Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM TV (sur YouTube)· 31 mai 2026 18 min

[INÉDIT] Portrait d’une meurtrière: Carmen Enciso, accusée d'avoir tué et démembré son compagnon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le mercredi 3 juin devant la cour d'assise de Perpignan s'ouvre le procès de Carmen Enciso. Cette ancienne boulangère est accusée d'avoir tué puis démembré son compagnon François Vigourou. Un électricien de 56 ans porté disparu quelques jours plus tôt après une sortie à vélo.

L'affaire débute par une découverte macabre dans un site touristique des Pyrénées orientales. Des restes humains retrouvés dans des sacs poubelles. Rapidement, les enquêteurs s'intéressent donc à Carmen Enciso.

Empoisonnement présumé, possible mobile financier. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la femme criminelle. Je suis Pauline Revena, vous écouter un nouvel épisode d'affaires suivantes, le podcast inédit.

Charlotte Le Sage, bonjour. Bonjour. Vous êtes journaliste pour le site BFM.

Jeune Viève Morel, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.

Vous êtes psychanalyste et nous reviendrons avec vous sur les femmes criminelles. Un sujet que vous avez longuement étudié et qui a fait l'objet d'un livre que je montre tueuse du crime au féminin clinique fait d'hiver et thriller paru aux éditions RS. Mais avant Charlotte, revenons sur cette journée du 1er juin 2022 en pleine randonnée.

Un homme est saisi par une odeur de putréfaction. Cet homme se promène aux orges d'île sur un site géologique situé à quelques kilomètres de Perpignan. L'endroit est très touristique.

On y vient pour ses impressionnantes formations rocheuses. Pendant la balade, le promeneur est saisi par une odeur très forte. Une odeur de putréfaction, une odeur de mort.

Inquiet, il prévient les gendarmes. Sur place, les militaires suivent cette odeur jusqu'à des sacs poubelles abandonnés dans la nature. À l'intérieur, il découvre des restes humains.

D'abord, une tête encore reliée à un tron, puis le bassin et les cuisses d'un homme. Une fois le choc passé, les enquêteurs cherchent le reste du corps pour tenter d'identifier la victime. Au vu des méthodes utilisées, les gendarmes pensent d'abord que la mort est liée à la mafia, mais cette piste s'effondre.

Oui, parce que les enquêteurs identifient la victime. Il s'appelle François Vigourou. Il a 56 ans.

Il est électricien, père de famille, parfaitement intégré dans la région. Et surtout, rien dans son profil ne laisse penser à un lien avec le grand banditisme. François Vigour est porté disparu depuis le 26 mai.

Ce jour-là, il était parti faire une sortie à vélo et n'était plus jamais rentré chez lui. D'ailleurs, son téléphone ne répondait plus. Sa compagne Carmen Nisso avait signalé sa disparition au gendarme et les enquêteurs s'intéressent alors à l'entourage de François Vigourou.

François Vigourou avait refait sa vie avec Carmen Sisso après un divorce. Elle est connue pour avoir été boulangère dans le secteur. En apparence, le couple mène une vie tranquille.

Ils ont même un projet, acheter ensemble une maison. Mais un détail intrigue les enquêteurs. Le couple annule brutalement l'achat de cette maison.

La boulangère explique alors au propriétaires que François Vigourou aurait été victime d'un accident vasculaire cérébral. Petit à petit, les témoignages s'accumulent. Les témoins dressent un portrait.

Peu flatteur de la boulangère, elle est placée en garde à vue. Et face aux enquêteurs, Carmen Encisso craque. Après plusieurs heures d'audition, lors de son 4e interrogatoire, Carmen Encisso passe aux aveux et ils sont partiels.

Elle reconnaît découpé le corps de son compagnon à l'aide d'une hachette, mais elle nit toutefois l'avoir tué. Elle affirme avoir découvert François Vigourou mort chez eux. Selon sa version, elle aurait paniqué avant de décider de faire disparaître le corps.

Son récit est extrêmement précis. Elle explique avoir enfilé une combinaison de peinture et des gants avant de transporter le corps dans le garage de la maison. Puis elle commence à le démembrer, d'abord les jambes.

Elle dira aux enquêteurs qu'il lui a fallu toute une nuit pour découper le corps de son compagnon qui mesure 1,80 et pèse 130 kg. Alors jeune viève Morel, je me tourne vers vous. Vous avez longuement travaillé sur les femmes criminelles.

Est-ce que c'est courant pour une femme de dépesser sa victime ? Au courant, je pense que c'est un peu exagéré mais il semble que ça ça peut arriver. Là, il y a un film qui est sorti récemment, vous l'avez peut-être vu, un balcon à Limoge où c'est l'histoire d'une femme de deux amies dont l'une découpe l'autre sur le balcon après l'avoir tué.

Et c'est ça vient d'un fait d'hiver qui date d'il y a quelques années. Donc ça arrive. Oui.

Comment est-ce qu'on interprète les cas de démembrement ou de dissimulation de corps ? Qu'est-ce que ça dit ? Bah dissimulation du corps, ça c'est pour éviter d'être d'être arrêté, me semble-t-il.

Et démembrement. Alors, démembrement là, ça dénote, me semble-t-il, une certaine rage parce que bon, je pense que ça ne peut pas se faire sans une sorte de trans. En fait, c'est difficile d'imaginer qu'on fait ça.

On ne peut pas être dans son état normal quand on démembre quelqu'un. C'est rassurant, si je puis dire. Non, [raclement de gorge] c'est pas rassurant.

Non, si c'est rassurant, [rires] ça arrive pas tout le monde. C'est ça que je Oui, non, non, ça arrive pas tout le monde, c'est clair. Mais euh non, je je ne parle pas d'un point de vue juridique.

Je parle d'état normal. Ce que je veux dire, c'est que euh au niveau subjectif, je pense que la personne qui fait ça est dans un état de trans. Voilà, au moment où elle fait ça, tous ces actes extraordinaires qui ont lieu euh souvent au moment du crime ou après, euh qui sont pas propres aux femmes d'ailleurs, hein, euh sont souvent les faits d'une tranù la personne sort de son état comme si elle avait pris une drogue.

Qu voyez ? quelque chose mais elle l'a pas pris. Mais ça c'est quelque chose qu'on peut observer.

Par exemple, les gens qui au lieu pour tuer quelqu'un donnent 50 coup de couteau. Voyez même c'est pas un démembrement mais il y a des il y a des g c'est un acharnement. Oui, c'est quelque chose qui les transporte.

C'estàd c'est une sorte de avant on disait mania dans l'ancien temps anglais grec parlait de mania de folie et c'est une sorte de de transport quoi. Voilà Charlotte les enquêteurs découvrent que la suspecte a effectué plusieurs achats suspects. Justement le jour de la disparition de François Vigour, elle achète pas moins de 125 sacs poubell de l'acide chlorhydrique et une immense bâche.

Les experts relèvent une forte concentration de théraleine dans le corps de la victime et c'est important puisque c'est un puissant somnifère. Or, la suspecte a acheté ce médicament parmi tant d'autres quelques semaines avant la disparition de son compagnon. Alors, dans l'imaginaire collectif Jeunèv Morel, le crime d'empoisonnement serait un crime féminin.

Qu'en pensez-vous ? Alors euh bon, ça a été eu ça l'a été probablement euh tant qu'il y avait pas d'analyse toxicologique, mais depuis que les analyses toxicologiques euh existent, le nombre d'empoisonnement a beaucoup diminué parce qu'avant évidemment avant les analyses, on c'était le moyen le plus simple. On achetait un peu d'arsenique et puis voilà.

Moi vous avez ça dans madame Bovarie dans plein de Dans tous les cas que vous avez étudié dans votre livre, je le rappelle tueuses, les femmes est-ce qu'elles préméditent davantage leur crime que les hommes ? Non, je ne crois pas. enfin pas dans mon observation, c'est pas du tout ce que c'est pas du tout une caractéristique féminine particulière de préméditer le et du coup la question qui se pose, c'est les modes opératoires sont-ils genrés ?

Alors, les modes opératoires sont-ils genrés ? [grognement] Euh moi, je dirais pas forcément. Souvent, bon, il y a souvent le couteau, voilà, mais c'est pas forcément genré, ça peut exister chez les hommes aussi.

Évidemment, c'est des choses qui sont apportées de main très souvent. Enfin, moi, les crimes que j'ai étudié étaient souvent pas forcément des crimes prémédités. C'est des crimes on pouvait reconstituer ce qui avait amené au crime après coup.

Mais en fait, c'était euh des situations qui déclenchaient euh justement une sorte de trans et le couteau, le couteau de cuisine en particulier qui est un je dirais pas un organe féminin mais [rires] quelque chose qui est utilisé beaucoup par les un ustensile féminin. Voilà. Euh donc voilà. dispute dans la cuisine.

Moi, j'ai toujours pensé que c'était très dangereux d'avoir des couteaux trop pointus par exemple. Charlotte, la compagne de François Vigourou se rétracte pendant l'instruction. Les enquêteurs eux sont en quête d'un mobile et pour eux ce mobile serait financier.

La veille de la disparition de François Végoru, elle a soldé 6 mois de loyer de retard et réglé des factures de travaux jusqu'alors impayé et ce grâce à 10000 € mystérieusement versés sur son compte. Carmen Siso est depuis aussi rétracté au cours de l'instruction. Aujourd'hui, ce dossier comporte donc plusieurs zones d'ombre.

Pour ses avocats, elle n'a pas la capacité physique de déplacer, installer et découper le corps de la victime. Aucune trace de sang n'a pas par ailleurs été découverte dans le carage où le corps aurait été découpé. Le procès de Carmenciso s'ouvre le mercredi 3 juin devant la cour d'assise de Perpignan.

Présumé innocente, elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Merci beaucoup Jeun Viève Morel. Est-ce qu'on peut dresser un portrait psychologique type de vos tueuse ou de la femme criminelle ?

C'est difficile. Alors oui, enfin c'est pas ma démarche. Moi je travaille avec des cas singuliers comme vous pouvez le psychanalyste et je les détaille.

Après moi ce qui m'a semblé, ce que je peux vous répondre c'est que il y a pas de crime, le crime n'est pas genré en lui-même. On peut pas dire qu'il y a un crime féminin, un crime masculin. Ça me paraît un peu trop caricatural.

Euh les circonstances non plus séparation, rupture, c'est on trouve ça chez les hommes et chez les femmes. Euh les mobiles ne sont pas non plus genrés. Trahison, infidélité, séparation, on trouve ça chez les hommes, chez les femmes.

Je trouve que c'est dans les les valeurs, enfin les les raisons, la manière dont c'est fait et les valeurs qui sont véhiculées par le crime. Je prends un exemple, un crime de de jalousie ou de trahison. Euh pour un homme, je caricature hein, mais pour un homme par exemple, vous avez le crime d'Otello, il tue Desd Démon parce que euh c'est c'est une une question de possession. ou bien dans un film comme Roco et ses frères euh vous avez de Visconti, vous avez euh aussi l'envie, la jalousie qui mène au meurtre comme ça par c'est quelque chose qui est lié aux avoirs, aux possessions.

Pour les femmes, il y a beaucoup plus euh l'idée euh de la trahison au niveau de la parole donnée, de quelque chose qui est lié à l'amour, il y a plus de sentiments. Je veux pas dire que les hommes n'ont pas de sentiment non plus, mais disons c'est la parole donnée. Par exemple, vous tu m'as tu m'avais promis.

Voilà, tu m'avais promis, tu as trahi ta promesse. C'est plus grave au fond que le fait de d'avoir pris par exemple euh une maîtresse. Vous voyez, ça n'est pas pour la c'est pas pour la possession, j'entends mais c'est plutôt la trahison des de la parole, de l'amour, le la trahison d'un contrat aussi, d'un contrat moral.

Hm hm. [raclement de gorge] Donc on peut dire que le passage à l'acte chez la femme est lié à l'émotion plus qu'à l'homme ou euh ou c'est une banalité ? Moi moi je pense que dans tous les passages à l'axe sont très émotifs.

Je c'est rare même quand on dit le criminel est parfaitement froid et cetera. Bon au moment de l'acte, je suis pas sûre qu'il le soit. Voyez, après coup, oui, peut-être, mais avant, mais au moment de l'acte, c'est pas si froid que ça.

Euh donc je je pense pas que ce soit la comparaison quantitative de l'émotion, mais je vous dis la raison pour laquelle c'est fait, c'est-à-dire par exemple si on prend les infanticides. Bon, autres crimes qui sont souvent enfin parfois maintenant enfant remarqué. Ouais, c'est plus mesuré. c'était plus les femmes, maintenant c'est à égalité si je puis dire.

Donc et bien souvent c'est parce que la c'est souvent dans un contexte de séparation et ça va être chez la femme l'idée que cet enfant fait partie d'elle au fond. Elle s'est jamais séparée de lui au niveau du corps. Donc elle le considère comme un prolongement et au fond le meurtre apparaît comme c'est en général parce qu'on veut lui enlever l'enfant lors d'une séparation qu' évidemment elle est pas d'accord mais elle est contrainte.

Et à ce moment-là, tuer l'enfant, c'est une façon de s'automutiler. Vous voyez, ça n'est pas euh c'est un prolongement d'elle-même. C'est un prolongement d'elle-même.

Voilà, ça fait partie d'elle, vous voyez ? Donc euh c'est quelque chose que bon, on va pas retrouver de la même façon chez l'homme. Hm hm.

Alors, ce qui n'empêchera pas d'avoir des infanticides aussi chez les hommes. J'entends la femme tueuse, la figure de la femme tueuse déclenche une fascination extraordinaire. Pourquoi ?

Alors, de manière générale, le crime le crime déclenche une Oui, tout à fait. Alors bien bon, il on a l'image de la femme fatale qui a été véhiculée beaucoup par les films et par les romans à partir du 19e siècle. Euh pourquoi ?

Parce que ça ça en fait si vous voulez, il y a différentes théories possibles, mais on peut penser que c'est une figure qui existe inconsciemment chez chez les spectateurs comme d'une d'une femme terrible. Voyez, la femme fatale, c'est une femme très belle et en même temps terrible, très puissante très puissante et en même temps bon terrifiante et ce sont des figures un peu archaïque qui existe dans l'inconscient et donc c'est pour ça que dans les films et cetera c'est repris. Et chez les cinéastes, il y a une par exemple une aussi l'idée de décrire des choses qu'ils ressentent parfois eux-mêmes ou qui sont un peu troubles.

Voyez ? Des projections. Oui, si vous voulez. des projections.

Oui. [grognement] Et est-ce qu'il existe des est-ce que les stéréotypes de genre ont une influence sur les enquêtes judiciaires ? Alors ça c'est vraiment ça dépasse mon domaine de compétence.

Je faais demander ça plutôt à des sociologues. Moi je pense que forcément les stéréotypes de genre influence en tout cas les les juris qui jugent forcément et tout le monde est est soumis. Donc il y a pas de raison que on s'en échappe.

Pour des mêmes faits, une même affaire, une femme et un homme, la justice. Vous pensez que les jurés par exemple, vous pensez qu'il a c'est des jurés populaires. Donc c'est vous, moi tous les gens qui sont tirés au sort.

Oui. Oui, tout à fait. ou même les médias, je dirais par exemple, moi je suis souvent par exemple une jolie femme euh une jolie femme va faire plus de manchette dans la presse, si je puis dire, que que un homme ou une moche, voyez par exemple, je pense j'ai pu constater ça.

Et une femme est tout de suite un monstre quand elle tue un enfant par exemple, est-ce que c'est la pour les hommes c'est la même chose ou pour cette femme pour les femmes, il y a vraiment ce côté ça devient un monstre parce qu'on attend d'une femme peut-être. Oui. Alors ça c'est c'était des théories qui étaient très fortes au 19e siècle avec l'ombreau et l'idée de la femme soit prostituée soit monstrueuse et au fond que l'instinct maternel normalement rend les femmes douces ce qui évidemment est une bêtise.

Bon quelque chose de fou. Donc euh euh pourquoi elle devient un monstre ? Parce que probablement on a effectivement gardé cette idée un peu stéréotypique de la femme gentille, douce, [souffle coupé] du maternel comme voilà qui sont évidemment fausses.

Bon, ceci dit, il faut quand même reconnaître que les femmes tuent six fois moins que les hommes dans le couple. dans le couple, c'est-à-dire que c'est minoritaire et que au fond euh pendant longtemps euh par exemple des sociologues comme Durkaim disaient euh que avec le que dès que les femmes seraient plus intégrées socialement, elles allaient tendre vers l'égalité avec les hommes pour le suicide et pour le crime. En fait, ça n'est pas arrivé.

Certaines féministes d'eux-mêmes pensaient que les statistiques montraient avec l'égalité qu'il y avait pas de raison. Mais en fait, bon, les femmes résistent au crime d'une certaine façon, c'est-à-dire queelles sont moins criminelles, moins criminogènes que les hommes. Oui.

Bah, elles font moins de moins de cries, ça c'est clair. Les femmes criminelles, est-ce qu'elles sont davantage perçues comme folles ? Est-ce qu'il y a toujours ce ce stéréotype aussi qui a qui a la vie un peu dure, hystérique, folle, davantage que responsable ?

Vous voyez ce que je veux dire ? Est-ce qu'on peut on remet ça historiquement au début le cas des des criminels sur le compte de la folie ? Alors, juridiquement, je ne sais pas, mais pendant longtemps peut-être. par exemple euh bon, pendant longtemps, l'avortement qui était considéré comme un crime qui ne l'est plus euh qui était considéré comme un crime était souvent excusé quand même chez les femmes comme l'infanticide euh comme un trait quelque chose de l'infanticide était considéré un peu comme l'avortement, comme un quelque chose de qui était excusable d'une certaine façon dans certaines circonstances, voyez.

Bon, par exemple, euh la folie monstrueuse. Oui, ça a toujours fasciné le public, la presse. On a eu des grandes affaires toujours l'affaire nausière, l'affaire des sœurs papins, enfin cette cette affaire qui est décrite dans le film Un balcon à Limo, j'en parle parce que je viens de le voir et qu'il est vraiment très bon.

Hm hm. Euh tout ça et c'est sûr. Après euh moi si vous voulez, moi j'ai les personnes que j'ai rencontré qui étaiit aussi des j'ai rencontré des hommes et des femmes ce livre là-dessus euh je les ai rencontré dans un contexte psychiatrique quand même.

C'est-à-dire c'était l'hôpital mais c'était l'hôpital de la prison, voyez, associé à la prison. [raclement de gorge] Donc c'est des personnes qui avaient des troubles. Et euh j'ai jamais rencontré quelqu'un de criminel qui n'avait aucun trouble personnellement.

Alors, peut-être que ça existe. Mais bon, souvent des fois même quand on lit des des contre-rendus juridiques, on dit que la personne est parfaitement normal et cetera, c'est parce qu'elle a un comportement froid, des choses comme ça. Mais il faut bien voir que l'acte lui-même peut être un peu l'équivalent d'une sorte de d'explosion délirante.

Et d'ailleurs, même chez quelqu'un qui n'a pas montré de signe avant peut précéder une explosion délirante. Donc, c'est un peu c'est compliqué de répondre à votre question. C'est vrai que c'est associé, c'est pas totalement faux que de manière que souvent les crimes ont un rapport, je parle pas des crimes crapuleux, des crimes mafieux, c'est autre chose, voyez, mais des crimes comment on dit conjugaux ou bien dans le dans le cadre de la famille et des proches.

Bon, souvent c'est un aspect comme ça. Dernière question. La figure féminine criminelle qui vous a le plus intrigué vous avec votre personnel bah qui vous a le plus interrogé euh fait travailler douter, cheminer ?

Je sais pas comment vous diriez. Une vraie figure, voulais dire une figure réelle. Ouais.

Euh ben je me suis beaucoup interrogée sur le cas de Violette Noière par exemple qui a été repris par Chabrol dans un film et qui il y a toute une histoire. le cas des sorts papins aussi qui a été par la parce que ça le côté énigmatique c'est l'explosion brutale d'un crime. Là on avait des employés de maison modèle qui étaient très obéissantes et très gentilles et cetera et euh d'un seul coup vous avez ces explosions horribles où elles se justement elles ont arraché les yeux de leurs patronnes.

Donc là aussi il y a cet aspect du comme le dans le démembrement qui dénote une sorte de sortie de soi-même de trans trans de rage. Ça c'est des choses effectivement qui m'interrogent beaucoup. Voilà.

Merci beaucoup Jeun Viève Morel pour votre ouvrage et votre participation tueuse du crime au féminin clinique fait divers et thriller. Merci beaucoup pour votre éclairage et votre participation. Vous pouvez retrouver Merci Charlotte.

Vous pouvez retrouver cet épisode et tous les autres sur BFM TV et les plateformes de streaming. Nous on se donne rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles enquêtes dans Affaires suivante le podcast inédit. M.