les plus efficaces avant de donner la parole à nos invités y y a-t-il d'autres prise de parole Jacques ferern oui bien sûr compléter effectivement ce que dans le même dans le même ordre dans même esrit que ce que disait gilet effectivement il y a la directive 4 sur les déchets de de 2008 on a le paquet économie circulaire donc celui de 2015 et celui de 2020 on a vu donc il y a eu la la mission d'information et le travail sur le le bilan on va travailler dessus ces mois-ci au Sénat sur bilan de la JEC et et des REP à la française vous avez dit le le carnage de de pmcb donc bâtiment construction est-ce que dans l'analyse de la façon dont nos les partenaires européens de de taille comparable hein de on on de transposer et et de de mettre en musique à leur façon leur trajectoire avec les objectifs européens est-ce qu'on a vraiment des des des trajectoires intéressantes qui se dégage significativement merci y a-t-il d'autres prises de parole je n'en vois pas donc je messieur je vous donne la parole qui qui se lance allez-y merci puisque en effet beaucoup de questions merci beaucoup on eu trait en effet à la dimension européenne qui qui en effet vous l'avez parfaitement dit et c'est c'est à juste titre est essentiel parce que aujourd'hui vous n'avez pas vous n'avez plus en France d'entreprise d'électrolyse à ma connaissance du cuivre hein je veux dire or pour obtenir du cuivre à 99,99 qui permet effectivement de faire les applications bon industriel il faut passer et là vous avez orubis en Allemagne vous avez voilà bolliden en Suède il reste quoi voilà une poignée vraiment quand je dis une poignée c'est c'est c'est même moins que le que le nombre de doigts sur une main d'entreprises en Europe qui sont capables de faire la transformation du cuivre mais justement c'est ce qui se passe c'est-à-dire et là je voudrais effectivement répondre aux interrogations sur les problèmes d'exportation qui ont été soulevés tout à l'heure euh il faut savoir que aujourd'hui euh seul 5 à 6 % des méteau non ferreux que nous produisons en recyclé sortent de l'Union européenne alors je veux pas dire que c'est c'est rien 5 ou 6 % c'est 5 ou 6 % enfin c'est tout non parce qu'on nous accuse souvent de ah bah vous les recycleurs finalementin vous vendez les métaux recyclés à l'extérieur à l'extérieur de la France mais mais tout part dans l'Union européenne parce que vous allez dans des pays je disais tout à l'heure l'Allemagne vous vous avez je disais boliden en Suède or rubis en Allemagne mais vous avez en Pologne par exemple moi j'étais très surpris récemment j'ai rencontré nos collègues nos confrères du recyclage en Pologne la Fédération du recyclage en Pologne est parti fait partie de la Fédération des mines en Pologne parce qu'en Pologne la mine ça a du sens c'est une activité industrielle qui est encore florissante très importante voilà et et et nous en France bah non non c'est sûr ça c'est l'activité minière en France c'est c'est c'est pas pas top bon donc il faut vraiment enfin il faut vraiment que cette information soit soit bien disponible pour vous voilà ce qui est en métau non ferreux ce qui est exporté donc aluminium cuivre principalement pu c'est ça dont on parle c'est c'est 5 à 6 % l'exportation hors Union Européenne donc on a quand même la chance de concentrer comme je disais tout à l'heure vraiment ce ce potentiel et je l'ai dit tout à l'heure pour l'acier inoxydable quand je dis que l'acier inoxidable qui est nécessaire vraiment à notre industrie de pointe elle est à 95 % produite par des matières recyclées en Europe c'est c'est c'est vraiment des chiffres importants il faut il faut il faut le rappeler non parce qu'on nous accuse vraiment fréquemment he d'être voilà des d'être finalement des exportateurs de faire de l'argent à l'exportation hors Union Européenne et et et de négliger les intérêts européen l'industrie du recyclage ne ne cherche pas cela nous cherchons des clients le plus près possible de chez nous parce que c'est plus facile de travailler avec des client proche de chez nous comme Nexans ça a été dit tout à l'heure plutôt que d'aller chercher un chinois si un PR problème au niveau de la réception de la matière qu'on livre en Chine je vous raconte pas les soucis qu'on a derrière donc c'est bon enfin voilà ce point-là je pense qu' il faut absolument être clair maintenant sur le cuivre voilà alors là il faut vraiment être extra et vous avez je vous remercie beaucoup d'avoir cité ce décommissionnement des fil de cuivre passant aux fibres mais mais enfin regardez c'est cette question de la bifurcation technologique on en a encore peu parler mais monsieur Pitron en a parlé tout à fait dans sa toute première phase d'introduction tout à l'heure il faut vraiment garder ce ce point à l'esprit et c'est ce qui pose des problèmes au législateur c'est que l'industrie de façon régulière elle vit des bifurcation c'estàd que d'un seul coup il dit non mais là j'utilise plus cette matière là je l'utilise plus parce qu'elle est trop chère elle est devenue trop rare elle est donc devenue trop chère je passe à autre chose je passe à la fibre par exemple mais regardez les câbles haut de tension est-ce que vous croyez aujourd'hui que les câbles ha de tension he qui pople nos paysages est-ce que vous croyez qu'ils sont faits en cuivre mais il y a longtemps qu'ils sont plus faits en cuivre ils sont faits en aluminium parce que le cuivre c'est un métal intéressant parce qu'il est conducteur électrique mais l'aluminium il est presque aussi parfait en terme de conducteur électrique que le cuivre et donc si vous voulez enfin moi c'est une interrogation que je je me pose ça fait 40 ans que je travaille dans ce secteur je ne comprends pas le cuivre n'est pas cher encore aujourd'hui il faut croire je veux dire quand j'en parle au constructeur automobile je leur dis mais enfin je comprends pas vous mettez des kilos de cuivre encore dans des tas de câbl dans dans votre voiture enfin vous pourriez passer à l'aluminium l'aluminium c'est le deuxème métal le plus ant de la croûte terrestre c'est autre chose que le cuivre et ça coûte beaucoup moins cher donc et ça conduit l'électricité presque aussi parfaitement que le cuivre quelle est la logique de continuer avec du cuivre dans tout un tas d'applications de d'électroménager voyez de c'est absurde c'est absurde et et à chaque fois que j'en parle avec des constructeurs dis oui mais il faudrait qu'on change nos fabrications nos méthodes de soudage et cetera mais c'est vrai enfin je veux dire il y a des secteurs industriels celui des câbles de tension qui ont vécu cette bifurcation je suis sûr je suis je suis sûr que ça va se produire et justement parce que le cuivre en effet devient vous l'avez dit tout à l'heure les taux de cuivre dans les meilleure mine du monde aujourd'hui c'est 0,5 % c'est ça l'ordre de grandeur 0,5 % de cuivre dans les meilleurs minerais de cuivre du monde on va pas continuer dans cette voielà ça coûte une énergie de dingue donc je on peut pas aller dans cette voie làà il faut faire une bifurcation technologique et donc et là qu'est-ce que peut faire le politique mais c'est aider les industriel à faire cette bifurcation technologique parce que vous le savez bien le le directeur d'une usine il a la responsabilité que son usine elle produisent tous les jours ce que l'usine doit produire et donc c'est c'est c'est ça sa responsabilité et et de passer du cuivre à l'aluminium pour faire des des petits câbles qu'on va utiliser dans l'automobile ouur il le fait pas parce que il a autre chose à faire voyez et donc il faut une volonté à la fois politique forte et une volonté de la part des patrons de ces grands groupes industriels manufacturiers pour dire allez on arrête le cuivre et on passe à l'aluminium et et ça c'est voilà je veux dire parce que on est ici ensemble pour parler de ces questions il faut aussi avoir une vision positive on peut avoir une action positive vous et les industriels mais à condition voilà de se mettre ensemble et effectivement d'aller dans cette direction de dire ok on fait voilà on fait une bifurcation merci qui veut prendre la parole oui allez-y un petit commentaire rapide je rebondis sur le aider des entreprises vous savez que que voilà on fedéc est la 100e fédération à avoir rejoint le BF et c'est très intéressant parce que euh on est connecté avec à peu près toutes les les grandes fédérations du MDEF parce que voilà le recyclage on s'intéresse aussi bien au textile qu'au plastique qu'au métaux dont on parle beaucoup ce matin mais à tous les matériaux de manière générale et sur la question qui est posée sur est-ce qu'on doit légiférer euh la blague entre guillemets excusez-moi du terme c'est c'est c'est de de comparer comment le les entreprises internationales disent hein disent voilà euh on veut se dé développer à l'échelle internationale on va aux États-Unis tout tout va très bien euh on arrive en Europe on a un premier sac à dos et on arrive en France on a le sac à dos le plus lourd donc je cet alignement nécessaire pour aider les entreprises ce qui fait vivre un pays c'est ses entreprises euh ce qui paye les retraites ce qui paye les les la protection soci c'est les entreprises donc effectivement je pense qu'il faut bien réfléchir bien écouter euh bah les les les entreprises qui sont concernées comment euh est-ce qu'il faut légiférer est-ce que c'est la bonne solution est-ce qui comment on donne les conditions favorables de développement il y a comme on l'a beaucoup dit ce matin ce principe de réalité et puis globalement il y a aussi une remise en cause de l'Europe enfin moi je lisais il y a il y a 20 ans tous les attendus des directives européennes il y avait une très belle itté européenne sociale environnemental technologique on était un grand rêve européen et et là ce rêve il est quand même beaucoup mis à mal donc faut qu'on se recessisse euh il y a ce les les Allemands les Italiens les Français bah on a été quand même vachement naïf euh on voit maintenant la marche du monde la croissance on parlait de de de l'inox la la première demandeinox c'est l'Inde effectivement l'Inde est en train de se développer donc voilà ça rejoint pour moi une réflexion à l'échelle européenne en on VI que nos sujets ils sont ils sont industriel ils sont ils sont européens et voilà la la France bah voilà quand même a aussi ce ce recul sur elle-même et et doit jouer bien évidemment sur cette réflexion globale mais voilà le cœur c'est effectivement d'aider les entreprises merci plus d'autres questions bien ben je je remercie nos nos intervenants merci pour pour la qualité de vos réponses on a bien compris que euh ces sujets étaient encore devant nous il y avait beaucoup de choses à faire et puis que effectivement il faut non seulement que nous mobilisions mais il faudrait que l'Europe le fasse aussi pour qu'on ait une politique cohérente en la matière voilà je vous remercie de votre présence et puis je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année
Jean-françois Longeot