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interviewPS - Parti socialiste· 18 mai 2025 27 min

« Soyez les lanceurs et lanceuses d'alerte !» - Olivier Faure aux Jeunes socialistes #CongresJS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Chers camarades, je suis tellement heureux d'être présent à votre deuxème congrès et pour tout vous dire, pour rien au monde, je n'aurais raté ce moment et je vais vous dire pourquoi. Je regarde Emma, je la vois là sagement assise à côté de Rémy. Je vous vois tous, toutes et tous si nombreux et je repense à ce moment Emma où pour la première fois nous nous sommes rencontrés, où tu m'as dit que tu étais prête à relever ce défi impossible, une organisation dont il ne restait rien ou si peu, qui avait fait parler d'elle dans la presse mais mal.

Et tu m'as dit "Je suis prête." Je te voyais là toi toute jeune, timide, presque effacé. Je me disais "On fait un drôle de Paris avec toi.

Est-ce que tu seras à la hauteur ? Est-ce que tu relèverais tout cela ?" Mais j'ai eu confiance parce que je voyais que derrière cette timidité, il y avait déjà l'expression d'une détermination, quelque chose de puissant, quelque chose que rien ne peut arrêter. et je vois ce que vous avez produit ensemble avec ton équipe.

Je vous vois aujourd'hui première organisation de jeunesse à gauche. Je vous vois conquérant. Je vois ces amphithéâtres que je parcours avec vous dans toute la France et je vois que partout vous avez réussi à retrouver une confiance que nous nous avions perdu.

Vous avez su par vos combats marquer notre territoire, faire en sorte que nous puissions à nouveau être entendus par ces jeunesses qui jusqu'ici considéraient que socialiste était synonyme de traître. Et donc oui, je suis heureux et fier d'être là parmi vous, heureux aussi d'assister à ce moment de transition. Nous sommes une longue chaîne, une longue chaîne qui part de Jean Jorès et nous sommes toutes et tous appelés à un moment ou un autre à céder la place.

Et je sais ton émotion. Mais je sais aussi que quand on transmet et qu'on sait que les choses se perpétueront après soi, qu'elles se prolongeront, qu'elles seront animées de la meilleure des manières, et bien on n pas peur, on n pas de regret, on a une émotion qui nous saisit, mais on sait aussi que ce que l'on a sommé va se prolonger après nous. Et donc cher Réi, toi qui va avoir l'honneur de prendre maintenant la tête de ce grand mouvement, je te souhaite aussi le même succès, la même chance, la même envie, la même force, la même courage, la même détermination et je sais que tu les as.

Je sais que avec toi l'homme du nord, nous chanterons au-delà de la zone garde, nous chanterons les Corons et nous serons puisés dans cette histoire longue et bien la force de votre génération. Mais je vais y revenir. Je vous regarde donc et en réalité Ry, je dois te dire que je suis un peu jaloux.

Jaloux de ton score, de ta jeunesse aussi, mais au fond, je savais qu'elle passerait. Mais de ton score, ça, j'avoue que je reste évidemment saisi par cette capacité à embarquer, à créer aussi les conditions de l'unité. Voilà, chers camarades, je vous regarde et je me sens déjà un peu plus jeune.

C'est contagieux la jeunesse, en tout cas, ça devrait l'être. Il y a bien sûr des jeunes qui ont oublié de l'être, qui n'ont jamais eu le temps de l'être, qui ont décidé d'être vieux avant même d'avoir épousé les combats de la jeunesse. Je pense à un jeune homme devenu ministre très tôt, devenu premier ministre trop tôt, qui a multiplié les marqueurs traditionnels de la droite, envoyé des cartes postales au conservateur et à l'extrême droite et avec le SNU, l'uniforme à l'école, la BA comme unique motif de redressement de l'école, désormais devenu président de groupe la justice pour les mineurs comme premier combat. criminalisé plutôt qu'émancipé.

Je sais que ce n'est pas la vision que vous portez, mais je crain que ce soit la vision que porte celui-là. Je pense à Gérald d'Armanin, plus si jeune mais pas encore vieux, qui n'a trouvé d'autres qualification aux jeunes qui se battent pour défendre le climat, notre environnement, notre biodiversité, de les traiter d'écoterroriste. Celui-là même qui aujourd'hui empêche les étudiants de se mobiliser, de s'exprimer contre le génocide mené par Benjamin Netanou à Gaza.

Mais je le sais aussi, malgré les coups de canif porté aux libertés publiques, à l'état de droit, jamais le pouvoir, ce pouvoir, ces pouvoirs ne pourront déloger vos consciences. Nous avons un président de la République qui a aussi fait assaut en direction de la jeunesse et qui dans un premier temps l'a séduite, mais il est un président qui avec les mesures qu'il a prises année après année est un président qui a oublié sa jeunesse, celui qui a baissé les APL mis en place parcours sup qui conçoit les jeunes comme un simple flux les plongeant dans l'angoisse et incertitude. ce président qui a oublié ce combat pour la santé mentale, qui a opéré une saigné dans le budget des universités quand dans le même temps, il appelle les chercheurs américains dans cette campagne True for Science qui les appelle à venir nous rejoindre en France.

Alors, votre devoir n'est pas de vous assimiler, mais de continuer à bousculer les mauvaises habitudes et de regarder aussi parfois ce que nous nous ne voyons plus. J'avais 30 ans, il y a maintenant longtemps et j'ai à l'époque écrit un livre qui s'appelle Le bruit du tictac, inspiré d'une citation d'Ana Arent que je voudrais vous lire parce qu'elle a inspiré celles et ceux qui avec moi dans notre génération avons entamé un combat contre ces thèmes que nous jugeions orphelins comme les maladies orphelines. Ces thèmes que nos aînés ne reprenaient pas, ne comprenaient pas souvent.

Cette citation, je vous la je vous la livre. L'avenir est comme une bombe bénéfique ou maléfique au mécanisme d'horlogerie profondément enfoui, mais dont le tic tac raésonne dans le présent. Les jeunes générations sont plus que les autres celles qui entendent le bruit du tic-tac.

Et bien chers camarades, soyez effectivement celles et ceux qui entendent ce bruit du tictac qui sont les lanceurs et les lanceuses d'alerte, celles et ceux qui ne se qui ne se résignent jamais. Soyez les étoiles qui éclairent dans l'obscurité d'un monde qui gronde. Mettez en lumière ce que nous refusons de voir.

Je pense par exemple aux épreuves que votre génération a traversé avec les années Covid. Ce mal-être, cette santé mentale que vous ne masquiez pas. Ce n'est plus un tabou.

Vous dites les choses et vous avez raison de les dire. Il est urgent que tout le monde s'empare de cette question. comment soulager les jeunesses de ces souffrances psychiques, de l'angoisse d'un monde en guerre et de l'angoisse de l'effondrement climatique.

J'adore cette phrase, cela vous étonnera peut-être, de cette grande penseuse qui dit Gaga. Ne laissez jamais personne vous dire que vous ne pouvez pas être exactement ce que vous êtes. Voilà, c'est un notre c'est notre mission à nous vos aînés vous aider à devenir ce que vous êtes.

Il faut toujours écouter les artistes. Ils ont des choses à nous dire. D'ailleurs, en ce moment se déroule le festival de Cann et j'avoue avoir été saisi par le fait que ce sont eux, les artistes, les paillettes, celles et ceux dont on imagine qu'ils vivent reclus dans un monde doré et c'est sans doute le cas.

Mais ce sont eux qui avec Robert Deiro ont alerté sur ce qu'est la présidence Trump et eux qui organisent premier d'une cordée, la meilleure de toutes, celle de la culture, du monde de la culture qui roste face à tous ceux fascistes, libéraux, réactionnaires qui veulent mettre à la culture, la transformer en simple marchandise et faire terre la résistance des artistes. Et bien je les salue comme vous devez les saluer et élever nous-mêmes la voix comme celles et ceux qui artistes là aussi ont écrit cette tribune. Que celles et ceux qui ne se résolvent pas avoir ces milliers de morts à Gaza.

Nous avons j'ai pleuré avec Israël le 7 octobre. Je pleure encore sur ceux qui sont retenus dans les jaules du Hamas. Et rien, rien ne nous fera oublier cette attaque terroriste contre un état, un état refuge pour celles et ceux qui ont vécu l'enfer de la choix.

Je n'oublie rien de notre histoire. Je n'oublie rien de ce peuple d'Israël qui mérite de vivre en sécurité et en paix. Mais je le dis aussi, comme nous l'avons dit au lendemain du 7 octobre, que le peuple palestinien ne mérite pas une punition collective, qu'il ne mérite pas cette vengeance aveugle qui condamne les innocents, les femmes, les enfants et qui aujourd'hui les affamment et utilise la famine, la nourriture comme simple arme de guerre.

Alors oui, nous sommes de celles et ceux qui appelons le monde à faire respecter le droit international de Gaza à Odessa, de Saporja, au Yémen, du Yémen, au Soudan, du Soudan, à la République centrafricaine, bref partout dans le monde. Nous avons la même voie, la même exigence, celle d'un monde qui accepte de vivre selon des règles que nous avons forgé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui ne mérite aucune exception. Il est là notre combat, celui que nous mènerons avec des amis sans jamais nous arrêter.

Et je sais Emma que c'est le combat que tu mènes désormais comme députée européenne à Blois. Avant ces élections de 2024, ton bureau national était venu à ma rencontre me saisir d'une exigence me disant les jeunes, on en parle comme des colleurs d'affiches, des distributeurs de tracte, mais tu sais que ils peuvent aussi parler, ils peuvent aussi défendre des convictions et nous exigeons de toi qu'il y ait au moins un ou une jeune député socialiste dans le prochain hicycle européen. Désormais, Emma, tu ne seras plus présidente comme tu as aimé tant l'être tes jeunes socialistes, mais tu seras celle qui fera raisonner leur voix au Parlement européen.

Tu seras comme vice-présidente de la commission culture, celle qui organise la culture comme une véritable arme de défense, un bouclier contre ceux qui veulent abattre nos valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Je sais aussi la précarité de la jeunesse. Bien sûr, la jeunesse, c'est toujours une époque que l'on dit des argenté, mais il y a un écart entre des argentés, avoir le ventre vide.

Je n'en peux plus comme vous de voir ces fils étudiantes devant les ressources du cœur ou les banques alimentaires. J'étais il y a 2 jours à Grenoble avec celles et ceux qui viennent d'ouvrir un une épicerie solidaire pour ces jeunes. Ils sont déjà au bout de 6 mois 800 à fréquenter cet établissement.

Ils évaluent à peu près à 1500 le nombre futur de bénéficiaires dans un pays qui figure parmi les sep puissances économiques mondiales. Et bien non, ce n'est pas tolérable. Oui, c'est honteux que un/art des jeunes ne mangent pas à leur faim, que la moitié des pauvres en France est moins de 30 ans et que le président de la République ait eu l'autre soir pour seule réponse son impuissance. alors même qu'il a évoqué pendant 3h sur TF1 sa politique.

Pas de réponse sur le logement, sur la santé, sur les services publics, mais un refus net de la taxe Zucman de l'ISF climatique de toute proposition allant vers plus de redistribution d'égalité, de solidarité et de protection du vivant. Alors chers camarades, nous avons devant nous des batailles à remporter, celles sur le mal logement des étudiants, sur ces ce parc privé trop cher, des moyens inadaptés qui rognent évidemment ensuite sur leur reste à vivre et sur leurs besoins vitaux. Au-delà des étudiants, je pense à celles et ceux qui ont quitté leur scolarité trop tôt et c'est la raison pour laquelle il y a 1 an, j'ai écrit ce livre sur le capital républicain pour permettre de donner une seconde chance à toutes celles et ceux qui n'ont pas la possibilité d'entrer dans l'enseignement supérieur.

Je sais aussi votre angoisse climatique. Je sais que votre génération risque d'être celle qui connaîtra en France plus 4 degrés. Les espèces éradiquées, la biodiversité saccagée, les océans pillés, les sous-sols fracturés, l'eau comme un luxe qui va inévitablement manquer.

Je sais que tout cela n'est pas simplement lié, n'est pas du tout même lié à un châtiment divin. Il ne s'agit pas d'une des sep plaines d'Égypte que Dieu dans sa colère aurait adressé à la France et au monde. Non, il s'agit d'une punition qui nous est infligée par nous-même ou en ou plus exactement par celles et ceux qui ont pour seul guide l'avidité, le profit, la volonté d'accumuler toujours plus quand on a déjà tout.

À combien estimez-vous que l'on a suffisamment d'argent ? J'ai dans tous les débats auquels j'ai l'honneur de participer, toujours à cœur de rappeler ce chiffre de Thomas Piquetti. En cette année, les 500 familles les plus riches de France ont un patrimoine qui a doublé.

Alors pour une famille normale, le patrimoine c'est au mieux 100 200000 300000 €. Non, là on parle d'un patrimoine de 600 milliards d'euros qui est passé à 1200 milliards d'euros. Et maintenant, c'est aux jeunes précaires que l'on propose de venir diviser leurs droits sur l'assurance chômage.

C'est au retraités à qui on demandera demain de venir retrancher une partie de leur retraite. C'est aux malades à qui on dira qu'il faudra que ils aient des restes à charge plus importants, que les franchises médicales soient plus élevées pour leur consultation, pour leurs médicaments et tout cela au nom d'un ruissellement. dont personne n'a jamais vu la trace.

Ça n'a jamais marché. Ça ne marchera jamais. Alors oui, vous avez raison d'engager les luttes et de faire en sorte de mêler le combat socialiste au combat écologiste.

Vous l'avez porté pendant les élections européennes. Vous le portez avec nos élus dans les municipalités. Et oui, nous engagerons cette bifurcation écologique et nous irons déranger les ultra riches.

Nous irons les déranger parce que nous savons qu'il y a aujourd'hui non pas un argent qui travaille mais un argent qui pollue un argent prédateur un argent qui s'arroge nos vies comme il s'arrange nos paysages, nos climats, nos territoires. Et nous ne et nous mêlerons ensemble la question sociale et la question écologique parce que ce sont les mêmes prédateurs, ceux qui ont pour seule logique le profit et ce sont les mêmes victimes. Cels et ceux qui aujourd'hui peinent au travail mais qui sont aussi victimes de la malbouffe, qui sont soumis au dans les régions les plus pauvres à la au climat et que celles et ceux qui sont aussi soumis au travail, à l'exposition des matières d'alles plus dangereuses, celles et ceux qui sont toujours toujours les victimes d'un système qui les méprise comme il méprise l'environnement.

Et donc nous avons compris que l'écologie était une autre façon au-delà de ce que nous portons depuis plus d'un siècle d'interroger le capitalisme. Alors n'ayez honte de rien, n'intériorisez rien. Et comme le dit Rodrig dans le Side, je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années.

Et je vois et je vois votre valeur. Je vois avec joie que vous vous emparez de toutes les questions liées aux droits humains. Ceux des femmes d'abord et des LGBT qui a plus.

J'étais hier à Chambéry avec une jeune femme trans et qui m'a dit sa vie, qui m'a dit "Je suis femme et discriminé parce que je suis femme. Je suis trans et discriminé parce que je suis trans. Je suis lesbienne et je suis discriminé parce que je suis lesbienne. et je suis avec une compagne racisée et je suis victime avec elle du racisme.

Et bien chers camarades, je sais que beaucoup vous diront que ce combat est un combat sociétal, qu'il est générationnel, qu'il vous passera que c'est une foucade, une fièvre qui passera avec la maturité. Je sais qu'il est bon de tout ramasser dans un seul concept, le wisme. À entendre la droite et l'extrême droite, tout est wisme.

Se battre contre le wis contre le racisme, c'est wtre pour le roi des femmes, c'est wtre contre les atroces thérapie de conversion, c'est wtre pour le climat pour préserver la biodiversité, c'est wok. Se battre pour la paix à Kief, à Gaza ou au Kivu, c'est W. Pour eux, tout est w et bien je vous le dis haut et fort, restez éveillé face au malheur du monde.

Ne laissez pas se disqualifier vos combats par la droite et l'extrême droite. Chers camarades, vous pouvez être fier des combats que vous menez. Vous pouvez être fier des combats que vous menez contre le racisme, l'antisémitisme, les atteintes insupportables aux femmes, la haine homophobe ou transphobe littéralement persécutée aujourd'hui par l'administration Trump.

Oui, vous pouvez être fier de vous battre pour la justice sociale contre les multinationales qui empoisonnent la terre, les rivières, les mers. Oui, vous pouvez être fier aussi de vous battre contre toutes les formes de colonisation assumées hier et rampante aujourd'hui. Oui, vous pouvez être fier de vous battre contre le retrouir, des dictatures, des régimes illibéraux, du masculinisme débridé.

Oui, vous pouvez être fier de vous battre contre l'extrême droite alliée à l'extrême argent qui pousse à coup de boutoir toutes les portes de nos démocraties en Europe. Et bien ce combat, il n'est pas vain et je vous le dis, nous le gagnerons. Oui, nous le gagnerons. parmi vous ont eu et peut-être même aucun d'entre vous n'a eu la chance de connaître les grands soirs de victoire ceux du 10 mai 81 en fait la place de la Bastille en fusion pour célébrer la victoire de François Mitterran et l'arrivée enfin de la gauche après 23 années de droite dur 97 et la victoire de la gauche Puriel derrière Lionel Jospin après une dissolution ratée 2012 après la victoire de François Hollande se battant contre cet ennemi qui n'avait pas de visage, celle de la finance.

Et bien, j'ai connu tous ces instants. J'en ai été le spectateur en 1980 car j'étais bien trop jeune pour participer et ensuite j'en ai été l'un des acteurs modestes. Mais aujourd'hui comme premier secrétaire et vous comme animateur de ce mouvement des jeunes socialistes, vous qui avez vocation à fédérer la jeunesse, et bien je vous fais une promesse, un serment, celui de Nancy.

Je vous promets que je mettrai avec vous tout mon cœur, toute mon expérience, toute ma passion, ma conviction pour vous permettre de goûter à votre tour à la victoire dans les années qui viennent pour gagner. Oui, pour gagner mais pas simplement pour par esprit de victoire et pour plaisir de gagner. Non, gagner pour changer la vie.

Et c'est pour cela que je me bats pour rassembler la gauche de Ruffin Agluxman. Car l'Union est un combat et comme le disait Jores, sans union, la gauche ne peut pas gagner. Vous connaissez ma détermination pour l'Union.

On me moque assez pour cela. On me critique assez pour cela. Mais à mon tour, je m'en moque.

J'ai la conviction absolue que nous pouvons gagner dès 2027 si nous savons nous unir. La droite, l'extrême droite feront tout pour briser cet élan vital. Nous ne laisserons pas faire.

Nous ne les laisserons pas faire. Mitteran, il y a 40 ans, 1 an avant sa victoire, s'adressait à un congrès des jeunes socialistes et il leur disait : "Cherchez les voix de l'unité. Ne nous dissipons pas.

Oui, ne nous dissipons pas. Nous avons montré ensemble l'an dernier pour l'initiative notre incroyable capacité à nous mobiliser pour défaire l'extrême droite. Et bien quand la jeunesse se dresse, c'est la leçon de l'histoire.

Quand elle se met en mouvement, rien ne l'arrête jamais. Soyez Soyez vous-mêmes. Les autres sont déjà pris, disait Oscar Wild.

C'est une phrase qui ne me quitte pas. Soyez vous-mêmes. Oui.

Soyez vous-même contre vents et maré. Mieux encore, soyez les vents, soyez la marée et soyez libre de militer, libre de penser, libre de croire à vos rêves, comme je crois à notre rêve commun, celui d'une France métissée, d'une France pluriculturelle, d'une France plurireligieuse, d'une France qui donne à chacune et à chacun sa place, qui enfin assume la promesse républicaine, celle d'une République sociale éc écologique, démocratique. La République, c'est nous, comme dit l'autre, la réussite se compte en année, les défaites en heure, mais la patience est carrée, donc le chemin est d'or.

Empruntez ce chemin d'or qui était celui de Oui. Renois et faites en sorte de ne pas nous dissiper. Oui, nous ne nous dissipons pas.

Gardez vos consciences intranquilles. Bousculez-nous, interpelez-nous, interpelz-moi et soyons unis jusqu'à la victoire. Vive les jeunes socialistes !

Vive la gauche ! Et vive la République ! M.