Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI (sur YouTube)· 4 mai 2026 16 min

Iran : les indices d'une reprise de la guerre|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Des responsables israéliens de haut niveau estiment qu'un un retour au combat contre l'Iran est inévitable. Je cite et qu'il s'agit d'une question de timing. C'est ce que dit la chaîne israélienne Channel 14 qui relait peut-être la volonté du gouvernement Netaniaaho d'un retour à la guerre.

Dans les médias d'autres médias israéliens, on lit que Israël évalue que les chances d'une reprise de combat avec l'Iran augmentent bel et bien. Bon, quels sont les indices dont nous disposerions en ce moment d'une reprise de la guerre, de la guerre des missiles ? Chacun se prépare c'est de bonne guerre mais vous allez nous dire pourquoi et comment colonel Goya colonel d'abord les signes de préparatif de l'armée américaine.

Que voit-on du côté des Américains ? Euh alors on a des signes de renforcement encore une fois hein c'est pas pour autant que les Américains envisagent dès à présent de reprendre des frappes de grande ampleur comme ça était le cas précédemment. C'est possible mais il est normal que dans cette période de cesser le feu on se renforce des deux côtés.

Donc là, effectivement, le premier indice, le plus évident, ce sont les euh bah tous les les le transit aérien, tous ces euh tous ces vols qui arrive depuis l'Europe et on note au passage l'importance quand même de l'Europe. Heureusement que il y a des bases américaines en Europe, hein, ça c'est un petit message à Donald Trump. Voilà.

Heureusement sinon les Américains seraient très embêtés s'il vous voulez alimenter le alimenter ce front. Donc merci l'Europe au passage. Voilà.

Et donc oui, alors c'est mais c'est c'est normal. Donc là, on ravitaille, on recomplète en munition. Il y a eu énormément de munitions qui ont été consommées.

Donc on recomplète tout ça. Il y a quand même encore, faut pas oublier, des transferts de troupes aussi qui qui ont été lancés dès le début de la guerre mais qui ont mis du temps pour arriver. Je pense notamment à la 82 à la brigade de la 82e division de parachutistes et cetera.

Vous notez alors là, on est sur les les ravitailleurs en vol. Alors ailleurs, je le rappelle, c'est indispensable à toutes les opérations aériennes modernes, surtout lorsque ça mené à distance. Euh vous avez vous voyez la la carte, le groupe aéronaval d'Incon, il est loin hors de cette carte et s'ils veulent intervenir dans l'Urent au cœur de l'Iran, bah il faut des ravitaillements en vol.

Euh pareil pour ceux les les avions qui partent de Jordanie, il faut du ravitaillement en vol. Donc là aussi B on voit ce balai un peu aérien des en ravitaille et on se prépare ce qui est je le répète encore une fois tout à fait normal de de se préparer à des actions futures. Ce qui veut pas dire que elles auront forcément seront imminentes.

Voilà. Mais on a aussi vu des signaux de préparatifs accélérés chez d'autres pays de la région. Ça nous a interrogé.

Oui. Alors que faut-il lire et voir Oui, c'est un cas particulier, c'est celui des Émirats qui a prend beaucoup d'initiatives en ce moment. On rappelle les Émirats, ils ont sorti sont sortis de l'OPEP, ils ont un événement quand même assez euh assez important quand même.

Ils ont reçu l'aide d'Israël, une aide matérielle d'Israël. Donc ces Émirats se tournent enfin la France notamment pour les aider. Ils se tournent vers Israël qui a déployé une batterie de de missile antimissile.

Ils ont annoncé clairement qu'ils avaient eux-mêmes mené des opérations sur le sol iranien. Euh et donc les Émirats se placent en disant "Bah voilà, nous on est là et on est indépendant et on est prêt à on est prêt à combattre. Euh on est nous aussi nous aussi on se prépare et on se prépare à combattre euh très fortement.

Et puis voilà, on appelle ça les montagnes de fer. Les montagnes de fer, c'est toute la logistique, c'est les munitions, c'est euh c'est les obus euh que l'on prépare. Donc on voyez des euh des camions, c'est euh c'est peut-être des des euh des plateformes de tir de Mars qui peuvent tirer de depuis le le sol.

Voilà. Donc on se prépare de des deux côtés mais il y a pas fondamentalement il y a pas d'éléments nouveaux qui sont arrivés de renforcement depuis le cesser le feu. C'est choses qui étaient prévues qui arrivent maintenant certains sont employées actuellement activement dans le blocus ou contre blocus américain mais on peut cela veut dire concrètement qu'on peut à tout moment reprendre une campagne aérienne de grande ampleur.

Merci beaucoup. même j'ajouteanément et en plus par rapport au début de la guerre, on peut rajouter des opérations amphibies par exemple sur le détroit d'Ormau sur l'île de Carg et cetera. Ça c'était pas possible au début de la guerre.

Maintenant ça vaut peut-être un prochain sujet d'ailleurs. Raphaël Jérusalem, vous êtes toujours avec nous. Cette question depuis le début de l'émission, on le dit, on le verbalise avec ce qui se passe le projet liberté et l'escorte de navire dans le D3 d'Ormouse.

Il y a des signe d'escalade. On voit des médias israéliens qui disent que ce n'est qu'une question de tacing pour revenir au temps des frappes. Que veut vos capteurs et vos et vos relais à vous Raphaël Jérusalmi ?

C'est c'est un vœu pieux des Israéliens. C'est pas un secret que les Israéliens veulent reprendre l'offensive là où on l'avait laissé. Euh on a reçu ce weekend 6500 tonnes de munition et d'équipement par un train aérien américain.

On a comme le conel GA l'a rappelé euh on est intervenu euh dans les Émirats. Alors il y a une le dome de fer qui a été déployé. Euh il y a des conseillers techniques pour euh déjouer les attaques de drone.

Euh et en fin de compte, il y a euh ici un bloc qui s'est créé que les Iraniens en fait ont créé euh qui fait que les pays arabes se rapprochent beaucoup des Israéliens en tous les cas euh pour le matériel de de défense militaire. Et puis dans tout ce temps-là, la raison pour laquelle les Iriens veulent reprendre l'offensive, c'est qu'ils ont eu le temps de euh de collecter énormément de renseignements durant ce cesser le feu. Ils ont vu où, quand et comment les Iraniens se redéployaient, se se regroupaient.

Euh il y a une nouvelle banque de cibles euh qui nous démange en fin de compte parce que nous avons maintenant une nouvelle banque de cibles euh depuis le CCF feu euh qui fait que nous devons euh frapper. Euh je rappelle juste pour terminer que les Iraniens à l'heure actuelle représentent une capacité de nuisance importante mais ne représente plus comme il y a de mois une menace existentielle pour l'État d'Israël. Nous avons donc ici la possibilité d'attendre encore un peu, oserais-je dire.

Et si malheureusement la politique de Trump échoue, et bien il faudra attendre un nouveau round et cette offensive, tout cela n'aurait été qu'un round euh dans un conflit qui dure depuis des années. On reste ensemble. George Malbrun, je vous voyais réagir.

Non, je j'ai beaucoup de respect pour le renseignement israélien dont on sait les capacités, mais je rappellerai quand même que que Donald Trump s'est un peu fait enfumer par le Mossad qui lui avait présenté justement une opération qui conduirait rapidement à un effondrement du régime et qui s'est pas passé comme ça. Donc je pense que côté iranien aussi, on a d'ailleurs c'est les renseignements américains qui le disent, on est toujours à 70 % des stocks de missile, 70 % du montant de de la quantité de missile d'avant la guerre. Donc l'Iran aussi a réparé pendant les les quelques semaines là de cesser le feu et donc elle se prépare aussi.

Donc euh donc voilà voilà, je pense que ce qu'il y a c'est qu'aujourd'hui chacun est convaincu que euh qui va lâcher le premier pour revenir dans les négociations en position de force. Les États-Unis pensent qu'on en procédant à un blocus des ports iraniens, l'économie va s'effondrer et que le régime va s'effondrer. J'en suis pas convaincu.

Et les Iraniens pensent eux que et bien on va attirer Donald Trump dans cette espèce de guerre d'attrition, on va se rapprocher des midterms, que l'opinion publique américaine va continuer d'être hostile à cette guerre et que infine et bien les négociations reprendront sous une meilleure sous de meilleurs auspices pour les iraniens. Et donc c'est un jeu très dangereux parce que effectivement chacun pense qu'il est en position de force et et chacun est plutôt en position de relative faiblesse. Alors en position de force, Donald Trump s'y voit également.

Vous l'avez dit, chaque camp de la Maison Blanche pour vous retrouver à nouveau. Sonia Dripondante TF1 LCI à la Maison Blanche. Sonia est-ce que vous vous voyez là aussi je parle de vos capteurs et de vos relais Sonia Drid est-ce que vous voyez les indices d'un retour à la confrontation à la guerre des missiles comme je l'appelle ?

On s'en parlait la semaine dernière. Donald Trump, il s'est vu remettre un nouveau plan l'amiral Brad Cooper, celui qui est quand même présenté comme étant le diplomate guernier qui dirige l'opération américaine en Iran. Et quelle serait cette stratégie à la clé ?

Alors, ce qu'on sent ici à Washington, c'est que euh Donald Trump, s'il pouvait éviter de reprendre euh les hostilités, euh il préférerait parce que il a la pression euh de son opinion publique et à la Maison Blanche, il a plutôt euh des conseillers euh qui euh lui disent de que ce serait mieux de continuer euh de trouver une solution diplomatique. Mais à l'extérieur de la Maison Blanche, il a plutôt il écoute aussi des voix plutôt faux de faucon comme l'INGram, le sénateur républicain. Donc on sent qu'il hésite encore mais que il n'a pas envie de perdre la face.

Alors on a appris bien le site Axios que ce jeudi l'amiral Cooper qui est venu le briefer sur les différentes options militaires lui a proposé un plan où des navires de guerres américains auraient rouvert de force ceux des trois d'Omous. à la dernière minute. Toujours selon AIO, ce n'est pas donc le plan qu'il a euh choisi, il a opté plutôt pour ce projet liberté euh qui a euh débuté ce lundi.

Officiellement Donald Trump parlait d'escortes de navires qui ne sont pas impliqués dans la guerre. Mais très vite des officiels américains ont dit et bien que c'était plutôt des des une sorte de de des navires américains qui allaient guider ces navires commerciaux pour qu'ils évitent les mines, que ces navires américains allaient rester dans la zone prêt à intervenir en cas d'attaque iranienne. Donc on a un Donald Trump qui avance à petit pas mais qui garde clairement cette option militaire. sur la table.

On sent aussi une administration qui a de plus en plus de mal à se justifier parce que vendredi c'était les 60 jours de la guerre. Donc à partir de 60 jours notamment, normalement elle doit demander l'autorisation au congrès et puis le secrétaire à la défense a dit "Oui, mais comme il y a le C, c'est le feu, c'est une pause, donc en fait on n'est pas à 60 jours, mais cette administration a de plus en plus de mal à justifier cette guerre auprès des Américains. On sait déjà que l'opinion publique n'était pas en faveur pour la majorité de cette intervention.

Et donc Donald Trump continue euh de faire des déclarations rassurantes comme ce weekend lorsqu'il a dit que ses émissaires avaient des discussions très positives avec les Iraniens. Merci infiniment Sonia Drpond TF1 LCI aux États-Unis. Alors un peu plus tôt dans l'émission, Raphaël Jérusalemmi nous disait qu'on est là sur avec deux boxeurs sur un ring et qu'ils sont plutôt en train de de jouer d'égal à égal, de se raffronter d'égal à égal.

Voilà ce qu'a diffusé Trump ces toutes dernières heures où il montrerait que les Américains et bien gardent leurs forces intactes, notamment le dirigeant lui-même alors que du côté des Iraniens, les dirigeants ont été éliminés ainsi qu'une large partie de de l'arsenal. Sont-ils en effet d'égal à égal aujourd'hui colonel Goya ou Donald Trump a raison de mettre en avant des forces américaines supérieures ? Oui, je pense qu'ils sont alors c'est encore une fois c'est asymétrique.

C'est des adversaires différents qui qui se battent et qui ont des atouts he de part et d'autre. Alors là en fait non, ça ça globalement ce schéma, il veut pas dire grand-chose. Euh la la la la flotte iranienne détruite, on s'en fout.

Les grands bâtiments, ça n'a aucune importance. Il ne représentait pas de menace. L'air force pareil, même s'il y a quand même un avion iranien qui a réussi à toucher une base américaine, ce qui me paraît déjà extraordinaire.

La défense aérienne, oui, ça c'est ça c'est utile parce que ça permet ensuite de de mener des opérations dans le ciel avec un peu plus de de liberté. Mais globalement, tout ça c'est pas décisif. Il aurait marqué tout l'arsenal domicile balistique avec une croix rouge.

OK, là ça c'est un vrai objectif. Donc il aurait neutralisé la menace missile OK, il aurait mis une croix rouge sur allez les proxy par exemple sur Esbola. Ils sont tous neutralisés.

OK. Euh le programme nucléaire, on dit voilà, on a fait suffisamment de dégâts pour que euh le ce programme soit impossible à remettre en œuvre. OK.

Là ça ça c'était des vrais résultats stratégiques décisifs qui auraient pu même lui permettre de dire de proclamer une victoire sans même de négociation en disant "OK, j'arrête, j'ai obtenu, j'ai atteint les objectifs, euh ça suffit." Euh donc là c'est en fait non, ça prouve surtout qu'ils ont un peu tapé à côté quoi. En tout cas, communication par défaut.

Oui oui bien sûr il faut absolument montrer queon on a gagé on a obtenu des gains mais comme vous l'avez bien dit ces gains sont marginaux quoi. Effectivement balistique 70 % lebola combat toujours les on les a pas entendu donc et dégal à égal pour reprendre l'expression Jérusalemie pas des égal à égal parce que d'un point de vue militaire il y a une suprématie américaine incontestable simplement d'égal à égal sur qui va lâcher le premier et qui qui a l'initiative aujourd'hui ou qui ne l'a pas et qui peut continuer et cetera et c'est dans ce sens-là qu'ils sont dégâts à égal parce que chacun encore pense que il il n'a pas enduré suffisamment de douleur pour l'amener à la table des négociations et dire "On est prêt ?" L'Iran pense que d'ailleurs la votre correspondante à Washington l'a très bien dit "L'Iran pense que plus la guerre va durer, plus l'opposition à cette guerre va augmenter.

Donc la pression sur Trump va augmenter aussi." Et les Américains pensent aussi que probablement à juste titre que le blocus des ports fait mal et qu'à un moment donné et bien l'Iran adoucrait ses ses revendications. Pour l'instant on en est pas là et chaque camp est persuadé ben qu' qu'il a le qu'il a du levier.

Je je vais vous soumettre maintenant une image que nous avons trouvé assez forte. L'équipe Audrey Chavaille en particulier. Les les réserves pétrolières de l'Iran, on vous en parlait dès la semaine dernière, sont en leur maximum en ce moment et les exportations par pétrolier sont gelées en raison du blocus naval américain.

Et bien la solution du régime, elle est là. Des centaines de camionnettes qui font passer en contrebande du carburant subventionné au Pakistan, au poste frontalier. Là, on est à pire corps et le gouvernement dont vous l'avez compris ne les arrête pas.

J'ajoute à tout ça, puisqu'on parle du Pakistan, que le Pakistan, selon Fast News et les médias d'État iranien, le Pakistan aurait ouvert tous ses ports à l'Iran. Oui. L'Iran a des moyens de contournement.

L'Iran a des ressources pour sortir de l'ornière. Oui, tout à fait. C'est ce que me disais, je vous disais, j'étais dans le Gold ce weekend, j'ai posé la question au Sayed Bader Albus Saidi, le ministre mané des affaires étrangères qui les connaît bien.

Je dis, "Est-ce que vous pensez que le blocus va les amener à beaucoup de difficultés m'ont dit non, ils ont suffisamment de moyens de contournement et je vous parlais tout à l'isturie et donc l'Iran a le sentiment qu'ils peuvent tenir 6 mois. 6 mois, c'est le c'est le euh c'est les élections américaines. Donc euh voilà, on est dans dans fait de guerre où effectivement euh l'Iran va bricoler des euh des moyens de contourner les sanctions.

Euh et ils sont assez forts dans le bricolage. Ça fait 47 ans qu' bricolent pour contourner les sanctions et ils vont probablement y arriver encore. Ils ont Et puis il faut pas oublier une chose aussi, c'est que en Iran, la population reste toujours farouchement contre le régime. enfin une grande partie, mais la guerre tue la contestation.

Donc c'est une façon aussi en prolongeant la guerre d'éviter d'avoir ce face-àface qui viendra après. Sauf s'il y a un accord avec la population qui voudra justement engranger aussi des gains de cette de cette guerre. Et pour le régime, des gains de cette guerre, comme je le dis souvent, c'est la levée des fonctions, c'est le retour du cash pour redynamiser une économie qui est en Lembour aujourd'hui.

Weline de Bonoau. Oui. Alors après ça c'est c'est quand même assez gênant pour eux. euh le blocus américain sur les ports iraniens puisque c'est la première chose qu'ils ont demandé euh ils ont demandé aux Américains, voilà, on arrête le blocus sur les ports iraniens.

Donc c'est une gêne pour eux. Et il y a aussi un élément qu'on a pas, c'est de savoir l'impact aussi sur les paiements. Est-ce que l'Iran peut continuer à payer ses fonctionnaires, ses soldats, ses bassidis ?

On a des des rapports qui font des tas de retard de paiement pour les les salariés gouvernementaux, pour les militaires et cetera, mais il faut voir quel effet ça donnera parce que ça peut être aussi côté américain une stratégie d'attendre voilà que l'argent vienne à manquer. Juste je fais une digression mais j'ai un souvenir. J'étais en Syrie le quand Bachar Alassad est tombé, je suis allé voir les soldats à la donc éit de la même communauté que Bachar Alassad qui n'ont pas combattu.

J'ai été les voir quand ils ont rendu les armes aux nouvelles autorités. Je demandé combien ils étaient payés. était payé 17 dollars, ils avaient tous euh deux petits boulots pour joindre les debouts.

Ils n'ont pas combattu. Donc ça c'est des éléments qui sont difficiles à évaluer aujourd'hui.

Iran : les indices d'une reprise de la guerre|LCI — Gérard Israel · Pourquijevote