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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 janvier 2025 28 min

Roger Karoutchi : « Ça fait longtemps que nos relations avec l’Algérie sont déséquilibrées »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Roger carouti on commence en regardant les unes de la presse régionale on en a sélectionné trois ce matin il y a beaucoup de titres on va le voir qui sont consacrés à l'épidémie de grippe les hôpitaux en surchauffe face à une explosion des hospitalisations certains hôpitaux sont contraints de déclencher le plan blanc plusieurs unes également consacré à ce qui se passe à Los Angeles on l'a vu Los Angeles scénario catastrophe et ces incendies dramatiques qui ravagent la ville euh qui ont fait au moins 10 morts et puis la dernière une c'est celle de la Marseillaise c'est sur les agriculteurs la mer est dans le prê c'est le titre de la Marseillaise cette colère des agriculteurs qui n'est pas retombée alors que se déroulent en ce moment les élections aux Chambres d'agriculture quelle unee choisissez-vous j'hésite entre les hôpitaau et l'agriculture je veux parle de l'agriculture vous la comprenez encore cette colère des agriculteurs qui ne retombe pas euh il y a pas il y a des textes qui étaient prévu au Sénat qui ont été repoussés d'abord par la dissolution après par la censure il faut répondre urgemment à cette colère alors nous aurons un texte qui va venir au mois de janvier hein donc dans quelques jours au Sénat et moi je comprends une profession tout entière qui est une vocation qui a autant de difficultés depuis des années avec un traitement parfois un peu un peu trop condescendant du pouvoir central il faut que l'on bouge le monde agricole attend de vraies solutions pas des mesurettes et nous avons besoin j'espère que ce sera le cas avec le texte qui vient au Sénat de revoir l'ensemble de notre politique agricole de nos relation avec l'Europe au niveau agricole de notre compréhension des difficultés des éleveurs des des cultivateurs de tous ceux qui réellement font l'agriculture française nourrisse et qu'on arrête avec l'opposition un peu un peu artificiel entre l'écologie et l'agriculture le monde agricole a besoin des politique a besoin de nous et nous nous avons besoin de nos agriculteurs on va regarder le reste de l'actualité on l'a vu dans le journal hein hier avait lieu les commémorations des 10 ans de l'attaque terroriste contre l'hypercacher quatre morts Jonathan arfil président du CRIF on l'a entendu qui dit que les causes du drame d'il 10 an n'ont pas été résolu pourquoi on en a encore là écoutez moi j'étais hier avec gérrard Larcher et nous avons ensemble allumé une des bougies une des 10 bougies sur les victimes de l'hypercacher ça fait des années et quand je dis des années ça fait très longtemps que je dis qu'en réalité on ne s'attaque pas aux causes parce qu'on est extrêmement tremblant et quand je dis extrêmement tremblant je veux dire que ça commence dès l'école et quand on nous explique que dans certaines écoles on ne peut plus enseigner la choix qu'on ne peut plus faire référence à tel ou tel élément bah forcément si dès le plus jeune âge vous n'expliquez pas les choses vous n'avez pas une pédagogie extrêmement forte parce qu'on vous dit oh là là pas de provocation pas de polémique dans tel ou tel milieu on peut pas mais si on peut la République est partout chez elle et malheureusement elle a abandonné certains territoires elle a abandonné par faiblesse certains certaines écoles certains territoires et donc voilà on peur de quoi vous dites on est tremblant on pe on a toujours peur des réactions est-ce que parler de la Choa ça ça donne pas en contrepartie le sentiment que on est trop pro sémite alors que il faudrait s'occuper d'autres catégories bon voilà et malheureusement l'histoire estelle est ce qu'elle est la choelle est unique il y a pas d'autres exemples dans l'histoire et heureusement mais il y a eu des génocides le génocide arménien le génocide des toutsi ça c'est bon mais c'est autre chose on a peur on a peur moi je vois je rencontre évidemment régulièrement en tant que président du groupe France Israël du Sénat les responsables communautaires en France c'est la première fois depuis 5 ans 10 ans que je vois des responsables de communauté juives qui me disent les gens hésitent à rester c'est quand on dit à rester c'est leur pays la France hésite à rester c'est inadmissible et et j'attends vraiment et je sais qu'il le fera que Bruno rotaillo soit extraordinairement ferme là-dessus parce que c'est la seule solution si on veut lu l'unité de la nation et de la République Bruno rotillot justement il a dit il y a un antisémitisme qui a deux visages celui de l'islamisme mais aussi de ceux parfois élu de la République qui instrumentalise le drame palestinien des fins politiciennes vous êtes d'accord il y a une responsabilité politique é il y a qu'à regarder les débats à l'Assemblée nationale utilisation des drapeaux palestiniens même dans l'hémicycle les propos tenus par les uns par les autres la capacité à à dire des choses fausses tout en ayant l'air d'être les tenants de la morale bon ben voilà oui euh par électoralisme plus que par conviction à mon avis par électoralisme c'est clair que des responsables de LFI ouou autour euh se tiennent des propos inadmissibles et dont ils se rendent probablement même pas compte de la portée auprès d'abord d'esprit fragile ou faible qu' dis voyez on n'est pas seul ils sont d'accord avec nous donc il faut en finir et puis d'un autre côté de Français de confession juifes qui doivent se dire mais pourquoi est-ce qu'on est ciblé en permanence qu'est-ce que que c'est cette histoire à quel titre donc oui bien sûr qu'il y a les deux il reste il reste un antisémitisme classique d'une extrême droite totalement euh dépassée mais mais c'est vrai que l'antisémitisme de l'islamisme politique plus celui de l'extrême droite et celui de l'islamisme politique utilisé à des fins électoraliste par certains c'est inadmissible et c'est scandaleux il y a beaucoup de plaintes déposées j'espère que les tribunaux seront extrêmement sévères l'autre actualité on l'a vu ce sont ces négociations qui se poursuivent entre le gouvernement et les partis politiques pour tenter de trouver un accord notamment autour du budget est-ce que pour vous il faut trouver un accord de non censure avec la gauche moi je cours pas après la gauche hein chacun cour après ce qu'il veut alors sincèrement euh moi j'étais très favorable au gouvernement Barnier très favorable aux efforts qui étaient demandés bon la gauche n'a pas estimé que c'était nécessaire elle a mêlé ses voix à celle du RN pour faire la censure donc va pas nous faire des leçons de morale peut-être pas exagérer non plus bon donc là moi j'attends du gouvernement qu'il remplisse ses obligations ces obligations elles sont simples c'est faire en sorte que les Français soient protégés aujourd'hui ils ne le sont pas et quand j'entends toutes les discussions sur alors est-ce que au lieu de 5 % déficit on fera 5 et demi c'està-dire on va amoindrir l'effort et tout qu'est-ce qui se passe nous là on est là en train de dire ah non non mais nous on veut ça n on veut ça mais sur les marchés la France qui doit emprunter 300 milliards en 2025 300 milliards et bien depuis le début de la semaine elle les emprunte à des taux nettement supérieur à ce qu'ils étaient il y a encore quelques jours donc pour vous faut pas revenir sur l'objectif de 5 % d'ici la fin de l'année mais moi je considère que c'est la base pour faire en sorte que la dette française n'explose pas sinon bah sinon les agences de notation vont abaisser la note de la France les marchés financiers vont nous faire payer plus cher nos emprunts donc à l'arrivée à l'arrivée à à croire qu'on a lâché sur 5 ou 10 milliards mais on pa 10 milliards ou 15 milliards d'intérêts supplémentaire parce que par définition on aura payé beaucoup plus cher les agences moi je fais aucun culte hein moi je suis pas trumpiste ni rien je n'ai aucun cul des agences de notation sauf que c'est la règle quand on doit emprunter beaucoup malheureusement on est soumis au marché mais quand vous entendez Édouard Philippe par exemple qui n'est pas le dernier en matière de rigueur budgétaire qui dit ben il faut peut-être mieux lâcher un peu de l'Est aller jusqu'à 5 4 si ça permet la stabilité politique parce que l'instabilité ça coûte à une condition à une condition c'est qu'on ne préjuge pas de l'avenir je veux dire on peut pas nous dire bon allez on va pas arriver à 5 on va faire 5 et demi c'està-dire on fera un peu moins d'efforts financiers que prévu mais mais pour le reste on va lancer de grandes réformes qui permettront à terme de faire des économies par exemple sur la masse des agences et établissements publics de de l'État qui coûte des fortunes et qui pour certains ne servent pas grand bon très bien si on lance des choses comme ça on peut se dire bon allez ça va mais si c'est pour nous dire alors on va faire un peu moins d'effort financiers et en plus on va abroger la réforme des retraites et en plus on va vous mettre telle ou telle mesure qui en réalité va coûter cher les gens vont dire et tous ceux qui nous regardent vont dire mais c'estes français ils sont absolument insupportable vous vous opposerez à une suspension de la réforme des retrait non attendez au Sénat on n'a pas attendu euh il y a 2 ans pour le vote de la réforme des retraites je rappelle qu'ici nous avons voté cette réforme depuis 5 6 ans euh sur la l'âge sur les carrières longues sur un certain nombre de mesures sur les carrières difficiles sur les métiers dangereux ou difficile ça a été voté ici bien avant euh la réforme des retraites elle-même la réforme des retraites a donné lieu à des débats extrêmement long extrêmement lourd extrêmement pointu à la commission des affaires sociales dans l'émission cycle du Sénat on n'est pas des rigolos on n'est pas à l'Assemblée nationale où les gens s'invectivent sans avancer des arguments on a avancé beaucoup travailler alors quand j'entends une ministre de l'actuel gouvernement dire que on en a rien à faire ou quasi des débats du Sénat et de la droite et que de toute façon il faudra que la droite accepte que ça lui plaise ou pas la suspension de la réforme des retraites je propose à la ministre de venir devant l'hémicycle le dire on va continuer évidemment à parler de ces questions budgétaires et plus largement du calendrier parlementaire puisque de nombreux textes sont à l'ordre du jour du Sénat dans les prochaines semaines on VO ça avec Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour ran bonjour car bonour et Alex les sénateurs vont commencer l'année sur les chapeaux de roues avec une semaine chargée très politique oui puisque comme les députés les sénateurs vont commencer l'année avec le discours de politique général du nouveau Premier ministre François Baayou un discours qu'il prononcera à l'Assemblée nationale mardi prochain à 15 15h et qui sera lu au même moment au Sénat par ellisabeth borne la ministre de l'Éducation nationale et numéro 2 du gouvernement et le lendemain le mercredi François Baayou s'exprimera devant les sénateurs pour leur présenter la politique qu'il entend mener et ce même jour mercredi prochain après le discours de François baayot et bien les sénateurs vont entrer tout de suite dans le vif du sujet dans le vif du sujet budgétaire puisqu'ils vont reprendre l'examen du budget 2025 à l'endroit du texte où il s'était arrêté en décembre dernier contreint par la censure du gouvernement de Michel Barnier les sénateurs en sont rendus à l'examen des dépenses de l'État ils vont notamment débattre des crédits budgétaires accordé au territoires d'outremère et aux collectivités locales et la semaine suivante le 23 janvier les sénateurs on voté sur le budget de la Sécurité sociale oui rappelez-vous c'est ce budget de la Sécurité sociale 2025 qui a provoqué la censure du gouvernement de Michel Barnier à l'Assemblée nationale par les députés de gauche et du rassemblement national censure car le gouvernement avait utilisé le 493 pour essayer de faire adopté sans vote une version de ce budget de la Sécurité sociale une version issue d'un accord en commission mixte paritaire c'est-à-dire une réunion composée de SEP députés et SEP sénateurs mais une réunion dans laquelle les LR et les macronistes ont la majorité alors qu'à l'Assemblée et bien une majorité d'opposition gauche et Ren étai contre ce budget de la Sécurité sociale et en tout cas c'est sur cette version issue de la commission mixte parétaire du budget de la Sécurité sociale que les sénateurs vont voter vont s'exprimer et quel que soit le résultat de ce vote et bien il y aura une nouvelle lecture du texte à l'Assemblée alors Roger Carocci ce budget de la sécurité social qui a quand même été rejeté par l'Assemblée nationale avec et bien censure du du gouvernement avec la censure du gouvernement est-ce que ce budget issu de la CMP la majorité de droite sénatoriale doit le voter ah je pense que oui euh m teres ce budget en tout cas sur le PLFSS ce budget est issu d'un accord en CMP accord auquel les commissaires LR ont participé donc ça n'aurait pas beaucoup de sens de dire en commission mixte paritaire on est d'accord sur telle ou telle mesure pour dire ensuite dans l'hémicycle l'inverse il faut un peu de cohérence non je crois que le bazar est suffisant c'est peut-être pas la peine d'en rajouter euh sur le P sur enfin sur le budget de la Sécurité sociale il faut avancer il faut le voter alors après moi je ne sais pas ce que fera l'Assemblée nationale parce qu'après tout c'est bien là-dessus qu'elle a censuré le gouvernement on me dit qu'il y aura un certain nombre d'amendements du gouvernement qui est le seul après lecture CMP à pouvoir faire des amendements on verra bien ce qu'il fait ici ou à l'Assemblée nationale mais ça franchement entre la censure pas de budget maintenant le budget qui repart là où on l'a laissé il y a un mois et demi le PLFSS qu'on va devoir voter le bazar suffit le discrédit des autorités françaises est suffisant essayons de trouver des voix de passage pour au moins ce qui a été correctement fait soit assumé alors vous dites la droite doit assumer ce budget de la Sécurité sociale mais quand même est-ce qu'il ne faut pas abandonner certaines mesures impopulaires et notamment la baisse des pensions de retraite pour une partie des retraités une baisse qui est toujours dans le texte ça ça ça c'était un vrai débat ici et et moi j'étais pour qu'on maintienne l'indexation dès le départ parce que oui au niveau dein parce que je trouve que il fallait plutôt baisser globalement bien des dépenses publiques qui ne me paraissent pas aussi urgentes et on n'est pas là pour maltraiter les retraités qui ont travaillé toute leur vie et pas 35 he mais souvent 40h donc ça ne me paraissait pas une bonne mesure si l'un des amendement du Gouvernement c'est de rétablir l'indexation je serai pour ce ne sera pas ce ne sera pas un problème alors on par qu'il y a pas que le budget hein au Milu des sénateurs la semaine prochaine effectivement il a des textes très importants à l'agenda du Sénat alors pour le pouvoir d'achat d'abord avec le 14 janvier la proposition de loi qui permet aux Français de faire leur courses avec leur ticket restaurant ensuite pour nos agriculteurs le Sénat va examiner le 27 janvier une proposition de loi de la droite sénatoriale pour lever les contraintes sur le métier d'agriculteur avant de débattre dès le 4 février du projet de loi d'orientation agricole c'est le texte du Gouvernement qui est censé résoudre la crise agricole actuelle autre texte important la proposition de loi sénatoriale pour lutter contre le trafic de drogue un texte qui est issu des travaux de la commission d'enquête du Sénat l'an dernier sur le trafic de droguees et ce texte il sera examiné à partir du 28 janvier et c'est le véhicule législatif qui est soutenu par le gouvernement pour mettre en place sa politique anti-drogue et puis enfin pour reconstruire Mayotte ravager par le cyclone chido le Sénat va examiner le projet de loi d'urgence pour Mayotte qui doit permettre des solutions rapides d'hébergement et d'accompagnement de la population sinistrée Roger caroci justement sur Mayotte une loi d'urgence pour Mayotte mais seulement dans 3 semaines examiné au Parlement ça fait un peu tard oui oui et je regrette que ce soit si tard bon alors le problème c'est que sans avoir adopté le budget au préalable on ne peut pas faire le texte sur l'urgence à maotte au moins au Parlement je le regrette parce que je pense que on devrait trouver je l'ai dit d'ailleurs à nos président de groupe on devrait trouver un un moyen d'aller plus vite moi je pense que franchement quand on voit ce qui se passe à Mayotte ce serait bien qu'on puisse avoir terminer ce texte pour de bon au moins à la fin du mois de jier les Maorais vont pas attendre des semaines et des semaines alors soyons clair les mesures que l'on va adopter en réalité l'État le l'ensemble des autorités à Mayotte le mett en place tout de suite on va pas attendre des semaines avant de de reconstruire ou donc ça avance mais c'est vrai que c'est c'est tard et que les esprits ont été frappés parce qu'ils ont vu sur Mayotte dans un mois ils sont moins frappés donc je pense que parce que ça va être un effort financier considérable est-ce que le nou le nouveau gouvernement de François Baayou est à la hauteur de l'urgence sur ce qui se passe à Mayotte Marine Le Pen qui revient de Mayotte assure que non oh je crois que il faut pas faire de polémique là-dessus je pense que tout le monde est bien conscient de la situation dramatique de Mayotte pour des raisons multiples non c'est pas le sujet le sujet c'est que il faut à partir du moment où on est décidé à faire un véritable effort financier massif il faut le faire vite il faut pas attendre il faut pas donner le sentiment qu'on va hergoter discuter polémiquer non mais dire que les autorités de l'État Bruno retayo si est rendu François Baayou si est rendu le président de la République enfin tout le monde est allé voir et tout le monde a constaté les effets dévastateurs donc non je pense que c'est pas le le problème de la prise de conscience c'est le problème de la rapidité alors la question de l'immigration massive à Maillotte est également posée est-ce qu'il faut un nouveau texte pour revenir sur le droit du sol à Mayotte ça crée des divisions au sein du gouvernement ben ben peut-être il ça qui crée des divisions dans ce gouvernement visiblement si avec ça on pourrait peut-être s'arranger mais euh non non mais euh Marine Le Pen dit qu'elle va rajouter des amendements elle a ce texte pour revenir là-dessus mais vous est-ce que vous aussi au Sénat vous allez en rajouter ah ben nous nous nous nous allons travailler sur ce texte et nous je vous rappelle que la droite sénatorial a déjà pris position sur un certain nombre de textes pour faire en sorte que que qu'on arrête cette cette submersion de de ce pauvre territoire de Mayotte par l'ensemble des Commores donc il y aura des amendements sur l'immigration du coup oh il y aura probablement des amendements oui et et je rappelle que le ministre de l'intérieur quand il était président du groupe LR au Sénat avait lui-même pris des positions très fermes pour que ça s'arrête un dernier mot sur un aut texte sur la lutte contre le trafic de drogue effectivement cette proposition de loi contre le narcotrafic des travaux de la commission d'enquête du Sénat est-ce que vous pensez qu'elle peut obtenir une une unanimité de la droite et de la gauche le rapport avait été très largement approuvé euh toute tendance confondue hein de la gauche à la droite au Sénat comme le texte euh qui est évoqué reprend en réalité les propositions de ce rapport je pense qu'ici en tout cas ce sera largement voté et largement adopté je sais pas ce qui se passera à l'Assemblée mais ici ici ça fera quasiment consensus oui à tout à l'heure Alex à tout à l'heure on parlera des tensions entre la France et l'Algérie et on va en parler tout de suite avec vous justement Roger carucci puisque les tensions diplomatiques sont vives entre la France et l'Algérie lescin FrancoAlgérien boilem sans sal est toujours détenu en Algérie Emmanuel Macron s'est exprimé sur ce sujet cette semaine j'ai une pensée singulière pour un combattant de la liberté écrivain FrancoAlgérien qui est boilem saintsal il est détenu de manière totalement arbitraire par les responsables algériens et nous qui aimons le peuple algérien et son histoire je demande instamment à son gouvernement de libérer boellen sensal une déclaration qui a provoqué la colère de l'Algérie qui dénonce une imiction et hontée et inacceptable dans une affaire interne il a eu raison de proncer ces mots Emmanuel Macron je sais pas s'il a eu raison mais ce qui est sûr c'est que ça fait longtemps que nos relations avec l'Algérie sont déséquilibrés ça fait longtemps que le pouvoir algérien euh passablement critiqué dans son propre pays utilise la lutte contre la France l'opposition à la France comme élément de rassemblement autour de lui et par conséquent nous sommes dans une situation extrêmement difficile parce que c'est pas la relation franco-algérienne qui devrait ou qui est est très difficile c'est combien de temps le pouvoir algérien va mobiliser l'opinion publique et les forces politiques algériennes sur un seul élément à bat la France tant que c'est ça vous voyez par exemple pour des raisons évidentes nous avons enfin la police interpellé un influenceur qui débitait des horreurs sur le territoire français on l'expulse vers l'Algérie l'Algérie refuse de le recevoir alors qu'il est algérien et nous le renvoie et on voit bien que ça veut dire que on peut pas discuter on peut pas négocier avec un pouvoir qui a décidé de manière très clair que la guerre à la France était son élément majeur d'autant plus que depuis que le gouvernement français a admis la marocanité du Sahara Occidental naturellement le pouvoir algérien qui soutenait les saharaoui dit bah voilà c'est une offensive contre l'Algérie mais comment on doit réagir face à ça qu'est-ce que doit faire la France je pense que malheureusement il faut pas se tromper d'amis en Afrique du Nord le Maroc est plus lié à la France plus sur la ligne de ce que nous nous souhaitons ou nous pouvons faire avec l'Afrique du Nord et et donc nous n'avons pas revenir sur la reconnaissance de la marocanité du Sahara et par rapport au pouvoir algérien il faut discuter discuter encore Maister oui je pense que oui comme toujours parce que il y a les effets symboliques un peu un peu d'annonce et puis puis il y a le travail de fond des des diplomates qui sont remarquables pour la plupart et qui donc peuvent trouver des des voies de pass mais à un moment il y aura un rapport de force est-ce que les accords de 1968 avec l'Algérie sont éternels à mon sens non il faut il faut les arrêter et il faut dire bon bah écoutez ces accords ont 56 ans 57 ans ils ne sont plus d'actualité donc retrouver une relation plus normale avec l'Algérie en ayant plus aucune faveur c'est clair et en ayant une relation d'état à état respectant leurs indépendan mais en essayant de de de de trouver des voies de passage mais je je dois dire je je conclus là-dessus que il y a 18 mois 2 ans j'avais fait une tribune qui avait fait un peu de bruit en disant que la France était en train de se faire sortir de toute l'Afrique à l'époque les ministres du gouvernement avaient hurlé en disant comment comment mais pas du tout la France est toujours aussi influente quand je vois ce qui se passe après le Mali après le Tchad après Centrafrique après le Burkina Faso quand je vois ce qui se passe au Sénégal en Côte d'Ivoire où on seit jeter de partout oui il y a nécessité de revoir la politique africaine aussi bien subsaharienne que nord-africaine de la France allez on termine en regardant l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on retrouve Olivier chaperon bonjour Olivier merci d'être avec nous directeur départemental éditorial du journal La Montagne dans la Creuse tout autre sujet avec vous coup de projecteur sur la Cité internationale de la tapisserie à auusson qui connaît un fort succès touristique y compris auprès de touristes étrangers absolument oui je vous emmène en Creuse ce matin où la cité de la trépisserie va connaître une extension de de son périmètre c'estàd qu'elle va s'agrandir tout simplement parce qu'elle est à la limite dirais-je victime de son succès hein depuis 2016 elle a accueilli presque 400000 visiteurs aujourd'hui elle va enfin tous les ans elle B ses records de fréquentation he d'un d'un été sur l'autre 15 % entre 2023 et 2024 c'est quand même très très très fort euh alors pourquoi est-ce que il y a conna un tel succès cette tapisserie dans un village de 3100 habitants au confin de la de la Creuse et et de la Corelle de laienne simplement parce qu' comme toutes les zones rurales elle lit à la fois la modernité le classique alors le classique c'est des tapisseries comme on peut les connaître qu'on les voit dans les grands châteaux la modernité avec aussi de l'innovation puisque les lyciers travaillent aujourd'hui sur des œuvres de de Tolkien de miasaki et ça évidemment ça donne un reg d'intérêt pour pour l'international avec des des des visiteurs qui viennent de de partout dans le monde notamment du Japon des pays nordique et évidemment ça favorise le développement de la la cité avec aussi un développement pour l'activité économique puisque les liciers creusois ont un travail ont du travail et même font face à des demandes qui pour lesquelles ne peuvent pas toujours répondre euh et donc ça amène à à une question monsieur le sénateur comment est-ce qu'on peut aujourd'hui envisager des des des coupes peut-être budgétaire dans l'aide au territoire aux collectivités et même à la culture alors que ce sont souvent des des sources des sources importantes de de développement pour les collectivités justement et pour le tissu économique local ça c'est quand même assez contradictoire dans dans dans dans le phénomène aujourd'hui d'abord je ve rendre hommage à à auusson et à tapéuson moi qui suis historien je peux vous dire que la tapicerie d'auobuson ça fait 6 siècles que que ça existe ça fait 6 siècles que c'est un trésor de l'art français elle a été classée d'ailleurs dans le patrimoine immatériel de de l'UNESCO et et c'est vraiment une source de fierté pour tous les Français les gobelins au Buson ce sont des sources de fierté alors vous avez parfaitement raison moi je suis totalement hostile à toute réduction des moyens des collectivité territoriale le gouvernement Barnier avait demandé 5 milliards d'efforts au Sénat on était arrivé à 2 milliards plutôt que 5 c'était déjà un premier effort mais je l'ai dit très tranquillement à à nos élus moi je suis pour que il n'y ait pas de demande de réduction des moyens attribués aux collectivités locales pourquoi non pas parce que nous sommes le Sénat et donc nous devons défendre les collectivités locales mais les collectivités locales représentent aujourd'hui 70 à 75 % de l'investissement ce sont les collectivités territoriales qui font travailler au niveau local les artisans les entreprises ce sont les régions les départements les communes qui font en sorte que que ce soit au Buson ou ailleurs il est cette espèce de tissu d'énergie de création étouffer étrangler les collectivités locales c'est l'inverse de ce qu'il faut faire parce que par définition c'est elles qui doivent dynamiser nos territoires et moi je soutiendrai encore et encore dans les débats qui viennent au Sénat le fait de ne rien réduire dans les moyens et la capacité d'agir des collectivités territoriales parce que c'est la mort des des PME la mort de nos entreprises d'art parce que vous comprenez bien que une entreprise locale je termine une entreprise locale ça n'intéresse pas Paris ça n'intéresse pas le pouvoir central donc il faut laisser les collectivités de terrain avoir les moyens d'agir merci Olivier chaperon merci beaucoup d'avoir été avec nous auuson la cité voie plus grand c'est à la une de la montagne dans son édition de la Creuse merci Olivier chapon et merci Roger carouci merci à vous et je signale que pour ceux qui veulent écouter ou réécouter votre interview elle est désormais disponible en podcast sur notre site internet merci beaucoup rosé on va analyser cette rentrée politique tout de suite avec le politologue Pascal [Musique]

Roger Karoutchi : « Ça fait longtemps que nos relations avec l’Algérie sont déséquilibrées » — Roger Karoutchi · Pourquijevote