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interviewEurope 1· 25 août 2025 5 min

François Bayrou veut saturer l'espace médiatique, les jours fériés c'est sacré et Olivier Girou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Et place à la revue de presse d'Europe 1 Olivier de la garde. Il flotte dans les journaux ce matin comme un petit parfum de rentrée. Oui, passer le 15 août, c'est franchir le Caporne, écrivait hier l'ami Pascal Pro dans sa chronique hebdo du JDD.

Bien sûr, poursuit-il, il y aura encore des baignades, des siestes et des barbecues, mais le 15 août ouvre la porte de l'hiver, affirme-t-il déjà nostalgique de ces vacances Corse. Alors, l'hiver peut-être pas, mais c'est vrai que 10 jours après ce 15 août, ce lundi matin sont un peu le cartable neuf, le stylo B quatre couleurs et aussi, il faut bien le dire, ça sent un peu le sapin pour le gouvernement car c'est peut dire que la rentrée du premier ministre s'annonce périeuse. Elle fait la une de toute la presse aujourd'hui.

Baï joue son vatou pour éviter la chute, titre le Figaro. François Baï sur tous les front annonce les échos. Le Premier ministre a effectivement l'intention de saturer l'espace médiatique cette semaine, explique Isabelle Fisec dans ses colonnes.

Il tiendra cet après-midi une conférence de presse avant de s'exprimer demain devant la CFDT, jeudi devant le MEDEF et vendredi depuis la foire de Chalon en Champagne. Ne riez pas Dimitri, c'est très important la foire de Chalon, même si cela risque donc d'être plutôt Chalon en vinaigre pour lui cette année, car le chef du gouvernement va désespérément tenter une fois de plus de convaincre les Français du bien fonder des efforts qu'il proposent au pays. Mais à la une du Figaro, Ivreard, n'y croit plus.

Les louanges d'Emmanuel Macron à l'endroit de François Bairou qu'il souhaite voir à ses côtés jusqu'à son départ de l'Élysée ne trompe personne, écrit-il. Elles ont moins l'expression d'une sincère amitié que la veu d'un pouvoir apeuré, désarmé, cerné. Nous vivons un moment unique de la 5e République, poursuit-il.

Le régime est sur une falaise au bord du précipice. Ouais. Et en bas de la falaise, attendant la chute se trouve la coalition des réfractaires comme les appelle l'opinion en gros titre.

Syndicat, rentier de la mane publique, parti politique. Le premier ministre a raison de ne plus trop se faire d'illusion, écrit Réy God. leur petite tambouille et leur grand aveuglement mènent droit à l'abandon de son plan budgétaire.

Restent donc les Français avec leur supposé bon sens. Le référendum écarté seul les sondages peuvent maintenant aider à créer les conditions d'un redressement des finances publiques par pression de l'opinion. Les problèmes les sondages ne sont pas très favorables.

Et même épouvantable vous pouvez le dire Dimitri. On s'en souvient parmi les efforts demandés lié à la suppression de deux jours fériers. Et bien la réponse claque à la une du Parisien aujourd'hui en France ce matin, c'est non.

Les jours fériers, c'est sacré. Titre le journal. Sondage au doxa appui.

Le quotidien affirme que 84 % des Français s'opposent à leur suppression. 87 % des actifs mais aussi 77 % des inactifs dont on se demande bien de quoi il se mêle. Bref, c'est une rentrée de cauchemar pour François Baou, hein.

À moins à moins que tout cela n'ait plus vraiment d'importance pour lui. C'est en tout cas ce que pense Christophe Jacubisine à la une des échos. Aujourd'hui, pour lui, ça passe ou ça casse, écrit-il.

Si ça passe, ça tiendra du miracle. Mais après tout, il répète il répète que la Vierge lui a promis un destin présidentiel. Si ça casse autant que ce soit avec Panache, normal pour le biographe d'Henri I.

Le premier ministre n'a en vérité rien à perdre, affirme le patron des échos. Cette rentrée est l'heure de son barout d'honneur et jouant la vérité des chiffres, il prend à témoin les Français et pas de quoi décourager cet homme qui croit au miracle. Quoi d'autre dans la presse ce matin Olivier de la garde ?

Et ben écoutez, on parlait de miracle, deux petites informations lues sur la même page de la croix. D'abord le Texas qui souhaitait afficher les 10 commandements dans toutes les classes de l'État. Vous savez, tu ne tueras point, tu ne commetttras pas d'adultère, tu ne commettras pas de vol.

Bon, un juge fédéral a immédiatement bloqué l'initiative, argant du fait qu'elle est susceptible d'envoyer un message d'exclusion et spirituellement pesant aux enfants d'autres confessions. Et puis donc, toujours en page 17 du quotidien catholique, on apprend qu'en Malaisie, le parti islamiste au pouvoir a annoncé que les musulmans absents de la prière du vendredi encourent désormais jusqu'à 2 ans de prison. Je vous rassure, aucun juge fédéral n'a trouvé là-bas quoi que ce soit à redire.

Mais on va terminer par un autre vrai miracle. Il est à la une de l'équipe. C'est Saint-Olivier Olivier Girou, héros du championnat de France de foot.

Alors petit rappel si vous avez manqué les les épisodes précédents, l'équipe de Lille a surpris un peu tout le monde en recrutant il y a quelques semaines ce papi du foot, 39 ans, âge canonique au pays du ballon rond. Et bien que croyez-vous qu'il advint hier ? Il a donné la victoire à son équipe au terme d'un exploit dans le temps additionnel et le quotidien sportif. a choisi d'ailleurs un titre un peu suré pour saluer le Goléador des Épades.

Un titre qui rappelle un tube de Léo Ferré de 1969. Girou, cet extra, cet extra, cet extra. Enfin, Girot, il est plus jeune que cette chanson quand même.

Il est un peu plus jeune que cette chanson. Voilà Léo Ferré pour chlore cette cette revue de presse d'Olivier de la garde. Merci beaucoup Olivier signature Europe.