Le feu est d'une ampleur inédite à Fontainebleau
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
J'adorerais appeler ça seulement un fait divers, mais c'est beaucoup plus grave que ça. C'est un meurtre qui avait choqué une partie de la France à se déroulée à Véry-Châtillon. Bonjour Jean-Marie Villain. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le conseiller régional de cet endroit. Vous êtes l'ancien maire justement de Véry-Châtillon. Il faut rappeler en effet qu'il y a près de deux ans maintenant, en 2024, deux jeunes hommes avaient été mis en examen dans l'affaire de cette mort de ce jeune homme, Shem Sedin, adolescent de 15 ans, roué de coups à la sortie de son collège dans un hall d'immeuble.
Et je le disais, il y a quelques heures, on a découvert des vidéos sur des réseaux sociaux de ces jeunes remis en liberté à cause d'un vide juridique. On aura l'occasion d'y revenir. Mais vous d'abord, Jean-Marie Villain, en tant qu'ancien maire de Véry-Châtillon, comment vous avez réagi quand vous avez appris ça ?
Déjà avec une colère que je ne saurais calmer, parce que je n'ai pas du tout envie de la calmer cette colère. Vous savez, j'étais il y a 15 jours avec la maman de Shem Sedin au militaire de la justice. On a été reçu par un conseiller du garde des Sceaux. On ne peut pas imaginer, je ne crois pas en tout cas, je ne peux même pas moi imaginer la douleur de la maman de Shem Sedin avec qui j'échangeais encore hier matin au téléphone, qui ne comprend toujours pas. À chaque fois que quelque chose se passe en France, quand il y a un nouveau jeune qui se fait massacrer, comme le jeune Louis récemment, à chaque fois, ça lui remue le couteau dans la plaie, si j'ose dire.
Parce qu'elle se dit, on ne dit toujours plus jamais ça, et à chaque fois, ça recommence. Et à chaque fois qu'il y a quelque chose qui concerne l'affaire de son fils, qui ne va pas forcément, dans un sens qu'on semble, qu'on a priori trouvé logique, et bien à chaque fois, ça remet encore un coup de poignard. Et c'est horrible, vous savez, il n'y avait qu'à personne qui était mis en cause dans cette affaire, qui ont été interpellées d'ailleurs très rapidement. Je pense qu'on peut saluer les forces de police qui ont travaillé sur ce sujet. À l'arrivée, il n'y en a plus que deux. C'est deux qui viennent d'être libérés dans des circonstances qui sont scandaleuses.
On ne peut même pas imaginer ce que la maman a pu ressentir. Mais il y en a deux qui ont été enlevés de la procédure, tout simplement parce qu'ils étaient là. Ils sont venus avec les deux qui viennent de sortir de prison. Mais le simple fait de ne pas avoir participé, on les a mis de côté. Alors qu'en fait, c'était en bande organisée. Il ne faut pas se raconter des histoires. Et puis, ne serait-ce que quand vous entendez un jeune garçon qui est en train d'agoniser, qui est en train de râler, ils entendaient les râles. Ils étaient à quelques mètres. On ne leur remet même pas d'accusation, d'insistance à personne en danger. C'est tout simplement scandaleux. Moi, je n'arrive pas à y comprendre.
Vous savez, j'étais plein d'émotions quand c'est arrivé à Arviré. C'est une des pages noires de mon mandat. Je dois dire que ça m'a marqué à vie. Et j'en ai encore de l'émotion. Vous savez, c'est un jeune de 15 ans à qui on enlève la vie. Vous savez, dans les réquisitions qui ont été faites contre ces jeunes, on ne parle plus d'assassinat, on parle de mise en danger. Vous imaginez que les coups de pied, parce qu'il y avait des traces, la maman a vu les traces de coups de pied sur la tête de son fils, les traces de chaussures. Et on lui dit, mais non, on n'a pas cherché à le tuer. Il était par terre. On lui a tapé dessus à coups de pied. Je dis ça.
Vous savez, c'est des mots durs que je suis en train de dire. Mais pour moi, c'est tellement hors du temps. C'est tellement hors du temps que comment voulez-vous, quand elle a vu son fils comme ça, en réanimation, qu'elle avait toutes les chances de perdre son fils, elle le savait. J'en suis convaincu. Et qu'on lui dit maintenant, ah ben non, finalement, un coup de pied dans la figure, ce n'est pas exactement quand même l'envie de tuer quelqu'un. Mais attendez, mais quand vous tapez sur quelqu'un qui est par terre, que vous lui cogniez la tête contre le sol et que vous lui donnez des coups de pied, jamais de la vivre. Vous avez envie de le massacrer. Ils l'ont massacré. Jean-Marie Villain,
essayons de tirer le fil. Pardon. Non, non, non, mais vous avez raison de vous exprimer. L'émotion que vous transmettez ce matin au micro de Sud Radio est évidente, mais vous êtes conseiller régional, l'ancien maire de Viery-Châtillon. Vous venez de décrire ce qui s'est passé avec Shem Senning comme l'une des pages noires de votre mandat. Simplement, une question, au début de notre conversation, vous évoquiez le fait d'avoir accompagné justement la maman de ce jeune homme qui a été littéralement lynché et tué au ministère de la Justice. Est-ce que c'est indiscret de vous demander pourquoi et qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
Est-ce que le but était déjà de vous prévenir de ce risque de remise en liberté ou c'était peut-être simplement pour faire un point
sur l'avancé du dossier ? Vous savez, j'ai arrêté mon mandat parce que c'était prévu comme ça. C'est mon premier adjoint qui a pris la suite. Mais par contre, il y a des choses que vous ne laissez pas filer. Et moi, j'ai continué de correspondre avec la maman de Shem Senning parce que ça crée des liens, vous imaginez bien. Et donc, à partir du moment où elle me pose une question si je peux l'aider d'une façon ou d'une autre parce qu'il y a plein de façons. On a travaillé avec Robin Reda, avec la maire de Morsan, avec Marianne Durantan pour essayer de trouver des solutions pour les écoles, pour les logements, etc.
Et donc, à chaque fois, que ce soit l'un ou l'autre, on essaie avec nos moyens de pouvoir l'aider. Là, en l'occurrence, elle voulait rencontrer quelqu'un. Vous savez, c'est au fond d'elle qu'elle a besoin de savoir. Et moi, à partir du moment où avec Robin, on a pu trouver ce rendez-vous, où on y est allé. Et quand on y est allé, effectivement, on a évoqué ce vide juridique. Mais le fond,
il y a quelques semaines, pardonnez-moi Jean-Marie Villon, mais il y a quelques semaines, est-ce que déjà, durant ce rendez-vous avec ce conseiller au ministère de la Justice, on a alerté sur le fait que, alors attention, on ne veut pas vous affoler, mais c'est vrai que dans 10 jours, 15 jours, un mois, en effet, les meurtriers présumés de votre fils sortiront certainement de prison. Ça a été évoqué, ça, pendant le rendez-vous ?
Alors, ils ne l'ont pas évoqué de cette façon-là, mais ça aurait été très délicat, d'ailleurs, même vis-à-vis de sa maman, vous imaginez bien que ça aurait été terrible. Mais effectivement, on avait ce sentiment que déjà, parce qu'on avait eu ce renvoi qui disait qu'on pouvait mettre de côté les deux qui étaient aussi concernés et que ceux-là, finalement, ne passeraient même pas en jugement, alors déjà, ça l'a mis dans un état. Et en plus, c'est une dame, vous savez, qui est très posée, qui prend encore des médicaments, parce que vous savez, c'est difficile de vivre avec ça.
Et donc, il faut aussi modérer les propos qu'on a avec elle, parce que c'est quelqu'un qui veut comprendre et que pour l'instant, elle ne comprend plus rien. Mais vous savez, au-delà de ce vide juridique qu'il faut réparer, et peut-être que ça devrait être fait avec ce texte de loi. Et j'espère qu'il n'y en a pas un seul qui vous raconte, parce que ça serait tellement...
Et là, il faut comprendre que les deux suspects qui étaient mineurs, notamment au moment des faits, c'est-à-dire âgés, si mes souvenirs sont bons, de 16 à 18 ans, en réalité, ne pouvaient plus être maintenus en détention. C'est ça, au-delà de deux ans, on ne pouvait plus... Parce qu'entre une décision du Conseil constitutionnel qui avait supprimé une disposition, le retard du vote des parlementaires, il y a eu ce qu'on appelle un flou et ils ont été relâchés à cause de ce flou-là.
C'est bien ça. Et c'est ça qu'il faut changer. Je veux dire, autant quand quelqu'un casse un abribus, mais qu'on puisse admettre que parce que la loi est comme ça, et donc c'est pour ça qu'il faut la changer, on puisse laisser sortir dehors. Et en plus, avec des contraintes judiciaires mais quasiment inexistantes. Il n'y a même pas de brasse électronique, il n'y a rien du tout. C'est-à-dire que demain, ils disparaissent, c'est pareil. C'est ça qui est dramatique. Et ça va au-delà de ça. Ça va aussi, sur la justice, se dire comment on peut accepter qu'on attende deux ans alors que les faits sont tellement évidents.
Mais alors moi, quand j'entends qu'on me dise oui, mais il faut prouver, etc., ils l'ont massacré. Tout le monde le sait qu'ils l'ont massacré. Mais après, vous avez raison,
Jean-Marie Villain, c'est qu'il y a différents degrés d'indignation. Parce que quand on s'intéresse un tout petit peu à ce qui s'est passé, il y a le premier degré qui est de savoir que ces jeunes ressortent libres. Il y a le deuxième degré d'indignation qui est de voir qu'en plus, ils sont célébrés. C'est-à-dire qu'il y a les copains qui l'attendent à la sortie de la prison. Ils sont filmés sur les réseaux sociaux. Quand ils arrivent à Viry-Châtillon, ils sont filmés comme le retour, comme certains héros de la libération, ce qui est quand même totalement lunaire.
Et en plus, en effet, on apprend que ça faisait plus de deux ans alors que, vous l'avez très bien dit, les enquêteurs ont visiblement très bien fait leur travail. Ils ont interpellé très rapidement. Il y a des vidéos des faits, il me semble. Donc, on se dit, deux ans, et pour ces quatre mineurs, aucune décision n'a été prise. Aucune décision n'a été prise. Et vous le disiez, c'est une maman qui, en plus, est laissée dans un chagrin incommensurable.
Mais bien sûr. Il n'y a pas de vidéos. Les seules vidéos qui ont été utilisées, c'est celles qui étaient à la sortie du collège, mais qui ont permis, malgré tout, de repérer le chemin par lequel ils sont partis. Mais ce qui est dingue, c'est qu'on attend autant de temps. Moi, j'ai peur qu'à chaque fois, on retombe dans les mêmes travers. C'est ce qu'on ressent. C'est le fond de notre pensée à chaque fois. On a toujours cette impression d'avoir le sentiment que finalement, les drames se passent et puis on recommence. On fait les mêmes bêtises, on fait les mêmes erreurs. Mais là, la sortie avec les vidéos qui ont été faites, c'est abject.
Et j'ose espérer que ces images vont pouvoir être étudiées, qu'on pourra retrouver des gens. Et d'ailleurs, a priori, ils sont interdits en Essonne. Or, ils sortent de Fleury et ils vont directement à Viery-Châtillon à Place-François-Bitterrand. Ce qui veut dire quand même que déjà, ils ne respectent pas la décision. Et donc, je pense que, et j'espère, que le parquet tiendra compte de cet effet pour peut-être pouvoir les remettre en prison pour un autre motif. Parce qu'à un moment donné, il faut qu'on arrête de l'angélisme comme ça pour des types qui ont tué, massacré, lynché un jeune qui n'avait rien demandé, que tout le monde aimait. C'était le sourire.
Vous savez, j'ai souvenir de cette marche blanche avec la famille qui m'avait demandé cette marche blanche et on leur avait proposé faire une banderole, etc. Et ils avaient voulu mettre le soleil en avant parce que c'était ça. Chez M. Cédine, c'était le soleil. Je peux vous dire que ça laisse des traces.
Ça laisse des traces. Et encore simplement une question en quelques secondes, Jean-Marie Villain. C'est quoi la prochaine étape pour la faire, pour la maman, pour vous ? C'est quoi les prochaines semaines ? On espère qu'ils soient remis en prison ? Est-ce qu'il y a des recours qui vont être entamés ? Des plaintes à nouveau qui vont être déposées ? Je ne sais pas.
Je n'ai pas eu l'occasion de reparler avec l'avocate de la maman de James Cédine qui suit particulièrement bien le dossier. Je sais qu'elle est justement en train de monter un dossier pour voir exactement comment on peut aller encore un petit peu plus loin d'une manière juridique parce que je n'ai pas ces compétences pour le faire mais pour ne pas l'abandonner. Et sachez qu'avec mes amis élus, avec le nouveau maire de Véry-Châtillon, Jérôme Béranger, avec Marine Duranton, Robin, on va continuer de pouvoir l'accompagner comme on peut dans la mesure de nos possibilités, peut-être avec notre réseau, ça peut aider.
Mais en tout cas, moi je ne manquerais pas de crier mon indignation, mais ma colère et puis je suis triste comme pas possible aujourd'hui.
Et le simple fait de revoir ces vidéos, de se replonger dans cette affaire nous laisse tous un sentiment d'amertume et c'est un euphémisme. Merci beaucoup Jean-Marie Ville d'avoir été avec nous conseiller régional, ancien maire de Véry-Châtillon sur cette affaire justement de ce jeune homme qui avait 15 ans au moment des faits qui a été roué de coup, lâché, lynché à mort. C'était il y a deux ans à Véry-Châtillon, toujours pas de procès, des suspects qui ont été remis en liberté. D'ailleurs, on y reviendra durant nos débats entre 10h30 et midi. On va se poser cette question, est-ce que la justice ait encore protégé nos enfants ?
Je vous propose de témoigner, peut-être de nous faire le récit de ce que vous voyez autour de vous aussi de réagir à ce que vous venez d'entendre au 0826 300 300. Il est 10h17 sur Sud Radio. Dans un instant, autre fait d'actualité, ces incendies qui sont de plus en plus importants. Cette fois-ci, ça se rapproche notamment de la capitale, plus de 800 hectares qui ont brûlé du côté de Fontainebleau. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, était sur place ce matin.
Il y avait également un député qui s'appelle Frédéric Valtoux et qui depuis plusieurs semaines déjà avec la multiplication des feux, vous n'avez que 9 départs sur 10 des feux et volontaires, lui il appelle à une plus grande sévérité face à ses auteurs parce que vous allez découvrir quelles sont les peines pour ceux qui décident de s'amuser à craquer une allumette en pleine forêt sèche. Là aussi, on a un peu de travail sur la justice et les membres de répondre dans quelques instants sur Sud Radio. A tout de suite.
Sud Radio, 10h-13h, Maxime Liedot.
Suite des faits d'actualité après avoir évoqué le cas tragique de ce qui s'est passé il y a près de 2 ans maintenant à Véry-Châtillon avec un retour tragique sur le devant de la scène, ces deux suspects qui ont été remis en liberté. On y reviendra dans nos débats avec nos éditorialistes et vous pourrez largement participer à la conversation au 0826-300-300 mais 10h21 d'abord.
Autre actualité qui fait la une de tous vos journaux, de toutes vos radios, de toutes vos télévisions et on le comprend vu les images spectaculaires et ce qui s'y passe plus de 800 hectares qui ont brûlé en forêt de Fontainebleau des incendies qui se rapprochent de la capitale avec des images assez impressionnantes quand même de Canadair qui viennent se ravitailler d'une certaine manière près de la scène. On va revenir sur cet incendie mais plus largement aussi déclencheurs d'incendies qui sont la plupart du temps d'origine humaine. Avec vous Frédéric Valtout, bonjour. Ça c'est sympathique, ça c'est ce qu'on appelle les aléas du direct avec des sonneries WhatsApp.
Frédéric Valtout, vous êtes député de Seine-et-Marne et ancien maire de Fontainebleau. Vous étiez là encore il y a quelques minutes avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes sur place du côté de Fontainebleau et il y a différentes choses à savoir. D'abord, ces images spectaculaires avec ce qui s'est passé, 800 hectares qui ont été brûlés et le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes l'a signifié. Oui, l'incendie pourrait être d'origine volontaire et justement, Frédéric Valtout, il y a quelques temps, a interpellé le gouvernement sur toutes ces questions-là, notamment parce que quand vous vous intéressez plus précisément à la condamnation de ces derniers, il faudrait peut-être y réfléchir.
Frédéric Valtout, on vous a retrouvé, bonjour.
Oui, bonjour. Pardon, je suis au quart de la forêt de Fontainebleau, ça ne capte pas très bien.
Je me doute. Merci beaucoup de prendre un tout petit peu de temps pour être avec nous ce matin, député de Seine-et-Marne et ancien maire de Fontainebleau. Expliquez-nous un peu la situation. Vous étiez, vous êtes peut-être même encore avec une partie de l'entourage du ministre, voire du ministre de l'Intérieur lui-même. Quelle est la situation actuellement ?
Alors, le ministre de l'Intérieur vient de nous quitter il y a quelques secondes. La situation, c'est un feu qui a démarré en fin d'après-midi, hier, mais qui est d'une ampleur qu'on ne connaît, qu'on n'avait jamais vu à Fontainebleau. Comment allez ?
Oui, oui, je vous entends, Frédéric Valtout, allez-y.
Donc, il y a d'une ampleur inédite ici. On a plus de 800 hectares brûlés, c'est-à-dire qu'on n'est pas loin de devoir partir en fumée 5% du territoire de cette forêt qui reste, il faut le rappeler, une forêt un peu emblématique. C'est le site naturel le plus visité de France. C'est une forêt dans laquelle il y a beaucoup d'habitants. Donc, effectivement, des mesures hier de protection des habitations menacées, d'évacuation de personnes jusqu'à tard dans la nuit, d'installation de centres d'ébergement d'urgence, notamment dans la commune d'Acher-la-Forêt qui accueillit des gens jusqu'à 2h du matin.
Voilà, donc une situation confusée hier, mais aujourd'hui, les pompiers, et c'était le message du ministre de l'Intérieur, mettent les moyens de Canadair, deux hélicoptères d'âge, deux avions d'âge, pardon, deux hélicoptères bombardiers. donc ça permet effectivement de concentrer les choses.
Et c'est près de 500 sapeurs-pompiers mobilisés avec cette phrase aussi du ministre de l'Intérieur qui était sur place ce matin qui avoquait un feu qui pourrait être d'origine volontaire. Ça, ça s'est confirmé ?
C'est un feu qui se caractérise par plusieurs départs de feu à des endroits dont les pompiers estiment qu'ils sont assez stratégiques et sans doute le fait de quelqu'un qui sait comment ça fonctionne. Voilà, je ne peux pas en dire plus, je n'ai pas plus d'informations, mais la manière dont ce feu proposait surtout les points de départ, il y avait plusieurs points de départ avec un feu qui a fini par... Les points de départ consistent par faire converger sur une trace. Donc ça, c'est effectivement le mieux à l'esprit.
Frédéric Valtou, elle a... La communication, on va essayer de voir au niveau technique avec le camarade Quentin ce qu'on peut faire. C'est simplement une question. Vous, vous aviez interpellé le gouvernement il y a quelques temps. Un gouvernement, on va dire, auprès duquel vous vouliez insister sur un point, à savoir que ceux qui sont la plupart du temps condamnés pour ces faits-là ne le sont que trop peu. C'est ça, Frédéric Valtou ?
On a eu des exemples il y a encore quelques mois d'un incendiaire qui a été arrêté, neuf briques à l'époque. Il avait des départs de feu sur le même secteur qui n'avait évidemment pas la même ampleur. C'était un haut, deux hectares. Les feux avaient été contenus très rapide. La personne ne s'est arrêtée. Malheureusement, elle s'en est sortie avec la présence et son profil d'inventure.
Frédéric Valtou, je suis absolument navré. On va devoir interrompre notre conversation parce qu'il y a de véritables problèmes de connexion. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans ce contexte qui plus est député de Seine-et-Marne et ancien maire de Fontainebleau. Vous étiez en train de donner l'exemple du côté de la Seine-et-Marne. Par exemple, un homme qui avait allumé cinq départs de feu, il a simplement été condamné à deux ans d'emprisonnement assorti d'un sursis probatoire et vous, vous proposiez peut-être d'alourdir certaines peines et d'ailleurs, il y avait un débat assez intéressant.
C'est sur ça que j'aurais voulu vous interroger aussi entre vous et le ministre de l'Intérieur qui disait, le ministre notamment, non mais le problème, pardon, ce n'est pas d'alourdir la peine. Le problème, c'est de réussir à les interpeller et derrière, de pouvoir les suivre, peut-être même de les suivre d'un point de vue psychanalytique, d'un point de vue médical parce que si ce sont de véritables pyromanes, s'il n'y a pas ce suivi derrière, en réalité, les emprisonnements ne servent absolument à rien. Merci beaucoup d'avoir été avec nous et de toute façon, on garde la liaison avec vous dans les prochaines semaines si on veut se replonger sur ces questions.
Il est 10h26 sur Sud Radio dans un instant. Vos débats avec les éditorialistes qui rentrent en plateau.