Iran : décryptage de la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris détenus depuis 2022
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europ soir 19h 21h Pierre de Villneau. Toujours avec Gill Boutin et Alexandre Malafeille pour commenter l'actualité. Je vous propose qu'on réécoute monsieur Barreau, Jean-Noel Barreau sur l'état de Jacques Paris et Cécile Coler à la libération des deux otages français en Iran.
C'était tout à l'heure, il était l'invité du journal de France I et il parlait justement de leur état physique après 1277 jours de captivité. Ils vont bien, ils sont évidemment soulagés et ils semblent en bonne santé physique et morale. Ils sont entourés par l'équipe de l'ambassade et j'ai dépêché ce soir une équipe de renfort, un médecin, une agent de du centre de crise et de soutien de mon ministère qui vont se mettre à leur disposition, à leur côté pour les accompagner après cette épreuve, ce calvaire qui traversé.
Alors, ça peut paraître étrange mais ils ne sont pas encore définitivement libres. écouter le ministre des affaires étrangères. Il sont aujourd'hui en sécurité à l'ambassade de France.
Ils sont sous la protection de la France et nous allons continuer le travail que nous avons engagé depuis des semaines et des mois pour obtenir leur libération définitive. C'est une nouvelle très positive ce soir que nous accueillons avec le président de la République mais c'est une première étape vers cette libération définitive. Nous allons poursuivre le travail discret, le travail de long, c'est le travail des diplomates pour aboutir à leur retour en France dans les meilleurs délais.
Gill Boutin, voilà donc un travail de longue haleine, 127 jours de captivité. On imagine que donc les gouvernements successifs ont travaillé bien sûr à la libération de ces deux otages français. Ben c'est à ça que ça doit nous appeler à une forme d'humilité dans le commentaire de ce qui se passe parce que ça ça vient nous rappeler que l'État français n'abandonne jamais en réalité quand il faut rapatrier des ressortissants qui sont utilisés comme une monnaie d'échange et je peux mesurer à quel point c'est frustrant pour les familles l'attente est insupportable et on les avait entendu par la voix de leur avocat dire mais que fait le que fait la France que fait la France et c'est humainement on peut tout à fait comprendre cette exaspération mais c'est un c'est assez rassurant de voir qu'un état démocratique comme le nôtre ne lâche rien.
Pour autant, on ne va pas parler de soulagement tout de suite puisque ils sont en sécurité à l'ambassade effectivement. Est-ce que leur parcours jusqu'à l'aéroport qui ensuite leur permettra de partir en France va faire de nouveau l'objet d'un d'un monayage ? Enfin, y a-t-il encore des concessions à effectuer de la part de la France ?
Sachant, comme vous le disiez Alexandre, que on ne sait pas s'il y a eu des si cela s'inscrit simplement dans un apaisement des relations ou si l'Iran a obtenu des gages. Peut-être que le signal qui a été envoyé par la France il n'y a pas si longtemps en libérant une iranienne, en la mettant sous contrôle judiciaire au lieu de simplement l'incarcérer a été interprété comme cela. C'est à voir mais évidemment il y a toute une part qu'on ne connaîtra sans doute jamais dans les négociations.
Alexandre Malafaille, cette libération, elle intervient dans un moment où l'Iran est sans doute diminué par rapport à il y a quelques mois. On se souvient de l'attaque israélienne sur l'Iran qui avait déjà diminué et j'allais dire étatiquement le centre opérationnel dirigeant politique iranien. Le régime des Mola est toujours là.
On se souvient lors de ces frappes israéliennes avec l'aide des Américains que à un moment donné Trump qui laisse toujours échapper une phrase, il faut toujours la prendre avec beaucoup de pincettes, mais on se souvient que on il avait dit le mol là en place, je vais l'éliminer peut-être pas tout de suite. Et donc on s'était tous dit, c'est peut-être la fin du régime des Mola. Mais concrètement quand même aujourd'hui, peut-être que cette cette porte de sortie a été facilitée parce que Tran n'est plus Trérant en fait d'une certaine manière.
D'abord, il faut savoir que le débat sur la libération des otages a été très intense en Iran. Euh c'était pas du tout une décision facile à prendre pour les autorités politique à supposer qu'elles ai été unanime à un certain moment. C'était vraiment compliqué et puis il y a quand même un rapport entre l'autorité politique en Iran et l'autorité judiciaire qui est pas aussi simple que ça.
Les juges sont pas exactement dans la main du pouvoir politique. Donc c'est aussi il faut il faut faire un tout petit peu attention au au vu d'ici. Ça non c'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît.
Et en effet les Iraniens ont plus considéré pour une partie d'entre eux qu'en fait les la monnaie d'échange elle il va mieux la garder parce que de toute façon quand il y a pas d'otage ça ou quand il en a plus ça change rien finalement. En fait on a l'impression que quand on fait des cadeaux les cadeaux sont pas payés en retour. Donc là, ce qui va être très intéressant maintenant, c'est de voir comment on établit la suite de nos rapports diplomatiques avec l'Iran.
Qu'est-ce qu'on a à y gagner ? Qu'est-ce que les Iraniens à offrir en retour ? Sachant qu'ils attendent sans doute quelque chose de notre part qui est la libération de ce qu'ils appellent eux une otage.
On a une ressortissante iranienne ou iranéenne française et elle est en prison depuis un certain temps en préventif parce que elle a colleporté sur internet de propos qui n'allaient pas du tout dans dans l'esprit de ce qu'on fait chez nous en terme de propagande terroriste et cetera. Et donc les Iraniens attendent aussi sa libération. Donc ça va être à mon avis un point suite très près.
C'est peut-être pour ça que pour l'instant ils sont à l'ambassade en attendant euh qu'il y ait des des avancées en France. Et après on verra, moi je fais partie de ceux qui qui pensent qu'on aurait intérêt à à travailler plus sérieusement les relations diplomatiques avec les pays avec qui on n'est pas du tout d'accord, que ce soit la Russie, l'Iran, ces casl doivent fonctionner. Là, ça s'est très bien passé parce que on a au-delà des autorités politiques, on a la chance d'avoir au Kedoré un centre de crise qui lui euh passe à travers les les aléas et avec des diplomates de chevronis, des gens qui ont l'expérience dans ce type de situation, qui font le job en lien avec les services concernés.
Ça c'est ça c'est formidable. Mais pour autant, voilà, on a un chemin de de diplomatie à reconstruire au Moyen-Orient et pas uniquement avec l'Iran, mais on a objectivement aujourd'hui, on a tout à reconstruire. Et l'Iran affirme que Cécile Coler et Jacques Paris sont placés en liberté conditionnelle.
Voilà ce que dit le porte-parole de la diplomatie iranienne. Ce ce n'est pas dénouement, mais en tout cas cette étape heureuse ne soulève pas une une interrogation qui restera éternelle. C'est existe-t-il un point de non retour en matière d'échange de d'otage puisque concernant l'Algérie en revanche il y a deux personnes j'allais faire cette transition très malheureuse et très triste qui fait que il y a encore bien sûr Boelem Sansal et Christophe Glaise qui sont aux mains des autorités algéri Yeah.