Baffie & Ruquier prennent la grosse tête !- C à Vous l’intégrale - 06/05/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: On vous accompagne jusqu'à 21h avec Pierre, Emilie et Mohamed, qui est avec E.Salazar, notre chef. - M.Bouhafsi: On rentre doucement dans l'été, ce soir. - A.-E.Lemoine: Vraiment tout doucement! - M.Bouhafsi: Avec un crudo de maigre. - E.Salazar: Oui.
On a de la coriandre, un aguachile de pommes vertes, du citron. - M.Bouhafsi: On va déglacer le crudo de maigre. - E.Salazar: De la graine de coriandre...
On a aussi de l'huile de coriandre. - M.Bouhafsi: Et voilà! - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux.
A tout à l'heure pour le dîner. On le connaît depuis près de 40 ans. Sa 1re apparition à la télévision nationale, c'était dans "La Classe" de Fabrice, sur FR3, et pourtant, c'est peut-être l'homme le plus mystérieux du monde, selon M.Iacub, qui dresse son portrait dans un livre, un entretien à la manière d'une psychanalyste qui aurait demandé à l'homme des médias de s'allonger sur un divan.
Ses amis et ses collègues le définissent comme un homme insaisissable. - Il est absolument insaisissable. Il est insaisissable mais fiable. - Il est ultra pudique dans la vie. - Il a une vraie carapace.
C'est chiant. - A une époque, j'ai sombré, Et pas du tout dans l'alcool, comme ça a été dit. - Ca a changé toute ma vie.
Je suis passé de rien à tout. - Ca fait peut-être 15 ans que je le connais mais finalement, je le connais autant que la 1re fois où je l'ai vu. - A.-E.Lemoine: L.Ruquier, après avoir fait s'épancher l'énigmatique Joconde dans sa dernière pièce, parle enfin de lui, de ses vies secrètes.
Il est ce soir notre invité. - L.Ruquier: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: J'ose à peine vous embrasser.
Je ne vous connais pas. - L.Ruquier: Embrassons-nous. - A.-E.Lemoine: Vous gagnez à être connu. - L.Ruquier: Vous croyez? - A.-E.Lemoine: Vous êtes un drôle de gars, un drôle de bonhomme, un vrai mystère. - L.Ruquier: M.Iacub a essayé de percer les mystères, mais moi, je ne les vois pas. - A.-E.Lemoine: A la télé ou à la radio, vous exprimez vos opinions très librement.
Vous les assumez. Vous êtes même du genre bavard. J'ai même dit qu'il fallait dégager du temps sur le conducteur pour vous parce que vous alliez parler!
Parler de votre intimité, ça a toujours été compliqué. - L.Ruquier: Quand je ne suis pas payé, je me repose. - A.-E.Lemoine: Vous vous cachez derrière la blague. - L.Ruquier: Peut-être que je suis pudique.
Je ne sais pas poser des questions en dehors des micros. Ce n'est pas seulement parler de moi. C'est aussi m'intéresser aux autres.
On m'a parfois dit que je ne m'intéressais pas à mes amis. Pourtant, je m'intéresse à eux. Mais par pudeur, par timidité, parce que je suis un grand timide...
J'ai toujours peur d'embêter les autres. Pas à la radio ou à la télé, mais dans la vie, je n'aime pas déranger. J'avais peut-être raconté cette anecdote dans un précédent livre.
Je crois qu'elle me caractérise pas mal...
C'est à propos de J.Moreau et P.Bénichou.
C'était l'époque où j'avais écrit une pièce sur madame Bettencourt. On cherchait une comédienne âgée pour jouer madame Bettencourt. C'est finalement C.Arditi qui l'avait jouée.
J'avais parlé à toutes les vieilles actrices de Paris que je connaissais, que je pouvais éventuellement atteindre. J'avais appelé M.Pacôme.
Je ne trouvais pas. M.-O.Fogiel m'a suggéré d'appeler J.Moreau.
J'en étais incapable. Mais M.-O.Fogiel m'a dit qu'elle cherchait à travailler.
Il me donne son numéro. Evidemment, je n'ai jamais pu l'appeler. Je n'ai jamais su l'appeler. 2 mois plus tard, on est à la radio.
P.Bénichou...
Je ne sais pas si j'ai le droit de citer le nom d'un restaurant sur l'autoroute...
P.Bénichou me dit qu'il revient de congé. Il dit qu'il s'est arrêté à Courtepaille.
On se fout de lui. "Tu ne peux pas dire que c'est bon à Courtepaille!" - A.-E.Lemoine: J'imagine. - L.Ruquier: On se moque de lui.
P.Bénichou nous dit: "Même J.Moreau va chez Courtepaille." Je n'y crois pas une seconde.
Je dis alors: "J'ai son numéro. On va l'appeler." On est à l'antenne.
Elle décroche. "Bonjour. Je suis désolé de vous appeler.
Monsieur Bénichou prétend que vous aimez aller chez Courtepaille." - A.-E.Lemoine: Mais vous ne lui avez pas proposé le rôle? - L.Ruquier: Jamais.
Je crois que ça me résume pas mal. - A.-E.Lemoine: R.Mezrahi dit que votre carapace, c'est chiant.
M.Iacub a réussi à fendre cette carapace en partie. Elle vous a écouté pendant 3 mois, 3 à 4 heures par semaine. - L.Ruquier: C'est courageux. - A.-E.Lemoine: Vous sortiez épuisé des séances. - L.Ruquier: Oui. - A.-E.Lemoine: Elle arrivait à vous surprendre.
Vous appreniez des choses sur vous. - L.Ruquier: Parfois.
Je ne suis jamais allé voir un psy. C'est vrai que parfois, elle m'a sorti des choses, elle m'a fait dire des choses qui étaient enfouies. - A.-E.Lemoine: M.Iacub a réussi à vous faire dire des trucs de dingue, notamment sur votre famille, et en particulier sur votre mère, Raymonde, qui a témoigné à votre sujet en 2012 dans un documentaire. - Il n'était pas turbulent.
Il est peut-être nerveux, mais pas turbulent. - Il ne faisait pas trop de bêtises? - Non.
Je ne m'en souviens pas. Il aimait avoir un livre, lire, écrire. Il avait son petit fauteuil devant la télé.
Il ne bougeait pas. Son père était très courageux. Laurent tient de lui.
Des fois, il est fatigué. Je lui dis d'arrêter. Mais non, c'est plus fort que lui. - L.Ruquier: M.Iacub fait un portrait sévère de ma mère, mais je ne suis pas aussi sévère qu'elle. - A.-E.Lemoine: Vous, vous avez compris très jeune que vous n'étiez pas désiré. - L.Ruquier: Oui.
Je crois qu'elle a appelé un de mes frères. Je pense que mes frères et soeurs diraient pire que moi sur ma mère. Ce n'est pas quelqu'un qui savait montrer l'amour qu'elle avait pour ses enfants.
Ca ne veut pas dire qu'elle ne les aimait pas. On est une famille de taiseux. On ne parle pas.
Au fond, elle n'a pas transmis cet amour qu'elle avait peut-être pour nous. Elle était parfois un peu sévère. Mon père aussi.
Mais c'est vrai que j'ai plus d'admiration pour mon père que pour ma mère. - M.Bouhafsi: M.Iacub explique que vous avez toujours eu à coeur de constituer des bandes dans vos émissions, qui se confondent avec des amitiés.
Parmi ces bandes, vous avez trouvé une mère de substitution, C.Sarraute. - C'est comme votre fils? - Plus.
J'ai trois garçons et une fille. Je me suis remariée après avoir divorcé. J'ai tout fait faux.
Je n'ai pas fait un truc bien. - Mais avec L.Ruquier, vous avez tout réussi. - Oui.
Je ne l'ai pas élevé. Il a fait ce qu'il voulait. - M.Bouhafsi: C'est mignon, la manière dont elle parle de vous.
Avec elle, vous avez retrouvé un amour maternel? - L.Ruquier: Non, pas quand même, mais en tout cas, elle me faisait rire.
J'aime bien m'entourer de gens originaux. C.Sarraute était originale.
Je suis un peu une éponge. Je suis entouré de gens qui m'apportent de l'humour, de la culture, des choses que j'emmagasine. Elle m'a bluffé.
On ne rencontre pas beaucoup de personnes comme ça dans sa vie. - E.Tran Nguyen: Il y a de l'intime dans ce livre.
Il y a une anecdote qui raconte comment votre frère Rémy vous surprend à 14 ans en train de chanter devant le miroir. - L.Ruquier: Je ne l'ai pas souvent racontée... - E.Tran Nguyen: A ce moment-là, vous n'aviez pas conscience d'être homosexuel.
C'est en 97 que vous faites votre coming out. C'est d'ailleurs dans un sketch. *-Laurent?
C'est Kevin à l'appareil. Ca me ferait plaisir de te revoir. Je t'embrasse.
Tu ne m'oublies pas. - Il va y avoir un malaise. Tant pis, j'ai envie de le dire.
Je suis homosexuel. En 2 lettres, PD. Après tout, ça ne se voit pas forcément.
Ca me fait rater des occasions. En tout cas, ne dites rien à mes parents. Ils viennent demain.
Je voudrais leur faire la surprise moi-même. - L.Ruquier: Je n'avais jamais revu ce sketch. - E.Tran Nguyen: Vos parents sont vraiment venus. - L.Ruquier: Oui.
Ils ont eu la confirmation sur scène. Même si on n'a jamais abordé ce sujet ensemble, parce que ce ne sont même pas des mots que l'on utilisait...
Mes parents savaient. J'avais eu mon 1er amoureux, Jacques. On était ensemble pendant 4 ou 5 ans.
Mes parents ont connu Jacques pendant des années. Il venait à la maison. Mais parents savaient qu'on couchait ensemble.
Après, il y a eu Benoît. En tout cas, il n'y avait aucun problème avec ça. Ca ne souffrait jamais de discussion.
Quand ils m'ont vu faire ce sketch, ils ne sont pas tombés des nues. Ils ont eu la confirmation devant un public. - A.-E.Lemoine: Des mots ont été mis sur une situation.
Il n'y a eu que 3 hommes dans votre vie? J'ai fait mes comptes! - L.Ruquier: Il y a eu des intermédiaires. - A.-E.Lemoine: Moins que Lady Di et plus que mère Teresa.
C'est une réplique de "4 mariages et 1 enterrement". On a plein de questions à vous poser sur ce livre. Voici L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Elle a 79 ans.
Elle s'appelle D.Parton. Dans les concours de sosies, elle dit toujours que ce sont les drag-queens qui la font le mieux.
Elle est une icône gay universelle. Je veux croire qu'elle est éternelle. Elle a réussi le mariage le plus réussi de l'artifice le plus abouti, d'une femme de caractère et d'une profondeur humaine sans égal.
Toutes les générations l'aiment. La mienne et celles qui l'ont découverte avec M.Cyrus, T.Swift, ou Beyoncé, qui a repris son "Jolene". ... - P.Lescure: Ca me fait plaisir! - M.Bouhafsi: Je ne savais pas que c'était D.Parton. - A.-E.Lemoine: Voilà à quel point on est utiles! - P.Lescure: Cette chanson, c'est le succès signature de D.Parton.
Elle a toujours su raconter son intimité et la société. Il ne faut pas louper le doc qui raconte la vie de D.Parton, à partir de vendredi, sur la plateforme arte.tv.
Elle a grandi avec 11 frères et soeurs. Dès qu'elle a pu, elle a foncé à Nashville, la capitale de la country. Son look ne l'a jamais quittée. - P.Lescure: C'est génial.
J'adore cette femme. Son look, sa choucroute...
Tout le reste pourrait être ridicule, mais elle est belle, intelligente, volontaire et libre. La voilà qui remet à sa place avec le sourire un journaliste qui a du mal à ne pas regarder sa poitrine. - P.Lescure: Elle a une répartie d'enfer.
Un autre de ses grands tubes, c'est une chanson des années 80, "9 to 5" la vie quotidienne au travail d'une femme des années 80. Elle appelait déjà à ce qu'on foute la paix aux salariées. ... - P.Lescure: Elle a 79 ans.
Elle vient de perdre son mari. Elle a bien su gérer son argent. Elle a un parc d'attractions à son nom: Dollywood.
Elle a des centaines de goodies à son nom. Elle refuse d'être décorée par D.Trump.
Elle avait écrit un jour une jolie chanson parce qu'elle se séparait de son premier producteur qui s'appelait P.Wagoner. Elle va vous dire quelque chose, cette chanson. *-"I Will Always Love You". - P.Lescure: C'est elle qui a écrit cette chanson.
C'est W.Houston qui l'a immortalisée dans les années 90. Ca lui avait déjà rapporté 10 millions de dollars de droits.
Ca continue évidemment à vie. Ce documentaire est à voir à partir de vendredi sur arte.tv. - L.Ruquier: C'est quelqu'un que je ne connaissais pas très bien.
Ce n'est pas forcément mon univers. Merci. - A.-E.Lemoine: Vous ne voudriez pas aller dans ce parc d'attractions? - L.Ruquier: Ca s'appelle "Les Grosses Têtes".
Il y a des montagnes russes et des grands huit. - A.-E.Lemoine: Vous êtes notre invité pour nous parler de vos vies secrètes, notamment votre rapport à la beauté.
Il en est question dans Jibé et Lucien. - Bertrand, tu es trop beau. - B.Chameroy: Merci. - Tu ne comprends pas.
Tu es trop beau. - Par rapport au Français moyen. Tu impressionnes les gens.
Les gens ne peuvent pas s'identifier à toi. - B.Chameroy: Quel est le problème? - Le problème, c'est ça. "J'ai l'impression d'être une pustule bubonique à cause de Bertrand." - B.Chameroy: C'est un vrai commentaire? - "Pour un flirt avec toi, je ferais n'importe quoi, comme tuer ma famille. "Ca prend des proportions hallucinantes.
Je ne les comprends pas. Je trouve que tu n'es pas si beau que ça. - Tu plaisantes.
Il est magnifique. Regarde son profil. On ne va pas reparler de ça.
Parlons des solutions qu'on a envisagées. La boule à zéro. - B.Chameroy: C'est non. - Le sourcil. - B.Chameroy: Non. - J'ai pensé à une autre solution. - B.Chameroy: Elle est là, la solution. - Ben voilà. - B.Chameroy: La nappe. - On peut prendre la nappe, oui.
C'est nickel. - Je ne comprends pas pourquoi vous partez dans cette direction. - B.Chameroy: C'est très laid. - C'est exactement ce qu'il nous faut. - B.Chameroy: C'est affreux! - Salut, mon vieux. - B.Chameroy: A plus.
Merci. - Avec plaisir. - B.Chameroy: Je ne peux pas contrôler ma marche. - A.-E.Lemoine: C'est un truc qui nous concerne moyennement, d'être trop beaux.
On m'a proposé la même séquence: "Vous, votre problème, c'est que vous souriez trop." - L.Ruquier: Moi aussi, on me le dit souvent.
On est rieurs et souriants. Ou mieux qu'avant. On me dit que je suis mieux qu'avant.
Qu'est-ce que ça devait être! - A.-E.Lemoine: Mais votre éducation n'est pas étrangère à la façon dont vous vous voyez.
Vous l'évoquez dans ce livre. On ne vous a jamais dit que vous étiez vilain, mais on ne vous a jamais dit non plus que vous étiez beau. - L.Baffie: Une mère ou un père doivent souvent dire à leurs enfants qu'ils les trouvent beaux.
Moi, je n'ai jamais entendu ça. J'ai même entendu le contraire. Mais on me trouvait marrant et sympathique.
Pas riche, pas costaud...
Il valait mieux être drôle. C'est ce que j'ai essayé de faire. - A.-E.Lemoine: Sans miser sur votre physique au début de votre carrière. - L.Ruquier: Une nouvelle race de drogués est née.
Ceux qui se shootent au yaourt. On les appelle les témoins de chez Nova. - Physiquement, il avait un côté gauche, même dans la façon de s'habiller.
Il venait du Havre et ça se voyait. Il avait juste besoin d'être un peu guidé. - Et se débarrasser de la moustache. - C'était une horreur.
On ne peut pas appeler ça une moustache. C'était un paillasson. C'était épais.
Il n'avait plus de bouche. Ce n'était pas beau du tout. - A.-E.Lemoine: La moustache... - L.Ruquier: Parfois, j'ai l'air plus vieux il y a 35 ans qu'aujourd'hui.
C'est ça qui est fou. J'aimerais quand même avoir l'âge que j'avais à cette époque. - A.-E.Lemoine: Sans la moustache.
Ce que vous préférez chez vous, c'est vos lunettes. - L.Ruquier: Oui.
Je me sens tout nu sans mes lunettes. Je les porte depuis l'âge de 12 ans. - A.-E.Lemoine: Vous pouvez les enlever?
C'est bien. - L.Ruquier: Un célèbre ophtalmologue m'avait sorti la liste de tous ceux qu'il avait opérés.
Il a fait du racolage. Il m'a appelé chez moi pour me dire: "Je peux vous opérer? Vous n'aurez plus besoin de vos lunettes." Il avait fait tous les gens de Canal.
Je trouvais ça surprenant qu'il m'appelle à la maison. Je lui ai dit que je tenais à mes lunettes. - P.Lescure: Il ne m'a pas encore eu! - A.-E.Lemoine: Vous qui avez le sens de la répartie, je vous propose une définition de la répartie: réponse vive qui ferme les clapets et ouvre les portes.
C'est une bonne définition? - L.Ruquier: C'est celle de L.Baffie, j'imagine. - A.-E.Lemoine: Oui.
C'est issu du "Dico de Lolo". Il sait de quoi il parle. - L.Ruquier: Ca va vous faire une belle paire de Lolo! - A.-E.Lemoine: C'est sa marque de fabrique.
Il rajoute désormais une corde à son arc en devenant patron de sa propre chaîne de télévision sur YouTube, sur laquelle il propose des entretiens en profondeur. Il appelle ça des "Coloscopies". - L.Baffie: Vous pouviez boire jusqu'à combien de gins tonic pendant que vous regardiez des cassettes? -3 ou 4 au moins.
Ce n'était pas des tonics de gaming... - L.Baffie: Quand tu fais l'amour ou plutôt quand tu te branles...
Note aiguë. - Comme on choisit le vide, le néant, aime-moi. Aime-moi. - L.Baffie: Je t'aime, Eric. - A.-E.Lemoine: Interviews, caméras cachées, podcasts, il s'offre à 67 ans une nouvelle jeunesse sur les réseaux sociaux.
Sur Instagram, il a converti la nouvelle génération, y compris mon fils. Ca me coûte. Que se passe-t-il?
Il n'arrive pas? - L.Baffie: Bonjour. - A.-E.Lemoine: Ca vous arracherait un bras de nous saluer?
Cette chaîne vous permet d'être plus libre? J'avais le sentiment que vous étiez l'un des rares à avoir une liberté absolue. - L.Baffie: Je n'ai jamais été un vendeur.
Je ne savais pas vendre mes concepts. Il faut voir des patrons de chaînes. Là, je suis en face d'un ex-patron de chaîne qui était le plus sympa de tous.
Sinon, c'est n'étaient pas des gens formidables. Là, je suis patron de ma chaîne. Quand j'ai une idée, je me donne rendez-vous et je m'écoute. - A.-E.Lemoine: Et vous vous dites banco. - L.Baffie: Et j'y vais. - L.Ruquier: Tu me donnes des idées. - A.-E.Lemoine: Il y a des règles à respecter sur YouTube.
Il faut modérer, ne pas être trop grossier. - L.Baffie: Il y a des algorithmes qui n'aiment pas certaines choses. - A.-E.Lemoine: Vous vous autopolicez? - L.Baffie: Ce n'est pas une totale liberté.
Je me plie aux règles. Ca me permet d'être découvert par la nouvelle génération. - A.-E.Lemoine: Sur Internet, vous reprenez les codes que vous aviez à la télévision.
Vous recevez des invités, c'est très original! Et il y a ces caméras cachées. - L.Baffie: J'ai pris une baguette chez vous et elle est rassie. - Elle n'est pas d'aujourd'hui, monsieur.
C'est normal, si vous ne la mangez pas. - J'ai un goéland mort dans ma chambre. - C'est vrai? - C'est dégueulasse, avec de la merde de chat et des plumes partout sur le lit.
C'est ignoble. Bonjour. C'est combien? - La passe? - Pardon. - Tu te calmes!
Laurent, excuse-moi. Ca va? - A.-E.Lemoine: Ce fameux "Putain, Laurent" est devenu viral.
Il est repris à toutes les sauces. - Tu te calmes? Putain, pardon, Laurent. - Mais je rêve!
Donne-moi ta copie. Putain, Laurent! Je ne savais pas.
Triche, je ne dis rien. - Ca va pas ou...
Laurent, je ne t'avais pas reconnu, putain! - Putain, Laurent! Excuse-moi de ma réaction.
Je ne savais pas que c'était toi. Tu as failli mourir. - A.-E.Lemoine: Vous êtes hyper fier.
Ca brille dans vos yeux. - L.Baffie: C'est inespéré.
Il y a des versions africaines, partout dans le monde. - A.-E.Lemoine: Pourquoi inespéré? - L.Baffie: Comment voulez-vous imaginer qu'une petite connerie...
Je ne pouvais pas imaginer que ça devienne planétaire. Il y a des versions africaines qui me font hurler de rire. Je suis spectateur de quelque chose qui me dépasse.
Je suis fier et amusé. - L.Ruquier: Ce sont "les paillettes" d'I.Reg. - A.-E.Lemoine: Même mon fils de 11 ans vous connaît. - E.Tran Nguyen: Vous avez été longtemps avec T.Ardisson.
Vous aviez le rôle du pas tendre, du sniper. Parfois, c'était un peu dur avec certains invités, notamment les femmes. Certaines... - L.Baffie: Beaucoup d'hommes aussi. - E.Tran Nguyen: Certaines femmes en ont gardé de mauvais souvenirs.
Notamment la chanteuse L.Fabian, invitée en 2005, à qui T.Ardisson fait remarquer qu'elle a perdu du poids.
Vous ajoutez: "Par rapport au boudin d'avant". Ca lui est resté en travers de la gorge. - Je n'ai pas les armes à ce moment-là pour me battre ou pour répondre.
Non pas que je n'avais pas la répartie, mais le mec en face est payé pour m'abattre. Même si je sors toute les cartes que je peux avoir à ce moment-là à l'esprit, j'ai perdu d'avance. - Le dispositif est contre vous. - E.Tran Nguyen: Quand vous l'entendez dire ça, vous en pensez quoi? - L.Baffie: Chez L.Salamé, je me suis excusé auprès des personnes que j'ai pu blesser.
Il y en a très peu, mais il y en a. Est-ce que Coluche ou Desproges se seraient excusés? Je n'ai pas changé d'humour.
Je ne fais pas table rase du passé. Je ne crache pas dans la soupe. - A.-E.Lemoine: C'est ce que vous reproche T.Ardisson. - L.Baffie: Il dit ça, mais non. - A.-E.Lemoine: Avec lui, vous dites que vous avez été sexiste et grossier. - L.Baffie: Je ne crache pas dans la soupe.
J'ai eu la chance d'inventer un métier, de le faire et d'être bien payé pour dire des conneries. C'est la meilleure soupe que j'ai mangée de ma vie, la télévision. Donc je ne crache pas. - A.-E.Lemoine: Il sera là demain. - L.Baffie: Il dit que je regrette tout.
Mais non. Je suis fier d'avoir fait rire des gens et d'avoir été drôle. Maintenant, j'ai un humour corrosif.
Laurent peut dire le travail que je donne aux monteurs des grosses têtes. Je suis souvent en dessous de la ceinture. - M.Bouhafsi: Vous vous autocensurez? - L.Baffie: Plus qu'avant mais pas trop quand même.
Je montre le bouquin de Thierry. - P.Lescure: Au-delà de L.Fabian, est-ce que le SAV de tes blagues est plus dur?
On ne le connaît pas, le service après-vente derrière. Ca a été le bouquet de fleurs? - L.Baffie: J'ai eu un budget fleurs assez conséquent.
Mais il y a peu de gens blessés. Là, on me pose la question, donc je réponds. Je déteste déplaire aux gens.
Nous, les humoristes, on veut de la vanne. J'étais payé pour dire des conneries, pas pour abattre. Je lui ai dit: "Je t'aime". - A.-E.Lemoine: Pourquoi "L'Homme en noir"? - L.Baffie: Je l'ai lu d'une traite.
Il y a 10 pages dithyrambiques...
Sur moi. - L.Ruquier: Arrête de faire la pub du livre de T.Ardisson! - L.Baffie: Thierry a bossé un an sur ce bouquin qui est génial.
Il me dit: "Tu es en train de me niquer ma promo. On ne me parle que de toi!" - A.-E.Lemoine: C'est le cas. - L.Baffie: Mais pas du tout.
Je voulais rectifier. J'ai dit à Thierry: "Excuse-moi." - L.Ruquier: C'est vrai qu'il n'a jamais dit de mal sur personne... - A.-E.Lemoine: Il est là demain. - L.Ruquier: Franchement...
C'est énorme! C'est énorme que tu t'excuses auprès de Thierry, qui est le premier à balancer des méchancetés sur moi, sur toi, sur les gens avec qui il a travaillé. Tu es bien plus gentil qu'on ne l'imagine. - A.-E.Lemoine: Plus gentil que vous? - L.Ruquier: Sûrement. - L.Baffie: J'aime bien Thierry et j'aime bien Laurent. - L.Ruquier: On a tous du respect pour T.Ardisson, moi aussi, mais ce qui est drôle, c'est qu'il en veut à Laurent parce qu'il a dit un truc dans la presse, alors que lui, il ne fait que ça. - L.Baffie: Il a raison, je parle pour moi.
Thierry, je t'aime. - A.-E.Lemoine: On aime vous retrouver sur YouTube, dans "Coloscopie" ou "A boire et à manger". - L.Baffie: Abonnez-vous!
On a passé le cap des 100 000. Je vais tirer 4 personnes au sort. Je fais un dîner avec des abonnés.
Je vais le filmer. Je fais feu de tout bois! - L.Ruquier: Tu es devenu un bonimenteur forain! - L.Baffie: Une petite pute à clics. - A.-E.Lemoine: Sur scène, vous êtes dans le spectacle "Baffie se pose des questions".
Il y a aussi "Le Nouveau Dico de Lolo" en vente. Il s'agirait de faire une nouvelle version. - L.Baffie: Je travaille sur mon prochain spectacle.
C'est un long travail. - A.-E.Lemoine: Voici le PVPP de M.Bouhafsi.
On a pris du retard. On commence par le mot du jour. - M.Bouhafsi: C'est "prune".
C'est typiquement un sujet des grosses têtes. Il y a 2 jours, Salomé a voulu décorer son salon avec une plante tropicale. Après l'acquisition, elle décide de rentrer en métro avec.
Juste après les portiques, contrôle surprise. Verdict: cette plante est considérée comme un encombrant. Montant de l'infraction: 150 euros.
C'est le même montant que pour une infraction de type port d'arme à feu ou violation d'interdiction d'uriner. Salomé a raconté sa mésaventure sur X. - L.Baffie: C'est bien fait pour sa gueule! - M.Bouhafsi: Elle a hésité entre Amandine et Prune pour le nom de sa plante.
Evidemment, elle a choisi Prune. On a choisi une compil de scènes insolites repérées dans le métro parisien. ...
On a tenté de joindre la RATP. Le service presse est harcelé par les médias à cause du "plantegate". - A.-E.Lemoine: On interdit une plante mais on laisse passer un scooter? - L.Baffie: Il y a un plan gay? - M.Bouhafsi: Non, un "plantegate". - L.Baffie: Je croyais que tu allais reprendre le métro! - A.-E.Lemoine: On passe à l'image du jour dans un parc aquatique. - M.Bouhafsi: Je vais vous montrer une vidéo.
A vous de deviner ce que cet homme fait dans la vie. - L.Baffie: Je pense qu'il est testeur de toboggans. - M.Bouhafsi: Impressionnant! - L.Baffie: C'est un beau boulot. - M.Bouhafsi: Il est testeur de toboggans.
C'est un vrai métier. On l'appelle aussi testeur de glissades d'eau. Il teste le confort, la sécurité et le fun.
Il s'appelle Guillaume, il a 24 ans. C'est le référent toboggans en France et en Europe. C'est un ancien nageur de haut niveau.
Il est devenu testeur de toboggans il y a 4 ans. Il partage ses expériences avec humour et pédagogie sur les réseaux sociaux. - On va tester un toboggan.
Il est assez sensationnel. Un bon 8/10 pour celui-là. Et voilà.
Le repas est nickel. - M.Bouhafsi: On a passé un moment avec lui dans un parc aquatique célèbre à Paris. - Bonjour.
Je suis le premier testeur de toboggans aquatiques en France. Venez avec moi. C'est parti.
J'adore les maillots de bain avec des couleurs. Je ne sais pas lequel choisir. On va partir sur celui-là.
J'ai eu l'idée de faire ce métier pendant le confinement. J'ai fait croire à la France sur TikTok que j'étais testeur de toboggans. Finalement, j'ai créé ma boîte et ça fait 4 ans que je teste des toboggans.
Tu connais ma technique pour aller plus vite? Il y a la technique du string, notamment. Je te montre ça tout de suite.
Ca réveille, dès le matin! - Vous avez fait combien de toboggans au total? - Je pense que j'en suis à plus de 1000.
Je mets des notes de 1 à 10 sur l'accès, la sécurité, le temps d'attente. J'ai eu peur en testant le plus haut toboggan d'Europe. Il m'a fait vibrer.
Les gens ne se rendent pas compte du boulot que c'est en amont, pour préparer les événements dans des parcs aquatiques. J'ai beaucoup de chance, mais ce n'est pas facile tous les jours. La journée est terminée.
Je suis épuisé. J'ai encore de la force pour tester un toboggan avec vous, Babeth. - M.Bouhafsi: Il organise aussi des événements dans les parcs aquatiques.
Il apprend à nager aux enfants. - L.Baffie: Et il collectionne les verrues. - A.-E.Lemoine: Une collection unique au monde. - M.Bouhafsi: Je vous ai laissé le dernier mot. - A.-E.Lemoine: Laurent, vous voulez fêter un anniversaire? - L.Ruquier: Les 10 ans des "Grosses Têtes"? - A.-E.Lemoine: Merci de suivre.
C'est pénible, d'avoir 2 Laurent...
Laurent, c'est depuis quand? - L.Ruquier: Depuis toujours.
Je l'ai récupéré chez Bouvard. - L.Baffie: J'ai fait la dernière de Bouvard.
J'ai même fait celle de de Chavannes. J'ai fait la première de Laurent... - L.Ruquier: Avec M.Iacub, d'ailleurs. - L.Baffie: On va bientôt fêter ma dernière? - L.Ruquier: Non, ça va. - A.-E.Lemoine: M.Iacub dit que votre plus belle histoire d'amour, Laurent, c'est avec le public des "Grosses Têtes".
On était à la rencontre du public. - Il est fantastique en maître absolu des "Grosses Têtes". C'est un bon chef d'orchestre. - C'est quelqu'un qui a énormément d'humour.
Il percute tout de suite. C'est un sniper. - Il n'y a pas de distance avec le public.
Il est assez accessible. Ca le rend assez attachant. - "Les Grosses Têtes" sans L.Ruquier, ça n'aurait pas la même saveur? - Non.
Ce n'est pas possible. "Les Grosses Têtes", c'est L.Ruquier. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table pour déguster le crudo de maigre de ligne préparé par E.Salazar.
Il est chef du Château du Theil, en Corrèze. Il ne veut pas nous dire s'il a gagné "Top Chef". - E.Salazar: Il faut regarder jusqu'à la fin. - L.Baffie: Il n'a pas une tête de winner. - A.-E.Lemoine: Il va vous porter chance.
C'est comme marcher dans... - L.Baffie: Une merde? - A.-E.Lemoine: Du pied gauche. - L.Ruquier: On mange! - L.Baffie: C'est le plat préféré de l'homme en noir! - A.-E.Lemoine: Laurent... - L.Baffie: Oui? - A.-E.Lemoine: L.Ruquier!
L'un des souvenirs fondateurs que vous évoquez avec M.Iacub, c'est la fois où vous avez assisté à l'émission "Les Grosses Têtes". Vous avez entendu une conversation de l'autre côté du trottoir.
Il y avait 2 stars. Ca vous a marqué. - L.Ruquier: Oui.
J'avais enfoui ce souvenir. En parlant avec M.Iacub, je me suis souvenu que j'étais allé plusieurs fois assister à l'émission, quand j'avais 18 ou 20 ans.
Je ne rêvais pas d'être animateur. Ce n'était même pas pensable. En tout cas, j'adorais cette émission.
J'allais dans le public. A l'époque, c'était rue Bayard. Je faisais la queue.
De l'autre côté, il y a un restaurant. En terrasse, il y avait 2 chanteurs...
Je vais finir par donner les noms! - A.-E.Lemoine: Ils sont vivants? - L.Ruquier: Oui. - A.-E.Lemoine: Populaires? - L.Ruquier: Je les vois se moquer du public.
De leur hauteur de vedettes, de grosses vedettes, peut-être, je les vois dire: "Regarde ces cons!" Ca m'a marqué. Ca m'a fait mal.
Je me suis dit que je faisais partie des cons. - A.-E.Lemoine: Un mépris de classe que vous n'avez jamais complètement effacé.
Ca fait que vous n'oubliez pas d'où vous venez. - L.Ruquier: Je ne suis pas pour autant démago avec le public.
Je sais faire la différence entre les gens qui apprécient votre travail et ceux qui sont là à attendre un peu partout. Ils ne savent même pas qui sort et on vous demande une photo. Ils ne savent même pas à côté de qui ils posent.
Ce n'est pas le public que j'aime. Je parle du public qui vous suit, et ce public-là, je le respecte. Le public qui est dans la salle... depuis plus de 30 ans.
Ca fait plus de 30 ans que je fais de la radio au quotidien, entre France Inter, RTL et Europe 1. Je suis dans le quotidien des gens depuis 3 décennies. - P.Lescure: Dans la même veine, toujours le même Laurent... - L.Baffie: Je peux me barrer! - P.Lescure: Ton tour viendra.
M.Iacub évoque dans le livre la carte culturelle que vous dites n'avoir jamais eue, malgré toutes les émissions culturelles que vous avez pu faire. Vous restez le petit gars du Havre.
Même quand vous avez animé une émission comme "Rien à cirer", qui a duré 5 ans, vous faisiez des portraits culturels extra...
Un jour, vous avez reçu G.Moustaki. - L.Ruquier: G.Moustaki, en direct. - Bonjour. - L.Ruquier: Georges, vous êtes né en Egypte, à Alexandrie.
Vous étiez fait pour être poète. Il vous suffisait de descendre dans la rue pour rencontrer des Alexandrins. Puisque vous faites l'éloge de la paresse, je ne vois pas pourquoi je vais me fatiguer.
Avec un Grec, il paraît que l'on trouve l'introduction assez facilement. Vous n'êtes pas un vrai Grec. Vous êtes un métèque avec une gueule de Juif errant.
Vous êtes un Grec d'un calme olympien qui n'a d'égal que sa flemme olympique. Je suis très ému de voir G.Moustaki.
C'est l'un des rares chanteurs et invité avec qui je suis resté proche. Je suis fidèle à la mémoire de G.Moustaki.
Le monsieur qui tient le bar de l'Olympia m'a offert une photo de Georges tout récemment. - P.Lescure: C'est beau, le regard qu'il a sur vous quand il arrive sur le plateau.
M.Iacub dit que l'une des raisons qui vous ont poussé à quitter France Inter, c'est quand vous avez entendu le public se moquer de C.François. - L.Ruquier: Je vais essayer d'être court.
Tout le public de France Inter attendait Renaud. La veille, il annule. Il fallait trouver quelqu'un pour le remplacer au dernier moment.
C'est F.François qui accepte de venir. Il faut le présenter... - L.Baffie: Au public de Renaud. - L.Ruquier: Oui.
Tous les copains et moi, on avait écrit...
Il y avait les gens les plus durs, les plus difficiles. On avait tout réécrit la veille. On a fait des portraits durs de F.François.
Ma maman, Raymonde, était fan de F.François. Elle avait tous ses 45-tours à la maison.
Au fur et à mesure des portraits, je m'aperçois que le public siffle F.François. Il est méchant.
J'ai vu les plus durs d'entre nous rayer des phrases. On se disait qu'on ne pouvait pas participer à cette halali. C'était terrible.
Ce jour-là, je me suis trouvé en porte-à-faux entre d'où je venais et ce que je faisais. Je me suis souvent senti Très bien sur le service public, et notamment à France 2. C'est entre Canal et TF1.
Même chose à RTL. C'est entre France Inter et ce qu'était Europe 1 avant. - A.-E.Lemoine: F.François est quand même rentré sur scène? - L.Ruquier: Oui. - A.-E.Lemoine: Il est courageux. - L.Baffie: On peut s'excuser. - L.Ruquier: Le pauvre a tout subi.
P.Bouvard lui a fait croire que place de la Concorde, on faisait comme à Hollywood, on prenait les empreintes des vedettes. Il lui a mis les pieds dans le ciment.
Le ciment a pris. - A.-E.Lemoine: Et vous étiez là? - L.Baffie: Non, mais on est de la même génération. - L.Ruquier: On connaît tous cette histoire.
F.François n'est pas un usurpateur. Il ne ment à personne.
C'est un gentil garçon. - A.-E.Lemoine: Il n'essaie pas de se faire passer pour ce qu'il n'est pas. - L.Ruquier: On ne peut avoir que du respect pour des gens comme ça. - L.Baffie: Il a très bien pris les vannes qu'on a faites dans "Tout le monde en parle".
Contrairement à certaines chanteuses... - A.-E.Lemoine: J'en étais sûre! - L.Baffie: Vous me poussez. - E.Tran Nguyen: On ne vous pousse pas beaucoup pour être turbulent sur les plateaux.
On a retrouvé une fois où vous étiez très calme sur un plateau. Vous n'aviez que 18 ans. C'est en 1976 dans "Un sur cinq".
Vous avez été hypnotisé. - Tu t'endors tellement que... 5...
Et aussitôt, tu t'endors calmement. 3... 3, je te projette au pays du fantastique, précisément, et pourquoi pas au royaume du fantastique.
Et tu vois les choses les plus extraordinaires qui se passent réellement. Pour une fois, la réalité dépasse la fiction. - E.Tran Nguyen: C'est marrant de vous voir comme ça. - L.Baffie: Je n'étais pas du tout hypnotisé.
A l'époque, je criais famine dans ma chambre de bonne. J'étais déjà figurant. Cette figuration a été payée 500 euros.
C'était le festival fantastique de Cergy-Pontoise. - L.Ruquier: A ce prix-là, on dort. - L.Baffie: Je me suis retrouvé sur les épaules d'un funambule à 8 m de hauteur.
Il avait les yeux bandés. Il avait des sabres attachés aux chevilles. Là, j'ai dit: "500 balles, ça les vaut." - A.-E.Lemoine: On pourrait faire 2 heures d'émission avec vous. - L.Baffie: On va les faire!
Avec "L'Homme en noir". - A.-E.Lemoine: Il sera l'invité demain.
On rend hommage à "Vies secrètes". Ce n'est pas vraiment une biographie. C'est assez original pour le souligner.
J'ai adoré cet exercice. J'ai beaucoup d'affection pour l'homme que je connais et celui que j'ai découvert. - L.Ruquier: Merci à M.Iacub. - A.-E.Lemoine: Je pensais que vous alliez me remercier, moi. "Le Nouveau Dico de Lolo", "Coloscopie", votre podcast.
A partir de la rentrée, Laurent, sur l'ancien canal de Gulli, T18. - L.Ruquier: Dès le 6 juin. - A.-E.Lemoine: Comme à l'époque de "Ca balance à Paris" où nous étions très heureux, Pierre et moi, de chroniquer. - L.Ruquier: Avec P.Tesson et M.Polak. - A.-E.Lemoine: On conclut avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Oh putain, Laurent! Nous sommes le 6 mai. L'image du jour, c'est ce repos bien mérité après des semaines de compétition.
Les buzzers de "The Voice" soufflent. J-1 avant le début du conclave. Concours d'anecdotes sur les chaînes info. - Je vous raconte une petite anecdote. - B.Chameroy: Généralement, quand on dit ça, ce n'est ni court ni intéressant, ce qui suit. - J'ai rencontré Benoît XVI en 2008.
J'avais oeuvré à la liturgie pontificale. Il m'avait dit simplement: "Vous avez beaucoup travaillé. Priez pour que je sois fidèle.
Je prierai pour que vous soyez fidèle à la tâche qui est la nôtre." - B.Chameroy: Tout de suite, une autre anecdote. - Une toute petite anecdote. - B.Chameroy: Vraiment toute petite. - Du côté de l'Eglise, on espère que l'élection du pape va être assez rapide.
Tant qu'il n'y a pas d'élections, on est obligé de fermer la chapelle Sixtine. Il faut savoir... - B.Chameroy: C'est trop long, désolé.
Qui a dit que papoter ne rimait pas avec grosse déconne? - On disait qu'il était facétieux et qu'il tirait la barbe des gardes suisses. - B.Chameroy: Sur KTO, on fait des vannes d'Eglise. - On vient d'horizons très différents, des 4 points cardinaux! - B.Chameroy: Bien sûr.
TF1 a aussi tenté sa chance en répondant à une question que personne ne se posait, sauf B.Toussaint. - Qu'est-ce qu'on mange pendant le conclave?
Des repas préparés par des religieuses: soupe et légumes bouillis. - B.Chameroy: Ca, il déteste.
Pour être au plus proche de l'événement, la matinale de TF1 a dépêché un envoyé spécial. Ca valait le coup, en tout cas pour la famille de P.Larrouturou. - Le chauffeur de taxi m'a dit: "Je ne sais pas si ce sera votre tour ou mon tour, le tour d'un pape français ou italien." - B.Chameroy: C'est un Skype avec sa maman, pas un duplex.
Ca valait le coup de lui offrir un billet d'avion. Il nous a offert un grand moment de télé que lui seul est parvenu à capter: l'interview dite "du vendeur de boutique", en plusieurs langues. - On a le vendeur de boutique.
Si vous me le permettez...
Propos en italien puis en anglais. OK... - B.Chameroy: Ca valait le coup de l'envoyer au Vatican.
Demain, les cardinaux entreront en conclave. Dans une semaine débutera le Festival de Cannes. CNews n'a pas choisi entre les 2 infos. - On va parler du conclave.
Vous avez vu le film? Qu'en avez-vous pensé? - B.Chameroy: On en parle, de la fin?
CNews avec le numéro face à P.de Villiers. Vous avez loupé ça? - L.Baffie: On s'excuse. - B.Chameroy: Vous êtes tout excusé.
Je suis là pour vous résumer le dernier numéro. C'est remixé par nos soins. ... - Bonsoir.
P.de Villiers, rebonjour. - Bonsoir, Eliott.
J'ai un cadeau à cause du long week-end. - Oh. De Villiers, le bâtard... - Ecoutez cette phrase.
Quand les gens disaient...
Nous leur disions...
Et lorsqu'ils insistaient...
Nous leur disions...
Euh...
Lorsqu'ils insistaient de plus belle, nous leur disions...
Euh... - P.de Villiers, vous êtes en pleine forme.
Vous avez fait une accélération! G.Lejeune. - F.Bayrou. - Un grand merci. - La société... - C'était un plaisir d'être avec vous. - B.Chameroy: Vous n'avez pas raté grand-chose.
Du soleil, la mer, vous ajoutez un ministre et vous obtenez la Nouvelle-Calédonie. Cette transition est très inspirée par celle-ci. - Des raquettes, une balle, vous ajoutez un filet et du sable, et vous obtenez du beach tennis. - B.Chameroy: Une chaîne spécialisée en liaisons dangereuses. - Dans le Finistère, en Bretagne, d'où-t-il est originaire. - B.Chameroy: Il faut avoir fait le Cours Florent. - Le vivre-ensemble est toujours incarné par un grand nombre de la population.
La population n'est-elle pas prise en otage par nos positions politiques? - B.Chameroy: Je ne suis pas convaincu par le remake de "Forrest Gump". - Bonjour. - B.Chameroy: "La vie, c'est comme une boîte de chocolats.
Dès qu'il y en a un que je peux becqueter, je le prends." Il y a un dossier bien plus préoccupant qui interroge la population. - C'est la 27e cérémonie de la crevette et du cerf.
Le stock de crevettes s'est écoulé. - Plus de crevettes. Le stand a été pris d'assaut dès l'ouverture. - On est venus spécialement pour les crevettes.
Tout a été vendu. - B.Chameroy: La tuile.
Une pénurie de crevettes qui nous ferait presque oublier la présence de M.Valls en Nouvelle-Calédonie. Il est sur place pour des pourparlers ou plutôt... - Pour la première étape de ce conclave, puisque nous allons passer plusieurs jours ensemble.
C'est à la mode, si je puis dire. - B.Chameroy: M.Valls nous a dévoilé un conseil cuisine. - Je crois, au moment de la coutume, que contrairement à ce qu'on dit, on peut mélanger l'huile et l'eau. - B.Chameroy: Il n'est pas venu seul. - Avec ma compagne, nous souhaitons... - B.Chameroy: 3 jours de discussions à huis clos dont voici le résumé par la rédaction de La 1ère. - Au programme, réunions, repas, réunions.
Il n'y aura que très peu de répit pour les protagonistes. - B.Chameroy: Le programme devrait plutôt ressembler à ça. - Réunion, repas, réunion, repas, réunion, repas, réunion... - B.Chameroy: Je suis lourd?
C'est ma marque de fabrique. On vient de recevoir les images de M.Valls arrivant en Nouvelle-Calédonie pour le conclave.
Ce n'est pas la même forme en sortant. "J'ai peut-être bu un rhum de trop." L'actualité, c'est aussi ce gros titre qui a fait fermer son clapet à D.Rizet. - On n'a pas d'information à ce stade. - L'autre actualité, c'est la grève à la SNCF. - B.Chameroy: Désolé, Dominique.
BFM est en boucle sur la grève. Le mouvement va s'intensifier en fin de semaine. Difficile de tenir un duplex. - Aujourd'hui est le premier jour d'une semaine qui risque d'être perturbée.
Il y a plusieurs appels à la grève. Pour rappel, toute cette semaine, il risque d'y avoir d'autres problématiques. Il y a eu plusieurs appels à la grève.
Le jeudi 8 mai...
Le point d'orgue, c'est le jeudi 8 mai. Le jeudi 8 mai...
Ca ne doit pas être une semaine noire. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec cette scène de chaos dont ont été témoins les journalistes de TF1. - Messieurs dames, y a-t-il des passagers?
Je peux prendre 53 passagers. Je ne sais pas combien je vais en avoir. - B.Chameroy: Mon Dieu!
Y aura-t-il assez de place pour tout le monde? - Une seule personne a choisi cette option. - B.Chameroy: Tout est bien qui finit bien.
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup. - L.Baffie: J'ai une question sur le pape dans mon spectacle.
Un pape qui pète est-il en odeur de sainteté? Rires. Ce sont les questions que personne ne se pose. - A.-E.Lemoine: Merci.
Vous nous montrez le livre de Laurent? "Ruquier, vies secrètes". C'est écrit par M.Iacub.
Merci de votre fidélité. Tout de suite, le doc conso du mardi soir. A demain à 19h.
Tapez-le, Laurent.
Xavier Bertrand