Les défis diplomatiques de l'Europe posés par la victoire de Donald Trump - Ici l'Europe -16/11/2024
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France 24 LCP public Séna [Musique] présente bonjour à tous merci de nous rejoindre pour ici l'Europe pour un tour d'horizon de l'actualité internationale nous avons le plaisir de recevoir dans nos studios Jean Noël barreau le ministre de l'Europe et des affaires étrangères de la France nommé qu dorsé par le Premier ministre Michel Barnier issu des rangs du modè bonjour et bienvenue monsieur le ministrej Jean-Noël Barot je précise que vous avez été dans les gouvernements précédents ministre délégué à l'Europe et un peu avant ministre délégué à la transition numérique vous avez entamé votre mission de chef de la diplomatie française avec une de déplacement on se souvient de l'Ukraine du Liban du Maroc et la semaine dernière c'était Israël alors justement ce ce déplacement en Israël a été marqué par un incident diplomatique des policiers israéliens sont entrés dans un domaine national français à Jérusalem Est vous avveit convoqué l'ambassadeur d'Israël en France au K d'orsé c'est une situation qui est inacceptable et c'est la raison pour laquelle j'ai pris la décision de convoquer l'ambassadeur d'Israël en France dans l'échelle des sanctions diplomatiques la convocation d'un ambassadeur est le premier degré c'est l'occasion pour la France de rappeler qu'elle ne tolérera pas que des forces armées israéliennes entrent dans ces domaines ces domaines dont elle a la responsabilité dont elle assure la protection et de réaffirmer avec force que cet incident ne doit plus jamais se reproduire que les forces entrent sans autorisation et armée s autorisation bien évidemment il y a un certain nombre de sanctions diplomatiques qui peuvent être activées nous avons AC la première on entend et pour la colonisation en six-jordanie nous avons activé d'autres sanctions à plusieurs repises au titre national d'abord en ciblant 28 colons extrémistes et et violents et puis ensuite au niveau européen où nous avons été moteur pour créer un régime de sanction visant les entités ou les personnes coupables ou complices de fait colonisation ce régime a été activé deux fois nous avons lancé deux trains de sanction à l'encontre de ces personnes et de ces ité et nous sommes en train de travailler sur un trè train de sanction européen revenons sur quelque chose qui évidemment marque beaucoup l'actualité internationale à savoir la victoire aux États-Unis de Donald Trump le président français Emmanuel Macron a été parmi les premiers Européens à à le féliciter mais est-ce que finalement au plus profond de vous-même Jean-Noël barreot vous avez plutôt tendance à penser que ça n'arrange pas tellement nos affaires cette victoire ça n'est pas vraiment la question d'abord parce que le choix du peuple américain est souverain et que depuis 250 ans nous travaillons de manière étroite avec les États-Unis nous avons survécu à 59 élections présidentielles américaines nous nous survivrons évidemment à la 60e et d'autre part parce que cela fait depuis longtemps si je puis dire au moins depuis 7 ans que nous nous préparons à cette transformation du monde qui est à l'œuvre en appelant comme le président de la République l'a fait dès 2017 dans son premier discours de la Sorbonne l'Europe a se donner les moyens de sa souveraineté et de son indépendance l'E europeope avait pas l'air très préparée précisément elle a eu l'UR surprise non je crois que l'Europe est beaucoup plus préparée qu'elle ne l'était en 2016 à une présidence Trump parce que au fond les grandes crise que nous avons traversé la covid et ses conséquences mais encore la guerre en Ukraine ont consolidé l'unité des Européens qui doivent aujourd'hui faire preuve de volonté et de courage pour accélérer sur cet agenda que que la France a a a rédigé il faut bien le dire et que désormais nos partenaires européens se sont appropriés mais qui supposent de passer à l'action et sans doute d'accélérer en matière de de sécurité en matière de compétitivité en matière de protection de la démocratie voilà des sujets que nous abordionion déjà en en 2017 et sur lesquels nous avons commencé à progresser mais là il faut accélérer les États-Unis sont les premiers clients de l'Union européenne en terme de commerce c'est le premier destinataire de biens européens on sait que Donald Trump veut imposer de nouvelles barrière douanière au moins 10 % peut-être plus est-ce que l'Europe peut tenir le choc de ce qui serait une nouvelle guerre commerciale tenir le choc voire répliquer vous avez raison de rappeler que l'Union européenne est le premier partenaire commercial des États-Unis d'Amérique c'est pourquoi pour les États-Unis d'appliquer des droits de douane de manière un peu indiscriminée et massive à l'Europe serait une erreur de calcul majeure cela pénaliserait lourdement les très nombreux entreprises américaines qui aujourd'hui sont installées en France ou en Europe et cela amputerait immédiatement les contribuables les classes moyenne américaine de toute une partie de leur pouvoir d'achat parce que eux aussi achètent des produits importés venus de l'Europe si l'administration Trump devait persister dans ce que j'ai qualifié d'erreur majeur alors nous défendrons nos intérêts agricoles industriels et commerciaux avec une volonté de faire et sans trembler nous avons démontré mais qu'est-ce qu'une volonté de faire monsieur ministre qu'est-ce qu'une qu'est-ce que qu'est-ce qu'une volonté de faire bien on parlait tout à l'heure du premier mandat de Trump et peut-être de l'impréparation des Européens à l'époque à l'époque nous étions encore sous le dogme du libre échange il était interdit d'évoquer en Europe l'opportunité de sanctionner ou de répliquer à des mesures d'inéquité commerciale et bien l'Europe a changé vous l'avez vu le mois dernier l'Europe a décidé d'appliquer elle-même des droits de douane sur les véhicules électriques chinois considérant que les subventions dont bénéficient les entreprises chinoises aujourd'hui sont désavantageuses pour les entreprises européenes donc nous avons nous avons construit des moyens de rétorsion l'autre grande inquiétude bien sûr des Européens et des Français c'est de savoir si l'administration Trump risque de lâcher l'Ukraine l'Europe sera-t-elle d'ailleurs en mesure de prendre le relais sachant que les 27 achètent beaucoup d'armes aux États-Unis pour justement les envoyer en en Ukraine et sont très divisés à à l'idée de compenser l'aide financière américaine de façon massive de faire des emprunt et de pouvoir justement se se se soustraire au aux États-Unis et et les remplacer premièrement sur les moyens financiers il se trouve qu'avec l'administration américaine sortante et avec les autres pays du G7 nous venons de signer un prêt historique de 50 milliards de dollars au profit de l'Ukraine qui sera payé ni par les américains ni par les Européens ni par les Ukrainiens mais par les Russes et par les revenus d'auben tiré des actifs russes que nous avons immobilisés et cela va permettre à à l'Ukraine de de poursuivre sa résistance héroïque face à l'agression russe deuxème élément et vous avez raison de de le signaler 80 % des approvisionnements militair des armées européennes proviennent de l'extérieur de l'Union européenne c'est une situation de dépendance qui est inacceptable qui conditionne d'une certaine manière certains de nos nos choix géostratégiques et cela ne peut plus durer c'est pourquoi nous appelons depuis 2017 je le disais à ce que notre industrie de défense et bien se se développe et c'est pourquoi nous disons qu'à l'heure où la France ou l'Allemagne ou la Pologne ou les autres pays européens augmentent leur leurs dépenses publiques en matière de défense et bien qu'il faut que ces dépenses se tournent vers l'industrie européenne pourquoi et bien parce qu'il serait inacceptable pour les contribuables français européens pour nos concitoyens que nous augmentions dans une période de contrainte budgétaire les dépenses en matière de défense si cela ne crée pas des emplois et des entreprises c'est pourant nous demander Donald Trump il sera nous pour et nous lui répondrons qu'il est dans son intérêt puisqu'il nous l'a dit de très nombreuses fois que nos dépenses en matière de défense augmentent pour que le puisse assurer sa propre sécurité il l'a dit à de nombreuses reprises et nous répondrons que nous sommes d'accord mais qu'il faut nous laisser nous approvisionner si je puis dire ou faut accepter l'idée que l'Europe s'approvisionne elle-même sans quoi nos compatriotes les contribuables européens refuseront que si je puis dire nous sacrifions dans d'autres dépenses publiques au profit de de dépenses militaire qui ne serait orienté que vers les États-Unis ou la Corée du Sud le troisième volet c'est celui de l'abandon imaginer par l'administration Trump des Ukrainiens je crois que Donald Trump est trop avisé pour accepter d'être celui qui avalise la plus grande annexion territoriale de notre histoire depuis 75 ans ce serait consacré définitivement la loi du plus fort et ça aurait des conséquences extrêmement lourdes non seulement en Europe mais partout ailleurs ù les plus forts où les puissances considérer qu'elles ont un sauve-conduit pour invahir le pays voisin ou le pays dans lequel elles ont un intérêt ce que je ne crois pas c'est qu'il qu'il voudra faire des cadeaux à un Vladimir Poutine qui est aujourd'hui affaibli au point d'être obligé d'exporter la guerre en Asie pour aller chercher auprès de la Corée du Nord des troupes de manière à défendre ou plutôt agresser les Ukrainiens une économie russe qui elle-même est au bord de l'asphyie avec des d'intérêt à 21 % des pénuries de main- d'œuvre et un déficit public habissable on sait que Donald Trump pourrait encore une fois se désinvestir de l'utant est-ce qu'il y a un grave problème le président de la République il l'a dit à de nombreuses reprises notre responsabilité la responsabilité de notre génération qui vient après celle qui a fondé cette alliance de sécurité transatlantique et bien c'est de concevoir un un pilier européen euh de de l'OTAN de manière à faire en sorte que progressivement les européens prennent une part de plus en plus grande de leur de leur pro sécexiste pas encore les pays de l'Est et les pays baltes sont assez terrorisés de ne pas de ne pas bénéficier peut-être demain d'un parapluie américain suffisamment réaffirmé au contraire je crois que euh constatant et d'ailleurs vivant euh de très près si je puis dire euh la la menace existentielle que pose euh le le le le l'agressivité de Vladimir Poutine à l'Europe et en particulier à l'Europe orientale nos partenaires euh des pays de l'Est et des pays nordiques sont aujourd'hui convaincus qu'il y a quelque chose qui doit évoluer qu'effectivement les États-Unis d'Amérique ont d'autres priorités stratégiques que le la défense de l'Europe et qu'il nous faut donc euh progresser dans la direction que nous indiquons depuis des années c'est-à-dire le développement euh d'une industrie indrie de défense le relèvement de nos dépenses et une intimité toujours plus grande entre les armées européennes c'est la direction mais ça va pas se faire du jour au lendemain une industrie de défense européenne monsieur le ministre ça a bien commencé nous avons commencé à faire évoluer nos je dirais nos outils de financement au niveau européen nous avons en discussion en ce moment même à Bruxelles un un programme pour l'industrie de défense européenne qui vise justement à atteindre rapidement cet objectif alors euh il y en a un quand même qui s'est réjoui très très fortement de la victoire de Donald Trump dans le club des 27 c'est l'ultraanationaliste hongrois Victor Orban qui parle de son ami est-ce qu'il ne va pas en profiter d'ailleurs puce qu'il a jamais été très pro Ukraine pour exiger une paix très défavorable aussi au sein du club et devenir l'homme qui murmure à l'oreille du président américain mais je ne crois pas que Victor Orban puisse exiger quoi que ce soit vous savez les les décisions elles sont prises parfois à l'unanimité à Bruxelles à Luxembourg et parfois elles sont prises à la majorité qualifiée et que dit la majorité qualifiée aujourd'hui des pays européens que que dit-elle et bien elle dit que la situation est extrêmement grave que ce qui est en jeu sur le front ukrainien c'est l'existence même de l'Europe écoutez ce que dit le président polonais est-ce écoutez ce que disent les pays baltes écoutez ce que dit la Roumanie aujourd'hui si nous onion ce qui n'arrivera pas les Ukrainiens en race campagne et bien c'est la sécurité sur l'ensemble du continent qui se trouverit menacé et cette conviction là qui est très largement partagée par les 26 ça n'est pas le le je dirais la vision de de Victor Orban et ses relations avec Donald Trump qui va la faire changer Victor Orban est-il loyal avec ses partenaires européens Victor Orban exerce aujourd'hui la responsabilité de présider le le Conseil de l'Union européenne il a accueilli d'abord une réunion de la communauté politique européenne qui va au-delà de l'Union européenne qui rassemble une cinquantaine de pays 700 millions de citoyens au travers du continent puis un un Conseil européen consacré à la compétitivité ce que je constate c'est que ces deux rendez-vous ont été à à la hauteur des enjeux la COMunité politique européenne a montré son unité et en matière de compétitivité le lendemain les 27 ont Ré irmer leur ambition vous vous souvenez aussi de son passage en geéorgie après les élections pour féliciter les Prusses je me souviens aussi qu'il est allé juste après sa prise de fonction en en Russie qu'il est allé en Chine sans avoir consulté au préalable ces donc il y a quand même une question il y a non je crois que la le pays qui pendant 6 mois exerce la présidence du du Conseil de l'Union européenne doit toujours veiller à très étroitement les 26 autres de manière à ce que c'est de manière à ce que c'est c'est c'est c'est déplacement ces prises de position ne puissent pas être interprété comme tant vous constatez que ça n'est pas forcément ce qu'il fait je constate qu'il qu'il a parfois manquer à à ces exercices de consultation préalable à ses déplac l'Union européenne vous êtes aussi ministre de l'Europe nous des relation avec l'Afrique entant contrer l'influence croissante de la Chine et de la Russie sur ce continent et notamment par de grands accords stratégiques mais qui inclut et qui inclut beaucoup le volet migration on a l'impression que finalement notre finalité absolue est de sous-traiter la gestion migratoire et des demandeurs d'asile en externalisant celle-là en particulier dans les pays africains avec des rapports bilatéraux UE et puis des rapport aussi de de certains pays avec d'autres est-ce que est-ce que ça n'est pas un peu réducteur est-ce que c'est précisé ces rapports uniquement sur la migration avec l'Afrique qui ne pose pas problème en aucun cas et d'aucune manière la relation avec l'Afrique n'est placé sous le seul prisme des mobilités et et des migrations et je dirais même que au chapitre des mobilité et et des migration la la question de l'immigration irrégulière est un sujet que nous abordons avec nos partenaires africains parce que eux-mêmes subissent en grande partie ces migrations irég mais ça n'en est que l'un des sous-chapitres puisque nous avons aussi les échanges humains les échanges de talents les alléses et les retours de l'Afrique vers l'Europe que nous devons traiter en parallèle de de de ce sujet de la migration irrégulière mais tout ça n'est que l'un des chapitres de ce livre que nous écrivons avec chacun des des pays avec africains avec lesquels nous voulons je le disais refonder une relation sur le sur la base de nos complémentarités de nos intérêts mutuels il y aensite ensuite toutes les coopérations coopération en matière économique en matière culturelle coopération avec les sociétés civiles sociétés civil qui parfois sont également présentes en France et et et que et auquel nous voulons que nous voulons associer à ce à ce travail de refondation donc je je je pense qu'il qu'il serait beaucoup trop réducteur contre-productif et en réalité illusoir de de résumer la relation avec n'importe quel pays africain à cette question alors merci monsieur le ministre d'avoir accepté notre invitation nous continuons notre émission par un débat au Parlement européen à l'occasion de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées nous nous interrogerons sur ce que fait l'Europe concrètement sur ce sujet tout de [Musique] suite bienvenue au Parlement européen où nous célébrons comme partout dans l'union du 18 au 24 la semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées alors l'UE est-elle vraiment à la hauteur de ce rendez-vous environ 100 millions de personnes présentent un handicap sur le vieux continent avec des inégalités encore très fortes trois personnes valides sur quatre ont ainsi un emploi contre seulement la moitié des personnes handicapé plus touché par la précarité faisant face à des difficultés de mobilité une personne handicapée en Europe sur deux s'estime victime de discrimination et d'ailleurs début octobre les 27 ont adopté deux nouvelles directives pour la carte européenne du handicap et pour la carte de stationnement européenne de documents qui permettront d'avoir les mêmes droits dans tous les pays de l'Union mais ces avancées vont permet vont mettre près de 3 ans à entrer en vigueur alors le handicap sera-t-il vraiment la priorité de la nouvelle Commission européenne et du nouveau Parlement nous en discutons tout de suite avec de eurodéputés d'abord marcangel député luxembourgeois bonjour bon connaisseur de ces questions vous siégez lors de la précédente mandature dans l'intergroupe handicap avec nous aussi Catherine langen zppen bonjour eurodéputé allemande les vertes l'handicapour et l'un des combats de votre vie vous êtes arrivé au Parlement en juillet dernier je crois première question d'ailleurs quand vous êtes arrivé est-ce que vous avez trouvé cette institution adaptée alors moi je suis la seule députée handicapée comme femme ici au Parlement et ça c'est triste où sont les autres les autres femmes handicapé nous sommes pas là h et si on voit ici la situation il a des obstacle pour les gens handicapés physiquement mais on parle pas avec des gens ou sur les gens handicapés invisible alors nous sommes pas là nous sommes pas visibles alors ça c'est encore un grand problème oui c'est c'est par rapport à la dernière mandature d'ailleurs c'est effectivement une régression est-ce que c'est une bonne chose c'est une bonne chose bien sûr de célébrer chaque année la Semaine de l'emploi des personnes handicapées la journée du handicap mais vous ségez ici Monsieur Angel depuis 2019 est-ce que vous trouvez qu'on a vraiment progressé ces dernières années dans la prise en charge du handicap au niveau européen oui je dirais on a progressé parce qu'on a réussi les 5 dernières années à approfondir l'union de l'égalité on avait une commissaire la commissaire d'Ali pour l'égalité un portefeuille très clair et on a fait des avancées et on a aussi approfondi l'Union sociale parce que vous l'avez dit l' beaucoup de personnes en situation d'handicap sont euh sont plus risqu sont en un risque plus grand d'être en situation de pauvreté et cetera toutes ces discriminations qui existent sur le marché de l'emploi mais aussi dans dans la vie quotidienne on a quand même essayé de travailler sur ces sujets les 5 dernières années et on a eu quelques sujets mais il faut il faut pas maintenant dire le travail est fait il faut continuer parce que euh c'est une nécessité surtout quand il s'agit de l'accessibilité et il y a une directive très importante la directive horizontale antidiscrimination qui est bloquée au conseil depuis 2008 imaginez-vous et il faut débloquer cette directive et comme ça les personnes en situation d'handicap toutes les personnes qui risquent d'être discriminées seront protégées dans toutes les situations de la vie pas seul madameipen quand quand vous entendez dire il y avait un intitulé très clair chez les commissaires l'égalité et cetera est-ce que juste c'est Madame laab qui qui récupère ce portefeuille de l'égalité de la gestion des crises et cetera vous trouvez que c'est juste son son portefeuille est très clair qu'elle met suffisamment en avant les personnes handicapées malheureusement non on n pas de commissaire é qualité pas de deuxè Helena D et ça c'est triste et ça c'est une signe de Madame fa l que écalité c'est pas vraiment un sujet euh pour la commission alors 100000 gens euh sont pas visibles n fait pas de politique pour vous pour toi mais madame laabb oui j'ai j un œil sû mais pas vraiment un un grand sujet malheureusement non marcangel qu'est-ce que vous en pensez c'est un mauvais signal non finalement que cette nouvelle commissaire n'est pas en charge un portefeuille propre à l'égalité oui d'ailleurs c'est pas la faute de Madame la viive c'est la faute de la président Van deren qui a distribué les portefeuilles de cette façonlà le Parlement était très clair dans toutes ces revendications on a dit on veut de nouveau un ou une commissaire à l'égalité que ce dossier là pour pour vraiment le mettre en évidence et ce n'est malheusement pas le vous l'avez trouvé comment je dois dire elle était très bien préparée et surtout les questions d'égalité ont quand même dominé son audition donc est-ce qu'elle a beaucoup parlé d'handicap non non malheureusement non ou parce qu'il y avait pas assez de question c'est ça le problème alors vous avez d'ailleurs fait un tour une tournée he auprès des 27 États-membres pour voir comment les personnes handicapées sont prises en charge dans les différents pays ce sont aussi des politiques nationales he de prise en charge quelles sont les meilleures pratiques dites-nous ce que vous avez découvert la grande question alors je peux répondre il y a il n'y a pas des des pays super accessible il n'y a pas des des des pays super égales alors l'Espagne ça c'est un pays ça c'est une région quand on a on a fait des des des l'espace pour les gens handicapés sur marché d'emploi ça c'est quand je compare ça avec l'Allemagne ça c'est le grand contraire à l'Espagne pour pour l'emploi sijet l'emploi ça ça va les pays du Nord la Suède Finlande qu' on parle de éducation oui ça c'est super quand on parle du assistante l'Allemagne fait son mieux mais il y a encore des pays comme les gens à hongrois ou la Pologne ça c'est encore un grand grand combat espécialement pour les femmes handicapées marcangel on voit donc qu'il y a des des disparités le problème c'est que c'est politiques ce sont des des politiques qui relèvent des étatsmembres notamment les questions d'Aid sociale ou les ou les politiques de l'emploi comment est-ce qu'on fait pour harmoniser tout ça dans l'Union européenne et R faire rattraper les les plus mauvais élèves c'est pour ça qu'il faut de nouveau avoir une nouvelle stratégie pour les personnes en situation d'handicap et euh promouvoir des plans d'action nationaux et la la commission bon on peut pas légiférer surtout on a légiféré maintenant avec la carte sur le handicap et la carte de parking handicap mais on peut pas légiférer surtout parce qu'on a pas les compétences les traités ne nous donnent pas les compétences mais on peut inciter les pays à aller plus loin à échanger les les les bonnes pratique entre les pays vous l'avez nommé l'Espagne Catherine l'a nommé l'Espagne elle est très forte dans l'économie sociale et solidaire et c'est surtout des entreprise d'économie solidaire qui qui qui qui créent des emplois sur le premier marché de l'emploi pour des personnes en situation d'handicap nous avons fait une visite avec la commission emploi il y a 2 ans en Espagne on était logé dans une chaîne d'hôtel qui est euh d'ailleurs c'était des hôtels accessibles pour tous et toutes et en plus le personnel on il y avait des personnes en situation d'handicap et et et et parmi le personnel et c'était un hôtel qui fonctionnait comme comme tous les hôtels qu'on connaît au monde et il y en a visité des entreprises d'autres entreprises dans le cadre de de de l'économie sociale donc je crois que c'est très important de promouvoir aussi l'économie sociale dans le cadre d'ailleurs toutes les associations de personnes d'handicap ils disent il faut mener une politique contre la discrimination mais il faut aussi renforcer l'Europe sociale c'est d'ailleurs une demande qu'on a eu de European disability forum renforcer cette Europe sociale alors d'ailleurs en 4 ans le taux de chômage he des personnes en situation de handicap a chuté de 18 à 12 % plus bas niveau depuis 10 ans mais ça reste beaucoup plus haut que pour les personnes valide effectivement et l'ensemble de la population est-ce que vous confirmez que les préjugés et la la discrimination à l'emploi reste monnaie courante dans l'Union européenne oui ça c'est un grand problème et quand on commence par l'éducation si comme fille comme moi j'étais à l'école et j'étais la seule fille handicapée dans ma région dans ma dans mon école et quand on convainc que les gens handicapés doit être séparé par les autres enfants par les autres collègues par les autres gens dans une monde protégé alors enfin on dit où sont les gens sont séparés au l'institution dans dans les mondes monde séparé et il y a l'Allemagne mon pays qui combattre pour pour d'être sûr pour les institutions il n'y a pas de mouvement inclusive la Commission doit reprendre l'année prochaine en mars à Genève ça c'est le le briefing ou le le le le le les grandes questions de l'uno alors qu'est-ce que la Commission a fait déjà pour pour transformer les conventions alors on verra qu'est-ce que qu'est-ce que Madame Van li ou Madame la BIP va vont réprendre mais ça c'est le grand lot la grande question mais en général ça c'est discrimination euh et où sont les gens sont pas là et il n'y a pas de rôle spécial pour les pour les petits c'est pas seulement la discrimination vous dites c'est aussi la question de l'inclusion sociale il ne sont plus inclus dans soci des autres alors marcangel donc a les question d'inclusion d'emploi il y a la question de mobilité là la Commission européenne a pris deux directives récemment pour la carte handicap européenne et puis celle pour pour le stationnement est-ce que concrètement vous pouvez nous expliquer ce que cela peut changer par ça peut changer qu'une personne en situation d'handicap quand elle voyage dans un autre pays elle doit pas faire des démarches pour avoir une carte et pour prouver qu'elle est en situation d'handicap par exemple qu'elle a les mêmes privilèges qu'une personne qui vit sur ce territoire et et donc il y a moins de de de démarches administratives à faire et ça ça va promouvoir aussi la mobilité c'est un début cette carte elle n'est pas parfaite on aurait voulu que elle elle elle comprenne beaucoup plus mais bon c'est un bon début surtout aussi il y a la carte de stationnement et ce qui était très bien on a aussi créé une une carte pour les personnes qui sont déttiers qui vivent dans l'Union européenne qui peuvent aussi profiter de ces mêmes droits donc c'est une avancée c'est un une bonne chose mais ce n'est qu'un début et c'est une carte qu'il faudra développer pour avoir parce qu'il suffit pas d'avoir des réductions pour rentrer au cinéma ou d'avoir des facilités pour avoir des transports publics ou de des facilités des aides quand on on monte dans un train et cetera mais il faut vraiment il faut aller vers une définition européenne de la du du ça prend oui ça va prendre encore 2 3 ans en plus 3 ans malheureusement et on entend toujours et le frais qui va payer pour ça ouis les gens handicapés sont sont vus comme un facteur de frais ça c'est un groupe super compliqué ça ça ça va changer ou il faut changer ça et ça et on fait ça accessible la carte ça c'est super mais si le train n'est pas accessible ouais j'ai pas de pron une carte si les bâtiments sur le secteur privé sont pas accessibles qu'est-ce que je fais avec la carte alors il y a encore des grandes grand obstacle oui l'égalité elle a un coup bien entendu c'est il y en a beaucoup qui qui é crient égalité et cetera des politiciennes et des politiciens mais il faut il faut il faut savoir que ça coûte l'égalité homme-femme ça coûte l'égalité ça coûte j'ai eu l'expérience avec la transparence salariale entre hommes et femmes pour avoir les mêmes salaires pour le même travail alors là tout un coup oui ça coûte quelque chose il faut payer plus aux femmes là l'égalité toute tout à coup on n'est pas si d'accord donc il faut pas oublier que si on veut une union de légalité il faut investir et pour les personnes en situation d'handicap c'est investir dans l'accessibilité des bâtiment privés et bâtiments publics bien entendu alors madame langad zben depuis le covid on a vu une explosion des problèmes de santé mental en particulier chez les jeunes est-ce que ce handicap là n'est pas encore plus invisible est-ce que véritablement il est est-ce que ça n'est pas un un défi que l'Union européenne n'a pas commencé à prendre en charge oui malheureusement malheureusement les les gens avec du covid post covid euh sont pas visibles parce que plusieurs sont à la maison au lit où les gens handicapés invisibles même dans les dans la groupe des gens handicapés sont pas acceptés alors si tu es dans un fauteuil ah handicapé c'est clair mais si tu as des des problèmes mental ça c'est pas encore accepté comme handicap on a des différents descriptions de handicap d'être handicapé dans les gens dans les pays différents euh par exemple ça ça va aller à en Belgique mais pas en Allemagne alors le status ça c'est différent ouis et on parle encore des des des frais aussi hein c'est pour ça qu'il faut une le status là c'est le le status ouis et ça c'est la responsabilité pour les les pais pas Parlement européen un mot de conclusion peut-ê pardon marcangel qu'est-ce que vous aimeriez voir advevenir dans les 5 ans qui viennent sur ce dossier du handicap ici au Parlement européen d'abord qu'on a un intergroupe très fort pour les personnes en situation d'handicap et que toutes les commissions parce que c'est une question horizontale c'est pas seulement la commission emploi c'est la commission des libertés civiles et cetera c'est une c'est des questions économiques que toutes les commissions s'occupent de ce sujet pour améliorer la vie des des 100 millions de personnes en situation d'handicap qui vivent sur notre continent donc on a on a du pain sur la planche j'aimerais d'abord qu'on trouve aussi au niveau européen une définition harmonisée c'est quoi un handicap c'est quoi l'accessibilité pour qu'on parle des mêmes choses pour qu'on plus pour qu'on puisse plus harmoniser et je crois que ça c'est c'est très important et pousser les pays les pays membres à à investir et dévo comme je l'ai dit tout à l'heure débloquer la directive horizontale antiiscrimination ça c'est le plus grand chantier mais je crois je suis certain qu'on y arrivera leot de la fin rapidement parfait parce que nous les gens handicapés 100 millions 100 100 millions handicé en Europe nous sommes des clients on a argent alors nous sommes une voix alors respectez-nous comme voteur comme client comme maire politicien comme ministère alors il y a encore un un combat euh alors on va on va se faire avec Monsieur Angel aussi merci d'avoir très bien illustré d'ailleurs ce combat un peu au quotidien merci à vous de nous avoir suivi merci Caroline et bonne suite de programme sur nos chaînes [Musique]
Jean-noël Barrot