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Podcast / conversationRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 29 septembre 2026 15 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSanté

Aucun candidat n'en parle mais, après la présidentielle, la France se retrouvera en défaut de paiement

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Quel est l'élément nouveau qui fait prendre conscience aux Français que la dette est un problème ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Si l'extrême droite ou l'extrême gauche est élu, quel risque pour les finances françaises ?

  • 6:08OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut prendre dans l'épargne des gens pour régler la dette ?

  • 7:21OuverteRéponse directe

    Dans l'hypothèse où les prêteurs refusent de prêter, qui prend le relais ?

  • 8:57OuverteRéponse directe

    D'où vient le calcul des 120 milliards de redressement ?

  • 14:13OuverteRéponse directe

    Pourquoi aucun homme politique ne s'empare de ce sujet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:09PrésentateurChiffre
    « L'État prévoit d'emprunter 340 milliards d'euros cette année. »
  • 3:11PrésentateurChiffre
    « 60% de la dette française est détenue par des étrangers. »
  • 10:00PrésentateurFait
    « Nous avons depuis 2022 un changement radical dans le comportement des banques centrales. »
  • 12:26PrésentateurChiffre
    « Le déficit annuel des retraites est de l'ordre de 2 points de PIB, 60 milliards. »
  • 13:23PrésentateurChiffre
    « Le reste à charge français est de l'ordre de 9% des dépenses de santé, alors que c'est 15% en moyenne. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Invité15 %
  • ?13 %
  • Présentateur 23 %

≈ 99,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Ce

0:01
Présentateur

programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. RCF Notre-Dame.

0:19
Locuteur

Oui,

0:19
Présentateur

Dauphren, votre invité ce matin, Jean-Pierre Levade, ancien président du Crédit Lyonnais de 1993 à 2003. Il publie la France du populisme au chaos.

0:28
Locuteur

C

0:28
Présentateur

'est chez Odile Jacob.

0:30
Invité

C'est au fini le voyage du pape qui a mis la France en apesanteur. La lumière s'éteint et l'on retombe dans la boue de l'actualité des mauvaises humeurs de la politique. Tenez, prenez la violence des lycéens bloquant les établissements avec 48 membres des forces de l'ordre blessés et des jets d'acide chlorhydrique. 440 interpellations, principalement des mineurs. On est loin de la veillée du Stade de France et de la paix souhaitée par le pape. Alors que le maire et les filles de Saint-Denis, Bali Bagayoko, devant l'Ulyssé Paul-Éloire, a parlé de violence légitime. Le risque de chaos donc est là.

Et cela ne fait qu'accentuer la polarisation politique entre les filles et le RN, lequel vient de renforcer sa présence au Sénat. La fin de mandat d'Emmanuel Macron laisse une France exsangue, fracturée. Pendant ce temps, les finances plongent. L'État prévoit d'emprunter 340 milliards d'euros cette année. Un record avec des taux d'intérêt en hausse. Ce qu'analyse Jean-Pierre Levade, polytechnicien, ingénieur aéronautique, professeur d'économie, ainsi qu'on l'a dit, ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Moroy, ancien président du Crénie Lyonnais. Bonjour Jean-Pierre Levade.

1:26
Locuteur

Avec

1:26
Invité

donc un second opus, parce que vous aviez déjà écrit

1:29
Locuteur

sur

1:30
Invité

la manière de réformer la France. Et là vous revenez avec la France du populisme au chaos et un vrai risque après l'élection présidentielle.

1:36
Présentateur

Oui, presque une certitude à mes yeux. Ah déjà ?

1:39
Locuteur

Oui,

1:40
Présentateur

parce que nous avons deux problèmes majeurs.

1:44
Locuteur

Un

1:45
Présentateur

qui est la

1:46
Locuteur

sous

1:47
Présentateur

-compétitivité de notre appareil productif depuis des décennies, ce qui explique la chute de notre

1:53
Locuteur

taux

1:54
Présentateur

de croissance et la difficulté à augmenter le pouvoir d'achat.

2:00
Locuteur

Mais

2:01
Présentateur

le deuxième problème, qui est lui de court terme, qui va se matérialiser très vite, c'est le niveau de notre dette qui est insupportable.

2:11
Locuteur

Et

2:11
Présentateur

je constate

2:13
Locuteur

que

2:14
Présentateur

l'analyse que j'ai essayé d'établir dans mon bouquin là-dessus, parmi d'autres sujets, elle n'est partagée par aucun homme politique aujourd'hui. Donc comment voulez-vous rétablir

2:28
Locuteur

une

2:30
Présentateur

situation qui est difficile,

2:32
Locuteur

qui

2:32
Présentateur

va demander des efforts à la totalité des Français,

2:36
Locuteur

si

2:36
Présentateur

vous n'êtes pas capable de l'analyser, de l'expliquer

2:40
Locuteur

? Donc

2:41
Présentateur

les Français ne comprennent pas. Ils comprennent maintenant, il y a un élément nouveau depuis quelques mois.

2:47
Locuteur

Quel

2:47
Présentateur

est-il

2:48
Locuteur

? La

2:49
Présentateur

conscience que la dette est un problème.

2:51
Locuteur

Mais

2:52
Présentateur

quand vous lisez les réactions des Français,

2:55
Locuteur

ils

2:56
Présentateur

n'ont aucune solution, parce qu'aucun homme politique ne dit voilà comment

3:00
Locuteur

on

3:01
Présentateur

va arriver à redresser la situation. Aucun.

3:03
Locuteur

Et

3:04
Présentateur

donc,

3:05
Locuteur

je

3:05
Présentateur

pense qu'à la suite de l'élection présidentielle, quand les prêteurs, il ne

3:10
Locuteur

faut pas

3:11
Présentateur

oublier, 60% de la dette française est détenue par des étrangers.

3:16
Locuteur

On

3:17
Présentateur

n'est pas le Japon. Les Japonais ont une dette plus importante que la nôtre, mais elle est détenue uniquement par des Japonais. Donc c'est un problème, si je puis dire, domestique. Nous, non. Notre dette, elle est détenue à 60% par des étrangers.

3:29
Locuteur

Les

3:30
Présentateur

étrangers, ils commencent déjà à se méfier, puisque notre taux d'intérêt, le taux auquel les étrangers nous prêtent, n'arrête pas de monter plus vite

3:39
Locuteur

qu

3:39
Présentateur

'ailleurs dans le monde et ailleurs

3:42
Locuteur

qu'en

3:44
Présentateur

Europe.

3:47
Locuteur

Donc, au

3:47
Présentateur

lendemain de l'élection présidentielle, surtout

3:52
Locuteur

si

3:52
Présentateur

c'est jamais l'extrême droite qui est élu, ce qui est

3:56
Locuteur

une

3:58
Présentateur

possibilité qu'on ne peut pas exclure, ou l'extrême gauche, ou l'extrême gauche. Alors n'en parlons pas. C'est pareil. Pour moi, c'est la catastrophe dans les deux cas. Les prêteurs

4:09
Locuteur

vont

4:10
Présentateur

constater

4:11
Locuteur

qu

4:12
Présentateur

'il n

4:12
Locuteur

'y

4:12
Présentateur

a

4:12
Locuteur

aucun

4:13
Présentateur

remède sérieux

4:15
Locuteur

qui

4:16
Présentateur

soit proposé,

4:17
Locuteur

et

4:17
Présentateur

donc ils vont arrêter de prêter. Comment ça se passe quand on arrête de prêter

4:21
Locuteur

? Eh

4:22
Présentateur

bien, je vais vous donner une référence historique qui est intéressante,

4:26
Locuteur

que

4:27
Présentateur

j'avais présentée à Pierre Monroy juste à la veille du tournant de la rigueur.

4:32
Locuteur

Je

4:32
Présentateur

lui avais dit, Pierre, mon cher Premier ministre,

4:35
Locuteur

tu

4:35
Présentateur

sais quel est le dernier pays occidental

4:38
Locuteur

qui

4:39
Présentateur

a eu recours au FMI

4:41
Locuteur

? Il

4:42
Présentateur

me dit, non, dis-moi. Je lui dis, c'est le dernier gouvernement travailliste anglais il y a dix ans. Donc, c'est la même chose qui se passera. On sera en état de défaut de paiement caractérisé, et donc, du jour au lendemain, il faudra aller supplier nos partenaires européens, la Banque Centrale Européenne, éventuellement le FMI, de nous aider à régler notre problème de dette.

5:10
Invité

Le principe de l'euro, Jean-Pierre Levade, c'est de nous rendre normalement insubmersibles,

5:14
Locuteur

quand

5:15
Présentateur

même ? Oui, à condition de respecter les règles

5:18
Locuteur

européennes.

5:20
Présentateur

Ce que nous ne faisons pas. Depuis des années, nous sommes suspects en matière de dette publique. Mais l'Allemagne peut nous laisser tomber

5:29
Locuteur

? Non,

5:31
Présentateur

ils ne vont pas nous laisser tomber. Ils ne peuvent pas laisser tomber la France, parce que s'ils laissent tomber la France, l'euro s'écroule. Donc, les pays européens vont

5:40
Locuteur

nous

5:41
Présentateur

dire,

5:41
Locuteur

très

5:41
Présentateur

bien, on va vous aider, on va vous aider à régler votre problème, mais

5:44
Locuteur

vous

5:46
Présentateur

allez être, pour une fois, sérieux.

5:49
Locuteur

Et

5:50
Présentateur

donc, la contrepartie,

5:52
Locuteur

c

5:52
Présentateur

'est, voilà,

5:54
Locuteur

vous

5:55
Présentateur

allez diminuer les revenus de l'ensemble des citoyens, de telle ou telle manière, vous allez augmenter l'imposition, vous allez réduire les dépenses, vous allez, voilà.

6:08
Invité

Est-ce qu'on peut prendre dans l'épargne des gens

6:10
Locuteur

? Ursula

6:12
Invité

von der Leyen a dit qu'il y a 10 à 15 milliards qui

6:15
Locuteur

dormait,

6:16
Invité

en quelque sorte,

6:18
Locuteur

et

6:18
Invité

qui n'était pas forcément aiguillé vers l'outil productif.

6:22
Locuteur

Oui,

6:23
Présentateur

bien sûr,

6:24
Locuteur

mais... Mais

6:24
Invité

autoritairement, comme à Chypre, par exemple, est-ce qu'on peut considérer que l'épargne des gens est un moyen de régler une situation

6:31
Locuteur

?

6:33
Présentateur

Les

6:33
Locuteur

Français

6:33
Présentateur

épargnent beaucoup. Si vous forcez les gens à affecter leur épargne au remboursement de la dette, en fait, vous transformez l'épargne en un impôt. Oui, mais... Est-ce possible ? Oui, c'est possible, mais ça revient à dire aux citoyens, on est désolés, il faut qu'on fasse

6:57
Locuteur

de

6:58
Présentateur

l'ordre de

6:59
Locuteur

120

7:00
Présentateur

milliards d'euros d'économies sur le déficit budgétaire, 120 milliards, c'est ça l'objectif, je peux expliquer pourquoi, et bien, on vous en demande, à vous, citoyens,

7:11
Locuteur

on

7:11
Présentateur

vous en demande 50, 60, 70, voilà, mais ça sera ça, la sortie.

7:18
Invité

Dans l'hypothèse où les prêteurs refusent de prêter, qui prend le relais ? C'est le FMI ? C'est l'Union Européenne ? Comment ça se passe ? Quel est l'organisme, en fait, qui s'occupe de régler une question comme ça ? C'est peut-être un peu technique, mais à qui a-t-on à faire, en fait, une fois qu'on est dans cette situation-là, Jean-Père Levade ? Puisque vous avez dit qu'en fait, vous estimez que c'est une chose certaine qui va arriver.

7:37
Locuteur

Oui.

7:38
Invité

Donc on peut essayer de l'anticiper, de voir comment ça ressemble.

7:41
Présentateur

Il n'y a pas de réponse claire à cette question, parce que

7:45
Locuteur

quand

7:48
Présentateur

le dernier problème travailliste est intervenu, la Grande-Bretagne n'appartenait pas à l'Union Européenne. Donc aujourd'hui,

7:59
Locuteur

il

8:00
Présentateur

y a deux solutions. Ce n

8:01
Locuteur

'est

8:01
Présentateur

pas la banque centrale. La banque centrale, elle pourra éventuellement aider, si elle le souhaite, nous faire un peu de crédit. Mais l'essentiel, c'est qui va prendre la charge

8:15
Locuteur

de

8:17
Présentateur

la dette, à notre place, d'une certaine manière. Qui va nous dire, je rembourse une partie de votre dette aux étrangers, à votre place.

8:25
Locuteur

Ça

8:25
Présentateur

peut être l'ensemble des pays européens. Donc il peut y avoir une décision européenne, globale, disant, ok, nous, ensemble européens, on prête 10, 20, 50, 100 milliards à la France, moyennant telle et telle contrepartie.

8:40
Locuteur

Ça

8:41
Présentateur

peut être à nouveau le FMI,

8:43
Locuteur

qui

8:43
Présentateur

fait ça régulièrement avec des pays en difficulté. Je pense que

8:48
Locuteur

ce

8:50
Présentateur

n

8:50
Locuteur

'est

8:50
Présentateur

pas du tout impossible qu'on ait un mélange des deux.

8:53
Locuteur

Jean

8:53
Invité

-Pierre Levade, 120 milliards de redressements urgents.

8:56
Locuteur

Oui. D

8:57
Invité

'où vient ce calcul

8:58
Locuteur

? Alors

8:59
Présentateur

je vais le dire de manière simple,

9:01
Locuteur

de

9:02
Présentateur

façon à ce que

9:03
Locuteur

les

9:04
Présentateur

gens qui nous écoutent comprennent bien, sachant que ce que je vais dire, aucun homme politique n'est capable

9:11
Locuteur

de

9:12
Présentateur

tenir le même propos.

9:14
Locuteur

Nous

9:15
Présentateur

avons aujourd'hui 5 points de PIB de déficit budgétaire,

9:19
Locuteur

c

9:20
Présentateur

'est-à-dire 150 milliards.

9:22
Locuteur

Ces

9:23
Présentateur

150 milliards de déficit budgétaire annuel, il y a 3 points de PIB,

9:28
Locuteur

c

9:28
Présentateur

'est-à-dire 90 milliards sur les 150, 90 milliards, c'est du déficit primaire, ce qu'on appelle du déficit primaire, c'est-à-dire

9:35
Locuteur

des

9:36
Présentateur

dépenses annuelles qui sont supérieures de 90 milliards aux recettes annuelles de l'État.

9:44
Locuteur

Et

9:44
Présentateur

puis vous avez

9:45
Locuteur

60

9:46
Présentateur

milliards aujourd'hui

9:47
Locuteur

qui

9:48
Présentateur

sont ce qu'on appelle

9:49
Locuteur

la

9:50
Présentateur

charge de la dette, c'est-à-dire c'est le coût

9:53
Locuteur

en

9:54
Présentateur

taux d'intérêt

9:56
Locuteur

de

9:56
Présentateur

la dette existante au 31 décembre de l'année précédente. Aujourd'hui nous avons, mettons, 60 milliards de coûts annuels.

10:04
Locuteur

Nous

10:05
Présentateur

avons depuis 2022 un changement

10:07
Locuteur

radical

10:09
Présentateur

dans le comportement des banques centrales. Elles sont revenues dans un système d'ailleurs qui est macroéconomiquement normal, c'est-à-dire dans une situation

10:19
Locuteur

où

10:20
Présentateur

le PIB augmente moins vite

10:24
Locuteur

que

10:24
Présentateur

le taux d'intérêt. Le PIB, la croissance annuelle du PIB est inférieure au taux d'intérêt. C'est ça, le taux de croissance est plus faible que le taux d'intérêt. Que le taux d'intérêt. C'est normal parce que la situation un peu extraordinaire que nous avons vécue où le taux de croissance est supérieur au taux d'intérêt, dans un pays qui est régulièrement comme ça, vous vous endettez, vous devenez riche. C'est ça que ça veut dire. Ça ne peut pas tenir

10:49
Locuteur

très

10:50
Présentateur

très très longtemps. Nous sommes revenus à une situation normale. Dans une situation de ce type, si vous ne faites rien, la dette, le poids de la dette, donc la deuxième partie du déficit budgétaire,

11:03
Locuteur

s

11:04
Présentateur

'envole.

11:04
Locuteur

Puisque

11:05
Présentateur

tous les ans,

11:06
Locuteur

le

11:06
Présentateur

taux d'intérêt étant supérieur

11:08
Locuteur

au

11:09
Présentateur

taux de croissance,

11:12
Locuteur

le

11:12
Présentateur

montant de la dette existante n'arrête pas

11:15
Locuteur

de

11:16
Présentateur

s'envoler.

11:17
Locuteur

Et

11:17
Présentateur

donc, pour résoudre ce problème-là,

11:20
Locuteur

il

11:20
Présentateur

y a une seule solution, simple, c'est qu'il faut revenir à un excédent budgétaire primaire,

11:29
Locuteur

de

11:29
Présentateur

façon à ce que votre excédent budgétaire annuel permette de compenser la charge

11:34
Locuteur

du

11:35
Présentateur

taux d'intérêt par rapport au taux de croissance. Donc, on a 90 milliards de déficit budgétaire, il faut revenir à un excédent budgétaire de l'ordre de 1 point de PIB, c'est-à

11:48
Locuteur

-dire

11:48
Présentateur

30 milliards, 90 plus 30, 120 milliards. L'effort à faire, à demander à la totalité des citoyens

11:56
Locuteur

pour

11:57
Présentateur

résoudre le problème de la dette publique, c'est 120 milliards d'euros. Qui le dit parmi les candidats

12:05
Locuteur

? Où

12:06
Présentateur

les prenez-vous, ces 120 milliards, Jean-Pierre Levedre

12:08
Locuteur

? Alors, ça

12:11
Présentateur

oblige

12:12
Locuteur

à

12:13
Présentateur

devenir sérieux

12:15
Locuteur

par

12:15
Présentateur

rapport à un certain nombre de problèmes que nous connaissons

12:18
Locuteur

et

12:20
Présentateur

que nous évitons soigneusement de traiter.

12:23
Locuteur

Premier

12:24
Présentateur

problème, les retraites. Le déficit annuel des retraites

12:29
Locuteur

est

12:30
Présentateur

de l'ordre de 2 points de PIB. 60 milliards. Donc, si on a le courage de dire, on résout le problème des retraites,

12:41
Locuteur

et

12:41
Présentateur

le problème des retraites, vous m'excuserez, ce n

12:43
Locuteur

'est

12:43
Présentateur

pas un conclave entre le patronat et les syndicats qui va le résoudre. Les retraites, ça concerne tous les Français, quel que soit leur âge, qu'ils soient jeunes, qu'ils soient enfants, qu'ils soient bébés, et même les bébés qui vont naître et qui ne sont pas encore nés,

12:57
Locuteur

ils

12:57
Présentateur

sont concernés par le problème des retraites. Ce qu'a proposé Édouard Philippe, voilà, ça c'est nouveau, bravo. Bravo. 65 ans. Au moins, bon. 45 annuités de cotisation. Oui,

13:08
Locuteur

oui.

13:10
Présentateur

Il prend le risque. Mais c'est bien. Donc ça,

13:12
Locuteur

c

13:12
Présentateur

'est la première mesure. Première mesure. Deuxième mesure. Vous regardez, la deuxième dépense sociale en France, c'est les dépenses de santé.

13:20
Locuteur

Les

13:20
Présentateur

dépenses de santé,

13:23
Locuteur

nous

13:23
Présentateur

sommes ce qu'on appelle le reste à charge, c'est-à-dire la partie des dépenses de santé et qui est payée par les citoyens eux-mêmes,

13:30
Locuteur

elle

13:31
Présentateur

est en France plus faible que dans toute l'Europe. Le reste à charge français est de l'ordre de 9% des dépenses

13:37
Locuteur

de

13:38
Présentateur

santé, alors que c'est 15%

13:41
Locuteur

en

13:42
Présentateur

moyenne.

13:42
Locuteur

Donc vous le montez à 15.

13:44
Présentateur

Donc on monte à 15. Et vous gagnez

13:46
Locuteur

pas

13:47
Présentateur

loin de 1% de PIB. Donc vous voyez, une fois que vous avez fait ça, vous regardez ce qu'on peut économiser en dépenses de l'État, il y a sûrement des choses à faire, mais ça va être long, difficile et relativement marginal, et vous complétez

14:02
Locuteur

par

14:02
Présentateur

une hausse d'impôts.

14:04
Locuteur

Et

14:04
Invité

donc ça, ça permet, quand vous le dites comme ça, Jean-Père Le Bade, c'est relativement simple à comprendre.

14:09
Locuteur

Oui, j'espère. Je pense que les personnes

14:10
Invité

qui nous ont écoutés

14:11
Locuteur

vous

14:11
Invité

ont compris. Pourquoi aucun homme politique, très rapidement, on arrive à la fin de cet entretien, ne s'en partit pas de ce sujet

14:17
Locuteur

? Pourquoi

14:18
Invité

très peu d'hommes politiques ne le font pas ?

14:20
Présentateur

Parce que le

14:21
Locuteur

défaut

14:21
Présentateur

majeur des hommes politiques français, de la classe politique française, et c'est lié, je pense, à notre système présidentiel, qui est de plus en plus absurde, c'est qu'ils ne

14:33
Locuteur

se

14:33
Présentateur

préoccupent pas de l'intérêt national au moment des élections présidentielles. Ils s'occupent de leur intérêt personnel. Ils veulent être élus. Pour faire quoi, ça

14:43
Locuteur

n'a

14:43
Présentateur

pas d'importance.

14:44
Invité

On verra bien. Merci Jean-Père Le Bade. La France du populisme au chaos chez Odile Jacob. Merci d'avoir été notre invité ce matin.

14:49
Présentateur

Merci. Et merci à vous Louis Dauphren. C'est à réécouter sur notre site internet rcfnotredame.fr À suivre les coulisses de l'info.