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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 20 juillet 2011 8 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Marine Le Pen : "Le vrai problème est l'euro !".mp4

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « Trois pays, la Grèce, le Portugal et l'Espagne, sont déjà confrontés à une très grave crise de leurs dettes »
  • 0:19Invité politiqueFait
    « ayant accumulé des déficits vertigineux »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « Contraints par leur appartenance à l'euro, n'ayant donc pas la possibilité de retrouver un peu d'air en utilisant l'arme monétaire »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « ces trois pays sont obligés d'adopter des plans d'économie draconiens pour tenter de s'en sortir »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « Réduction massive des dépenses sociales, des dépenses de santé, baisse des salaires, des pensions et des traitements »
  • 1:13Invité politiqueChiffre
    « Sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, la France se précipite pour prêter 17 milliards d'euros à la Grèce en trois ans »
  • 1:35Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on donne 17 milliards à la Grèce, soit 250 euros par français »
  • 3:02Invité politiqueChiffre
    « Selon les chiffres officiels, la croissance dans la zone euro est la plus faible du monde depuis 10 ans »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « L'eurofort, vous le savez, a accéléré les délocalisations »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Même Airbus a dû délocaliser aux Etats-Unis pour espérer survivre »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « On y voit bien que depuis sa création, la croissance économique est la plus faible dans la zone euro qu'aux Etats-Unis ou que parmi les pays européens qui ont gardé leur monnaie nationale »
  • 5:23Invité politiquePromesse
    « programmer une sortie groupée de la zone euro »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « 95% des pays du monde sont parfaitement capables de gérer leur propre monnaie nationale »
  • 6:18Invité politiqueFait
    « la France est la cinquième puissance économique de la planète »

Temps de parole

  • Marine Le Pen99 %

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0:07
Marine Le Pen

Ouvrons le débat. Le vrai problème est l'euro. L'Europe est entrée en zone de turbulence. Trois pays, la Grèce, le Portugal et l'Espagne, sont déjà confrontés à une très grave crise de leurs dettes, ayant accumulé des déficits vertigineux. Contraints par leur appartenance à l'euro, n'ayant donc pas la possibilité de retrouver un peu d'air en utilisant l'arme monétaire, ces trois pays sont obligés d'adopter des plans d'économie draconiens pour tenter de s'en sortir. Réduction massive des dépenses sociales, des dépenses de santé, baisse des salaires, des pensions et des traitements. Tout y passe. Et ce sont les plus faibles et les classes moyennes qui souffrent le plus.

Autrement dit, se refusant à quitter l'euro par idéologie, poussée dans cette direction par les instances européistes, ces trois pays ont fait le choix de la monnaie unique contre leur peuple. Les plans d'aide du FMI et des pays européens ne changeront rien à cette situation de plus en plus chaotique. Au contraire, ils aggraveront encore la situation financière d'autres pays déjà au bord de la faillite, comme le nôtre. Sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, la France se précipite pour prêter 17 milliards d'euros à la Grèce en trois ans. Argent que nous ne reverrons probablement jamais en totalité.

C'est une faute de premier ordre, une faute contre les intérêts de notre pays et une nouvelle charge contre les contribuables français, déjà contraints d'éponger des déficits gigantesques. Aujourd'hui, on donne 17 milliards à la Grèce, soit 250 euros par français. Et demain, combien de milliards seront distribués au Portugal, à l'Espagne et à l'Italie, bientôt en cessation de paiement ? Et que ferons-nous ? Le jour, peut-être très proche, où notre pays lui-même sera touché par une crise majeure de la dette. On nous dit aujourd'hui qu'il y a consensus en France pour ce plan de sauvegarde des pays de la zone euro.

En réalité, les parties du système, UMP et PS en tête, se sont précipitées dans cette logique mortifère parce qu'ils refusent de regarder la réalité en face. Le problème fondamental de notre pays est l'euro. Oh, je sais ! L'euro, pour tous ces gens qui se succèdent au pouvoir depuis des décennies, est une vache sacrée. Ils l'ont dit et répété à chaque élection. Aucun débat n'est même toléré sur le sujet parce que les gardiens de la pensée unique veillent jalousement. Il faudra pourtant un jour, et le plus vite sera le mieux, accepter de voir la vérité. L'euro est un échec total.

Alors qu'on nous avait promis la prospérité, la croissance et l'emploi avec la monnaie unique, nous avons depuis sa création la morosité, le chômage et la sous-croissance. Les pays de la zone euro font systématiquement moins bien que les autres pays européens depuis l'arrivée de la monnaie européenne. Selon les chiffres officiels, la croissance dans la zone euro est la plus faible du monde depuis 10 ans et la récession a été ici la plus forte et la plus durable. L'eurofort, vous le savez, a accéléré les délocalisations. Même Airbus a dû délocaliser aux Etats-Unis pour espérer survivre.

Je ne parle même pas de l'explosion des prix dont a été responsable la monnaie unique et que nos dirigeants se sont évertués à nier. Ce graphique vous montre très clairement à quel point l'euro a été un échec. On y voit bien que depuis sa création, la croissance économique est la plus faible dans la zone euro qu'aux Etats-Unis ou que parmi les pays européens qui ont gardé leur monnaie nationale. Ce qui a des conséquences néfastes sur le pouvoir d'achat et l'emploi. En France, nous subissons la double peine de l'euro. En voyant comme d'autres pays notre économie plombée par cette monnaie depuis des années et en distribuant maintenant notre argent à ses victimes les plus mal en point.

Par dogmatisme idéologique et pour satisfaire les intérêts de quelques grandes puissances d'argent, Nicolas Sarkozy et lui-même peu refusent de sortir de ce cercle vicieux. Le PS dit strictement la même chose, comme les Verts et le Modem. Au Front National, nous refusons cette logique du renoncement et nous souhaitons apporter de vraies solutions aux problèmes gravissimes de l'Europe. L'euro est une absurdité, un non-sens économique. Tant de pays si différents ne peuvent pas vivre correctement avec la même monnaie, la même banque centrale. Imaginez qu'un médecin prescrive à tous ces malades le même médicament. Mais écoutez, on devine les dégâts. C'est la même chose avec l'euro.

Nous l'avons dit depuis le début avec beaucoup d'économistes que le pouvoir a refusé d'entendre. On le voit de manière criante aujourd'hui. Il faut donc commencer par stopper immédiatement les plans de sauvegarde aussi coûteux qu'inutiles. On a ouvert la boîte de Pandore avec la Grèce. Il est temps de la refermer, au risque de nous ruiner nous-mêmes, pour strictement rien. La Grèce, le Portugal et l'Espagne doivent bien sûr réduire leurs déficits. Mais ces pays ont surtout intérêt à sortir ensemble de la zone euro, pour retrouver des marges de manœuvre et de l'oxygène pour leur économie. Voilà la vraie solution, la seule à long terme.

De notre côté, nous devons nous engager, engager, pardon, la restauration de notre liberté monétaire, pour nous arracher à la fatalité de l'euro. Pour cela, il faut, je le crois, programmer une sortie groupée de la zone euro. Il faut que le même jour, plusieurs pays, dont la France, annoncent leur départ de l'euro et la reprise en main de leur souveraineté économique. Nous pourrons alors utiliser l'arme monétaire, avec beaucoup plus de finesse et d'efficacité qu'aujourd'hui. Une monnaie nationale rénovée nous permettra, comme d'autres pays européens, de combattre les déficits, les délocalisations et le chômage. La monnaie au service des peuples.

Voilà un principe essentiel qu'on a totalement perdu de vue avec l'euro. Qu'on ne nous dise pas que la France ne serait pas capable d'avoir sa propre monnaie, ce sont les tenants du conservatisme et du dogmatisme eurocrate qui disent cela pour tromper les peuples. Tout de même, soyons sérieux. 95% des pays du monde sont parfaitement capables de gérer leur propre monnaie nationale et la France est la cinquième puissance économique de la planète. Nous ne sommes ni plus idiots, ni plus faibles que les autres. Que l'on ne nous dise pas, non plus, que la fin de l'euro provoquerait le repli sur soi et je ne sais quelle autarcie, c'est aussi propagande et manipulation que d'affirmer cela.

Avant l'euro, et ce n'est pas si vieux, nos pays commerçaient entre eux, autant que maintenant. Et c'est fermé d'oublier que de nombreux économistes ont déjà réfléchi à un scénario de sortie de la zone euro dans des conditions optimales. Ils ont déjà pensé à l'après-euro. Qu'enfin, on ne nous oppose pas cet argument fallacieux selon lequel l'euro aurait protégé notre économie et celle des pays de la zone euro pendant la crise financière. L'euro, en réalité, n'a eu qu'une seule conséquence.

Nous l'avons vu, nous enfoncer encore plus durement que les autres dans le marasme économique, la récession, le chômage, la baisse du pouvoir d'achat sont les conséquences directes d'une politique monétaire inappropriée que l'euro impose à la France. Il est possible de sortir de cette situation. Je vous appelle à porter ce message d'espoir et les pistes que j'ai développées. Nous ne sommes pas obligés de subir la crise de l'euro comme nous le font croire l'UMPS et des élites en bout de course. Il faut au contraire préparer, prévenir l'avenir intelligemment afin de ne pas avoir à tenter de guérir dans la douleur quand il sera déjà trop tard.

7:40
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.