Canicule 2026 : quel diagnostic pour Météo-France ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bien mes chers collègues, merci d'avoir répondu à notre invitation. Je je salue Frédéric Puissa qui représente le président de la commission des affaires sociales. Madame la présidente, mes chers collègues, ce matin, nous avons le plaisir d'accueillir madame Virginie Schwarz, présidente directrice générale de Météo France.
Alors que la France a connu en juin un épisode caniculaire inédit et étendu à l'ensemble du territoire métropolitain, notre commission a engagé à la demande du président du Sénat, Gérard Larchet, une vraie réflexion, réflexion pour appréhender très concrètement cette vague de chaleur et les défaillances qu'elle a pu révéler, mais surtout mieux anticiper les conséquences des prochains événements extrêmes dont la survenue ne fait hélas aucun doute. Selon Météo France, le mois de juin 2026 a en effet été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans notre pays. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
J la barre des 40°R était franchie plusieurs jours durant de nom dans de nombreux territoires. Tandis que des records de chaleur moyenne ont été battus tant le jour que la nuit, cette calicule a ainsi durement éprouvé un nombre important de non concitoyens au premier rang desquels les personnes âgées alors même que l'été ne fait que commencer que de nouveaux événements pourraient encore fragiliser nos équilibres économiques et sociaux. Madame la présidente directrice générale, je souhaite donc que nous puissions profiter de ce moment pour avoir votre éclairage éclairage sur l'événement caniculaire que nous venons de traverser.
À quel point cette canicule a été exceptionnelle ? Quel records ont-ils été battus lors de cette canicule ? Et dans les mesures et dans quelles mesures avons-nous bien pu effectivement anticiper ces phénomènes climatiques pour prendre les dispositions les plus adaptées et les meilleures ?
Ensuite, je souhaite vous entendre sur les prévisions de Météo France pour les années futures et les événements climatiques qui surviendront tout au long du 21e siècle. Aujourd'hui, il est clair que l'urgence climatique sera l'un des grands combats des prochaines années. Ainsi, quelles sont les prévisions de Météo France pour les années 2030, 50 voire même ?
Quelle sera la réalité d'une France à plus de 4 degrés comme la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique le prévoit ? Enfin et surtout les services de l'État météo France sont-ils prêts à faire face à ces crises futures notamment en terme d'anticipation pour nos populations ? Il me paraît ainsi important que nous puissions mieux comprendre, mieux comprendre collectivement le climat d'aujourd'hui et de demain pour s'assurer que le politique et toute la mesure de la crise climatique qui est devant nous et afin de veiller à l'adaptation de nos villes, de nos hôpitaux, de nos écoles et plus largement protéger chacun de nos concitoyens.
Madame la présidente, je ne serai pas plus long et je vous remercie de nouveau d'avoir accepté cette invitation et je vous laisse la parole pour un propos liminaire avant un échange avec les sénateurs de cette commission et la représentante de la commission des affaires sociales. Vous avez la parole madame la présidente. Merci beaucoup monsieur le président de votre invitation et de me donner l'occasion de présenter ces éléments devant vous.
Je vais m'appuyer sur une présentation euh voilà pour bien illustrer les chiffres et les cartes. Donc euh voilà, comme vous l'avez dit, le phénomène que nous avons connu lors de la 2e quinzaine du mois de juin 2026 a été un événement totalement exceptionnel. La vague de chaleur la plus intense que nous ayons jamais enregistré en France métropolitaine.
Donc une une canicule qui a duré du 17 au 30 juin, qui a été à la fois précoce, durable, très intense. À titre d'illustration, les quatre après-midis les plus chauds de tous les temps mesuré en moyenne nationale métropole et les quatre nuits les plus chaudes de tous les temps ont été mesurées pendant cet épisode. Euh on a l'habitude de faire des moyennes sur sur 24 heures.
Quand on regarde la moyenne sur 24 heures, c'est le premier indicateur en en haut. trois des périodes de 24 heures les plus chaudes de tous les temps ont été enregistrées pendant cette pendant cet épisode. Donc voilà qui a commencé le 17 juin et qui a eu son pic dans la période du 22 au 26 juin.
Ces chiffres sont exceptionnels en eux-mêmes, mais ce d'autant plus qu'ils se sont déroulés au mois de juin et donc avant la période habituelle de début des de début des canicules. Euh quelques quelques points de repère, vous avez évoqué le fait que on avait dépassé la température de 40°. En fait, c'est plus de 40 % du territoire national qui a dépassé cette température de 40° pendant l'épisode et c'est presque 1/ 31 % du territoire sur lequel les records absolus de température ont été battus.
C'est-à-dire qu' il a fait plus chaud qu'il n'avait jamais plus fait fait chaud toute période confondue. Donc voilà, y compris au mois d'août les années les années précédentes. Il y a on a aussi battu un certain entre guillemets un certain nombre de records de température minimale donc de température nocturne.
Sachant que cette question de la température nocturne est essentielle en terme d'impact sanitaire puisque c'est le fait que les température redescendent la nuit et en particulier redescendent en dessous de 20° qui permet à l'organisme de récupérer. Pour mettre en perspective les vagues de chaleur les plus les unes par rapport aux autres, nous utilisons ce diagramme donc qui présente à la fois la durée en bas et puis l'intensité, donc le niveau de chaleur atteint. Et donc on voit que cette vague de chaleur de juin 2026 a été la plus chaude jamais enregistrée.
En terme de durée, elle était légèrement plus courte que la vague de chaleur d'août 2003 qui avait marqué tous les esprits. On est à 14 jours au lieu de au lieu de 16. En terme de vigilance, donc d'avertissement vers les populations, au plus fort de la canicule, on a eu 72 départements en rouge canicule et 14 en vigilance orange canicule. [toux] autre marqueur euh de voilà de de l'intensité de cet épisode, les conséquen d'incendie.
Donc Météo France publie chaque jour une carte du risque météorologique d'incendie, ce qu'on appelle la météo des forêt. Euh et au plus fort de cette canicule, 2 juin, on avait déjà 52 départements en danger de feu élevé et deux en risque de feu très élevé. Donc là encore euh euh quelque chose de particulièrement euh précoce.
Si on remet en perspective cette canicule par rapport à nos projections climatiques, donc aux scénarios climatiques qui sont produits par Météofrance, vous avez évoqué la trajectoire de référence pour l'adaptation au changement climatique, la Traque, qui est donc la trajectoire qui a été fixée par les pouvoirs publics justement pour servir de référence pour l'adaptation et qui correspond à la poursuite au niveau mondial des efforts qui sont faits en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Voilà, en supposant que les efforts actuel se poursuivent, mais que malheureusement il ne s'intensifie pas suffisamment pour atteindre les accords les les objectifs de l'accord de Paris, ce qui reste évidemment l'objectif. Euh et donc cette trajectoire de référence en France métropolitaine, elle se traduit par un réchauffement de 2,7° à l'horizon 2050.
C'est ce qui correspond à la courbe orange que vous voyez ici. Et + 4° euh à l'horizon 2100, c'est la courbe violette que vous voyez ici, la courbe grise correspondant à l'observation euh la période de référence finalement en gros autour des années 90. Qu'est-ce que qu'est-ce qu'on avait comme vague de chaleur au cours de l'année ?
Et donc on voit sur ce graphe ce qu'on ce qu'on connaît bien maintenant, c'est-à-dire qu'on attend des vagues de chaleur qui seront à la fois plus nombreuses. Le le graphe représente la fréquence des vagues de chaleur, mais aussi qui s'étaleront sur une période plus longue de l'année, qui commenceront plus tôt et qui se termineront plus tard. Et donc en particulier, on voit sur le la 2è quinzaine du mois de juin que les projections climatique nous disent que dès l'horizon 2,7° de la traque, donc dès 2050, on pourrait avoir une probabilité d'avoir des vagues de chaleur à sur la deuxème quinzaine de juin de l'ordre de 20 % et que à l'horizon 2100, on aurait une probabilité de l'ordre de 40 %.
Euh donc euh voilà des effectivement ce type finalement de ce ce type de vague de chaleur en juin euh à cet horizon là pourrait se reproduire quasiment une année sur deux. Euh donc on serait sur euh des des phénomènes de vague de chaleur beaucoup plus euh fréquents. Quand on met euh euh les les événements en perspective euh historique en utilisant l'indicateur de la vigilance canicule pour les observer.
Euh voilà, ne serait-ce que sur les 20 dernières années puisque la vigilance canicule a été créée en 2004 à la suite de la de l'épisode dramatique de 2003. On voit très bien cette évolution. Euh c'est-à-dire que entre 2004 et 2014, on a eu peu d'épisodes et et même des années sans aucun épisode de canicule orange.
Depuis 2015, on a eu chaque année au moins un épisode de canicule. euh orange et depuis 2019, 5 années sur 7, donc presque tous les ans, on a eu un épisode de vigilance canicule rouge, donc d'un degré euh d'intensité supplémentaire. pour venir plus précisément sur les projections climatiques.
Donc ce que ce que nous donnent les scénarios à l'horizon 2100 euh de la trajectoire de référence pour l'adaptation au changement climatique, c'est en moyenne à l'échelle de la France une multiplication par 10 du nombre de vagues de ch du jour de vague de chaleur. toujours par rapport à la à la référence des années 90, si on regarde en 2050, on est de l'ordre de cinq fois plus de jours de vague de chaleur. Plus spécifiquement quand on regarde les nuits chaudes, donc les nuits à plus de 20°gr dont j'évoquais tout à l'heure l'importance en terme sanitaire.
On avait dans les années 90 en moyenne en métropole de l'ordre de deux nuits chaudes par an, 40 à 50 sur le sur le littoral méditerranéen. On pourrait en avoir à l'horizon 2100 24 en moyenne nationale et jusqu'à 120 sur le sur le littoral méditerranéen. à l'horizon 2050, on est à une dizaine en moyenne en moyenne nationale.
Et voilà. Et et on voit bien aussi que il y a il y a bien sûr des différences entre régions. Voilà les dégradés de rouge notamment que vous voyez sur sur la carte de gauche qui représente l'évolution du nombre de jours de vagues de chaleur.
Voilà montre ce dégradé de d'évolution. En terme de conséquences en climat futur, on a deux conséquences majeur. L'une qui concerne la sécheresse, donc avec sur la carte de gauche l'augmentation du nombre de jours de sol sec.
Donc là, on est sur la sécheresse dite agricole, c'est la sécheresse superficielle des sols. On parle pas de des ressources en eau ou des nappes, mais mais bien vraiment des sols. Euh et on aurait dans une France à à + 4°, euh on pourrait avoir de l'ordre d'un mois supplémentaire de sol sec dans la moitié nord et jusqu'à 2 mois supplémentaires dans la moitié sud.
Donc voilà, ce qui veut dire que les sécheresses deviendraient fréquentes pour ne pas dire généralisées en été et se poursuivrait souvent en automne dans un certain nombre de régions. L'autre conséquence majeure de ces évolutions des températures et d'ailleurs de l'humidité que j'ai pas évoqué mais c'est aussi en perspective moins de précipitation en été. Euh donc la conséquence c'est l'augmentation du risque de feu de forêt euh ce que nous vivons malheureusement en ce moment euh avec un risque feu de forêt qui s'intensifie mais qui se généralise à la plus grande partie du territoire et avec là aussi une saison qui pourrait démarrer plus tôt et s'achever plus tard.
Les deux cartes que vous voyez à droite comparent le même indicateur de risque météorologique de feu de forêt avec le niveau de risque élevé dans les années 90 où on voit que le risque est vraiment concentré autour du pourtour méditerranéen et puis à l'horizon 2100 de la traque on voit l'extension de de ce risque à la plus grande partie du pays. Alors voilà, vous m'avez demandé voilà de ce qu'on avait fait pour anticiper, de ce qu'on de ce qu'on faisait pour se préparer. Donc quelques mots sur les productions qui sont réalisées par Météofrance en situation de de canicule.
Je dirais on a depuis 2003 et puis avec un enrichissement qui s'est fait au fil du temps voilà un ensemble de de d'éléments qui permettent d'avertir à la fois les autorités publiques et et le grand public. Donc d'abord le vigil le dispositif de vigilance institué après la canicule euh de 2003 et qui avec au moins deux publications par jour à 6h et à 16h permet de donner une évaluation euh du risque pour la journée en cours et la journée du lendemain. Ça a été une des évolutions importantes il y a maintenant quelques années de rajouter une journée, donc de pouvoir anticiper au maximum les risques avec une publication de ces qui est accompagnée bien sûr de de bulletins nationaux et et régionaux. la le dispositif de la météo des forêts qui est à à destination du grand public qui donc permet d'informer sur ce sur ce risque voilà pour euh passer un message de prévention aux populations sur la nécessité d'éviter tout comportement qui pourrait générer une étincelle qui ensuite aurait un risque important de donner un feu majeur.
Et donc la météo des forêts qui est publiée tous les jours à 17h pour les deux jours du lendemain et du surlendemain avec quatre niveaux de danger. Un bulletin de prévision des phénomènes dangereux qui portent sur une visibilité à 7 jours. Voilà, qui a aussi été produite historiquement uniquement pour les autorités publiques et qui est maintenant disponible pour le grand public sur notre site internet.
Et puis nous avons un certain nombre de productions spécifiques pour les autorités publiques, euh une assistance renforcé pour les feux de forêt euh voilà où nous expertisons plusieurs centaines de microzones euh et où nous envoyons des prévisionnistes qui sont physiquement présents dans les centres de crise des pompiers dans une grande moitié sud. Euh des bulletins canicules spécifiquement que nous produisons au long de l'été. euh voilà des tableaux de prévision de température par département euh jusqu'à jusqu'à 7 jours.
Euh euh des tendances euh mensuel euh et puis euh des appuis euh aux cellules de crise euh nationale et euh locales à chaque fois qu'elles sont euh armées, ainsi qu'une participation à tous les dispositifs de suivi hydrologique euh qui se mettent en place au niveau national et local. Je voulais aussi mentionner euh l'appui particulier que nous apportons aux grands opérateurs publics euh voilà qui sont qui sont nos clients pour les aider à gérer au mieux euh ce type d'épisode. Donc voilà, qu' s'agisse de la SNCF, qui s'agisse de RTE, le le gestionnaire de réseau de transport d'électricité, qu' s'agisse de DF, nous avons développé pour eux des bulletins d'avertissement spécifiques qui suivent bah par exemple les lignes TGV ou les lignes très haut de tension de RTE qui permettent de voilà pointer sur les risques spécifiques à la fois sur les fortes chaleurs et sur le risque feu.
Voilà le un suivi spécifique du risque canicule pour les trains avec la SNCF et avec à chaque fois non seulement des productions spécifiques, des bulletins, des cartes, des chiffres, mais aussi un appui de nos prévisionnistes qui sont qui échangent souvent quotidiennement avec les cellules de gestion de crise de ces des opérateurs. On est aussi sollicité par un certain nombre d'organisateurs d'événements en plein air euh voilà qui sont nombreux en été mais qui peuvent être très impactés par les conditions météorologiques. Ça avait été le cas par exemple pour la Ligue Nationale de rugby et la finale il y a 8 jours.
Alors, vous m'avez demandé après, est-ce que nous sommes prêts à à faire face ? Tous ces dispositifs, ils sont en place et ils continuent à s'améliorer en permanence. Ils continuent à s'améliorer sur le type d'information que nous donnons la mais aussi sur la qualité des informations que que nous donnons.
La France investit beaucoup dans le domaine de la météorologie depuis longtemps. Euh nous avons euh des dispositifs d'observation qui sont nombreux. Euh voilà, la France investit près de 100 millions d'euros par an euh dans sa contribution à EMTSAT, l'organisme européen euh qui gère les satellites météorologiques pour l'ensemble des services météo nationaux.
Euh nous avons sur les trois dernières années euh installé euh cinq nouvelles bouées euh en Méditerranée pour renforcer nos capacités d'observation. Le conseil d'administration de Météo France a validé le 30 avril le budget pour un nouveau supercalculateur. Voilà, qui va nous permettre de mettre en place des nouvelles avancées des nouvelles avancées scientifiques.
Donc sur ces éléments-l, nous sommes à l'état de l'art par rapport à à nos concurrents ou collègues européens et internationaux, mais on voit clairement que la multiplication de ces événements crée et va créer euh des sollicitations de plus en plus nombreuses. Historiquement, l'été était la période qui permettait à nos prévisionnistes de se reposer des très fortes sollicitation lié à la viabilité hivernale sur les routes et et aux orages et tempêtes. Aujourd'hui, clairement ce n'est le ce n'est plus le cas et avec l'augmentation sur l'année du nombre de vigilances, du nombre d'événements météorologiques extrêmes à suivre, voilà, il y aura des questions certainement à se poser dans les prochaines années sur les moyens dont dispose Météo France qui effectivement sont très sollicités dans ces périodes actuelles mais vont l'être de plus en plus nécessairement.
Voilà, monsieur le président, je suis à votre disposition. Merci. Merci à vous pour effectivement ces propos liminaires.
Vous vous avez évoqué un sujet important, c'est celui des des feux de forêt et la commission que j'ai le présidé a effectivement anticipé puisque une mission avait été confiée à à à nos collègues Jean-Bassis et Pascal Martin sur sur cette problématique parce que effectivement nous avions bien identifié que les feux de forêt se passaient beaucoup au sud de la France en dessous de Lyon mais euh que avec la temporalité et puis la géographique, voilà. Et puis avec le réchauffement climatique, effectivement, on s'aperçoit que ben au-dessus d'ion, c'est on n'est pas épargné par les feux de forêt. Voilà.
Merci. Je vais donner la parole à mes collègues. Euh je vais donner la parole à Saï Omar Wali.
Merci monsieur le président. Euh chers collègues, madame la directrice, je suis quand même un peu déçu que on ne parle pas des autres humaes. La France ne se résume pas, je le répète à chaque fois, qu'à l'hexagone, il y a des outrouèes qui font la grandeur de notre pays et il aurait fallu, madame la directrice, qu'il y ait au moins deux trois cartes sur les autres mèes parce que nous nous subissons depuis très longtemps le réchauffement climatique et des événements très difficiles.
Ce qui fait que c'est quand on vote une loi sur nos territoires que on parle de ces territoires là. s'il vous plaît, mettons les outromères aussi qui subissent énormément les conséquences de réchauffement climatique. Donc je vais c'était le préliminaire que je voulais faire.
Donc comme vous le savez mes chers collègues, Mayotte est comme l'ensemble des territoires des autres mers un des territoires le plus exposés aux effet de réchauffement climatique. Nous nous étions rencontrés, madame la directrice, le 10 septembre 2024 pour que vous puissiez m'exposer l'évolution climatique de l'île sur la base des données de météofrance. Nous avions notamment abordé la problématique liée à la hausse du niveau de la mer et au retraits de [raclement de gorge] trait de côte.
Aujourd'hui à Mayotte, la conséquence directe est majeure de changement climatique et la situation de stress et hydrique qui génère des punies chroniques d'accès à l'eau pour la population. Les deux retenus collinaires de compagnie et de moyen constituent une ressource essentielle pour l'alimentation en eau potable pendant la saison sèche. Cependant, elle s'assèche régulièrement sous l'effet du déficit de pluie. du changement climatique, d'une consommation d'eau en forte hausse et surtout d'une évaporation euh très importante parce que justement il fait chaud.
Lors de la crise de 2023, leur niveau est tombé à seulement 6 % de leur capacité tandis que la consommation quotidienne atteigne 27700 m³ d'eau par jour mettant les réserves au bord de la rupture. Cette situation, madame la directrice, a entraîné de tours d'eau avec un accès à l'eau limité jusqu'à 1 jour sur trois, parfois jusqu'à 4 dans certaines communes. L'asséchement de retenu aggrave donc la crise de l'eau avec des conséquences majeures sur la santé, l'hygiène, l'agriculture et l'économie de l'île.
Il est important, impératif que les pouvoirs publics mettent en place une réelle stratégie de pérénisation de l'accès à l'eau dans nos territoires et que cette stratégie repose sur une vision à long terme afin de sortir du schéma de réponse d'urgence à la crise. Ils doivent également prendre conscience que le défi qui se pose aujourd'hui au territoire ultramarin sont les défis qui s'opposeront demain ou qui s'opposent déjà en Hexagone et dans un délai bien moindre que ce qu'on imagine. On c'est déjà le cas. [grognement] Ma question est la suivante.
Disposez-vous madame la directrice de données prospectives sur les 15 ans ou 30 ans prochaines années concernant le régime de précipitation pour chaque territoire ultramarin et il serait important que les prévisions de météo France sur les précipitations soient transmis aux élus ou aux collectivités territoriales pour adapter leur politique publique. Je vous remercie. Merci.
Je vais donner la parole à deux autres de mes collègues. Donne la parole à Louis [grognement] Jean Deicolaille. Oui.
Oui. Merci monsieur le président. Comme je suis le doyen de cette commission, je vais partir un peu en arrière.
Et et en 1976 euh en 1976, il y a eu une sécheresse et une canicule aussi importante. Euh ce qui a eu des conséquences euh difficiles puisque enfin difficile bonne pour l'agriculture, plus compliqué pour l'eau parce que on a autorisé à ce moment-là les forages dans le Séomanien euh parce que l'agriculture avait souffert énormément. Donc ça a été les les premiers gestes de pompage de pompage de l'eau euh important.
Euh mais 1977, il a pas arrêté de pleuvoir. Donc euh c'est c'est pour vous dire que euh les les enf c'est c'est je queis savoir c'est 76, je me rappelle plus très bien mais je crois que ça avait duré quasiment juillet et pour changer un peu en septembre. Euh et donc est-ce que on arrive à savoir grosso modo un peu aujourd'hui les les durées de de les durées de de de ces canicules euh en fonction des des des prévisions météorologiques ?
Ça c'est le premier point. Et le deuxième point, est-ce que la météo à 15 jours, elle est fiable à combien en fait cette météo à 15 jours pour organiser mes vacances ? Merci. [rires] Merci cher collègues.
Je donne la parole à Stéphane de Merci monsieur le président. Merci madame la la directrice pour vos communications. La canicule exceptionnelle de la fin du mois de juin confirme une réalité que vous avez donc développé qui est celle que les épisodes de chaleur extrême ne sont plus des événements exceptionnels mais bel et bien une réalité à laquelle notre pays doit s'adapter.
Et dans ce contexte météo France joue un rôle bien sûr extrêmement déterminant. Vos capacités de prévision se sont considérablement renforcées. Chacun reconnaît aujourd'hui la qualité de vos modèles et je voulais profiter de cette commission pour vous en féliciter et et vous en remercier.
J'ai juste un bémol qui rejoint celui de mon collègue Saï Omar Wali en tant que rapporteur de l'ON indien. Je pense qu'il aurait été bien que vous puissiez aussi évoquer effectivement le domaine ultramarin. Mais une question de meur savons-nous réellement transformé cette capacité d'anticipation en capacité d'action ? car prévoir ne suffit plus l'enjeu est aujourd'hui de faire en sorte que l'information météorologique déclenche partout sur le territoire de bonnes décisions et au bon moment les élus locaux, les établissements de santé, les écoles ou encore le monde agricole ont besoin d'information toujours plus territorialisée, plus lisible et directement opérationnel.
Je voudrais vous poser trois questions très rapidement. Première question. Estimez-vous que les outils de prévision permettent aujourd'hui d'anticiper suffisamment tôt les épisodes les plus extrêmes ou pensez-vous que des progrès scientifiques sont encore possibles pour gagner en fiabilité et en anticipation et si oui, sur quel projet travaillez-vous pour augmenter cette fiabilité ?
Deuxème question, comment renforcer le lien entre les prévisions de météo France et la décision publique afin que les collectivités et les services de l'État d'une façon générale dispos d'informations plus opérationnelles pour protéger efficacement nos concitoyens. Et puis j'en rajoute une troisième et chacun comprendra que je la pose suite à une réunion que nous avons eu ici il y a quelques mois. Cette juste apposition d'épisodes extrêmes entre des fortes sécheresses et des fortes précipitations font évoluer évoluer le les biotopes qui eux-mêmes peuvent générer donc une évolution sanitaire avec l'apparition de nouvelles pandémies.
Est-ce que il y a un service chez vous à Météo France qui travaille sur ce sujet de l'évolution sanitaire suite à l'évolution météorologique ? Merci chers collègues. Euh je vais donner la parole à la présidente directrice générale pour répondre à ces trois questions.
Merci. Euh merci monsieur le sénateur et d'abord excusez-moi si j'avais eu une compréhension trop restrictive de la demande qui était faite aujourd'hui. Voilà que j'avais ciblé sur la canicule du mois de juin qui n'a concerné que la métropole.
Mais les outremères sont effectivement fortement impacté. par le changement climatique déjà et à l'avenir et Météofrance a fortement investi ces dernières années pour être capable de disposer exactement des mêmes outils de projection climatique pour l'ensemble des principaux outremères que ce dont nous disposons pour la métropole. Euh Météofrance avait même eu euh euh des effectifs supplémentaires euh en 2024 pour permettre la constitution d'une équipe dédiée à euh la réalisation de projection climatique de fine échelle pour les outremères.
C'est ce que nous avons fait. Ces éléments ont été euh rendus public 2025. Euh voilà et nous continuons à les à les disposer.
C'est par exemple ce qui nous a permis d'établir que pour Mayotte, la traque, donc l'équivalent de ce que je vous ai montré tout à l'heure était de + 2°gr à l'horizon 2050 et + 3°gr à l'horizon de la de la fin du siècle et ensuite de disposer de l'ensemble des indicateurs territorialisés pour Mayotte mais aussi pour les autres départements d'outreemè. Et donc monsieur le président, si vous voulez bien, ce que je vous propose, c'est de vous faire passer ces événements, ces éléments, voilà, à l'issue de la commission pour que l'ensemble des des sénatrices et sénateurs puissent en avoir connaissance. En ce qui concerne en particulier Mayotte qui est un territoire sur lequel nous investissons beaucoup, nous mesurons bien en particulier les sujets de l'eau que vous avez évoqué puisque nous avons une équipe permanente à Mayotte de salariés de météo France.
Euh et parmi nos projets, nous souhaitons en particulier installer un radar météorologique à Mayotte qui n'en dispose pas aujourd'hui. Ce ma ce radar, il doit nous servir pour voir venir les événements extrêmes et assurer la sécurité des populations comme partout ailleurs. Et spécifiquement à Mayotte, il doit aussi permettre d'avoir un meilleur suivi des ressources hydrologiques, un meilleur suivi, une meilleure appréciation des précipitations et de l'endroit où elle se trouve et donc une meilleure anticipation des et un meilleur suivi de la de la ressource en eau.
Voilà, un un terrain a été identifié pour construire ce radar. nous avons obtenu le permis de construire euh et donc j'espère que les travaux vont vont bientôt pouvoir commencer. Euh nous avons aussi d'ailleurs euh investi sur la question des services climatique en réponse à à la question sur finalement comment transformer nos données, nos chiffres en élément d'aide à la décision publique.
Nous croyons beaucoup au développement de ce que nous appelons les services climatiques, donc des des outils qui fournissent une information prétriée, prémise en forme répondant à des problématiques particulières. Et donc en particulier le premier qui s'appelle que nous ayons développé, il s'appelle Climadiag commune qui permet à chaque élu, à à tous les acteurs d'un territoire de disposer de façon très simple. Euh, il suffit de mettre le nom de sa commune d'un diagnostic sur une vingtaine d'indicateurs les plus pertinents sur l'impact du changement climatique à l'échelle de la commune.
Cette ce cet outil euh nous l'avons euh développé maintenant sur les outresemes et donc il est également disponible pour les pour les élus d'outreem. Euh je du coup je je continue à à répondre à la question voilà sur le lien avec la décision publique. Donc nous avons développé des services climatiques sur un ensemble de sujets climatiaque commune qui est l'information générale à l'échelle du territoire mais mais aussi des services climatiques qui sont dédiés à la question de de des communes de sport d'hiver en montagne.
Un service qui est dédié à la question de l'î de chaleur urbain pour les villes fortement urbanisées. On mesure bien en ce moment à Paris l'effet de l'î de chaleur urbain qui est entre 5 et 10°grés d'écart que nous mesurons entre nos stations les plus urbaines et nos stations par exemple dans le bois de Boulogne. Et aussi, on a un service qui s'appelle Climadia agriculture qui lui est spécifiquement destiné aux professionnels du monde agricole et en particulier au conseillers des chambres d'agriculture avec plus de 300 indicateurs de l'activité agricole, la température de confort des vaches, la date de reprise de la végétation de telle espèce de blé, tous ces indicateurs qui sont disponibles dans une vision future pour que chaque agriculteur puisse voir comment son activité risque d'être impacté par le changement climatique et comment il peut la faire évoluer pour continuer à travailler dans de bonnes conditions.
Euh est-ce qu'il y a des possibilités de progression sur la prévision ? Oui, certainement. Euh en en moyenne euh et c'est vrai pour Météofance mais pour les tous les grands services météorologiques mondiaux, on dit qu'on gagne à peu près un jour tous les 10 ans.
Voilà. Euh donc euh voilà, nos prévisions à tr à 2 jours euh ou à tr à 3 jours sont aussi bonnes que celles qu'on faisait à 2 jours il y a il y a 10 ans. Il y a encore beaucoup de possibilités de progrès.
Euh un domaine que nous regardons au beaucoup aujourd'hui est celui de l'intelligence artificielle parce que ça pourrait nous permettre de faire de meilleures prévisions mais surtout on pense de faire des prévisions plus rapides après les observations et moins coûteuses en moyen de calcul. Or, un des éléments le plus limitant aujourd'hui sur l'amélioration de la prévision météorologique, c'est la puissance de calcul. Nous avons besoin de très très gros ordinateurs.
Euh voilà. Et donc il y a une limite à la fois en coût, en consommation d'énergie, en disponibilité, en performance informatique. Et donc arriver à utiliser davantage l'intelligence artificielle, ce serait en fait pour nous avoir besoin de moins de moyens de calcul, être moins consommateur d'énergie, être moins coûteux et donc ça c'est et donc du coup pour les mêmes moyens pouvoir faire plus et aller plus loin.
C'est une des perspectives, mais il y en a il y en a de nombreuses autres euh sur du coup voilà la question que vous m'avez posé sur la météo à 15 jours. Euh alors à 15 jours euh on est quand même surtout sur euh des tendances. on regarde les déterminants météo, les grands éléments constitutifs de l'atmosphère et donc on ne peut pas donner des informations aussi précises en terme de température et de localisation géographique que celle que nous avons à quelques jours d'échéance. euh les les la qualité des prévisions euh n'est pas la même.
Alors que quand on regarde, on on l'a fait sur l'été 2025, quand on regarde euh la qualité de nos prévisions de température maximale, euh voilà, on voit qu'on est euh à une erreur euh moyenne euh qui est de l'ordre de 1°gr pour le lendemain euh et 6 pour pour le la prévision à 3 jours. Voilà, on voit que à ces horizons courts, on arrive vraiment à avoir une très bonne qualité de prévision de température euh à 15 jours. Il va falloir progresser encore et encore pour atteindre la même la même qualité. euh sur euh la question des biotopes et des évolutions sanitaires.
Alors, il y a des travaux importants qui sont faits non pas directement au sein de Météofrance mais avec Météofance. C'est que ce sont les autorités de santé en particulier santé publique France avec qui nous collaborons très étroitement qui mènent ce type d'études. Euh voilà mais en s'appuyant sur les données que nous produisons et parfois que nous produisons spécifiquement pour répondre à leurs besoins.
Voilà, je crois avoir traité l'ensemble des sujets. Merci. Je vais maintenant je vais remercier Frédéric Pizard qui rejoint sa commission.
Merci. ta présence. Je vais donner la parole à Herv Gilet.
Merci monsieur le président. Euh madame la présidente, effectivement l'évolution des modèles prédictifs aujourd'hui sont sont au cœur du sujet mais constituent un enjeu absolument fondamental dans les années à venir. Donc vous avez décrit les chemins qui sont en train de se de se mettre en place au travers de l'évolution de la puissance de calcul de l'intelligence artificielle.
Euh il peut y avoir aussi une confrontation des modèles et de regarder aussi à l'échelle internationale quels sont les les les initiatives ou les les modèles qui sont mis en place. On l'a vu d'ailleurs il y a pas très longtemps par rapport à la prédiction de de la canicule que nous souissons en ce moment même par rapport au modèle américain et modèle français. Il y a eu à un moment donné une mise en perspective des deux.
Euh le premier était différent effectivement pour le coup euh en terme de de effectivement de prédiction. Mais tout ceci pour dire que on est rentré maintenant dans une dans un moment où euh la mise en perspective des différents modèles et la consolidation de la prédiction deviennent des enjeux aujourd'hui géopolitiques absolument fondamentaux. Et donc il faut voir comment on avance à ce niveau-là.
Ça veut dire qu'au niveau européen, est-ce qu'il n'y a pas également aujourd'hui des marges de progrès, des mutualisations aussi de moyens quand vous parliez de la puissance de calcul pour aller plus vite et et plus fort ? Où en sommes-nous donc aujourd'hui sur ces sujets ? L'autre point, c'est la complexité de la globalisation par rapport aux politiques de risque.
Nous sommes dans un moment où on parle de la canicule, on parle des feux de forêt mais nous aurions pu parler il y a 4 mois 5 mois des inondations avec des pluvviométries absolument exceptionnelles, notamment sur un bassin versant que je connais parfaitement tellement large que les modèles étaient mis en souffrance parce que la quantité d'eau qui avait pénétré dans les sols et la saturation des sols induisait à un moment donné une grande difficulté à voir comment ces sols allaient les restituer et c'est pour pour cela que les inondations ont duré beaucoup plus longtemps que d'habitude. Beaucoup plus longtemps que d'habitude. Donc on a vécu des phénomènes à caractère aussi extraordinaire dans la durée des inondation, ce qui fut le cas également dans les inondations du pas de cal mais aussi pour pour d'autres raisons.
Tout ceci pour dire qu'aujourd'hui entre météo et gestion des risques, on a de plus en plus aujourd'hui de collusion objectives qui nécessitent un ensemble de paramètres complexes pour essayer là aussi d'améliorer la production et la connaissance. feux de forêt, il y a la météo des forêts. Vigie cru pour la partie des inondations mais qui pour le coup récemment a montré effectivement quelques faiblesse.
Mais ça veut dire qu'il faut qu'on consolide aussi nos modèles euh sur les politiques de risque d'une manière plus globale. Donc j'aimerais aussi avoir vos points de vue sur ce sujet-là. Je vous remercie.
Merci. Et la parole est à Sébastien Fan. Je vous remercie monsieur le président, madame la présidente directrice générale, merci pour cette présentation.
Ma question porte plus particulièrement sur le maillage territorial des implantations de météo France puisque en un peu moins de 20 ans, vous avez perdu près de 2 tiers de vos implantations départementales et dans notre commission et entrée à l'aménagement du territoire et et du développement durable, c'est une question particulièrement sensible, d'autant que nous assistons à des phénomènes météorologiques de plus en plus localisés, même si la prévision ne peut pas apporter une connaissance et une précision absolue. Quant à l'exécution de ces phénomènes météorologiques, les implantations départementales permettent d'avoir une finesse d'analyse certainement plus juste que des implantations bien plus bien plus centralisées et et notamment pour la réalisation de scénarios climatiques prospectifs sur les changements climatiques à l'œuvre dans les départements ou les régions permettant d'avoir un appui précieux aussi pour les politiques de planification territoriale. Et donc ma question rejoint les propos que vous teniez tout à l'heure notamment sur l'intelligence artificielle.
Dans les perspective d'évolution future de l'institution que vous dirigez, est-il envisagé cette forme hybride d'un recours accru et légitime à l'intelligence artificielle ? et une réflexion sur de implantations départementales qui viendraient renforcer ce maillage et par voie de conséquence également le dialogue avec les autorités civiles locales, premier chef, les élus dont nous savons que l'appui de météo France est particulièrement précieux dans la formation rendue à la population et dans la prévision des risques tels que l'évoquait notre collègue Hervé Gilet tout à l'heure. Qu'est-il envisagé de refondre un mariage territorial de proximité après le reflux massif vécu ces 15 dernières années ?
Je vous remercie. Merci. Je vais donner la parole à Ronald.
Oui, merci monsieur le président, madame la présidente. Peut-être une question simple tout d'abord qui est-ce que j'ai raté les première minutes, peut-être vous l'avez dit mais est-ce que influe déjà sur l'épisode qu'on connaît ou est-ce que c'est euh le risque d'avoir des étés encore pire sur les deux trois prochaines années ? Enfin, n'empêche pas l'autre d'ailleurs.
Euh ensuite, bon, des questions plus plus générales. Euh en fait, d'une certaine manière, Metéo France est un peu devenu aussi euh une agence de communication euh dont les communications sont extrêmement attendues, ce qui vous donne quand même aussi une capacité d'analyse des attentes de la population et des arguments qui font mouche. Au contraire, ceux qui euh qui ne sont pas entendus.
Euh on parlait de de climat commune ou ou agricole par exemple là. Euh probablement avez-vous aussi des retours euh des acteurs de terrain sur leur demandes, sur leur compréhension ? Euh est-ce qu'ils y vont tout simplement euh notamment sur l'agriculture ?
Donc quelle est votre vision aujourd'hui en terme de communication de la manière dont les les arguments sur le sur l'évolution rapide du du climat sont entendu compris dans la dans la population ? Ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qui il semble assez évident maintenant, vu le niveau de déstabilisation qu'on qu'on connaît euh et sachant qu'on a une présidentielle qui arrive, qu'on éévitera pas un peu pendant la présidentielle mais surtout après la présidentielle.
À mon avis, un nouveau grand débat sur l'adaptation de la France au changement climatique qui va prendre la totalité de des conséquences. Euh et ça ça fait écho à des questions précédentes, mais est-ce que aujourd'hui on peut considérer que sur le scénario aux alentours du +3, je prends le scénario plutôt euh milieu 21e siècle, pas encore celui 21e siècle. Euh ce que vous allez mettre sur la table comme perspective, c'est tout un peu votre présentation et maintenant quand même extrêmement robuste.
Euh on a eu souvent l'occasion d'échanger notamment Cornat mis en place Climadiag avec la la commission spécialisée du CTE cette manie des scientifiques de rajouter du doute et de l'incertitude, ce qui tue un peu parfois l'action publique. Est-ce qu'aujourd'hui on peut considérer que si demain on lance un débat sur une adaptation des politiques publiques à la hauteur de ces défis, vous allez nous fournir des scénarios quand même extrêmement robustes, même si vous avez pas encore le dernier calculateur, dernier cri qui est sur rayon. Euh et dernière question et ça fait effectivement et quoi ce qu'a dit Hervé ?
Je pense qu' on a un petit risque de se focaliser canicule alors que l'hiver c'est pas bien c'est pas mieux. Donc on a eu les inondations, on a cette espèce de goutte froide du Groenland qui semble se se renforcer en lien avec l'affaiblissement du Golfstream. Est-ce que on peut d'ors et déjà dire aussi qu'on va vers des hivers plus difficiles, froid ou surtout précipitation pour qu'on ait vraiment cette vision complète de ce qui est en train de se passer et qu'on se focalise pas uniquement même si c'est le sujet de du moment sur les sur les canicules.
Merci chers collègues. Je vais donner la parole à Martha Deidrac. Merci président.
Euh oui, beaucoup de questions ont déjà été posées madame, mais je souhaitais quand même vous en poser une dernière, à savoir euh les éléments que vous avez partagé avec nous ce matin, notamment, il y avait un un un un comment un tableau que je trouvais particulièrement intéressant lorsque vous montrez qu'à partir de 2019, en réalité, les épisodes de canicules se sont euh voilà répétés quasiment tous les ans avec différentes intensités mais bien présentes. Donc du coup, je voulais vous demander mais quel usage est fait de ces informations là au niveau de nos exécutifs parce que j'ai l'impression qu'à chaque moment quand on a une canicule, on fin de découvrir le problème et à chaque fois on se demande quelle mesure d'urgence il faut mettre en place pour pouvoir y palier. Donc que pouvez-vous nous dire là-dessus ?
Quel usage sont fait de toutes ces informations fort intéressantes et qui permettent aussi évidemment de se projeter sur ce que devrait être nos politiques publiques à l'avenir. Et la question sur la période hivernale est tout à fait rejoint celle-ci aussi, c'est-à-dire comment on prépare tout cela avec toutes les données que l'on a déjà et je ne parle même pas de simulations et des et des données futures que vous vous envisagez bien évidemment aussi de d'étudier et de voir donc qu'est-ce qu'on en fait en fait de tout ça. Merci chers collègues.
Avant que je donne la parole à madame la présidente, il y a-t-il d'autres ? Oui, madame Gérard. Oui, pour Merci beaucoup, monsieur le président pour compléter les questions qui ont été posées et et aussi pour avoir une vision beaucoup plus large.
Quels sont les travaux et ça va rejoindre l'idée des des courants mais quels sont les travaux sur les courants marins sur les données également qu'on peut croiser température de la mer, courant, période d'été comme période d'hiver pour avoir un modèle complet. Vous parlez de l'atmosphère tout à l'heure mais mais il y a plus largement à regarder. Et quels sont les partenariats parce que vous parlez de puissant moteur de calcul et cetera.
Quels sont les partenariats que France euh que Météo France peut avoir sur l'ensemble de ces réflexions ? Euh y a-t-il quelque part là aussi un modèle de regroupement de partenaires pour avoir une vision peut-être plus large que celle de Météo France ? Quels sont vos derniers outils ? par exemple, comment évolue le modèle maudit sur la partie euh sur la partie courant.
Euh c'était donc voilà la question maritime sur la question outreem. Juste vous faire redire quels sont les territoires d'outremè concernés parce que pas tous territoire ne veut pas dire obligatoirement région ou département, il y a aussi les collectivités territoriales. Je voulais juste que tu vous le précisiez puisque je suis presque certaine que ce sont pas tous les territoires.
Je voudrais juste que ce soit écrit quelque part. Merci beaucoup. Merci.
Avant de donner la parole à la présidente directrice générale de Météo France, est-ce qu'il y a d'autres prises de parole ? Je n'en vois pas. Donc je vous propose de répondre à mes collègues.
Merci beaucoup. Alors, plusieurs questions évoqué la question des partenariats, des collaborations à la fois internationale et et européenne. Alors, il y a une tradition de longue date de coopération entre services météorologiques nationaux dans le domaine de la météo.
Euh mais nous avons été euh amenés à renforcer particulièrement cette coopération au niveau européen euh ces dernières années. Nous avons euh de longue date un organisme qui s'appelle le Centre européen pour les prévisions météorologiques moyen terme qui est en fait une sorte de mutualisation de l'ensemble des services météo. Et donc les prévisions que fournit Météo France au-delà de 5 jours sont en fait des prévisions qui sont produites en une fois pour l'ensemble de l'Europe par cet organisme avec le soutien de l'ensemble de ces pays membres.
Voilà, c'est un élément d'optimisation. Ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure sur le fait que à moyen terme les prévisions sont moins fines et donc avoir une prévision à l'échelle européenne est tout à fait pertinent et et plus efficace plutôt que chaque pays refasse finalement un peu la même chose. Nous avons renforcé ce partenariat autour de l'intelligence artificielle avec la conviction avec un certain nombre de mes collègues des grands services météo européens qu'il était indispensable d'être présent que l'Europe soit présente dans la capacité de prévision météorologique par intelligence artificielle.
Faute de quoi ? Ce sont les grands acteurs américains et chinois qui ont aujourd'hui pris des positions très avancées sur ce sujet-là. Google en particulier avec Deep Mind Microsoft avec Deep Mind mais aussi les Chinois.
Euh et donc voilà, on a créé un ensemble de projets renforcés euh pour coopérer ensemble pour sur ces développements par intelligence artificielle. Euh l'exemple que je citais tout à l'heure sur les satellites est aussi un exemple finalement de de la sagesse de nos prédécesseurs euh qui ont créé il y a déjà plusieurs dizaines d'années cet organisme qui met en commun les moyens nationaux à l'échelle de l'Europe pour lancer des satellites météorologiques et donc avoir une capacité souveraine d'observation météorologique européenne sans dépendre uniquement des des satellites américain au chinois. Euh et c'est évidemment cet enjeu géopolitique, il ne fait que se que se renforcer.
Euh sur la question des inondations, euh nous avons un partenariat très étroit avec le service central Vigrue euh pour effectivement leur permettre d'intégrer le mieux possible euh nos éléments dans la prévision des crues. Il y a un projet stratégique ambitieux pour Vig Cru à l'horizon 2030 qui per qui prévoit voilà à la fois l'amélioration des modèles mais aussi l'extension géographique du du réseau qui est couvert par Vig Cru. Euh voilà, donc je pense que ça va ça ça doit permettre les les au moins une bonne partie des améliorations que vous que vous évoquez.
En ce qui concerne les implantations météofance, euh vous voyez que dans ce queon évoque depuis ce matin, on parle de mobilisation de moyens extrêmement lourds, de solutions scientifiques de pointe. euh mais aussi d'expertise humaine de pointe. Euh et euh je le dis euh de façon très claire, le déploiement de l'intelligence artificiel, si son potentiel se confirme, ne conduit pas dans mon esprit à réduire notre besoin de prévisionniste.
Aujourd'hui, on produit, on a des modèles physiques qui produisent des données qui sont aujourd'hui analysées par des prévisionnistes. Demain, on aura à ou à la complètement à la place des modèles à base d'intelligence artificielle qui devront être aussi analysé par nos prévisionnistes. Aujourd'hui, on produit de l'ordre de 350 scénarios de prévision par jour.
Ah oui, pour être capable de refléter tous les toute la diversité, toutes les incertitudes. Voilà, le la compétence des prévisionnistes, c'est d'être capable d'analyser l'ensemble de ces informations pour notamment produire les avertissements en matière de vigilance. Voilà, la mobilisation de ces moyens, elle n'a pas besoin de se faire à l'échelle départementale.
Par contre, ce qui est nécessaire de garder à l'échelle territoriale, c'est la relation avec les acteurs de terrain. On a beaucoup parlé ce matin de traduction dans la décision publique, voilà, de d'accompagnement des décideurs publics, de mise en œuvre. Et donc c'est là qu'effectivement on a besoin de cette proximité.
Et c'est pour ça qu'en parallèle de euh la fermeture des centres départementaux qu'on a remplacé par des centres interrégionaux, on a créé euh une fonction de référents territoriaux qui justement nous permettent de garder un maillage territorial plus fin pour avoir cette relation de proximité avec les acteurs des territoires et les aider à déjà à connaître nos nos dispositifs. nos informations et cetera et puis ensuite à à les les accompagner dans leur utilisation. Et donc ça c'est vraiment important.
On a aujourd'hui 600 prévisionnistes euh à météo France. Donc voilà, le nombre reste très important euh pour euh dans la composante humaine euh de la de la prévision météorologique. Alors, El Nignho, euh on considère et là je dis on c'est euh vraiment euh la communauté euh scientifique internationale considère que l'épisode Eln a effectivement débuté depuis le mois de juin.
Les épisodesn qui ont un impact majeur à l'échelle mondiale n'ont pas des conséquences très fortes sur la métropole. Euh il y a dans la littérature quelques effets sur les débuts d'hivers avec des précipitations un peu plus importantes, mais euh par rapport à l'impact de l'effet du changement climatique, euh voilà, l'effet euh d'alignon en métropole n'est pas très significatif. Par contre, sur nos territoires d'outre mer, là effectivement, on peut avoir euh des conséquences euh qui sont euh très significative et qui sont différentes selon les les territoires.
On peut avoir des conséquences euh sur euh les cyclones euh et en particulier euh sur la Polynésie. Euh on a euh un certain nombre de territoires dans lesquels on a euh des température plus élevé. Euh c'est le cas par exemple à Mayotte où on s'attend à des à des températures plus élevées mais aussi des précipitations qui peuvent être plus élevées sur certains de nos territoires d'outre mer.
Euh voilà, encore une fois euh à Mayotte, Elnigho conduit en général à des précipitations excédentaires sur le territoire, mais on a aussi d'autres territoires sur lesquels on a un risque accru de sécheresse. Euh c'est le cas en en Nouvelle Calédonie, euh c'est le cas en Guyane par exemple dans les dans les effets qui sont recensés. Voilà.
Donc vraiment une différenciation des effets selon les territoires qui est qui est très net. Euh la première chose euh qu'on commence à voir en terme d'évolution de la perception de la population par rapport au changement climatique euh c'est euh la perception du risque. On a aujourd'hui plus de 9 français sur 10 qui nous disent qu'ils connaissent le dispositif de la vigilance, mais on a aussi 57 % des Français qui nous disent qu'ils ont déjà adapté leur comportement suite à un avertissement de vigilance.
Donc c'est donc ils ont euh voilà intégré le fait que euh ces ces phénomènes avaient un impact euh qui les concernait euh directement euh dans leur vie quotidienne et que voilà, il fallait pour préserver leur sécurité euh agir. Donc voilà. Donc ça c'est vraiment quelque chose sur lequel nous on s'appuie et sur lequel on pense qu'on peut s'appuyer.
C'est arriver à mieux matérialiser les conséquences individuelles, vraiment les conséquences finales des événements qui sont à l'œuvre. Et par exemple, ça nous a amené à euh recréer des éléments de communication pour expliquer euh les risques liés à à chaque niveau de vigilance. Finalement, je suis en on est en vigilance orange vent.
Bon, mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Qu'est-ce que c'est le risque ? ce que c'est les arbres qui s'arrachent, que le fait que ça tombe sur ma voiture, le fait pour les lignes électriques, voilà avec des illustrations très concrètes et ça il nous semble que c'est vraiment quelque chose d'important en matière de communication.
Une évolution que on a souhaité mettre en œuvre à Météo France, c'est la lutte contre la désinformation climatique. Voilà, on a vu ces dernières années se multiplier la désinformation climatique. Pendant longtemps, on disait "On va réagir parce que c'est donné finalement de la visibilité médiatique à ceux qui qui propagent ces fausses informations.
Mais on voit qu'ils finissent par prendre tellement de place notamment dans les réseaux sociaux que voilà depuis une année en gros maintenant enfin un peu plus, on a pris le parti de répondre systématiquement par des éléments objectifs, des faits scientifiques quand on a de la désinformation. Et ça c'est voilà, c'est quelque chose qui a l'air entre guillemets de marcher, d'être apprécié. On voit que ces commentaires sont lus euh qui sont repris euh très euh très régulièrement. qui semble être compris. un élément peut-être un tout petit peu rassurant alors que nous voyons d'habitude énormément d'attaques climatosceptiques sur nos communications.
Là, ça a beaucoup baissé pendant l'événement de canicule qu'on a qu'on a connu. Euh à l'horizon 2050, pardon, je je reviens. Quand on parle de projection climatique, il y a deux éléments d'incertitude.
Il y a les modèles, la science, bon. Et puis il y a le niveau des émissions de gaz à effet de serre qui est en fait la principale incertitude. Compte tenu de euh du fonctionnement du du système climatique, euh en fait les effets à 2050 aujourd'hui sont déjà quasiment acquis.
Voilà. Donc autant il y a encore euh et heureusement euh parce que c'est ce qui voilà ce qui n'est ce qui nous impose l'action en matière d'atténuation du changement climatique, mais autant à l'horizon il y a encore des grandes marges à la fois d'incertitude scientifique et d'action sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, autant de toute façon l'inertie climatique fait que à l'horizon 2050 les éléments dont je vous ai parlé sont déjà quasiment acquis. Euh et donc sans quel que soit quel que soi nos nos calculateurs sur les précipitations intenses, oui, on a un effet net sur les hivers d'augmentation moyenne des précipitations et en particulier on voit dans nos modèles une augmentation qui est de l'ordre de 10 à 15 % des précipitations les plus intenses et donc du risque d'inondation. qui est liée à ces précipitations les plus intenses.
De toute façon très schématique quand on regarde les projections climatiques, il fait plus chaud, plus sec aux endroits et au moment où il fait déjà chaud et sec. Donc en gros le sud et l'été et il fait plus vieux dans les moments et les endroits où il pleut déjà et donc plutôt voilà le nord nord-ouest et et l'hiver de façon très très schématique. Euh il y a et on est on a des travaux qui sont vraiment scientifiques de pointe qu'on mène pour le ministère de l'écologie justement pour mieux caractériser ces précipitations intenses non seulement de manière générale mais dans leur localisation et leur leur intensité à l'échelle des territoires pour être capable de de donner ces informations aux acteurs des territoires.
Pardon, je j'accélère sur l'utilisation des des informations. Euh nos nos outils, nos données sont voilà sont vraiment faites pour être approprié par l'ensemble des acteurs et en particulier les acteurs publics avec lesquels nous avons le plus d'échanges. Voilà, je pense par exemple à un travail que nous avons mené il y a déjà plusieurs années avec la direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise pour l'adaptation au changement climatique du dispositif de gestion de crise français. euh voilà et qui avait été mené euh sur la base de euh de tous les éléments que je vous ai euh présentés euh aujourd'hui et euh voilà qui était d'abord un exercice national et qui euh est décliné euh progressivement euh à l'échelle euh à l'échelle locale euh sur les courants marins euh et les partenariats que nous avons dans ce domaine.
Le premier partenariat, c'est celui que nous avons avec un organisme qui s'appelle Mercator Oéan International. Voilà, qui est d'une certaine manière une filiale de météo France mais qui associe de nombreux partenaires à la fois public français et plus largement internationaux avec la perspective de transformation en inter en organisation intergouvernementale que que vous aviez porté madame ministre. Voilà, et qui avance euh petit à petit euh voilà et qui doit vraiment qui doit justement permettre de disposer d'un modèle partagé, d'un jumeau numérique de l'océan euh euh partagé.
Euh nous intégrons euh Amétéofrance dans nos modèles opérationnels au quotidien un certain nombre d'éléments qui sont produits par Mercator, notamment sur les températures, par exemple. Donc ça c'est voilà c'est un c'est un partenariat essentiel pour nous et qui a vocation à se poursuivre y compris dans le cadre de la création de de l'organisation intergouvernementale. Alors, les territoires sur lesquels nous avons aujourd'hui des projections climatiques de fine échelle qui sont produites par Météo France, c'est d'abord enfin non pas d'abord mais dans dans l'ordre [grognement] progressif.
Donc Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie et les principaux territoires de Polynésie française. Voilà, avec un territoire global de Polynésie française qui couvre l'ensemble de l'Europe, enfin qui a la taille de l'Europe. Nous ne sommes pas en capacité de faire des projections de fine échelle sur l'ensemble du territoire, mais on le fait sur les principaux territoires.
En ce qui concerne Saint-Pierre et Miclon, en fait, nous travaillons sur la base des éléments qui sont produits par nos collègues canadiens. Voilà, ce qui permet de disposer des modèles les plus adaptés à cette à cette région du monde et des éléments les plus fins possibles. Voilà, je crois que micro mets ton micro c'était le nom du partenaire canadien.
C'est Environnement Canada en fait qui est le service météorologique et climatique canadien. Madame la présidente, directrice générale, je tiens vraiment à à au [raclement de gorge] nom de mes collègues à vous remercier pour effectivement avoir répondu à nos interrogations mais également pour nous avoir donné des éléments qui vont nous permettre d'élaborer notre notre rapport et de répondre aux attentes du du président de l'archie sur cette mission flash. Merci euh de de vos explications euh et puis merci du travail que vous faites parce que c'est important euh de pouvoir avoir des prévisions même si effectivement ces prévisions n'évitent pas tout. n'évite pas euh l'inondation, n'évite pas la canicule, n'évite pas euh euh les fortes tempêtes et autres, mais ça permet au moins euh de prendre un certain nombre de précautions et puis de se dire attention euh ça risque d'avoir des moments importants.
Alors, on aura toujours effectivement quelques gens qui nous diront "Oui, mais il nous avait dit ça, mais ça a pas marché." Euh ben oui, mais si vous nous l'aviez pas dit, on aurait dit pourquoi il nous l'avait pas dit. Donc merci à vous et à bientôt.
Merci beaucoup. Je vous fais raccompagner, je voudrais dire deux mots à mes collègues avant que nous levions complètement la séance et donc je vous transmettrai les éléments sur l'outre mer. Très bien.
Jean-françois Longeot