Nicolas Dupont-Aignan : le grand entretien politique
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Bonsoir à tous, nouveau numéro ce soir de Pouche Five, on commence la semaine avec le grand entretien politique avec Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan, comment allez-vous ? Bonsoir à vous, ça va. Bon, ça va ?
Ça irait mieux si le pays allait mieux.
Bon, mais on va en parler, on a 45 minutes devant nous. Je vous présente pour ceux qui ne vous connaissent pas, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes député de l'Essonne, président de Debout la France et candidat à la présidentielle de 2022. Nicolas Dupont-Aignan, première question, ça vient de tomber. L'AstraZeneca, l'Allemagne qui le suspend, Emmanuel Macron qui s'empresse de réagir depuis Montauban, qui lui aussi maintenant le suspend et attend, bien entendu, l'avis de l'Union Européenne. On ne sait pas très qui, mais en fait, ça attend. Alors que Jean Castex, vous ne l'avez pas loupé, nous annonçait hier soir chez Samuel Etienne sur Twitter qu'il fallait faire confiance à l'AstraZeneca.
On ne marche pas un peu sur la tête, là, Nicolas Dupont-Aignan, en ce moment ?
Non, mais c'est… si le ridicule tuait, Emmanuel Macron serait déjà mort. Et c'est une souffrance. C'est une souffrance pour moi. C'est une vraie souffrance. Parce que ça veut dire quoi, cette histoire ? Cela veut dire que ce sont des clowns, des guignols qui nous gouvernent, qui n'ont plus aucune crédibilité. La réalité, c'est qu'ils disent n'importe quoi. C'est que Jean Castex, hier, nous disait qu'il avait confiance dans l'AstraZeneca, mais qu'il n'en savait rien. Et qu'il a suffi que l'Allemagne suive les Pays-Bas pour que le caniche de Mme Merkel… Emmanuel Macron, eh bien, voilà, disons, on s'en remet à l'Union européenne. Ça veut dire qu'il n'y a plus aucune pensée française.
Il y a un appareil d'État. Il y a plus de 50% de la richesse nationale qui va à l'appareil d'État, la cinquième ou sixième puissance mondiale, qui ne pense plus par elle-même. C'est terrible. C'est terrible ce qui se passe. Ça montre… le pouvoir est nu. Voilà, le pouvoir est nu. Le roi est nu.
Parce qu'il va se poser une question, Nicolas Dupont-Aignan, vous, vous êtes un homme politique de premier plan. Qu'est-ce qu'on va dire ? Qu'est-ce qu'on va expliquer aux Françaises, aux Français qui se sont vaccinés à l'AstraZeneca depuis plusieurs semaines aujourd'hui ? On imagine qu'il y a des gens qui vont commencer, excusez-moi du terme, à flipper un peu, non ?
Ils vont surtout se dire qu'ils ont eu de la chance de ne pas avoir d'effet secondaire plus grave. Et surtout, ça montre ce que je n'ai cessé de dire depuis le début, c'est qu'on se sert des Français comme… On se sert des Français comme des cobayes. Nous sommes des souris de laboratoire. Et quand je l'ai dit, tout le monde m'est tombé dessus. On a dit que j'étais un grand dangereux. En vérité, c'est qu'ils n'en savent rien. Et moi, je sais lire. Je sais lire. En vérité, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on est dans un essai clinique à grande échelle. Alors, on peut estimer qu'il fallait prendre le risque. On peut le dire. Mais il faut dire la vérité aux Français. Voilà.
C'est que, par exemple, Pfizer, le vaccin, est en essai jusqu'en 2022. Donc, on est dans une phase d'essai. Alors, on peut l'imaginer, notamment, quand il y a un risque très important pour des personnes âgées ou en comorbidité. Mais il faut dire la vérité. Vous savez, la confiance ne reviendra dans le pays que si on dit la vérité. Et moi, je prends les Français en adultes et pas en enfants. Alors, on peut dire, voilà, ce virus est très mortel pour des personnes en comorbidité. Très âgées. Il fallait jouer le vaccin, même si on a des inquiétudes sur ses conséquences. Mais on assume. C'est ce qu'a fait Boris Johnson. Bon, c'est ce qu'a fait Netanyahou.
Ou on peut dire, écoutez, on vaccine qu'une catégorie de Français, mais les jeunes qui n'ont aucun risque de mourir du Covid. Contrairement à ce qu'on nous répète à longueur de journée, il ne faut surtout pas les vacciner. C'est plutôt ma thèse. Et il y a d'autres moyens. Il faut soigner. Et je répète inlassablement. Il y a des molécules qui ne coûtent rien, qui n'ont aucun risque, aucun risque et qui permettent de réduire la mortalité.
Vous pensez qu'on n'a pas suffisamment mis le paquet sur le traitement et qu'on est vraiment dans la stratégie vaccinale en permanence avec les essais que ça propose les ratés.
Vous avez raison, Nicolas Vidal. Depuis le début, on nous enferme dans un choix impossible. L'enfermement, c'est le cas de le dire, le confinement ou le vaccin. Et même le professeur Combe, qui n'est pas un anti-système, a dit récemment, comme le professeur Schwartz en Israël, a dit mais pourquoi ont-ils tout misé sur le vaccin alors qu'on sait pertinemment qu'il y a des molécules, l'hydroxychloroquine du professeur Raoul qui marche, il y a plus de 200 études qui le disent, l'ivermectine qui marche encore mieux, l'ivermectine. Il y a 21 études randomisées, dont 600 doubles aveugles, qui montrent que l'ivermectine marche. La République tchèque vient de décider de recommander l'ivermectine.
Ça réduit la mortalité de 80%. C'est énorme. La vitamine D, la vitamine D, la carence en vitamine D accroît le risque de Covid. Vous savez que le dosage de vitamine D n'est toujours pas remboursé par la sécurité sociale. Et cerise sur le gâteau, l'Institut Pasteur de Lille, c'est sérieux, c'est pas un complotiste, voilà, l'Institut Pasteur de Lille. Avec une molécule, elle voulait une accélération des essais cliniques. Le ministère a refusé. Et les essais cliniques commenceront au mois de mai. Vous imaginez. Et vous savez ce qu'invoque le ministère ? Le principe de précaution. Une molécule qui n'a jamais eu le moins de danger.
Et en même temps, l'AstraZeneca, jusqu'à hier soir, on nous disait que c'était magnifique. Donc, on est avec un pouvoir qui nous manque matin, midi et soir depuis un an. Ils sont pris en flagrant délit de mensonge. Matin, midi et soir. Et qu'est-ce qu'on attend ?
C'est pour ça que j'ai voulu qu'on commence l'émission là-dessus. Parce que l'AstraZeneca, la suspension par Emmanuel Macron qu'il annonce, c'est quand même gravissime. C'est-à-dire qu'au moment où le chef de l'État fait marche arrière, alors que, je le répète, Jean Castex, hier soir, sur Twitch, face à Samuel Etienne, dit absolument le contraire. Donc, on marche un peu sur la tête. C'est un peu ce dont j'ai l'impression. Je voulais qu'on parle du pass sanitaire, Nicolas Dupont-Aignan, l'Union européenne, Thierry Breton. Comment ça nous l'a lancé, le pass sanitaire ? Votre position sur ce fameux pass sanitaire ?
Je combattrai de toutes mes forces, jusqu'au bout de ma vie, cette espèce de fichage numérique scandaleux, inefficace. Il est scandaleux parce que, bien évidemment, cela veut dire que nous deviendrons tous fichés pour aller au cinéma, au restaurant, se déplacer. Or, libre à chacun de faire ce qu'il veut. Il est inefficace. Pourquoi ? Parce que le principe du vaccin, si je me trompe, que nous répète matin, midi et soir le gouvernement, c'est d'éviter les formes graves. Donc, les personnes vaccinées n'ont aucun souci à se faire. Elles peuvent se mêler à des gens non vaccinés, puisque si on écoute le raisonnement du gouvernement, ce sont les gens non vaccinés qui prennent un risque.
Donc, le motif disant « oui, on a vacciné des gens, il faut surtout les protéger par le pass sanitaire » n'a aucun sens. Puisque le principe même du vaccin, c'est d'empêcher les formes graves, mais il n'empêche pas la transmission. Donc, le pass sanitaire est une aberration. De surcroît. Ce serait l'Union soviétique, parce que c'est une bureaucratie gigantesque. Imaginez, j'ai fait un vaccin le 1er janvier. Mon vaccin, on ne sait pas s'il dure plus de trois mois, d'après M. Fischer, le monsieur vaccin du gouvernement. Donc, ce n'est pas moi. RTL, il y a un mois. Il nous dit « on ne sait pas si ça dure plus de deux ou trois mois ».
Alors, quand est-ce que dans mon pass sanitaire, je dois renouveler mon vaccin ? Et puis, si je suis dans un pays où il y a un variant sud-africain, est-ce qu'il est valable ? Et puis, si j'étais positif, est-ce que ma sérologie est encore positive un an après ? Et puis, mon test. Donc, on est en train de mettre en place une bureaucratie numérique, mais délirante. Mais j'appelle les Français à se réveiller. Putain, je suis désolé d'être vulgaire, mais là, ça dépasse l'imaginable. Ce sont des gens incompétents qui sont en train de mettre en place une bureaucratie qui, d'ailleurs, ne pourra pas marcher. Vous imaginez dans les restaurants, alors, et le dossier médical ouvert à tous ?
Et hébergé par qui ? Par Microsoft ?
Mais vous savez, Nicolas, vous savez bien qu'il y a McKinsey qui est là aussi. McKinsey qui remplace nos élites technocratiques pour essayer de gérer le déconfinement, le confinement, la stratégie vaccinale, la logistique, l'infrastructure. Les voilà, les McKinsey.
C'est en fait… Si vous y réfléchissez, c'est une sorte de délire de maîtrise de tout. En fait, il croit tout maîtriser. C'est une sorte d'orgueil absolu et puis de gagne-pain pour toute l'industrie du numérique, pour tous les cabinets de conseil, pour tous ces vautours qui pillent l'Europe. Voilà la réalité. Donc, ce pass ne peut pas marcher. Il est absurde sur le plan sanitaire. Il ne sert à rien. Alors, le seul point où il peut servir, il faut être honnête, c'est pour les passages des frontières et les avions.
Aujourd'hui, c'est le bordel parce que les gens montrent un test, une sorte d'application pour que les tests soient formalisés d'un pays à l'autre et qu'il n'y ait pas aux douanes ou aux frontières des files d'attente. Moi, j'ai pris un avion récemment, c'était le bordel. C'était pas écrit dans la même langue. Enfin bon. On peut imaginer… On peut imaginer, à la rigueur, quelque chose de plus simple pour les compagnies aériennes, parce qu'il ne faut pas non plus être hostile au progrès. Si on peut numériser un document, bon. Mais l'appliquer pour circuler dans un pays, moi, je ne sais pas si les Français acceptent ça, c'est Vichy sans les Allemands, quoi. Oui.
Voilà, c'est un régime vichy-soi. Je voudrais qu'on aille un peu sur la stratégie. Vous m'entendez, Nicolas Dupont-Aignan ? Parce que j'ai l'impression qu'on a un petit problème de connexion, mais ça va, ça va super. La stratégie vaccinale de l'Union Européenne, est-ce qu'on peut en parler, cette stratégie vaccinale, qui ressemble fortement à un échec, soyons clairs ? Quel regard vous portez sur les tergiversations de la Commission européenne avec les différents laboratoires ? On rappelle que la santé, ce n'est pas une prérogative de Bruxelles.
Ce que je répète depuis, j'allais dire, un certain nombre d'années, est-ce que vous avez déjà fait un exposé dans une salle de classe quand vous étiez en seconde ou en première ? Est-ce que vous avez déjà fait un exposé dans une salle de classe quand vous étiez en seconde ou en première ? Est-ce que vous avez déjà fait un exposé dans une salle de classe quand vous étiez en seconde ou en première ou en huitième ou en troisième au collège ? Est-ce que vous avez déjà fait un exposé à 28 personnes ? Est-ce que dans une entreprise, vous avez écrit un rapport sur un sujet donné à 28 collaborateurs ? Non. Bon. C'est l'explication toute simple. Rien ne peut fonctionner à 28. C'est tout.
Il n'y a aucune capacité à agir. C'est une bureaucratie folle. Cette bureaucratie folle est incapable d'agir parce qu'il n'y a pas de légitimité politique. Il n'y a pas de responsabilité politique. Parce qu'il faut comprendre pourquoi ça a échoué. Donc, quand Donald Trump ou Boris Johnson ou Benjamin Netanyahou disaient, après on peut être d'accord ou pas d'accord, mais au moins il y avait une cohérence, disaient, quand Donald Trump a donné sa... 500 millions de dollars à chaque laboratoire, sans aucune contrepartie, en leur disant, vous m'inventez un truc le plus vite possible, il les a donnés, il a attendu le résultat.
Quand Benjamin Netanyahou, matin, midi et soir, s'occupait de la livraison des vaccins avec des généraux, ça arrivait. Quand Boris Johnson a fait le boulot, c'est arrivé. Après, on peut être d'accord ou pas d'accord, mais il y a une cohérence. Nous, ils ont refusé de payer. Ils ont mis des règles juridiques. C'est comme les masques. Quand M. Salomon voyait passer les masques en Chine. Qui partait vers ceux qui les achetaient contents. Et que M. Salomon avait une règle de marché public pour avoir des masques en France. Donc, c'est la bureaucratie. En fait, c'est la bureaucratie. Donc, il faut bazarder tout ça.
Il n'y a que la nation qui donne la légitimité démocratique et la liberté d'action et l'efficacité. C'est tout. Point barre. On en a la preuve aujourd'hui. C'est tout. D'ailleurs, le PDG de Sanofi, il y a quelques mois, avait dit... Il n'y a que les Américains qui auront des vaccins. Vous savez, il avait dit vrai. Il avait dit vrai. Il avait simplement alerté. Tout le monde lui est tombé dessus. Mais il avait alerté sur le fait qu'à partir du moment où Trump payait les vaccins, évidemment qu'il n'allait pas payer les vaccins pour qu'on les envoie en Europe. Bon. Donc, le bordel complet. On paye aussi la disparition de l'outil de production.
Aux États-Unis, il y a une obligation pour l'industrie pharmaceutique de produire aux États-Unis. En Chine, il y a une obligation de produire en Chine. En Europe, on a tout foutu en l'air. Eh bien, on paye ce que je répète là aussi depuis des années. Donc, il y a un moment, j'espère que cette crise va faire ouvrir les yeux des Français. Moi, je ferai ma campagne présidentielle sur un seul thème. Reprendre le contrôle. Reprendre le contrôle de nos industries. Reprendre le contrôle de notre démocratie. Reprendre le contrôle de nos services publics. Voilà. Reprendre le contrôle de nos territoires en matière de sécurité. Reprendre le contrôle.
Est-ce que les Français veulent continuer à être un bouchon au fil de l'eau ou est-ce qu'ils veulent être acteurs de leur destin ? C'est la seule question qui se pose en 2022.
Alors, on a des petits problèmes de connexion, Nicolas Dupont-Aignan. C'est pas grave, on vous entend bien, mais on a des petits problèmes de connexion. Je ne sais pas si vous m'entendez bien, vous, de votre côté. Parfait. Parfait. Alors, oui, vous le disiez, effectivement, cette crise sanitaire, vous parliez de votre campagne sur reprendre le contrôle. Vous m'entendez ? Oui, oui, je vous entends. Je vous entends. Il y a des petits différentiels de saturation. Mais ça va aller très bien. Que se passe-t-il ? Je vous entends, moi, en tout cas. Voilà. C'est qu'il y a un petit décalage entre la voix et le son. C'est pour ça. On me le dit en commentaire. C'est pour ça, mais c'est pas très grave.
Allô ? Oui, vous m'entendez ? Alors, on a un petit problème de connexion. Ah, ça ne marchait pas ? Oui, on a un petit problème de connexion. On a une petite interférence de connexion. Voilà.
Merde. Vous m'entendez très bien. Attendez, je vais me mettre dans un autre endroit. Il y a peut-être plus de réseau, là.
Voilà. Si vous avez plus de réseau, n'hésitez pas.
Aller, on va se mettre en train d'allumer la lumière. Voilà. Attendez, je vais allumer la lumière. Très bien. Comme ça, on est en coulée. Les gens viennent de partout.
On visite avec vous, Nicolas Dupont-Aignan. C'est les joies du direct. Vos locaux. C'est les joies du direct. Voilà. Alors, nous sommes en direct avec Nicolas Dupont-Aignan ce soir. Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président du BNP. Et là, est-ce que ça marche mieux ?
Voilà.
Allez, on va dire que ça marche mieux.
Et voilà. Est-ce que ça marche mieux ? Oui, là, j'ai deux barres. Je ne sais pas si c'est mieux, mais…
Voilà. Formidable. Très bien. On va pouvoir continuer. Alors, on parlait justement de reprendre le contrat. Ça va être le thème de votre campagne pour 2022. Finalement, on a l'impression qu'effectivement, Nicolas Dupont-Aignan, cette crise sanitaire aussi, elle montre que l'État-nation, de tous les États qui ont commandé directement des masques, finalement, et pas que des masques, ils ont été beaucoup plus performants dans la façon de vacciner et de faire face à cette crise. Finalement, c'est un gros atout aussi pour le clan souverainiste. Et donc, vous, Nicolas Dupont-Aignan, on a ce retour de l'État-nation, cette force de l'État-nation.
Oui, à condition que le système médiatico-politique qui nous étouffe en France arrête de bourrer la tête des Français avec l'Union européenne. On est plus fort, les commandes sont plus fortes. Je vous dis, on vit sous Vichy. Moi, ça va vous choquer ce que je dis peut-être, mais je dis, c'est Vichy. C'est Vichy sans les Allemands, c'est-à-dire qu'il n'y a même pas d'excuse d'avoir les mitraillettes et les soldats nazis sur notre sol. C'est Vichy. C'est-à-dire que c'est une espèce de déliquescence politique, de refus de voir, de refus de prendre des mesures. Je vais vous raconter une anecdote.
Vous savez que Bruno Le Maire a annoncé qu'il y aurait 20 milliards pris sur l'assurance-vie par les compagnies d'assurance pour renforcer les fonds propres des entreprises. Non. Pour garantir. Ça fait trois mois que ce dispositif est en négociation entre Bercy et Bruxelles. Et Bruxelles a imposé que la garantie de l'État fasse l'objet d'un taux d'intérêt d'1,68% qui est rajouté à l'entreprise pour les ETI, les grosses entreprises. Alors les PME n'ont pas à le payer, mais les ETI ont à le payer. Vous imaginez dans le détail où ça va. Et vous croyez que Bruno Le Maire décide ? Il décide rien. Donc, par exemple, en ce moment, quel est le défi ? Et ça, je veux insister là-dessus.
Le défi est économique et social. Biden a mis 1 900 milliards de dollars sur la table. C'est colossal. C'est un plan Marshall.
C'est un plan Marshall, Biden.
Le plan, le fameux plan de 750 milliards n'est toujours pas voté. Et qu'est-ce qu'attend la France pour mettre 200 milliards sur la table financée ? Quand on envoie l'addition, on s'en fout à la Banque centrale. Qu'est-ce qu'on attend ? Par exemple, transformer... On pourrait transformer les PGE, les prêts garantis aidés aux entreprises. Il y a à peu près 130 milliards. On pourrait en transformer la moitié en fonds participatifs pour permettre aux entreprises d'avoir des fonds propres. C'est l'occasion ou jamais de le faire. Les Chinois le font. Les Américains le font. Ah ben non, on n'a pas le droit. Bruxelles nous l'interdit.
Et donc, on est en train, non seulement de subir le déclassement sanitaire lié à notre dépendance, mais on est en train aussi de... de moiter la marge de la sortie. Et les États-Unis vont investir 1 900 milliards d'argent. Ils fabriquent l'argent. C'est de l'argent de la Banque centrale américaine. Et nous, on est coincés par Mme Lagarde, qui est paralysée. Et on obéit à qui ? À Mme Merkel, à Mme Ursula Machin, qui est en fait la collaboratrice de Mme Merkel. On a laissé mettre à la présidence de l'Union européenne, à la Commission, la collaboratrice de Merkel. Et on a... la garde, qui n'ose pas bouger, à la Banque centrale. Donc, n'oublions pas quel est l'enjeu. Prenons un peu de hauteur.
L'enjeu, il est dans la sortie de crise. J'allais dire, presque, de profiter de cette crise pour investir massivement dans les technologies d'avenir et réussir le saut qualitatif, industriel, scientifique, des années 2050-2100. Qui va le faire ? La Chine, puisqu'elle fait la planche à billets. Elle rachète nos entreprises avec la planche à billets chinoise. Et les États-Unis, avec Biden, et la Banque centrale américaine. Et nous, on est dans des comptes d'apothicaires, petits bras, petits bras. Or, on aurait l'occasion là, vraiment, ce que je propose, d'investir massivement pour réussir la révolution numérique, réussir la révolution technologique des biotechnologies, investir dans l'avenir.
Et je ne dis pas que la France le fasse seule. On peut le faire avec quelques partenaires, mais comme Airbus ou Ariane, à trois ou quatre pays, pas plus. Voilà, l'enjeu, c'est aussi la sortie de crise. Parce qu'on ne parle pas de la misère qui explose dans le pays. On ne parle pas des emplois qui sont abandonnés. On n'en parle pas. Il n'y a que des fonctionnaires qui dirigent. Alors eux, ils n'ont pas de problème. Ils touchent leur argent à la fin du mois.
Et il y a plusieurs scandales à venir, notamment la fermeture de Bosch à Rodez en ce moment. Ça, ça va faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal, beaucoup de mal. Je voulais qu'on reparle rapidement et après on réembrayera sur le thème de la présidentielle et les différentes lignes de votre programme, Nicolas Dupont-Aignan. Je voulais qu'on parle notamment sur plusieurs vidéos que vous avez faites, notamment à l'Assemblée nationale, où vous avez carrément dit que le Parlement, c'était autodissous suite à la prolongation de l'état d'urgence sanitaire. On en est où aujourd'hui ? Finalement, Emmanuel Macron, il décide tout seul dans le PSU-Jupiter. Vous, vous êtes député.
Dans tous les domaines sanitaires, on vit sous un régime d'exception. Le Parlement est fermé. Quand je dis ça, on me dit mais ce n'est pas vrai. Mais si, dans toutes les questions sanitaires et même très larges, le Parlement est fermé. Le gouvernement peut, sur ordonnance, modifier le droit du travail. Le gouvernement peut, sur ordonnance, vous interdire de sortir de chez vous. Le gouvernement a tous les pouvoirs jusqu'au 1er juin, avec possibilité, par un seul vote, de prolonger jusqu'au 31 décembre. Ça veut dire que l'Assemblée est fermée dans les domaines qui concernent les libertés individuelles. C'est fou ce qui se passe. Et vous croyez que ça les émeut tous ? Non, ils se sont habitués.
Ils se sont habitués, c'est tellement facile. Ce qui fait qu'aujourd'hui, vous pouvez avoir un conseil de défense où il n'y a aucun compte rendu officiel. Il n'y a personne qui décide de votre liberté de sortir, d'aller et de venir. Personne ne peut dire où on en est.
Notamment sur la réforme de l'assurance chômage. D'ailleurs, vous avez vu, beaucoup de lieux culturels et des théâtres sont fermés, sont occupés depuis maintenant une semaine. Ça va très mal passer cette réforme d'assurance chômage aujourd'hui. Est-ce que c'est le meilleur moment pour la mettre en place, cette réforme, Nicolas Dupont-Aignan ?
Vous savez, on disait les cons, on les reconnaît parce que ça hausse tout. Mais là, ce n'est pas des cons. C'est que voter la réforme de l'assurance chômage aujourd'hui, la décider alors qu'elle va plonger 800 000 personnes dans l'état de pauvreté, 800 000 personnes, c'est complètement ahurissant. Là aussi, alors Mme Borne explique que ça ne rentrera en ligne de compte que quand la crise sera passée, sauf que, excusez-moi, mais quand la crise soi-disant va passer sanitaire, il y aura la crise économique avec les fermetures d'entreprises. Et les chômeurs.
Donc, cela veut dire qu'en fait, les futurs chômeurs auront pour la moitié d'entre eux une indemnisation beaucoup plus réduite avec tout ce que ça comporte de passage en fait au RSA. Donc, ça veut dire qu'on va plonger dans la grande pauvreté, allez, entre 200 000 et 800 000 personnes. Je ne peux pas vous dire aujourd'hui le chiffre exact, je n'ai pas les moyens de vous le dire, mais c'est considérable. Mais même que des gens osent penser ça, osent faire ça, ça montre à quel point ils sont déconnectés de tout. Ils vivent dans un autre monde. Moi, je vois des gens qui avaient des restaurants, des boîtes de nuit, des petites entreprises qui sont réduits à faire des ménages aujourd'hui.
Ils sont réduits à ça, ils n'ont plus rien pour manger parce qu'ils étaient indépendants. Ne l'oubliez pas, il n'y a pas d'assurance chômage pour les indépendants. Donc, ce sont des millions de Français qui sont dans une situation extrêmement périlleuse sur le plan social. Alors, j'ai proposé. Parce que j'ai proposé. J'essaie de ne pas critiquer sans proposer. On a proposé ce que j'appelle le travail universel.
Je suis contre le revenu universel de monsieur Hamon, qui est là à la mode, la tarte à la crème, et notamment pour les jeunes, parce que je pense que ce serait extrêmement dangereux de se lancer dans un revenu universel qui serait une sorte de revenu d'assistanat, bien sûr précieux en période difficile, mais qui ne serait pas suffisant. Je propose le travail universel. C'est quoi le travail universel ? C'est que chaque Français se verrait garanti un travail universel qui lui permettrait d'avoir un minima social, mais le minima social ne viendrait qu'en échange d'une tâche d'intérêt général pour la collectivité.
Alors, ça peut être une journée ou deux par semaine dans un hôpital, dans une collectivité locale, dans une association, dans un club de sport. Il y a des besoins sociaux considérables et j'estime que quand on touche une allocation, on doit avoir un mécanisme de réinsertion. Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions. Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions. Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions. Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions. Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions. Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions.
Ça obligerait toutes les collectivités à faire des réinsertions. On ne peut pas faire un effort de partage. Alors, je sais que ça mécontente certains, mais moi, je pense qu'on peut pas faire un revenu universel, qu'il faut un travail universel, et ça permettrait aux gens de ne pas être enfermés dans des trappes à inactivité et à pauvreté. Parce que, en fait, si vous réfléchissez, la bonne conscience de ces élites, c'est des gens toujours plus riches et de l'autre un filet d'assistanat pour tout le monde. Tu ne trèves pas de faim. On a bonne conscience. Voilà. tu peux vivre avec 500 euros par mois.
Donc je pense qu'il faut vraiment trouver un avenir, donc d'un côté relocaliser de l'emploi, de l'autre avoir un filet de sécurité par le travail et l'insertion, et puis mettre obligatoirement, je pense, une taxe sur les plus riches qui ont quand même profité de cette crise indirectement, ou du moins qui n'ont pas souffert pendant la crise et qui peuvent faire effort de solidarité pendant quelques mois. Donc honnêtement, je pense qu'il l'accepterait de bon cœur quand même. Mais à un moment, il faut quand même arrêter.
Mais il faut sortir, Nicolas Dupont-Aignan, vous le savez, mieux que moi même, il faut sortir au moment de l'Union Européenne pour récupérer, pour avoir les mains libres, notamment sur la directive Travailleurs Détachés, sur les délocalisations en Pologne, en Hongrie.
Mon programme est très clair là-dessus. En arrivant au pouvoir en 2022, je n'applique plus la directive Travailleurs Détachés, je ne verse plus l'argent à la Commission de Bruxelles, je n'obéis plus aux directives de la Commission sur la concurrence pour pouvoir aider mon industrie, et je rétablis les frontières. Ça, ce sont quatre actes de l'UPR. Donc vous sortez de Schengen, hein ? Vous sortez de Schengen. Dans Schengen, on peut le faire. Je ne ronds même pas Schengen, j'applique Schengen en rétablissant les frontières. Quatre actes où la France dit maintenant, stop, je ne joue plus.
J'envoie le traité d'Europe des Nations Libres et de projets concrets que nous avons rédigés, et je dis à nos partenaires, vous avez six mois pour vous prononcer sur ce nouveau traité. On change d'union, on en finit avec l'Union Européenne, on la remplace. Ce n'est pas le Frexit. D'ailleurs, en fait, si vous y réfléchissez, Johnson, il n'a pas fait un Frexit, il a fait un Brexit, et ensuite il a négocié un traité. Moi, je propose de faire dans l'autre sens. Je renégocie un traité avec la menace d'un Frexit.
Et je dis aux partenaires européens, on renégocie tout et on crée cette Europe des Nations Libres qui renvoie vers les nations des compétences, qui supprime la Commission de Bruxelles, qui réduit le budget et qui, en revanche, bâtit des projets de coopération pour faire face à la Chine et aux États-Unis. Parce que oui, on doit muscler l'Europe face à la Chine et aux États-Unis. Et honnêtement, on ne le fera pas tout seul. Mais on doit le faire à trois ou quatre, comme on a fait à Airbus, des logiques de coopération. Oui, de coopération entre États. Entre États libres. Donc, soit vous acceptez ce nouveau traité avec des négociations, on ouvre une conférence européenne, on négocie.
Soit on s'en va et il y aura un référendum. Je promets aux Français qu'en 2022, si je suis élu, il y aura un référendum sur l'Europe. Soit sur le nouveau traité, qui voudra dire qu'on a gagné et qu'on a réussi à convaincre nos partenaires. Soit sur le départ. Mais moi, je veux donner une chance. Et pourquoi je propose cela ? Parce que... Si vous regardez ce qu'il s'est passé avec Boris Johnson et le Brexit, en fait, il est encore dans l'Europe, quelque part. Il est à la fois libre, il ne paye plus, il contrôle ses frontières, il est libre de ses lois, mais il a l'accès au marché unique. Il a l'accès au marché unique. On lui a laissé l'accès au marché unique. Et pourquoi on lui a laissé ?
Parce qu'on avait besoin de vendre les BMW et les 20 français, les BMW allemandes et les 20 français en Grande-Bretagne. Donc, il y a un moment, le commerce est plus fort. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que...
Il y a une question juste pour Robert, bien sûr. Comment vous sortez des griffes de la BCE, finalement, du FMI et de la Commission ?
Alors, deux choses. C'est deux problèmes distincts. Moi, je veux déjà qu'on supprime l'Union européenne, mais je veux, et c'est ma différence avec Asselineau, c'est que je veux qu'on la remplace par quelque chose. Parce que je dis que dire aujourd'hui, on s'en va, parce que je dis que dire aujourd'hui, on s'en va, sans proposer un projet alternatif, c'est faire peur aux Français et c'est ne jamais arriver au pouvoir. Et en plus, c'est idiot parce qu'on le voit bien avec Johnson, Johnson n'a pas tout supprimé. Il a besoin d'accéder au marché européen. Et il y a un marché européen, qu'on le veuille ou non.
Et donc, je trouve sain d'ailleurs qu'il y ait de la concurrence et qu'il y ait un marché. En revanche, qu'on soit libre d'aider nos entreprises comme on le veut, où on le veut, qu'on soit libre de bloquer certaines importations dangereuses pour la santé, c'est-à-dire qu'on retrouve notre liberté. Mais je veux faire comprendre aux Français, et on a la preuve par l'exemple avec Johnson, c'est qu'on peut rompre avec l'Union européenne sans pour autant être tout seul, sans pour autant être isolé. On va trouver un nouvel équilibre. Et c'est ce que je propose. Ça, c'est le premier point. Sur la BCE, c'est différent. Il y a quelques années, j'étais pour la sortie de l'euro.
Aujourd'hui, on a la chance d'avoir la BCE comme bouclier monétaire, puisque on lui a refilé des dettes nationales et on peut lui laisser. Donc, pour l'instant, moi, je ne veux pas déstabiliser la BCE, parce que ce serait dangereux pour la France. Je pense qu'il faut, en revanche, être ferme. La majorité des États, l'Italie, l'Espagne et les autres, on est supérieurs aux Allemands à la BCE. Ils peuvent s'écraser. Et c'est à eux de partir s'ils ne sont pas contents. Mais on est majoritaire. Et l'Allemagne est prise au tour. Elle est beaucoup plus au piège de la BCE que nous, si nous avons la volonté de nous en servir.
Donc, pareil que pour l'Union européenne, soit l'Union européenne s'adapte et on change d'Union européenne et c'est tout bon nef, soit on s'en va. Sur la BCE, je pense qu'il faut prendre le pouvoir au sein de la BCE, l'utiliser comme la Chine et les États-Unis. Si on n'y arrive pas, on verra, ça sera dans un second temps. Mais on ne peut pas tout faire en même temps. Et moi, je ne veux pas dire aux Français des choses fausses. Première étape, retrouver notre liberté et remplacer l'Union européenne par l'Europe des nations et des projets. C'est concret, c'est précis
et je pense que ça évitera à beaucoup de Français d'avoir peur. Une question, Nicolas Dupont-Aignan, sur la réindustrialisation. Comment vous le voyez, ça ? Comment on réindustrialise la France ? On l'a vu pendant le Covid, plus de masques, pas de respirateurs, toute une série de choses qui nous ont énormément manqué. Comment on réindustrialise la France aujourd'hui, selon vous, en 2022 ?
Moi, j'ai deux choses. La carotte et le bâton. Pourquoi des entreprises délocalisent ? Parce que le chef d'entreprise y a intérêt financièrement. On peut rétablir le Gosplan en France, ça ne marchera pas. Donc moi, je pense qu'il faut mettre un système en place d'incitation financière. C'est-à-dire qu'une entreprise qui délocalise a moins d'avantages financiers qu'une entreprise qui relocalise. C'est le sens des mesures, des 25 mesures que j'ai proposées pour la relocalisation d'un million d'emplois. Et la première mesure, c'est division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. En fait, c'est un mécanisme d'amortissement accéléré.
C'est-à-dire qui est interdit par l'Union européenne aujourd'hui. Mais j'en ai rien à foutre. On le fait. C'est-à-dire que les entreprises qui relocaliseront leurs bénéfices, c'est-à-dire qui investiront avec leurs bénéfices sur le sol français, auront un super bonus fiscal. C'est ce qu'a fait Trump. Ne vous embêtez pas. Et ça a très bien marché. Donc, vous savez, on n'attrapera pas des emplois si on taxe, taxe, taxe plus que dans le monde entier. Or, il faut être honnête, les Français sont incohérents. Et les gouvernements français, ils ont toujours taxé plus. Et après, ils s'étonnent que les emplois s'en aillent. Moi, je peux dire toute la journée, il faut relocaliser, il faut relocaliser.
Mais si je ne baisse pas les charges pour ceux qui réinvestissent, on n'y arrivera pas. Donc, il faut un bonus fiscal pour ceux qui vont réinvestir. Ce bonus fiscal, je veux qu'il soit sélectif selon les zones géographiques. C'est-à-dire que quand vous allez investir sur les territoires des villes moyennes et des zones rurales, vous aurez un super bonus. Si vous investissez dans les métropoles, pas de bonus. Il faut qu'on puisse réorienter les investissements vers la province. Et puis, deuxième axe, c'est un fonds de relocalisation de 10 milliards. Le gouvernement vient de commencer sur un milliard.
C'est-à-dire un fonds de 10 milliards qui aide à la robotique pour que les entreprises qui rappellent à la robotique, les entreprises qui rapatrient des chaînes de production, on les aide à robotiser. L'usine Toyota de Valenciennes produit une petite voiture en France. Renault et Peugeot nous ont expliqué depuis 10 ans que ce n'était pas rentable de produire une petite voiture en France. Expliquez-moi pourquoi Toyota est capable de le faire avec la Yaris à Valenciennes et pourquoi Renault ne le fait pas. Pourquoi ? Parce qu'ils ont conçu une usine dès le départ, très robotisée, qui compense les coûts du travail et qui fait qu'on est rentable.
Vous n'allez pas me dire que Renault et Peugeot ne peuvent pas faire la même chose. Donc, il faut que pour ça, on aide les entreprises françaises. C'est ce qu'a fait le Japon avec ce fonds de relocalisation qui permet d'inciter à la relocalisation. Troisièmement, il faut des mesures coercitives. Et je prends une mesure très simple pour les médicaments. Un médicament ne sera plus remboursé par la Sécurité sociale dans les 5 ans si la moitié de sa production n'est pas faite en France. Et ça, je peux vous dire que ça va vite aller. Ça va vite marcher. C'est ce que font les Américains. Je veux dire qu'à un moment, tout est fait ailleurs. C'est une question de volonté.
Et aussi d'apprendre à chasser les gaspillages en France et être un pays mieux géré. Parce que si on est le champion du monde de la dépense publique et qu'on taxe et surtaxe tout le monde, il ne faut pas s'étonner que les emplois s'en aillent. Il ne faut quand même pas être complètement débile. Il y a un moment où il faut être raisonnable. Donc, moins de taxes, ciblez en revanche. Pas d'exonération de taxes comme ça, comme le veut le Medef. Non. Emploi par emploi relocalisé. L'étiquette, mon étiquette Made in France, la part du produit en France sur chaque produit pour qu'on soit incité à consommer. La commande publique, 75% des commandes publiques sur des produits français.
Le Small Business Act, comme aux États-Unis, où une partie de la commande publique doit être réservée à des PME pour éviter qu'ils sous-traitent à des entreprises étrangères. On sait ce qu'il faut faire. Simplement, il faut la volonté politique.
Une idéologie toute autre. Il nous reste 10 minutes, Nicolas Dupont-Aignan. Je voudrais quand même qu'on parle délinquance, bande, phénomène de séparatisme. Aujourd'hui, les forces de l'ordre sont prises de plus en plus à partie. Les phénomènes de bande, vous avez vu les gamins qui meurent aujourd'hui sous les coups, dans les risques. Aujourd'hui, votre programme pour 2022. Là, la situation est lourde. On en avait déjà parlé il y a quelques mois. Là, la situation s'accélère, ça empire. C'est même très inquiétant. On va parler de l'état de droit.
Aujourd'hui, pour vous, quelles seraient les principales mesures à prendre immédiatement, dès votre arrivée au pouvoir à l'Élysée, pour essayer d'endiguer ce phénomène-là qui est en train de… C'est le demi-chaos, quelque part.
La première mesure, c'est de redéployer les forces de l'ordre, puisque je supprime le couvre-feu débile à 18 heures qui empêche les gens de rentrer chez eux tranquillement et qui entasse les gens dans les transports. Quand vous pensez qu'il y a des patrouilles sur la promenade des Anglais et sur la plage de Dunkerque et sur les quais de Seine et qu'il n'y a pas de forces de police dans nos banlieues, dans les cités, où il y a des trafiquants de drogue. Non, mais c'est… On est devenus complètement dingo. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire redéploiement des forces de police là où il y a des délinquants et arrêter d'harceler les honnêtes gens qui conduisent leurs voitures ou qui se promènent en plein air. Donc, non, mais ça veut dire un changement de mentalité, comme je veux supprimer et revoir le permis à points. Deuxième point absolument fondamental, c'est un référendum et les Français approuvons une nouvelle loi pénale. Avec trois points dedans. Peine planchée pour les récidivistes, peine planchée pour les agresseurs de policiers, de gendarmes et de pompiers et réforme de la justice des mineurs.
Et dernier point, quatrième point, j'oubliais, expulsion des délinquants étrangers, interdiction de territoire définitif pour tout délinquant étranger au terme de sa peine. Je peux vous dire qu'on va enlever déjà à peu près 20 000 multirécidivistes de France. Contrôle des frontières. Honnêtement, investir dans les prisons. Honnêtement, ce n'est pas le dossier qui me fait le plus peur. Il faudra l'approuver par référendum. Parce que quand 85% des Français vont l'approuver, le syndicat de la magistrature nous fera moins chier à protester. Désolé d'être vulgaire, mais il y a un moment, ça suffit.
Le problème de la France, et je vais vous le dire aujourd'hui très sincèrement, c'est un problème de légitimité politique. C'est comme si le général de Gaulle, à la fin de la guerre d'Algérie, n'avait pas voulu utiliser la France. Il n'aurait pas voulu utiliser le référendum. Mais il serait déjà mort. Il n'aurait pas eu la Ve République. Parce que quand il y a une situation pourrie, quand une oligarchie est au pouvoir, quand elle manipule la presse, quand elle achète la presse, quand elle tient les magistrats, quand elle s'appuie sur le parti de l'étranger, c'est-à-dire la communauté de Bruxelles, on ne peut plus gouverner. Vous pouvez mettre M. Dupont-Aignan, vous pouvez mettre M.
Montebourg, vous pouvez mettre Mme Le Pen demain matin au pouvoir à l'Élysée, il n'y a pas grand-chose qui changera si on ne change pas de méthode. J'insiste là-dessus. La seule façon de débloquer la France, c'est le référendum. Cinq référendums, un par an, sur les grands sujets, pour débloquer la France. Est-ce que les enseignants feront grève si on fait un référendum sur l'éducation nationale, sur les programmes d'histoire ? Non.
Parce que quand ça sera approuvé par 85% des Français, qui voudraient qu'on apprenne l'histoire de France à leurs enfants, qui voudraient qu'on apprenne la géographie, qui voudraient qu'on leur apprenne à parler français, eh bien les syndicats ne casseront plus les pieds parce qu'ils verront qu'ils sont minoritaires dans leur propre pays. Il faut casser cette espèce d'oligarchie qui a vampirisé la démocratie française, qui nous culpabilise de penser. Voilà. Et ça, ça ne peut se faire que par référendum. Donc moi, je suis prêt à prendre le risque. De toute façon... Un sur l'éducation ? Je vais vous dire un sur l'Europe, fondamental. Un sur la politique pénale. Un sur l'immigration.
Suppression du droit du sol, par référendum. Un sur l'éducatif. Et puis un joker, selon le moment, sur ce qu'il faudra faire. Mais il n'y a pas d'autre solution. Vous ne débloquerez pas la société française si vous continuez à vivre dans cet état gazeux, d'argent roi, parce que derrière, c'est les forces de l'argent. Vous savez, c'est toute l'histoire de France. Toute l'histoire de France, c'est les puissances extérieures qui achetaient les puissances d'argent. Reprenez. Vous savez, Jeanne d'Arc a dû lutter contre les féodaux parisiens qui étaient alliés aux anglais. Vichy... Mais vous reprenez tout, c'est toujours la même histoire en France.
C'est toujours des puissances extérieures qui achètent les vendus de l'intérieur qui, malheureusement, n'ont pas le sens de la nation. Donc il faut purger ça. Je suis désolé d'être un peu vulgaire, peut-être, et vous allez être surpris ce soir, mais j'en ai tellement ras-le-bol de cet état de déliquescence française. Et je sais que les Français ne veulent pas ça. Et moi, j'ai confiance dans le peuple français.
Oui, donc finalement, c'est des référendums pour réaffirmer la légitimité de la parole politique, publique. Vous l'incarnez, vous aussi, Nicolas Dupont-Aignan ?
Sur des mesures concrètes. Attention. Sur des mesures concrètes de bon sens. Et je le dis aussi, on ne pourra pas tout faire dans tous les domaines. Quel est l'enjeu aujourd'hui ? Stopper la submersion migratoire.
Est-ce qu'il pourrait y avoir un référendum, Nicolas Dupont-Aignan, sur l'immigration, comme certaines demandent ?
Un référendum sur l'immigration, sur le droit du sol, le contrôle des frontières, la suppression des allocations pendant cinq ans pour tout nouvel arrivant. À chaque fois, quatre mesures. Et on peut faire même avec des croix, avec un système de multi-choix. Moi, je suis prêt. Il faut une réparation. Une révolution démocratique dans notre pays. La Ve République est morte si on ne renoue pas avec l'esprit du référendum. Et je suis gaulliste, donc je le dis volontiers. Et je vous le dis, la crise est démocratique. La crise est de confiance. Il faut des mesures concrètes. On ne pourra pas tout faire. Restaurer l'ordre. Stopper la submersion migratoire. Produire français.
Reconstruire les services publics. Stopper les gaspillages. Pour financer la reconstruction des services publics. Si déjà on fait ça, quel miracle ! Quel miracle ! Cinq ans pour remettre le pays d'aplomb. Et je m'engage là-dessus. Voilà. Et moi, je ne change pas d'avis. Et quand je vois Marine Le Pen, je vous le dis franchement, quand je vois Marine Le Pen qui ne veut plus rien faire sur l'Europe, qui veut même rester dans Schengen...
J'allais vous poser la question, Nicolas Dupont-Aignan. Marine Le Pen, elle prête allégeance à Bruxelles. On a l'impression. C'est sa nouvelle amie, l'euro.
Complètement. Et je vais vous dire, ça me fait de la peine. Mais pourquoi ? Parce qu'elle croit qu'en étant soumise au système, ils vont lui laisser le pouvoir. Mais elle se trompe. Ils ne nous laisseront jamais le pouvoir. Il faut le prendre. Et on ne le prendra qu'avec les Français. Voilà. Et on ne les prendra que si les Français comprennent ce qu'on veut faire. Et si on a un programme raisonnable. Quand je dis raisonnable, je veux lutter contre les gaspillages publics. Il y en a marre d'avoir 2 millions de fausses cartes vitales qui coûtent 20 milliards. Il faut remettre de l'ordre dans le pays sur le plan financier. Il faut remettre de l'ordre dans le pays sur le plan financier.
Il faut arrêter de faire croire qu'en dépensant toujours plus, on va y arriver. Je suis désolé, on ne peut pas. Est-ce que vous savez qu'on dépense plus de 60% ? Là, cette année, on va avoir 62% de la richesse nationale en dépenses publiques. Il y a un moment, ce n'est pas possible. L'appauvrissement est général. Donc, je ne suis pas un libéral. Mais il faut un peu de libéralisme quand même, au niveau des PME. Il faut redonner le goût du travail, la récompense du travail. C'est l'enjeu majeur. Parce que si tout le monde devient assisté, on ne s'en sortira pas. Mon slogan, c'est l'effort juste. C'est l'effort partagé.
Dernière question. Il nous reste moins de cinq minutes. Vous devez partir ensuite. Tous les médias, les grands médias, c'est le duo Macron-Le Pen. Vous, Nicolas Dupont-Aignan, et comme d'autres, vous disparaissez de la carte. On imagine que vous n'êtes pas réconcilié avec les médias qui nous vendent ça depuis plusieurs semaines maintenant.
Mais pour une raison très simple. C'est que Marine Le Pen, c'est l'assurance vie de Macron. Voilà. Alors, il joue à cela. Je vais vous faire peur. Ils nous ont sorti un sondage 48-52. Mais j'ai retrouvé un sondage de 2016, 47-53. Donc, c'est le même grand cinéma. Et puis après, ils canarderont Marine Le Pen comme ils ont canardé Fillon. Ils sortiront les affaires, le financement du parti, et tout le tintouin. Vous pensez que le PNF peut surgir avant la présidentielle ? Bien évidemment. Tout est écrit d'avance. Donc, c'est une fausse démocratie. Alors, libre à Marine Le Pen de jouer son rôle. Je ne serai pas là pour lui dire du mal d'elle. C'est une femme qui a des qualités.
Et je ne suis pas là pour la critiquer. Simplement, on voit bien qu'ils veulent nous reproduire 2017. Et que Macron se dit, faisons peur à tout le monde avec Marine Le Pen. Et puis, je gagnerai sur le fil. Voilà.
Moi, je pense… Ça n'a pas l'air de marcher, Nicolas Dupont-Aignan. Parce que regardez les reports de voix ou les non-reports de voix des barraques du Front républicain. C'est fini, ça.
En attendant, le sondage, il donne toujours 52-48. Pour Macron. Et puis, vous verrez, il y aura la grosse cavalerie. Et puis, on nous fera toute la même chose. C'est écrit d'avance. Donc moi, je dis aux Français, c'est très simple. Il y a ceux qui aiment Marine Le Pen, libre de voter pour elle. Mais en revanche, est-ce qu'on n'a pas le droit d'avoir autre chose ? Est-ce qu'on n'a pas le droit d'avoir un vrai premier tour avant ? Et c'est aux Français de choisir. Donc moi, je suis candidat jusqu'au bout pour dire, il y a une voix différente. Il y a des nuances très fortes avec Marine Le Pen. Pourquoi je dis nuances ? Parce qu'il y a des points communs, bien sûr. Mais il y a des différences.
C'est que je pense que je serai beaucoup plus ferme sur certains points et beaucoup plus sérieux sur le plan économique. Et nous n'avons pas le même parcours, la même personnalité, la même histoire. Eh bien, c'est aux Français de choisir. Ils ont bien le choix entre Macron et Bertrand, qui vendent exactement des choses très proches, mais qui sont différents. Eh bien, ils auront le choix entre moi et Le Pen et à eux de choisir.
Dernière question. Et après, on vous laisse, Nicolas Dupont-Aignan. Finalement, le meilleur projet politique, est-ce qu'elle n'a pas de place pour un projet qui allierait l'identité et la souveraineté, peut-être ? Vous pourriez se faire la jonction des deux de manière à rassembler large, mais aussi avoir une vision pour la France. Parce qu'il y a plus
qu'à rassembler, il y a une vision pour la France aussi. Bien sûr. L'enjeu, c'est un cap. Moi, le cap, il est très simple. La France, d'abord, je vous l'ai dit, c'est l'identité, c'est-à-dire qu'on est obligé d'avoir une pause dans l'immigration. C'est vital si on ne veut pas que le pays parte en guerre civile libanaise. Donc, premier objectif, c'est ça. Deuxième objectif, c'est de créer de la prospérité sur le territoire français, car on ne peut partager que ce qu'on gagne. Et dans la lutte mondiale qu'il y a, il faut que la France soit la terre de l'excellence. Et puis, ensuite, reconstruire nos services publics pour les rendre efficaces sur les territoires en chassant les gaspillages.
Et tout cela ne sera possible, tout cela ne sera possible que s'il y a une révolution démocratique. Mon programme est très simple. Rétablir l'ordre, produire français, c'est ça. Reconstruire les services publics sur tous les territoires et le faire à partir du référendum. C'est clair, net, précis. On peut m'en vouloir sur plein de choses. On peut être en désaccord avec moi. On peut estimer que j'ai un sale caractère. Mais j'ai un projet carré. Il est béton. Il est sérieux. Je vais le vendre au maximum pendant cette campagne. Et je me dis qu'il peut y avoir un chemin parce que je pense que 80% des Français, c'est les sondages, entre 70 et 80%, ne veulent pas de ce duel Macron-Le Pen.
Et que donc, à un moment, quand ils verront qu'il y a un mec un peu différent qui est entouré de gens honnêtes et qui veut autre chose, ils se diront tiens, il faut peut-être écouter ce mec-là. Et on est quand même à 7%. Vous savez combien j'ai eu de temps d'antenne sur France Inter ? Dites-nous, vous allez nous apprendre des choses. 0,07. C'est-à-dire moins de 0,1%. J'ai eu Debout la France qui est à égalité avec Madame Hidalgo, candidate du Parti Socialiste. 6-7% dans les sondages. Je suis systématiquement au-dessus du PS. J'ai eu sur Radio France 292 fois moins de temps de parole, donc près de 300 fois moins de temps de parole que le Parti Socialiste.
Avec la redevance, nous payons la discrimination politique. Alors ça suffit. Soit on supprime la redevance, soit il y a égalité de traitement. Et je vais me battre pour qu'il y ait une offre politique diversifiée. Et on progresse. Il y a certains groupes qui ont progressé. Le groupe TF1 commence à progresser sur les temps d'antenne. Et il y a des groupes en retard. C'est une bataille pour la démocratie. Voilà. Alors après, on peut estimer qu'il y en a des mieux que moi. Très bien, qu'on choisisse. Mais en tout cas, nous, on est déjà à 7%. Et je dis à tous les souverainistes, rejoignez-moi, aidez-moi. Je suis le seul qui présente une voix solide pour que le souverainisme gagne.
C'est peut-être prétentieux, mais je le pense. Voilà. Et donc, je le dis.
En tout cas, vous êtes en campagne, Nicolas Dupont-Aignan. Et on vous remercie bien entendu d'avoir participé à ce grand entretien politique. On doit vous laisser. Vous devez y aller en tout cas. Je vous remercie. Vous êtes bien entendu député de l'Essonne, président de Debout la France. Et vous êtes candidat à la présidentielle 2022. On verra si dans les prochains jours, vous passez chez France Inter, Nicolas Dupont-Aignan. On verra bien ça. On vous souhaite en tout cas beaucoup de courage, une bonne fin de journée. On vous remercie d'avoir regardé cette émission. N'hésitez pas à liker, à partager. On se retrouve très vite sur Couch Live. Merci beaucoup. Bye bye.
Et vue la démocratie. Salut.
Salut à tous.
Nicolas Dupont-Aignan