Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 septembre 2024 38 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéEurope & international

IL FAUT RESPECTER LE VOTE DES FRANÇAIS ! - J. ODOUL (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    On parle d'un nom en particulier ce soir. Michel Barnier. Peut-être qu'on peut voir sa petite fiche.

  • 0:24OuverteÉludée

    Est-ce que c'est une option que vous pourriez éventuellement valider ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    On a ressorti une archive. Il était candidat aux primaires LR. Est-ce que cette ligne-là est RN compatible ?

  • 4:16FerméeÉludée

    Donc vous dites quoi ? Est-ce que vous censurez aussi un éventuel gouvernement Michel Barnier ?

  • 4:41RelanceÉludée

    Vous parlez d'un gouvernement technique. Cette piste Michel Barnier, politique, est-elle acceptable ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi Emmanuel Macron détient-il les clés du gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous pensez un seul instant que les Français qui ont voté lors des législatives en masse ont espéré voir le Joe Biden français arriver à Matignon ? »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « C'est plutôt un européiste. C'est le contraire du gaullisme. C'est quelqu'un qui s'est totalement soumis à l'Europe de Bruxelles, à la perte de souveraineté »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « Il y a une énorme différence. Ça, c'est le barnier en campagne. Ça, c'est le barnier qui voulait séduire l'électorat LR, qui était beaucoup plus proche du RN sur le régalien, sur la sécurité, sur l'immigration. »
  • 6:30Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes 143. Nous sommes incontournables. Incontournables dans l'hémicycle. C'est-à-dire que pour abroger la réforme des retraites, nous sommes incontournables. »
  • 7:07Invité politiqueChiffre
    « Il y a 11 millions de Français qui veulent arrêter l'immigration. Il y a 11 millions de Français qui veulent plus de sécurité et qui en ont marre de lâcher en lit. »
  • 9:25Invité politiqueFait
    « notamment un gouvernement qui engagerait la proportionnelle, qui était l'une des promesses d'Emmanuel Macron. Enfin, excusez-moi, il avait proposé une dose de proportionnelle depuis 2017. »
  • 9:33Invité politiqueChiffre
    « Qui est, je pense, plébiscité par 90% des Français qui souhaitent revivifier notre démocratie et que chaque voix compte. »
  • 10:41Invité politiqueFait
    « Thierry Baudet est un épouvantail. C'est un militant politique. Thierry Baudet est un militant d'extrême-gauche déguisée. »
  • 20:39Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'il y a une majorité de Français d'une, comme ça a été dit, qui rejettent mais massivement le programme économique du Front populaire »
  • 32:20Invité politiqueChiffre
    « Dans bon nombre de circonscriptions, ce que vous appelez front républicain, c'est une victoire du candidat, soit de gauche ou macroniste, à 51, 52 %, et le candidat du RN fait 48, 49 ou 47. »
  • 33:52Invité politiqueFait
    « Le procès n'a pas encore débuté. Donc nous attendrons. Nous sommes relativement sereins. »
  • 34:05Invité politiqueFait
    « qu'une candidate à la présidence de la République qui rassemble des millions d'électeurs, qui est la principale et la seule d'ailleurs opposante à Emmanuel Macron, soit empêchée de représenter ses électeurs et ses Français lors de l'élection suprême. »

Temps de parole

  • Julien Odoul32 %
  • Invité20 %
  • Invité 213 %
  • Invité 312 %
  • Invité 411 %
  • Présentateur10 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

— Point. On peut dire ça ce soir. On accueille sur ce plateau Julien Audoul. Bonsoir à vous, Julien Audoul, député Rassemblement national de Lyon. On parle d'un nom en particulier ce soir. Un nom qui sort aujourd'hui. Michel Barnier. Peut-être qu'on peut voir sa petite fiche. Tiens, son portrait. 73 ans, issu de la droite gaulliste. Ancien ministre des Affaires étrangères. Ancien commissaire européen au marché intérieur.

0:24
Julien Odoul

— Est-ce que c'est une option que vous pourriez éventuellement valider ? — Est-ce que vous pensez un seul instant que les Français qui ont voté lors des législatives en masse ont espéré voir le Joe Biden français arriver à Matignon ? — Pourquoi le Joe Biden français ? — Parce que... Bon, déjà, ils ont sensiblement le même âge. — Mais c'est ensuite... Ils ont aussi... Ils ont aussi une ribambelle de gaffes, de revirements. Parce que vous disiez que M. Barnier est un gaulliste. C'est plutôt un européiste. C'est le contraire du gaullisme.

C'est quelqu'un qui s'est totalement soumis à l'Europe de Bruxelles, à la perte de souveraineté, qui a été d'ailleurs un acteur zélé des pertes de souveraineté françaises, qui a ensuite changé d'avis maintes et maintes fois, notamment lors des primaires, en retrouvant des vertus dans les frontières tout d'un coup. C'est quelqu'un qui n'a pas de cône vertébrale. C'est quelqu'un qui est un opportuniste. C'est quelqu'un qui est surtout... J'allais dire... — Changer d'avis, le RL l'a fait aussi. — L'un des LR... Non, excusez-moi. L'un des LR peut-être les plus macro-compatibles... — Sur la sortie de l'euro, par exemple.

— Macro-compatibles dans son idéologie, dans sa vision du monde, de l'économie de marché, de la mondialisation. Donc je pense pas que les Français qui se sont déplacés aux urnes espèrent la continuité du macronisme avec ce personnage-là. Voilà. Donc à un moment donné, il faut être un peu sérieux. Il faut respecter le vote des Français. Je pense qu'on sera d'accord avec Raquel Garrido sur ce point-là. Les Français, ils ont exprimé un message, un message de rupture. — Parce que pourtant... — Ils veulent la rupture avec 7 ans de macronisme. Ils veulent pas la continuité empire. Ils veulent pas une parodie de macronisme. Ils veulent pas les mêmes, mais à des positions différentes.

Ils veulent la rupture. Donc si on leur vend M. Barnier à Matignon, c'est se foutre de leur gueule. Excusez-moi.

2:17
Présentateur

— Alors on a ressorti une archive. C'était en novembre 2021. À trois semaines du congrès des LR. Il était candidat. Et voilà. — On l'a ressorti... Il est arrivé troisième, effectivement. Mais on l'a ressorti parce qu'il dit des choses sur sa ligne. Et est-ce que cette ligne-là, elle est RN compatible ? On l'écoute.

2:35
Locuteur non identifié

— Nous avons présenté un projet différent, un projet de rupture sur plusieurs sujets graves qui n'ont pas été bien traités depuis 5 ans. — L'immigration, que plus personne ne contrôle. Et la sécurité, qui est la grande demande des citoyens, pas seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes, et qui n'est pas garantie actuellement. On le voit avec la violence, la sauvagerie qui s'est emparée de beaucoup de quartiers et de beaucoup de campagnes aussi. L'autorité de l'État, qui n'est plus respectée.

3:05
Présentateur

— Voilà. Mieux contrôler l'immigration, plus de sécurité. Sur ces thématiques-là, en tout cas, on n'a pas l'impression qu'il y ait une différence abyssale entre vous.

3:16
Julien Odoul

— Ah si. Il y a une énorme différence. Ça, c'est le barnier en campagne. Ça, c'est le barnier qui voulait séduire l'électorat LR, qui était beaucoup plus proche du RN sur le régalien, sur la sécurité, sur l'immigration. Ça ne vous aura pas échappé que le grand gagnant de cette primaire a été Éric Ciotti, qui est aujourd'hui l'allié de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Donc c'était pour séduire cet électorat-là que M. Barnier, opportunément, a changé de discours, totalement avec un virage à 180 degrés, renonçant à la mollesse centriste, à l'européisme, à la mondialisation, en disant que peut-être qu'il faut parler un peu de sécurité et d'immigration. Mais M.

Barnier, en fait, est dans la droite ligne de CLR, qui parlait, comme le RN lors des campagnes à la tribune, mais en fait qui ont fait comme la gauche, comme le centre, comme tous ceux qui ont démantelé à la fois notre cohésion nationale, à la fois nos valeurs républicaines et qui nous ont vendus donc à la mondialisation malheureuse.

4:16
Présentateur

— Donc vous dites quoi ? Est-ce que vous censurez aussi un éventuel gouvernement, Michel Barnier ?

4:20
Julien Odoul

— Mais encore une fois, c'est une farce, Michel Barnier. C'est une farce. Voilà.

4:25
Présentateur

— Donc vous censurez aussi un gouvernement, Michel Barnier ?

4:27
Julien Odoul

— Nous n'allons pas, encore une fois, aller dans le petit jeu de M. Macron. Et nous, nous sommes clairs sur ce que nous proposons à M. Macron. Voilà. Il y a des points sur lesquels nous ne transigerons pas.

4:41
Présentateur

— Mais donc pardonnez-moi, je reprends ma question. Et on va revenir. Effectivement, vous avez posé vos conditions. Vous parlez d'un gouvernement technique. Mais cette piste, Michel Barnier, qui est une piste... — Oui, j'ai insisté. — Politique ? Ben oui, c'est intéressant, puisque visiblement, c'est l'un des noms qui circulent et qui pourraient être présentés. Est-ce que vous censurez-vous au Rassemblement national ? Vous en avez parlé entre vous, j'imagine.

4:59
Julien Odoul

— Dans une heure, ce sera Goldorak. Dans trois heures, ce sera Lassie, peut-être. — Il vous consulte en ce moment. Il teste les noms. — Demain, ce sera Nemo. Voilà.

5:08
Invité

— C'est curieux. Vous voyez, Manon, vous avez parlé de Bob Léponge. Là, on a Goldorak. Les extrêmes se parlent beaucoup, là. Dans le ministre.

5:14
Julien Odoul

— C'est pas la même référence temporelle, en revanche, Bob Léponge et Goldorak. — Vous voyez bien que c'est un peu grotesque. Voilà. Emmanuel Macron joue avec vous. Il joue avec vous. Il joue avec nous. Il balance un nom comme ça. Donc on va en parler pendant une heure. Et puis, ah bah non, finalement, ça convient pas.

5:31
Présentateur

— Il teste des noms pour savoir si, notamment, le Rassemblement national, qui détient un petit peu les clés, censurons pas le gouvernement. — Mais pourquoi il détient les clés ?

5:38
Invité

— Non. Mais Raquel Garrido nous dit ça depuis le début. C'est totalement faux. Le RN n'a pas les clés. Vous avez 140 et quelques députés, entre vous et vos alliés, Ciotti. — Et on a 11 millions d'électeurs. — Oui, c'est sûr. Mais pour faire une motion de censure, il faut 289 voix. Donc vous ne pouvez faire tomber un gouvernement que si vous avez l'aide du Front populaire. — C'est l'inverse du Front populaire. Même les méfices, ça suffit pas. — Mais c'est pas une question d'aide, en fait. Vous la vous trouverez. C'est une question d'addition. — Non, non, non. Très bien. — Est-ce qu'il y a une addition contre M. Dupont ou M.

Durand comme Premier ministre de la gauche radicale et de l'extrême droite ? — C'est contraire. Attendez. Laissez répondre. Laissez répondre. Laissez répondre. Laissez répondre. Il faut s'en suivre un gouvernement Front populaire. On le sait. C'est logique. C'est écrit dessus. C'est comme le port salut. Et d'ailleurs, aucun gouvernement Front populaire qui se respecte ne veut le soutien bienveillant.

6:30
Julien Odoul

— Effectivement, c'est que nous sommes 143. Nous sommes incontournables. Incontournables dans l'hémicycle. C'est-à-dire que pour abroger la réforme des retraites, nous sommes incontournables. Et vous avez besoin du Rassemblement national. C'est arithmétique, c'est mathématique, c'est démocratique. — L'abrogeriez-vous, d'ailleurs, au passage ? — Et tous ceux qui ont voulu enterrer le Rassemblement national après le 7 juillet en disant qu'ils ont perdu, c'est bon, c'est terminé. On voit bien qu'aujourd'hui, nous sommes incontournables à la fois pour faire passer des textes, pour faire passer des motions de censure, mais surtout pour le choix du Premier ministre.

Parce que derrière ce choix, il y a une politique, que cette politique, encore une fois, elle doit satisfaire 11 millions de Français. Il y a 11 millions de Français qui veulent arrêter l'immigration. Il y a 11 millions de Français qui veulent plus de sécurité et qui en ont marre de lâcher en lit. Il y a 11 millions de Français qui veulent qu'on fasse le ménage dans nos comptes sociaux. Il y a 11 millions de Français qui veulent plus de pouvoir.

7:23
Présentateur

Il y a des Français comme Jean-Noël que vous voyez là, parce que vous pouvez continuer à nous poser vos questions, en ce cas dans le QR code, qui dit « Tout le monde censure tout le monde. Aucun parti ne veut accepter une proposition qui n'est pas la sienne. Comment peut-on y arriver si personne ne veut faire de concession ? » Et ça lasse aussi une partie des Français, cette situation.

7:41
Julien Odoul

— Mais il faut qu'il envoie son message à M. Macron.

7:44
Présentateur

— Vous êtes concerné aussi. Vous censurez un peu tout le monde.

7:47
Julien Odoul

— Mais pas du tout. Encore une fois, nous avons des conditions. On va pas accepter ce qui n'est pas acceptable compte tenu des choix politiques qui sont les nôtres. On va pas accepter, notamment, que Mme Castet et ses amis mettent le pays à feu et à sang, voilà, et vident les comptes de tous les entrepreneurs de France. On va pas accepter ça.

8:09
Invité

— Vous avez à son radio des noms que vous accepteriez ? Mais dites-les-nous. Parce que sinon, là, entre le jeu du NFP et le vôtre, on peut rester six mois, un an sans gouvernement. Donc est-ce qu'il y a des éléments... — Mais dire « c'est pas de ma faute », dire « c'est pas de ma faute », on n'avance pas. — C'est ça qui est assez étonnant. C'est-à-dire qu'on est dans une position où on a bien compris qu'il n'y avait pas de solution. Vous n'avez pas la majorité. Le NFP n'a pas la majorité. Les macronistes plus les LR arrivent éventuellement à bricoler un truc. Ils ont besoin que vous ne les censuriez pas.

Donc de toute façon, la politique que vous voulez faire ou celle que veut faire le NFP, pour l'instant, dans l'état actuel des choses, ne sera pas faite. Donc ça veut dire que nous sommes dans une période de transition. Qu'est-ce que vous faites de cette transition ? Est-ce qu'il faut que les Français, pendant six mois, attendent alors que le 20 septembre, la France doit envoyer une trajectoire budgétaire à Bruxelles, se faire taper sur les doigts, etc. C'est-à-dire que la situation n'est quand même pas plaisante. Là, on est dans une situation compliquée. Qu'est-ce qu'on fait ? — Alors attendez, la réponse peut-être de Julien Audou, les gens donnent la parole à

9:15
Julien Odoul

Arnaud Stéphane. — Déjà, le choix du gouvernement, c'est le choix d'orientation politique. Nous, nous disons — et Marine Le Pen l'a dit au président de la République — que notamment un gouvernement qui engagerait la proportionnelle, qui était l'une des promesses d'Emmanuel Macron. Enfin, excusez-moi, il avait proposé une dose de proportionnelle depuis 2017. Ça n'a jamais été fait. Qui est, je pense, plébiscité par 90% des Français qui souhaitent revivifier notre démocratie et que chaque voix compte. Proportionnel.

Nous souhaitons un gouvernement qui soit ferme sur le régalien, sur la sécurité de l'immigration, qui, encore une fois, est porté par une large majorité de Français et qui a été exprimé au moment des européennes et au moment des législatives. Et un gouvernement — excusez-moi, même si c'était important — qui respecte nos électeurs, qui ne les insultent pas, qui les considèrent pas comme des sous-citoyens, comme ça a été fait de la manière la plus scandaleuse ces dernières semaines, que 11 millions de Français soient un petit peu considérés. Voilà. C'est trois conditions. Je pense pas que c'est la mer à boire. — Et est-ce qu'il y a des noms pour reprendre la question de Natacha Polony ?

— Et qu'un gouvernement responsable devrait s'en tenir à ce point-là.

10:22
Présentateur

— Par exemple, quel profil pourrait correspondre à ce portrait que vous venez de brosser ?

10:27
Julien Odoul

— Mais c'est pas un profil. C'est une ligne politique. C'est des engagements politiques.

10:32
Présentateur

— Mais il faut un nom au bout d'un moment.

10:33
Julien Odoul

— Mais c'est pas à nous de choisir le nom. C'est le président de la République qui nomme.

10:37
Présentateur

— Mais alors par exemple, Thierry Baudet, pourtant, vous l'avez censuré. Il correspondait pas à ces critères ?

10:41
Julien Odoul

— Mais Thierry Baudet est un épouvantail. — C'est un militant politique. — Thierry Baudet est un militant d'extrême-gauche déguisée. — Voilà. Excusez-moi. — Mais c'est une politique qui a pris des positions anti-RN, qui a notamment manifesté et exprimé son opposition sur la loi immigration, qui, encore une fois, qui était une petite loi d'avancée, mais qui n'était pas ce que nous souhaitions déjà. Donc Thierry Baudet, certainement pas.

11:08
Invité

— On revient quand même... C'est intéressant ce qui se passe avec ce que vient de nous dire M. le député et la position du Rassemblement national, qui est assez nouvelle ces dix derniers jours. Parce que vous avez parlé depuis le 7 juillet de ce qui s'est passé, les vacances. Il y a eu quand même... Je connais bien quand même cette famille politique. Ce qui arrive quelquefois... On va dire que le démarrage en côte a été un petit peu compliqué. C'est-à-dire qu'il a fallu mettre le frein à main, on a démarré plusieurs fois. C'était compliqué de trouver la bonne carburation pour pouvoir redémarrer. Là, parce qu'on est passé de... Ça sera non, mais peut-être, on verra.

Le président de la République n'a qu'à nous proposer sur ce plateau, d'ailleurs, avec un de vos camarades... J'ai oublié son nom. Tanguy, évidemment, de proposer un référendum. Bon, ça, c'est un peu compliqué. C'était un peu nébuleux. Là, on est sur une position politique qui est extrêmement claire. Pour le coup, là, voilà. Nous avons un certain nombre de lignes rouges, enfin. Et nous accepterons ou n'accepterons pas tel type de profil. Très bien. OK. Parfait. Maintenant, qu'est-ce que vous faites après ? Moi, c'est ça qui m'intéresse. C'est que, OK, il y a un Premier ministre, on va dire... Ce n'est pas à vous de donner un nom. Je comprends très bien. C'est normal.

Ce n'est pas à l'opposition de faire du name-dropping. Mais j'imagine que dans l'écoute téléphone, il y a d'autres noms qui ont été cités. Je ne dis ça, je ne dis rien. David Nisner, ça ne pose pas trop de problèmes. David Nisner a toujours été poli. Il parle de manière détournée, mais un peu quand même sur l'immigration. Il y va mollo, mais il en parle. Sur l'identité, très bien. C'est un élu de terrain. C'est dans une zone où ils ne s'entendent pas trop mal avec Éric Ciotti. Ils n'ont jamais eu de conflit. Et surtout, ils n'aiment pas le maire de Nice, ce qui fait des amitiés communes assez fortes. On va dire ça comme ça. David Nisner, ça passe. Je vous le dis. Ce n'est pas à M.

le député de le dire. David Nisner, ça... Ça passe côté RN. Ça passerait côté RN. Ça passerait côté RN. Bon, attendez.

13:07
Présentateur

Si je m'arrête là-dessus, pourquoi est-ce que David Nisner... Mais parce qu'il a pour envie... Ça reste une piste possible ou pas ?

13:13
Invité

Il n'a pas envie de se retrouver avec 6 mois de manif sur les retraites. Il a dit lui-même qu'il ne se dérobera pas. Donc si Macron veut le proposer, il ne se dérobera pas. Par ailleurs... Je pense que c'est la plus sérieuse. Dans un jeu où tout le monde pense à l'ambition future, le chemin pour David Nisner pour être éventuellement dans le jeu des présidentiables est très étroit par le parti. Il peut être facilité par une présence à Matignon qui serait couronnée de succès. C'est quoi le succès ? On ne sait pas bouleverser le pays, il n'y a pas de majorité. Mais ça serait faire un budget. Aboutir à un budget.

Faire en sorte qu'un gouvernement composite, où il ferait venir peut-être ses élus qu'il connaît bien et cette vérité des territoires, arriverait à survivre. Gérer, faire du bon sens, répondre aux urgences, être dans les affaires courantes, comme maintenant, plus le budget. Budget sous contrainte, comme vous l'avez décrit. Un Premier ministre qui fait ça, dans un an, tout le monde va se dire, mais dites donc qu'on a des municipales dans 6 mois, ce n'est pas le moment de retourner devant les électeurs pour des législatives. Pas de dissolution avec des élections en octobre 2025.

Gérondes municipales, la gauche aura des unions municipales difficiles à défendre, la droite a beaucoup de fiefs à défendre, elle n'aura pas envie de repartir en campagne législative. Et si M. Lissena restait jusqu'au bout, après les municipales, c'est la campagne présidentielle.

14:23
Présentateur

David Lissena, on le rappelle, maire de Cannes, président de l'association des maires de France.

14:26
Invité

Les gens font de la politique, évidemment. Ça veut dire une chose, ça veut dire que Macron devient girondin, et qu'il donne les clés à quelqu'un qui représente cette France. Il y a un défi congénital dans cette mécanique, c'est que ça revient à faire des courbettes au RN. Pourquoi ? David Lissena, c'est pas des courbettes au RN. Ils ont participé de leur programme pour leur demander une bienveillante neutralité, ce qui est le contraire de ce qui s'est passé dans les urnes. Je ne dis pas que le RN n'a pas fait un résultat. Ils ont fait 9,3 millions de voix au premier tour. Mais le phénomène politique qui a été le plus exprimé dans cette élection, vous le savez, c'est le Front républicain.

Et bien entendez-vous avec les macronistes et la droite. Mais pardon, moi je m'entends avec les macronistes, je leur dis, ne censurez pas un gouvernement Front populaire. C'est la seule proposition qui est arithmétiquement. Mais attendez, attendez, moi je voudrais quand même terminer sur un point. On s'est chine à dire c'est la faute à qui, c'est la faute à qui, c'est la faute à qui. Cette affaire pourrait être résolue en deux minutes si le président de la République acceptait d'appliquer l'article 8 de la Constitution. Point barre. Il n'y a qu'une seule personne dans ce pays, une seule personne qui a le pouvoir de nommer un Premier ministre. Personne ne le...

Il y a des députés qui ont le droit de voter les motions de censure. Mais il n'y a qu'une seule personne qui a le droit de nommer, c'est lui. Vous avez une vacance du pouvoir présidentiel. Ça provoque des candidatures. On en a eu en deux jours, deux candidatures nouvelles à la présidentielle. Et donc Philippe François Hollande. Parce que le président de la République, en fait, je ne sais pas, il est au chômage de sa propre fonction. Et donc tout le pays est déstabilisé. Ce qu'on dit à l'Élysée, c'est qu'il prend le temps de trouver un gouvernement qui ne soit pas censurable. Il aurait mieux fait de prendre le temps de décider une dissolution. Mais là, il se fout du monde, en vérité.

Et s'ils ne veulent pas le pouvoir, en réalité, qu'il s'en aille. Qu'il s'en aille. Et nous, la gauche, le travail de la gauche, ce sera de réfléchir à un système politique dépourvu de juste pouvoir en personnel.

16:20
Présentateur

Non, non, le front de l'Élysée, il y a la question de Claude. Si Macron est dans l'impasse, peut-il démissionner, justement ?

16:26
Invité

Ça, c'est une possibilité ? Dans l'état actuel des choses, là, ça ne changerait rigoureusement rien, puisqu'un nouveau président ne pourrait pas dissoudre l'Assemblée nationale. Dans tout le cas, il faut attendre un an pour la dissolution. De toute façon, ce serait bloqué. Peut-être que le nouveau président accepterait d'appliquer l'article 8 de la Constitution et nommer un Premier ministre. Ça changerait, déjà. Mais, pour l'instant, je n'ai pas vu que quelqu'un ne voulait pas appliquer l'article 8. C'est simplement, justement, Raquel, que l'article 8 dit que c'est le président qui nomme. Ce n'est pas vous. Et il ne le fait pas. C'est ce que je dis. On est d'accord.

Le problème, Raquel, je t'en ai pour venir à la question politique, c'est-à-dire politique de fond. Que veulent les Français ? Est-ce qu'il y a une majorité de Français, aujourd'hui, qui veut le programme du NFP ? La réponse ? Ce n'est pas ça, la question qui est posée, Natacha. Ce n'est pas ça, c'est une faite question posée par l'Élysée. C'est une question... Mais non, ce n'est pas posée par l'Élysée, c'est posée par les Français. Non, elle a été posée dans les urnes et les Français y ont répondu. Ils ont répondu qu'ils ne voulaient pas. Ils ont répondu à 9 millions de voix pour le propos de l'article.

Je répète, deuxième point, Raquel, ce qui m'afflige dans cette séquence, c'est que je m'aperçois que personne n'est capable de penser contre lui-même. Par exemple, pour ma part, je pense que dans l'État actuel, la solution case neuve était la seule solution. Je trouve la social-démocratie consternante, nulle. Je trouve que le hollandisme s'est planté. Ce n'est pas mon option politique et je pense que ça n'aboutirait à rien. Pour autant, dans l'État actuel, ça permettrait de former potentiellement quelque chose. J'arrive à penser contre moi-même et à me dire que ce n'est pas la politique dont je rêve qui, dans la configuration actuelle, serait menée.

Mais ça permettrait d'attendre, de faire se décanter la vie politique et de laisser le temps aux forces politiques de mener une véritable campagne, ce qu'Emmanuel Macron a interdit, puisqu'il s'est débrouillé pour enjamber 2022 et pour pourrir la situation politique en 2024. Donc en attendant qu'on ait la possibilité en France d'avoir un véritable débat politique apaisé où on pourrait poser les questions de fond, il faut être capable d'accepter que non, ce n'est pas tout le programme, rien que le programme, ni nous avons gagné parce que nous sommes arrivés à quelques députés de 5 que les autres.

Le président de la République, s'il avait nommé Bernard Cazeneuve le 10 juillet, rien de tout ce que vous venez de dire n'aurait été mis sur la table, ni qui est dans le gouvernement, ni le programme ou je ne sais pas quoi. Il aurait dit, je choisis mon gars de gauche que je choisis, c'est son pouvoir, il sait son pouvoir propre et à ce moment-là tout aurait été différent. Mais il a voulu lui demander au Front populaire de susciter un non. C'est lui qui l'a demandé, se débrouillant déjà à ce moment-là d'une partie de son pouvoir.

Et on en est là, on en est là, on a besoin vraiment, franchement, on n'a pas d'autre solution comme peuple adulte que de se départir de ce pouvoir personnel présidentiel qui est le cœur du problème. Et d'ailleurs le Front populaire n'a pas d'avenir s'il ne propose pas une issue institutionnelle à tout ceci, de sortir du présidentialisme, de sortir du pouvoir personnel. Vous mentionniez tout à l'heure de façon taquine que c'était une des difficultés du mélanchonisme, j'en suis la preuve vivante. Oui mais pendant longtemps vous avez trouvé ça génial, ça prouve que les choses sont à géométrie variable. Non, non, pas du tout, pas du tout.

Moi j'ai toujours milité pour la VIème République et pardon mais je me suis battue avec ce sujet en mettant mon mandat en jeu. Et je pense que j'ai fait preuve d'intégrité, de courage et ça personne ne peut me le contester. Mais indépendamment de ma situation personnelle, le moment historique que nous vivons à paix pour une assemblée constituante, pour qu'on se pose la question de savoir comment on est gouverné.

20:09
Julien Odoul

Vous voulez remplacer la Vème République qui a certes quelques défauts par une VIème République à la vénézuélienne. Pas du tout. Avec un chef tout puissant. Oh c'est facile ça. Ben non c'est pas facile. C'est facile, c'est vous qui avez vu que vous voulez un chef tout puissant, vous voulez Marine Le Pen avec la vénézuélienne de la Vème République. Non mais c'est le comportement de Jean-Luc Mélenchon, c'est ce qu'il anime dans sa gestion. C'est les comportements d'ailleurs dont vous avez fait les frais, le sectarisme, la violence, la haine, c'est ce que vous voulez. Donc excusez-moi. Non c'est pas ce que je veux.

Je pense qu'il y a une majorité de Français d'une, comme ça a été dit, qui rejettent mais massivement le programme économique du Front populaire, qui ne votent pas de votre vision de la société, qui ne veulent pas la haine du flic, la régulation des clandestins, qui ne veulent pas le matraquage fiscal, des petits propriétaires, etc. La fin des retraites, les Français qui ont reçu la vie de taxe foncière si vous étiez au pouvoir, mais ce serait encore plus abominable, il faut bien le dire, la propriété privée serait abolidaire. Donc ils ne veulent pas ça. Et ils ne veulent pas des outrances, ils ne veulent pas de la violence qui est celle de LFI, de Jean-Luc Mélenchon.

21:13
Invité

Donc vous vous trahierez, vous répondrez à l'appel d'Emmanuel Macron et vous voterez pour son favori de droite.

21:21
Julien Odoul

Comme si on avait déjà répondu à un appel d'Emmanuel Macron.

21:23
Invité

Vous voulez être réintégrés dans le cercle de la bien-pensance macroniste. En fait, vous êtes tout contents parce que vous venez de vivre une période où vous avez été pestiférés par le Front républicain. Macron vous livre sur un plateau votre réintégration. Et c'est pour ça qu'à ce moment-là, vous jugez l'eau en faisant votre liste de contre les étrangers.

21:38
Présentateur

Pour en venir à la piste Michel Barnier, puisque c'est la piste qui nous intéresse ce soir. Non, mais ça vous fait rigoler, mais c'est le nom qui nous intéresse ce soir. Et visiblement, c'est une piste très sérieuse, même si ça vous fait sourire. Mais c'est une piste sérieuse. Est-ce que, alors, vous nous dites que ce n'est pas du tout le profil que vous souhaitez, que vous souhaitez un profil technique, etc. On a bien compris.

22:01
Julien Odoul

Non, je n'ai pas dit que je souhaite un profil technique.

22:02
Présentateur

Au Rassemblement National, c'est ce que vous voulez.

22:04
Julien Odoul

Non, non, je ne veux pas. Que vous accepteriez un profil technique par défaut. On a bien compris. Voilà, parce que derrière technique, il y a Macroniste.

22:11
Invité

Pour vous, il ne s'agit pas de voter pour, il s'agit de laisser passer, de ne pas voter contre.

22:15
Julien Odoul

En fonction de ce qui est proposé et de ce que nous disons et de ce qui a été négocié.

22:21
Présentateur

Si ce même Michel Barnier met sur la table une proposition forte sur les questions de l'immigration, de la sécurité, sur vos thématiques, est-ce que ça peut être une solution pour que vous disiez, on ne peut pas censurer tout de suite, ok, on est prêt à accepter de voir ce qu'il a à proposer ?

22:40
Julien Odoul

Mais je vous dis, dans une heure, l'hypothèse Michel Barnier peut-être sera périmée. Donc il y aura encore d'autres noms demain, peut-être après-demain. Donc c'est très compliqué en fait d'être dans ce jeu-là, qui est un jeu assez malsain, je trouve, de la part du président de la République, qui est l'élément bloqueur depuis la dissolution, qui a organisé ce blocage, qui est bien content de cette situation et qui prend son temps, parce que finalement, de ne pas avoir de gouvernement de Premier ministre, je pense que c'est tout à fait dans sa philosophie et dans sa conception du pouvoir.

Et donc on ne va pas être dans ce jeu à commenter, à voir et à décrypter tous les candidats potentiels qui auront été balancés par Emmanuel Macron.

23:27
Présentateur

Ça rejoint d'ailleurs ce que dit Romuald. Macron ne laisse-t-il pas pourrir la situation volontairement, Christophe Barbier ?

23:33
Invité

Je ne dirais pas pourrir parce qu'on verra comment ça se termine. Il a décrété une trêve olympique. En disant au parti « Entendez-vous, revenez vers moi avec une plateforme commune et des candidats ». Le Front populaire a fait le travail et est arrivé avec une plateforme trop restreinte qui garantissait la censure. Sa candidate est tombée. Aux autres, maintenant, de s'entendre, ils ne le font pas. Comme disait Natacha tout à l'heure, on est dans l'irresponsabilité. Ils ne le font pas. Donc, ça continue. Je pense aussi qu'Emmanuel Macron, en effet, pas de gouvernement, ce n'est pas grave. Pas de Parlement en ce moment puisqu'il n'y a pas de session.

Et c'est le trêve olympique où les Français étaient dans le rêve olympique et dans les vacances. Ça se termine en ce moment. C'est déjà un peu terminé pour les vacances des Français. Ça se termine dimanche pour les Jeux. Il trouvera bien la semaine du goût, la foire à la saucisse pour prolonger. Non, parce qu'après, on rentre dans cette seringue budgétaire qu'on va prolonger de 15 jours. On le sait déjà. Il est probable que ça ne soit pas le 1er mai le 15 octobre. Donc, ça reste jouable dans ces cas-là. Donc, ça veut dire que choisir quelqu'un pour le 9 ou le 10 septembre, une fois qu'il sera nommé, on ne parlera plus du tout de « Ah, pendant l'été, ce n'était pas la bonne méthode.

Il fallait nommer, il fallait décider, il fallait recevoir. » On tournera la page. Ça va être quand même une sacrée descente. Au soir des Européennes, on a parlé des Européennes 20 minutes, puis la dissolution est passée à la page suivante. Au soir de la nomination de Dupont, de Durand ou de Martin, la page précédente, c'est-à-dire comment tout ça a été nommé, sera oubliée. On passera à M. Dupont, Martin ou Durand. Est-il capable de ne pas être renversé dès qu'il se présente à l'Assemblée ? Le mal originel, si on y revient, c'est encore une fois... C'est la dissolution, le mal originel.

Il y a d'avoir détricoté la Constitution pour en faire un régime en 5 ans, mais un président de la République et un Premier ministre. Si on était parti sur un système présidentiel, il n'y aurait plus de Premier ministre, on n'aurait pas de problème, on aurait un président qui aurait une majorité au Parlement ou pas, et qui serait de fait... — Et pas de dissolution. — Et pas de dissolution. — Et ben voilà. — Ça s'appelle les États-Unis. — La constituance, chacun donne son avis sur comment il faut changer la Constitution. — Sauf que ce n'est... — Voilà le bon registre de conversation. — Oui, mais retirer au peuple le droit de choisir son président, c'est pas possible.

— C'est pas le choix qui a été fait. Et en plus, ça fonctionne quand vous avez un Sénat qui a vraiment un pouvoir. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, parce que le Sénat, vraiment, il ne reste pas grand-chose, à part sur l'aspect institutionnel. L'autre chose, c'est... Moi, j'entends depuis tout à l'heure... Je comprends mon envie de parler de Barnier. Bon, c'est pas... OK, très bien. Le problème, c'est l'espace politique. Tous les gens dont vous nous parlez depuis tout à l'heure et dont on parle depuis une semaine, depuis 10 jours, depuis 15 jours, n'ont pas d'espace politique. C'est-à-dire, c'est quoi le socle politique de M. Cazeneuve aujourd'hui ?

— Mais de toute façon, il n'y aura pas de socle politique. — C'est quoi le socle politique de Xavier Bertrand ? C'est quoi, son espace politique ? C'est quoi ? — Mais il n'y en a pas. — Il n'y a pas. Zéro. Il est arrivé troisième. Il est arrivé quatrième à la primaire de la droite. — Mais quatrième. — Arnaud, quelqu'un qui a un socle politique, c'est imprésidentiable. Il sera immédiatement abattu dans le vol par tous ses élus. — Un petit. François Béroud a un socle politique. Vous voyez ce que je veux dire ? — C'est aussi imprésidentiable. Il sera censuré. En plus, il incarne quand même la période macroniste qui a perdu. Il ne peut pas être le candidat.

Quelqu'un qui n'a pas de majorité contre lui, c'est ça que nous cherchons. — Oui, bien, David. — Donc débrancher les macronistes. Je le répète. — David, la liste-là. — Écoutez-moi bien. Notez-le. Il y a 166 députés macronistes. Le président Macron a encore de l'autorité sur eux. Oui ou non ? Je pense que oui. Il n'a pas d'autorité. — Bon, pas tellement. Pas tellement. — Il en a plus. Il en a plus. Certes, son autorité est déclinante. Ça, c'est clair. Mais il a plus d'autorité sur ces 166 députés qu'il en a d'évidence sur les 193 du Front populaire ou sur les 140 et quelques de l'alliance RN-COT. Donc commençons par là.

Le président de la République, s'il veut faire dans l'efficacité, il débranche ces 166 en leur disant « Vous avez perdu. J'ai perdu. » Et j'espère qu'il le prend aussi un petit peu pour lui. Donc nous ne gouvernerons pas. Et pour qu'il y ait un gouvernement, vous ne devez pas voter la censure. Donc après, il reste deux options. L'extra-le-Moi ou Front populaire. — Proposez-le à un candidat acceptable. Vous voulez les débrancher. Vous voulez qu'ils ne votent pas contre. — Mais Lucie Casté, il n'y avait rien à dire sur elle. Même le président Macron, il l'a trouvé super. Il a trouvé rien à dire. — C'est génial. J'ai adoré. Et tu vois, mon avis. — Souvenez-vous quand elle est sortie d'Élysée.

Le seul argument, c'était pas de ministre insoumis. Vraiment, il n'avait pas d'argument. Je suis désolée. C'est la société civile. Une autre fonctionnaire. Elle parle chinois. Elle parle anglais. Elle a fait un tas d'études. C'est une femme. Bon, je veux dire, franchement... — Ah oui, c'est un argument. — Non mais pardon. Mais il n'y a pas... — C'est pas une question de diplôme. C'est une question de programme. — Qu'on soit obligée, qu'on soit... — Lucie Casté, qui a beaucoup de talent et beaucoup de courage, Lucie Casté s'est lié les mains avec un programme Front populaire qu'il fallait édulcorer, qu'il fallait alléger. — Quel est le point du programme qui, selon vous, fallait édulcorer ?

— La décolonisation de la canaqui, le droit du sol intégral... — Eh bien, Lucie Casté a écrit noir sur blanc. — La reconnaissance de la Palestine. — Non, non, pardon. Il faut être précis. Lucie Casté... Les gens à la maison, ils vous écoutent. Ils pensent que ce que vous dites est factuel parce que vous êtes sur BFM TV. Lucie Casté a écrit à tous les groupes, à tous les groupes... À aucun moment, elle a dit « Je vais faire la canaqui ou rien ». Ça n'est pas vrai. Ça n'est pas vrai. Les points durs, les points nodaux, évidemment. Évidemment, il y a la loi retraite. C'est clair. — D'autant qu'on peut le faire par décret.

L'abrogation des décrets d'application de la loi retraite, il n'y a même pas besoin, en réalité, de s'arranger au niveau du Parlement. On peut le faire par décret. C'est comme l'augmentation du SMIC. Sauf que le président de la République s'y oppose directement, même la première ligne. Donc c'est pas une question d'intensité ou de totalité du programme. C'est que le président de la République refuse tout simplement, tout simplement, mais vraiment même le début du commencement. Donc là, voilà, je veux dire, on peut pas reprocher les choses à Lucie Casté. Je suis pas d'accord.

Et en plus, vous savez très bien que les députés, les 193 députés de gauche, s'il y avait eu un autre nom de gauche, ils auraient... — Ah, ils auraient du mal à le trouver, c'est sûr. — Non, c'est pas ça. C'est qu'ils auraient accepté. Simplement, ce qui était pas jouable, c'était effectivement Jean-Luc Mélenchon. Mais ça, ça a été écarté. Bon, ben très bien. Et on dirait que vous...

29:36
Julien Odoul

— Mais c'est le programme de Jean-Luc Mélenchon.

29:37
Invité

— C'est le programme du Front Populaire et les 193 députés... — Alors, je vais le lire au bout, s'il vous plaît, parce qu'on fait tourner la parole, Raquel Garido. — Pardon, aujourd'hui... — Ou alors, vous êtes naïf, mais vous ne pense pas. — Non, non, mais je crois que vous ne prenez pas la mesure... — Le nouveau Front Populaire... — Non, vous ne prenez pas la mesure. — Non, vous ne prenez pas la mesure. — Vous ne prenez pas la mesure. — Ils sont homogènes sur beaucoup de points. Raquel Garido, s'il vous plaît, les uns après les autres.

29:57
Julien Odoul

On s'écoute sur ce plateau. — C'est vous qui ne comprenez pas la mesure de la peur que vous suscitez dans le pays, de ce programme délirant...

30:03
Invité

— Pour l'instant...

30:04
Julien Odoul

— De ce programme délirant... — Et c'est pas seulement la personnalité de Jean-Luc Mélenchon, c'est pas seulement le fait d'intégrer ou pas des ministres LFI, c'est d'avoir le programme de LFI qui soit porté par cette coalition hétéroclite. — Non, mais que vous ne vous soyez pas... — Que le RN ne soit pas d'accord avec le programme du Front Populaire, c'est pas un scoop. — Les Français... — Raquel Garido, s'il vous plaît, on parle pas les uns sur les autres, c'est agaçant. — C'est vrai, à la fin, ça, ça bourdonne.

30:30
Invité

— Arrêtez de dire les Français par les deux...

30:31
Présentateur

— Non, non, mais Raquel Garido, arrêtez de couper la parole aussi, s'il vous plaît. — Allez-y, Julien Audeau.

30:35
Julien Odoul

— Merci. Donc ce que je veux dire, c'est que vos orientations politiques, et vous ne voulez pas voir parce que vous croyez que vous êtes arrivés en tête au second tour des législatives, parce qu'on a aimé ce que vous proposiez, parce qu'on voulait beaucoup plus de SMIC, parce qu'on voulait beaucoup moins de propriétés privées, parce qu'on voulait beaucoup moins de policiers armés dans le pays, les Français veulent l'inverse. En fait, c'est que vous n'avez pas compris.

Vous avez été en tête parce qu'il y a eu cette coalition qui allait de Philippe Poutou jusqu'à Édouard Philippe, le même Édouard Philippe qui a appelé à voter communiste, il faut le rappeler, le même Xavier Bertrand qui a appelé à voter communiste, il faut le rappeler. C'est pour ça. C'est uniquement pour ça. — Julien Audeau, les gens qui voulaient voter RN, ont voté RN ? — C'est une alliance artificielle qui ne se basait pas sur un programme, qui ne se basait pas sur une incarnation et pour une appétence de gauche. C'est ça que vous ne voulez pas voir.

31:23
Invité

— Vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron pour absolument vous opposer aux augmentations de salaires ? On est dans cette circonstance. Vous êtes en train de me rappeler le match du débat. — Le problème n'est pas là, c'est Julien Audeau. — C'est la fin. — Pardon, il ne faut pas vous plaider contre l'augmentation des salaires. — Il y a un léger problème. C'est qu'en effet, on peut vous suivre sur le fait que les Français n'ont pas voté pour le programme du NFP, même quand ils ont voté pour les candidats du NFP. En tout cas, pas forcément.

De même qu'ils n'avaient pas voté pour Emmanuel Macron en 2022 pour le programme d'Emmanuel Macron, ni même en 2017, mais en grande partie contre Marine Le Pen. Et il est peut-être là, le sujet. Pourquoi ? Comment est-ce que vous expliquez que des Français qui pourraient être d'accord avec une partie de vos idées ont pu se rassembler pour faire un front républicain pour que vous n'accédiez pas au pouvoir ? Il n'y a pas un petit souci ?

32:10
Julien Odoul

— Alors déjà, il faut…

32:11
Invité

— C'est dû à vos candidats, c'est dû à l'histoire du parti, c'est dû à…

32:16
Julien Odoul

— Voilà. — Je vais vous répondre. Déjà, il faut relativiser la portée et l'importance de ce front républicain. Dans bon nombre de circonscriptions, ce que vous appelez front républicain, c'est une victoire du candidat, soit de gauche ou macroniste, à 51, 52 %, et le candidat du RN fait 48, 49 ou 47. Voilà. Donc c'est pas le front républicain qu'on a connu il y a 20 ans, qu'Arnaud Stéphane a très bien connu notamment, où c'était du 80-20 ou du 70-10, où le candidat RN ou FN était balayé. Ça, ça n'existe plus. Et ensuite, oui, encore une fois, il y a des erreurs. Nous l'assumons. Et moi, je l'assume de mon côté.

On va travailler sur les dysfonctionnements qu'il y a eu dans cette campagne, sur les investitures notamment, et sur peut-être des points qui ont pu alimenter l'opposition lors des législatives. Ça, nous allons y travailler, évidemment, pour être beaucoup plus, encore une fois, rassembleurs et que nous soyons en capacité de gagner les prochaines élections. Ça, c'est notre travail en interne. Mais le front républicain, encore une fois, c'est une élection normale où vous avez un candidat qui a 2, 3 points de plus. Voilà. Donc c'est pas une déferlante.

33:20
Invité

J'ai une autre question qui pourrait paraître un petit peu annexe, mais qui va compter dans les mois qui viennent. Qu'est-ce que vous faites si le procès contre Marine Le Pen aboutit à sa condamnation et donc à son inégibilité ? Parce que c'est une potentialité, quand on regarde ce qui s'est passé avec le procès de François Bayrou et du Modem. Neuf accusés. Seul François Bayrou n'a pas été condamné parce qu'il n'a pas pu être prouvé qu'il était au courant. Marine Le Pen était députée européenne à l'époque. Il se passe quoi dans ces cas-là ?

33:52
Julien Odoul

Déjà, le procès n'a pas encore débuté. Donc nous attendrons. Nous sommes relativement sereins. Et il serait quand même très particulier, pour ne pas dire un autre mot, qu'une candidate à la présidence de la République qui rassemble des millions d'électeurs, qui est la principale et la seule d'ailleurs opposante à Emmanuel Macron, soit empêchée de représenter ses électeurs et ses Français lors de l'élection suprême. Ce serait profondément choquant, il faut bien le dire. Ce serait antidémocratique. Mais encore une fois, nous n'en sommes pas là. Le procès va commencer quand ? Le procès n'a pas en temps. C'est à l'automne ? 30 septembre.

34:33
Présentateur

30 septembre. Juste une déclaration ce soir. François Hollande, qui était l'invité de nos confrères de quotidien. Après, Édouard Philippe, qui hier annonçait qu'il était bien candidat en 2027. Voilà la question que lui posent les journalistes. Vous envisagez d'être à nouveau candidat à la présidence de la République ? François Hollande répond. Non, je ne l'envisage. Alors, non, il ne l'envisage pas aujourd'hui. Ah, et ensuite, vous l'écartez. Je ne l'écarte pas non plus. Donc, c'est possible. Si je suis en vie, oui, c'est possible. Donc, c'est bien possible. François Hollande dit...

35:04
Invité

C'est une mission humoristique, quand même.

35:05
Présentateur

C'est des journalistes aussi très sérieux. Et en l'occurrence, il dit que c'est possible qu'il soit candidat en 2027.

35:14
Invité

Vous pensiez qu'il était revenu à l'Assemblée pour poser des questions au gouvernement et profiter de la buvette ? Ben non, il est revenu à l'Assemblée. C'était clair dès le début. Oui, c'est clair dès le début. Mais c'est ça, les politiques. Ils ne renoncent jamais. Bayrou n'a pas renoncé à l'Élysée. François Hollande n'a pas renoncé à l'Élysée. Et en février 2007, Michel Rocard allait voir Ségolène Royal pour lui dire « Ségolène, retire-toi. Je serai candidat à ta place. Moi, je peux battre Nicolas Sarkozy. » Ils y pensent toujours, tout le temps. Ça les renfouit et en même temps, ça les tienne beaucoup. C'est tout le drame de l'élection du président de la République au suffrage universel.

C'est qu'aujourd'hui, on ne peut plus la supprimer parce que les gens ont l'impression que c'est le dernier levier qu'ils ont quand tous les outils démocratiques ont été contournés. Et en même temps, c'est tragique parce que ça détruit la vie politique. C'est tout. Ça les renseignements. Natacha, c'est la structure et c'est peut-être la qualité du personnel politique qui est quand même le désastre. Je suis d'accord. Regardez ce qu'on avait dans les élections précédentes. J'en ai connu quand même quelques-unes. On ne peut pas vraiment comparer le casting, y compris de 80 ou de 88, avec ce qu'on se prépare à avoir. Je ne suis pas sûrement d'accord.

Une question d'étendue des pouvoirs et le fait que l'exécutif en France est irresponsable. On parle du personnel politique. Regardez la classe politique. Je ne suis pas d'accord pour faire croire qu'en mettant un autre calife à la place du calife, on va résoudre le problème. C'est un méprisant aussi. Non, c'est un méprisant, pardon, mais relevons un tout petit peu le niveau. Et le problème, c'est que quand on a non plus des partis politiques, mais des mouvements où il n'y a aucun débat, aucun congrès, donc aucune motion déposée, c'est le degré zéro de la pensée. D'accord, merci.

L'avènement de ces pouvoirs personnels, de ces partis personnels, vient épouser en fait l'apogée, l'acmé d'une cinquième république, parce que c'est sa logique. Et maintenant, on est dans une crise à cause de ça. Donc effectivement, il faudrait... Mais ça serait la sixième ou la vintième à laquelle... Pardon, moi, je vous demande juste de réfléchir à une chose, je vous demande à une chose, réfléchir à une chose. Dans une démocratie saine, le pouvoir exécutif, c'est-à-dire les gens qui détiennent ce pouvoir au quotidien de prendre un tas de décisions, doivent être responsables. Ce n'est pas le cas constitutionnellement du président.

Envisageons de supprimer cette fonction et d'avoir un exécutif. Envisageons-le. On en discutera dans une assemblée constituante, peut-être que tout le monde donnera son avis. Il y a même des royalistes qui défendent en haut en haut. Qui désigne les apparatchiks qui sont sur la liste élus à la proportionnelle. Merci, Julien Audoul.

37:43
Présentateur

Merci, Julien Audoul est venu sur le plateau. Il est 23h32 précis.